EPIC FURY

 

 

 

 

 

 

13 avril 2026 – Blocage définitif du Détroit d’Ormouz

 

 

 

EPIC FURY

(Totale défaite de l’)

 

 

« It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing. »

Macbeth, Acte V, Scène V

 

     

Ces célèbres vers n’ont jamais été plus appropriés !

Car, oui, nous sommes bien dans une histoire « racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur », et « qui ne signifie rien. »..

 

 

 

 

Mais qu’est-ce qu’on y meurt ! Qu’est-ce qu’on y détruit ! Qu’est-ce qu’on s’apprête à y détruire et à y mourir encore, sans limites et sans retenue ! Les civils et leur monde d’abord.

Attendons seulement que « l’Europe » s’y mette et nous passe dessus comme un rouleau compresseur…

Au moment où nous émettons ceci, les « négociations » se sont ouvertes et refermées à grand bruit.

Entre nous, des négociations avaient-elles une chance d’exister, dans l’état actuel des choses ?

NON !

Il n’y a aucune espèce de négociation possible avec les USA, n’importe quand et n’importe où. Les USA ne savent même pas ce que négocier veut dire. Ils ne savent que prendre et garder. N’importe comment et à n’importe quel prix.

Les Iraniens ignorent-ils cela ?

NON !

Alors pourquoi y sont-ils allés perdre leur temps et le nôtre ?

Sans doute parce que des… euh… « alliés » les y ont poussés, leur ont, en quelque sorte forcé la main. ? C’est la question que nous nous posons. Et la seule chose dont nous sommes certains, c’est que lorsqu’on nous crie aux oreilles « Cessez-le-feu ! Cessez-le-feu ! Cessez-le-feu ! », nouis savons qu’il faut entendre « Désarmez l’Iran ! Désarmez l’Iran ! Désarmez l’Irani ! ».

Or, une autre chose dont nous sommes sûrs, c’est que >LE MONDE ENTIER (celui des peuples) VEUT que l’Iran continue de se battre et ATTEIGNE le but ultime de cette guerre, conscient que l’Iran ne se bat pas que pour lui-même mais pour tous, pour l’espèce (et même pour quelques autres).

Alors, pourquoi les pousser à s’arrêter ? Dans quel but ? Et qui le fait ? (On est bien forcés de se répéter quelquefois, si on veut être entendus).

Comme tout le monde, nous essayons de suivre les événements au gré de ce qui arrive à contourner la censur dans les joyeuses démocrassties de notre monde si libre. C’est un rude travail de creusage et de triage…

Youtube laisse surtout filtrer les niouzes rapportées par des organes de presse indiens, dont nous ne connaissons ni la couleur ni les intérêts, mais qui défoncent les mailles du filet obstructeur parce qu’ils représentent un lectorat qui se chiffre en milliards de clients.

Nous venons d’en relever un pour vous. Qui nous inquiète. Le voilà :

 

 

STAY OUT OF IRAN…

Putin, Xi Jinping OPENLY DARES Trump

As ‘Bigger Clash’ Looms | Full Detail  –

Time of India  – Le 14.4.2026 en début d’après-midi.

 

 

Autrement dit :

 [ « Restez hors d’Iran…  

Poutine et Xi Jinping défient Trump, au moment où un affrontement plus grand se profile »]

 

D’abord, on se dit « Dommage qu’ils n’aient pas fait de même en soutien du Venezuela ! »…..   « Dommage qu’ils ne fassent pas de même pour Cuba ! »  (car « aide humanitaire, mon cul ! » aurait dit quelqu’un qui nous est cher).

Ensuite, on ouvre et on regarde. Et on se dit « défi « ? Ne seraient-ils pas, les bons apôtres, en train de pousser à des négiociations qu’ils savent IMPOSSIBLES, donc à la défaite de l’Iran, en se gargarisant de paix par ci par là, pour permettre aux agresseurs de gagner du temps, dans le but de les aider au contraire à se dépêtrer du mauvais pas o où ils se sont mis par nullité et par habitude .

Et on se dit que… quand même…. oui… hein…  M. Narendra Modi n’est pas le seul à avoir investi lourdement dans la partie de la Palestine qui prétend s’appeler Israël… c’est-à-dire en association avec les Sionistes génocidaires et non avec les légitimes occupants du lieu. Car, en effet, les hommes d’affaires chinois n’ont-ils pas eux aussi des intérêts  à Tel Aviv, à Haïfa et autres lieux, en association avec des gens qu’il est de leur devoir de combattre ?

Certes, Mao Tse Toung a bien, en son temps, non pas investi mais soutenu, à fonfs perdus, les Yéménites qui s’en souviennent encore et mettent un point d’honneur à l’imiter vis-à-vis des Palestiniens. Mais il est mort, Mao. Ce n’est plus lui qui préside à l’usage qui est fait des richesses chinoise et les affaires sont les affaires.

Alors, voilà. Pendant que LE MONDE ENTIER retient son souffle et supplie in petto les Iraniens de tenir bon et de ne s’arrêter que lorsque le ménage aura véritablement été fait sans risque de récidive… il y a des gens qui se donnent un mal de chien pour faire cesser un feu si nécessaire, c’est-à-dire à empêcher à tout prix l’agressé de se défendre de l’agresseur. Aucune négociation ne peut avoir d’autre but ni d’autre fin.

Certes, à force d’entendre « nos » champions super-puissants parler de diplomatie, on essaie de se convaincre qu’on n’y entend rien du tout, qu’on est complotistes et qu’il faut faire confiance à ceux qui sont imbattables au billard à six bandes.

Pas à nos dépens, quand même ?

Ben… si on n’est pas capable de jouer, on n’est pas capable de juger, s’pas ?

 

 

 

NB – Toutes les vidéos, qu’elles soient en anglais ou en ce qu’on veut, peuvent se regarder soit doublées soit sous-titrées en français, soit les deux. Il suffit de tripoter quelque peu les paramètres sur Youtube, ce qui ne nous est pas très facile en raison de notre grand âge, mais que des internautes plus jeunes devraient être capables de faire les doigts dans le nez. Apprendre au moins une langue étrangère aussi, ils devraient pouvoir. Il faut savoir ce qu’on veut, et ne pas pleurnicher quand le ciel vous tombe sur la tête et qu’on a eu la flemme de faire ce qu’il fallait pour s’en préserver.

Ce qui suit contient ou déclenche une avalanche de vidéos incontournables qui ne sont pas originellement en français..

 

 

 

Le pape condamne la guerre

 

 

Unjust Wars 

The Catholic Church Takes a Stand

 

[ Guerres injustes L’Église catholique prend position. ]

 

Bill Astore  –  14.4.2026

Traduction : cl pour L.G.O.

 

[ On rappellera que Bill Astore –William J. Astore – a servi dans l’US Air Force pendant 24 ans, qu’il en est retraité avec le grade de colonel, et qu’il anime le site Bracing News sur Substack. ]

 

 

Dans l’édition du New York Times de ce matin, on décrit le pape et le président comme étant « en conflit ». C’est une façon de voir les choses. En réalité, le pape plaide en faveur de la paix et contre la guerre et la mort d’innocents, tandis que Trump ne cesse de clamer qu’il faut exterminer toute une civilisation. Un « conflit assurément.

 

 

 

À Alger. Guglielmo Mangiapane/Reuters

 

 

 

Avec la prétention qui le caractérise – et qui est colossale –, Trump a publié une photo de lui-même (depuis supprimée) dans le rôle d’un guérisseur à l’image du Christ. Cette image offre une représentation fascinante de la mégalomanie à l’américaine :

 

Uncurieux tableau.

 

 

 

Trump a prétendu qu’il n’avait pas eu l’intention de se comparer au Christ. « Je pensais que c’était moi en médecin », a-t-il déclaré.

Il faudrait des décennies pour décrypter la sémiotique de cette image. Sérieusement, le drapeau, les aigles, les avions de chasse, les feux d’artifice, les anges (?), les soldats et les vétérans : ça dépasse n’importe quel entendement. J’imagine que Trump a demandé à l’IA de produire une image patriotique le représentant comme un guérisseur à l’image du Christ, entouré de personnes (blanches) en prière et prenant le parti des rôles et des normes de genre traditionnels. C’est un exercice en chutzpah colossale, ça c’est sûr.

Dans l’émission « 60 Minutes », ce week-end, trois cardinaux catholiques US se sont exprimés sur la position de l’Église concernant la guerre à l’Iran. Les cardinaux ont déclaré que cette guerre n’était pas juste.

 

Influential U.S. cardinals caution against Iran war, Trump immigration policies

[ Des cardinaux US influents mettent en garde contre la guerre d’Iran et la politique de Trump à l’égard des immigrés ]

 

 

 

 

J’aurais souhaité que les cardinaux aillent plus loin. Je n’arrive pas à penser à une seule guerre « juste » des États-Unis depuis la Seuxièmee Guerre mondiale.

Of course, the moderator for “60 Minutes” had to assert that Iran is the world’s chief exporter of terror, as if the United States, with all its murderous wars and extensive bombing and killing, doesn’t export terror. I guess the moderator wants to keep her job at CBS.

The cardinals make many good points about war as dehumanizing and the sickening nature of pro-war propaganda coming from the Trump administration. It would have been valuable if they’d mentioned the imperative of “Love thy neighbor,” the commandment that “Thou shalt not kill,” and the identity of Christ as the Prince of Peace.

Bien sûr, la présentatrice de « 60 Minutes » s’est empressée d’affirmer que l’Iran était l’exportateur mondial en chef dela  terreur, comme si les USA, avec toutes leurs guerres meurtrières, leurs bombardements à grande échelle et leurs massacres répétés, n’étaient pas eux-mêmes les pires exportateurs de la terreur. Je suppose que la présentatrice tient à conserver son poste à CBS.

Les cardinaux soulèvent de nombreux points pertinents sur la nature déshumanisante de la guerre etsur  le caractère écœurant de la propagande belliciste émanant de l’administration Trump. Il aurait été utile qu’ils rappellentt l’impératif « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », le commandement « Tu ne tueras point » et l’identité du Christ en tant que Prince de la Paix.

Still, I commend the pope and the Church for taking a stand for peace.Quoi qu’il en soit, je suis reconnaissant au pape et à  l’Église d’avoir pris position en faveur de la paix.

Source : https://bracingviews.substack.com/p/unjust-wars

 

 

 

 

Il ne fait pour nous aucun doute que S.S. Léon XIV soit le 3e pape de la CIA et qu’il ne pourrait être rien d’autre. Il nous est impossible aussi d’oublier que c’est également de Chicago qu’avait pris son essor le  peu regretté %gr Marcinkus, qui fut grand argentier du Vatican.

On ne peut certes pas écarter la possibilité que S.S. soit en train d’aider dans son ascension le catholique futur candidat à la présidence des USA –– M. JD Vance – mais il n’est pas impossible non plus qu’à titre personnel et dans la mesure de son très limité pouvoir, le pontife ne soit en train de faire tout simplement  ce qu’il peut pour justifier sa profession de foi.

Il en va de même, à notre avis, pour les trois cardinaux US, dont le souci qu’ils ont des fidèles de leurs diocèses – en grande partie hispaniques – paraissent sincères.  Après tout, ces hommes sont en contact journalier avec un grand nombre des victimes directes de la machine à broyer Etats-Unienne, qui a de très loin précédé leur naissance.

 

 

 

 

Ajoutons à ces Monseigneurs quelques indiscutables consciences de notre temps :

 

 

Mohammad Marandi on why the Islamabad talks failed

 

[ Mohammed Marandi dexplique pourquoi les pourparlers d’Islamabad ont échoué ]

 

 

 

 

 

 

 

HOW THE WORLD IS PAYING FOR U.S. DELUSION

 

[ COMMENT LE MONDE PAIE LE PRIX DE L’AVEUGLEMENT DES ÉTATS-UNIS ]

 

 Prof. Jeffrey SACHS sur la guerre d’Iran

 

CGTN  s.d.

 

 

 

 

 

 

 

AMSTERDAM TRIBUTE

 Thousands of Shoes Laid Out for Gaza Children Killed in War

 

[ L’HOMMAGE D’ÀMSTERDAM

Des milliers de chaussures déposées en hommage aux enfants de Gaza tués pendant la guerre.  ]

 

 

 

 

 

 

Du dernier grand diplomate de l’Angleterre,

qui le rejette au point de parfois l’envoyer en prison

avec les autres défenseurs des humiliés et des offensés

 

 

Le poids des responsabilités pour Delcy Rodriguez

 

Craig Murray –  Le Grand Soir –  31.3.2026

 

 

 

 

 

Alors que je quittais l’Université des Communes de Tocuyito, après une visite joyeuse et enrichissante, un jeune professeur, l’air grave, s’est approché de moi et m’a prise à part. Très discrètement, il m’a demandé ce qui allait se passer. Plusieurs étudiants étaient terrifiés à l’idée d’un changement de régime et craignaient, eux qui étaient considérés comme de jeunes leaders socialistes du mouvement communal, d’être emprisonnés, torturés et exécutés.

Ce fut un brutal retour à la réalité après une journée formidable dans cette jeune université. Mais la réalité est bien réelle. J’avais rencontré au ministère des Affaires étrangères des diplomates sérieux et professionnels qui savaient précisément dans quelle partie des montagnes ils se réfugieraient, fusils d’assaut à la main, si la droite arrivait au pouvoir, et qui étaient résignés à une vie de guérilla, avec leurs conjoints et leurs enfants. Je n’ai rencontré personne qui doute qu’un changement de régime à Caracas entraînerait des massacres immédiats de militants de gauche et une longue guerre civile. Presque tout ce qu’on vous raconte en Occident sur le Venezuela est faux, et le plus gros mensonge est de prétendre que Machado, Guaidó et leurs alliés sont démocrates ou libéraux. Ils ne le sont pas, et ils ont des liens familiaux et politiques directs avec les régimes meurtriers soutenus par la CIA qui ont précédé l’arrivée au pouvoir de Chávez. Ils ont aussi de nombreux comptes à régler : la famille de Machado, par exemple, contrôlait le secteur de l’électricité avant sa nationalisation.

Un très grand nombre des « prisonniers politiques » qui préoccupent tant l’Occident ont participé à des tentatives de coup d’État militaire ou d’insurrection violente, dont la tentative grotesque de Guaidó en 2019 n’était que la plus médiatisée. Après les élections contestées de 2024, nombre de ces prisonniers brandissaient des armes. J’ai rencontré les familles de trois jeunes hommes qui m’ont confié que leurs fils avaient été manipulés et poussés à descendre dans la rue armés, et qu’ils espéraient être libérés grâce à l’amnistie en vigueur.

Les sanctions ont engendré de graves difficultés économiques qui ont nui à la popularité du gouvernement. Mais c’est une grave erreur de confondre le mécontentement envers le gouvernement Maduro avec le soutien à Machado – il n’existe quasiment aucune preuve de ce dernier, même en cherchant bien. Le fait que Machado ne dispose pas du soutien interne nécessaire pour diriger le pays est l’une des rares choses que Trump ait dites avec vérité. L’alternative au gouvernement socialiste, c’est le chaos.

Delcy Rodríguez doit donc maintenir le Parti socialiste au pouvoir, sous peine de voir ses partisans massacrés et le début d’une guerre civile. Parallèlement, elle doit faire face à l’affirmation colonialiste flagrante du contrôle des États-Unis sur les biens et les finances du Venezuela, tout en apaisant l’irascible et irrationnel Trump.

Soyons clairs. Je me suis entretenu personnellement avec les proches du président Nicolás Maduro. J’ai parlé avec Francisco Torrealba, qui a succédé à Maduro à la tête du Syndicat des travailleurs des transports et qui a également pris sa place à l’Assemblée nationale. J’ai parlé au fils de Maduro, également prénommé Nicolás. Personne ici ne croit une seule seconde que Delcy Rodríguez ait été impliquée de quelque manière que ce soit dans l’enlèvement de Nicolás et Cilia Maduro.

Pourquoi presque tout le monde en Occident croit-il à une version des faits à laquelle personne au Venezuela ne croit, et dont je suis absolument certain qu’elle est fausse ?

Lire la suite…

 Source : https://www.legrandsoir.info/le-poids-des-responsabilites-pour-delcy-rodriguez.html

 

 

 

 

 

En direct d’Iran et du Liban

Après le passage des états-voyous génocidaires.

 

 

 

 

Dimitri Lascaris est bien connu sur ce site.

Il a passé récemment onze jours en Iran et se trouve en ce moment au Liban.

Nous choisissons de vous montrer aujourd’hui quatre de ses vidéos quotidiennes  – une d’Iran et trois du Liban – parce que les images y sont assez parlantes pour se passer de commentaires.

 

 

 

LE RÉGIME EPSTEIN BOMBARDE L’HÔPITAL GANDHI

 

(où le buste de Gandhi, dans le hall d’accueil,  est à peu près la seule chose intacte)

 

 

 

 

 

 

 

 

LE RÉGIME GÉNOCIDAIRE

BOMBARDE LES CIVILS D’UN ÉTAT SOUVERAIN, ET LE FAIT EN PLEIN CESSEZ-LE-FEU COMME D’HABITUDE

 

 

Lors du raid sauvage d’Israêl sur Beyrouth le 8 avril, en violation délibérée du « cessez-le-feu » en vigueur, Dimitri Lascaris se trouvait à Larnaca (Chypre) et Laith Marouf était revenu à Beyrouth, où il anime, on vous le rappelle, la station de télévision Free Palestine TV.

Le jeudi 9 au soir, M. Lascaris a pris l’avion pour se rendre à Beyrouth, où les journalistes n’ont pas été tout de suite autorisés à pénétrer sur les lieux du massacre pas encore totalement explorés à la recherche de corps ou de possibles survivants.

Pendant le début de cette vidéo, il s’applique à démontrer que, légalement, le terme de génocide s’applique à ce qui vient de se produire et que l’épuration ethnique sioniste par tous les moyens s’est étendue de la Palestine au Liban.

Ce n’’est qu’à partir de 22 :17’ de cette vidéo qu’il peut s’approcher, avec de nombreux autres journalistes, des décombres encore fumantes.Haut du formulaire

 

 

Trump Seeks ‘Peace’ As Israel Expands Genocide To Lebanon  

[ Trump appelle à la « paix » alors qu’Israël étend son génocide au Liban ]

Reason2Resist – 10.4.2026

 

 

 

 

 

 

 

 

En compagnie de Laith Marouf, qui était du voyage iranien, et dont on vous rappelle qu’il est également canadien (d’origine syrienne), Lascaris parcourt plusieurs des lieux du massacre.

L’immeuble où Marouf demeure, en plein quartier chi’ite, a par miracle échappé aux bombes. Ses enfants sont indemnes. Il raconte à Lascaris qu’il les avait amenés au Liban pour les soustraire au racisme dont ils étaient l’objet au Canada.

De la poêle à frire dans le feu !

 

 

TÉMOIGNAGE SUR LES MASSACRES DU MERCREDI SANGLANT À BEYROUTH 

[ où, en dix minutes,  250 personnes ont été tuées et plus de mille blessées. ]

Dimitri Lascaris, Laith Marouf – Reason2Resist – 11.4.2026

 

 

 

 

 

 

Le jour suivant, M. Lascaris assiste aux funérailles de treize officiers de la Sécurité libanaise, assassinés de nuit dans leurs baraquements, exactement comme l’ont été, à Caracas, les gardes cubains du président Madurio.

 

 

Lebanon’s State Security Murdered While PM Normalizes with their Zionist Killers   

[ Des agents de la Sécurité d’État libanaise ont été assassinés alors que le Premier ministre renoue des liens avec leurs assassins sionistes. ]

Dimitri Lascaris – Reason2Resist – 13.4.2026

 

 

 

 

 

 

Au cours de leurs déambulations, les deux hommes ne cachent pas ce qu’ils pensent de l’actuel Premier ministre libanais, Nawaf Salam, sorte de Pétain local plus sioniste que Ben Gvir, que la voix populaire a surnommé Nov Shalom.

 

 

Nawaf Salam

 

Président de la Cour internationale de justice de février 2024 à janvier 2026 et président du Conseil des ministres du Liban depuis le 8 février 2025. (Wikipedia)

Représentant permanent du Liban auprès des Nations unies à New York de 2007 à 2017, et juge à la Cour internationale de justice de 2018 à 2025.

Nawaf Salam s’est démis de ses fonctions à la CIJ quand il a été parachuté PM du Liban par les USA.  Il  serait (vient d’être) remplacé dans cette Cour par l’Ougandaise Julia SABUTINDE, qui est chrétienne évangélique (tiens, tiens…), membre de l’Église Watoto de Kampala.  (Wikipedia toujours).

 

 

 

 

Une curiosité pour finir…

 

Dans laquelle on peut voir quelques-uns des kollabos libanais vendre à Washington leur pays aux bourreaux de leurs malheureux compatriotes. Plus quelques autres choses en prim, car elle dure plus de 3 heures. C’est  une vidéo d’origine israélienne – toute en anglais évidemment.

On y annonce que Trump le valeureux fait désormais la loi dans le détroit d’Ormouz avec plus de 10.000 hommes sur le liquide terrain et que les « négociations » avec les Iraniens pourraient reprendre d’ici quelques jours.

Pourquoi diable, s’ils sont battus ?

Il y est dit aussi qu’au Liban, les si moraux soldats d’IDF, courageusement campés aux frontières du Liban, empêchent les hordes du Hezbollah d’envahir le territoire, qui en sera bientôt libéré.

Mensonges éhontés à la chaîne ? Chutzpah ? Hasbara ? Oui, à n’en plus pouvoir. Quand on possède tous les moyens de communication, on peut y dégoiser ce qu’on veut, non ?

Les Grosses Orchades, qui ne possèdent rien, trouvent néanmoins qu’il est intéressant de mettre côte à côte cette débauche d’effronterie, c’est-à-dire de culot décomplexé sionisto-zunien, à côté des témoignages sur le vif des simples combattants sans moyens Lascaris et Marouf pour l’édification de leurs lecteurs. Mais personne n’est obligé de se farcir cette tourbe. C’est juste un petit témoignage historique en temps réel.

 

US talks with Iran could resume in days 

[ Les pourparlers entre les USA et l’Iran pourraient reprendre d’ici quelques jours. ]

ILTV Israel News – 15.4.2026

 

 

Source :  ILTV Israel News

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 16 avril 2026

par Les Grosses ORchades

 

 

Tels quels !

 

 

 

 

 

 

Détroit d’Ormouz, 23 mars 2026

 

 

Pendant que la guerre s’emballe…

 

 

Les Grosses Orchades sont aux prises avec un fournisseur d’accès Internet inaccessible et désinvolte.

C’est un autre genre de guerre, par comparaison minuscule.

Résultat de ce qui arrive quand un personnel politique absolument corrompu a vendu la propriété publique d’un pays aux entreprises privées d’un autre.

Lesquelles ont pour devise :

 

Un maximum de pognon

Pour un minimum de services.

 

C’est pourquoi nous vous communiquons les témoignages qui suivent :

 

 

Tels quels !

 

Avec nos excuses.

Parce que cela mérite de circuler, mais que nous devons faire des acrobaties pour poster.

 

 

 

En bref :

La Radio-Télévision iranienne a invité quelques (quatre ?) journalistes n’appartenant pas à la pressetituée à venir dans son pays rendre compte de ce que vit le peuple iranien en guerre.

Ces valeureux reporters sont Dimitri Lascaris (Reason2Resist), Laith Marouf (Free Palestine TV) et deux ou trois autres, dont le nom n’est pas divulgué pour ne pas attirer inutilement sur eux l’attention de gens qui ont le drone tueur trop facile.

Ce qui suit – tel quel – ce sont les témoignages en forme de vidéos que nous envoie une ou deux fois par jour Dimitri Lascaris (donc en anglais).

 

 

I’m Off To Iran To Cover The Crimes Of The Epstein Regime

 

[Je pars en Iran pour enquêter sur les crimes du régime Epstein]

 

 

 

High-Profile Resignation Explodes Trump’s Iran War Propaganda

 

 

 

 

Pour parler aux gens qu’ils rencontrent, les alter-journalistes sont assistés d’un interprète turc, qui maîtrise à la fois le farsi et l’anglais.

Car le voyage a commencé par… Ankara, où nos pro-palestiniens sans remords ont rencontré l’ambassadeur d’Iran au pays de Recep Tayyip Erdogan, qui les a remerciés d’avoir accepté l’invitation.

Pour commencer, ils ont voyagé d’Ankara à Tabriz, très grande ville iranienne (1.713.000 habitants) proche de la frontière avec la Turquie, où ils ont passé leur première nuit.

 

 

From Turkey To Tabriz : A Ground-Level View Of The West’s War Of Aggression On Iran

 

[De la Turquie à Tabriz : un regard au niveau du sol sur la guerre d’agression que l’Occident fait à l’Iran]

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=g1K8tPiYZjk

 

 

 

 

Après avoir visité la ville et rencontré des civils victimes de bombardements israélo-US (dont une femme qui a vu mourir sous ses yeux son mari et ses deux fils de 13 et 3 ans, (dans un quartier de la ville où il y a des gens favorables et des gens opposés au gouvernement actuel, mais qui, tous, semblent avoir conservé un exécrable souvenir de l’époque du Shah), ils rencontrent encore les employés d’une décharge municipale, bombardée elle aussi allez savoir pourquoi, mais qui ont perdu un de leurs collègues dans cette frappe aveugle uniquement dirigée contre des civils (rien de militaire à proximité de rien).

 

 

 

 

They’re ‘Liberating’ Iranians By Murdering Them  

 

[Ils « libèrent » les Iraniens en les assassinant]

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=_so9DMN9_6s&t=1s

 

 

De Tabriz, ils ont voyagé de nuit, pour assister, le lendemain, à Téhéran à la célébration de l’Aid (Nouvel An) dans la plus grande mosquée du pays, qui peut accueillir 100.000 personnes, ce dont on ne saurait douter après avoir vu la video qu’ils y ont enregistrée.

 

 

 

 

Après la cérémonie – on pourrait dire aussi la messe ou la prière collective – Dimitri Lascaris, toujours assisté de son interprète turc – rencontre et interroge quelques hommes : des jeunes en âge d’être mobilisés et des moins jeunes.

 

 

Report From Iran’s Largest Mosque : Faith And Defiance In A Time Of War

 

[Reportage depuis la plus grande mosquée d’Iran : foi et résistance en temps de guerre]

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=yfkoJTWlQN4

 

 

 

 

M. Lascaris rencontre ensuite d’autres victimes de bombardements. Des civils là encore : un père qui a perdu un fils et l’orphelin pré-adolescent laissé par ce fils.

 

 

U.S. & Israel Wage War On The Health of Iran’s People

  

[Les USA et Israël font la guerre à la santé du peuple iranien]

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=cx9sF2qgnDI

 

 

 

 

Ici, rencontre avec un café, un commissariat, une école, des habitations dévastées et un boulanger qui est presé de reprendre son travail, parce que « il faut que les gens mangent ».

 

 

To ‘Protect’ Iranians From Iranian Police, U.S. and Israel Massacre Civilians

 

[Pour « protéger » les Iraniens de la police iranienne, les USA et Israël massacrent des civils]

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=vk3nuA73wRU

 

 

 

 

Dans la dernière vidéo reçue à ce jour, une représentante du Croissant Rouge répond aux questions de Dimitri Lascaris transmises par son interprète.

À la question « Avez-vous reçu de l’aide de provenance internationale ? », la jeune femme répond qu’ils en ont reçu des pays voisins, sous forme de médicaments, de nourriture, etc. Quels pays voisins ? Elle les énumère : il semble qu’il s’agisse surtout de la Russie et des anciennes républiques soviétiques (principalement les pays en « stan » ).

Quand on lui parle de l’ONU et des pays européens, elle mentionne la Croix Rouge et les services « droits de l’homme » des Nations Unies, ce qui revient à dire Francesca Albanese.

 

 

Red Crescent : U.S. And Israel Bomb Hospitals, Schools And Emergency Workers In Iran

 

[Croissant-Rouge : les USA et Israël bombardent des hôpitaux, des écoles et des secouristes en Iran]

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=zlooQk9Ttq4

 

 

Nous espérons que vous aurez pu capter les sous-titres en français que nous avons tenté d’activer pour vous. (Sinon, il faut aller dans les paramètres et cliquer sur « traduction en français »).

À suivre sur : Reason2Resist

 

 

 

 

Dernière minute :

 

 

Brève du 23.3

 

 

 

 

Londres se prépare-t-elle à la guerre contre Téhéran ? : Un sous-marin nucléaire britannique équipé de missiles Tomahawk s’approche de l’Iran.

Le sous-marin britannique HMS Anson, équipé de missiles Tomahawk, a pris position dans le nord de la mer d’Oman.

« En cas d’escalade » (???), il peut frapper des cibles en Iran.

Le sous-marin est en effet équipé de missiles de croisière d’une portée pouvant atteindre 1.600 km et de torpilles Spearfish à grande puissance.

Il compte un équipage d’environ 100 personnes et peut rester en mer de manière autonome pendant trois mois.

 

 

 

Pour autant que nous le sachions…

 

La Grande Bretagne n’est pas en guerre avec l’Iran.

Mais il semble que se déclarer la guerre dans les formes ne soit plus du tout à la mode, dans le camp du bien.

Il est vrai que tuer des enfants, surtout en grand nombre, est devenu de plus en plus coûteux.

Nos voisins d’outre-Manche semblent décidés à y mettre le prix. Fût-ce en privant leur population des soins de santé les plus élémentaires, qui sont, il est vrai, devenus eux aussi hors de prix.

Mais que ne ferait-on pas pour se persuader que l’on continue de « régner sur les vagues » !

 

 

 

 

Mis en ligne le 24 mars 2026

par Les Grosses Orchades

 

Lénine, reviens !

 

 

 

 

 

 

On vous a choisi celui-là, pas parce qu’il est russe et qu’il vogue vers Cuba (paraît-il) mais parce qu’il est beau et qu’il y a du soleil sur l’eau.

 

 

 

Lénine, reviens !

Les jeunes couches ont besoin de ton aide.

 

 

Mais non, ce n’est pas seulement contre gaga Trump qu’ils manifestent dans tous les coins du monde

 

 

C’est contre la classe Epstein.

Des USA et de partout

 

 

C’est comme au temps du Vietnam une révolte de la jeunesse, qu’on a tout fait pour déboussoler, décerveler, châtrer, annihiler.

 

Et qui cherche à remonter ces trois-quart de siècle d’agression directe.

 

Les USA, fondés contre mais sur le modèle de l’Empire Britannique, sont depuis leur naissance aux mains du capitalisme, des mafias, du gangstérisme.

 

Ils n’ont jamais existé que contre les peuples, y compris le leur.

 

C’est ce qu’apprend durement, « par le fait »

la jeunesse qui bat du tambour et qui pousse des cris dans les rues.

 

Parce qu’elle sent qu’il lui faut faire quelque chose ou mourir, mais comment saurait-elle ce qu’elle doit faire et comment ?

 

Il faut qu’elle devine ou qu’elle fasse tourner les tables et y convoque le fantôme de Lénine pour lui demander

 

 

QUE FAIRE ?

 

 

 

 

Dans la dernière des vidéos qui suivent  – celle d’Israël – on voit les gens presque s’accuser de vouloir défendre les Iraniens et surtout ne jamais manquer d’insister sur la nocivité de leur « régime dictatorial ».

Foutredieu ! Qu’est-ce qu’ils en savent ? Ils répètent ce qu’on leur a dit, comme ce brave homme de Tel Aviv qui ne s’est sans doute jamais interrogé sur ce qu’était son régime à lui.

Et si on leur rétorquait, à l’instar de feu Faurisson : « vos preuves ! », ils répondraient quoi ? Ils iraient les chercher où ?

On ne leur a jamais dit que la première de toutes les règles veut qu’on ne bâtisse pas son bonheur sur le malheur d’autrui ? Que pas un seul d’entre eux, s’ils avaient eu des consciences n’aurait jamais accepté d’appeler son pays celui qu’on venait de rafler à quelqu’un d’autre ? Que c’est inadmissible, en tout temps et en tout lieu ?

N »y en a-t-il vraiment PAS UN SEUL qui se soit demandé QUI leur faisait ce cadeau et DANS QUEL BUT ? 

Il a bon dos Yahwé !

Il parle avec l’accent british et il interdit le yiddish à son peuple élu. Pas curieux, les gens…

Ni là ni ailleurs.

Il appartient aux très jeunes de l’être à leur place.

Mais… Sainte Marie mère de dieu (paraît-il) ne permettez pas qu’ils se laissent fourrer n’importe quoi dans l’oreille par de tourciveux sussureurs !

 

 

 

 

Récemment, nous avons vu passer, sur le site de Larry Johnson (Sonar 21) un commentaire d’internaute qui disait, s’indignant de l’assassinat de l’ayatollah Khamenei : « On comprend leur colère, cest comme di on avait tué le pape ! ».

Mais, cher Monsieur, ON A tué le pape !  Et personne n’a moufté. Ni  rien dit non plus quand on l’a remplacé par un faux, pas même « C’est trop injuste », à l’instar de Calimero. Avalé tout cru, le faux pape ! Comme si de rien n’était, grâce aux bons soins de la pressetituée de service.

Et voulez-vous savoir pourquoi ?

Parce que les chrétiens ne sont plus pertinents. Mais pas parce qu’on les persécute. Quand on les persécutait, ils l’étaient, pertinents, et affrontaient les pires choses pour affirmer ce qu’ils voulaient être et ce qu’ils voulaient ne pas être. À tort ou à raison. Ni plus ni moins que les païens ou les communistes.

Aujourd’hui, ce sont les musulmans (ou du moins ces musulmans-là) qui ont des martyrs et qui témoignent de ce qu’ils veulent être ou ne pas être, envers et contre tout. Qui veulent exister mais pas n’importe comment. Qui se soucient de leur dignité.

Qu’ils aient raison ou qu’ils aient tort dans leur croyance n’est pas la question. Comme elle ne l’était pas non plus pour les chrétiens. C’est qu’il ne s’agit pas, dans cette histoire, de l’ayatollah iou du pape « en personnes », mais de ceux dont ils sont les représentants ou si on veut les émanations suprêmes. Ce sont ceux-là qui comptent, ceux-là qui décident, ceux-là qui agissent, ceux-là qui sont ou ne sont pas.

C’est pourquoi tout ce qui est jeune et neuf se porte d’instinct vers ceux qui leur apprennent quelque chose, jouent envers eux un rôle parental, en leur donnant un exemple que, d’instinct, ils ont envie de suivre.

Mais ATTENTION !  (PAS OP ! en flamand)

Comme ici, où ils crient « Bas les pattes en Iran ! » mais en réclamant au son des tambours un changement de régime dans un pays dont ils ne savent rien et où ils n’ont rien à voir.

Vous les voyez, tous ces panneaux jaunes fabriqués en série ? Ces drapeaux si coûteux à confectionner ? D’où viennent-ils ? Qui les leur a fournis ? Et d’’où vient cette organisation quasi militaire à grand spectacle, sinon – plus que probablement – du parti « démocrate » qui, certes, veut la peau de Donald Trump mais aussi les dépouilles du pays qu’il attaque et qu’ils veulent tous piller.

Et si c’est nécessaire, des adultes parlent à leur place pour dire ce qu’ils veulent… ou ce qu’ils ont intérêt à vouloir, sinon…

 

 

Des manifestants scandent « Bas les pattes en Iran »

En défilant à New York et à Washington

 

 

 

APT  –  6 mars 2026

 

 

 

 

C’est très différent ici :

 

Hands Off Iran !

Manifestation aux portes de l’université Columbia, à NYC

 

FreedomNews TV – le 4 mars 2026

 

 

 

 

Ce sont des étudiants. Ils sont politisés… à l’américaine, mais c’est mieux que rien. Et, très sagement, ils sont masqués à 100% . Reconnaissance faciale, notre cul !

 

 

 

 

 

À Londres, malgré la pluie, on est dans le vieux monde et on sait un peu mieux de quoi on parle, même si on est surveillés par la police et interrompus par des contre-manifs sionistes.

Quelque part, on entend une femme dire que, dès que cette guerre sera finie, elle va s’occuper de son gouvernement. Les pieds-nickelés sniffeurs de cocaïne ne perdent rien pour attendre.

 

LONDRES EN ÉBULLITION

 

Des milliers de personnes manifestent contre la guerre des USA et d’Israël à l’Iran. Rage devant l’ambassade US.

 

Times Now World – 8 mars 2026

 

 

 

 

 

 

Et même en Israël !

 

Les Israéliens soutiennent l’Iran, en révolte contre Bibi.  

« Les Juifs contre la suprématie juive ! » :

Tel Aviv devient pro-Téhéran

 

Times of India  –  8 mars 2026

 

 

 

 

 

 

 

Il y en a beaucoup d’autres, mais à quoi bon. Passons à des choses moins spectaculaires et moins éphémères.

Il y a peu, nous vous avons parlé de gens qui, en Inde, n’ont pas peur de se dire « de gauche ». Non pas à la manière des malheureux Zuniens, qui se sont mis le foie à gauche et le cœur à droite et qui, de là, pontifient à l’adresse du monde.

Ces Indiens, nous vous l’avons dit, s’appellent India & Global Left (« La gauche de l’Inde et du monde »). Sans les connaître encore très bien, on sait qu’ils sont au moins deux frères fondateurs, dont l’un s’appelle Joti. Nous avons publié, ici même, il y a peu, leur très longue et passionnante dernière interview en date de Vijay PRASHAD.

Or, nous venons de découvrir qu’ils publient certaines de leurs vidéos doublées en français, une attention à l’égard des francophones qui se perd de plus en plus.

C’’est justement ce qu’ils font dans l’une des toutes dernières en date, où leur invitée est une jeune femme, indienne mais qui vit en Grande Bretagne. Elle s’appelle Joti BRAR (et Joti doit être en Inde un nom bisexe, comme Claude ou Dominique en France).

Joti BRAR a si peu froid aux yeux qu’elle ose se dire marxiste-léniniste et qu’à notre grande surprise de soixante-huitards échaudés, elle n’est pas du tout casse-couilles comme les petits bourgeois bien intentionnés mais plutôt pénibles de notre lointaine semi-jeunesse.

C’est même à cause d’elle que nous avons invoqué en tête de ce post, le surhomme de 1917, car il est évident que, malgré son jeune âge, Joti BRAR l’a lu, étudié, compris et qu’elle lui fait honneur.

Nous n’osons rien ajouter de notre cru. Cet échange se suffit lui-même. Et pour une fois qu’un doublage est bien fait…

 

 

« L’Iran face à l’empire »

Pourquoi la gauche se déchire,

 selon Joti Brar

 

India &Global Left – 8 mars 2026

 

 

 

 

 

 

 

Pour ceux que cette source intéresse 

 

La gauche de l’Inde et du monde : https://www.youtube.com/@IndiaGlobalLeft

La gauche de l’Inde et du monde en français : India & Global Left Français – YouTube 

 

 

 

 

Tranche de vie de dernière minute :

 

De quoi s’agit-il ? Dun ancien combattant US – un marine du nom de McGinnis – candidat aux élections sénatoriales pour la Caroline du Nord, qui a osé protester publiquement, au Sénat, contre la guerre en cours, et qui s’est fait proprement sortir manu militari, comme tant d’autres avant lui, avec brutalités à la clé, au point qu’on a vu un sénateur aider les policiers et lui casser un bras en le sortant. La vidéo est mise en ligne par le célèbre animateur Jimmy Dore, qu’on entend s’exclamer que les flics sont bien les mêmes partout, et s’indigner, avec le témoin qu’il interviewe de ce que les présents soient restés assis et silencieux « comme des robots » pendant tout l’épisode. L’auteur du papier qui suit est Bill Astore, un haut officier US à la retraite, dont nous avons déjà publié des articles.

Et ceci est son chat.

 

 

 

 

Honte au Congrès ! Honte aux généraux ! Honte aux fauteurs de guerre !

 

Tir ami au Sénat US

 

Bill Astore – le 7 mars 2026

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

Brian McGinnis, un ancien marine, a été blessé alors qu’il manifestait contre la guerre en Iran au Sénat US. Jeté au sol, un bras cassé, McGinnis a été victime d’un tir ami de la police du Capitole et du sénateur Républicain Tim Sheehy, qui a jugé nécessaire de joindre ses efforts à ceux de la police pour expulser McGinnis de la salle d’audience.

Le « crime » de McGinnis ? Avoir utilisé sa liberté d’expression pour déclarer que personne ne veut aller mourir dans une guerre pour Israël.

Vous pouvez voir la vidéo ici. (Vous pouvez même entendre craquer  l’os de son bras.)

 

 

 

 

Voilà ce qui se passe en Amérique lorsque vous vous levez pour dire la vérité au pouvoir. Les puissants connaissent déjà cette vérité. Leur réaction consiste soit à ignorer ceux qui la leur disent, soit à les réduire au silence, parfois un extrême préjugé à l’appui.

Ce marine, ce patriote, qui exerçait son droit constitutionnel à la liberté d’expression devant le Sénat, est devenu une nouvelle victime de la guerre menée par les USA et Israël contre l’Iran, victime d’un acte délibéré et inadmissible de « tir ami ». Tout ce qu’il voulait, c’était faire entendre sa voix ; tout ce qu’il a obtenu en retour, c’est un bras cassé et une réduction au silence des plus violentes, sous l’œil indifférent de hauts responsables américains en uniforme, l’ignorant obstinément.

Je le répète, ce marine est quelqu’un qui a été blessé au combat ; son acte consistait à dire la vérité au pouvoir, mais le pouvoir US ne s’intéresse pas aux vérités difficiles ou nobles, seulement aux mensonges faciles et pratiques.

Honte au Sénat US, honte aux hauts responsables militaires et honte à l’administration Trump qui mènent une guerre inconstitutionnelle, illégitime  et illégale contre l’Iran et contre la dissidence légitime et courageuse en Amérique.

 

Source : https://bracingviews.substack.com/p/shame-on-the-congress-shame-on-the

 

Brian McGinnis est plus que jamais candidat aux élections du sénat de la Caroline du Nord, il s’y présente pour le Green Party.

 

 

 

 

Mis en ligne le 10 mars 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

On refuse du monde à Sainte Anne !

 

 

 

 

 

 

 

 

ON REFUSE DU MONDE

À SAINTE ANNE

 

 

Ce n’est pas mauvaise volonté de leur part, mais il faut se mettre à leur place : les cellules capitonnées débordent… les aliénistes refusent mordicus de faire des heures sup le dimanche… les bonnes sœurs ne savent plus où donner de la cornette…

 

 

 

Des soldats américains ont été informés que la guerre en Iran est liée à

l’« Armageddon » et au retour de Jésus

 

Jonathan Larsen– Le Grand Soir –  4 mars 2026

Traduction : L.G.S.

 

 

 

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé à tort, lors du petit-déjeuner de prière de la Fellowship Foundation le 5 février 2026, que l’Amérique avait été fondée comme une nation chrétienne. (Capture d’écran / vidéo C-SPAN.)  

 

 

Une association de défense des droits des militaires rapporte que des commandants ont tenu des propos similaires dans plus de 30 bases militaires, toutes branches confondues.

Lundi, lors d’une réunion d’information, un commandant d’unité de combat a déclaré à des sous-officiers que la guerre en Iran faisait partie du plan divin et que le président Donald Trump avait été « oint par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer son retour sur Terre », selon une plainte déposée par un sous-officier.

Entre samedi matin et lundi soir, la Military Religious Freedom Foundation (MRFF) a enregistré plus de 110 plaintes similaires concernant des commandants de toutes les branches des forces armées.

Ces plaintes proviennent de plus de 40 unités différentes, réparties sur au moins 30 bases militaires, m’a indiqué la MRFF lundi soir.

La MRFF préserve l’anonymat des plaignants afin d’éviter toute représailles de la part du ministère de la Défense. Le Pentagone n’a pas immédiatement répondu à ma demande de commentaires. Un plaignant s’est identifié comme sous-officier d’une unité actuellement déployée hors de la zone de combat iranienne, mais en état d’alerte maximale, prête à être déployée à tout moment. Ce sous-officier a déclaré être chrétien et a envoyé un courriel à la MRFF au nom de 15 soldats, dont au moins 11 chrétiens, un musulman et un juif. (Le courriel complet est reproduit ci-dessous.)

Le sous-officier a écrit à la MRFF que leur commandant « nous a exhortés à dire à nos troupes que tout cela faisait partie du plan divin de Dieu et a cité de nombreux passages du livre de l’Apocalypse faisant référence à l’Armageddon et au retour imminent de Jésus-Christ. »

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a institutionnalisé le christianisme évangélique au plus haut niveau de l’armée américaine, organisant des réunions de prière mensuelles au Pentagone. L’année dernière, le Pentagone m’a confirmé que M. Hegseth assistait à une étude biblique hebdomadaire à la Maison-Blanche. Celle-ci est animée par un prédicateur qui affirme que Dieu ordonne à l’Amérique de soutenir Israël. Dans un courriel reçu lundi, le sous-officier affirmait que les propos de son commandant « détruisent le moral et la cohésion de l’unité et contreviennent aux serments que nous avons prêtés de respecter la Constitution ».

Mikey Weinstein, président et fondateur de la MRFF, ancien de l’armée de l’air et de l’administration Reagan, m’a confié que depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran tôt samedi matin, la MRFF est « submergée » de plaintes similaires :

Ces appels ont un point commun indéniable : nos bénéficiaires de la MRFF [les militaires qui sollicitent son aide] font état de l’euphorie débridée de leurs commandants et de leurs supérieurs hiérarchiques, qui voient dans cette nouvelle guerre « approuvée par la Bible » le signe incontestable de l’avènement imminent des « temps de la fin » fondamentalistes chrétiens, tels que décrits dans le livre de l’Apocalypse du Nouveau Testament.

Nombre de leurs commandants se réjouissent particulièrement du caractère sanglant de cette bataille, soulignant à quel point les événements doivent devenir violents pour accomplir pleinement l’eschatologie apocalyptique chrétienne fondamentaliste.

Weinstein a cité les interdictions constitutionnelles et du Code uniforme de justice militaire (UCMJ) interdisant d’introduire des croyances religieuses dans les instructions ou les messages militaires officiels.

Il a déclaré : « Tout militaire cherchant à instrumentaliser ses subordonnés en instrumentalisant ses fantasmes nationalistes chrétiens sanglants lors de cette dernière attaque contre l’Iran, non autorisée par le Congrès, devrait être poursuivi sans délai, avec fermeté et de manière publique. »

Weinstein a ajouté que la MRFF reçoit des plaintes similaires concernant l’eschatologie chrétienne – la théologie de la fin du monde – « chaque fois que ce conflit éclate avec Israël au Moyen-Orient ». Après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, le MRFF a par exemple rapporté une plainte concernant un commandant de l’armée de l’air qui avait déclaré lors d’un briefing : « La guerre entre Israël et le Hamas a été entièrement prédite par le livre de l’Apocalypse dans l’Évangile de Jésus-Christ et personne ne peut rien y faire. »

Après le 11 septembre, le président George W. Bush a évoqué la « croisade » américaine contre le terrorisme, faisant référence aux affrontements antiques entre croisés chrétiens et musulmans. Les propos de Bush ont été perçus comme susceptibles d’inciter les musulmans à prendre les armes contre les États-Unis, si ces derniers se proclamaient une armée chrétienne en guerre contre l’islam.

Le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a déclaré : « Il faut éviter de tomber dans ce piège monstrueux » tendu par Al-Qaïda avec les attentats du 11 septembre. Bush a abandonné le terme « croisade ». Bien que le nationalisme chrétien couve au sein de l’armée depuis des décennies, Hegseth a mis fin même à la prétention d’une intolérance officielle à son égard. Trump, lui aussi, s’est érigé en champion de l’exception chrétienne, l’intégrant aux différentes instances du pouvoir exécutif.

Comme je l’ai révélé l’an dernier, Hegseth finance l’étude biblique hebdomadaire de la Maison-Blanche, qui prône le soutien à Israël.

Certains chrétiens affirment que les prophéties bibliques exigent l’existence d’Israël pour que Jésus revienne. Or, le responsable des études bibliques de Hegseth, le prédicateur Ralph Drollinger, enseigne que la raison de soutenir Israël est que Dieu bénit toujours ses alliés et maudit ses ennemis, même si Israël a tué Jésus (cette calomnie, racine historique de l’antisémitisme, a été rejetée par toutes les grandes religions).

Après l’attaque israélienne contre l’Iran l’année dernière, Drollinger a consacré deux semaines de cours à prêcher le soutien à Israël. Ses cours ont été dispensés aux membres du cabinet de la Maison Blanche et aux membres du Congrès, alors même qu’Israël faisait pression pour un engagement américain.

Hegseth a également instauré des séances de prière mensuelles, la plus récente ayant accueilli Doug Wilson, nationaliste chrétien d’extrême droite. Il a aussi invité d’autres prédicateurs de son entourage, refusant toute tentative d’œcuménisme.

Hegseth lui-même prend la parole lors de ces réunions, prêchant ses convictions religieuses personnelles. « C’est… je crois, exactement là où nous devons être en tant que nation, en ce moment », aurait déclaré Hegseth, « en prière, à genoux, reconnaissant la providence de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. »

Si la MRFF est historiquement parvenue à faire obstacle aux ingérences chrétiennes dans l’armée, l’administration Trump affiche un mépris manifeste des normes et du droit militaires. Reste à savoir si, et comment, la christianisation massive de la guerre en Iran sera combattue par les responsables du Pentagone, ou par les défenseurs politiques et juridiques des valeurs laïques.

 

Courriel d’un sous-officier à MRFF

(Texte expurgé par MRFF)

De : (Sous-officier militaire en service actif et adresse courriel du client MRFF masquée)

Objet : Briefing sur l’état de préparation au combat de l’unité et Armageddon

Date : 2 mars 2026 à 13h02:53 MST

À : Information Weinstein

Monsieur Weinstein, je vous remercie d’avoir pris mes appels et ceux de certains de mes collègues concernant les événements survenus ce matin au sein de notre unité de combat.

Veuillez préserver mon anonymat ainsi que celui des personnes au nom desquelles je m’exprime, comme nous l’avons évoqué.

Notre unité ne se trouve pas actuellement dans la zone de responsabilité des attaques iraniennes, mais nous sommes en alerte et prêts à intervenir. Nous pourrions donc être déployés à tout moment pour participer aux opérations de combat et les renforcer.

Je suis (grade de sous-officier masqué) au sein de notre unité. Ce matin, notre commandant a ouvert le briefing sur l’état de préparation opérationnelle en nous exhortant à ne pas avoir peur de ce qui se passe actuellement dans nos opérations en Iran. Il nous a incités à dire à nos troupes que tout cela faisait partie du plan divin de Dieu et a cité de nombreux passages du livre de l’Apocalypse évoquant l’Armageddon et le retour imminent de Jésus-Christ. Il a déclaré que « le président Trump a été oint par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer son retour sur Terre ». Son large sourire en disant cela a rendu son message encore plus absurde. Notre commandant est probablement un fervent partisan du christianisme. Il est ainsi depuis longtemps et souhaite que tous ses subordonnés deviennent chrétiens comme lui. Mais ce qu’il a dit ce matin était tellement déplacé et inacceptable qu’il a choqué nombre d’entre nous présents au briefing. Outre mon propre cas, je contacte la MRFF au nom de 15 de mes camarades. Je sais que vous m’avez interrogé sur les convictions religieuses des membres de notre groupe qui ont sollicité l’aide de la MRFF. Je peux seulement vous dire que je suis chrétien et qu’au moins dix autres personnes le sont également. L’une d’entre elles est juive et une autre musulmane. J’ignore pour l’instant la situation religieuse des trois autres.

Mes camarades et moi-même savons qu’il est totalement inadmissible de subir les propos tenus aujourd’hui par notre commandant. Il ne s’agit pas seulement de la séparation de l’Église et de l’État, comme nous l’avons évoqué au sujet de M. Weinstein. Il s’agit du fait que notre commandant se sent pleinement soutenu et justifié par l’ensemble de la hiérarchie (nom de l’unité de combat non divulgué) pour imposer sa vision apocalyptique d’une attaque contre l’Iran à ceux d’entre nous qui sont sous ses ordres.

J’espère qu’en vous envoyant ce courriel, nous pourrons mettre en lumière ces agissements répréhensibles qui sapent le moral et la cohésion de l’unité et qui constituent une violation des serments que nous avons prêtés de respecter la Constitution.

 

Déclaration complète du président de la MRFF, Mikey Weinstein :

 Depuis le début de la guerre non provoquée menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, samedi matin dernier, la Military Religious Freedom Foundation (MRFF) a été littéralement submergée d’appels à l’aide désespérés de militaires de toutes les branches, organisations et spécialités militaires. Plus de 100 appels ont déjà été reçus et d’autres continuent d’affluer. »

Ces appels ont un point commun indéniable : nos clients de la MRFF rapportent l’euphorie débridée de leurs commandants et de leurs hiérarchies quant à la manière dont cette nouvelle guerre « approuvée par la Bible » est présentée comme le signe indéniable de l’approche précipitée des « Temps de la Fin » chrétiens fondamentalistes, tels que décrits avec force détails dans le livre de l’Apocalypse du Nouveau Testament.

Nombre de leurs commandants se réjouissent particulièrement de la violence de cette bataille, soulignant à quel point tout cela doit devenir sanglant pour accomplir pleinement l’eschatologie apocalyptique chrétienne fondamentaliste.

La Military Religious Freedom Foundation exige que tout le personnel du Département de la Défense (et non du Département de la Guerre) se souvienne et intègre pleinement que les serments qu’ils prêtent ne sont ni au narcissique, ni au sociopathe, ni à l’odieux Trump, ni au petit Pete Kegseth, ni à Jésus-Christ. Au contraire, leur serment est UNIQUEMENT envers la Constitution des États-Unis, qui garantit la séparation absolue de l’Église et de l’État dans le Premier Amendement et n’impose AUCUN « test religieux » quelconque, aussi abject soit-il, dans l’article VI, paragraphe 3.

Tout militaire qui chercherait à abuser de la confiance de ses subordonnés en instrumentalisant ses fantasmes nationalistes chrétiens et sanguinaires lors de cette dernière attaque contre l’Iran, non approuvée par le Congrès, devrait être poursuivi sans délai, avec la plus grande fermeté et de manière publique pour de nombreuses violations du code pénal militaire, connu sous le nom de Code uniforme de justice militaire.

Vous savez, ce même code pénal en vertu duquel le secrétaire « Kegseth » tente de poursuivre le sénateur de l’Arizona, Mark Kelly, pour avoir simplement conseillé à des militaires de ne pas obéir à des ordres illégaux ; comme ordonner à des subordonnés impuissants de reconnaître que la guerre contre l’Iran a été approuvée par la version fondamentaliste et nationaliste chrétienne de notre Seigneur et Sauveur et du Nouveau Testament dans le but précis de provoquer la fin du monde et d’inaugurer le règne millénaire de Jésus-Christ.

Source : https://www.legrandsoir.info/des-soldats-americains-ont-ete-informes-que-la-guerre-en-iran-est-liee-a-l-armageddon-et-au-retour-de-jesus.html

Source d’origine :  https://jonathanlarsen.substack.com/p/us-troops-were-told-iran-war-is-for

 

 

 

 

À lire, sur le même site,

Et sous la plume de gens qui n’ont pas perdu la raison…

 

 

 

 

L’hôpital Gandhi, à Téhéran – le 2 mars 2026

 

 

La guerre pour un Grand Israël 

par Craig Murray

 

 

 

 

 

 

 

 

Iran et impérialisme : en finir avec le ni-ni.

par Bruno Guigue

 

 

 

 

 

 

 

Soutenons la Flotille de Notre Amérique.

Elle vogue pour nous !

Liste d’initiatives en soutien à la population cubaine  

par act

 

 

 

 

À lire ausssi, même s’il n’est pas complet

sur Le Saker Francophone :

 

 

 

 

Le rideau de fumée Epstein et ce qui se cache derrière 

par Dmitry Orlov

 

Il n’est pas complet parce qu’il faut s’abonner et qu’on n’en a pas les moyens, mais tel quel, il faut commencer à le lire.

 

 

 

 

Et last mais pas least :

 

 

 µ

 

 

La guerre de Pourim contre l’Iran

par Israël Shamir

Entre la Plume et l’Enclume

Traduction : Maria Poumier

 

 

 

 

Enfin, même si c’est en anglais,

On aurait honte de passer sous silence cette « couverture spéciale » des 5 premiers jours de guerre qui nous est  venue de deux des endroits les mieux informés et les plus engagés de la planète

 

 

Reason2Resist

&

Free Palestine TV

 

 

 

 

Zahra Mohammadi

14 mois

Petite-fille d’Ali Khamenei

tuée avec sa mère, son père et son grand-père

Le 1er mars 2026

 

 

[ Se souvient-on encore ici de cette doctoresse de Gaza qui, venant de perdre d’un seul coup ses neuf enfants, s’en est aussitôt retournée soigner ceux des autres encore en vie ? ]

 

 

 

 

 

 

Iran War Special Coverage – A World On Fire

 

[Couverture spéciale de la guerre d’Iran – Un monde en feu]  

 

Dimitri Lascaris – Laith Marouf –

4 mars 2026

 

 

 

 

 https://youtu.be/CxO4flu3Gpg?si=DM_EOYy1b1H54A3Z

 

 

 

Ce que nous pouvons vous en dire :

 

Dimitri Lascaris est un Canadien d’origine grecque, avocat de son état, qui consacre la totalité du temps et des forces qu’il lui reste à la Palestine. Il a fondé et anime le site Reason2Resist, où il rend compte de tout ce qu’il découvre dans les nombreux pays qu’il visite et chez les non moins nombreux combattants qu’il y croise.

Laith Marouf est lui aussi canadien, mais d’origine syrienne, fondateur et animateur de Free Palestine TV.Sans surprise,il a rencontré les obstacles habituels : au Canada, l’accusation d’antisémitisme et au Liban, où il fonctionne actuellement, il a même été arrêté pour papiers pas en règle, puis relâché. Nous croyons avoir compris qu’il est l’auteur de plusieurs documentaires télévisés, que nous n’avons pas vus mais dont il parle dans cette vidéo.

L’un est actuellement à Ottawa, l’autre à Beyrouth et ils se sont connectés le 3 mars.

Lascaris commence par rappeler leurs précédentes rencontres, notamment leurs contacts à la fin de 2023 et l’enterrement mémorable de Hassan Nasrallah, auquel ils ont participé de concert.

Ils se réjouissent du retour à l’action du Hezbollah, qui observait depuis novembre 2024, un cessez-le-feu qui lui avait été imposé par le gouvernement libanais après la décapitation du 27 septembre.  Les deux hommes ne cachent pas ce qu’ils pensent de l’actuel Premier ministre Nawaf Salam, qu’ils estiment vendu aux impérialistes US et à « l’entité génocidaire ». Ils critiquent sa décision de criminaliser la résistance et; dans ce but, d’utiliser l’armée libanaise, à laquelle il vient d’ordonner par exemple d’abandonner 50 de ses positions à l’armée d’invasion israélienne. ce qu’elle a fait aussitôt. Laith Marouf y voit une occasion inespérée pour le Hezbollah de reprendre position dans ces territoires, face à face avec les FDI. Il parle même d’appât ou de piège dans lequel sont, d’après lui, tombés les Sionistes, qui viennent de diriger 100.000 hommes de plus vers cette région, où ils devraient bientôt se trouver encerclés et isolés de leurs sources d’approvisionnement ainsi que de toute retraite possible.. Dans cette éventualité, pense-t-il, les jours du gouvernement libanais fantoche seraient comptés. Qu’Allah l’entende.

Il dit aussi que l’actuelle explosion, succédant à la fin si digne de l’imam octogénaire, semble avoir apporté une nouvelle étincelle de vie dans les yeux d’une population qui retrouve aussi un peu de son souffle, après 14-15 mois d’oppression si frustrante.

Ce qui importe à ce stade, c’est que, en à peine deux jours de temps, toutes les défenses aériennes d’Israël se sont effondrées, en dépit des récits propagandistes qui le nient. Le prix payé par les Libanais est lourd : 500 martyrs, selon les estimations gouvernementales. D’après ce qu’on sait, les missiles et les drones meurtriers d’Israël auraient été tirés par des destroyers se trouvant en Méditerranée.

Presque tous les aérodromes situés en Asie occidentale ont été détruits et les bases israélo-impérialistes enkystées à Chypre ont également fait l’objet d’attaques féroces. En plus d celles contre les deux bases anglaises d’Akrotiri et de Dhekelia en Crète

On pense que, dès qu’elles en auront terminé avec Chypre, les forces iraniennes devraient se tourner vers la très importante base navale de Souda, également en Crête, cible qui paraît la plus logique, après l’anéantissement de celle de Dubai.

 

 

 

La base navale de Souda, Crête

 

 

Les deux hommes s’interrogent aussi sur autre chiose : où en sont les parties de l’armée syrienne qui n’ont pas trahi le gouvernement légitime lors de la quadruple attaque et le coup d’État, et qui ont trouvé refuge mais non asile en Irak et au Liban ? Pour l’instant, on ne sait rien, elles sont dans la clandestinité, mais on estime probable qu’elles se joignent bientôt au Hezbollah-Syria.

 

 

La fragmentation de la guerre

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est qu’il n’y a pas que les pays ouvertement combattants dans cette guerre. Il y a également ceux qui abritaient (le passé s’impose) d’importantes bases US, où on entend, dans certaines vidéos d’actualités les populations acclamer les drones et les missiles qui arrivent et qui risquent pourtant de les anéantir. C’est que presque toutes ces monarchies du Golfe ont été coiffées de force de castes dirigeantes toutes issues de la famille des Saoud (oui, ils sont tous cousins !), qui tiennent les populations ainsi colonisées sous un joug de fer et qui sont toutes cordialement haïes. Il est à noter que ces jours-ci, ces grouillantes parentèles de parasites se sont toutes réfugiées à Ryiad, à l’exception d’une seule, qui se trouve en Égypte et d’une autre qui est en Jordanie, si nous n’avons pas mal entendu. Absence générale que les foules mettent à profit pour attaquer – non moins férocement – les ambassades et consulats US (dont témoignent ici plusieurs vidéos montrées par Dimitri Lascaris, mais nous en avons vu d’autres ailleurs). Il faut dire que la même chose se produit en même temps au Pakistan (avec quand même 10 morts et 30 blessés à Karachi). Il faut donc tenir compte de cette partie civile et plurinationale de la guerre, non dirigée par l’Iran, qui a surgi tout à fait spontanément – par la force des choses, aurait dit Saint-Just – et qui risque de devenir bientôt incontrôlable. Comme le font remarquer les deux interlocuteurs, le « changement de régime » si ardemment fantasmé par les Trumpiens et les netanyahoustes non seulement ne s’est pas produit, mais semble avoir au contraire opéré un virage à 180°, pour devenir une très réelle vague de changements de régimes en devenir dans leur pré-carré. On parle ici principalement de Bahrein, du Koweti et des Emirats Arabes Unis. Mais… et les ennemis jurés d’imran Khan dans tout ça ?

Quand une situation devient à ce point explosive, nul ne peut – quel qu’il soit – en garder le contrôle et tout devient possible. Pour Dimitri Lascaris, c’est tant mieux, parce qque presque tous ceux qui sont concernés sont des complices et des protecteurs de ce qu’il appelle la classe Epstein de pédophiles cannibales. « Mais ce n’est pas ici le lieu ni le moment d’aborder ce sujet », dit-il.

Un mot particulier sur le Bahrein, où on dit que l’Arabie Saoudite viendrait d’envoyer des troupes de renfort pour maintenir ou restaurer l’ordre impérial. Laith Marouf rappelle qu’en temps normal, la famille des Saoud d’Arabie pratique, là comme chez elle, l’exécution au quotidien de tout ce qui la gêne, en règle générale des gamins impubères. Évidemment par le fait du prince et sans jugement. Jugements pour quoi faire ?

Les Iraniens ont montré des vidéos prouvant que les systèmes THAAD et PATRIOT des agresseurs ont été détruits au point d’être devenus inutiles, autrement dit, ils sont aveugles, incapables de voir venir à temps n’importe quoi. À quoi peuvent encore servir des radars qui ne voient plus rien ?

Simultanément…

Violents remous aussi en Irak, où la population a pris d’assaut la très célèbre Zone Verte, explosif morceau de vidéo à l’appui. M Lascaris évoque à son propos le jour où il a voulu s’y rendre, en compagnie d’un Irakien dûment accrédité et en possession de  son passeport canadien. Tout cela s’étant fait proprement refouler. Quelle idée aussi, ces Irakiens, de vouloir fouler un morceau de leur sol où les Zuniens se trouvent ! Et…. vous ne le savez peut-être pas, bonnes gens, mais la CIA dispose, pour son logement personnel, d’une île fortifiée qui se trouve en plein milieu du fleuve, donc deux fois défendue, dont une par la nature.

Eh bien, vous le croirez ou pas, mais les gens y manifestent aux cris de « US get the hell OUT ! » Même si, en théorie, l’Irak n’est plus occuipée, mais dans la réalité, aucune partie du gouvernement irakien ne peut tirer d’argent de ses propres comptes sans que les USA n’aient avalisé le chèque. Ce qui est exactement la situation où se trouve maintenant le Venezuela, pourtant pas occupé militairement. Le Venezuela « toujours bolivarien », mais dont le président est toujours otage des pirates. Ne savons-nous pas qu’il n’y a que les prisonniers de guerre du Hamas qui ont droit à ce titre ? Alors, pourquoi tant discuter ?

 

Le choix fatal des Kurdes

Il est de plus en plus question d’une invasion de l’Iran, par les « boots on the ground » du Donald. Lequel, courageux mais pas téméraire, ne veut pas contrister ses électeurs Républicains en risquant la vie de soldats US.

Alors, il fait quoi ?  

Il sous-traite.

Ce’ sont donc les Kurdes, actuellement massés du nord de l’Iran, à sa frontière avec la Tuquie, qui vont s’y coller.

 

 

 

 

Une Ukraine bis ? Exactement. Car même ceux qui se voulaient marxistes-léninistes ont fait le même choix que les nazis ukrainiens : envahir l’Iran pour leurs maîtres, comme les autres ont envahi la Russie pour les leurs, qui se trouvent être les mêmes. En courant vers la même fin.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Laith Marouf ne parle pas d’eux avec rage ou haine, mais avec douleur. C’est que la situation est, la aussi, la même qui voit les Russes déplorer la mort des Ukrainiens qu’ils doivent tuer, parce que, voyez-vous, ce sont des parents, des gens du même sang et de la même culture.

Mais, franchement, à quoi bon se faire croire qu’on emboîte le pas à Marx et à Lénine, si on ignore que leur conscience a été bien plus grande encore que leur génie, et que le problème, c’est qu’on n’en a soi-même aucune ?

Laith Marouf parle de « leur direction pourrie ». Mais, si on va par là, il en va de même pour nous et pour tout le mondes. Rendre son gouvernement seul responsable de tous les péchés qu’il commet, par corruption et arrivisme, est se conduire en faux-cul de compétition, si on n’a rien fait pour l’en empêcher, si on n’a pas pris des risques pour le combattre.

Que les gamins de Bahrein et de Ryiad y réfléchissent à deux fois avant de se mesurer aux cimeterres décapiteurs, c’est non seulement légitime mais hautement recommandable. Ils courent d’autres risques que nous qui voyons très bien ce que nous devrions faire pour rendre la vie difficile aux égorgeurs mais qui sommes trop contents d’attraper au vol les miettes qui tombent de la table des gangsters et qui fermons les yeux sur les crimes qu’ils ont commis pour accaparer et dont, volens nolens, nous bénéficions.

Cette constatation vaut pour tous les citoyens US, y compris les plus démunis, et pour beaucoup d’autres dans le monde, que des principes uin peu contraignants gênent aux entournures. Pourtant, il y a, y compris aux USA, des gens qui paient très cher leurs principes, parce qu’ils sont les seuls à les observer et qu’il est plus facile de regarder ailleurs quand on les tabasse ou qu’on les ruine. M. Andreï Martyanov, à l’exemple de Saint-Just, invoque à l’occasion « the strength of circumstances ». Elles ont bon dos, les circonstances, mais chaque conscience est individuelle, et même si on n’a, pas plus queles autres animaux humains, le moindre libre arbitre, il faut « faire comme sion en avait ». [Pour info, Andreï Martyanov est un ancien officier de la marine soviétique, devenu citoyen US comme Lascaris et Marouf sont devenus canadiens : parce qu’il faut manger pour survivre, et que quand on n’y arrive pas, on émigre.NdGO]

Bref, au nom de quelle cause, si sacrée soit-elle, peut-on s’acoquiner avec des dégénérés qui massacrent jusqu’à des nouveau-nés depuis près de 80 ans ?

Il est encore question dans cet échange de vues des trois derniers (au moment de l’entretien) bombardements iraniens meurtriers, sur des endroits appelés Beer Sheva et Beit Shemesh, le dernier ayant touché Jérusalem (ou al Quds selon le point de vue où on se place), les trois semblant être des endroits sacrés à des titres divers.

Cela dit, personne n’a jamais jugé utile de risquer un seul mot, dans la pressetituée occidentale, sur les mosquées consumées jusqu’au sol il y a quelques semaines, au milieu des cris de joie de soi-disant manifestants.

À ce propos-ci, Dimitri Lascaris fait remarquer que, jamais, aucun communiqué ni aucune vidéo provenant d’Israël ne fait état d’attaques ou de destructions de cibles militaires. Comme s’il n’y en avait pas. C’est, dit-il, de la communication, pas des faits. Les victimes doivent toujours être civiles, jamais militaires, sauf dans certains cas très spéciaux triés sur le volet. Censure. Bobards d’État en temps de guerre. C’est loin d’être nouveau. Mais on a le souvenir encore vif des foules qui voulaient fuir le pays pendant la récente guerre des 12 jours, et qui se le sont vu interdire manu militari. Seulement voilà… allez tenir des choses secrètes avec Internet et des réseaux sociaux !

Et les vidéos de pleuvoir. Il en vient de partout. Des vraies et des fabriquées. Beaucoup de fabriquées : à l’IA. Et même Grok, parfois, se trompe. Nous avons vu jusqu’à un très long (et inconcevable) discours de Trump s’accusant de diverses choses impardonnables. C’était sa voix, mais ce n’était pas lui. On l’entendait sur fond de profil avantageux de Bill Clinton.

À la lueur des explosions et des incendies, le panier de crabes est aux prises aussi pour le pouvoi intérieur.

M. Lascaris fait encore état – pour s’en étonner – d’une curieuse affirmation de Tucker Carlson, selon lequel MBS aurait fait arrêter à Ryiad plusieurs membres du MOSSAD. On n’a pas bien compris si le MOSSAD a fait bombarder les installations pétrolières de l’Arabie Saoudite en se faisant passer pour le CGRI mais cela ne nous étonnerait pas le moins du monde. Au point où on en est.

 

La catastrophe indienne

Et le même Lascaris a tenu, en fin d’entretien, à ramener sur le tapis la question de l‘infinie disgrâce de Narendra Modi, avec impitoyable photo à l’appui. Laith Marouf a fait remarquer que, depuis que les financiers Rothschildiens tiennent en Inde le haut du pavé, les oligarques milliardaires indiens sont considérés – et traités – comme des Indiens de deuxième sous-catégorie. Et le P.M. en tablier n’a pas eu honte d’aller s’agenouiller au Musée de l’Holocauste, en vassal méprisable qu’il est. Dire, s’exclame encore Laith Marouf, que ce pays, s’il avait su tenir son rang et se conduire avec dignité, aurait pu très facilement s’élever à un niveau d’égalité avec la Chine : il en avait les moyens. L’Inde est constitutionnellement un état laïque, mais depuis qu’on a poussé au pouvoir une clique de bigots nationaliistes hindutva (anti-chrétiens, anti-musulmans et ne demandez pas qui est « on »), ils boivent la coupe jusqu’à la lie.

Mais l’Inde et l’Iran sont dans les BRICS ! Les BRICS existent-ils encore ? Bien sûr que non, se répond-il. Comment le pourraient-ils avec des membres aussi louches que l’Inde et le Brésil !

On sait que M. Modi faisait, ces jours-ci, grand cas de son inquiétude pour les Indiens coincés sous les bombes, en Israël… Dimitri Lascaris termine cet entretien en montrant à son interlocuteur (et à nous) la photo qui tue : celle des nombreux Indiens qui travaillent en Israël, interdits d’entrée dans les bunkers-abris (réservés au peuple élu) enroulés dans des couvertures, à même le sol, dans le métro de Tel Aviv où ils se sont réfugiés.

Il y a peu, le même Dimitri Lascaris avait failli s’empoigner avec John Helmer ‘(Dances with Bears) autre très grand chroniqueur et journaliste, dans un débat sur l’Inde, justement, parce qu’il prétendait que la plupart des gens qui comptent en Israël sont en réalité des athées, qui se font passer pour des croyants juifs parce que cela leur permet de réclamer avec aplomb des choses qu’ils prétendent leur avoir été promises par Yahwé. On est de son avis, mais cette parenthèse agaçait suprêmement John Helmer en train de parler d’une Inde qu’il connaît très bien, puisque, disait-il, il n’y a jamais eu en Inde plus de 10.000 juifs, arrivés aux environs de 1940 en fuyant les persécutions hitlériennes et qu’en plus, ces 10.000 ont fondu comme neige au soleil lors de la création, bénie par l’ONU, d’Israël en Palestine, puisque plus de la moitié de cette mini-minorité a plaqué le milliard et demi d’Indiens qui l’avaient accueillie pour se précipiter dans ce nouvel « État ». La colonie juive de l’Inde ne dépasse plus aujourd’ui les 5.000 personnes.

Eh, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être très nombreux pour faire beaucoup de dégâts. Voyez la famille Rothschild susnommée… combien compte-t-elle de membres ?

 

Le missile qui surpasse Orechnik ?

Au cours de cette vidéo d’une heure, Laith Marouf, parle à Dimitri Lascaris du tout dernier missile iranien, le khorramshahr, aussi appelé kheibar, qui tire son nom de la ville iranienne de Khorramshahr, symbole de réisistance.

M Marouf rappelle à M. Lascaris une visite qu’ils ont faite au Musée militaire de Téhéran et lui explique que ce dernier « monstre » est en fait un missile vieux de dix ans, qu’ils y ont pu voir et qui n’a jamais cessé, pendant ces dix années, d’être amélioré, chaque amélioration d’être construite, et qu’’il peut, tel quel, être construit sans relâche, au fil des nécessités.

 

  • Le Khorramshahr est un missile balistique à longue ou moyenne portée, dérivé du missile nord-coréen Hwasong-10, et ii peut atteindre des cibles situées jusqu’à 3.000 kms de distance, avec 5 mètres de possibilité d’imprécision.
  • Il vole à MACH 16 (19.600 kmh) et à MACH 8 (9.800 kmh) lors de sa rentrée dans l’atmosphère.
  • Son ogive pèse environ 1.500 kg, mais elle en contient 80 autres plus petites, qui peuvent être différemment dirigées en plein vol, grâce à plusieurs moteurs reliés à l’IA. Et un certain nombre d’entre elles sont elles-mêmes des bombes à fragmentation.
  • Ses cibles comme sa direction peuvent donc être changées en plein vvol.

 

Ce matin, le Times of India a posté sur youtube une vidéo  montrant l’arrivée d’un missile à fragmentation au-dessus de Tel Aviv, qui n’était même pas – très loin de là – un Khorramshahr–Kheibar mais qui fait comprendre le rôle joué par ces dispershions pour forcer Israel et les USA à user jusqu’à la corde leurs munitions de Défense Aérienne. Comment voulez-vous atteindre avec précision cette multitude de petits points qui, tous, sont des bombes. Vous tirez à l’aveugle et votre stock de munitions s’épuise inexorablement.

Ceci nous rappelle irrésistiblement les images pieuses de notre enfance, où on voyait les langues de feu de la Pentecôte larguées par le Saint-Esprit descendre sur la tête des apôtres,.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Q-c-DWM03hY

ON CAM : Iran DEMOLISHES Tel Aviv With Huge Cluster Bomb Attack; Missiles Smash Israeli Defences

 

 

 

Et pour finir…

Le porte-avion Abraham Lincoln, soucieux de bombarder utilement l’intérieur de l’Iran et peut-être de dégager le détroit d’Ormouz, s’était enhardi jusqu’à ± 340 km des côtes iraniennes.

L’IRGC l’a immédiatement pris pour cible et plusieurs missiles (on ne sait pas combien) l’ont atteint. Cette ville flottante et son escorte de destroyers (« destructeurs ») ont aussitôt tourné les talons et se sont enfuis, à toutes voiles, de la mer d’Oman.

Et puisqu’on est sur le sujet, ce n’est pas lui dont les toilettes ont été bouchées par l’équipage, c’est le Gerald Ford, dont on ne sait toujours pas au juste où il se trouve.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Q7j8mh1ui9A

US Aircraft Carrier Abraham Lincoln FLEES Sea Of Oman After Iran Air Atack? IRGC’s Big Claim

 

 

 

 

Mis en ligne le 6 mars 2026

Par Les Grosses Orchades

 

Même pas une victoire à la Pyrrhus !

 

 

 

 

 

 

 

Un futur Potemkine ?

Après avoir dû relâcher en route pour cause de toilettes bouchées exprès par son équipage, l’USS Abraham Lincoln arrive avec tous ses jouets au large de l’Iran

 

 

 

Même pas une victoire à la Pyrrhus !

 

 

 

L’Iran annonce des frappes contre le porte-avions américain et ferme le détroit d’Ormuz à tous les navires de commerce

 

 

 Le MATIN – Ouest-France

 

 

Des messages affluent indiquant un possible affrontement entre le groupe aéronaval Abraham Lincoln et la marine iranienne en mer d’Arabie après les attaques de l’armée américaine en Iran. Selon le média d’État iranien, des missiles hypersoniques auraient été lancés à l’encontre du porte-avions américain. Aucune information n’a pour l’instant été confirmée par les États-Unis sur cette possible bataille navale. En parallèle, la marine iranienne a annoncé avoir fermé le détroit d’Ormuz.

 

 

 

 

 

Le false flag dont personne ne doutait s’est produit

 

 

Son but ?

 

Faire tuer assez de GI’s pour forcer l’opinion publique US

 

à soutenir

 

une guerre injustifiable

 

lancée par

 

une association de gangsters

  

sans l’autorisation

du Congrès US

 

 

 

 

Comme toujours 

 

L’attaque a eu lieu au moment précis où de longues négociations allaient aboutir. 

C’est un modus operandi archi-éculé, auquel les cibles iraniennes auraient dû s’attendre… et s’attendaient peut-être.

 

Quelques détails prélevés dans notre SIMPLICIUS de ce matin :

 

Selon quelqu’un des « au courant » côté US :

 

La principale raison de cette « bizarre » attaque en pleine journée serait due, selon certains, à l’occasion rare d’une réunion des dirigeants iraniens qui allait justement se tenir à ce moment-là.

Il est également bien connu que les frappes ont démarré juste au moment où l’Iran semblait faire des concessions majeures lors des négociations avec les États-Unis, assorties de l’annonce d’un accord potentiel quelques heures auparavant. Cela a conduit à la conclusion logique que l’attaque a été lancée dans le but de faire échouer l’accord qui semblait sur le point d’aboutir

 

 

Après que tout le monde ait fait semblant d’en être surpris…

 

 

 

 

Autrement dit :

Les services secrets de l’administration Trimp m’ont informé que des renseignements crédibles indiquaient que des frappes préventives étaient prévues contre des cibles militaires américaines dans la région ainsi que contre des cibles civiles. Ne pas agir aurait entraîné des pertes humaines massives pour les États-Unis.

 

Et en légende :

« Nous avons devancé votre attaque préventive contre nos attaques à venir. »

 

 

Cependant, une source proche des services de renseignement a contredit cette affirmation auprès de CNN, affirmant qu’il n’y avait aucune indication que les Iraniens prévoyaient de frapper en premier les forces ou les biens US, à moins d’être attaqués par Israël ou par les États-Unis.

Rubio aurait même utilisé l’excuse selon laquelle Israël allait de toute façon attaquer, donc les États-Unis feraient mieux de se joindre à lui maintenant plutôt que plus tard :

DERNIÈRE MINUTE : Le secrétaire d’État US Marco Rubio a déclaré mardi aux législateurs qu’Israël allait attaquer l’Iran « avec ou sans » les USA, donc qu’il s’adissait de savoir quand, et non si, les USA  s’impliqueraient.

 

Source :  All Hell Set to Break Loose? IRGC Promises Historic Devastation After Khamenei Confirmed Killed by Israeli-US Strikes 

 

 

 

 

Bref, les Iraniens se sont fait avoir, comme tant d’autres fois et comme tant d’autres.

 

Mais… regrouper leur leader et plusieurs militaires de haut rang en plein Téhéran dans un moment pareil, comme une cible dessinée dans un dos, pourrait faire croire que d’aucuns souhaitaienit cette issue. De là à les soupçonner d’avoir délibérément attaché leur leader et quelques-uns de leurs commandants comme des chèvres à un piquet pour attirer les loups…

Mais non,bien sûr. D’autant que, s’il faut en croire M. Dimitri Lascaris, c’est l’ayatollah lui-même qui a refusé qu’on le mette à l’abri.

Le mal étant fait et le lait renversé (avec 40 écolières de la capitale fauchées d’un seul coup non loin).

 

 

La suite est aussi inévitable que

le false flag

 

 

à savoir :

 

 

Regime change (aux USA)

Disparition d’Israël

 

 

Quand ?

 

 

Difficile à prédire à un quart d’heure près, mais inévitable.

L’HISTOIRE aussi a ses modus operandi.

Les téméraires aveuglés par leur hybris prennent toujours un risque de trop et finissent toujours par aller s’étaler aux pieds de Dame Clio.

 

 

 

 

 

 

Étanchons une larme au passage sur M. Narendra Modi, qui voit ses investissements israéliens partir en fumée deux jours tout juste après s’être inutilement déshonoré à la Knesset.

Regime Change aussi en Inde ?

 

 

 

 

Attention, cependant…

 

Il faut encore s’attendre à voir la fine équipe siono-nazie user de ses menus joujoux nucléaires et risquer de faire, de notre si (encore) verdoyante  Terre, une seconde Lune.

Ce n’est pas exclu.

 

 

 

 

Une réaction américaine pendant qu’on y est :

 

Celle de Larry Johnson (et de quelques-uns de ses proches)

sur Sonar 21

 

 

L’assassinat de l’ayatollah Khamenei enflamme le monde chiite

 

 

Larry Johnson – Sonar 21 – 1er mars 2026

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

Cratère d’un missile à Tel Aviv

[ Vous allez voir que les génocidards vont braire aux victimes civiles !  ]

 

 

Donald Trump et les néocons sont fous de joie ce soir, après l’assassinat de l’ayatollah Khamenei… Ce n’est qu’un exemple supplémentaire de l’ignorance occidentale quant aux implications du martyre de l’ayatollah. Commençons par le fait que c’est l’ayatollah qui a émis,  il y a 36 ans, la fatwa déclarant que ce serait un péché pour l’Iran de construire ou d’utiliser une bombe nucléaire. L’Occident pense donc que tuer celui qui a été le principal obstacle empêchant l’Iran de se doter de l’arme nucléaire est une bonne idée ?

Les communautés chiites de toute la région sont descendues dans la rue pour crier leur indignation  et pleurer la mort de l’ayatollah. À Bagdad, ville voisine [d’un pays qui a fait une guerre de huit ans à l’Iran, NdT]  une foule importante de chiites tente actuellement de pénétrer dans la zone verte. Les forces de sécurité irakiennes tentent de les en empêcher. Cet assassinat perpétré par les USA et Israël visait à affaiblir la République islamique et à préparer le terrain pour un changement de régime. Je pense qu’il aura l’effet inverse, c’est-à-dire qu’il renforcera le soutien au gouvernement et consolidera la position des partisans de la ligne dure qui n’ont aucune envie de faire des compromis avec l’Occident.

Cela fait à peine 24 heures qu’Israël et les USA ont lancé leurs frappes décapitantes et que l’Iran, dans les 90 minutes qui ont suivi la première attaque, a commencé à lancer des contre-attaques visant toutes les installations et bases militaires US dans la région. En juin dernier, après les frappes décapitantes d’alors, il avait fallu à l’Iran près de 12 heures pour se ressaisir et lancer des missiles vers Israël. Aujourd’hui, l’Iran a riposté en frappant presque instantanément  Israël et des cibles clés en Arabie saoudite, au Qatar, à Bahreïn, au Koweït, en Irak, en Jordanie et aux Émirats Arabes Unis. Un général iranien est apparu à la télévision iranienne et a promis de frapper Israël et les forces américaines dans la région avec un nouveau type d’arme..

Trump et les néocons persistent à croire que le soutien à la République islamique est superficiel et fragile. Mais à en juger par la réaction des Iraniens au meurtre de l’ayatollah, je pense que l’Iran est désormais pleinement engagé dans une guerre d’usure. Les avantages dont bénéficient actuellement les USA risquent de s’estomper si cette guerre se poursuit pendant plusieurs semaines. Et la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic maritime causera de graves dommages à l’économie mondiale si le CGRI parvient à le maintenir fermé.

Il y a de très fortes chances pour que les attaques iraniennes contre les installations militaires US et Israëliennes s’intensifient dans les jours qui viennent. La base aérienne américaine d’Erbil est attaquée ; la station de la CIA à Dubaï a été touchée par un missile, tout comme une base aérienne koweïtienne qui héberge des avions US.

Maintenant, voyons ce que nous réservent les prochaines 24 heures.

Le juge Napolitano et moi avons tenu aujourd’hui une discussion d’urgence pour évoquer les conséquences de la frappe décapitante :

 

 

Pour les anglophones :

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=wRcGnlVR_kA&t=4s

 

 

Voir ici le reste des vidéos relatives à l’attaque et aux représailles qu’elle entraîne, mises en ligne par Larry Johnson, ainsi que le témoignage  d’un de ses collaborateurs occasionnels se trouvant à Dubai avec sa famille i :

https://sonar21.com/killing-the-ayatollah-khamenei-will-inflame-the-shia-world/

 

 

 

 

 

Ajoutons-y, pour notre compte, une série de liens relatifs à des vidéos d’actualités – souvent en provenance de l’Inde – glanées sur Youtube au fil de ces deux jours :

 

28 février 2026

https://www.youtube.com/watch?v=aQpmS92SyVg  –  Iran War LIVE: American Bases Under Attack;Missile Attacks On US Bases In Saudi, UAE, Bahrain, Qatar –– Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=8msSlnWwSFM  ––  Live : Israel Launches « Preemptive Strike Against Iran | Tehran Under Attack Live | –  CNN-News18  

https://www.youtube.com/watch?v=JURdsubrblc  —  Iran attacks Israe l: Iran Launches Counter Strike on Israel | WION (chaîne privée indienne – Rohit Gandhi + autres)

https://www.youtube.com/watch?v=aqX1a39APhw  ––  Operation Epic Fury’: First strike hit Iran’s Supreme Leader’s compound ––  Sky News Australia 

https://www.youtube.com/watch?v=PEsAPNv2aY8  ––  Ira,’s Ballistic Missiles POUND Israel – Breaking : 50+ Missiles FIRED At Israel – OneIndia News

https://www.youtube.com/watch?v=i7wcdHVtc1Q  ––  Iran Unleashes Missiles On American Bases In Mideast From Bahrain To Qatar; Israel Under Attack – Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=sZ9hmR8jiCY  ––  IRAN Strikes US Bases in Bahrain, Kuwait, UAE: Air Raid Sirens Ring Across Gulf ––  India Today

https://www.youtube.com/watch?v=2vm7ohA3KKE  –  Israel US Suffer First Failure In Iran ? Iranian Presidential Facility Bombed, Pezeshkian ‘UNHURT’––   Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=HCy4WnWw7Mk  —  Multiple Iranian Strikes Hit Haifa & Galilee As Netanyahu’s Govt Launches Emergency  ––   –NDTV Profit  (Chaîne pour investisseurs indiens)

https://www.youtube.com/watch?v=Hq_noIVLrb0  —  Israel Claims IRGC Commander Mohammad Pakpour Eliminated In Strikes  —  NDTV Profit 

https://www.youtube.com/watch?v=vFGeDhpiMGA ––  Israel army Admits It Cannot Stop Iran Missiles, Tells Civilians ‘Where Blasts Happen…’| IDF| USA  –  Hindustan Times

Ceux-ci croyaient encore Khamenei en vie :

https://www.youtube.com/watch?v=iUiiMGfMu_U  –––  IDF’S Nightmare: Failed Hit On Khamenei Ignites Inferno, Iranian Missiles Rain Down, US Bases Hit –  Hindustan Times + speech de Trump en prime et on l’entend partout.

https://www.youtube.com/watch?v=DbvRq7x34RI  —  Where Has Khamenei Vanished ? Supreme Leader Whisked To Secret Bunker Just Before US-Israel Attack? –  Hindustan Times   –  Non, mais il aurait dû.

https://www.youtube.com/watch?v=H_2MZv0vaHQ –  Arab Nation Furious ? US-Israel Strikes Sabotage Nuclear Talks, Tehran Agreed No Uranium Stockpile ? –  Hindustan Times

https://www.youtube.com/watch?v=SbqlKdBYHyU  –  Sirens in Tel Aviv, Panic in New Delhi : India Issues Urgent Advisory for Citizens in Israel –  Hindustan Times

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=D0Jm3ywWL58  —  Iranian Missiles Rip Through US Airbase In Qatar, IRGC Targets Al Udeid After Israeli Strikes  –  MIRROR NOW

https://www.youtube.com/watch?v=_kifU3dpCdo — Iran RAINS Ballistic Missiles On U.S Bases in Qatar, Bahrain & Saudi | CHILLING Moment of Attack  –  Oneindia News

https://www.youtube.com/watch?v=E5pF1d3x-CM -WILL BOMB ISRAEL, SHIPPING ROUTE’: First Arab Govt Joins War On Behalf Of Iran | YEMEN – HOUTHIS – Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=sg_yaLgWwK8 – Iran HAMMERS Israeli Air Defenses; RAINS Over 100 Missiles on Tel Aviv | Israelis Run for Shelters –  –  Oneindia News

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1er Mars 2026

https://simplicius76.substack.com/p/all-hell-set-to-break-loose-irgc

All Hell Set to Break Loose ? IRGC Promises Historic Devastation After Khamenei Confirmed Killed by Israeli-US Strikes –  SIMPLICIUS  Garden of Knowledge

https://www.youtube.com/watch?v=bxeeA6avFiw US Naval Vessel ‘BURNS’ After Iran Claims ‘DIRECT HIT’; Trump ‘Scrambles’ As IRGC Flaunts | Watch – Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=759_m5RHMEM  – LIVE  :  HAIFA explodes on CAM As IRAN HAMMERS ISRAEL – IRGC Launches ‘Wave 17’ | Israel Under Attack  –   Times Now   

https://www.youtube.com/watch?v=aRzSAgFDV5I  –  Iran BOMBS America’s 5TH Navy Fleet In Bahrain; U.S. Bases Targeted In Qatar, Jordan, Iraq | WATCH  –  Times Of India

https://www.youtube.com/watch?v=9fOY9D88hJE  –  Israel–Iran News LIVE: Dramatic Visuals Out As Iranian Missiles Hit Tel Aviv |West Asia War  –  Hindustan Times

https://www.youtube.com/watch?v=XWWDZhzFtc0  –  IRGC Launches ‘Most-Intense Offensive Operation’ Against Israel & US To Avenge Khamenei, Iran Attack  –  Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=iEW8ga0mRGg  –  LIVE : CHINA Deploys Anti-Stealth Radar to Protect Iran — B-2 and F-35 at Risk ?  –  Hindustan Times

https://www.youtube.com/watch?v=pJM58FimEPE  –  Iran Declares ‘Operation True Promise 4’ US Bases Marked, launches 6th Wave against Israel & US – ET NOW (chaîne économique  indienne)

 https://www.youtube.com/watch?v=tb-3PflRucY  –  Iran UNLEASHES ‘DECISIVE’ Revenge For Khamenei ; « Regret-Inducing Punishment Coming » |  Watch  –   Times Of India 

https://www.youtube.com/watch?v=6ov1xYmgUgc  –  IRGC BOMBARDS Record ’27’ American Bases, Israeli Military Sites; Dubai, Doha, Bahrain On Fire  –  Times of India

https://www.youtube.com/watch?v=2nub4Ht_0T8  –  Depuis es Émirats, ces influenceurs français racontent la riposte iranienne –   LeHuffPost

https://www.youtube.com/watch?v=726g40lDS18 –  Iran : la réaction de la population – RTBF Info 

https://www.youtube.com/watch?v=ZFs06fh2vOw  – US -Israel Iran War Live: Tehran Hits US Vessels In Indian Ocean | America On Alert | Breaking News –  ET NOW

https://www.youtube.com/watch?v=FpMdBT3jVH4 –  FULL INTERVIEW – Iranian foreign minister reacts to U.S. and Israeli strikes in Iran –  NBC News

https://www.youtube.com/watch?v=q1AOSL3QgHA   – Iran Just Hit Saudi Oil Fields and Nobody Is Telling You What Opens Monday Morning  – Global Ledger

https://www.youtube.com/watch?v=ThLAWQCZOzY –  IRGC CRUSHESs Trump’s Iran ‘Dreams’ After Israel, USA Assassinate Ali Khamenei? | Netanyahu, Tehran  –  Hindustan Times

https://www.youtube.com/watch?v=WiT_HpFga6w  –   DUBAI in Flames: Iran Strikes CIA Headquarters, Payback For Khamenei Assassination Begins Now?  –  Hindustan Times

https://www.youtube.com/watch?v=Xnn-ooVq_QM  –  CHINA Joins U.S-Iran War –  LIVE : Beijing ARMS Tehran With ‘Dongfeng-17’ Missiles & Satellite Pics LIVE  ––  OneIndia News

https://www.youtube.com/watch?v=PitnIQomC9A  ––  Iran Attack LIVE | Explosions In Dubai, Palm Jumeirah Turns Into Fireball | US Israel Attack | N18G  ––  CNN News 18.

https://www.youtube.com/watch?v=MtF8mHLxsEo ––  Iran Goes On Rampage Against Arabs & Israel : Tel Aviv & Abu Dhabi Report Casualties Of New War  — Hindustan Times

https://www.youtube.com/watch?v=esywPYZq6CE  –  Iran -US Wa

r: Iran Raises Red Flag Of Revenge In Qom After Khamenei’s Death | WION 

https://www.youtube.com/watch?v=G2dEcNKYPYU  L’Iran cible la plupart des monarchies du Golfe Persique, deux morts aux Émirats Arabes Unis  –  France24

 

 

 

Mis en ligne le 1er mars 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Mise à jour du 2 mars 2026

 

 

 

Khameini’s Assassination Sparks Mass Protests Across The Muslim World  

 

[L’assassinat de Khamenei déclenche des protestations de masses dans le monde musulman]

 

Dimitri Lascaris et Rami – Reason2Resist – 2 mars 2026

 

 

 

https://youtu.be/SsDCELXnp-0?si=E5rfqriKQAFpeYa7

 

 

Dans cette vidéo, bien sûr en anglais, où l’on commence par aapprendre  que l’ayatollah a été massacré avec sa fille, son gendre et leur enfant (on ne sait pas si c’est un petit garçon ou une petite fille), Rami, jeune Palestinien réfugié au Canada – que nous avons vu, il y a peu, longuement  interviewer Dieudonné en français – discute ici avec Dimitri Lascaris de ce que vient d’inévitablement mettre à feu l’assassinat d’Ali Khamenei : un soulèvement général des chiites, pas seulement en Iran mais dans de nombreux autres pays, à commencer par l’Irak, qui a pourtant jadis, pour complaire aux États-Unis, fait une guerre de huit ans à l’Iran, et qui se soulève aujourd’hui pour le venger en attaquant la trop fameuse « zone verte », qui est beaucoup plus qu’une base sur leur sol, aux cris de « Les USA dehors ! ».

Et les soulèvements contre la présence US et contre les monarques complices d’Epstein, de se propager comme une traînée de poudre (notamment au Bahrein et au Maroc), mais aussi au Pakistan, (10 morts et 30 blessés à Karachi et, oh le Cachemire !) où on voit des foules aussi denses qu’en Iran manifester leur dégoût par centaines de milles, hurlant, aux drones iraniens qui arrivent « Frappez ! Frappez-les ! ».

Rami nous y apprend aussi – dernières nouvelles ! – que tous ces pays, gouvernés par des gens vendus au sionisme, sont en train de mobiliser autant de réservistes qu’ils peuvent pour tenter d’arrêter le raz de marée qui arrive.

Les extraits de vidéos montrés d’abord par Dimitri et ensuite par Rami compenseront peut-être l’absence de texte en français, les sous-titres étant en anglais aussi.

Dire que cette réaction était inévitable est la litote de l’année et ne fait que rappeler à quel point les siono-impéralistes génocidaires et autres neocons obstinés sont, aux USA, en Israël et ailleurs, toujours aveugles et sourds, et prennent leurs fantasmes pour des réalités.

Ah, oui… on voit aussi, un bref instant, le ministre Abbas Araghchi répondre – dans leur langue – aux journalistes US qui lui demandent s’il va attaquer les États-Unis : « Mais nous n’attaquons personne ! Ce sont les États-Unis qui nous attaquent ! »

C’est qu’ils voudraient que les Iraniens ne se défendent pas, voilà tout.

Wishful thinking en anglais.

 

 

 

 

Mis à jour le 2 mars 2026

par Les Grosses Orchades

 

Un Picrochole-Caligula est né. Alleluiah !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aline de Diéguez

 

 

Un Picrochole-Caligula est né. Alleluiah !

 

 

Picrochole est un personnage créé par notre grand François Rabelais dans son roman Gargantua. C’est un roi particulièrement belliqueux et assez stupide qui cherche des noises à tous ses voisins. La guerre est son objectif unique.

Caligula est un empereur romain du premier siècle. Deux phrases qui lui sont attribuées résument assez bien sa pensée : « Oderint, dum metuant » (« Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! ») et « Si le Trésor (c’est-à-dire l’argent) a de l’importance, alors la vie humaine n’en a pas ». Cruel et mégalomane, Caligula se croyait l’empereur du monde.

 

 

1. Les temps sont durs pour les maîtres du monde

Compliments et lourdes flatteries plus doux que le miel et l’ambroisie qui avaient bercé les précédents Picrochole ne sont plus d’actualité. Les temps sont durs, les ennemis se sont ressaisis. Ils se sont réorganisés. Sanctions et tarifs exorbitants frappent leurs économies. La Russie a profité des deux cent quatre-vingts (280) types de sanctions pour comprendre que la richesse de son sous-sol couplée au courage et à la créativité de sa population la rendait autonome. Elle s’est depuis longtemps débarrassée du dollar et a réussi à inciter les États amis à commercer en monnaies locales

 

2. Chassez le naturel, il revient au galop

Picrocholand n’a évidemment pas renoncé aujourd’hui à sa stratégie séculaire, à savoir la guerra, la guerra, la guerra comme le chantait Monteverdi. Les finances sont basses, le territoire d’un nouveau Satan, un très gros Satan – recèle des richesses qui font baver d’envie toute la Picrocholandie.

Seulement voilà, l’ennemi est armé, ce Satan-là est puissant. Picrochole a donc imaginé un plan vicieux : il va commencer par affaiblir ses vassaux-rivaux qu’il méprise royalement –  « fuck Europe » – en les obligeant à « punir » le Satan désigné, mais en réalité en provoquant chez chacun des « amis » des catastrophes en chaîne.

Dans un deuxième temps, ayant mis la main sur un ancien allié du satanique russien, il a suscité une belle petite guerre civile à ses frontières, destinée à l’affaiblir. Pour faire croire qu’il n’a pas tout simplement la frousse de se mesurer à l’ours des steppes, il a inventé le qualificatif de « guerre hybride » qui lui permet de manipuler un ludion sur place, pendant qu’il demeure douillettement planqué dans une forteresse sise à dix mille kilomètres.

Car, pour la première fois, Picrochole a peur. Ah ! le souvenir de la Grenade, la plus belle des guerres de l’empire. Une victoire éclatante. La seule depuis 1945, la seule dont il puisse se glorifier. L’empire s’en gargarise encore.

Depuis lors, il n’a eu, hélas, que des déceptions, au mieux des victoires à la Pyrrhus contre le venimeux Satan nord-coréen, les Vietnamiens fourbes, les Afghans arrogants en sandalettes, les Serbes coriaces, les Iraqiens maléfiques, les Libyens qui regrettent leur ancien « dictateur », les Syriens désormais livrés à un anthropophage coupeur de têtes, la sienne avait été mise à prix par les Picrochole successifs. Désormais, la barbe raccourcie le voilà devenu un « ami de l’empire ».

Reçu en grande pompe à la Maison-Blanche, déguisé en honorable dirigeant, chemise blanche impeccable, cravate et élégant costume Armani, sourire carnassier en bandoulière.

Seuls les valeureux et courageux Yéménites, résistants sous les bombes et les missiles de notre Picrochole, permettent de croire encore en l’humanité. Seuls ils tentent de soulager le calvaire des habitants du ghetto de Gaza soumis à l’action génocidaire de la deuxième peuplade « élue » grâce aux bombes généreusement livrées par le grand ami et bienfaiteur, Picrochole. Ils ont réussi à vider la mer Rouge de tout ce qui flotte en direction du copain génocideur « élu » par lui-même. Ils ont également réussi l’exploit de chasser le porte-avion à propulsion nucléaire, l’USS Harry Truman, de cette même mer Rouge, dans laquelle les courageuses actions du petit Yémen ont humilié l’arrogant Empire Picrocholandais.

La liste des échecs n’est pas close. Résultat plus que mitigé de l’empire contre le Tunisien et l’Égyptien, mais franc échec contre le plus ancien des Satanicules, le cabochard Cubain qui le nargue depuis soixante-cinq ans. Le Vénézuélien nageant dans le pétrole est désormais dans le viseur de l’appétit de Picrochole – Chavez, nous l’avons pourchassé sans succès durant des années. Finalement, nous l’avons bien eu ! Son cancer foudroyant, du bel ouvrage de nos services secrets et discrets avec ça. Mais ça n’a servi à rien, son successeur légitime, Maduro, l’Indien massif, intelligent et habile politique résiste, soupire Picrochole bavant devant les réserves d’hydrocarbure et d’autres merveilles sur lesquelles l’empire essaie de faire main basse depuis des décennies. Comme l’affirme Carlos Ron, un diplomate vénézuélien, la « guerre » contre les narco trafiquants est une « Régime Change Operation », tout le monde l’avait compris et la ruse sémantique de Picrochole a fait long feu. Après le petit traitre Guaido, la candidate de la CIA, la Dame Maria Corina Machado est dans les startings blocs.

 

3. Picrochole remonte sur sa Rossinante

C’est presque acquis. Finalement, va pour la nouvelle guerre contre les mollahs et haro sur le pétrole iranien. Et puis Marco Rubio, son petit sénateur préféré de Floride, si propre sur lui, si lisse qu’il a l’air de sortir d’une machine à laver, fils d’immigrés cubains qu’il a propulsé à la tête de la diplomatie de Picrocholand, a chuchoté à l’oreille droite de Picrochole que les dents des mollahs avaient méchamment déchiré leur allié chéri à Gaza durant la guerre précédente. Après une première tentative de destruction de l’empire perse que l’empire picrocholien avait cru réaliser en douze jours, il découvre qu’il lui faudrait encore un peu de temps pour se refaire une santé. Donc changement de programme.

Et si en attendant j’attaquais Cuba, rumine Picrochole, C’est tout près, petit et peu armé et puis nous avons là-bas une base toute prête transformée en centre de torture. Va pour Cuba. Un chantier plus agréable nous attend donc sous le ciel clément des Caraïbes. Bloquons Cuba, privons les Cubains de toute énergie, affamons-les. Ils finiront par demander grâce.

Et puis non, revenons au Venézuela et à son pétrole. Va pour Maduro. Un dictateur rustique, descendant des Incas, redoutable narcotrafiquant, prétend Picrochole, règne sur place. Il clame à qui veut l’entendre qu’il « n’est pas content » de Maduro et quand Picrochole n’est pas « content », cela le rend nerveux et imprévisible. À la tête d’un grandiose et inventé «  Cartel de los Soles », le « dictateur vénézuélien », régnerait sur un pays qui flotte sur la nappe de pétrole la plus considérable de la planète paraît-il.

Picrochole se souvenait avoir fait une première tentative d’assassinat du dirigeant précédent. Cette « tentative » avait bel et bien conduit à la disparition du remuant Chavez, victime, comme il est rappelé ci-dessus, d’un cancer particulièrement virulent dont aucun traitement n’a pu ralentir l’évolution fatale. Picrochole a donc décidé de garder sous le coude la guerre contre les mollahs et de se concentrer dans l’immédiat sur un ennemi plus proche de ses côtes.

Mais Picrochole hésite, tergiverse, un pas en avant, deux pas en arrière. Il ne sait plus en direction  pour  quelle guerre tourner sa Rossinante.

Des rumeurs déplaisantes sont parvenues à ses oreilles. Ses raffineries sont presque à sec, mais le pétrole du Venezuela est difficile à exploiter. Chevron n’est pas chaud pour l’aventure vénézuélienne. Comme il déteste livres et rapports écrits, il ignorait que les raffineries US ne sont pas prévues pour fonctionner avec du pétrole lourd, principalement extrait du sol du Venezuela. Les mêmes qui poussaient à la guerre contre l’Inca têtu – Rubio, Hegseth, Kellog – lui expliquent aujourd’hui qu’il est urgent d’exercer une forte pression sur… l’Inde et l’obliger à échanger le pétrole léger russe contre le pétrole bitumineux du Venezuela. De plus, des rumeurs encore plus déplaisantes rapportent que le Satan slave se serait approprié en douce les meilleurs gisements, que cette possession est en béton et que ses propres actions et ses menaces tournent à vide.

Un autre détail tracasse maintenant Picrochole : comme faire rentrer à la maison l’armada de navires de guerre qu’il avait envoyée sur place et qui a fait des ronds dans l’eau depuis des semaines en face des côtes du Venezuela, sans compter le plus grand porte-avion du monde, le Gerald Ford, long de 330m et son groupe aéronaval composé de trois destroyers, le tout destiné à impressionner les dirigeants vénézuéliens. Pour tromper leur ennui, les marins ont fait des cartons sur les innocentes barquasses de pécheurs. L’opération se sera soldée par une poignée de barques de pécheurs, rebaptisés narco trafiquants, envoyées par le fond et la centaine de matelots noyés en haute mer, ce qui légalement constitue un acte de piraterie et un crime de guerre, mais, pfutt !, balivernes, cela n’émeut nullement Picrochole dont le seul frein à ses actions destructrices est, dit-il, sa « morale ». Le reste du monde frémit !

Comment sauver dignement la face après un tel fiasco ? Élémentaire : en kidnappant le président légitime du pays après avoir neutralisé les systèmes d’alerte militaire et fait assassiner les trois cents gardes cubains qui veillaient à sa sécurité. Et c’est ainsi que Picrocholand est grand !

 

4. La dernière ligne droite

Et maintenant, ce sont les plus gros de tous les Satans de la planète qui lui barrent la route. Le Diable en personne, Vlad l’Empaleur, avec sa pluie de drones et ses missiles ultraperformants qui se rient de ses vieux tomahawks grabataires. Son ami, le colosse aux yeux bridés, avec un petit coup de GO administratif magistral vient de faire trembler tout l’échiquier de la géopolitique du négoce des terres rares et surtout des aimants dont il a le quasi monopole. Alors que Picrochole est toujours à la recherche du levier qui lui permettrait d’exercer un chantage sur l’un ou l’autre en vue de les piller en obtenant des échanges commerciaux fructueux, il est si vaniteux qu’il a oublié ses propres faiblesses.

Pendant qu’il manie une massue de cinq cents pour cent de droits de douane sur les microprocesseurs à l’intention de la Chine, celle-ci lui a poliment adressé un petit document administratif, une modeste petite feuille dont il devra cocher les cases et faisant office de licence, par laquelle, s’il veut bénéficier des terres rares et des aimants chinois, il devra s’engager par écrit à respecter les conditions détaillées par son ennemi. Quelle humiliation ! De plus, l’impavide M. Xi exige des informations minutieuses sur les clients éventuels, présents, futurs et même passés et détermine le rythme de délivrance des autorisations.

Et que fait Picrochole ? Il recule. Espérant amadouer l’empereur chinois, il baisse drastiquement le montant des droits de douane en prétendant faire un acte humanitaire généreux, histoire de sauver la face.

Pas de cris, pas de menaces, des actes de la part du « partenaire » chinois. C’est rien de moins que l’étranglement de toute l’économie de l’Empire. Sans aimants chinois produits à partir de terres rares dont M. Xi a également le quasi monopole, pas de moteurs électriques, pas de F35, pas de smart phones, pas d’industrie automobile, pas de munitions, pas de missiles, pas de tanks, donc pas d’industrie de guerre.

Pratiquement toutes les armes modernes ont besoin de certains métaux contenus dans les terres rares ainsi que des aimants spéciaux chinois.

Par une petite décision administrative, M. Xi a mis KO l’orgueilleux Picrochole qui croyait qu’il pouvait faire n’importe quoi sans conséquences. Se présentant en demandeur, il a fait à l’impassible bouddha chinois l’humble offrande d’une diminution des tarifs vertigineux, que personne ne demandait, et qu’il s’était cru capable d’imposer.

Quant au troupeau des Européens désargentés commandés par une harpie teutonne, il s’est découvert une âme de chevaliers teutoniques. Il continue à vivre dans la moyenne région de l’air et rêve de cavalcades victorieuses jusqu’aux murs du Kremlin, mais non sans avoir volé au passage le trésor de guerre que Vlad, confiant jusqu’à la naïveté, avait déposé dans leurs coffres.

 

5. Le dieu dollar au bord du gouffre

Mais le pire était à venir. L’alerte mortelle a retenti à l’annonce que l’ennemi chinois non seulement n’achetait plus de bons du trésor, c’est-à-dire ne finançait plus la dette du pays, mais continuait à vendre, d’abord subrepticement, puis ouvertement, une partie de ses réserves en bons emmagasinés.

Allait-il falloir supplier l’énigmatique M. Xi de continuer à acheter ses papiers imprimés afin d’empêcher Picrocholand de faire faillite ?

Pendant que les rapaces dirigeants d’entreprises, attirés par les bas salaires de pays sous-développés ou en voie de développement, avaient délocalisé leurs entreprises et s’étaient enrichis, tous les arrogants États occidentaux, donneurs de leçons à la planète entière s’imaginaient vivre dans un « jardin », le reste du monde étant renvoyé à une « jungle » qui venait clapoter à leurs frontières. Imitant le régime de « sanctions » illégales du maître, les laquais s’étaient gravement appauvris, victimes d’un effet boomerang de décisions politiques aventureuses que leur lâcheté leur avait inspirées.

Leurs Universités formaient des armées de financiers, de psychologues, de sociologues et de spécialistes en informatique, mais il n’existait plus sur place d’ouvriers qualifiés et d’ingénieurs de haut niveau pour réindustrialiser les pays. Le Japon, la Corée du Sud, pays de vieux à la démographie en chute libre, n’avaient plus les moyens de soutenir la dette exorbitante de Picrocholand et ses centaines de bases tout autour du globe.

 Les États européens impécunieux et dirigés par une élite stupidifiée par une haine et une jalousie pathologiques à l’égard de la Russie, alors qu’ils étaient aussi nus et désindustrialisés que Picrocholand et en plus démilitarisés, vivotaient péniblement.

De plus, ils avaient renoncé à la dernière minute à aggraver la situation en volant les réserves de la banque centrale russe déposées dans leurs institutions financières. Détruisant la confiance dans leur monnaie, l’euro, ils détruisaient la confiance dans le système monétaire international occidental tout entier. Ils avaient beau inventer les manipulations les plus tordues pour camoufler leur méfait, un vol est un vol et les dirigeants européens devenaient une mafia de voleurs en bande organisée.

Ils avaient fini par reculer, mais néanmoins décidé d’offrir au pays le plus.corrompu de la planète, une modeste offrande de quatre-vingt-dix milliards d’euros (90.000.000.000) qu’ils ne possédaient pas et emprunteraient avec intérêt et qui ne leur serait jamais remboursée, à répartir au prorata de la population. La part de la France sera de dix-sept milliards (17.000.000.000). Sachant qu’un hôpital neuf coûte environ dix millions (10.000.000) avant corruption et malfaçons, la somme offerte par nos dirigeants aux oligarques ukrainiens représente le coût de 170 hôpitaux tout neufs ou le montant de la reconstruction de la totalité des hôpitaux nationaux.

Les Français disent merci à un gouvernement si généreux avec l’argent de ses citoyens.

Les dirigeants de l’Euroland avaient tous oublié que la confiance est le seul et unique carburant d’une finance internationale déjà fondée sur une arnaque. L’arnaque née la nuit de Noël 1913 avait duré un peu plus d’un siècle et vivait ses derniers jours. Pas de source d’énergie bon marché, plus de candidats prêts à se faire gruger en finançant les déficits et la soldatesque menaçante de Picrocholand, les jours du rêve de l’empire planétaire étaient comptés.

Tout le monde voit clairement que Picrochole tremble. Sa lâcheté lui avait fait croire que la solution adéquate était d’attaquer et de voler tous azimuts tout ce qui représentait quelque valeur, toutes les formes d’énergie et notamment l’ours slave et cela, par esclaves interposés.

Caramba, encore raté. Pendant que l’ours, sorti de son hibernation continue de se fortifier tranquillement, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, et découverte que le Dieu dollar est devenu famélique et qu’il est grignoté par les souris.

 

Grand Lamento occidental

Les dirigeants dépités et déprimés de Picrocholand, entourés de la troupe endeuillée des « amis » tremblants, ruminent et entassent comme Pélion sur Ossa, insultes, menaces et projets plus inapplicables les uns que les autres. Car Picrochole, sans l’avouer publiquement découvre sa faiblesse militaire et sa décadence scientifique.

Ainsi va le monde Picrocholien dans lequel la Maritorne du village de Sagayo a réussi, durant deux siècles, à se faire passer pour la Dulcinée idéale du Toboso démocratique.

Mais l’enchanteur a perdu son pouvoir fascinatoire. Le charme se dissipe. Trop lentement les oreilles se débouchent et les yeux se dessillent.

Une Maritorne en haillons apparaît enfin aux yeux de peuples réveillés de leur rêve. En lieu et place de la Dulcinée qu’ils vénéraient, beaucoup découvrent, amers, dépités et honteux que leur adoration s’était portée sur une fille de ferme inculte, stupide, égoïste, cynique, violente, cruelle et uniquement soucieuse de ses poules et de ses cochons.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 février 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

Gaza-Caracas, même combat, même sort ?

 

 

 

 

 

 

 

 

La flotille multinationale  « Notre Amérique » qui va tenter de forcer le blocus de Cuba

 

 

 

Gaza-Caracas : même combat, même sort ?

 

 

 

 

Il existe (aux éditions Delga) un livre intitulé Lénine à Paris, où l’auteur – Jean Fréville, un Ukrainien naturalisé français –  disait de Vladimir Ilitch : « Je croyais toujours qu’il se trompait… et puis, non, il avait toujours raison… il voyait à six mètres sous terre. ».

En écoutant Vishay Prashad, on repense à ce livre, et on se demande si lui aussi ne verrait pas à six mètres sous terre,  ou au moins à trois.

 

 

Que reste-t-il du Madurisme ?

 

(Que va-t-il rester de Cuba ? L.G.O.)

 

Une interview de Vishay Prashad

par

India & Global Left

 

 

 

 

 

Que reste-t-il du madurisme ?

 

Vijay Prasad sur le Venezuela, la gauche et le déclin impérial américain.

 

Tentative de traduction d’une transcription : c.l. pour L.G.O

 

 

I.G.L. – Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode d’India and Global Left. Si vous êtes nouveau dans l’émission, merci de presser ce bouton d’abonnement. Envisagez également de devenir membre YouTube, Patreon ou de faire un petit don indiqué dans le lien dans la description de la boîte.

Permettez-moi de souhaiter la bienvenue à notre invité de ce soir, le Dr Vijay Prashad.

Le Dr Prashad est historien,  écrivain, journaliste et c’est un critique bien connu de l’impérialisme. Vijay, re-bienvenue dans La Gauche de l’Inde et du Monde

 

V.P. – Bonjour, c’est un plaisir d’être avec vous. Vous êtes un de mes sites préférés.

 

I.G.L. – Merci beaucoup. Je voulais aujourd’hui me concentrer avec vous sur le Venezuela…  mettre à jour nos spectateurs sur ce qui s’est passé depuis le 3 janvier, jour où le régime, ou l’administration américaine, comme vous préféreriez peut-être l’appeler, a kidnappé le président vénézuélien Nicolás Maduro… Nous savons tous que vous vous avez discuté de l’impérialisme  avec beaucoup de gens au cours des  dernières décennies. Alors, pour commencer : comment décririez-vous ou expliqueriez-vous l’enlèvement du président vénézuélien par l’administration américaine ?

 

 

 

 

 

V. P. – Je dirais que c’est un acte illégal. On n’& pas l e droit de juste juste entrer dans un pays etd’ y capturer un chef d’État. Il y a un tas de lois qui ont été violées : la charte de l’ONU a été violée… l’immunité par principe d’un chef d’État a été violée… la charte de l’Organisation des États américains a été violée… Et on pourrait continuer… on parle ici d’un mépris flagrant du droit international. Pour ne rien dire de l’acte d’accusation émis contre Nicholas Maduro Moros et Cilia Flores, qui est d’un ridicule ansolu. Vous savez, je… J’ai lu les quelque 20 pages de l’acte d’accusation émis après leur arrivée à New York. Les USA ont en fait… une des parties clés de leur accusation contre le président Maduo dit qu’il est « le chef du Cartel de los Soles». Mais ils ont dû finir par admettre ce que tout le monde écrit maintenant, que j’ai écrit il y a plus d’un an, à savoir qu’il n’existe rien qui s’appelle Cartel de los soles. C’est un terme qui a été inventé par des journalistes vénézuéliens dans les années 1990, et, donc, le gouvernement US a été forcé d’en retirer la mention de son acte d’accusation. Alors, qu’est-ce qui reste ? Qu’il possède des armes ? Les USA n’ont pas juridiction là-dessus, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux. Et il n’y a, bien entendu, aucune preuve de narco terrorisme nulle part. C’est une accusation totalement débile. Mais c’est sur la base de cette inculpation débile qu’une énorme opération militaire a été montée, que plus de 100 personnes ont été tuées : des Vénézuéliens et des Cubains. Vous savez ce que c’est ? C’est de la folie. Et qu’est-ce que tout ça signifie du point de vue de la région dans son ensemble ? Bien sûr, Cuba est très importante elle se trouve dans les mêmes eaux que l’Amérique. Mais nous avons tous entendu parler, récemment de cette soi-disant nouvelle doctrine Monroe, qui est une version intensifiée de l’ancienne, c’est-à-dire de l’étranglement historique de la région par les États-Unis. Donc, du point de vue de quelqu’un qui est en Amérique latine ou en Amérique centrale… demandez-vous à quoi peut, à leurs yeux, ressembler cet enlèvement.

Ce qui, dès l’abord, est si extrêmement choquant, c’est que les États-Unis disposent d’un armement de ce genre… Je pense que les gens ont sous-estimé le type d’armement dont disposent les États-Unis. Vous savez, la dernière fois que nous avons vu un bombardement complet contre un pays, c’était il y a environ 21, 22, 23 ans, et c’est lorsque les États-Unis sont entrés en Irak, de plein fouet, en 2003. Oui, bien sûr. les avions de l’OTAN ont aussi bombardé la Libye. Et il y a eu encore des bombardements  en Syrie, des bombardements en Somalie, dans le nord du Nigeria. au Yémen, et vous pouvez continuer. Mais c’était… et, bien sûr, les plus violents de tous : en Afghanistan et en Iran, je le sais, mais ce n’étaient pas des attaques à grande échelle contre des systèmes de défense aérienne. Or, vous savez, ici, les États-Unis ont  décapité les systèmes de défense aérienne. Cela veut dire qu’ils, les USA, disposent d’armes soniques assez sophistiquées. Comme l’a dit Trump : « Nous avons la capacité de faire sombrer un pays. » Et ils l’ont fait. C’est impressionnant. Et c’est effrayant. Les autres pays ont peur. Même Gabriel Boric, du Chili, qui avait injustement critiqué le gouvernement vénézuélien… M. Boric a dit : « Si le Venezuela aujourd’hui, demain n’importe qui. »  D’une certaine manière, ça a vraiment secoué les gens. Parce qu’ils voient arriver sur eux cette doctrine Monroe, avec son corollaire à la Trump, armée de ce type de matériel militaire. Je pense qu’il est important de le dire : d’abord, au Venezuela même, cela a vraiment secoué le pays. Parce que… en dépit du fait que la présidente par intérim Delcy Rodríguez ait déclaré « nous allons poursuivre la révolution » etc, ils ne tiennentt pas à ce que les USA transforment Caracas en Gaza.

 

 

Les Vénézuéliens savent que les USA ont la capacité de faire exactement ça, et ils ne sont pas prêts à risquer… je ne sais pas… des dizaines de milliers de vies vénézuéliennes, pour juste camper sur leurs positions. Ils vont devoir trouver un autre moyen de résister aux États-Unis.

En ce moment, leur problème est de trouver un moyen de faire baisser la température, ce qui explique pourquoi ils négocient avec le gouvernement US.  Je veux dire qu ils veulent bien tout ce qu’on veut sauf se rendre. À mon avis, c’est important. Parce que, savez… les USA ont-ils la capacité militaire de détruire le Venezuela ? Oui. Ont-t-il la capacité politique de gouverner le Venezuela ? Non. Et je suis sûr… nous allons en parler… Donald Trump lui-même a admis que l’opposition choisie par le gouvernement US n’est tout simplement pas capable de s’imposer au Venezuela. Je veux dire qu’Edmundo Gonzalez ou Maria Corina Machado sont extrêmement… extrêmement impopulaires, et cette évidence a été admise par des responsables US à plusieurs niveaux, y compris par la CIA, par Donald Trump, etc. Il y a eu des discussions, des spéculations, des allégations, des rumeurs au sujet de la direction Rodríguez-Cabello au Venezuela après l’enlèvement du président Maduro…

 

I.G.L. – Si vous pouviez clarifier ce qui reste de la structure maduriste en termes de structure partisane, de direction, de popularité, de ce qui reste au Venezuela, je pense que ce serait une bonne base pour que les gens comprennent ce qui se passe..

 

V. P. – Eh bien, pour cela, je pense qu’il faut, avant de parler de cette direction… en revenir à la base du chavisme. Vous savez, quand Ugo Chavez est arrivé à la présidence en 1999…

 

 

 

 

… qu’il a remporté l’élection, qu’il est devenu président, il a déclenché un bouleversement social majeur. Je veux dire qu il a remporté la présidence en 1998 en commençant par construire une base électorale. Dans ce but, il s’est employé à rassembler différentes factions de gauche. Puis, il a lancé cette immense idée du bolivarisme, l’idée qu’il fallait faire revenir le Venezuela à la vision de Simón Bolívar. C’érait une politique incroyable, incroyable à voir mettre en oeuvre, mais il est arrivé à tricoter  une base, et, dans ses cinq premières années de gouvernement – donc, approximativement de 1999 à 2004 –  ce que M. Chavez a fait en outre, cela a été de prendre une partie des revenus pétroliers, évidemment pas la totalité, mais une partie des revenus pétroliers, et de s’en servir pour créer des logements sociaux, pour créer des programmes éducatifs, qu’il a pris des populations qui vivaient dans des bidonvilles, par exemple, et qu’il leur a dit : « Non, non, non. Nous allons nous débarrasser de ces bidonvilles et, juste ici, au milieu des maisons de la classe moyenne, vous allez construire un immeuble à appartements, et vous allez y vivre. Dont vous ne serez pas expulsés. Vous allez y vivre, vos enfants iront à l’école, vous aurez de la nourriture, une vie décente et vous vous gouvernerez vous-mêmes. Vous allez devenir une commune au sein de ce quartier de classe moyenne. Et c’est ainsi qu’il a construit cette base de chavisme.

À sa mort, cette base chaviste est restée, avec la formation politique reçue d’Ugo Chavez, qui était le parti socialiste

 

[Pas tout à fait exact : le parti en question s’appelle Grand Pôle Patriotique Simon Bolivar ou GPPSB et le parti socialiste officiel du Venezuela s’appelle Parti socialiste unifié du Venezuela ou PSUV, même s’ils sont socialistes tous les deux. NdT]

 

C’est [le GPPSB]  le parti que Nicolas Maduro a ensuite dirigé lors des élections de 2014, élections qu’il a remportées avec une très faible avance face à Henrique Capriles. Il a gagné avec environ 51% des voix contre 49… C’était extrêmement serré. D’accord. La seule chose que je peux vous dire à propos du Venezuela, c’est que s’ils avaient voulu voulaient truquer les élections – ce que les USA et l’opposition les accusent sans cesse de vouloir faire… – Il n’y a aucun moyen de truquer une élection en gagnant à 51% contre 49. Si vous voulez truquer une élection, vous tirez vos leçons de Paul Kagame au Rwand, où vous gagnez 99% des voix ou vous faites comme Abdel Fattah al-Sissi en Égypte, et vous gagnez avec 98 % des voix ou n’importe quoi de ce genre. C’est comme ça qu’on truque une élection. Mais jamais personne ne truque une élection à 54% contre 48%. C’est ridicule. Si vous voulez monter, vous montez, vous mettez le paquet. Au Venezuela, il nn’y a pas eu d’élection truquée. En fait, je pense que c’est une assez bonne estimation de ce que la base chaviste représente : un peu plus de 50 % de la population qui vote, et que la base de l’opposition constitue un peu moins de 45 % de la population ui vote, car ce sont les chiffres dont nous parlons.

Il est très difficile de dire quelle est la base exacte, mais il y a une base chaviste solide et Nicholas Maduro. il faut le redire, pendant la pandémie, pendant les pires sanctions, ce qu’il a fait c’est tenter de protéger les politiques sociales du chavisme.

 

 

Diosdonado Cabello

 

 

Le leader le plus crédible de la base chaviste,, celui qui en est réellement issu, est Diosdado Cabello : il est la référence la plus importante, comme ils disent en espagnol, de la base chaviste (GPP) et il dirige aussi le parti bolivatien. C’est très important,  et le gouvernement US le sai, au point que, dans l’acte d’accusation contre Nicholas Maduro Moros et Celia Flores, six personnes sont nommées.. L’une de ces personnes est Diosdado Cabello. Il est nommé dans l’acte d’accusation parce que le gouvernement US sait qu’il est vraiment important pour le chavisme. Vous savez, vous éliminez ce type et ça leur posera un problème. Oui, Il est important… C’est vrai qu’il y a plusieurs niveaux de leadership, mais il est énormément respecté et aimé. Et il joue un rôle dans le fait que… C’est un gars de la base, il sait comment les gens pensent et travaillent. C’est un orateur dynamique, et ainsi de suite. Et c’est aussi un très bon équipier : quand Nicolas Maduro Moros a été enlevé, il n’y a eu aucune intrigue de palais pour la succession : Delcy Rodríguez était la vice-présidente, elle est devenue la présidente par intérim. Il n’y a eu aucune lutte pour le pouvoir. Mais ce qu’elle a fait, et qui est en réalité bien plus impressionnant, c’est que lors de sa première apparition publique télévisée, elle s’est assise avec, juste à côté d’elle, Diosdado Cabello. C’était un geste symbolique très important pour la base chaviste. Il signifiait « Tout va bien chez nous. Nous n’allons pas lâcher la base ».

 

 

4 janvier 2026 : première apparition publique du gouvernement vénézuélien après le crime

 

 

Mais imaginez ce que cela a pu représenter pour la CIA, parce que c’était précisément le type qu’ils voulaient. Vous savez, ils voulaient, bien sûr, Nicholas Maduro, mais ils voulaient aussi Diosdonado. Or, ils ne l’ont pas, il est toujours là. Si Delcy Rodríguez l’avait écarté, je me serais dit : « La situation n’est  pas brillante. On ne sait pas ce qui va se passer ».

Il est vrai qu’elle… que dès que la nouvelle Assemblée nationale a commencé à siéger, elle a été forcée de passer par une phase qui est une sorte de réforme de la loi sur les hydrocarbures.  Ce qui veut dire que, là où il y aura des accords pétroliers, les paiements devront passer par le Qatar, etc. Mais il faut bien comprendre que les Vénézuéliens sont dans une situation économique désespérée. Je pense qu’ils doivent avoir compris, eux aussi, que quand on parle de multipolarité… dans les faits… – j’ai déjà abordé ce sujet avec vous –dans les faits, quoi qu’on en dise, parler de multipolarité est un peu exagéré.

Ce dont il est question en réalité, c’est d’une nouvelle ambiance dans le Sud mondial. Mais il serait vain de pense qu’il y ait déjà, dans les faits, une multipolarité réelle.  Il n’y a eu… euh… aucune Russie n’est arrivée pour sauver la situation. Aucune Chine n’arrive pour sauver la situation. Les Vénézuéliens sont seuls et conscients des limites de leur situation. Ils sont forcés de conclure un accord avec les USA et ce, en dépit du fait que leur président soit en ce moment même assis dans une prison US, que leur premier combattant soit dans une prison US. Vous savez, il faudrait être quelqu’un qui n’est pas responsable du peuple vénézuélien pour oser dire que ce sera une trahison. C’est une chose très facile à dtre pour quelqu’un qui ne vit pas au Venezuela, qui n’est pas responsable du bien-être du peuple vénézuélien, qui peut se payer le luxe d’adopter une position ultra-gauchiste. Mais elle, voyez-vous, elle doit empêcherr la ville de Caracas de devenir une deuxième Gaza. Elle doit protéger le peuple vénézuélien. Elle doit protéger la révolution bolivarienne. Elle ne peut pas se permettre d’agir avec  témérité. Et je pense qu’en particulier maintenant, étant donné ce que disent et font les États-Unis et qu’ils ont montré qu’ils pouvaient faire,  là où ils peuvent, eux, se montrer téméraires. En faire autant à leur égard dans une telle position de faiblesse militaire serait, pour Delcy Rodríguez, bel et bien suicidaire et irresponsable.

 

I.G.L. – Je suppose que c’est un point très important. Je pense que ce malentendu sur le Sud mondial… étant donné l’énorme asymétrie de pouvoir entre, d’un côté, l’empire US, et de l’autre ces petits pays du Sud mondial, même si c’est parfois atténué par la montée de la Chine et que les gens commencent à parler du déclin de l’empire américain… de déclin du dollar…  dans certains cas, de l’échec dans des guerres tarifaires… Mais les gens ne comprennent pas à quel point les autres pays du monde peuvent être vulnérables. Comme vous l’avez dit, la Russie ou la Chine ne sont pas nécessairement prêtes à affronter les États-Unis et leur escalade dans ces régions. Compte tenu de cette réalité et avec autant de discussions sur le déclin de l’empire US, certains chercheurs affirment même que l’impérialisme en tant que catégorie est devenu moins conséquent. Comment définissez-vous ces discussions sous contrainte ? Les médias traditionnels les ont présentées comme des discussions parallèles. D’autres, ceux que vous avez catégorisés comme des ultra-gauchistes, y ont vu une forme de faiblesse. On a vu cela dans le cas de la retenue de l’Iran, par exemple. À les entendre, c’est comme si les Iraniens abandonnaient les principes de la révolution mais là, c’est totalement manquer de compréhension de ce que doit affronter un vrai pouvoir.

Bref, ici, comment décririez-vous ces discussions sur les réformes forcées au sein des industries hydrocarbures ? Les pourparlers diplomatiques qui ont lieu entre Rodríguez et l’administration américaine ? Si vous pouviez mettre ça en perspective, ce serait utile.

 

V. P. Voyez-vous, ce qu’il faut comprendre, c’est que l’unique levier dont Delcy Rodríguez dispose dans l’immédiat est l’absence, pour les USA, d’un partenaire politique au Venezuela. Donc, premièrement, ils ont compris que l’opposition est un pur produit US. Vous savez, en fait, ce n’est que grâce à un fonds américain provenant de la National Endowment for Democracy (NED) et d’autres agences qu’a été créé le groupe Sumat, dont Maria Corina Machado est devenue une figure importante. Leopoldo López, vous savez, tous ces gens ont été essentiellement fabriqués aux États-Unis. Avec de l’argent provenant des États-Unis. De grosses sommes d’argent.

 

 

À gauche : Enrique de la Torre, ancien chef de station de la CIA au Venezuela. À droite : James Story, ancien ambassadeur des États-Unis au Venezuela. DR The Grayzone

 

 

Et vous avez eu l’ambassadeur James Story, vous savez, l’ambassadeur US qui poussait aux révoltes de rues…. C’est… c’est assez répugnant quand on veut bien jeter un coup d’oeil à l’histoire de James Story… à ce qu’il a fait lors qu’il était ambassadeur, assis là-bas en Colombie, à dicter les conditions à ces Vénézuéliens qui se disaient enclins à la reddition. Je parle de cette opposition de droite qui a abandonné son intégrité aux États-Unis… Et c’est ainsi que les États-Unis ont accepté l’idée que si quelqu’un comme Maria Corina Machado venait vers  Trump et lui remettait le prix Nobel qui lui avait été attribué, comme… comme les Gaulois vaincus par César qui venaient déposer leur bouclier à ses pieds.

 

 

 52 av. J.-C. — Vercingetorix se rendant à César

 

 

Alors, comme on sait, elle est venue supplier Trump de la laisser réintégrer le bercail. Mais Trump l’a en quelque sorte congéfiée… C’est qu’il veut maintenant faire la guerre au Groenland, parce que, dit-il, « la Norvège ne m’a pas donné le prix Nobel »…  Ça ou n’importe quoi.

Mais le fait est que les USA ne disposent pas d’une opposition crédible : Juan Guaidó… pas crédible. Leopoldo Lopez n’est vraiment pas crédible, c’était un gangster. Maria Corina Machado … pas crédible. Edmundo Gonzalez… encore moins crédible. Et puis, même Henrique Capriles, qui est arrivé à l’Assemblée nationale, est perçu comme l’opposition dite loyale, ce qui est fou car Henrique Capriles est resté au Venezuela et s’est battu pour construire l’opposition de droite aux bolivariens, mais il ne souhaite pas accéder au pouvoir par des avions américains. Des gens comme lui, et j’en ai interviewé beaucoup, disent « nous n’avons aucune chance de gagner la majorité dans le pays, parce que nous ne sommes pas attirés par le message d’austérité transmis par les compagnies pétrolières US ». Ils ne sont pas attirés par leur programme. Le fait est qu’il n’est pas attrayant pour les Vénézuéliens. Le gouvernement US a donc compris cela. Et Trump a dit d’eux : « Ils ne servent à rien. »  Bon. D’accord. Après ça, il a dit : « C’est Marco Rubio qui sera le chef. »  Vous savez, il a même tweeté qu’il était « le président du Venezuela ». D’accord. Les États-Unis ont déjà connu ce genre de danse auparavant. Ça s’est appelé « La conquête de l’Irak ». Quand ils ont envahi l’Irak, ils ont dit « On a un Irakien ». C’était le Maria Corina Machado d’Irak. Il s’appelait Ahmed Chalabi. Euh… Il s’est avéré qu’Ahmed Chalabi était inutile, c’était un banquier corrompu. qui avait arnaqué des banques en Jordanie, etc… peu importe. Ils ont dû s’en débarrasser assez vite. Puis ils ont dit « Si c’est comme ça, nous allons avoir un vice-roi ». Oui, parfaitement, ils ont utilisé ce terme vice-roi, le vice-roi américain en Irak. C’était Paul Bremer qui allait diriger l’Irak sur la Terre et… Paul Bremer a été un vrai désastre, une corruption totale.

Bref, les USA n’ont pas… au Venezuela… dans leur boîte à outils, les outils qu’il faudrait pour diriger politiquement le pays. Certes, ils ont des outils militaires, mais ils n’ont rien en matière d’outils politiques. Donc les USA comprennent cela et je pense que Delcy Rodríguez comprend aussi que son seul levier est que les États-Unis n’ont pas d’alternative à opposer au gouvernement existant. Elle va donc devoir négocier avec eux. Vous savez, ils ont besoin d’elle et elle va devoir gérer ça parce que si elle ne leur parle pas, ils vont attaquer à nouveau. Ils vont continuer jusqu’à ce qu’ils trouvent quelqu’un, dans la diretion de ce… de ce gouvernement, qui veuille s’occuper d’eux. Et je pense que c’est une théorie des jeux assez réaliste. Si elle joue ça… Ils vont revenir, puis ils pourront l’assassiner, ils pourront l’emmener comme Maduro, peu importe. S’ils n’ont pas besoin d’elle ou si elle ne leur sert à rien, ils la repousseront d’une manière ou d’une autre.  Militairement d’abord, ils en ont la capacité. Et puis quelqu’un d’autre peut arriver ensuite, voyez-vous. Ou alors, ils reviennent et ils éliminent Diosdonado. Ce serait calamiteux pour la base chaviste qui devrait se trouver une autre référence. Bien sûr, il y en a d’autres. Je ne dis pas que ce soit un problème d’un seul homme, mais celui-là joue assurément un rôle. Et, donc, c’est une très réelle inquiétude, Je comprends qu’ils négocient, mais je comprends aussi qu’ils se sentent largués. Vous savez, leurs alliés du Sud mondial les ont bel et bien lâchés. Et je comprends à quel point c’est pour eux un vrai sujet de préoccupation.  Car, regardez comment les USA ont fait ça : quelques heures avant son enlèvement, Nicholas Maduro  rencontre l’envoyé principal du président chinois Xi Jinping. Et pas seulement M…  – qui est l’envoyé principal de Xi Jinping ? – il rencontre aussi le directeur des affaires latino-américaines au ministère des Affaires étrangères à Pékin, le directeur adjoint. Ils sont tous au palais de Miraflores. Ils le rencontrent puis ils retournent dormir dans leur lit et, pendant qu’ils dorment dans leur lit, les États-Unis font ce qu’ils ont fait. Pour l’amour du ciel, ne me dites pas que le gouvernement américain ne savait pas qu’ils étaient là, parce que moi je savais qu’ils étaient là. Je l’avais vu sur Twitter. Les photos de la réception et tout. Donc, les États-Unis savaient parfaitement ce qui se passait (ils surveillent tout en temps réel). Ils savaient que le plus haut responsable de Xi Jinping et les plus hauts placés du ministère des Affaires étrangères chinois étaient à Caracas et ils n’ont pas du tout dit « attendons une nuit, laissons-les partir ». À mon avis, ils l’ont même délibérément fait à ce moment-là pour, en même temps, insulter les Chinois. Et les Chinois n’ont pas déclaré ouvertement « vous avez fait cela alors que nos hauts responsables étaient là ». Pourquoi n’ont-ils pas fait de cette provocation une question diplomatique ? Pourquoi n’ont-ils pas dit : « vous avez mis en danger la vie de notre personnel diplomatique supérieur » ?  Ils n’ont fait aucune déclaration publique à ce sujet. Cela montre bien leur réticence à se laisser entraîner dans cette affaire. Quant aux autres… Qu’ont dit les Russes ? Vous savez, à propos de toutes les violations…  Où sont passés les chasseurs russes ?  Les alliés russes ? RIEN. [Tiens, comme en Syrie. NdT] Pouvez-vous vous imaginer ce que cela fait de se retrouver coincé entre la responsabilité d’un si grand nombre de Vénézuéliens pesant sur vos épaules et ce VIDE,  si soudain et si absolu  ?

Dans cette situation où les Vénézuéliens se sentent coincés et étant donné que nous avons vu que les normes internationales, les lois, tout est parti à vau-l’eau, et que l’empire américain dans son déclin est devenu fou… Quels sont les freins et contrepoids ? Je pense aussi à… mis à part le Venezuela et d’autres nations, je pense aussi au noyau de l’empire américain, car Trump est apparemment arrivé au pouvoir en surfant sur cette façade d’Amérique d’abord, qui faisait penser à certains qu’il y avait un noyau opposé aux interventions. Et peut-être qu’une partie de tout ça est vraie… Je ne sais pas comment on lit des gens comme Steve Bannon et Tucker Carlson, mais il y a une base qui est fatiguée par les interventions américaines à travers le monde.  Où cela va-t-il s’arrêter ?

 

I G L – Quel est votre sentiment sur ce que représente l’avenir des États-Unis ? Les interventions américaines à travers le monde… Mais… Je suis surpris que vous ayez effectivement mentionné Tucker. Je suis surpris que vous mentionniez cela, car quelques jours après ce raid illégal au Venezuela et l’enlèvement de Nicholas Maduro, Donald Trump a accueilli des dirigeants de compagnies pétrolières à la Maison-Blanche, où il y avait des cadres de Chevron, d’Exxon Mobil et d’autres. Et qui était dans la pièce avec lui ? Tucker Carlson. Tucker Carlson était l’invité spécial et il était là, à battre des mains quand Trump est entré rayonnant.

 

 

Tucker Carlson et l’ambassadeur US Huckabee en Israël  – 17 Février 2026

 

 

V. P. – Ne vous méprenez pas sur des gens comme Tucker Carlson et autres. Ils ne sont pas contre les aventures américaines à l’étranger. Il ne faut pas les interpréter de travers. Puis-je introduire une motion de suivi ici ? Il me semble que ça pourrait vous être utile. Certaines personnes font une distinction entre Tucker Carlson lui-même – qui n’est en aucune façon de notre bord – et le Tucker Carlson qui surfe sur une vague de mécontentement, euh… composée d’une base que certains disent sincèrement opposée aux interventions américaines. Qui ne sont donc pas nécessairement des gens de gauche en ce qui concerne le capitalisme et tout ce qui s’ensui…, qui sont donc à l’intérieur de la droite, au sein même du conservatisme. Il y a des gens qui disent qu’il existe là une véritable base opposée aux interventions américaines. Tucker Carlson n’en fait pas partie, je ne le pense pas.

 

I.G.L. – Vous ne le pensez pas ?

 

V. P. – Non.. Je ne le pense pas, parce que, voyez-vous… Marjorie Taylor Greene, la députée de Géorgie, la voilà qui s’amène et qui dit à Trump « Qu’est-ce que vous faites ? Vous dites pas d’interventions à l’étranger…. – Non, je ne fais pas campagne pour mon siège. Mais, attendez une minute ! » – et elle dit : « Qu’est-ce que vous faites ? » Et Trump arrive et dit simplement : « Tu n’es rien du tout. » … Et elle se décide alors à dire : « D’accord, je fais campagne pour mon siège ». Pourquoi ? Parce qu’elle a une position politiquement faible dans la communauté MAGA. Parce que c’est Trump qui est tout. Mais écoutez bien ceci : cette section du MAGA qui dit « Pas de guerres étrangères », ce qu’elle veut dire, c’est : « Je ne veux pas que mes enfants reviennent morts d’Irak ou d’Afghanistan. Mais si vous allez juste kidnapper le président du Venezuela et nous donner le pétrole de ce pays, nous sommes avec vous. Vous voulez qu’on aille au Groenland ? Vous voulez nous faire venir au Groenland, ? On est avec vous.  Vous voulez aller bombarder l’Iran par les airs ?  On est pour. On ne veux juste pas que nos enfants meurent à la guerre. Et on ne veux pas que notre précieux Trésor soit gaspillé. Mais si vous utilisez notre armée pour nous obtenir du pétrole, vous avez le feu vert ! »

C’est le niveau des anti-guerres étrangères. Ce n’est pas vraiment un engagement contre les aventures étrangères. C’est juste qu’ils ne veulent pas que leurs enfants y meurent. Pourquoi ? Parce qu’une partie de la base MAGA a des enfants dans l’armée. Les élites, elles, s’en tamponnent : elles n’ont pas d’enfants dans l’armée. Mais une partie de cette base en a. Et elle ne veut pas qu’ils meurent. Elle a vu leurs aînés mourir en Afghanistan. Elle ne veut pas que les cadets aillent mourir au Venezuela. Donc, Trump n’envoie pas de troupes au Venezuela. Ce ne sera pas le problème. Il comprend les limites. Il allait utiliser une mère de toutes les bombes sur l’Afghanista ? Oui, cest lui qui l’a lâchée cette bombe. Les gens ont la mémoire courte. Et, non, Trump n’est pas M. Paix. Oui, il flingue à tout va… Mais depuis les airs, depuis là où les USA ne représentent aucune menace pour leurs soldats. Il y aura très peu de sacs mortuaires contenant des soldats américains qui reviendront. Il dispose d’une force écrasante : 150 avions militaires survolant le ciel du Venezuela. Toutes sortes d’équipements bizarres qui font saigner les gens. Je ne sais même pas à quoi ressemblera la réalité. Oui. Des têtes qui explosent. On ne sait pas ce qui s’est passé dans ce complexe. On ne le sait pas encore vraiment. Mais ce qu’on sait, ce qu’on sait avec certitude, c’est que Trump n’autorisera pas un nombre énorme de sacs mortuaires US. C’est la limite de sa base.

L’autre limite de sa base est le gaspillage d’argent. Ça n’arrivera pas non plus. Il va continuer à dire : « Vous avez vu ?  On n’a pas gaspillé d’argent. » Même si on fait un calcul simple, d’où il ressort que le contribuable US paie pour le raid, les bombes et tout ça, et que c’est Exxon Mobil qui va remporter le prix de l’opération et qu’il ne s’agit pas vraiment des mêmes personnes. Mais c’est un bluff qui marche depuis très longtemps.

 

 

Marjorie Taylor Greene et Donald Trump aux prises.

 

 

Cela dit,  il y a une limite à l’appétit de la base pour que Trump aille s’emparer du Groenland, du Canada, etc.  Peu importe. S’il continue à soi-disant gagner, ils le laisseront faire. Donc, Tucker Carlson n’est crédible en aucune manière. Je veux dire, quand on fait cette distinction, ça ne tient pas parce que si cette distinction était vraie, pourquoi se permettrait-il d’assister à un événement public où il applaudit une intervention étrangère ? Il ne le ferait pas. Il sait, en revanche, que la base soutient l’attaque contre le Venezuela parce que cela montre que l’Amérique est forte. Rappelez-vous, ils sont l’Amérique avant tout. Ce ne sont pas des isolationnistes américains. C’est ce que Marjorie Taylor Greene n’a pas compris. Elle pensait que cela signifiait que Trump allait utiliser l’argent public pour prendre soin de ses électeurs de Géorgie. Non, ce ne sont pas des isolationnistes, c’est une approche isolationniste américaine. C’est l’Amérique d’abord, ce qui signifie qu’ils veulent reconstruire l’hégémonie US, quoi qu’il en coûte. Faut-il une bombe atomique quelque part en Asie ? Allez-y, nous nous en fichons, nous sommes américains. Voilà, c’est ça le genre de base de Trump à laquelle nous avons affaire. Et c’est sans limites. Ou plutôt, la limite, c’est le sac mortuaire. La limite, c’est si le MAGA de base pense que son argent est gaspillé en aventures à l’étranger. Oui… Je suppose qu’à gauche, on ne fait pas souvent cette distinction parce qu’on se dit qu’il faut être principalement et idéologiquement aligné du côté de certains principes pour être véritablement anti-impérialiste. Je veux dire que vous ne pouvez pas faire l’impasse sur une grande partie de la classe ouvrière du Sud mondial. Vous ne pouvez pas ignorer la libértocratie au cœur de l’Empire et parler de non-intervention, car en fin de compte, vous êtes les gens dont le langage sur les travailleurs immigrés, sur  les gens qui font le travail manuel, est si grotesque… qu’on ne peut pas se contenter d’avoir une position anti-intervention, une véritable position anti-intervention non seulement en Amérique latine, mais aussi dans le monde entier.

 

 

 

 

 

 

 

Mais, bien entendu, il m’arrive d’interviewer des penseurs conservateurs sur la politique étrangère. Des gens comme, euh… le colonel Wilkerson par exemple, qui défend ce genre de points de vue à partir d’une base conservatrice. Je ne suis pas d’accord avec lui sur des sujets comme les dépenses publiques, sur les questions d’efficacité entre le secteur privé et le secteur public, sur ce qu’il faut faire avec les loyers, etc. Mais pendant que je les interviewe, j’ai l’impression qu’il y a peut-être un courant conservateur au sein du groupe de réflexion. Je ne sais pas exactement quelle est l’ampleur de ce courant, mais au sein du groupe de réflexion, il y a une section issue du conservatisme traditionnel, dont la compréhension du capitalisme est très frauduleuse… dont la compréhension de l’impérialisme comme partie intégrante du capitalisme et tout le reste est très frauduleuse… mais quoi qu’il en soit, ils semblent épuisés et fondamentalement opposés à des choses comme l’intervention militaire ou même la présence de l’Empire.

Mais, vous savez quoi ? L’important, pour lui, c’est que, personnellement, il va bien, Et, en effet, c’est très bien qu’il aille bien. Mais ce qu’il dit est une forme gentille de critique. C’est une critique faite avec gentillesse. En d’autres termes, ils se sentaient très bien aussi, tous entre eux, quand la CIA se livrait à des actions secrètes, renversait des gouvernements et que…  je veux dire, le colonel Wilkerson, par exemple, était le numéro deux, juste derrière Colin Powell, quand Powell s’est pointé au Conseil de sécurité des Nations Unies et a menti sur les armes de destruction massive de l’ Irak. Plus tard, le colonel Wilkerson a dit : « La CIA leur a menti. ». On parle de Colin Powell et de Larry Wilkerson, là. Je veux dire, comment peut-on se faire avoir par la CIA, alors que tout le reste d’entre nous, dehors, clamait que c’était ridicule, que ça ne tenait pas debout. Je veux dire, vous torturez des gens et vous obtenez des « preuves ». Nous savons comment ça se passe. C’est seulement après coup qu’ils… Ce que je veux dire, c’est que je ne fais pas du tout confiance à leur jugement. Oui, je sais que M. Wilkerson et moi avons partagé des plateformes sur Zoom et avons joué dans un film ensemble, etc., mais je ne fais pas confiance à leur jugement. Ce que je veux dire, c’est… « où étiez-vous quand vous faisiez partie de l’armée et que vous étiez absolument, je suppose, d’accord avec les conflits antiterroristes US dans les années 1990, alors que les USA bombardaient le Yémen, bombardaient le Soudan. Oui. Ils y ont bombardé une usine pharmaceutique, l’usine al-Shifa, à Khartoum, au Soudan… la seule usine qui produisait des médicaments vitaux importants en Afrique de l’Est. Où étaient-ils alors ? Pourquoi n’ont-ils pas démissionné alors ? Ou pourquoi ne se sont-ils pas parlé alors ? Pourquoi n’en ont-ils pas parlé là-bas ? Le jugement porté par les gentils critiques conservateurs envers Trump n’a aucun sens pour moi parce que, quand ça comptait, ils sont restés muets.

 

 

Intervention historique de Colin Powell au Conseil de sécurité de l’ONU

 

 

Maintenant, à cause de la vulgarité de Trump, ils font la fine bouche.En fait, Ils sont plus rebutés par sa vulgarité que par le fait que les USA puissent renverser un personnage international qui leur déplaî. Ils semblent même être plutôt à l’aise avec ça. Franchement, je… je n’ai pas encore vu cette partie des gentils conservateurs faire machine arrière là-dessus, remettre en cause leur propre passé, les choses qu’ils ont avalisées et on ne les voit pas en rendre compte. Ce que je voudrais leur dire, c’est « Comment est-il possible que vous soyez en colère maintenant, contre Trump, mais que vous ayez accepté, alors, que Clinton ait fait ceci… ou qu’un autre ait fait cela ? … Comment acceptez-vous la façon dont les USA ont traité la révolution iranienne, puis la République islamique ? Comment pouvez-vous être d’accord avec le fait que les USA aient fourni des armes chimiques à Saddam Hussein en sachant qu’elles seraient utilisées au front contre de jeunes soldats iraniens et qu’elles les tueraient du gaz moutarde ? Comment avez-vous pu accepter ça ? » J’ai bien peur, voyez-vous, d’avoir très peu de patience de reste pour leur gentille critique, parce que leur critique ne concerne que le ton, la façon de faire les choses, mais que ce n’est pas une critique sur ce que vous venez vous-même d’appeler la structure. Et d’ailleurs, même le ton… je veux dire, quel ton ? Toute la jeunesse n’a-t-elle pas été gazée à la moutarde en Iran ?  Ils reprochent aux Iraniens d’être paranoïaques. Est-ce que, si l’Iran n’avait pas eu à affronter l’attaque de l’Irak en 1980 et à endurer huit ans de guerre, le gouvernement serait aussi paranoïaque ? N’aurai-il pas pu être beaucoup plus ouvert au monde ? Aurait-il développé une mentalité d’assiégé ? Maintenant, on dit : « Oh, vous savez,  ils sont si étroits d’esprit ». Devinez qui les a rendus étroits d’esprit ? Ils ne le sont pas du tout naturellement. En fait, ils sont même assez rationnels, puisqu’ils savent ce que vous êtes capables de leur faire. De la sorte, ils sont toujours prêts, parce qu’ils ont toujours – et à juste raison – peur des horreurs que vous êtes capables de leur infliger. Quand ils voient 20 personnes manifester dans la rue à Téhéran et qu’ils disent sans hésiter « ceci vient de l’extérieur », savez-vous ourquoi ? Parce que c’est exactement ce que vous leur faites. Ilva de soi qu’en leur infligeant tout ça, vous créez la structure sociale de la paranoïa. Ce n’est pas quelque chose qui vient de la révolution iranienne ou de la République islamique. Cela leur est imposé par vous ! Et, donc, les gentilles critiques conservatrices…

Désolé ! Je me suis laissé aller à un petit coup de gueule… Mais bon sang, les gars, réveillez-vous à vos propres réalités. Quand vous critiquez Donald Trump, aujourd’hui, sur le Venezuela, il faut bien comprendre qu’il n’y a aucune base aux États-Unis qui  va vous suivre. Votre seule base est la base libérale. Assez curieusement, oui, c’est la base libérale.  Où est-ce que des gens comme Lawrence Wilkerson peuvent s’exprimer à votre avis ? Dans quels types d’émissions apparaissent-ils ? Sur quelles plateformes ? Dans des programmes libéraux et/ou de gauche. On ne les invite jamais dans dans les émissions de droite, sur Fox News et autres, où personne ne les prend au sérieux.

 

I.G.L –  Je voudrais encore vous poser une très brève question sur… Vu ta réponse, pour moi, c’est une discussion large sur la stratégie de gauche à travers plusieurs courants de pensée politique et de base politique. J’aimerais connaître vos réflexions sur une partie de la classe ouvrière, disons occidentale, qui est vraiment désabusée par l’Amérique corporative ou le capitalisme occidental corporatif… qui est contre la propriété foncière, contre les loyers, contre les compagnies d’assurance et en particulier sur la santé… mais aussi sur l’assurance automobile… les grandes banques, la pharmacie, etc. Je veux parler des personnes qui ne sont pas forcément critiques du capitalisme, mais qui le sont du profit en tant que tel. Alors, quelle serait la stratégie de l’homme de gauche que vous êtes, à l’égard de  la classe ouvrière qui ne formule pas une critique complète du capitalisme, mais qui a clairement été désillusionnée par le corporatisme et de larges pans d’inégalités de pouvoir et de richesse ?

 

V.P. – Eh bien, la première chose à dire, c’est que cela ne se limite pas réellement à l’Occident ou au Nord mondial. C’est un problème de démocratie monétaire qu’il vous faut considérer. D’accord ? Donc, vous savez, en Inde par exemple, il peut y avoir une grève générale chaque année : 200… 250 millions de travailleurs font grève. Des millions d’agriculteurs se sont rassemblés autour de Delhi à l’occasion d’une grande grève des agriculteurs, et ainsi de suite.

 

 

Plus de 100 millions de manifestants : grève massive en Inde contre le massacre annoncé du Code du travail  – L’Humanité

 

 

Au Brésil, il y a de très grandes manifestations. Oh, et revoilà les travailleurs sans terre, les syndicats, les manifestations énormes, etc. Mais hélas, il leur est impossible de reconvertir tout çà en pouvoir électoral. Ils ont une certaine force politique sur le terrain, mais ils ne peuvent pas la transformer en pouvoir électoral. Quel est le problème ? Regardez. Que se passe-t-il en Europe ? En France, il y a d’énormes manifestations contre la réforme de l’âge de la retraite. Il y a des manifestations sur les pensions, d’énormes manifestations. Paris est en convulsion. Les agriculteurs qui amènent leurs tracteurs en ville ne peuvent pas vraiment transformer leur action en gains électoraux. Que se passe-t-il ? J’ai l’impression que le problème ici est moins que la classe ouvrière n’ait pas conscience… Il n’est pas nécessaire d’une critique du capitalisme pour pouvoir accéder au pouvoir lors d’une élection portant sur une liste de réformes. Vous n’avez pas besoin d’une critique du capitalisme, nous n’avons même pas le… Il n’y a même pas de parti réformiste qui veuille réformer la structure. Il n’y a même pas de Bernie Sanders qui provoque…qui fasse déferler sur le pays, de grands rassemblements, etc., avec une véritable liste de réformes. Je veux dire, Sanders n’est pas un radical. Il n’est pas anticapitaliste. Il n’est même pas anti-impérialiste. Mais il a une vraie affaire à discuter : la santé, les choses que vous avez mentionnées, l’assurance, ceci, cela et tout le reste. Oui, il arrive à mobiliser, mais il n’est pas autorisé à participer à l’élection présidentielle. Et cela se reproduit encore et encore. Il y a un problème avec la démocratie et nous devons l’accepter. Vous voyez que ce n’est pas seulement une question d’idéologie… ce n’est pas que la classe ouvrière n’ait pas l’idéologie entre guillemets correcte. Non, je veux dire que s’ils avaient foi dans le processus politique, les gens pourraient réellement y participer. Mais le processus politique dépend de l’argent. En Inde, 80% ou plus de cet immense iceberg d’argent électoral, dont nous ne connaissons que ce qui émerge au-dessus des eaux, dont nous ne savons pas ce qu’il y a dessous, à quoi ressemble le reste de l’iceberg de l’argent… et pas même de l’argent illégal, mais de l’argent légal, plus de 80% m’a-t-on dit va au BJP  [Le parti de Narendra Modi, NdT]   Le problème est donc qu’il s’agit d’élections financières. Le système a une façon bien à lui d’empêcher les candidats authentiques qui ont un… peu importe comment on l’appelle, je parle d’un programme populaire, pas d’un programme radical… un programme des gens ordinaires sur les questions dont vous avez parlé, sur les réformes fondamentales qu n’ont tout simplement pas leur place dans la structur. elles sont tout simplement mises de côté. Ça arrive tout le temps, partout. Encore une fois, ce n’est pas seulement une question de Nord mondial, de Sud mondial, c’est un problème électoral général. Nous avons un problème avec les systèmes électoraux. Ils n’autorisent tout simplement pas certains types de programmes : et nous ne parlons pas de radicalisme. C’est… en fait, ce qui est étonnant, c’est que vous n’avez pas besoin d’être un radical pour être exclu du système. Encore une fois, les exemples sont : aux USA, Bernie Sanders, au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, puis en France, Jean-Luc Melanchon. Les Français, par un tournant extraordinaire des événements, représentent le bloc le plus important à l’Assemblée nationale française. Ils ont le droit de revendiquer le siège de Premier ministre pour leur groupe. Mais Emmanuel Macron, leur président, ne les laisse tout simplement pas devenir Premier ministre. Il nommera Premier ministre une personne avec un seul siège plutôt que le plus grand bloc du pays, et, d’une manière ou d’une autre, c’est légal en France. C’est donc un problème sérieux. Imaginez le public qui vote pour le bloc de gauche au Parlement français, il va se dire à quoi bon élire la gauche, puisqu’elle n’a aucun moyen de changer les choses ? Votons simplement pour Marine Le Pen, laissons-la y arriver et elle bouleversera peut-être les choses. Je veux dire, si vous voulez une réforme, si vous voulez que l’âge de votre retraite soit protégé, vous espérez qu’elle le fera, parce que eux, les autres, ils ne peuvent pas le faire, ils ne peuvent pas se battre contre Macron. Les gens ont besoin de quelqu’un qui puisse le combattre. Donc, vous voyez, ce n’est pas une question idéologique… D’accord, peut-être qu’il y a une partie d’idéologie, mais l’obstacle vient des systèmes que nous avons : les élections ne sont tout simplement pas démocratiques. Le problème, c’est qu’il y a, d’une patrt, les élections, de l’autre, la démocratie.  Mais … C’est comme aux États-Unis… Vous n’avez pas un système électoral démocratique… mais en Grande-Bretagne non plus, ni en France. Je veux dire, en Grande-Bretagne… comment le Labour de Starmer a-t-il obtenu une majorité aussi écrasante à la Chambre des communes ? Vous savez, ils sont loin d’avoir obtenu une part écrasante des voix. C’est lié au système. Oui, c’est bizarre. En Inde, vous pouvez gagner une élection avec 15% des voix. Si vous avez l’argent qu’il faut et si vous voulez remporter la majorité dans un district, que faites-vous ? Vous payez 50 candidats pour qu’ils se présentent. Vous savez que je me présente pour le parti du Congrès, que je m’appelle Vijay Prashad, que j’ai de fortes chances d’être élu. Pas de problème : le BJP trouvera un autre homme nommé Vijay Prashad et le placera en tête de liste. Mais il en mettra aussi un autre, sous le même nom, pour embrouiller l’électorat. Vous, pour quel Vijay Prashad allez-vous voter ?  Ils sont quatre. Eh oui. Et leur candidat gagnera avec 20% ou 18% d’avance. Quel genre de démoc…  Non, ce n’est pas de la démocratie : C’est une élection. Je ne vis pas sur une autre planète. C’est définitivement une élection. Oui, c’est clairement  un vote, mais ce n’est certainement pas de la démocratie. Donc, je ne sais pas si c’est entièrement une question idéologique. Je pense que c’est… oui, que c’est surtout un problème de démocratie.

Je suppose que vous et moi partageons le même point de vue sur les élections et sur leur manque de légitimité populaire réelle. Je veux dire, c’est juste de l’argent et du pouvoir.

En fin de compte, il y a la question de savoir vers qui vous allez vous tourner, si vous voulez gagner des élections, et la vraie réponse est : vers ceux qui ont le plus de ressources, vers ceux qui possèdent les médias, vers ceux qui vous fournissent des hélicoptères, des bus, de l’argent gratuit, etc., et pour finir, que vous alliez voir vos électeurs ou pas, vous gagnerez les élections. Si vous avez les médias, les hélicoptères, les transports, etc. Alors je…

 

I.G.L. – En fait, je ne pensais pas aux élections. Je réfléchissais à la compréhension que les gens ont du système économique lui-même. Et… étant donné mon intérêt pour l’économie, j’ai parlé aux gens de lla perception qu’ils en avaient, de leur compréhension et de leur expérience du système économique. Et quand je parle de la spécificité et de la spécificité de nos systèmes économiques, que ce soit sur la façon dont la nourriture est distribuée dans notre système économique ou la façon dont le loyer est monopolisé, etc.,  ou comment le secteur public a été rendu contractuel et privatisé… Récemment, je suis allé dans une centrale électrique. Le secteur énergétique de l’Inde  et moi avons fait une petite enquête, et nous avons trouvé qu’ils avaient 27 travailleurs permanents sur un effectif total de 135 personnes. Ainsi, la quantité de contractuels qu’il y a dans le monde fait partie de notre compréhension plus large de…  fait partie du capitalisme néolibéral. Et pourtant, en tant que gens de gauche, nous constatons qu’il y a un changement : il y a un immense mécontentement à propos de la contractualisation  des emplois et de la privatisation des entreprises, mais les gens n’utilisent plus le mot capitalisme comme ils le faisaient avant les années 1970 ou – j’ai fait quelques recherches sur les années 1920, 1930 – et la façon dont c’est le langage du capitalisme qui est utilisé dans ces sources, la façon dont il est utilisé avec l’impérialisme, et comment le capitalisme illégitime était considéré comme un système. Les gens n’utilisent pas forcément le mot capitalisme en général, et c’est ce que je me demandais, vu votre déclaration sur l’impérialisme… À moins d’avoir une compréhension complète de l’impérialisme, votre « gentille critique » ne vaut pas mon temps, mais appliqueriez-vous la même logique à la critique gentille du capitalisme ? C’était ma question …

 

V. P. – Tout cela concerne la manière dont vous parvenez à comprendre un système. Pour commencer, vous comprenez le système, en vous basant sur votre expérience propre. Par exemple, c’est la raison pour laquelle j’ai dit que, dans l’impérialisme, une population dit qu’elle ne veut pas voir son enfant revenir mort d’une guerre étrangère. Dans ce cas, ma compréhension de l’impérialisme, ou ce que je conteste dans l’impérialisme, c’est qu’on envoie mon enfant à l’étranger pour qu’il s’y fasse tuer. Si d’autres personnes doivent y mourir, ça ne me fait ni chaud ni froid.. Mais ça… en fait… cette idée que je ne veux pas que mon enfant parte à l’étranger pour se faire tuer, c’est le début d’une conversation sur le système impérialiste. Cette personne a un intérêt direct à comprendre que son enfant part à l’étranger au risque de s’y faire tuer, non pas pour défendre son pays, mais pour défendre ce système.

C’est le début de… Vous avez donc en fait une expérience personnelle, celle de quelqu’un qui a dit : Je ne veux pas que mon enfant aille mourir… Qui a donc, en fait, un intérêt matériel dans la conversation. Il ne parle pas, vous ne parlez pas théoriquement.  Il existe un véritable enjeu matériel et, du coup, vous pouvez avoir une conversation intéressante sur ce que cela signifie.

Tout ça veut dire qu’il faut qu’il y ait une force politique pour entrer dans la vie des gens, afin que cette conversation puisse avoir lieu.

Malheureusement, je dois bien en revenir aux élections, parce que les élections sont le moment où les gens sont sensibles à ce qui est abordé dans ce genre de conversations. Et si vous ne pouvez pas faire ça, les gens ne peuvent pas en un sens prendre la mesure, la réalité matérielle de ce qu’ils comprennent de l’impérialisme, pour en tirer une théorie plus large. Et c’est exactement pareil pour le capitalisme.

Quelqu’un dit : regarde, je ne peux pas payer mes factures d’hôpital… je suis en train de faire faillite… ou les primes d’assurance ont encore augmenté… ou pourquoi l’âge de la retraite devrait-il changer ? etc. Vous avez beau être victime des tentacules du système capitaliste, vous ne voyez pas nécessairement l’ensemble de la pieuvre, du système. Personne, d’ailleurs, ne voit tout le système. Même les analystes les plus sophistiqués essaient sans cesse de rassembler les parties du système pour en voir le tout et en comprendre le mécanisme. C’est le propre de l’analyse. On obtient tout un tas de points discrets et on essaie de les relier entre eux. Donc, les gens voient 3, 4, 5, 6 dans leur propre expérience. La classe ouvrière voit beaucoup de ces points dans sa propre expérience. La question est de savoir comment les assembler pour avoir une image exacte du tout. Connaître vraiment l’ennemi.

La façon la plus simple de le reconstituer est de dire que mon patron est un type infect. Oui. Vous personnalisez le problème. Mon patron est infect. Je me suis trompé de compagnie d’assurance. J’aurais dû prendre l’autre compagnie d’aviation. Vous aviez raison. Vous m’aviez prévenu. Je suis un idiot. Oui… Vous individualisez le problème. Vous en faites une question de mauvais choix de consommateur.  Ce sont là des moyens de rélier en sourdine les points de votre expérience du système. Mais encore une fois, la question est de savoir si vous avez besoin d’une formation politique pour avancer dans votre vie. De quelqu’un qui vous dise, attendez une minute, ce n’est en fait pas votre faute, ce qui vous arrive, car si vous aviez choisi telle ou telle ou telle ou telle autre société, vois auriez découivert qu’elles peuvent toutes avoir des différences marginales., c’est vrai, mais qu’en fait, elles sont toues assez mauvaies parce qu’elles sont toutes dans un système qui l’est.  Oui. Si vous allez sur Chat GPT et si vous dites « Chat GPT, voici cinq plans d’assurance. Lequel est le meilleur des 5 ? » Il y a de fortes chances pour que Chat GPT revienne vers vous et vous dise : « Je les ai énumérées en commençant par la pire ». Mais, bon, il y a celle-ci qui est un peu moins pire que les autres,  mais elle ne faisait pas partie de la liste. Sont-elles vraiment toutes pareilles ? Oui. Font-elles toutes partie du système capitaliste ?  Evidemment. La question que vous aviez posée était  : laquelle est la meilleure. Pourquoi ? Parce que vous devez survivre. Parce qu’il faut souscrire une assurance. Il vous faut donc savoir laquelle est la meilleure ou la moins mauvaise. Cela devient un choix de consommateur.  Vous comprenez ? Mais ce n’est pas ce qui se passe : quand on a une mauvaise expérience avec le système capitaliste, on se dit que la compagnie aérienne qu’on a choisie était mauvaise et que si on en avait choisi une autre, ce ne serait pas arrivé. Ce sont toutes des façons de relier les points en sourdine. Pour accéder à a réalité, il faut que quelqu’un vous aide à politiser votre analyse.

En outre, même des décisions en apparence politisées peuvent être trompeuses. Par exemple, il peut y avoir des manifestations de masse contre United Airlines ou contre un autre sujet particulier, mais cette manifestation de masse, qu’elle soit ou non spontanée, n’est pas nécessairement politique. Et pourtant,  elle peut vous politiser, dans la mesure où vous avez confiance en votre capacité à raisonner poltiuement. Mais encore faut-il que quelqu’un fasse le lien avec l’ensemble du système. Ce qui signifie  qu’il vous faut des références politiques. Et si vous…  encore une fois, nous en revenons aux élections. Aux USA, où le système électoral est si étouffant qu’il n’y a même pas de références politiquess… si Bernie Sanders… s ils n’ont même pas le droit de développer une idéologie social-démocrate et puis… Où la gauche…, où l’extrême gauche est complètement marginalisée parce qu’elle n’a l’air d’avoir aucun rapport avec ce qu’ils appellent polyitique et qu’elle ne parle p)as au niveau des gens … Ce que j’essaie de vous dire, c’est que le capitalisme peut presque avoir l’air d’une fatalité, que c’est une sorte de pays de la mort. Mais si on ne veut pas s’y résigner il faut qu’il y ait quelqu’un qui soit au niveau des points des gens, pour les aider à les relier pas en sourdineIl faut des communicateurs. Jeremy Corbyn et Bernie sont d’excellents communicateurs au niveau des points. Mais s’ils sont eux-mêmes exclu – et ils le sont – vous imaginez le problèm ?. Donc je vous dis que la question des élections n’est pas un sujet à part. Il s’agit en fait du chemin stratégique par où passer pour élever le niveau de compréhension .On ne peut pas se contenter d’un institut de recherche ou d’un think tank… On ne peut pas se contenter d’écrire une thèse de doctorat pour la classe ouvrière et dire : Chic ! Jotis Man a écrit une thèse de doctorat, maintenant on a compri. . Comment vont-ils même savoir que ta thèse de doctorat existe ? Où sont les moyens de communication entre cette thèse et leur compréhension de leurs points ? Comment vont-ils savoir comment les relier entre eux ?  C’est pourquoi quelqu’un doit jouer les médiateurs, et ce quelqu’un là, c’est une force politique, Alors, on en revient à toute la question de savoir ce que la politique comprend, parce que cette médiation n’est tout simplement pas disponible dans la plupart des sociétés.  En Inde, il y a de grands partis de gauche… Ils sont, certes, une force médiatrice. Il y a des syndicats… qui sont eux aussi une force de médiatirice. Mais il y a surtout 1,5 milliard de personnes qui doivent comprendre et ces organisations sont très petites en comparaison.. Elles n’ont pas la capacité d’aller dans chaque foyer, de faire du porte-à-porte et d’avoir des conversations avec des centaines de millions de gens, alors que c’est ce qu’il faudrait faire.

Nous en resterons là dans l’intérêt de votre temps, mais je voulais discuter de ce qui se passe au Venezuela et en même temps je trouvais qu’une compréhension plus large de l’impérialisme et du capitalisme nous est nécessaire, étant donné que les médias traditionnels traitent toujours ces développements comme des événements spécifiques en ignorant systématiquement les cadres plus larges de l’impérialisme et du capitalisme.

 

I.G.L – Vijay, c’était merveilleux comme toujours. Merci beaucoupde nous avoir accordé de votre temps. Merci.

 

V.P.  –  De rien.

 

 

Ugo et Fidel en 2010   –  La guerre n’est jamais finie.

 

 

 

 

 Bonjour, je m’appelle Aish Man. Jotis Man et moi avons lancé cette plateforme.Ces deux dernières années, nous avons essayé de créer du contenu pour la gauche et les forces progressistes. Nous avons interviewé des économistes, des historiens, des commentateurs politiques et des militants.

Si vous avez aimé notre contenu et si vous souhaitez que nous construisions une archive pour la gauche, j’ai deux demandes à vous faire. Merci d’envisager de faire un don pour la cause. Le lien se trouve dans la description ci-dessous. Si vous n’y arrivez pas, ne soyez pas triste. Vous pouvez toujours aimer nos vidéos et les partager avec vos camarades. Enfin, n’oubliez pas d’appuyer sur le bouton d’abonnement.

Source :   https://www.youtube.com/watch?v=KhnM_gMiaKw

 

 

 

 

Les classes laborieuses en Inde ou en Angleterre, même combat même sort :

 

Dans la vidéo qui suit, George Galloway (MOATS) expose comment et pourquoi, d’après lui, tant de soi-disant élus britanniques sont au service d’Israël au lieu de servir les citoyens de leur pays, qu’ils sont censés représenter

Il lui arrive souvent de s’excuser auprès des gens qu’’il interviewe d’être, au contraire d’eux, un quasi autodidacte, vu qu’il a quitté l’école à 16 ans, alors qu’ils sont souvent d’illustres professeurs ou des militaires de haut rang.

Il nous semble, à nous, que ce qu’il considère comme une infériorité est précisément ce qui l’a sauvé du bourrage de crâne et de l’émasculation que n’aurait pas manqué de lui infliger l’école, assassinée partout en Europe au début des années 1960 et remplacée par un maléfique zombie fabriqué sur le modèle US.

Et c’est ainsi qu’il dévoile en toute candeur le pot aux roses autour duquel tourne poliment le Dr Prashad : la neutralisation des masses laborieuses a été menée à bien, et même avec maestria, par le capitalisme impérialiste (« Kapitotal » pour notre Anatole Atlas national), et n’a pu l’être que par la trahison opiniâtre de ceux qui avaient pour premier devoir de les éclairer et de combattre pour elles.

« Servir le peuple »… on sait ce que cela a signifié pour l’innommable Zelensky : deux millions d’hommes envoyés à la mort, leurs enfants enfournés dans des orphelinats, véritables viviers à petites victimes vendues pour leurs organes ou pour amuser quelques vieux matapédos epsteiniens.

Et, donc, George Galloway résume en deux mots ce que Vijay Prashad explique avec ménagements : « le cash et les compromissions ».

Nous nous permettons de rappeler que nous avons nous-mêmes fait remarquer, en mai de l’année dernière,  que tout ceci trouve son origine dans la Constitution US, qui pourrait se résumer à « Tout le pouvoir au pognon privé, au détriment de la propriété publique ! » et « Liberté totale à n’importe quel individu de s’enrichir sans limites et par n’importe quels moyens », avec pour inévitable corollaire la mise en esclavage, la torture et la mort de tout ce qui respire d’humain ou d’animal.

Ceux que notre longuissime post d’aujourd’hui n’aura pas réussi à rebuter peuvent y aller voir si le cœur leur en dit  :  La racine de tous les maux ou la mère-patrie de tous les vices ?

 

 

George Galloway Exposes Cash, Kompromat & The « COD* Theology » Behind Pro-I$rae1 Politicians

 

 

 

 

C’est malheureusement en anglais, mais l’accent écossais est authentique.

______________    

*La Théologie de la morue (ou du cabillaud) est une forme d’évangélisme missionnaire qui s’est établi chez les pêcheurs au chômage de Terre-Neuve après la suppression autoritaire de la pêche par Kapitotal.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 21 février 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

La mise à mort la plus vulgaire et la plus honteuse du monde

 

 

 

 

 

 

 

Navire mexicain chargé de médicaments en route vers Cuba. Passera ? Passera pas ?

 

 

 

 

La mise à mort la plus vulgaire et la plus honteuse du monde

 

(et pourtant, dieusait qu’il y en a eu)

 

 

 

 

Reçu de l’infatigable Do :

 

 

LETTRE OUVERTE AU MONDE : DEPUIS CUBA, UNE FEMME ORDINAIRE DÉNONCE LE CRIME QUE L’ON NE VEUT PAS VOIR

 

 

À l’humanité entière, aux mères du monde, aux médecins sans frontières, aux journalistes dignes, aux gouvernements qui croient encore en la justice :

Je m’appelle comme des millions d’autres. Je n’ai ni nom célèbre ni fonction importante. Je suis une Cubaine ordinaire. Une fille, une sœur, une patriote. Et j’écris ces mots l’âme déchirée et les mains tremblantes, car ce que vit aujourd’hui mon peuple n’est pas une crise. C’est un assassinat lent, calculé, froidement exécuté depuis Washington

Et le monde regarde ailleurs.

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DÉNONCIATION POUR MES GRANDS-PARENTS  :

Je dénonce qu’à Cuba des personnes âgées meurent prématurément parce que le blocus empêche l’arrivée de médicaments pour le cœur, la tension, le diabète. Ce n’est pas un manque de ressources. C’est une interdiction délibérée. Des entreprises qui veulent vendre à Cuba sont sanctionnées, poursuivies, menacées. Leurs gouvernements se taisent. Et pendant ce temps, un grand-père cubain serre sa poitrine et attend. La mort ne prévient pas. Le blocus, si.

 


DÉNONCIATION POUR MES ENFANTS :

Je dénonce qu’à Cuba des incubateurs ont dû être éteints faute de carburant. Que des nouveau-nés luttent pour vivre pendant que le gouvernement des États-Unis décide quels pays peuvent nous vendre du pétrole et lesquels ne le peuvent pas. Que des mères cubaines ont vu la vie de leurs enfants menacée parce qu’un ordre signé dans un bureau à Washington vaut plus que les pleurs d’un bébé à 90 miles de leurs côtes.

Où est la communauté internationale ? Où sont les organisations qui défendent tant l’enfance ? Ou bien les enfants cubains ne méritent-ils pas de vivre ?

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DÉNONCIATION POUR LA FAIM INTENTIONNELLE :

Je dénonce que le blocus est une faim programmée. Ce n’est pas que la nourriture manque par hasard. C’est qu’on nous empêche de l’acheter. Les navires transportant des aliments sont poursuivis. Les transactions bancaires sont bloquées. Les entreprises qui nous vendent des céréales, du poulet, du lait sont sanctionnées.

La faim à Cuba n’est pas un accident. C’est une politique d’État du gouvernement des États-Unis, affinée pendant 60 ans, mise à jour par chaque administration, durcie par Donald Trump et appliquée avec acharnement par Marco Rubio.

Ils appellent cela « pression économique ». Moi, j’appelle cela du terrorisme par la faim.

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 DÉNONCIATION POUR MES MÉDECINS :

Je dénonce que nos médecins, les mêmes qui ont sauvé des vies pendant la pandémie alors que le monde entier s’effondrait, n’ont aujourd’hui ni seringues, ni anesthésie, ni appareils de radiographie. Non pas parce que nous ne savons pas les produire. Non pas parce que nous manquons de talent. Mais parce que le blocus nous empêche d’accéder aux fournitures, aux pièces de rechange, à la technologie.

Nos scientifiques ont créé cinq vaccins contre la COVID-19. Cinq. Sans aide de personne. Contre vents et marées. Contre le blocus et les mensonges. Et malgré cela, l’empire nous punit pour y être parvenus.

⸻ 

 

 

AU MONDE JE DIS :

Cuba ne vous demande pas l’aumône.
Cuba ne vous demande pas de soldats.
Cuba ne vous demande pas de nous aimer.

Cuba vous demande justice. Rien de plus. Rien de moins.

Je vous demande d’arrêter de normaliser la souffrance de mon peuple.
Je vous demande d’appeler le blocus par son nom : CRIME CONTRE L’HUMANITÉ.
Je vous demande de ne pas vous laisser tromper par le discours du « dialogue » et de la « démocratie » pendant qu’on nous serre la gorge.

Nous ne voulons pas de charité. Nous voulons qu’on nous LAISSE VIVRE.

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Aux gouvernements complices qui se taisent :
L’histoire vous demandera des comptes.

Aux médias qui mentent :
La vérité trouve toujours des fissures.

Aux bourreaux qui signent des sanctions :
Le peuple cubain n’oublie pas et ne pardonne pas.

À ceux qui ont encore de l’humanité dans la poitrine :
Regardez Cuba. Regardez ce qu’on lui fait. Et demandez-vous : de quel côté de l’histoire veux-je être ?


 

 

 

Depuis cette petite île, avec un peuple immense,
Une Cubaine ordinaire qui refuse de se rendre.

SI CE TEXTE VOUS A TOUCHÉ INTÉRIEUREMENT, PARTAGEZ-LE.

Peu importe si vous avez 10 amis ou 10 000 abonnés.
Peu importe si votre mur est public ou privé.
Peu importe si vous ne partagez jamais rien.

Mais ceci est différent.

Ce n’est pas une photo de coucher de soleil.
Ce n’est pas une nouvelle people.
Ce n’est pas une opinion de plus.

C’est un CRI. Et les cris ne se gardent pas. Ils s’écoutent. Ils se répercutent. Ils deviennent foule.

Aujourd’hui je ne vous demande pas un « j’aime ».
Je vous demande d’utiliser vos pouces pour quelque chose de plus grand que faire défiler un écran.

PARTAGEZ.

Pour que le monde sache qu’à Cuba il n’y a pas une crise.
Il y a un CRIME.

Pour que les mères d’autres pays sachent qu’ici des bébés luttent dans des incubateurs éteints par le blocus.

Pour que les grands-parents d’autres terres sachent qu’ici des personnes âgées meurent en attendant des médicaments que Washington ne laisse pas entrer.

Pour que les gouvernements complices ressentent de la honte.
Pour que les médias menteurs n’aient pas d’échappatoire.
Pour que les bourreaux sachent que NOUS NE NOUS TAISONS PAS.

Une seule personne partageant ceci ne change pas le monde.
Des milliers, des millions, SI.

Ne gardez pas ce texte pour vous.
Ne soyez pas complices du silence.

FAITES ALLER CETTE DÉNONCIATION PLUS LOIN QUE LE BLOCUS.

PARTAGEZ. MAINTENANT.

Vous pouvez retrouver cet article et le commenter ici :

https://mai68.org/spip3/spip.php?article6062

Bien à vous,

do
https://mai68.org/spip3

 

 

 

 

L’embargo total sur Cuba – el bloqueo

mis en place le 3 février 1962

par l’administration Kennedy,

dure et tue depuis extaement 64 ans.

 

 

Alors que les médecins cubains, dans ces conditiond extrêmes, vont – gratuitement – soigner les patients pauvres des autres pays d’Amérique Latine…

 

Alors qu’ils ont rendu – gratuitement – la vue au soldat bolivien qui avait exécuté Che Guevara prisonnier.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’ils ne veulent pas vivre à la manière US.

 

 

Patria o muerte !

 

 

 

 

Mis en ligne le 15 février 2026

par Les Geosses Orchades

 

 

 

SSAÏF AL ISLAM KADHAFI EST MORT

 

 

 

 

 

 

 

« Périssent les colonies plutôt qu’un principe. »

 

 

 

 

SAÏF AL ISLAM KADHAFI EST MORT

 

 

Le silence de « l’Occident » est assourdissant.

 

 

 

 

 

 

 

 

« Que s’est-il vraiment passé avec le fils de Kadhafi ? — Traoré brise le silence »

 

 

Que s’est-il réellement passé autour de la mort du fils de Kadhafi ? Pourquoi certaines vérités dérangent-elles encore, plus de dix ans après la chute de la Libye ? Dans ce discours choc, Traoré remet en question la version officielle, dénonce les silences internationaux et pose une question que beaucoup évitent : 👉 s’agit-il d’un simple épisode de guerre… ou d’un crime volontairement effacé de l’histoire ? Ce message n’est ni un slogan, ni une provocation gratuite. C’est une interpellation directe sur : la responsabilité des grandes puissances les guerres dites “humanitaires” les vérités géopolitiques que l’on préfère taire, le prix payé par les peuples africains ⚠️ Cette vidéo peut déranger. Elle est destinée à ouvrir le débat, pas à l’éteindre.

Rêves panafricains

 

 

 

 

https ://www.youtube.com/watch ?v=NpZjPijp1Ck 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 11 février 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Hélas, Babylone

 

 

 

 

 

 

 

Sumud : le 29 mars, de Barcelone, ilst remettent l’ouvrage sur le métier…

 

 

 

Hélas, Babylone

 

La crise du « pape polonais » d’octobre 1978 m’a convaincu du danger des armes nucléaires et de la nécessité du contrôle des armements.

 

Scott Ritter  –  Feb 05, 2026

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

Au moins depuis les années 1970, toute personne moyennement intelligente sait à quoi s’en tenir sur le premier pape de la CIA, sur le syndicat Solidarność et autres inventions des Five Eyes, tout au long de la partie du XXe siècle qui a pris son essor en 1941.

Ce qui suit est une intéressante évocation de la chose, vécue au niveau lambda, du côté des colonisateurs US.

Est-il utile de rappeler que Scott Ritter est un ancien officier des Marines US, qui, au service de l’ONU, a participé aux travaux bilatéraux USA-URSS qui ont abouti au fameux traité START, dont la troisième mouture venait à échéance ce jeudi 5 février, traité qui, hélas, n’a pas été prolongé au moins d’un an, malgré tous les efforts faits dans ce sens par la Fédération de Russie.

Il ne faut pas être grands clercs pour savoir ce qu’ont compris avant nous les analystes US les plus dignes de foi – tels que Scott Ritte lui-même, Larry Johnson, Ray McGovern, Daniel Davis, Lawrence Wilkerson, Douglas McGregor côté militaires, et les Prs Jeffrey Sachs et John Mearsheimer côté universitaires – à savoir que les USA, sous la houlette de Donald Trump et de toute la classe Epstein au grand complet, veulent saisir cette occasion de se libérer de tout engagement moral vis-à-vis de l’espèce humaine (et des autres) et s’aligner sur la position d’Israël, seul « pays » à n’avoir jamais voulu se soumettre à ce genre d’obligation universelle farfelue.

Scott Ritter rappelle ici la double expérience qui a fait de lui un défenseur acharné de la paix et de la limitation obligatoire des machines à tuer nucléaires, dont les prototypes testés il y a 80 ans à Hiroshima et à Nagasaki sont, depuis longtemps, infiniment dépassés.

 

 

 

 L’archevêque Karol Wojtyła

 

 

Dans l’après-midi du 16 octobre 1978, 111 cardinaux électeurs venus du monde entier, réunis depuis le 15 octobre 1978 dans la basilique Saint-Pierre, ont élu, après huit tours de scrutin, l’archevêque Karol Wojtyła, âgé de 58 ans, comme pape. Jean-Paul II, ainsi que Karol Wojtyła fut désormais connu, était polonais, et la Pologne faisait alors partie du Pacte de Varsovie, dominé par l’Union soviétique, où la religion était depuis des décennies subordonnée au dogme du Parti communiste.

Dans toute la Pologne, des foules se sont alors déversées dans les rues, dans une manifestation massive de joie spontanée. À Cracovie, la cloche Sigismond qui pendait dans l’ancien château royal de Wawel a été sonnée, événement réservé aux circonstances extraordinaires. Les gens se sont mis à défiler dans les rues, arborant des drapeaux nationaux et chantant des hymnes religieux dont l’exécution était interdite en public. Une étincelle s’est allumée dans le cœur du peuple polonais, donnant naissance, deux ans plus tard, au mouvement Solidarność.

On dit que Joseph Staline avait jadis raillé l’Église catholique par une remarque devenue célèbre : « Le pape, combien de divisions ? »

La réponse à cette question, le peuple polonais était en train de la donner : des millions de gens avaientt envahi les rues dans un immense mouvement non autorisé de mobilisation sociale qui allait profondément ébranler le Parti communiste polonais au pouvoir. Alors que le peuple dansait dans les rues, la télévision et la radio polonaises, pourtant contrôlées par l’État, restaient silencieuses tandis que les membres du Parti communiste au pouvoir se concertaient sur les mesures à prendre.

40.000 soldats soviétiques étaient stationnés en Pologne, constituant le poing de fer destiné à soutenir les 300.000 hommes des forces de l’URSS stationnées en Allemagne. La Pologne était considérée par les autorités soviétiques comme un élément essentiel du Pacte de Varsovie, fondement sur lequel reposait sa capacité à affronter l’OTAN avec succès sur un champ de bataille. 

Les responsables soviétiques, sous les ordres du chef du KGB Youri Andropov, étaient attentifs au moindre signe prouvant que le nouveau pape polonais faisait partie d’un complot plus vaste, soutenu par les USA, dans le but de créer suffisamment d’instabilité en Pologne pour forcer les Soviétiques à intervenir militairement, ce qui aurait pour résultat d’affaiblir l’unité du Pacte de Varsovie et saperait ainsi la position des Soviétiques en Allemagne de l’Est et ailleurs. La CIA considérait la Pologne comme un membre particulièrement instable du Pacte de Varsovie, notant dans une analyse de 1977 qu’une « explosion » en Pologne pourrait renverser le gouvernement polonais « et même forcer les Soviétiques à venir y rétablir l’ordre », possible répétition de ce qui s’était produit en Tchécoslovaquie au printemps 1968.

La CIA considérait l’Église catholique polonaise comme un acteur essentiel dans tout scénario impliquant des troubles sociaux en Pologne, soulignant que le Parti communiste s’appuyait sur l’Église pour aider à étouffer tout sentiment anti-gouvernemental au sein de la population polonaise profondément religieuse. L’élection de Karol Wojtyła à la papauté allait mettre fin au rôle joué par l’Église catholique polonaise dans le soutien à la légitimité du Parti communiste polonais.

 

 

 

Le cardinal John Joseph Krol (à g.) avec le pape Jean-Paul II, après son élection

[consécutive à l’opportun assassinat du pape Jean-Paul Ier, NdT]

 

 

Les États-Unis avaient préparé le terrain à ce genre d’initiative en faisant pression sur les dirigeants catholiques ouest-allemands afin qu’ils soutiennent Wojtyła.  Zbigniew Brzezinski, conseiller à la Sécurité nationale du président Jimmy Carter, travaillait avec le cardinal John Joseph Krol, de Philadelphie, pour rallier tous les cardinaux US à Wojtyła. La CIA avait également demandé à Krol de soudoyer des cardinaux de pays plus pauvres (principalement en Asie et en Afrique) avec l’argent de la CIA, afin qu’ils votent pour l’archevêque polonais.

Le KGB d’Andropov avait suivi ces activités, et ses inquiétudes concernant un complot soutenu par les USA n’étaient donc pas infondées.

À partir de la fin de l’année 1977, le Parti communiste polonais avait lancé une offensive diplomatique visant à saper le soutien à la très controversée « bombe à neutrons », qui était une arme thermonucléaire conçue pour tuer par irradiation plutôt que par la force de son explosion. Alors que de telles ogives étaient depuis longtemps déployées sur des missiles antibalistiques dans les années 1950 et 1960, l’administration Carter cherchait à les adapter pour les utiliser sur des systèmes tels que le missile à courte portée Lance, où elles pourraient servir à neutraliser les divisions blindées soviétiques, en cas d’invasion de pays de l’OTAN par ceux du Pacte de Varsovie. De telles armes étaient très attrayantes pour l’Allemagne de l’Ouest à l’époque, parce que l’essentiel des combats, en cas d’invasion soviétique, se déroulerait sur son sol. Les ogives « à neutrons » tueraient les soldats soviétiques sans rendre les terres allemandes inhabitables pendant des siècles. Mais l’Allemagne de l’Ouest ne soutiendrait pas le déploiement de ces armes sur son sol sans le soutien des autres nations européennes. La diplomatie polonaise avait donc  réussi à saper le soutien à la « bombe à neutrons » et, en avril 1978, le président Carter allait annoncer officiellement que les États-Unis étaient décidés à reporter la production de cette arme, à condition que l’Union soviétique fasse de même.

L’administration Carter, influencée par Brzezinski, farouchement anti-communiste, avait un compte à régler avec le Parti communiste polonais. L’élection de Karol Wojtyła à la papauté pouvait contribuer à saper l’influence de la Pologne parmi les principaux partis sociaux-démocrates et socialistes d’Europe.

Peu après son accession à la présidence en janvier 1977, Jimmy Carter allait être confronté au déploiement de missiles soviétiques SS-20 à portée intermédiaire à proximité de l’Europe occidentale. Les Soviétiques avaient déjà atteint la parité stratégique avec les USA en termes de forces nucléaires stratégiques et avaient également égalisé leur position à courte et moyenne portée au niveau du théâtre d’opérations, grâce au déploiement du missile à combustible solide SS-12/22 « Scaleboard ». Le déploiement des missiles SS-20, chacun équipé de trois ogives nucléaires, hors de portée de tout système d’armes européen équivalent, a créé un « écart » de capacité qui a mis en péril la stratégie de dissuasion « flexible » de l’OTAN, fondée sur la dissuasion ou la riposte à l’agression soviétique par une réponse appropriée et graduée — allant de la défense conventionnelle aux armes nucléaires tactiques ou stratégiques — à tout niveau de conflit.

 

 

Lanceurs de missiles SS-20

 

 

En août 1978, le président Carter, avec le soutien indéfectible de Brzezinski, a approuvé un plan qui, espérait-il, redonnerait vie à la « réponse flexible » en déployant un contingent de 108 missiles balistiques Pershing II-XR et 464 missiles de croisière lancés depuis le sol au Royaume-Uni, en Allemagne de l’Ouest et en Italie. Cependant, la question de la capacité de la Pologne à influencer la mentalité européenne pesait lourdement. Pour pouvoir surmonter ce qui s’annonçait comme une forte opposition européenne à ce plan, il fallait neutraliser la Pologne. C’est là qu’est intervenu le choix de Karol Wojtyła comme pape.

En novembre 1977, ma famille a quitté Ankara, en Turquie, où mon père, commandant dans l’armée de l’air américaine, avait servi comme conseiller auprès de l’armée de l’air turque, pour s’installer dans la région de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne de l’Ouest. Mon père a été affecté à la 17e armée de l’air, dont le quartier général se trouvait à la base aérienne de Sembach, où il supervisait la maintenance des avions, dans le cadre de la mission de la 17e armée de l’air consistant à mener des missions aériennes défensives et offensives en Europe centrale pour soutenir l’OTAN.

En cas de crise, le personnel du quartier général de la 17e armée de l’air se réfugierait dans des bunkers souterrains où il pourrait survivre à une attaque nucléaire soviétique tout en continuant à remplir ses fonctions.

À l’automne 1978, ma famille vivait dans la maison allemande d’une famille qui la louait à des Américains depuis que le général George Patton l’avait utilisée comme quartier général temporaire pour sa troisième armée dans les derniers mois de la D euxième Guerre mondiale. La maison était située à la périphérie de la ville allemande de Marnheim. De l’autre côté de l’autoroute se trouvait un petit village appelé Weirhof, qui abritait une petite communauté militaire et avait une chapelle, un club d’officiers, des logements pour officiers célibataires et une clinique, où ma mère travaillait comme infirmière.

Weirhof était situé à plusieurs kilomètres du dépôt d’armes spéciales de l’armée US à Kriegsfeld, officiellement connu sous le nom de site OTAN numéro 107, mais toujours appelé « North Point ». La plupart des familles et des officiers vivant à Weirhof travaillaient à « North Point », où leur mission consistait à sécuriser et à entretenir le stock d’obus d’artillerie nucléaires de 155 mm et 8 pouces de l’armée US.

Dès l’automne 1978, j’avais pris pleinement conscience de la réalité de la vie en Allemagne de l’Ouest. Notre existence quotidienne nous mettait en contact avec des chars, des hélicoptères et des avions de chasse qui traversaient incessamment les champs et les routes autour de chez moi et le ciel au-dessus. Ce qui les justifiait était la présence de deux armées de la Garde soviétique (la 1re armée blindée et la 20e armée interarmes) juste au-delà de la frontière est-allemande, à environ 200 kilomètres (soit 2 heures et demie de route en voiture). Mes parents m’avaient dit que s’il y avait une guerre, nous ne serions pas évacués mais resterions sur place. On s’attendait à ce que, dans ce cas, les Soviétiques arrivent sur nous dans les deux ou trois jours suivant le début des combats

Mais j’avais aussi entendu des rumeurs selon lesquelles les Soviétiques, afin d’empêcher la distribution d’obus nucléaires aux unités de l’armée US qui  auraient à les tirer dans un effort désespéré pour arrêter l’avancée des chars et des véhicules blindés soviétiques, frapperaient « North Point » avec des armes nucléaires dès le tout début du conflit.

 

 

Dépôt d’armes de North Point (Mannheim)

 

 

Étant donné l’emplacement de la maison louée par ma famille à « North Point », nous étions littéralement au point zéro de ce qui devait être la première salve nucléaire de la Troisième Guerre mondiale.

En raison de son travail, mon père ne rentrait parfois pas à la maison le soir. Il était alors confiné dans l’un des bunkers souterrains situés sur la base aérienne de Sembach. La plupart du temps, ces absences étaient liées à des exercices militaires. Mais de temps à autre, le monde réel intervenait et mon père disparaissait sans prévenir. Lorsque cela se produisait, il appelait simplement ma mère et lui disait deux mots : « Hélas, Babylone ».

Alas, Babylon était le titre d’un livre de Pat Frank, publié en 1959, qui décrivait la vie post-apocalyptique dans une petite ville de Floride après une catastrophe nucléaire. Mes parents avaient tous les deux lu ce livre lorsque mon père fréquentait l’université de Floride, à une époque qui coïncidait avec la crise des missiles cubains d’octobre 1962. Inutile de dire qu’il les avait profondément marqués.

“Alas, Babylon” signifiait que le monde pouvait prendre fin d’un instant à l’autre, qu’il ne s’agissait pas d’un exercice, qu’il fallait rassembler la famille et prier pour que tout se passe le moins mal possible.

Le 16 octobre 1978 était un lundi. Mon père était parti travailler ce matin-là comme d’habitude, et ma sœur et moi avions pris les bus touristiques allemands loués par le ministère de la Défense et utilisés comme bus scolaires pour faire le trajet de 40 minutes jusqu’à Kaiserslautern, où se trouvait le lycée américain de Kaiserslautern.

Je jouais au football (ailier offensif) dans l’équipe du lycée et, après les cours, je restais pour m’entraîner, puis je prenais le « bus tardif » qui me ramenait chez moi à Marnheim.

Les « Red Raiders » de Kaiserslautern étaient en pleine saison de championnat, qui allait s’avérer être une saison invaincue. Nous venions de remporter une victoire décisive contre les « Panthers » de Stuttgart,  match auquel j’avais apporté une contribution décisive en attrapant une passe de 38 yards au troisième essai, ce qui nous avait permis de maintenir la dynamique gagnante du match.

Cette victoire m’vait encouragé à mettre à exécution mon projet d’inviter Betsy Ensign au bal de fin d’année, qui devait avoir lieu le samedi suivant. J’avais clairement fait part de mes intentions à tous mes camarades de classe, afin que personne ne me devance, mais je n’avais pas encore trouvé le courage de lui en faire part à elle. Mon plan était de passer, à l’heure du déjeuner, dans la salle de classe où la mère de Betsy enseignait les sciences sociales, et d’attendre que Betsy arrive. Je comptais demander à Mme Ensign si j’avais une chance, avant de lui poser la question.

Tout avait marché comme un charme : la mère de Betsy m’avait dit que Betsy n’ignorait rien de mon intention, qu’elle était plus qu’un peu en colère que je mette autant de temps à me décider, mais qu’elle était disposée à accepter si je trouvais le courage de le lui demander. Betsy est alors arrivée, je lui ai proposé de sortir avec moi, elle m’a dit oui, et, conc, le monde était parfait.

Je me suis pointé à l’entraînement de fool avec toute l’assurance de celui qui venait d’inviter la fille de ses rêves à un bal. Et j’étais encore sur un petit nuage quand j’ai pris le dernier bus pour rentrer chez moi, impatient d’annoncer la grande nouvelle à ma famille.

Mais ça ne devait pas se passer ainsi.

L’élection de Karol Wojtyła à la papauté avait déclenché l’alarme dans toute l’Europe, y compris dans l’OTAN. Les Soviétiques et leurs alliés du Pacte de Varsovie, ramassés sur eux-mêmes prêts à bondir, cherchaient quelle réponse faire à l’événement. L’OTAN, craignant que les Soviétiques ne veuillent tirer parti de leur supériorité en matière de missiles SS-20, s’était mis en état d’alerte.

Mon père se trouvait dans le bunker de Sembach.

Et, avant d’y descendre, il avait appelé ma mère, pour lui dire les deux mots qu’elle ne voulait surtout pas entendre : « Hélas, Babylone ».

Ma mère, mes sœurs et moi avons passé la soirée à regarder les albums photos de la famille, à évoquer les aventures que nous avions vécues ensemble, et à craindre  de nous endormir de peur de ne plus jamais nous réveiller. Finalement, nos yeux se sont fermés, et le matin, le soleil s’est levé, et il nous a fallu nous préparer pour aller à l’école.

Mon père était toujours dans le bunker.

Je me rappelle avoir regardé notre maison par la fenêtre du bus alors qu’il s’éloignait, me demandant si je la reverrais, ou ma mère, un jour.  Ma petite sœur Amy fréquentait l’école primaire de Sembach et je me posais la même question à son sujet. Suzanne, qui avait un an de moins que moi et qui était en première année, était avec moi dans le bus. Nous ne nous étions rien dit, mais je savais qu’elle était inquiète elle aussi.

Betsy et moi nous sommes rencontrés ce jour-là pendant le déjeuner, puisque nous étions désormais officiellement « appariés ». Elle s’est enquise de la combinaison de mon casier, parce que la tradition voulait que les petites amies des joueurs de foot décorent leurs casiers le vendredi qui précédait un match. Elle sentait bien que quelque chose n’allait pas, mais je ne pouvais pas lui expliquer le problème : la famille de Betsy vivait dans les logements de la base de Vogelweh, situés près du lycée, donc loin du dépôt d’armes de « North Point » et du drame qui frappait cet endroit. De même, le fait que mon père fût bloqué dans le bunker de guerre et qu’il en avait informé ma mère ne devait pas être divulgué. Je lui dis donc simplement que je pensais au match et lui promis d’être de meilleure compagnie au déjeuner du lendemain, où nous avions prévu de nous retrouver.

Mais tout au fond de moi, je me demandais s’il y aurait un autre déjeuner, un casier décoré, un match de football ou un bal de fin d’année.

Mon père était dans le bunker. 

 

 

L’auteur (au dernier rang, entre les numéros 50 et 60, membre de l’équipe de football invaincue en 1979 des Red Raiders de Kaiserslautern.

 

 

L’entraînement, au foot, a été aussi intense qu’on pouvait l’espérer et j’ai fait de mon mieux pour rester concentré, mais je dois dire que tout mon sang n’a fait qu’un tour quand un rayon du soleil s’est soudain reflété dans le rétroviseur d’un camion qui passait dans la rue Pariser, m’aveuglant l’espace d’un instant.

 La seule pensée qui m’est alors venue a été « Ça y est ! ».

« Ritter, remets-toi la tête à l’endroit ! », m’a crié l’entraîneur Joe Klemmer, qui était ausst mon professeur de physique.

J’ai fait ce qu’on me disait, mais ce flash, et ce qu’il aurait pu signifier, m’avaient drôlement secoué.

Je me rappelle avoir pris le dernier bus pour rentrer chez moi, et qu’en arrivantt, j’ai anxieusement scruté l’allée où la voiture familiale, une Saab 99 Turbo noire, aurait dû être garée.

Elle n’y était pas.

Mon père était toujours dans l’abri anti-atomique.

Il est rentré plus tard dans la soirée, quand nous avions fini de dîner. La réaction soviétique au couronnement du pape Jean-Paul II a été jugée purement politique, et la menace d’une urgence militaire a disparu.

Le monde était redevenu vivable.

Betsy a décoré mon casier et y a même mis un gâteau au chocolat fait de sa main, dont nous nous sommes régalés au déjeuner.

Nous avons remporté le match de foot sans aucune contestation.

Et j’ai pu emmener ma petite amie d’école au bal de fin d’année.

 

 

L’auteur (debout, 2e à partir de la droite) avec d’autres inspecteurs US, à l’extérieur de l’usine d’assemblage de missiles de Voltkinsk. Décembre 1988

 

 

Une décennie plus tard, en octobre 1988, je travaillais à l’extérieur de l’usine d’assemblage final de missiles de Votkinsk, nichée dans les contreforts des montagnes de l’Oural, à environ 1.200 km à l’est de Moscou. J’étais alors premier lieutenant dans le Corps des Marines des États-Unis et travaillais comme inspecteur affecté à l’Agence d’inspection sur site, une structure du ministère de la Défense créée en février 1988 dans le but de mettre en œuvre le traité sur les Forces Nucléaires Intermédiaires (INF).

L’usine d’assemblage final des missiles de Votkinsk est l’endroit où les Soviétiques avaient produit les missiles SS-12/22 et SS-20 qui avaient été au cœur de la « Crise du pape » d’octobre 1978.

Je faisais partie d’une équipe d’inspecteurs américains stationnés aux portes d’une usine pour que ces missiles ne soient plus jamais produits.

Pour moi, cette mission était particulièrement poignante.

Le flash qui m’avait ébloui sur un terrain d’entraînement en fin d’après-midi le 17 octobre 1978 était resté à jamais gravé dans ma mémoire.

Contribuer à débarrasser le monde de ces armes ést devenu une affaire personnelle.

Les gens me demandent parfois pourquoi je m’investis autant dans le contrôle des armements.

La réponse n’est pas difficile.

Parce qu’il y a eu un moment où ma vie d’adolescent a été bouleversée par la menace existentielle que ces armes ont fait peser sur moi, ma famille et mon mode de vie.

Parce que mon père a dû descendre dans le bunker.

Et parce qu’avant de partir, il s’est senti obligé de dire à ma mère deux mots qui l’ont remplie de peur :

« Hélas, Babylone ».

Je crois au contrôle des armes, parce qu’aucune mère ne devrait jamais entendre de tels mots.

Et parce qu’aucun gamin ne devrait avoir à se demander si le reflet d’un rayon de soleil dans le rétroviseur d’un camion qui passe n’est pas le flash qui signale le début de l’explosion nucléaire qui mettra fin à sa vie en un instant.

Le dernier Traité de contrôle des armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis a expiré.

Ma mission a échoué.

J’ai suivi un entraînement dans le Corps des Marines.

Je n’abandonnerai pas.

Mais je suis suffisamment intelligent pour savoir que l’héritage du contrôle des armements qui a assuré la sécurité mondiale pendant les 54 dernières années (depuis la signature du traité sur les missiles antibalistiques (ABM) en 1972) a été dilapidé.

Je m’efforcerai de faire en sorte que le contrôle des armements fasse partie intégrante de nos relations stratégiques avec les autres nations nucléaires du monde, en particulier la Russie.

Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain.

Et je crains fort que la prochaine génération d’enfants, à qui auraient dû être épargnées les conséquences des événements qui ont poussé un père à appeler sa femme et à prononcer les mots « Hélas, Babylone », soit destinée à vivre des expériences similaires aux miennes.

Si, bien sûr, elle parvient à y survivre.

 

(Je dois me rendre en Russie en mars, afin d’y poursuivre mes efforts pour promouvoir le contrôle des armements et l’amélioration des relations entre les USA  et la Russie. J’y vais en journaliste indépendant, je dépends entièrement des dons généreux et bienveillants de mes lecteurs et sympathisants pour financer les frais entraînés par ce voyage (transport, hébergement, repas, location de studio, interprètes, production et montage vidéo, etc.). Je vous suis reconnaissant à tous pour le soutien que vous pourrez m’apporter.)

Source : Alas, Babylon The « Polish Pope ».. | Scott Ritter | VK 

 

 

 

In memoriam

 

 

 

Le cardinal et patriarche de Venise

 

Albino Luciani

  

qui a occupé le trône de saint Pierre sous le nom de

 

Jean-Paul 1er

 

du 28 septembre au 26 août 1978

 

 

Pas achetable, donc jetable.

 

 

 

 

Un livre

 

(en anglais, il n’existe pas en français)

 

 

Pat Frank

Alas Babylon

Apocalyptic Novel of Courage, Survival, and Determination After Nuclear Holocaust

Harper Perennial Modern Classics (réédition) 2005

En anglais.

352 pages

L’auteur :

Pat Frank (1908-1964) est l’auteur du roman post-apocalyptique Alas, Babylon, ainsi que du thriller sur la guerre froide Forbidden Area. Avant de devenir écrivain, Frank a travaillé comme journaliste et propagandiste pour le gouvernement. Il a été l’un des premiers auteurs de science-fiction à aborder les conséquences de la guerre atomique, et l’un des plus influents dans ce domaine.

L’oeuvre :

Hélas, Babylone  est un roman post-apocalyptique écrit par Harry Hart Frank et publié en 1959. Il e déroule en pleine guerre froide. L’histoire se situe dans la petite ville fictive de Fort Repose, en Floride, après qu’une guerre nucléaire ait dévasté une grande partie des États-Unis.

Alors que les citoyens de Fort Repose sont confrontés à l’effondrement soudain de la civilisation, le roman se concentre sur les luttes et les efforts de survie de Randy Bragg, un ancien avocat devenu leader malgré lui, et de sa communauté. Coupé du monde extérieur et confronté à la diminution des ressources, Randy doit relever les défis de la reconstruction de la société tout en faisant face aux dangers posés par l’anarchie, les maladies et les conséquences des retombées nucléaires.

Hélas, Babylone explore les thèmes de la survie, de la résilience et de la capacité humaine à s’adapter, face à une catastrophe. À travers un récit vivant et captivant, Frank dépeint l’effondrement de l’ordre social et l’émergence de nouvelles normes et alliances, dans un monde irrévocablement transformé par la guerre nucléaire.

Au fond, Hélas, Babylone est un récit édifiant, qui résonne avec une pertinence intemporelle, offrant aux lecteurs une réflexion stimulante sur la fragilité de la civilisation et la force d’endurance de l’esprit humain en temps de crise. Le roman de Frank continue de captiver le public grâce à sa description puissante de la survie et de l’espoir au milieu des ruines d’un paysage post-apocalyptique. 

Source . https://www.amazon.fr/Alas-Babylon-Pat-Frank/dp/0060741872

 

Livres de Pat Frank publiés en français :

  • Ce monde qui n’était pas sauvé
  • Dix secondes avant l’explosion
  • Le commander souffle la torche + Chez vous pour Noël  (en collaboration avec G.J. Arnaud).

 

Notre avis, pour ce qu’il vaut

Même en cherchant bien, nous n’avons pu localiser les livres de Pat Frank traduits en français. Ils sont peut-être épuisés.

Comme l’indique sa très brève biographie, pendant la guerre froide, l’auteur s’est rendu célèbre en exploitant la veine du danger atomique, version « et si la chose arrivait aux USA ? ».

Dans les quelques résumés que nous avons réussi à dénicher, ce sont évidemment toujours les USA qui y sont attaqués par les Soviétiques, jamais l’inverse. En dépit du fait que, dans l’Histoire réelle, les Soviétiques n’ont jamais attaqué personne, surtout au nucléaire, alors que les USA l’ont bel et bien fait, ont même été les seuls à le faire, et à le faire sans aucune nécessité ni même utilité militaire, puisqu’il s’est avéré que les deux bombes larguées sur le Japon n’ont jamais eu pour but de le vaincre, le Japon ayant déjà demandé l’armistice, c’est-à-dire capitulé. Plus personne aujourd’hui ne devrait ignorer que cette grande première dans l’histoire des humains a eu deux buts : 1°) inspirer un maximum de terreur aux Soviétiques qui venaient de laisser 28 millions des leurs sur le carreau ; 2°) tester in vivo, sur des cobayes à la peau jaune, le traitement que l’on se proposait d’infliger le plus tôt possible à ce qui restait de l’URSS, pour en finir une fois pour toutes avec cet allié communiste honni.

[Est-il nécessaire de rappeler que, pendant qu’il se faisait photographier à Yalta entre son allié Staline et son allié Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill pressait l’armée britannique de bombarder sans tarder l’URSS aux gaz toxiques, aussi interdits que le nucléaire, ceux-là mêmes qui seraient, quelques décennies plus tard fournis à Saddam Hussein par le même camp pour bombarder l’Iran ?]

Il nous semble indiscutable que les livres de Pat Frank ont eu pour seul but de consciencieusement bourrer les crânes du monde, à commencer par ceux des citoyens US, au service d’un ’impérialisme sans complexes.

À notre avis, le but a été plus qu’atteint, mais, comme disaient les curés que nous avons croisés dans notre jeunesse : « les voies du Seigneur sont impénétrables » et il arrive qu’une flèche tirée pour tuer à coup sûr « dépasse son but et retombe de l’autre côté » (ce qui, si nous ne nous trompons pas, doit quand même être du Shakespeare).  

Bref, ni Pat Frank ni ses sponsors n’ont assurément dû s’imaginer que le « chef d’œuvre post-apocalyptique » de la guerre froide ferait naître, dans l’esprit d’un jeune Américain dont le père militaire était en poste dans un pays vaincu, une passion pour la paix et une horreur des armes dernières qui le pousseraient un jour à s’atteler avec des Soviétiques à l’élaboration d’un traité de limitation des armes nucléaires, et feraient de lui, bien des décennies plus tard, un champion de l’entente entre les peuples, surtout ces deux-là.

Comme quoi, l’effet d’un livre dépend toujours du cerveau dans lequel il tombe.

 

Et pendant que nous y sommes :

Cédons à notre indécrottable pédantisme et rappelons à ceux qui l’ignorent que le véritable chef d’œuvre post-apocalyptique américain est et reste Galapagos, de Kurt Vonnegut Jr.

Et celui-là existe en français !

 

 

Kurt Vonnegut Jr.

GALAPAGOS

Grasset 1994

Coll. Les cahiers rouges

294 pages

 

 

 

 

Mis en ligne le 9 février 2026

par Les Grosses Orchades