{"id":434,"date":"2018-11-07T22:14:54","date_gmt":"2018-11-07T21:14:54","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/?page_id=434"},"modified":"2018-11-07T22:14:54","modified_gmt":"2018-11-07T21:14:54","slug":"villon-son-art-son-temps","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/villon-son-art-son-temps\/","title":{"rendered":"Villon, son art, son temps"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 36pt;\"><strong>Villon, son art, son temps<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 18pt;\"><strong>Freddy Gomez \u2013 <\/strong><a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675\"><strong><em>\u00c0 contretemps<\/em><\/strong><\/a><strong> \u2013<\/strong> 29.10.2018<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-435\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/Fran\u00e7ois_Villon-182x300.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"579\" srcset=\"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/Fran\u00e7ois_Villon-182x300.jpg 182w, https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/Fran\u00e7ois_Villon.jpg 242w\" sizes=\"(max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Villon n\u2019a nullement besoin, pour qu\u2019on l\u2019admire, \u00e9crivait Francis Carco dans <em>Nostalgie de Paris<\/em>, d\u2019\u00eatre d\u00e9guis\u00e9 en mauvais gar\u00e7on\u00a0: il en fut un. [\u2026] Pour peser le bien et le mal de cette existence, pour que la somme du bien l\u2019emporte sur le mal, de quelles balances \u2013 ajoutait-il \u2013 pourrions-nous faire usage sans les fausser\u00a0?\u00a0\u00bb Ce jugement, Alice Becker-Ho le fait sien dans l\u2019\u00e9pilogue de sa <em>Part maudite dans l\u2019\u0153uvre de Fran\u00e7ois Villon<\/em>, en notant au passage qu\u2019on lui aura tout reproch\u00e9, surtout la gent sp\u00e9cialiste, celle qui, du bout de la plume et en se bouchant le nez, n\u2019a d\u2019autre fonction que de disqualifier la parole insoumise. Car si \u00ab\u00a0le fait que Villon ait \u00e9t\u00e9 socialement un voleur et un assassin n\u2019enl\u00e8ve \u2013 ni n\u2019ajoute rien \u2013 \u00e0 l\u2019authenticit\u00e9 et \u00e0 la r\u00e9ussite de son lyrisme\u00a0\u00bb, comme le pointa justement Guy Debord\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb1\">1<\/a>], il fallut attendre quelques si\u00e8cles pour qu\u2019Auguste Longnon, en 1877, et surtout, dans la foul\u00e9e et avec une belle constance, Marcel Schwob\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb2\">2<\/a>], esprit libre et \u00e9rudit, r\u00e9habilitent, dans son art et son temps, l\u2019\u0153uvre in\u00e9gal\u00e9e du voyou lyrique Fran\u00e7ois Villon.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Alice Becker-Ho \u2013 \u00ab\u00a0po\u00e8te, essayiste et traductrice\u00a0\u00bb, comme dit sobrement la quatri\u00e8me de couverture de ce beau volume \u2013 s\u2019applique, de livre en livre\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb3\">3<\/a>], \u00e0 sa mani\u00e8re tr\u00e8s singuli\u00e8re, transversale et comparative, \u00e0 contrarier la cohorte des experts en tout, et d\u2019abord en fourvoiement. Elle avance \u00e0 visage d\u00e9couvert, citant ses sources et situant toujours, sans le surcharger de savoir cumulatif et inop\u00e9rant, le champ historico-linguistique qu\u2019elle \u00e9tudie tr\u00e8s m\u00e9thodiquement. Ce qui frappe, en effet, en la lisant, c\u2019est sans doute ce pari de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, toujours tenu. Chez elle, on va \u00e0 l\u2019essentiel. Sans surpoids. Sans appareil critique ob\u00e8se. Sans tours et d\u00e9tours. C\u2019est sa d\u00e9marche, sa marque aussi. Elle tient du d\u00e9chiffrage, de l\u2019\u00e9claircissement, du d\u00e9codage et de la traduction. On ne doute pas qu\u2019elle continuera d\u2019exasp\u00e9rer, avec son <em>Villon<\/em>, quelques besogneux de l\u2019expertise. On le lui souhaite en tout cas.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-436\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/chouette-transparente.gif\" alt=\"\" width=\"69\" height=\"70\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Comme l\u2019atteste Alice Becker-Ho, la vie du po\u00e8te demeure grandement myst\u00e9rieuse. R\u00e9sumons. On sait qu\u2019il est n\u00e9 \u00e0 Paris, probablement en 1431, dans un royaume livr\u00e9 aux derni\u00e8res vagues de la guerre dite de Cent Ans. Tr\u00e8s jeune, il perd son p\u00e8re, dont la figure est \u00e9voqu\u00e9e dans quelques vers m\u00e9lancoliques du <em>Testament<\/em>, et se voit confi\u00e9 par sa m\u00e8re \u00e0 Guillaume de Villon, chapelain de l\u2019\u00e9glise Saint-Beno\u00eet-le-Betourn\u00e9 de Paris. Sous le \u00ab\u00a0patronyme (hypoth\u00e9tique)\u00a0\u00bb de Fran\u00e7ois de Montcorbier, il est re\u00e7u bachelier en 1449 et admis \u00e0 la ma\u00eetrise \u00e8s arts en 1452. Sous le nom de Fran\u00e7ois Villon, il est m\u00eal\u00e9, en 1456, \u00e0 l\u2019affaire du vol des cinq cents \u00e9cus du coll\u00e8ge de Navarre. Soucieux d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la justice, il prend la fuite. Condamn\u00e9 \u00e0 mort pour le meurtre accidentel d\u2019un pr\u00eatre, il commence une vie errante, parcourant la France du Centre, du bassin de la Loire notamment. Quatre ans plus tard, en 1460, il est emprisonn\u00e9 \u00e0 Orl\u00e9ans. Lib\u00e9r\u00e9 en juillet, il est accus\u00e9 de vol et incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 Meung-sur-Loire dans le cul de basse-fosse de la tour de Manass\u00e8s, son calvaire. Entre d\u00e9sespoir et s\u00e9vices, il y reste jusqu\u2019\u00e0 l\u2019av\u00e8nement de Louis XI qui l\u2019en fera sortir par ordonnance royale. Il y a \u00ab\u00a0laiss\u00e9 presque la vie\u00a0\u00bb, \u00e9crira-t-il. De retour \u00e0 Paris, il se trouve embrouill\u00e9 dans une autre affaire qui le conduit au Ch\u00e2telet en novembre 1462. La Facult\u00e9 de th\u00e9ologie, qui a le bras long et l\u2019aspiration g\u00e9n\u00e9reuse, l\u2019en fait sortir. Quelque temps plus tard, le po\u00e8te voyou se m\u00eale \u00e0 une rixe comme il y en avait beaucoup en ces temps d\u2019ardeur \u00e0 la castagne. On s\u2019en saisit, on fouille son pass\u00e9 \u2013 l\u2019affaire du coll\u00e8ge de Navarre n\u2019est pas class\u00e9e \u2013 et, jug\u00e9 irr\u00e9cup\u00e9rable, on le condamne, rien moins, \u00e0 \u00ab\u00a0\u00eatre pendu et \u00e9trangl\u00e9\u00a0\u00bb. Le 5 janvier 1463, un arr\u00eat du Parlement change la donne. Villon se voit finalement banni pour une dur\u00e9e de dix ans. \u00c0 partir de l\u00e0, on ne sait plus rien de son existence\u00a0: ni ce qu\u2019il a fait, ni comment et o\u00f9 il a v\u00e9cu, ni les circonstances de sa mort. Il entre dans la plus absolue clandestinit\u00e9 et n\u2019en sort plus. Sa vie, \u00e9crit sobrement Alice Becker-Ho, \u00ab\u00a0n\u2019a souvent tenu qu\u2019\u00e0 un fil (ou une corde) [et] fut \u00e0 plusieurs reprises \u00e9pargn\u00e9e gr\u00e2ce, en partie, du moins on le suppose, aux protections dont il a su b\u00e9n\u00e9ficier, mais probablement aussi gr\u00e2ce \u00e0 son g\u00e9nie de po\u00e8te et, pourquoi pas tout bonnement \u00e0 sa personnalit\u00e9 dont on n\u2019a aucun t\u00e9moignage\u00a0\u00bb (p. 18).<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-436\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/chouette-transparente.gif\" alt=\"\" width=\"69\" height=\"70\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Ce myst\u00e8re des derniers temps contribua, bien s\u00fbr, \u00e0 la l\u00e9gende du po\u00e8te voyou. \u00c0 distance de son ombre, elle chevaucha les si\u00e8cles, attestant de surcro\u00eet que l\u2019adversit\u00e9 n\u2019est pas forc\u00e9ment le plus mauvais chemin vers la gloire. Elle peut y contribuer, comme le temps qui s\u2019enfuit favorise la m\u00e9lancolie et tisse, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, des liens \u00e9trangement durables\u00a0: un point du jour, en somme, que chaque nuit pass\u00e9e renouvelle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Po\u00e8te et voyou\u2026 Il arrive, c\u2019est ainsi, que la po\u00e9sie ne fasse pas bon m\u00e9nage avec la vertu. Pas plus que l\u2019aventure n\u2019en fait avec le confort. Le po\u00e8te, c\u2019est aussi celui qui dit\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai mon monde et il ne sera jamais le v\u00f4tre.\u00a0\u00bb Celui qui s\u2019en tient aux seules limites de son langage. Par n\u00e9cessit\u00e9, alors, sa volupt\u00e9 est coupable. Alchimiste de la dissociation, il n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 ses absences, \u00e0 ses confusions. Villon est de cette sorte d\u2019homme qui marche dans les traces de ses seuls pas. Quand il s\u2019en \u00e9carte, quand il les perd, il se perd lui-m\u00eame, mais il arrive qu\u2019en se perdant il se retrouve. La voyouserie \u2013 qui n\u2019est pas la voyoucratie \u2013 rel\u00e8ve d\u2019un monde \u00e0 part, secret. Il a ses codes, ses r\u00e8gles, ses rigueurs, ses fastes, ses extravagances, ses risques, ses chutes et son jargon. On peut penser que, pour un dissoci\u00e9 inspir\u00e9, l\u2019association de malfaiteurs tienne finalement du choix de raison\u00a0: une mani\u00e8re de n\u2019\u00eatre pas de son seul monde, ou pas toujours. Au risque de la hardiesse, il n\u2019est pas impensable que le dedans de l\u2019extr\u00eame marge puisse \u00eatre une tentation de po\u00e8te. Le milieu ne change rien d\u2019autre, certes, que l\u2019existence de ceux qui s\u2019y fondent et font fratrie, mais elle la change vraiment. Et davantage quand ils sont po\u00e8tes, existentiellement po\u00e8tes. C\u2019est vrai de Villon aux situationnistes des origines en passant par Rimbaud\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb4\">4<\/a>] et quelques autres. Pas beaucoup, c\u2019est vrai.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-436\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/chouette-transparente.gif\" alt=\"\" width=\"69\" height=\"70\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Pour les malentendants sous influence, il convient sans doute de pr\u00e9ciser que cette \u00ab\u00a0part maudite\u00a0\u00bb dans l\u2019\u0153uvre de Fran\u00e7ois Villon n\u2019a \u00e9videmment rien \u00e0 voir avec un quelconque emprunt \u00e0 Georges Bataille. L\u2019expression est r\u00e9it\u00e9rative \u2013 sous cette appellation ou sous celle de \u00ab\u00a0part n\u00e9gative\u00a0\u00bb \u2013 dans les \u00e9crits d\u2019Alice Becker-Ho. Elle caract\u00e9rise le jargon sp\u00e9cifique des classes dangereuses et des affranchis, cette langue secr\u00e8te faite d\u2019emprunts divers et \u00e0 fonction purement op\u00e9rationnelle puisque devant servir de code d\u2019usage r\u00e9serv\u00e9 aux initi\u00e9s de la maudite vie. Cette th\u00e8se, affin\u00e9e au gr\u00e9 de diverses \u00e9tudes faisant d\u00e9sormais r\u00e9f\u00e9rence, s\u2019accompagne d\u2019un corollaire\u00a0: l\u2019argot qui \u00e9mergea de cette part maudite est, en quelque sorte, \u00ab\u00a0la somme des jargons de malfaiteurs d\u2019origines tr\u00e8s diverses\u00a0; ce qui expliquerait [sa] richesse en synonymes\u00a0\u00bb\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb5\">5<\/a>]. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Appliqu\u00e9e \u00e0 cette \u00e9tude de genre, la m\u00e9thode d\u2019Alice Becker-Ho se r\u00e9v\u00e8le diablement convaincante pour saisir, dans les <em>Ballades en jargon<\/em> \u2013 autrement dit la \u00ab\u00a0part maudite\u00a0\u00bb de l\u2019art po\u00e9tique du Compagnon de la Coquille Fran\u00e7ois Villon \u2013 ce que Cl\u00e9ment Marot, premier collationneur de son \u0153uvre en 1533, avait, pour sa \u00ab\u00a0part en clair\u00a0\u00bb d\u2019abord, r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 sa tr\u00e8s instruite et audacieuse post\u00e9rit\u00e9. Ici, la t\u00e2che paraissait d\u2019autant plus malais\u00e9e que ces six <em>ballades<\/em> \u2013 dont on ne conna\u00eet pas, comme de juste, la date de composition\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb6\">6<\/a>] \u2013 font comme un bloc d\u2019ab\u00eeme o\u00f9 tout fait myst\u00e8re. Dans la \u00ab\u00a0vaste carri\u00e8re du temps\u00a0\u00bb, comme disait Baltasar Graci\u00e1n, on les a probablement fredonn\u00e9es pendant un si\u00e8cle et demi avant qu\u2019elles ne fussent transcrites en gothique et \u00e0 l\u2019oreille. Nulle garantie n\u2019est donc acquise, pr\u00e9cise Alice Becker-Ho, quant \u00e0 leur fid\u00e9lit\u00e9 \u00ab\u00a0aux paroles originelles de l\u2019auteur\u00a0\u00bb (p. 44). Pour oser s\u2019atteler \u00e0 la besogne, il fallait d\u00e9j\u00e0 se p\u00e9n\u00e9trer de l\u2019avertissement de Charles Nodier, rappel\u00e9 en introduction d\u2019ouvrage, concernant le caract\u00e8re \u00ab\u00a0factice, mobile\u00a0\u00bb de cette langue \u00ab\u00a0dont le seul objet est de d\u00e9guiser, sous des m\u00e9taphores de convention, les id\u00e9es qu\u2019on ne veut communiquer qu\u2019aux adeptes\u00a0\u00bb et dont le \u00ab\u00a0vocabulaire doit par cons\u00e9quent changer toutes les fois qu\u2019il est devenu familier au-dehors\u00a0\u00bb. L\u2019exact \u00ab\u00a0oppos\u00e9 de la langue usuelle, qui appelle \u201cun chat, un chat\u201d\u00a0\u00bb (p. 10), r\u00e9sume Alice Becker-Ho. Il fallait de surcro\u00eet s\u2019inscrire dans les traces de quelques admirables pionniers, dont l\u2019indispensable Marcel Schwob. Il fallait enfin manifester quelque accointance particuli\u00e8re, affinitaire m\u00eame, avec les ma\u00eetres de l\u2019art de la <em>pinse<\/em> et du <em>croq<\/em> dont l\u2019exquis <em>jobelin<\/em> fut la langue cod\u00e9e. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">On ne doute pas que le lecteur simplement curieux \u2013 il en est encore \u2013 qui se plongera dans cette traduction en argot parfois \u00ab\u00a0modernis\u00e9\u00a0\u00bb et rim\u00e9 des <em>Ballades en jargon<\/em>\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb7\">7<\/a>] se laissera prendre au jeu du <em>hic jacet lepus<\/em>\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb8\">8<\/a>] que pratique avec talent Alice Becker-Ho. Et qu\u2019il sera, comme nous, impressionn\u00e9 par la connaissance encyclop\u00e9dique qui se d\u00e9gage des commentaires que l\u2019auteur tire de ces six ballades. Le savoir, comme chacun l\u2019a exp\u00e9riment\u00e9, peut \u00eatre sec. Ici, il ne l\u2019est pas. Pour une raison, essentielle\u00a0: le ton fait la musique comme il fait tout le charme de ce voyage en villonerie, un ton de libert\u00e9, \u00e9mancip\u00e9 de tout politiquement correct. Le seul ton qui convienne, en somme, pour parler d\u2019un po\u00e8te voyou. Un exemple, parmi d\u2019autres\u00a0: en commentaire du vers 18 de la premi\u00e8re <em>Ballade<\/em>, Alice Becker-Ho, savante et concise, pr\u00e9cise que \u00ab\u00a0<em>bis<\/em>, contrairement \u00e0 ce que certain ont cru, ne d\u00e9signe pas le sexe de la femme (<em>billou, bijou, minou<\/em>, etc.) mais celui de son partenaire qui, lui, <em>baise<\/em> celle qu\u2019il trouve <em>baisante<\/em> ou du moins <em>baisable<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cision qui se voit assortie, cerise sur le g\u00e2teau oserons-nous, de la note suivante qui vaut son pesant d\u2019impertinence\u00a0: \u00ab\u00a0Le\/la lecteur-trice (\u00e9criture inclusive oblige) aura compris qu\u2019il ne s\u2019est agi l\u00e0 que d\u2019un exemple caract\u00e9ristique de d\u00e9rivation \u00e9tymologique et non d\u2019une quelconque apologie d\u2019un monde qui a ignor\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce jour que <em>fumer tue<\/em> et que tout allait si bien se mettre en marche\u00a0! (p. 52)\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-436\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/chouette-transparente.gif\" alt=\"\" width=\"69\" height=\"70\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Con\u00e7ues comme dispensatrices de conseils de prudence \u00e0 l\u2019usage des compagnons de mauvaise vie, ces <em>Ballades<\/em> s\u2019inscrivent, \u00e0 la place que leur attribue Alice Becker-Ho, dans cet indispensable dispositif de ruse que la marge a toujours inspir\u00e9 \u00e0 ses adeptes. Elles furent g\u00e9n\u00e9ralement pass\u00e9es sous silence ou accueillies avec condescendance et m\u00e9pris par les clercs du savoir officiel. C\u2019est ainsi que l\u2019Acad\u00e9mie survit\u00a0: de si\u00e8cle en si\u00e8cle, elle a pour t\u00e2che de codifier le savoir momentan\u00e9ment dominant, en ignorant les autres. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Pascal Pia, en revanche, cet anarchiste existentiel, \u00e9rudit majeur et docteur en n\u00e9ant, montra toujours quelques faiblesses pour les \u00e9nergum\u00e8nes de tout poil \u2013 et, parmi eux, pour le po\u00e8te voyou Fran\u00e7ois Villon. Dans un de ses remarquables \u00ab\u00a0feuilletons litt\u00e9raires\u00a0\u00bb publi\u00e9s dans <em>Carrefour<\/em>, il \u00e9mit ce commentaire\u00a0: \u00ab\u00a0Villon lui-m\u00eame abonde en mots qui ne se rencontrent gu\u00e8re que chez lui\u00a0; et je ne parle pas de ses ballades en jargon dont certains passages n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 exactement d\u00e9chiffr\u00e9s.\u00a0[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nb9\">9<\/a>]\u00a0\u00bb On a la faiblesse de penser que cette <em>Part maudite dans l\u2019\u0153uvre de Fran\u00e7ois Villon<\/em> l\u2019e\u00fbt ravi, lui qui admirait Marcel Schwob, cet \u00e9minent d\u00e9chiffreur du jargon de la Coquille.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">\u00a0<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Pour ce qui nous concerne, la cause est entendue. Si l\u2019op\u00e9ration \u00e9tait d\u00e9licate, au vu du brillant r\u00e9sultat par laquelle elle se solde, elle m\u00e9riterait sans conteste, s\u2019il existait, le prix Pierre-Fran\u00e7ois Lacenaire.<\/span><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\"><strong>Freddy GOMEZ<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">__________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh1\">1<\/a>]\u00a0Lettre \u00e0 Guy Leccia, 7 d\u00e9cembre 1976, pp. 384-385, in\u00a0: Guy Debord, <em>Correspondance<\/em>, volume 5, janvier 1973-d\u00e9cembre 1978, Fayard, 2005.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh2\">2<\/a>]\u00a0De Marcel Schwob, on lira avec grand profit son <em>Fran\u00e7ois Villon<\/em> (Allia, 1990) et ses <em>\u00c9tudes sur l\u2019argot fran\u00e7ais<\/em> (Allia, 2010).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh3\">3<\/a>]\u00a0<em>Les Princes du jargon<\/em> (1992), <em>L\u2019Essence du jargon<\/em> (1994) et <em>Du jargon h\u00e9ritier en bastardie<\/em> (2002).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh4\">4<\/a>]\u00a0Ce m\u00eame Rimbaud qui, \u00e0 seize ans, apr\u00e8s avoir lu Villon, \u00e9crivit cette lettre imaginaire de Charles d\u2019Orl\u00e9ans \u00e0 Louis XI\u00a0: \u00ab\u00a0Sire, ce serait vraiment m\u00e9fait de pendre ces gentils clercs\u00a0: ces po\u00e8tes-l\u00e0, voyez-vous, ne sont pas d\u2019ici-bas\u00a0; laissez-les vivre leur vie \u00e9trange. [\u2026] Ils sont aussi riches que Jacques C\u0153ur, tous ces fols enfants, car ils ont des rimes pleins l\u2019\u00e2me [\u2026] Dieu b\u00e9nit tous les misericords, et le monde b\u00e9nit les po\u00e8tes.\u00a0\u00bb Cit\u00e9 par A. Becker-Ho, pp. 28-29.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh5\">5<\/a>]\u00a0A. Becker-Ho, L\u2019Essence du jargon, NRF-Gallimard, 1994, p. 46.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh6\">6<\/a>]\u00a0\u00ab\u00a0Apr\u00e8s que Regnier de Montigny et Colin de Cayeux \u2013 dit aussi l\u2019Escailler \u2013 ont tous deux \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s et pendus, respectivement le 7 septembre 1457 et le 26 septembre 1460, comme \u00e9voqu\u00e9 dans la Ballade II\u00a0\u00bb, nous dit Alice Becker-Ho.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh7\">7<\/a>]\u00a0Traduction \u00e9tablie \u00e0 partir de la premi\u00e8re \u00e9dition gothique de 1489 \u2013 dont le texte est \u00e9galement donn\u00e9 en caract\u00e8res d\u2019imprimerie pour ne pas finir de d\u00e9router le profane qui, c\u2019est entendu, l\u2019est assez comme \u00e7a.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh8\">8<\/a>]\u00a0\u00ab\u00a0C\u2019est l\u00e0 que g\u00eet le li\u00e8vre\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">[<a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675#nh9\">9<\/a>]\u00a0Cette citation est extraite de la recension de Pascal Pia \u2013 publi\u00e9e dans <em>Carrefour<\/em>, 28 janvier 1959 \u2013, du livre de Roger Caillois, <em>Anthologie des po\u00e8tes de la NRF<\/em>. Rappelons que Maurice Nadeau avait eu l\u2019excellente id\u00e9e de publier en deux volumes l\u2019\u0153uvre critique consid\u00e9rable que Pia donna, plus de vingt ans durant, \u00e0 l\u2019hebdomadaire <em>Carrefour<\/em>. Voir Pascal Pia, <em>Feuilletons litt\u00e9raires (1954-1964)<\/em> et <em>Feuilletons litt\u00e9raires (1965-1977)<\/em>, Fayard, 1999, 2000.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">Source\u00a0: <a href=\"http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675\">http:\/\/acontretemps.org\/spip.php?article675<\/a><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-437\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/sph\u00e8re-bleue-GIF.gif\" alt=\"\" width=\"40\" height=\"40\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 18pt; color: #b30c0c;\"><strong><em>Pour les nostalgiques de l\u2019apr\u00e8s 68\u2026<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 24pt;\"><strong>Monique Morelli chante Fran\u00e7ois Villon<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 18pt;\"><strong>(Musique de Leonardi \u2013 Vinyl 1973)<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/ajdBf_5h8A4\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">je plains le temps de ma jeunesse\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1s\">00:01<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">la grosse margot\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=180s\">03:00<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">ballade du concours de Blois\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=319s\">05:19<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">\u00e9pitre \u00e0 mes amis\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=551s\">09:11<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">ballade pour prier notre-dame\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=723s\">12:03<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">mort\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=997s\">16:37<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">pauvre je suis\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1132s\">18:52<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">ballade des menus propos\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1487s\">24:47<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">au retour\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1618s\">26:58<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">l\u2019an quatre cent-cinquante-six\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1706s\">28:26<\/a>)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt;\">jean cotard\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1872s\">31:12<\/a>) l\u00a0\u2018\u00e9pitaphe\u00a0: (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ajdBf_5h8A4&amp;t=1996s\">33:16<\/a>)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-437\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/sph\u00e8re-bleue-GIF.gif\" alt=\"\" width=\"40\" height=\"40\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-family: comic sans ms, sans-serif; font-size: 14pt;\">Novembre 2018<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Villon, son art, son temps Freddy Gomez \u2013 \u00c0 contretemps \u2013 29.10.2018 &nbsp; &nbsp; \u00ab\u00a0Villon n\u2019a nullement besoin, pour qu\u2019on l\u2019admire, \u00e9crivait Francis Carco dans Nostalgie de Paris, d\u2019\u00eatre d\u00e9guis\u00e9 en mauvais gar\u00e7on\u00a0: il en fut un. [\u2026] Pour peser le bien et le mal de cette existence, pour que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/434"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=434"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/434\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=434"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}