{"id":637,"date":"2018-11-11T20:43:56","date_gmt":"2018-11-11T19:43:56","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/?page_id=637"},"modified":"2018-11-11T20:44:49","modified_gmt":"2018-11-11T19:44:49","slug":"un-festin-de-trimalcion-sur-le-front-russe","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/un-festin-de-trimalcion-sur-le-front-russe\/","title":{"rendered":"Un \u00ab festin de Trimalcion \u00bb sur le front russe"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 36pt; color: #000000;\"><strong>Un \u00ab festin deTrimalcion \u00bb sur le front russe<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"><strong> <img loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-566\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/Le-Festin-de-Trimalcion-illustr.-pour-Le-livre-damour-300x211.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"352\" srcset=\"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/Le-Festin-de-Trimalcion-illustr.-pour-Le-livre-damour-300x211.jpg 300w, https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/Le-Festin-de-Trimalcion-illustr.-pour-Le-livre-damour.jpg 512w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 12pt; color: #000000;\"><strong><em>Le festin de Trimalcion, illustration pour<\/em><\/strong><strong> Le livre d\u2019amour, Boulanger<em>1890<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> Le canal d\u2019Augustow, le lac Biale et une centaine d\u2019autres plus petits devaient bient\u00f4t voir ce qu\u2019aucun lac n\u2019avait connu jusqu\u2019alors, malgr\u00e9 le conflit qui avait d\u00e9j\u00e0 eu lieu \u00e0 cet endroit l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Mais \u00e0 pr\u00e9sent c\u2019\u00e9tait l\u2019hiver, un terrible hiver. La 8<sup>e<\/sup> arm\u00e9e allemande, sous le commandement de Fritz von Below, en d\u00e9pit du froid glacial, lan\u00e7a le 8 f\u00e9vrier une attaque-surprise au milieu d\u2019une temp\u00eate de neige. L\u2019offensive fut men\u00e9e \u00e0 travers les gorges de Vilkaviskis et de Lyck. Les Russes subirent des pertes consid\u00e9rables, surtout parmi les troupes du 20<sup>e<\/sup> corps d\u2019arm\u00e9e, et durent battre en retraite cent vingt kilom\u00e8tres en arri\u00e8re. Environ cent mille soldats russes sous le commandement du g\u00e9n\u00e9ral Boulgakov se retrouv\u00e8rent encercl\u00e9s dans la for\u00eat d\u2019Augustow par la 10<sup>e<\/sup> arm\u00e9e allemande du g\u00e9n\u00e9ral von Sievers.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> Le thermom\u00e8tre descendait \u00e0 moins 38 mais les soldats russes se d\u00e9fendirent vaillamment. Tr\u00e8s vite on bloqua la seule route de Sierpe \u00e0 Plock et la faim vint frapper \u00e0 la porte du 20<sup>e<\/sup> corps russe. Apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 toutes les r\u00e9serves de nourriture, les soldats se mirent \u00e0 la recherche de tout ce qu\u2019on pouvait trouver comme petit gibier dans la for\u00eat. Enfin, ils durent se r\u00e9soudre \u00e0 partir \u00e0 la recherche de taupini\u00e8res qu\u2019ils faisaient sauter \u00e0 coups de schrapnels. Ils en sortaient des petites b\u00eates assoupies qu\u2019ils \u00e9corchaient et mangeaient encore vivantes avant m\u00eame qu\u2019elles aient eu le temps de se raidir. Au dixi\u00e8me jour du si\u00e8ge, les troncs des arbres \u00e9taient pel\u00e9s, les soldats en avaient mang\u00e9 l\u2019\u00e9corce. Partout, le sol \u00e9tait d\u00e9fonc\u00e9, mais il n\u2019y avait plus rien \u00e0 se mettre sous la dent. Le ciel d \u2018acier n\u2019offrait pas de salut, et m\u00eame le soleil embrum\u00e9 orn\u00e9 d\u2019un bonnet bleu semblait railler l\u2019arm\u00e9e russe. Les soldats encercl\u00e9s ne se doutaient pas qu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, on cherchait \u00e0 dissimuler la d\u00e9b\u00e2cle. Ils n\u2019avaient pas entendu le pr\u00e9sident du Conseil Goremykine qui, dans son discours entrecoup\u00e9 de \u00ab hourras \u00bb \u00e0 la Douma, d\u00e9clarait trois jours apr\u00e8s leur d\u00e9faite : \u00ab Maintenant, alors que la fin de la guerre se dessine de fa\u00e7on de plus en plus nette, rien ne peut \u00e9branler la foi profonde du peuple russe en la victoire d\u00e9finitive. Notre arm\u00e9e h\u00e9ro\u00efque est plus forte que jamais, malgr\u00e9 ses terribles sacrifices \u00bb. Si quelqu\u2019un avait demand\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efque 20<sup>e<\/sup> corps russe isol\u00e9 dans les for\u00eats polonaises de confirmer les dires du pr\u00e9sident, les soldats n\u2019auraient \u00e9t\u00e9 d\u2019accord qu\u2019avec les derniers mots de son discours, \u00e0 savoir qu\u2019il n\u2019y avait jamais eu autant de sacrifices. Durant la deuxi\u00e8me semaine du si\u00e8ge, avec le froid croissant et la famine, des id\u00e9es de cannibalisme vinrent s\u2019immiscer dans l\u2019esprit de bien des soldats. Peut-\u00eatre auraient-ils commenc\u00e9 \u00bb \u00e0 manger leurs morts si des chiens \u00e0 moiti\u00e9 sauvages dont on entendait la nuit les horribles huirlements n\u2019\u00e9taient pas arriv\u00e9s des for\u00eats profondes pour d\u00e9chiqueter les cadavres gel\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> Quelques jours avant la chute finale, un soldat d\u00e9cida d\u2019organiser un grand festin avec ses camarades du 12<sup>e<\/sup> peloton. Pour Boris Dimitrovitch Rizanov, la Grande Guerre commen\u00e7a lorsqu\u2019il eut l\u2019id\u00e9e d\u2019ajouter \u00e0 son maigre \u00e9quipement militaire une \u00e9dition de son livre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, le <em>Satiricon<\/em> de P\u00e9tronius Arbiter. Ce n\u2019\u00e9tait pas par hasard que Rizanov avait emport\u00e9 ce livre. Dans sa vie d\u2019avant-guerre, lorsque sur la Perspective Nevski, inquiet mais courageux, il avait pris sa d\u00e9cision au milieu de la foule agit\u00e9e, Boris \u00e9tait \u00e9tudiant en lettres classiques. Il citait Sophocle et connaissait par c\u0153ur les derniers mots de la d\u00e9fense de Socrate avant qu\u2019il n\u2019absorbe devant ses disciples le lait noir de la cigu\u00eb. Comme il lisait \u00e0 cette \u00e9poque \u00ab Le banquet de Trimalcion \u00bb du <em>Satiricon<\/em> en latin, il avait d\u00e9cid\u00e9 de traduire ce livre. Il l\u2019avait donc emport\u00e9 dans l\u2019espoir d\u2019avoir un peu de temps \u00e0 sa disposition entre les phases de marche et les combats \u00e0 distance. Mais ce temps libre dont il r\u00eavait, il ne l\u2019avait jamais eu. Les longues marches et le carnage des champs de bataille ne lui laissaient aucun r\u00e9pit, si bien qu\u2019il se voyait d\u00e9sormais dans le r\u00f4le de boucher plut\u00f4t que dans celui de philologue.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> L\u2019occasion se pr\u00e9sentait maintenant de mettre en \u0153uvre simultan\u00e9ment ces deux vocations : dans ces contr\u00e9es sauvages du nord de l\u2019Europe, il organisa un v\u00e9ritable \u00ab Banquet de Trimalcion \u00bb, juste \u00e0 la veille de la d\u00e9b\u00e2cle finale de l\u2019arm\u00e9e russe encercl\u00e9e au bord des lacs de Mazurie ; Avant d\u2019endosser le r\u00f4le du riche Trimalcion, Rizanov, tel un vrai patricien, avait rassembl\u00e9 ses h\u00f4tes \u2013 ses camarades affam\u00e9 \u00bbs et leurs officiers. En guise d\u2019introduction au banquet, il leur avait traduit un morceau du <em>Satiricon<\/em> : \u00ab Bravo ! s\u2019\u00e9crie-t-on tout d\u2019une voix, quel admirable festin ! Alors arriv\u00e8rent des officiers de table qui \u00e9tendirent sur nos lits des tapis o\u00f9 \u00e9taient figur\u00e9s en broderie des filets, et des piqueurs arm\u00e9s d\u2019\u00e9pieux, et tout l\u2019\u00e9quipage d\u2019une chasse. Ils \u00e9taient suivis d\u2019un plateau o\u00f9 gisait un sanglier de premi\u00e8re grandeur coiff\u00e9 du bonnet d\u2019affranchi et portant accroch\u00e9es \u00e0 ses d\u00e9fenses deux petites corbeilles tissues de feuilles de palmier, l\u2019une remplie de dattes de Syrie, l\u2019autre de dattes de la Th\u00e9ba\u00efde. Pour d\u00e9pecer cet animal, une esp\u00e8ce de g\u00e9ant barbu apparut, muni du couteau de chasseur. Il tire son arme, en donne un coup furieux dans le flanc de l\u2019animal, et de la plaie qu\u2019il ouvre part un essaim de grives. \u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> Si l\u2019auditoire n\u2019avait pas accord\u00e9 trop d\u2019importance \u00e0 la qualit\u00e9 de cette traduction de P\u00e9trone qui n\u2019\u00e9tait pas n\u00e9cessairement tout \u00e0 fait fid\u00e8le, personne ne pouvait \u00eatre indiff\u00e9rent \u00e0 ce qui allait suivre. Au risque de se faire descendre par quelque sniper allemand, Rizanov et deux de ses camarades avaient rejoint en courant un petit bois \u00e0 proximit\u00e9 et ils en revenaient \u00e0 pr\u00e9sent en tra\u00eenant une \u00e9norme charogne. Il importait peu de savoir que le cheval avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 au moins deux semaines auparavant. Un grand feu avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 o\u00f9 l\u2019animal devait \u00eatre d\u2019abord d\u00e9gel\u00e9 puis embroch\u00e9\u2026 Le r\u00f4tissage de cette charogne dura jusqu\u2019\u00e0 tard dans la nuit. Les soldats tr\u00e8s excit\u00e9s n\u2019en finissaient pas d\u2019apporter des branches et des b\u00fbches pour alimenter le feu, tout en chantant. Personne ne comprenait comment le cadavre de ce cheval de trait avait pu \u00e9chapper jusqu\u2019alors avait pu \u00e9chapper aux recherches acharn\u00e9es des soldats affam\u00e9s. On soup\u00e7onnait Rizanov de l\u2019avoir enterr\u00e9. En effet, la viande crue sentait la glaise, mais cela ne semblait poser de probl\u00e8me \u00e0 personne. La cuisson termin\u00e9e, Rizanov, dans le r\u00f4le de Trimalcion, coiffa la t\u00eate du cheval d\u2019un bonnet d\u2019affranchi, m\u00eame si aucun de ses camarades ne savait ce que c\u2019\u00e9tait, puis il choisit parmi les soldats un colosse qu\u2019il chargea de planter un couteau dans le flanc de la b\u00eate. La viande sentait un peu, mais la faim des convives ne laissait pas place \u00e0 la moindre h\u00e9sitation. Il furent cependant abasourdis lorsque l\u2019on retira des entrailles du cheval deux maigres chiens qui n\u2019avaient que la peau sur les os, puis une chienne aux pis pendants. Mais ce n\u2019\u00e9tait pas tout. Rizanov, se plaisant d\u00e9cid\u00e9ment dans le r\u00f4le de Trimalcion, ordonna que l\u2019on \u00e9ventr\u00e2t \u00e0 leur tour les deux chiots et la chienne. De leurs entrailles ouvertes sortit une sorte de farce faite de viande m\u00e2ch\u00e9e. Dans d\u2019autres circonstances, en un autre temps, tous se seraient arr\u00eat\u00e9s net mais en cette nuit au bord des lacs de Mazurie, juste avant l\u2019aube de la m\u00e9morable journ\u00e9e o\u00f9 serait annonc\u00e9e la d\u00e9faite d\u00e9finitive des forces russes, ils s\u2019\u00e9cri\u00e8rent \u00ab hourrah ! \u00bb et se jet\u00e8rent sur le r\u00f4ti. La suite se passa dans le d\u00e9sordre et la surexcitation. Ni Boris ni son g\u00e9ant ne r\u00e9ussirent \u00e0 distribuer \u00e9quitablement les parts du noble festin de Trimalcion. Le cheval farci de chiots et de cette autre mati\u00e8re que contenaient leurs entrailles fut d\u00e9pec\u00e9 sur-le-champ. \u00c0 la fin, comme apr\u00e8s quelque bacchanale, ne rest\u00e8rent pr\u00e8s du feu \u00e9teint que les grands os des c\u00f4tes et un oeil \u00e9carquill\u00e9 flottant dans une flaque de sang. Alors seulement quelqu\u2019un eut l\u2019id\u00e9e de demander au cuisinier en chef ce qu\u2019\u00e9tait cette farce juteuse et succulente dont \u00e9taient remplies les entrailles des trois chiens.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> Rizanov h\u00e9sita. Il chercha \u00e0 se d\u00e9filer en essayant de d\u00e9tourner la conversation vers d\u2019autres sujets et en tournant tout \u00e0 la plaisanterie. Mais ses camarades, qui s\u2019\u00e9taient trop rempli la panse apr\u00e8s tant de journ\u00e9es de je\u00fbne, avaient presque tous, en vrais Romains, r\u00e9gurgit\u00e9 la nourriture du festin, n\u2019en d\u00e9mordaient pas. \u00ab Allons, Boris, dis-nous ce que c\u2019\u00e9tait que cette viande si tendre dans le vcentre de la chienne. Est-ce que c\u2019\u00e9taient des taupes ou des putois ? \u00bb Le Trimalcion russe tint bon jusqu\u2019au lendemain midi et il aurait peut-\u00eatre fini par avouer mais ses camarades et lui furent surpris par les tirs des canons allemands qui annon\u00e7aient la d\u00e9faite officielle du 20<sup>e<\/sup> corps russe. Les balles sifflaient comme des grives. Plusieurs gros obus \u2013 des seaux \u00e0 charbon \u2013 \u00e9clat\u00e8rent \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 tra\u00eenaient encore les restes du grandiose repas de cheval farci. L\u2019apr\u00e8s-midi, tout \u00e9tait fini. Cent mille soldats russes se rendirent aux Allemands, et Boris n\u2019eut jamais l\u2019occasion de d\u00e9voiler son secret.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"> \u2013 Une fois encore, dans la grange pr\u00e8s de Koenigsberg o\u00f9 les Allemands avaient entass\u00e9 les prisonniers russes, l\u2019id\u00e9e vint \u00e0 Boris de dire \u00e0 ses compagnons qu\u2019ils s\u2019\u00e9taient r\u00e9gal\u00e9s de la chair de leurs camarades, mais \u00e0 pr\u00e9sent ils avaient tous d\u2019autres soucis, et puis, les soldats avaient tant de plaisir \u00e0 se rem\u00e9morer le \u00ab banquet de Trimalcion \u00bb que le philologue-boucher n\u2019eut pas le c\u0153ur de g\u00e2cher leurs souvenirs, ces souvenirs qui sont la seule vie des prisonniers.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 14pt; color: #000000;\"><em>\u00c0 la guerre comme \u00e0 la guerre !,<\/em> pp 150-154<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-567\" src=\"http:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/soldats-russes-enseignant-les-danses-cosaques-\u00e0-des-soldats-allemands-sur-le-front-de-lEst-300x290.png\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"435\" srcset=\"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/soldats-russes-enseignant-les-danses-cosaques-\u00e0-des-soldats-allemands-sur-le-front-de-lEst-300x290.png 300w, https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/soldats-russes-enseignant-les-danses-cosaques-\u00e0-des-soldats-allemands-sur-le-front-de-lEst.png 497w\" sizes=\"(max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: times new roman, times, serif; font-size: 12pt; color: #000000;\"><strong><em>Soldats russes enseignant une danse cosaque \u00e0 des soldats allemands<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-family: comic sans ms, sans-serif; font-size: 14pt; color: #000000;\">Novembre 2018<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; Un \u00ab festin deTrimalcion \u00bb sur le front russe &nbsp; &nbsp; Le festin de Trimalcion, illustration pour Le livre d\u2019amour, Boulanger1890 Le canal d\u2019Augustow, le lac Biale et une centaine d\u2019autres plus petits devaient bient\u00f4t voir ce qu\u2019aucun lac n\u2019avait connu jusqu\u2019alors, malgr\u00e9 le conflit qui avait d\u00e9j\u00e0 eu lieu \u00e0 cet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/637"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=637"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/637\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=637"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}