Touché par les Yéménites 25.3.2025
Essayons de nous rendre au moins un peu utiles
Jeunes Gazaouis encore en vie. Enfin… hier
Si on pense au temps qu’il faut pour les affamer au point qu’ils en meurent…
Si on pense à l’énorme gaspillage de linceuls…
Et si on tient compte du fait qu’il ne reste plus guère d’endroits où on puisse creuser pour les enterrer, même réduits à l’état de squelettes…
On se demande si les personnes chargées de préparer la construction de la Riviera ont bien réfléchi à tout… passé en revue la totalité des cas de figure…
Nous, on pense que non.
Par exemple, on vous parie un MacDo triple qu’ils n’ont pas pensé à les consommer.
Pourtant, si on y réfléchit, il y a là une solution qui n’offrirait que des avantages.
La viande d’enfants de cet âge – quand ils sont encore un peu dodus bien entendu – doit être tendre.
Il ne faudrait pas des heures pour la cuire : économie d’énergie !
Voyez, sinon, le genre de tableaux que ces animaux font traîner sur Internet :
IL y en a quand même tellement… est-ce bien la peine ?
Une fois aussi maigres, évidemment…
Ah, si vous saviez le mal qu’on a à s’en débarrasser !
Même si on se défonce pour faire ce qu’on peut, même si on les torture avec des insectes, même si on arrive à en déporter un certain nombre…
Et qu’est-ce qu’ils font, ces petits cons ? Ils jouent !
On n’est évidemment pas les premiers à qui cette idée soit venue.
Car, si l’hécatombe actuelle, que nul ne se permettrait d’appeler « holocauste », dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer jusqu’ici (et pourtant dieusait…), les pauvres n’’arrêtent jamais de se reproduire, même quand on n’a pas besoin de main d’oeuvre ! C’est ce qu’a déjà constaté avec accablement, il y a trois siècles, un de nos prédécesseurs, à qui nous tenons à rendre ici l’hommage qui lui est dû en le citant.
Modeste proposition
POUR EMPÊCHER LES ENFANTS DES PAUVRES EN IRLANDE D’ÊTRE À
CHARGE À LEURS PARENTS ET À LEUR PAYS ET
POUR LES RENDRE UTILES AU PUBLIC
Jonathan Swift – Dublin – 1729
Traduction : Léon de Wailly – 1859
C’est une triste chose pour ceux qui se promènent dans cette grande ville[1] ou voyagent dans la campagne, que de voir les rues, les routes et les portes des cabanes encombrées de mendiantes que suivent trois, quatre ou six enfants tous en haillons et importunant chaque passant pour avoir l’aumône. Ces mères, au lieu d’être en état de travailler pour gagner honnêtement leur vie, sont forcées de passer tout leur temps à mendier de quoi nourrir leurs malheureux enfants, qui, lorsqu’ils grandissent, deviennent voleurs faute d’ouvrage, ou quittent leur cher pays natal pour s’enrôler au service du prétendant en Espagne, ou se vendent aux Barbades.
URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/modeste-proposition/
Pour les jeunes (d’ici) :
Jonathan Swift est un Irlandais, né et mort à Dublin (1667-1745), qui fut doyen de la cathédrale Saint Patrick de cette ville, dans laquelle il est d’ailleurs enterré.
Il a écrit cette proposition 116 ans avant que la Grande Famine de 1845 fasse passer la population irlandaise de 8 à 4 millions à peu près, en en affamant à mort un million sur place, puis en en faisant déplacer deux autres millions en Amérique et le reste au fond de l’Atlantique.
Ne pouvant prévoir que la maladie de la patate s’ajouterait un jour aux autres fléaux, Swift avait identifié, pour causes de l’indicible misère des pauvres de son pays, principalement :
- L’occupation-domination anglaise de l’Irlande, qui avait conduit à une situation économique catastrophique ;
- Le fait que les occupants présentaient les Irlandais comme des paresseux et les appelaient « sauvages » par opposition aux « colons » anglais ;
- Les économistes de l’époque, ancêtres des Prix Nobel de cette année, qui avaient tendance à relancer l’économie au détriment du peuple irlandais (et de quelques autres, mais n’extrapolons pas) ;
- Les propriétaires (terriens et autres) que les scrupules n’ont jamais menacé de dévorer .
Et vous savez quoi ?
213 ans plus tard, les habitants de Leningrad et de Stalingrad assiégés en étaient à détacher le papier peint de leurs murs encore debout pour en lécher la colle, tellement ils avaient copulé depuis 1917…
et voilà que 296 ans plus tard, on gaspille de la bonne viande, engraissée avec amour, en commençant par gaspiller des balles hors de prix pour mettre fin à la prolifération de petits Palestiniens qui gênent (les grands sont déjà « déplacés » ou morts), au lieu de faire preuve de bon sens et de sens de l’économie.
Où est le progrès ?
Il y a 77 ans que dure cette pantalonnade. Au milieu de huit milliards de terriens frappés d’aveuglement et de surdité, parce que nous ne sommes pas du genre à parler d’indifférence crasse.
On le sait qu’il est inutile de dire « cliquez sur ceci ». On le fait quand même, parce qu’on est perfectionnistes :
https://www.france-palestine.org/50-000-enfants-palestiniens-ont-ete-detenus-par-Israel-depuis-1967
https://www.france-palestine.org/Non-au-blanchiment-des-crimes-d-Israel-par-le-cinema
France
Cet homme, qu’on ne connaît pas, s’appelle François Burgat.
Il a essayé, par des mots, d’arrêter le Massacre des Innocents nouvelle mouture.
Il sera jugé en avril pour apologie du terrorisme.
Et ça, c’est un tableau de Pieter Breughel l’Ancien,
qui se trouve au château de Windsor.
Source : Licence 3 EVMAN, promotion 2015, Université Paris-Est-Marne-la-Vallée.
En décembre 2022, Daniel Mermet avait mis en ligne, sur Là-Bas si j’y suis, un superbe « Apprendre à regarder » Le massacre des innocents. On peut regretter que, près de trois ans plus tard, il soit toujours étroitement réservé aux abonnés. L’’esprit de boutique convient mal à ce genre de choses, dans ce genre de circonstances.
Mis en ligne le 29 mars 2025
par Les Grosses Orchades
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