L’empire colonial britannique

 

 

 

 

 

 

 

La Royal Navy brigue-t-elle, en Mer Noire, la succession de la Kriegsmarine ?

 

 

 

  

A la Librairie Tropiques, un livre :

 

 

L’Empire colonial britannique

 

 

 

 

 

Truganini (1812-1876), dernière représentante du peuple
tasmanien, figure emblématique rescapée de l’extermination et de la morgue ethno-suprémaciste du colon, mais aussi étendard de la résistance des peuples.[Charles Alfred Woolley (photographe) / State Library of New South Wales]

 

 

Dans cet ouvrage monumental, l’historien britannique Richard Gott terrasse le récit impérial mystificateur, celui d’un empire « civilisateur » et « libéral », pour révéler l’histoire de ceux qui se sont soulevés contre la machine coloniale. Des forêts d’Amérique du Nord aux collines de Ceylan, des plantations sucrières des Caraïbes aux champs de bataille du Pendjab, L’Empire colonial britannique raconte deux siècles de résistance, de répression et de révolte systématiquement occultés par l’historiographie classique.

Gott exhume des figures oubliées : chefs amérindiens comme Pontiac, rebelles gurkhas du Népal, marrons jamaïcains, paysans irlandais Whiteboys, princes musulmans du Mysore, cipayes mutinés, esclaves insurgés, prophètes xhosa… Il montre comment « chaque conquête fut d’abord une guerre d’extermination » et chaque occupation une tyrannie militaire. La loi martiale, les exécutions au canon, la famine comme arme, la déportation massive des prisonniers politiques – en Australie, en Tasmanie, aux Seychelles – furent les outils ordinaires d’un système qui n’a jamais hésité à massacrer les populations autochtones pour étendre son emprise.

Loin du récit héroïque, Gott montre que l’Empire britannique ne fut pas seulement une aventure économique et géopolitique : ce fut un « système de terreur global », préfigurant les fascismes du xxe siècle par sa bestialité. Pourtant, jamais les « sujets de l’Empire » ne se sont résignés. Année après année, des rébellions ont éclaté, des guérillas ont harcelé les armées d’occupation. Ce livre leur redonne une voix – et une place dans l’histoire.

En s’appuyant sur des archives souvent négligées – rapports coloniaux, mémoires de missionnaires, témoignages –, Gott compose une contre-histoire rigoureuse. Il ne s’agit pas d’un énième récit des victoires britanniques, mais d’une plongée dans les zones d’ombre de l’Empire, là où la violence était la règle et où la résistance, même atrocement réprimée, n’a jamais pu être éteinte.

 

L’auteur :

Richard Gott (1938‑2025), historien britannique et ancien correspondant du Guardian en Amérique latine, a consacré une partie de ses travaux à récuser les récits officiels de l’histoire occidentale. Spécialiste des guérillas et des mouvements de résistance, connu pour avoir identifié le corps de Che Guevara en 1967, il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment sur l’Amérique latine (Cuba, Venezuela, etc.).

 

 

***   

 

C’est lundi 31 août prochain, à 19h30 que la Librairie Tropiques, dans son programme de lectures et de rencontres, vous invite à discuter de ce livre avec son traducteur, à vous en faire éventuellement dédicacer un exemplaire et même à boire un coup si vous êtes restés jusque là..

 

 

 

Pour connaître la totalité de ces programmes au cours du mois de septembre, c’est ici :

https://www.librairie-tropiques.fr/2026/08/programme-actu-2026-2027-9.html

 

 

 

 

 

Et l’empire colonial US qui en découle

 

 

 

Dédié à Brian Berletič (The New Atlas) qui s’échine à nous faire comprendre tout ceci depuis des années.

 

 

 

Poutine, le Japon et les îles que l’Amérique n’a jamais voulu que Tokyo oublie

 

 

 (Putin, Japan and the Islands America Never Wanted Tokyo to Forget )

 

 

Des documents américains déclassifiés révèlent les soixante-dix ans de lutte géopolitique qui se cachent derrière la paix inachevée entre la Russie et le Japon.

 

Kautilya The Contemplator –  18.8.2026

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

Lorsque le président russe Vladimir Poutine s’est rendu sur l’île d’Iturup le 13 août 2026, il a suscité bien plus qu’une simple protestation diplomatique de la part du Japon. C’était la première fois, en vingt-six ans de présidence, qu’il se rendait dans les îles Kouriles, un territoire que le Japon considère comme contesté depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L’Union soviétique avait occupé ces îles dans les derniers jours de la guerre. Leur statut contesté a empêché jusqu’à présent la Russie et le Japon de conclure un traité de paix officiel.

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a qualifié cette visite d’« absolument inacceptable ».¹ L’ambassadeur russe a été convoqué au ministère japonais des Affaires étrangères. Moscou a répondu que ces îles relevaient de sa souveraineté et que le Japon n’avait pas le droit de dicter au président russe où il pouvait se rendre.

Ce qui rend cette visite significative, c’est que Poutine a évité de se rendre dans cet archipel tant que le dialogue avec Tokyo a été en cours. Sous le mandat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, ce dialogue avait pris une tournure plus constructive dans le cadre de sa stratégie ambitieuse visant à transformer les relations entre la Russie et le Japon.

La stratégie d’Abe reposait sur l’hypothèse que le Japon pouvait maintenir une alliance solide avec les États-Unis tout en nouant une relation stratégique indépendante avec Moscou. En 2018, il a rencontré Poutine à Singapour afin d’accélérer les négociations en vue d’un traité de paix fondé sur la Déclaration conjointe soviéto-japonaise de 1956. Ce cadre est resté la base des négociations même après le départ d’Abe du pouvoir.

La visite de Poutine dans ces îles revêt également une importance particulière dans la mesure où elle pourrait symboliser l’enterrement de la grande stratégie d’Abe. Il est remarquable de constater que des documents américains déclassifiés suggèrent que le dilemme géopolitique majeur qu’Abe tentait de surmonter avait déjà été identifié par Washington il y a près de soixante-dix ans.

 

 

 

 

 

 

Le différend que Washington percevait comme une question de géopolitique

 

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URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/poutine-le-japon-et-les-iles-que-lamerique-na-jamais-voulu-que-tokyo-oublie/

 

 

 

 

Résumons pour ceux qui sont nés avant-hier :

 

En ne remontant pas plus loin que l’avant-Deuxième guerre mondiale, soit quand les Soviétiques de Lénine et de Staline ont dû continuer à se battre d’une autre manière contre ceux – Empire britannique en tête – qui voulaient leur disparition.

Au premier rang des Etats les plus impliqués dans la subversion de l’URSS, il y avait l’Allemagne nazie en Europe et le Japon impérial en Asie, dont les espions pullulaient dans l’ex-Russie.

Après les espions, il y eut les armées et une guerre en règle (la fameuse Deuxième abusivement baptisée Seconde) qui vit l’Allemagne (IIIe Reich d’Hitler) envahir l’URSS-ex-Russie et le Japon envahir à la fois l’URSS et la Chine.

Qui a tenté d’envahir les USA ?

Personne.

Lorsque Brian. Berletič nous affirme que la politique des USA est immuable, quel que soit le président en exercice, il ne ment pas : les USA ne font rien d‘autre, depuis leur naissance, que poursuivre la géopolitique prédatrice de l’Empire britannique (à sa place ou en tandem suivant les circonstances).

Nous avons dit un jour ici même qu’Adolf Hitler a toujours été l’homme de main chargé de détruire l’USRS-ex-Russie pour le compte des Impériaux et qu’il n’a été partout diabolisé que parce qu’il a eu le grand tort de s’être fait battre, y compris dans sa lutte contre le peuple anglais par le blitz de Londres qui aurait dû compléter sa victoire contre les Soviets. La chose a été démontrée par Winston Churchill lui-même, qui, EN PLEINE CONFERENCE DE YALTA, a tenté d’obtenir de l’Armée britannique qu’elle bombarde la Russie aux gaz interdits par toutes les lois internationales, viiiiiiite, pendant qu’elle était à genoux, avec 27 millions de morts et toutes ses infrastructures détruites par le fer et par le feu. L’étape suivante devait être la bombe atomique, testée sur le Japon avec le résultat qu’on sait.

 

 

L’empereur Hirohito

1926-1989

 

 

En fait, pas vraiment sur le Japon mais sur les sans-dents du Japon- : l’empereur Hirohiito, grand criminel de guerre, n’ayant heureusement été égratigné par aucune balle perdue.

A la suite de toutes ces meurtrières péripéties, il y a eu, comme toujours, des conférences internationales entre vainqueurs pour disposer du sort des vaincus. C’est là qu’il a été décidé que les îles Kouriles du sud resteraient au Japon et que celles du nord seraient adjugées à l’URSS qui les estimait utiles à sa protection contre les invasions japonaises du futur.

C’était compter sans les dents longues de l’Empire (côté US) qui venait d’heureusement récupérer tout ce qui restait encore d’utilisable du grand Reich nazi, et qui allait réussir à mettre sur pied’s, avec l’aide des valeureux d’Israël – ne jamais oublier les Israéliens d’origine états-unienne et/ou contre-révolutionnaire russe, les vrais Hébreux étant devenus musulmans en cours de route ou judaïquement acclimatés ailleurs – ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui l’Internationale Nazie.

En somme, dans la IIe Mondiale, le nazisme a perdu la première manche. Il est occupé aujourd’hui à tenter de remporter la deuxième.

Dans ce but, il procède sans vergogne à une complète révision de l’Histoire, qui consiste tout simplement à inverser les rôles. D’où la réclamation par la PM new look du Japon, de deux îles qui avaient été octroyées aux Soviets EN COMPENSATION des massacres et des destructions infligées à l’URSS par l’Axe Berlin-Tokyo.

Cet axe est bien entendu presque aussitôt devenu un triangle, le bec de l’aigle ne pouvant jamais traîner loin du pot de confiture.

C’est ce dont il est question dans l’article du Contemplateur expliquant comment et pourquoi le PM Shinzō Abe a voulu le briser.

 

 

Shinzō Abe

1954 –2022

 

 

M. Shinzō Abe a été un assez grand homme d’Etat japonais, qui a essayé de servir son pays de façon honnête et civilisée. C’est pourquoi, il y a 4 ans, « on » l’a tué. Devinez qui.

Ceux qui ont pris sa place n’en ont rien à foutre des Japonais estourbis à Hiroshima et à Nagasaki, ni par qui, c’est pourquoi ils tiennent à ne  rien refuser aux lointains grands frères atomico-bombardeurs de Washington et d’Hollywood – ne jamais oublier Hollywood ! – et ils réclament aujourd’hui à leurs ex-victimes russes et chinoises, des compensations pour les conséquences de la guerre qu’ils ont perdue.

Vous avez dit « lutte des classes » ?

Oui, nous l’avons dit. Pas assez.

 

 

 

 

In cauda…

 

Nous ne voudrions pas clore ce petit post sans vous recommander le dernier échange hebdomadaire entre le seul et unique John HELMER (Dances with Bears) et Nima ALKHORSHID (Dialogue Works), au cours duquel on apprend par exemple que, si même l’AfD l’emporte en Allemagne dans sa lutte intérieure contre Merz & C°, cela ne signifiera aucun changement de la politique allemande, qui restera, le petit doigt sur la couture du pantalon, axée sur le calendrier-programme US,  bête noire à juste titre de Brian Berletič.

 

 

D’« Opération spéciale » à « Guerre totale » en Ukraine

 

John HELMER & Nima ALKHORSHID

Dialogue Works

 

 

 

 

 

On apprend ainsi que les duettistes Witkoff et Kushner,  grillés comme « négociateurs » parce que totalement incompétents et encore moins fiables, sont remplacés par un trio composé d’un dénommé Cook, restaurateur artistique de la Maison Blanche, Candace Owens, influenceuse sur Internet et Steven Seagal, fan autoproclamé de Poutine. Il s’agit donc du remplacement assez pitoyable, par l’administration Trump, de pions tarés par des pions insignifiants.

Il est aussi question de ce que pensent les sources de J. Helmer au Kremlin des affirmations répétées de Vladimir Poutine, selon lesquelles il va répondre « oeil pour œil, dent pour dent » aux mauvais coups qu’on lui porte, ou plutôt, que l’on porte de plus en plus aux civils russes. La partie Empire britannique de la Coalition des Volontaires ne le prend pas au sérieux : «Il bluffe. Il n’en est pas capable. »

« Rendre coup pour coup » ne signifie pas que nous allons faire à nos assaillants exactement ce qu’ils nous font », vient cependant de déclarer Sergueï Lavrov. « Nous ne voulons pas tomber aussi bas qu’eux ».

Et il nous semble à nous qu’il faut comprendre que le légaliste pinailleur qu’est Poutine ne veut pas prendre même les malfrats terroristes en traître, et que ce qu’il fait savoir aux « Volontaires » en général et aux Anglais en particulier, c’est que les coups bas qui vont leur être rendus ne seront pas identiques ni au même endroit, mais équivalents et sans doute ailleurs.

Point que Lavrov a davantage précisé encore en expliquant que ce que l’on qualifie aujourd’hui d’« actes de piraterie » n’est pas de la piraterie du tout mais des actes de guerre. Auxquels il convient de répondre par des actes de guerre légitimes et homologués.

L’empire britannique ne devrait pas tarder à être fixé.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 22 août 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

Le cuirassé Potemkine ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cuirassé Potemine ?

 

Non.

 

L’USS Abraham Lincoln

 

 

 

« Les récits de membres d’équipage menaçant de sauter du navire constituent un signal d’alarme effrayant » : inquiétude pour des soldats américains à bord d’un porte-avions

 

RTL Info

 

https://www.rtl.be/actu/monde/international/les-recits-de-membres-dequipage-menacant-de-sauter-du-navire-constituent-un/2026-08-13/article/797147

 

 

 

 

 

Pourquoi la Marine US en est là.

 

Avant de donner la parole à THE CRADLE, qui est une des sources d’information les plus sûres qui soient…

… il convient de rappeler deux ou trois choses, la première étant que l’US NAVY, mais aussi l’US AIR FORCE et les « BOOTS ON THE GROUND » ne sont plus sous commandement US mais israélien, depuis que le Congrès, le Sénat et le gouvernement US en général ont vendu toutes leurs forces armées à Israël.

Ainsi, les marins de l’USS Abraham Lincoln – et plusieurs autres comme nous allons le voir – sont-ils désormais placés sous le haut commandement d’un ancien directeur du MOSSAD (nous ne savons pas s’il s’agit de David Barnea ou d’un autre, nous n’avons pas vu les papiers).

 

[Soit dit en passant, on peut se demander pourquoi Sputnik Globe, qui est un organe de presse officiel russe, cite aussi complaisamment ce 17 août l’amiral Brad Cooper parlant de « prétendues tentatives de suicide » et d’une inspection en tout satisfaisante, alors qu’il n’a plus rien à voir ni à dire ni à inspecter sur ces bâtiments. Les organes de renseignement russes n’en ont-ils pas informé Sputnik Globe ? Et l’UE a-t-elle tant d’argent public à jeter par les fenêtres pour censurer la presse russe si elle le fait si bien elle-même ?]

 

Et c’est ainsi que les USA ne sont plus responsables de ce que font leurs armées en Iran ou ailleurs, qu’ils ne sont plus responsables non plus de la manière dont elles sont utilisées ou traitées dans une guerre qui n’est plus vraiment la leur. Inutile de dire qu’ils ne sont plus responsables non plus du nombre croissant de morts pour rien, qu’ils s’appliquent néanmoins à minimiser autant que faire se peut le plus longtemps possible.

Est-ce à dire que c’est Israël qui PAIE (et qui nourrit si mal) les soldats US ?

Euh … non, pas vraiment, cela reste le privilège des « déplorables » contribuables US.

Pour nous résumer, les citoyens américains qui ont choisi de servir leur pays et de le défendre en cas d’agression sont devenus sans le savoir, du jour au lendemain, le temps d’un paraphe trumpien, des esclaves mercenaires, ni plus ni moins que le bois d’ébène transporté d’un continent à l’autre depuis le XVIe siècle, vendus comme l’ont peut-être été avant eux tant d’Africains : par des compatriotes.

Une autre information peu médiatisée : les marins iraniens, qui font actuellement face aux super-escadres US sont aussi mal nourris que leurs adversaires. Seulement, ils ne l’attribuent pas à la rapacité de leur gouvernement mais à la féroce agression économique qu’il subit – et combat – depuis des décennies. Savoir cela rend stoïque. Les deux œufs durs quotidiens sont plus faciles à avaler quand on se bat pour défendre son pays et les siens et qu’on se dit qu’ils vous devront peut-être leur survie.

Les marins US ne savent pas pourquoi ni pour qui ils se battent. S’ils le savaient, ils se mutineraient.

 

 

 

 

THE CRADLE

  

Des marins US « affamés et suicidaires » à bord de plusieurs navires de guerre déployés sur les théâtres d’opérations : reportage

 

[US sailors ‘hungry, suicidal’ across multiple warships deployed for war: Report]

 

 

 

Plusieurs marins auraient tenté de se suicider en se jetant par-dessus bord alors que la situationse détériore à bord des porte-avions américains engagés dans la guerre contre l’Ira.

 

 

THE CRADLENews Desk  –  15.8.2026

 

 

 

 

 

 

Des marins US en service sur plusieurs porte-avions de la Marine sont victimes de troubles psychologiques et souffrent d’un manque de produits de première nécessité, notamment de nourriture et d’eau, en raison de déploiements prolongés destinés à soutenir la guerre menée par les USA contre l’Iran..

« Ils n’ont pratiquement ni nourriture, ni eau, ni savon », a déclaré à MeidasTouch un proche d’un marin servant à bord de l’USS George H. W. Bush.

« Cela fait 136 jours qu’ils sont en mer et la fin n’est pas en vue. Le moral est au plus bas, et tout le monde souffre. C’est déchirant », a ajouté un proche.

L’épouse d’un militaire actuellement à bord de l’USS Abraham Lincoln a déclaré que, selon son mari, ils oni « désespérément besoin que davantage de personnes dénoncent ce qui se passe ».

Elle a déclaré que les officiers supérieurs ignoraient les demandes des marins qui réclamaient de meilleures conditions de vie, en leur disant de « ne penser qu’à aujourd’hui ».

Le marin a dit à sa femme que l’équipage était épuisé, qu’il n’avait pas de jours de congé et qu’on le laissait à peine dormir la nuit.

Les quelque 5.000 marins du Lincoln sont en mer depuis plus de huit mois, soit depuis novembre de l’année dernière. Le déploiement du porte-avions a été prolongé afin de participer à la guerre américano-israélienne contre l’Iran, qui a débuté en février.

Le déploiement aurait dû prendre fin en mai, mais il a été prolongé sans qu’aucune date de retour ait été publiquement annoncée.

Des conditions auss extrêmes ont provoqué chez les maruns, une crise de santé mentale qui a déjà poussé au moins deux d’entre eux à tenter de se suicider en se jetant par-dessus bord.

Annabelle Loma a dit au Military Times que son mari avait tenté de se jeter par-dessus bord du Lincoln au début du mois.

“He’s scared,” Loma said. “He thinks he’ll get a dishonorable discharge, and just because he was burnt out, his 13-year career is ruined, just like that. That’s not fair, that’s not right.”

« Il a très peur », a expliqué Mme Loma. « Il pense qu’il va être licencié pour mauvaise conduite et que, juste parce qu’il était à bout de forces, ses treize ans de carrière vont être anéantis Ce n’est pas juste, ce n’est pas normal. »

« On signale de manière généralisée des pénuries de produits de première nécessité, une contamination de l’eau, des problèmes de plomberie, une détérioration de la santé mentale et des préoccupations quant à la sécurité sur les ponts », a-t-il déclaré dans sa lettre.

Le député californien Mike Levin a décrit une réunion publique entre les proches de marins et des responsables de la Marine. Les familles ont évoqué « des douches moisies, des toilettes démolies, l’absence d’eau chaude pendant des semaines, et des repas qui se résumaient à une demi-tasse de riz et deux tortillas ».

« Les marins sont tellement épuisés que, selon un membre d’une de leusr familles, le médecin du bord a lui-même averti qu’il fallait accoster rapidement quelque part, sinon les hommes allaient commencer à perdre la tête ».

Source : affam »stps://thecradle.co/articles/us-sailors-hungry-suicidal-across-multiple-warships-deployed-for-war-report

 

 

 

 

 

Israël manipule Trump une fois de plus 

 

[Israël manipulates Trump once again]

 

 

Max Blumenthal – Judging Freedom –13.8.2026

Interviewé par Andrew Napolitano

 

 

 

 

 

 

Dans cette vidéo, Max Blumenthal parle à Adrew Napolitano de Trump à Ankara, rendu hystérique par les « révélations » israéliennes sur un prétendu « complot de l’IRGC poour l’assassiner »,  qui s’est fait rapatrier par un autre avion que le sien, après s’être réfugié, pour passer de l’un à l’autre, dans un camion alimentaire. Inutile de dire que les caricaturistes s’en donnent à cœur joie.

 

 

 

 

 

Pendant qu’il était à Téhéran pour couvrir l’enterrement de l’Ayatollah Khamenei, Max a interrogé, sur ces bruits d’assassinat, le ministre Aragchi, qui s’est écrié « Le tuer ! Alors qu’il détruit l’Amérique beaucoup plus sûrement et plus vite que que nous ne pourrions rêver le faire ! »

Mais il y a quelqu’un d’autre, ailleurs (un Américain), qui se demande si les Israéliens ne vont pas, eux, lui faire sa fête, quitte à braire à l’assassinat iranien ensuite.

On comprend que le Donald n’ose pas leur refuser de commettre tous les crimes qu’ils veulent lui faire commettre – y compris contre ses propres soldats, désormais simple chair à canon à jeter dans le hachoir à viande des guerres israéliennes, comme l’ont été, depuis quatre ans, les ± 2 millions d’Ukrainiens sacrifiés à Moloch.

Max parle aussi, avec Napolitano, de la situation du Liban et de qui sont les vendus libanais, émules de Zelensky,  qui prétendent négocier avec l’entité, alors qu’ils ne font que tenir les mains, les cheveux et les pieds de leurs compatriotes pendant qu’on les égorge.

Il parle aussi des nuages de sauterelles zuniennes qui se sont abattus sur la  Cisjordanie et des personnalités à faire vomir – qu’il nomme – dont le fanatisme sanguinaire dépasse toute imagination, en ce compris quelques « chrétiens évangaliques » prétendument convertis au judaïsme mais réellement accros à la torture, au meurtre et au pillage.

Le tableau est difficile à supporter, mais mieux vaut savoir dans quoi on met les pieds dès qu’on ose le moindre geste.

Il évoque, à ce sujet, un article récemment écrit par Wyatt Reed pour The Grayzone, qu’il anime.

 

 

 

 

 

Puisque Max Blumenthal en parle…

 

 

Ces médias & milices financés par « Monsieur AIPAC libanais » qui livrent Beyrouth à Israël

 

 

[Meet the media and militiamen funded by ‘Lebanese AIPAC Guy’ pushing Beirut into Israel’s hands]

 

 

Wyatt Reed – The Grayzone – 12.8.2026

Traduction : Arrêt sur Info

 

 

 

 

Antoun Sehnaoui et sa compagne, l’ancienne envoyée des États-Unis au Liban Morgan Ortagus au Musée mémorial de l’Holocauste en avril dernier.

 

 

Antoun Sehnaoui a monté à Beyrouth & Washingon un réseau d’acteurs du monde des affaires et des médias — et une milice de voyous chrétiens fascistes — chargés des sales besognes d’Israël.

Le banquier libanais ultra-sioniste Antoun Sehnaoui est l’homme de l’ombre derrière les négociations de normalisation entre Beyrouth et Israël.

Fin juillet, le quotidien libanais L’Orient le Jour a révélé qu’un riche héritier du secteur bancaire, Antoun Sehnaoui, est l’un des principaux instigateurs des récentes tentatives de normalisation des relations entre le Liban et Israël, alors que cet État d’apartheid continue d’occuper des centaines de kilomètres carrés du Sud-Liban.

Selon L’Orient, Sehnaoui cherche désormais activement à manipuler l’opinion publique libanaise en finançant généreusement des médias locaux, notamment le site francophone Ici Beyrouth, le site anglophone This Is Beirut et Hunna Lubnan en arabe. L’article s’appuie également sur des informations locales indiquant que le mystérieux Sehnaoui aurait recours à une milice chrétienne fasciste pour protéger son empire bancaire et sa réputation.

Après la publication, fin juillet, de photos montrant le financier en pleine conversation avec le Premier ministre israélien et homme recherché à l’international Benjamin Netanyahu lors d’une réunion privée à Washington DC, Sehnaoui a été publiquement dénoncé par son oncle comme étant un pion docile d’Israël. Bien qu’il soit actuellement recherché pour être interrogé par les forces de l’ordre au Liban où toute association publique avec des Israéliens est punie par la loi, Sehnaoui s’est révélé être l’homme de l’ombre du gouvernement libanais, injectant de l’argent et des ressources humaines dans le dangereux processus de normalisation entre Beyrouth et Israël.

 

 

 

Antoun Sehnaoui assis face au PM israélien Benjamin Netanyahou, de l’autre côté de la table, at Four Seasons hotel de DC le 27 juillet 2026

 

Lire la suite…

Source : https://arretsurinfo.ch/ces-medias-milices-finances-par-monsieur-aipac-libanais-qui-livrent-beyrouth-a-israel/

 

 

 

 

 

Pour compléter ces remarquables vidéos

(que vous pouvez écouter en français, pour peu que vous sachiez mieux que nous en tripoter les paramètres).

 

 

Que s’est-il passé au Venezuela ?

 

Delcy Rodriguez a-t-elle trahi la Révolution Bolivartienne ?

 

[What happened in Venezuela ?

Has Delcy Rodriguez Betrayed The Bolivarian Revolution ?]

 

Vijay Prashad interviewé par Dimitri Lascaris

sur Reason2Resist –  12.8.2026

 

 

 

 

En 2009, l’ancien président vénézuélien Hugo Chávez avait rompu les relations entre le Venezuela et Israël, mais cette semaine, le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé que le Venezuela avait rétabli ses relations diplomatiques avec l’entité israélienne génocidaire. Cette décision fait suite à une série de concessions majeures accordées par le gouvernement vénézuélien au régime Trump. Qu’est-ce que tout cela signifie pour l’avenir du Venezuela ? Delcy Rodriguez a-t-elle abandonné la ligne bolivarienne défendue par Hugo Chávez ? Dimitri Lascaris s’entretient avec l’historien et auteur Vijay Prashad au sujet de ce revirement spectaculaire dans la politique vénézuélienne. »

 

 

Rappelons-nous qu’en 2009, suite à l’opération « Plomb durci » contre les Palestiniens, menée en personne par le général de division Yoav GALANT, Hugo CHAVEZ avait rompu les relations diplomatiques du Venezuela avec Israël.

Or, c’est précisément ce grand criminel de guerre qui vient de siéger avec Delcy Rodriguez pour renouer ces relations.

Après le kidnapping de Nicolas MASDURO et de Celia FLORES par des troupes de Trump ou prétendues telles, le grand politologue indien Vijay PRASFAD avait défendu Delcy Rodriguez qui négociait avec le régime Trump, arguant de sa crainte de voir Caracas subir le sort de Gaza. Il est moins enclin aujourd’hui à la compréhension et il dit pourquoi

 

 

Israël et le Venezuela rétablissent des relations consulaires après 17 ans de rupture diplomatique

 

 

De cet échange d’une extrême importance dont nous n’avons malheureusement pas pu nous procurer une transcription, il ressort qu’aux dernières nouvelles, Israël est maître absolu des deux Amériques, celle du Sud comme celle du Nord. Israël et Exxon Mobil, mais c’est peut-être la même chose.

On peut tirer de cet échange bien d’autres conclusions encore, elles sont toutes sinistres.

Nous venons d’évoquer, à propos de sa marine, la situation en Amérique du Nord. Celle de l’Amérique du Sud ne vaut pas mieux, avec, pour ne citer qu’elles, les récentes victoires électorales prétendues contre Evo Moralès en Bolivie et Gustavo Petro en Colombie (lequel GGustavo Petro a enfin  mis les pieds dans le plat en parlant d’élections volées par Israël). Évidemment que ces élections-là et toutes les autres ont été volées par Israël ! C’est Israël qui fabrique les très performantes machines à voler les élections et qui les vend à qui veut – et surtout à qui peut – les lui acheter.

Et ceux qui peuvent les lui acheter sont, partout dans le monde et pas seulement dans les deux Amériques,  les classes possédantes, dont le nombre et la taille ne cessent de diminuer à mesure que leurs possessions augmentent.

Ce qui fait que le commun dénominateur de toutes les guerres que nous voyons éclore dans tant d’endroits du globe n’en sont réellement qu’une seule :

 

 

LUTTE DES CLASSES ?

Cette fameuse « lutte des classes » dont le camarade Karl nous a tant parlé serait-elle entrée dans sa phase finale ? On peut très sérieusement à la fois l’espérer et le craindre. Car l’issue est loin d’être jouée.

Il se trouve que cette suprême et décisive empoignade coïncide avec la descente aux enfers du dernier empire en date et que le public peut, s’il n’y fait pas trop attention, croire qu’il ne d’agit que de cela, alors qu’il est question, en fait, de bien autre chose. Les deux camps que nous voyons s’affronter ne sont pas les camps réels.

Non, ce n’est pas la Russie, l’Iran et la Chine (et les BEICS) contre l’Empire US. C’est Cuba et le Yemen tout seuls contre l’Internationale nazie.

Et n’oublions jamais la Palestine, dont un grand auteur américain ‘(Tom Robbins, mort cette année) a pu dire un jour que ce pays avait la forme d’un sexe féminin parce que ce qui s’y joue est une naissance énorme. Violente, incertaine et dangereuse comme toutes les naissances.

Bref, ce qui se remarque absolument partout (avec quelques honorables exceptions comme le Burkina Faso), c’est une montée en puissance des minorités possédantes, contre les majorités travaillantes et transpirantes, avec un très gros effort des premières pour, dans un premier temps,  réduire les secondes à l’état d’esclaves décérébrés (c’est en bonne voie, merci) et ensuite remplacer cette majorité  heureusement disparue par des robots.

En gros, c’est là le rêve de l’Internationale nazie. Elle  ne s’en cache d’ailleurs pas, pour qui sait l’écouter.

Et dans la péripétie qu’est l’effondrement de l’empire US ?

Il va y avoir tout ce qu’il y a eu au cours de l’effondrement de l’empire romain, car l’Histoire se répète. En version risible cette fois, comme l’a prédit, si on ne se trompe, le grand Karl.

Exemple :

Le cœur nous en saigne mais les jours de Cuba sont comptés : Delenda Carthago !

Comme la chute de Carthage n’a pas permis à Rome d’échapper à son sort, la destruction totale de Cuba n’a aucune chance de sauver les USA du leur. Mais on ne voit pas ce qui pourrait les empêcher de refaire la même inutile monstruosité

Certes, quand l’existence de l’URSS a été mortellement menacée, Cuba n’a pas mégoté sa solidarité : elle s’est mise à 100% en danger. Et elle a – temporairement et contre toute attente – vaincu.

Mais on ne voit personne aujourd’hui qui ait l’ambition d’émuler Cuba et de prendre un tel risque par solidarité pure. Les circonstances actuelles ne sont pas les mêmes. La Russie n’est plus celle de Lénine et la Chine plus celle de Mao. R.I.P.

Souhaitons bon vent à ce qui leur a succédé et prions Allah pour que l’Iran ne se contente pas d’être la super-puissance du Moyen-Orient qu’il est déjà, mais qu’il se joigne aux deux autres Etats-héros. C’est, pour le coup, ce qui serait un vrai et bienvenu miracle.

 

 

 

 

Mis en ligne le 18 août 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

Staline a joué à la roulette russe

 

 

 

 

 

 

Pétrolier russe incendié par l’« Ukraine » en mer Noire

 

 

 

Staline a joué à la roulette russe, et c’est ainsi qu’il s’est flingué

 

 

Avant de vous raconter cette histoire ancienne mais qui n’est pas finie, arrêtons-nous d’abord un moment sur une importante nouvelle du dernière minute.

 

Elle nous vient d’Al Manar qui, depuis la censure digne des années 1940-1945 qui frappe l’information en provenance de la chaîne iranienne  French Press TV : a pris autant qu’il peut le relais.  Empressons-nous de dire qu’Al Manar, dans les effroyables conditions où se trouve le Liban, s’acquitte au mieux de cette tâche d’intérêt public international.

 

 

Iran : le guide désigne 6 commandants des forces armées. Pezeshkian l’a rencontré pendant 7 heures.

 

 

A1l Manar – Rédaction du site   – 11 août 2026

 

 

 

 

 

 

Le Guide suprême de la Révolution islamique et de la République d’Iran, sayyed Mojtaba Khamenei, a publié des décrets distincts nommant six commandants de haut rang à l’état-major général des forces armées, aux Gardiens de la révolution (CGRI) et aux forces du Bassidj.

Conformément à ces ordres, le général de brigade Ali Abdollahi, commandant de l’armée de l’air, a été nommé chef d’état-major des forces armées, et le général de brigade Kioumars Haidari a été nommé chef d’état-major adjoint des forces armées.

Avant sa nomination, le général de brigade Abdollahi était à la tête du quartier général central de Khatam al-Anbiya. Auparavant, il avait commandé les forces terrestres du CGRI, puis a été commandant adjoint de l’armée de l’air des Gardiens de la révolution, le coordinateur adjoint puis commandant en chef adjoint des Forces de sécurité intérieure. Il avait aussi occupé des fonctions civiles : comme gouverneur de Semnan, gouverneur de Gilan, puis directeur adjoint de la sécurité au ministère de l’Intérieur.

En outre, les ordres de sayyed Mojtaba stipulent la nomination du général de brigade Ahmad Vahidi, avec le grade de major général, comme commandant en chef du CGRI.

Le général de brigade Mostafa Izadi a été désigné au poste de commandant en chef adjoint du CGRI.

Le général de brigade Vahidi a précédemment occupé le poste de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du président martyr Ebrahim Raïssi, et avant cela, celui de ministre de la Défense. Il est considéré comme le premier commandant de la Force Qods et demeure membre à part entière du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime.

Conformément à ces désignations, le général de brigade Ali Ozmaei, commandant de la marine des Gardiens de la révolution, est chargé de diriger les forces navales.

Il était auparavant commandant adjoint de la Première région navale du CGRI puis a été désigné commandant de la Cinquième région navale, basée dans le port de Lengeh dans la province d’Hormozgan avant d’être désigné comme commandant adjoint de la marine du CGRI.

En outre, cheikh Hossein Taeb est nommé à la tête de l’organisation Bassidj. Il présidait précédemment l’organisation de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique.

Dimanche, sayyed Mojtaba a promulgué un décret nommant le général de division Mohsen Rezaei comme son représentant auprès du Conseil suprême de sécurité nationale qui est l’une des institutions décisionnelles les plus importantes d’Iran, étant chargé de définir les politiques de défense et de sécurité et de coordonner les dossiers politiques, militaires, de renseignement et économiques liés à la sécurité nationale

Sayyed Mojtaba a également nommé Mohammad Baqer Zolghadr comme conseiller politique.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a confirmé lundi avoir tenu une réunion qu’il a qualifiée de « très positive » avec le guide suprême Mojtaba Khamenei, qui a duré sept heures et au cours de laquelle les questions les plus importantes auxquelles le pays est confronté ont été longuement discutées.

Source : Médias

 

 

 

 

Nous, Grosses Orchades lambdas, retenons principalement, de cette communication, deux choses :

1°)     Mojtaba Khamenei et le CGRI paraissent unis comme les deux doigts d’une main.

 

2°)     Il qualifie feu le président Raissi de « président martyr », ce qui signifie qu’à ses yeux, M. Raissi n’a pas été accidenté mais assassiné.

Qui en a jamais douté ?

 

 

 

 

Et venons-en maintenant à Staline et à sa fatale erreur de jugement :

 

Cette histoire nous arrive d’un site inconnu jusqu’ici à notre bataillon, celui de Kautilya the Contemplator (Kautilya le Contemplateur) qui est chaudement recommandé à ses auditeurs par Alexander Mercouris, du site THE DURAN

 

 

L’Alliance oubliée : comment l’Union soviétique a créé Israël et pourquoi cela compte aujourd’hui

 

 

[The Forgotten Alliance : How the Soviet Union Created Israel and Why It Matters Today]

 

 

Le rôle oublié de l’Union soviétique dans la création d’Israël révèle comment une tentative d’affaiblir l’Empire britannique a finalement contribué à créer le plus proche allié de l’Amérique au Moyen-Orient.

 

Kautilya le Contemplateur   – 15 juillet 2026

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

Alors que la Russie se positionne entre Israël et l’Iran aujourd’hui, de nombreux observateurs se donnent beaucoup de mal pour comprendre la politique apparemment contradictoire de Moscou. La Russie maintient un partenariat stratégique avec l’Iran et a approfondi leur coopération militaire et économique ces dernières années.Elle a préservé des liens étroits avec la Syrie et a de plus en plus contesté l’influence américaine à travers le Moyen-Orient. Pourtant, Moscou a également maintenu des canaux de communication avec Israël, s’est périodiquement offert comme un médiateur entre Tel-Aviv et Téhéran, et a souvent évité de traiter Israël comme un simple adversaire occidental.

Pour de nombreux observateurs, cela peut paraître contradictoire, mais ce n’est pas le cas. L’explication réside dans l’un des épisodes les plus négligés de la géopolitique du XXe siècle, lorsque l’Union soviétique a joué un rôle décisif dans la création de l’État d’Israël. Cela reste une des grandes ironies géopolitiques de l’histoire.

Aujourd’hui, Israël est largement considéré comme le plus proche allié de l’Amérique au Moyen-Orient. Pourtant, en 1947 et 1948, l’Union soviétique de Joseph Staline était parmi les plus fervents partisans de l’État juif. Les diplomates soviétiques ont défendu la partition aux Nations Unies et la Tchécoslovaquie sous contrôle soviétique a fourni les armes qui ont aidé Israël à survivre à sa première guerre. L’URSS est devenue un des premiers gouvernements à reconnaître le nouvel État.

Comprendre cette histoire oubliée révèle également une différence fondamentale entre les systèmes politiques soviétique (aujourd’hui russe) et américain. Aux États-Unis, un robuste écosystème de groupes d’intérêt, d’organisations de défense de droits et de réseaux de lobbying a émergé au fil des décennies, contribuant à façonner les relations entre les États-Unis et Israël. Des organisations telles que l’AIPAC sont devenues des participants influents dans un système démocratique pluraliste. Que l’on considère cette influence positivement ou négativement, elle est devenue une caractéristique permanente de la politique américaine. Aujourd’hui, des groupes comme l’AIPAC exercent une influence considérable dans toutes les institutions du gouvernement américain.

Aucun phénomène équivalent n’a pu émerger en Union soviétique. L’État soviétique ne tolérait aucun centre autonome de pouvoir politique. Les institutions religieuses, les organisations ethniques, les associations civiques et les groupes de lobbying n’existaient que dans la mesure où ils servaient les objectifs du Parti. Les Juifs soviétiques occupaient des postes de premier plan dans tout le gouvernement, dans la science, dans la culture et dans l’armée, mais aucune infrastructure politique juive indépendante capable d’influencer la politique de l’État ne pouvait exister en dehors du contrôle du Parti communiste.

Lire la suite…

URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lalliance-oubliee/

 

 

 

 

 

Politique de Gribouille

 

 

 

Golda à Moscou, 1948.

 

 

Ces Russes juifs qui ont cessé en un instant d’être des Russes pour devenir autre chose… D’hostile ? D’étranger aux idéaux de la Révoluti

 

[Comme, en 1791, après la fusillade du Champ de Mars, Georges Danton, parti pour l’Angleterre en secouant la poussière (françaisede ses souliers. Révolutionnaire ? Prudent ! Les autres sont-ils partis ? Non. Ils sont restés pour affronter les fusilleurs]

 

La suite allait prouver que les craintes de Staline étaient fondées.

Les Russes juifs n’ont pas choisi « la Palestine » en guise de patrie, ni même, aujourd’hui, « l’Amérique », ils ont choisi la forme la plus féroce de capitalisme apatride et, très logiquement, le nazisme.

Staline  s’éait battu pour eux toute sa vie. Pour eux et avec beaucoup d’entre eux. Le réveil a dû être rude.

Pour mémoire : un jour de 1917, Lénine s’est trouvé coincé à Moscou, en compagnie de seulement trois personnes, dans l’attente de ses propres troupes bolcheviques parties de Saint Petersbourg pour venir à Moscou  le fusiller sans jugement. Pouquoi ? Parce qu’il refusait la lutte à outrance contre le Kaiser Guillaume, estimant que les urgences russes n’étaient pas là.

Ceux qui ont attendu la mort de pied ferme à ses côtés étaient sa femme, Krupskaia, Staline et un juif (source : Gérard Walter, Lénine, Albin MLichel).

Pendant les grandes purges en Union soviétique, Staline signait par principe les listes de « traîtres » qu’on lui présentait, comme l’avaient fait, avant lui, en France, les membres du gouvernement de Salut Public sous les sentences du Tribunal Révolutionnaire. Un jour, il a vu sur une des listes qu’on lui soumettait, le nom de cet homme dont il ne pouvait pas douter. C’est alors qu’il s’est rendu compte de l’étendue de la forfaiture, qu’il a refusé de signer et que les purges se sont inversées, passant des innocents injustement mis à mort aux véritables traîtres et vrais coupables.

 

Les Russes juifs avaient-ils une raison légitime d’émigrer en Palestine ?

Non. Aucune. En vertu des imprescrptibles principes « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse »  et « On ne bâtit pas son bonheur sur le malheur d’autrui, c’est injuste »..

Les Russes juifs se sont conduits en nomades invétérés Ils ont commis le crime éternel d’Abel contre Caïn « Ôte-toi de là que je m’y mette ! » pour s’en aller ensuite clamer partout que Caïn l’avait tué.

Ils n’avaient pas besoin d’une patrie, ce n’est pas vrai, ils en avaient une. Idem pour les colonisateurs qui n’étaient pas russes mais d’ailleurs en Europe et aujourd’hui des USA.

Quand Max Blumenthal – juif – prend publiquement à partte Anthony Blinken – juif – pour lui réclamer des comptes sur les crimes par lui commis en Palestine et se fait expulser violemment par des sbires (pas encore le camp de concentration, mais on y vient) il le fait en citoyen américain de confession juive qui n’accepte pas les comportements criminels de son pays et la violation de ses lois, si imparfaites qu’elles soient. Au besoin, il essaiera de les corriger.

Tous les gens qui se sont engouffrés, après une honteuse décision de l’ONU, dans un pays qui n’avait rien fait de répréhensible à personne, se sont conduits en prédateurs sans lois et sans foi. Quand bien même leurs parents et leurs grands-parents auraient-ils été les victimes indiscutables d’autres prédateurs. Et quand bien même auraient-ils eux-même été maltraités par le pays dont ils étaient citoyens à ce moment-là.

A tant faire que vouloir leur créer un pays de toutes pièces, pourquoi ne pas le leur avoir taillé en Allemagne, qui avait tant de choses à se reprocher à leur égard ? Ou en Angleterre, l’empire britannique ne se faisant pas scrupule d’occuper aussi abusivement que militairement plusieurs terres du Moyen Orien pour pouvoir les dépouiller qans entraves de leurs richesses ?

Les Sionistes qui ont, dès le XIXe siècle, jeté leur dévolu sur la Palestine et la réclament au nom d’un Dieu dont ils se moquent superlativement ont fait le choix du capitalisme le plus féroce et le plus crapuleux qui soit. Ils n’hésiteront jamais à massacrer des juiifs pour assouvir leurs propres appétits.  Ils l’ont fait, ils le referont, en un sempiternel déroulement de la lutte des classes (voyez le camarade Karl, il a raconté ça une fois pour toutes).

 

Staline a-t-il eu raison de « tenter le coup » d’un Israël espéré socialiste ?

Non. Mille fois non !

L’ancien séminariste qu’il était moins que personne.

Faire un choix opportuniste aux dépens des principes les plus intouchables de la morale publique est une politique de Grribouille. Quels qu’en soient les motifs.

Nous nous permettons de le dire, parce qu’il nous semble que Vladimir Poutine, qui critique volontiers Staline et même Lénine, est en train de poursuivre la « real politik » de Staline, dans cette sombre affaire où le monde entier (huit milliards) se torche du droit et de la justice dès lors qu’il ne s’agiit pas d’eux mais seulement des Palestiniens.

Ces huit milliards d’indifférents donnent raison à ceux qui disent que l’espèce humaine doit disparaître, pour laisser une chance à ce qu’il reste d’animaux et de végétaux sur la terre.

Et à propos de Vladimir Poutine, nous disons « il nous semble », parce que l’Histoire n’a pas encore décrypté ses choix et ses actes. Nous aimerions nous être inquiétés pour rien.

 

 

17 juillet 1791 – Fusillade du Champ de Mars

Les fusilleurs sont, bien entendu, aujourd’hui au pouvoir en France.

 

L.G.O.

 

 

 

 

Mis en ligne le 12 août 2026,

jour de l’éclipse de soleil,

par Les Grosses Orchades

 

 

 

67 MORTS – Les  passeurs étaient-ils dans le coup ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

67 MORTS

Les  passeurs étaient-ils dans le coup ?

 

 

La Librairie Tropiques revient sur le récent drame de Ceuta.

 

 

Lire son article est un devoir.

Envers les morts, envers les autres migrants et envers l’Espagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CESSEZ-LE FEU !

 

 

Pas de combustion spontanée ?


Concernant les causes de l’afflux de migrants à Ceuta,
regardez qui jubile !

 

 

L’afflux de migrants à Ceuta a été présenté comme une panique à la frontière.

La question plus complexe est de savoir qui a profité de cette situation explosive.

 

Publié le 1er août 2026

 

 

 

par Tarik Cyril Amar, historien allemand travaillant à l’université Koç d’Istanbul, spécialiste de la Russie, de l’Ukraine et de l’Europe de l’Est, de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre froide culturelle et des politiques de la mémoire.   @tarikcyrilamar tarikcyrilamar.substack.com tarikcyrilamar.com

 

 

 

 

 

 

L’afflux récent de migrants illégaux dans l’enclave marocaine de Ceuta, en Espagne, fut avant tout un événement médiatique sensationnaliste à visée politique. Il aura des conséquences durables, mais pas en termes de destination finale : sur les quelque 50 000 migrants qui ont soudainement, comme sur ordre, pris d’assaut Ceuta par voie terrestre et maritime, la quasi-totalité est rapidement retournée au Maroc . D’après la commissaire européenne aux affaires intérieures, aucun migrant ayant franchi Ceuta n’a atteint le continent européen.

En ce sens, tout cela aurait tout aussi bien pu ne jamais se produire. Les fantasmes apocalyptiques d’une Ceuta se transformant en porte ouverte sur le reste de l’Europe fortifiée ont toujours été, au mieux, absurdes : non, on ne peut pas simplement se rendre en Espagne depuis là, ni même à Gibraltar britannique.

Pire encore, de nombreuses tentatives délibérées d’exploitation politique ont été menées en semant la panique. Partout en Occident, des personnalités de tous bords politiques n’ont pas hésité à tirer profit de la crise de Ceuta : aux États-Unis, le président Donald Trump – sous la pression de son fiasco en Iran – a évoqué une « catastrophe » pour l’Espagne et prédit un pire encore si les électeurs osaient abandonner son parti républicain lors des élections de mi-mandat. Elon Musk, l’un des oligarques les plus riches du monde, a partagé un extrait du film d’horreur à peine voilé « World War Z » pour comparer les migrants à des zombies.

Pendant ce temps, en Europe, au sein de l’OTAN et de l’UE, le gouvernement italien, sous la direction de la Première ministre Giorgia Meloni, a orchestré une grande mise en scène, totalement hors de propos, autour des frontières du pays, restées parfaitement intactes, tout en critiquant ouvertement l’espace Schengen. De son côté, en France, le numéro deux du Rassemblement national, Jordan Bardella, a accusé avec la même absurdité le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, et sa politique libérale, d’avoir « ouvert les portes de l’Europe ».

 

En savoir plus :

L’hypocrisie de la guerre hybride : comment l’attaque des migrants contre l’Espagne a brisé l’illusion de la « solidarité européenne ».

 

Lire et voir la suite…

 

Source : https://www.librairie-tropiques.fr/2026/08/cessez-le-feu.html

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 8 août 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

 

 

L’Enfer est vide. Tous les démons sont ici.

 

 

 

 

 

 

Navire marchand iranien attaqué par l’Ukraine en mer Caspienne

 

 

 

L’Enfer est vide

Tous les démons sont ici

 

William Shakespeare

 

 

 

 

 

Tous les peuples ont leurs martyrs. Les musulmans chi’ites ont l’imam Hussein, quelques autres et, maintenant, l’ayatollah Ali Khamenei.

Nous aussi, nous avons les nôtres, au premier rang desquels le grand Etienne Dolet, Jean-Paul Marat, les frères Robespierre et un certain nombre d’autres, avant et après eux.

Les anciens Romains avaient eu les frères Gracques et Catilina.

 

 

 

Cornelia, mère des Gracques, désignant ses enfants comme ses trésors

Par Angelica Kauffmann, qui fut la compagne de Marat pendant qu’il rédigeait à Londres Les chaînes de l’esclavage

 

 

Ainsi va le monde et il n’y aura pas grand-chose qui changera tant que les animaux humains ne seront pas devenus un peu adultes.

 

 

 

 

Aujourd’hui, 28 juillet 2026, nous célébrons le 232e anniversaire du martyre des tout premiers jacobins, champions de ceux que Fioor Dostoievski a appelés une fois pour toutes « les humiliés et les offensés »

 

 

 

 

Maximilien Robespierre

Patrick Lezan de Malizard, d’après Houdon

Dont une copie du buste se trouvait, depuis 1906, à l’École des Beaux-Arts de Verviers (Pays de Liège)

Lezan  nous a fait remarquer à quel point Houdon, grâce à sa technique très particulière de petites lamelles diversement orientées, avait réussi à rendre dans le marbre la vue blessée de Robespierre à l’origine de ses fameuses lunettes vertes.

À vérifier sur ses œuvres non occultées dans les sous-sols de Versailles.

 

 

 

Il n’y a pas eu que lui ce jour-là ! Il y a eu son frère Augustin, qui, dès 1789, lui prédisait dans une lettre leur sort commun ; il y a eu Saint-Just, qui venait de sauver la France à Fleurus, retpoussant de deux siècles et demi son sort actuel ; il y a eu Georges Couthon, l’infirme précipité du haut des marches de l’Hôtel de Ville avec son fauteuil, et 116 autres rien qu’à Paris. Il y en a eu bien d’autres en province, « liquidés » par les hommes d’argent qu’ils gênaient. Il y avait eu, la veille, Servais Boulanger, le général liégeois sans-culotte (ouvrier), qui s’était tiré une balle dans la tête en apprenant leur arrestation.

On pourrait remonter loin dans les siècles et en trouver bien d’autres. Beaucoup d’autres.

 

Pour la petite histoire :

Maximilien avait un grand chien qu’un admirateur lui avait donné, appelé Blount. Le 9 thermidor, Blount avait disparu. Les survivants et des voisins de la famille Duplay l’ont retrouvé, après trois jours de recherches, dans un ancien cimetière désaffecté interdit au public. Couché sur un amas de terre fraîchement retournée. C’est ainsi qu’on sait où « ils » les avaient mis en secret « pour éviter que le peuple y vienne en pèlerinage ».

Plus tard, pour faire bonne mesure, une guinguette a été construite par-dessus le charnier, et les jeunes qui ne savaient rien de ces histoires sont allés danser dessus.

Après encore, le baron Hauissman a complété le travail en sabrant Paris de ses avenues pour gens friqués.

Ils sont là, quelque part du côté de l’avenue Monceau. Nous avons su où : un orphelin de républicains espagnols émigré tout seul à 9 ans et par ailleurs maratolâtre nous a montré l’endroit, qu’il avait réussi à localiser après des années de recherches et de visites éprouvantes pour lui et pour eux aux gens du cadastre. Il s’appelait José Pons, et il est mort aujourd’hui.

 

Pour la petite histoire de l’Internet…

 

 

 

 

Nous avons découvert, il y a un certain nombre d’années, qu’Éléonore Duplay, la fiancée de Maximilien, qui lui est restée fidèle jusqu’à la mort, faisait l’objet d’une espèce de culte quelque part en Russie, où quelqu’un (nous ne savons même pas si c’était un homme ou une femme) lui avait consacré un site, où on trouvait des portraits et des reliques-souvenirs de celle que le délicat Danton avait surnommée Cornélie Copeau.

Par une étrange coïncidence, Éléonore est morte 38 ans presque jour pour jour après l’homme qu’elle  n’avait pu épouser :  le 26 juillet 1832. Elle repose, depuis, au Père Lachaise.

 

 

 

 

Et nous ne savons même  pas si la personne qui lui vouait un culte est morte ou encore vivante en Russie.

 

Une pensée auss pour finir, et sans vouloir la ramener,  pour notre Anne Terwagne, de Marcourt (Saint-Just est mort avec son dernier «Au secoiurs !» dans la poche, qu’il n’a jamais eu le temps de lire). La pauvre Anne et ses 23 ans  d’enfermement chez les fous –  aux mains d’un ennemi juré  –  au terme desquels elle a quand même fini par mourir d’une tumeur au cerveau. Une tumeur de 23 ans.

 

 

 

 

 

Si vous voulez savoir à quel point « l’Incorruptible » fait encore peur aux pourris…

Abonnez-vous à un machin d’alerte Google au nom de Robespierre.  Dès que ce nom apparaît quelque part (non, pas partout, mais quand même tous les jours), vous recevez quelque chose comme ceci par exemple :

 

https://www.lejdd.fr/politique/arras-lfi-annonce-un-hommage-a-robespierre-et-fait-scandale-179844

 

Oui, bon, on peut se demander quel rapport il peut y avoir entre LFI et Robespierre, mais ne décourageons personne et, en perspective électorale, il convient de ne rien laisser traîner d’utile.

Les calomnies – quotidiennes depuis 250 ans – sont généralement de droite, pas forcément extrême, mais toujours d’une ignorance crasse en Histoire.

En gros, dès que vous voyez quelque part « Maximilien de Robespierre » vous savez que vous êtes chez les petit-bourgeois ignares et que vous pouvez aller voir ailleurs, c’est assez simple.

Ils ne sont pas tous mal intentionnés quoique souvent bêtes, mais ce n’est pas toujours leur faute. Deux siècles et demi de bourrage de crâne quotidien, ça laisse des traces. Parfois, on n’arrive même plus à trouver la trace de l’être humain innocent qu’il y a eu à l’origine.

Ainsi, quand vous découvrirez avec stupeur qu’il y a des pauvres invertébrés qui sont prêts à aller se battre contre les Russes à l’appel de leur patrie macronienne, ne vous précipitez pas pour les traiter de cons. Allez plutôt voir comment on s’y est pris pour les amener là.

Comme ici, par exemple, glané ce-jour chez Marcel D :

 

 

 

27 Juil 2026

L’État aurait versé 40.000 euros à Tibo InShape pour vendre le Service national universel aux jeunes

 

 

 

 

 

En 2019, le gouvernement voulait convaincre les adolescents de rejoindre le Service national universel. Plutôt que de compter sur l’enthousiasme spontané de la jeunesse, il aurait préféré financer une immersion de Tibo InShape en Guyane. Montant aujourd’hui revendiqué par un ancien communicant de Gabriel Attal : 40.000 euros.

mise à jour le 27/07/26

 

Le  « SNU » a disparu des radars, mais les 40.000 euros de Tibo InShape, eux, ne sont jamais revenus.

En juillet 2019, Tibo InShape publie une vidéo de 24 minutes intitulée « Je fais le nouveau service militaire ? ». Le youtubeur rejoint des volontaires du Service national universel en Guyane, porte le t-shirt officiel, dort dans la jungle, chante La Marseillaise et échange familièrement avec Gabriel Attal, alors secrétaire d’État chargé de la Jeunesse.

Tout ressemble à une immersion classique, avec treillis, drapeaux et dépassement de soi. Un détail signale néanmoins la nature de l’opération : la mention « inclut une communication commerciale ». Derrière l’aventure patriotique se cachait donc une campagne financée par les pouvoirs publics.

 

Une facture longtemps restée dans le brouillard

À l’époque, le ministère confirmait avoir rémunéré plusieurs créateurs pour parler du SNU, sans communiquer clairement les montants. Il expliquait simplement avoir choisi de s’adresser aux jeunes « là où ils sont ». En clair : sur YouTube, avec un influenceur capable de toucher davantage d’adolescents qu’une conférence de presse de Jean-Michel Blanquer.

La presse évoquait alors une somme d’au moins 20.000 euros. Certaines estimations grimpaient jusqu’à 40.000 euros, notamment en comparaison d’autres vidéos institutionnelles réalisées par Tibo InShape. Le Parisien dénonçait déjà l’opacité de cette campagne, tandis que plusieurs médias s’interrogeaient sur la frontière entre information publique et publicité politique

Sept ans plus tard, un nouveau chiffre apparaît. Dans un portrait publié par Vanity Fair, Louis Jublin, ancien conseiller en communication de Gabriel Attal, explique avoir préféré « filer 40.000 euros à un youtubeur » plutôt que de payer une campagne traditionnelle dans la presse. Louis Jublin, c’est celui qui, lorsqu’il bossait pour Gaby à Matignon, avouait : « Je me dézinguais à faire péter la couscoussière. »

Le youtubeur en question est présenté comme Tibo InShape, choisi pour promouvoir le SNU auprès de son immense communauté. Quarante mille euros d’argent public pour aboutir à une conclusion particulièrement nuancée face caméra : le SNU, « c’est que du positif ».

 

À voir aussi :

https://lemediaen442.fr/gabriel-attal-en-campagne-la-macronie-nous-ressert-ses-restes-karine-dubernet/

 

 

Savez-vous combien de millions de gamins sont morts dans les tranchées de 14-18 pour avoir été soumis à ce genre de lavage de cerveau ? Alors qu’il n’y avait même pas encore d’Internet  où le mot « influenceurs » était une injure…

Voilà. C’est comme ça qu’on les fabrique, les ignares. Et c’est un crime contre l’humanité mais qui s’en soucie ?

 

 

 

Le bouquet !

On dit aussi cerise sur le gâteau.

 

 

C’est l’irremplaçable John Helmer qui nous en parle sur Il danse avec les ours.

 

 

THE ODYSSEY – WHOSE BLOC IS BUSTED

 

( qu’on put très grossièrement traduire par : «L »Odyssée, un film  best seller invendable »).

 

John HELMER –  Dances with Bears –- 26 -.7.2026

 

 

C’est hélas beaucoup trop long pour qu’on vous le traduise. Alors, on vous explique.

 

Hollywood vient de faire un film, qui devrait sortir en août, dont le but est de nous vendre que quand nous voyons éclatter la cervelle d’un bébé palestinien, nous devons comprendre qu’Onc’ Donald est la réincarnation du rusé Ulysse et les Zuniens de Hegseti une version moderne des Grecs vainqueurs de Troie.

Oui, vainqueurs.

 

 

 

 

De quoi s’agit-il ?

D’un machin à grand spectacle qui bat au moins un record : il aurait coûté 1 milliard de dollars.

Et d’une « lecture » de L’Odyssée qui n’est pas piquée des vers.

L’Odyssée « d’Homre » of course, quand tout élève du secondaire sait ou devrait savoir qu’Homère ne peut pas en avoir été l’auteur, mais c’est un nom qui en jette.

Pour abréger, non seulement Trump c’est Ulysse revenu d’entre les morts (en mieux), mais tout ce que font les démons shakespeariens d’aujourd’hui s’est déjà produit (en plus faible) et ce que les crétins que nous sommes appellent génocides, massacres et pillages  n’est rien d’autre que de l’Histoire ancienne, grecque, donc exemplaire, et, répétons-le : en mieux.

Le divertissement ne vient pas tant du film que du spectacle d’analphabètes tripotant un chef d’œuvre de 2 ou 3 siècles après Homère, pour nous expliquer ce que, d’après eux, il a voulu nous dire.

On peut vous le dire, nous, pour moins cher : la Guerre de Troie n’a pas eu lieu pour reprendre aux Troyens une belle Hélène kidnappée, mais pour leur prendre le contrôle d’un Détroit d’Ormouz d’époque : celui des Dardanelles. On se bat aujourd’hui comme alors pour des corridors de passage, et avec les mêmes crapuleux moyens.

 

 

The Odyssey – Whose Bloc is Busted ?

 

 

 

Est l’aticle de John Helmer, comme toujours très informé, et qui en contient d’autres :

 

 

Qui est pour Homère, propagandiste des génocides ordonnés par Dieu et pour ceux qui obéissent aux ordres  de tuer.

 

 

 

 

Gorbatchev se relève d’entre les morts pour s’offrir une fois de plus à l’élection.

La Russie une fois de plus jetée aux chiens.

 

 

 

 

Pourquoi les USA voulaient parler

(avec Lavrov)

 

 

RUMP’S BLAME-RUSSIA ALIBI IS LAUNCHED AS THE BODY BAGS FROM   IRAN WAR COME HOME TO VOTE

 

 

On vous a dit que c’était long.

 

Petit détail :

La pré-vrnte de billets pour la sortie semble faire un flop à New York City.

Tout ça, c’est la faute à ces crétins de New Yorkais qui se sont mêlés d’élire un maire musulman, qui se dit socialiste de surcroît.

Il ne perd rien pour attendre celui-là !

 

 

 

 

 

En toute dernière minute

 

 

SCOTT RITTER

 

Fleur d’honnête homme

Et d’honnête homme qui a lu des livres

 

 

nous dit ce qu’il pense de ce film et nous conseille même d’en voir un autre à la place que nous ne connaissons pas non plus.

 

La loi de Zeus et le sort de l’Amérique

 

(en anglais)

 

 

 

 

Où, bien entendu, il pleure sur la désacralisation de la Constitution US, que seul Robespierre a su lire et pour laquelle ceux qui la voulaient en France lui ont coupé la tête.

Il omet de dire, à moins que cela nous ait échappé, que son pays n’existe que pour avoir mené à bien – dans le cadre de sa Constitution – l’extermination absolue des Indiens occidentaux, ceux d’Amérique du Nord, pour leur voler leur terre.

Les Palestiniens promis au même sort continuent de résister, soutenus par les Iraniens, les Libanais, les Syriens dignes de ce nom, les Libyens idem et less Yéménites.

Ajoutons ceci :

Tant que les Cubains existeront, nul n’aura le droit de condamner sans appel la démoniaque espèce humaine.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 28 juillet 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Quand M. Perrichon en voyage nous arrive juste avant TOUT l’Axe de la Résistance rendant hommage à son martyr bien-aimé

 

 

 

 

 

 

 

Pétrolier en feu dans le Détroit d’Ormouz

 

 

 

 

Quand M. Perrichon en voyage

nous arrive juste avant

 

TOUT l’Axe de la Résistance

rendant hommage à son martyr bien-aimé

 

 

 

 

 

Israël et le « Complexe de Monsieur Perrichon »

 

Aline de Diéguez

 

12 juillet 2026

 

 

 

 

 

 

1 – Le Voyage de Monsieur Perrichon d’Eugène Labiche

Le carrossier du Voyage de Monsieur Perrichon d’Eugène Labiche prononce deux phrases immortelles qui, grâce à un léger glissement sémantique, éclairent la pathologie des relations qu’entretiennent les Israéliens avec leurs voisins et victimes palestiniennes.

« Vous me devez tout. Je ne l’oublierai jamais. » dit M. Perrichon au jeune homme qu’il se vante d’avoir sauvé d’un grand danger, lequel devient le miroir vivant de la « belle âme » de son bienfaiteur. Et la conclusion reprend la même idée en la généralisant :

« Les hommes ne s’attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu’ils nous rendent. »

Ce qui signifie qu’un service rendu induit un sentiment d’infériorité chez celui qui en est le récepteur et s’accompagne d’un sentiment de rejet, qu’on nomme aussi l’ingratitude ou la mauvaise conscience, et qui peut aller jusqu’à la haine du bienfaiteur.

 C’est pourquoi M. Perrichon déteste son « bienfaiteur », l’homme qui l’a sauvé d’un péril.

Les Israéliens sont, comme tous les peuples de la terre, capables d’éprouver de la pitié ou de la compassion pour les victimes lointaines d’un tsunami, par exemple, pour les malheurs de leurs amis, ceux de leurs enfants ou même ceux de leur chien. En revanche, à part quelques personnalités exceptionnelles, dont les témoignages sont bouleversants, ainsi qu’une très faible minorité de la population – les « justes » d’aujourd’hui – les drames que vivent leurs voisins palestiniens, victimes de leur « Tsahal » et des décisions de leur gouvernement, laissent l’immense majorité de la population totalement indifférente et même  pire, la quasi-totalité de la population applaudit et en redemande.

Les tortures que subissent des milliers de détenus qui croupissent dans leurs geôles – y compris des femmes et des enfants – les humiliations, les spoliations, les assassinats, loin de provoquer une indignation ou au moins une empathie naturelle envers des victimes, glissent sur leur sensibilité comme l’eau sur la plume d’un canard et sont quasiment inexistants dans leurs journaux écrits, parlés ou télévisés. Cela nous « interpelle quelque part », comme on dit chez les bobos-psychanalystes « branchésés ».

Cette pathologie est d’ailleurs la même que celle qu’ont subie les victimes des camps nazis, aujourd’hui bourreaux des Palestiniens. En effet, elles aussi reprochaient amèrement leur indifférence à la population allemande : ils savaient et se sont tus, ils sont donc tous coupables.

Or, dans un gouvernement qui se prétend « démocratique », la ligne d’un gouvernement est, globalement, le reflet du sentiment général de ses électeurs. La violence de l’armée acceptée et soutenue par la société tout entière, n’est donc que le reflet de la violence des sentiments de l’ensemble des Israéliens eux-mêmes.

Il m’a semblé que le « Complexe de M. Perrichon » apportait un début de compréhension de cette pathologie, dont les symptômes visibles sont l’insensibilité, la non compassion, la déshumanisation et la haine des victimes

.

2 – Les Palestiniens sont les bienfaiteurs d’Israël

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URL de cet article :   https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/israel-et-le-complexe-de-monsieur-perrichon/ 

 

 

 

 

 

 

       Le Cri des Peuples

 

 

 

L’hommage de l’Axe de la Résistance au martyr Ali Khamenei, le bien-aimé de la Palestine

 

Le Cri des Peuples – 12  juillet 2026

 

 

 

Message de Sayed Mojtaba Khamenei promettant une vengeance implacable

Déclarations du Hamas et du Jihad Islamique palestin

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah

 

  • L’héritage du martyr Ali Khamenei
  • La Révolution islamique est indéracinable
  • Comment expulser Israël du Liban

 

Communiqué des factions de la Résistance islamique en Irak

Discours du Chef d’AnsarAllah au Yémen

 

 

 

 

 

 

 

Message de Sayed Mojtaba Khamenei à la suite des funérailles du Martyr Ali Khamenei.

 

Source : Resistance News, 9 juillet 2026

Traduction : lecridespeuples.substack.com

 

Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux.

Que la paix soit sur toi, ô Thâr Allâh [celui dont le sang appartient à Dieu, et dont Dieu Lui-même vengera le sang], et sur le fils de Thâr Allâh, l’Unique dont le sang attend encore la vindicte finale de Dieu. Que la paix soit sur toi, et sur ton grand-père, ton père, ta mère, ton frère, et les Infaillibles parmi ta descendance.

Que la paix et les bénédictions soient sur l’Imam dont l’appel vivifiant du soulèvement a fait retentir l’écho puissant et résonnant de la mission du Prophète à travers les tréfonds de l’histoire, donnant finalement naissance à la Révolution islamique d’Iran. Ce fut une révolution fondamentalement husseinite par nature, bâtie et nourrie sur les slogans et les principes de l’Imam Hussein (que la paix soit sur lui). Le Guide martyr de l’Iran a lui aussi grandi selon ces mêmes principes. Il était husseinite par le caractère ; il pensait comme Hussein, agissait comme Hussein, et menait le jihad et la résistance à la manière de l’Imam Hussein (que la paix soit sur lui). Il a vécu selon l’exemple de Hussein, et a finalement sacrifié son sang sur la voie de l’école husseinite en devenant martyr.

Parmi les disciples de Hussein se trouvent ceux dont le sang, lorsqu’il est injustement versé dans sa voie et pour son école de pensée et ses idéaux, met la Oumma musulmane en mouvement, de sorte que leur époque se rattache à Achoura et leur lieu à Karbala. Et voici que cette même ferveur husseinite a réveillé notre nation et a révélé sous un jour nouveau l’école du grand Khomeini et du Khamenei martyr. Ceci est le cri vivifiant qui fait écho au cri de l’innocence de l’Imam Hussein et à son appel : « Y a-t-il quelqu’un pour venir à mon secours ? » Un écho qui résonne à travers l’Iran, puis en Irak et dans d’autres nations, ébranlant les fondements du mensonge. À cette occasion, il ne convient que d’exprimer ma profonde gratitude pour l’incroyable, l’écrasante et historique mobilisation de dizaines de millions de personnes à travers les villes et les villages d’Iran et d’Irak, en particulier à Téhéran, Qom, Najaf, Karbala, et Mashhad.

Notre nation cherche à venger le sang de l’Imam Hussein. Depuis des années, cette grande nation sacrifie ses enfants sur la voie de Hussein, combattant les ennemis de Hussein et les ennemis de la voie de Hussein. Aujourd’hui, cette nation cherche à venger son sang et le sang de ceux qui, comme Hussein, appartiennent à notre époque.

Je m’adresse maintenant, par ces mots, à notre Guide martyr : Ô Guide injustement assassiné ! Ô toi qui as été opprimé mais qui es exalté ! Ô serviteur intègre de Dieu ! Alors que nous faisons nos adieux à ton corps, les yeux embués de larmes et le cœur brisé, nous faisons le serment de préserver ton héritage, de parcourir avec constance le droit chemin que tu as tracé, de ne craindre aucune épreuve sur cette voie, et d’attacher nos cœurs aux promesses et aux bonnes nouvelles divines comme tu l’as fait toi-même. Nous faisons le serment de venger ton sang pur et le sang de tous les martyrs de ces deux guerres en nous vengeant des meurtriers criminels et infâmes. Cette vengeance, c’est ce que notre nation exige, et cela doit être fait, sans faute. Ces criminels, dont les noms sont intégralement documentés, du plus haut au plus bas échelon, emporteront dans la tombe leur rêve d’une mort paisible dans leur lit. Qu’ils sachent que cette action ne dépend ni de ma présence, ni de celle d’aucun autre responsable. Que nous soyons là ou non, cela sera accompli. Bientôt, des personnes libres d’esprit à travers le monde entier accompliront chacune une part de cette mission divine.

Ô père martyr de la Oumma ! Puisses-tu jouir du doux nectar du martyre, que tu as désiré toute ta vie durant. Puisse le manteau du martyre être une bénédiction sur toi, avec un corps qui porte les marques de ta mère, la pure Fatima Zahra, et de tes ancêtres, Abu Abdillah al-Hussein et [de son frère tombé martyr à ses côtés] Abulfazl al-Abbas (que la paix et les bénédictions soient sur eux). Et à vous, ses compagnons innocents, surpris par l’attaque de l’ennemi et parvenus au martyre ! Félicitations, car vous êtes désormais les invités de ce Maître dont vous avez peut-être, en de nombreuses occasions, connu la bonté et la grâce. Lui, qui est la porte de la miséricorde divine pour tous, et particulièrement pour le peuple de cette terre, est désormais votre hôte, et le sanctuaire de sa présence est désormais votre demeure.

Et à toi, ô Maître exalté ! Ô magnanime ! Ô Imam bienveillant ! Ô Abu al-Hassan al-Reza al-Murtaza [8e Imam du chiisme duodécimain, dont le mausolée est à Machhad, où a été enterré Sayed Khamenei], que les bénédictions les plus hautes de Dieu soient sur toi ! Aujourd’hui, le corps déchiré et brisé d’un serviteur parmi tes serviteurs, l’un de tes purs descendants, après des années de dévouement inlassable et de lutte sans répit, repose dans cette terre sacrée aux côtés des corps des martyrs de sa famille. Chacun est un rappel d’un martyr de la plaine de Karbala. Ici, ils reposeront jusqu’au jour où, sur l’ordre de Dieu, le soleil qui illumine le monde (l’Imam al-Mahdi), le Reste de Dieu sur terre (que Dieu hâte sa noble réapparition) émergera de derrière les nuages de l’occultation pour irradier la lumière de la miséricorde de Dieu sur les habitants de la terre. En ce jour, que nous espérons voir arriver très bientôt, des étoiles parmi les véridiques, les martyrs, et ceux les plus proches de Dieu l’accompagneront. Nous espérons que notre Guide martyr sera l’un d’eux, faisant une fois de plus preuve de scènes brillantes et sans pareilles de dévouement à la cause de Dieu et de fidélité au Pacte de « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » [Coran, s. 7, v. 172]. Et peut-être que ces compagnons se tiendront à nouveau à ses côtés en ce jour.

Ô Maître bienveillant ! Nous te confions notre Guide, qui a consacré tout ce qu’il possédait à ta cause, et avec lui ses compagnons martyrs. Nous te les confions, à ta grâce, à ta bonté, et à tes soins aimants, priant pour que, tout comme ils ont été bénis de ta grâce durant leur vie sur terre, ils puissent désormais en recevoir une mesure encore plus grande et abondante.

Pour conclure, nous adressons à nouveau nos condoléances à notre Maître [l’Imam Mahdi], le Reste de Dieu (que Dieu hâte sa noble réapparition). Nous implorons humblement cette figure magnanime et bienveillante de diriger ses pures prières vers le Guide martyr de l’Iran, ses compagnons martyrs, et tous les autres martyrs. Puisse-t-il implorer Dieu, l’Exalté et le Très-Haut, d’accorder à tous les martyrs les rangs les plus élevés, de dispenser patience et récompense divine à leurs familles endeuillées, et d’accorder à la nation opprimée d’Iran une victoire certaine et imminente, avec la Grâce de Dieu.

Sayed Mojtaba Hosseini Khamenei — Tir 18, 1405 [9 juillet 2026]

 

 

 

 

 

Déclaration de Muhammad Ismail Darwish, président du Conseil de direction du Hamas, durant les funérailles à Téhéran.

 

Lire la suite…

 

Source : Le cri des peuples, sur Substack.

 

 

 

 

 

 

Rappelons qu’aux funérailles d’Ali Khamenei, on a vu, ensemble, les représentants du Hamas, du Hezbollah et des Houthis, venus saluer sa dépouille et celles des autres membres de sa famille.

 

 

  

 

 

 Notre modeste avis sur deux choses.

 

 

Madame de Diéguez dit « État juif ». Nous disons « entité nazie », génocidaire et tous les qualificatifs qui s’ensuivent. Car si ces créatures dégénérées, inférieures à tous les animaux sans exception  (ces pauvres animaux innocents qu’une marâtre nature a créés sans possibilité du moindre libre arbitre, forcés d’obéir à l’implacable mécanisme qui leur a été imposé), si ceux-là ont le droit de se prétendre un État,  à quel genre d’État alors peuvent être associés les Albert Einstein, les Marc Bloch, les Felix Mendelssoohn, Sergueï Eisenstein, Charlie Chaplin, Eric von Stroheim, Vittorio Gassman,  Norman Finkelstein, Gilad Atzmon, Israël Shamir, Ilan Papé,  Ron Unz, Max Blumenthal, Aaron Maté, Rosa Luxembourg, Rachel Corrie, Annie Lacroix-Riz, Anya Parampil, Katie Halper et quantité d’autres qui rempliraient plusieurs annuaires téléphoniques imprimés en tout petit. ….  Si Israël est un État « juif », et le seul paraît-il, ils sont quoi ceux-là ? Ils ne sont pas juifs ? 

Alors qe le cancer de la Palestine n’est qu’un ramassis de délinquants, nomades invétérés – chez eux partout, responsables nulle part  –  qui répètent à l’infini  le mythe détourné d’Abel et Caïn où lre nomade Abel pousse indéfiniment devant lui ses troupeaux,dans les récoltes du sédentaire et industrieux Caïn, qu’il leur fait dévorer avant de le tuer et de s’en aller ailleurs faire de même en clamant « Caïn m’a tuer ! ».

Alors que les innommables d’Israël, ne croyant ni à Dieu ni à Diable, s’abattent partout comme nuages de sauterelles et tsunamis de sangsues en se prévalant d’un dieu qui n’est pas le leur mais qui leur sert d’alibi commode  pour subjuguer les crétins congénitaux.

Alors qu’ils ne sont même pas les seuls à se conduire de la sorte, puisque leur vassal tout neuf, les soi-disant États-Unis, n’ont pas procédé autrement en s’abattan, eux, t sur le « Nouveau Monde » américain, au Nord comme au Sud, les dépassabnt même glorieusement par un génocide quasi absolu, parfaitement réussi, merci, suivi d’un esclavage d’importation assez réussi aussi.

Pour l’amour du ciel, communauté internationale de jobards, rappelle-toi quand même qu’il y a plus de 50  ans que Léonard Peltier, un des seuls occcupants légitimes de l’Améique du Nord, croupit dans les geôles états-uniennes. Exactement depuis le 6 février 1976. Davantage même que Gorges Ibrahim Abdallah dans les culs de basse fosse français  – Salut Georges, où que tu sois ! – . Ces mêmes USA qui viennent de célébrer leurs 250 ans de malfaisancee en se laissant mettre le licol au cou par leurs ex-porte-coton. Lesquels, d’ailleurs, continuent de s’abattre sur la Palestine en provenance des couveuses à gangsters du Bronx, de Miami et aitres lieux.          

Cela dit, nous aussi, on a suivi les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei, qui ont assurément dépassé celles d’Alexandre le Grand ,lequel pourtant avait fait lui aussi un tour de ses terres avant d’être inhumé dans la ville qui porte son nom. Mais on est qûrs qu’il y a déplacé moins de monde, même si on tuait alors beaucoup moins de gens à la foi aue ces temps-ci..

 

 

 

 

 

 

Chers,

Si nous pouvons nous permettre…

De grâce, ne vous laissez pas aller à descendre au niveau de ces gens-là.

Certes, ils sont irrémédiablement malfaisants et doivent être neutralisés, par n’importe quels moyens.

Mais…

Périssent non seulement les colonies, mais toutes les formes d’État où on fait des choses pareilles PLUTÔT QU’UN PRINCIPE !

Si la mort du dénommé Trump et de quelques autres peut raccourcir d’un seul jour l’immonde guerre en train (LES immondes guerres en train)… alors, oui. Parfait. Que les soldats s’y mettent et fassent ce qu’ils doivent.

Mais si haïssables que soient ces monstres, ne répétez pas derrière eux  leurs « Kill ! Kill ! Kill ! » s’il vous plaît.

Votre martyr ne reposerait pas en paix.

Il s’en voudrait, se blâmerait de ne pas vous avoir enseigné autre chose que ce déshonorant mimétisme.

La miséricorde divine, par exemple, qui n’est qu’une forme supérieure d’intelligence pas du tout artificielle.

 

 

 

 

Mis e,n ligne le 12 juillet 2026

par Les Grosses Orchades

. .

 

 

 

À la mémoire d’Olof Palme

 

 

 

 

 

 

 

 

Mini sous-marin britannique fantôme – Guerre Froide

 

 

 

À la mémoire d’Olof Palme

 

 

 

 

Olof Palme – 1927-1986

Premier ministre suédois 

de 1969 à 1976 et de 1982 à 1986

Abattu dans une rue de Stocholm

le 28 février 1986.

 

 

 

 

La vérité sur le mensonge suédois concernant les sous-marins soviétiques Pourquoi ce mensonge continue de fonctionner, et pourquoi le président Vladimir Poutine n’a pas réussi à l’anéantir plus efficacement en révélant la vérité

 

 

 

Par Pelle Neroth Taylor, à Stockholm, présenté par John Helmer (Dances with bears)

@bears_with 

Traduction : cl pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

 

Il ne sert pratiquement à rien d’expliquer, exemple après exemple, pourquoi le président Vladimir Poutine se trompe dans sa façon d’appréhender la guerre de propagande menée par le monde occidental contre la Russie. Cliquez ici.  

Pourt la bonne raison qu’il continue de refuser d’apprendre en continuant à payer et à croire ses principaux propagandistes à Moscou (pas de noms !) ainsi que ceux des médias occidentaux qu’ils rémunèrent (pas de noms !). Cliquez encore et encore.  

« Ça ne sert à rien », je l’ai dit.

Ce qui reste, c’est le droit qu’ont les humains, non seulement de s’exprimer, de se réunir et de publier, mais de commencer par penser. Voilà – voilà le devoir moral de toute personne à l’esprit libre. C’est un devoir qui prime sur la religion (y compris les religions prônant la supériorité nationale (pas de noms !), car la foi ne devrait venir qu’après la réflexion, n’est-ce pas ? Sinon, la foi n’est qu’une erreur puérile, aggravée chez les adultes par la force contraignante du pouvoir d’État et les subversions séduisantes liées à la classe sociale et à l’argent.   

Il n’y a rien, dans la Déclaration des droits ni dans la Constitution des États-Unis qui protège la réflexion, et encore moins ne l’impose. En réalité, l’article 1 de la Déclaration et le premier amendement placent explicitement la liberté de religion au premier rang et accordent à la foi une supériorité sur les libertés d’expression et de réunion. Cette supériorité constitue une garantie constitutionnelle pour le mensonge, la propagande, le lavage de cerveau et la guerre de l’information. Du moins aux États-Unis, pays respectueux de la loi.  L’incapacité à penser, le refus de faire la différence entre le vrai et le faux, les troubles mentaux : ce ne sont pas là des motifs permettant la destitution d’un président américain selon le 25e amendement de la Constitution. Cet amendement est un subterfuge politique : il a permis à Ronald Reagan, à Joseph Biden et à Donald Trump de rester en toute sécurité à leur poste. quand ils n’y étaient plus aptes.

Et c’est ainsi que nous en arrivons à cette analyse de l’irrémédiable succès du mensonge suédois, exposé sous tous ses aspects par Pelle Neroth Taylor.

Lisez-la et réfléchissez-y. Réfléchissez-y bien, puis relisez-la encore, parce que cette même campagne de désinformation est en train de porter ses fruits contre vous, où que vous soyez.

J.H.

 

 

 

 

 

 

« Fabrication de la terreur : Comment des sous-marins occidentaux et une presse complaisante ont terrorisé la Suède de la guerre froide.»  Pelle Taylor

https://pntshow.substack.com/p/manufacturing-dread-how-western-submarines

 

 

 

Je souhaite commencer en vous parlant non pas d’un sous-marin, mais d’un bar.

C’était par une soirée glaciale de février, en  2014, et j’étais assis dans un bar exigu de la vieille ville de Stockholm, face à un homme mince aux cheveux gris coupés en brosse, dont le regard aurait pu décaper la peinture des murs. Il s’appelait Anders Hasselbohm. Trente ans plus tôt, il avait été l’un des journalistes d’investigation les plus décorés de Suède. Puis il avait écrit un livre – Ubåtshotet¹, « La menace sous-marine » – où il affirmait que les mystérieux sous-marins qui hantaient les eaux suédoises n’étaient pas soviétiques. Sur quoi, à la manière polie des Suédois, toutes les portes s’étaient devant lui refermées. Il avait pu continuer à exercer son métier – son journal l’avait envoyé à l’étranger, et il avait couvert l’actualité avec brio, pendant des années, en qualité de correspondant à l’étranger –, mais l’histoire de son pays, celle qui comptait le plus à ses yeux, lui avait été enlevée. Quand je lui ai offert une bière, cela faisait déjà trois décennies qu’il avait tout loisir de réfléchir à la manière dont un pays libre se tait sans que personne n’y ait jamais reçu l’ordre de se taire.

Je l’avais cherché parce que je voulais lui poser la question qui a guidé la majeure partie de ma vie professionnelle depuis cre temps-là : comment faire pour  raconter une histoire vraie que les puissants ont décidé de passer sous silence ? Il m’a regardé un moment, comme le font les vieux journalistes lorsqu’ils tombent sur des jeunes qui croient qu”ils ont découvert du nouveau, puis il a dit quelque chose que je n’ai jamais oublié. Il a dit que les jours les plus sombres pour la liberté de la presse en Suède n’étaient pas ceux de la censure. Que c’étaient ceux où six cents journalistes, réunis dans un mess de la marine s’étaient vu offrir du café et des sandwichs au son d’une musique d’ambiance diffusée par des amiraux, et s’en étaient retournés chez eux convaincus d’avoir entendu la vérité.

 

 

 

Anders Hasselbohm et, à droite, son ennemi juré, Carl Bildt

 

 

 

J’ai passé des années à rapporter, depuis Londres et Bruxelles, précisément le genre d’histoires qui ne cadrent pas avec la vision officielle du monde. Celle-ci est l’une des plus importantes que j’aie découvertes. Je la publie ici, dans la longueur que je souhaite et sur mon propre Substack, parce que les médias censés relayer ce genre d’histoires ne l’ont jamais fait, et parce que j’ai enfin cessé d’attendre leur permission.

 

 

 

Ce dont tout Suédois de ma génération se souvient

Il faut avoir grandi en Suède pour comprendre à quel point le début des années 1980 y fut étrange. J’ai grandi à Londres et j’y ai passé la majeure partie de ma vie d’adulte. Mais j’ai vécu quelques années en Suède avec ma mère suédoise. Les années 1982 à 1985 restent gravées dans ma mémoire. J’étais lycéen à l’apogée du social-démocratisme, soit à une époque où la Suède était riche, sereine, égalitaire et légèrement suffisante – dans un pays qui était censé avoir résolu la quadrature du cercle, en alliant le niveau de vie américain à l’équité scandinave, et qui se sentait en droit de vous faire la leçon sur vos défaillances. Si vous aviez lu le Times ou le Spectator à cette époque, vous auriez pu croire que ce pays avait plus ou moins un pied en URSS, mais si vous y viviez, comme je l’ai fai alorst, vous vous sentiez bien  plus proche de la North Shore de Chicago, le lycée du film The Breakfast Club, que de Moscou. Et tous les quelques mois, ce pays placide et satisfait de lui-même était la proie d’ une histoire de fantômes marins.

Une tourelle émergerait des eaux, quelque part près de Stockholm. La Marine interviendrait avec des hélicoptères et des grenades sous-marines. La télévision diffuserait des bulletins quotidiens présentés par des hommes en uniforme à l’air sévère. Les tabloïdes publieraient des schémas représentant des sous-marins miniatures soviétiques se faufilant entre les îles.

 

 

 

 

 

 

Un de mes cousins plus âgé est revenu de son service militaire en racontant qu’une unité voisine de la sienne avait trouvé des insignes d’hommes-grenouilles soviétiques et une boîte de sardines soviétiques vide dans un campement abandonné. Toutes les familles qui possédaient un chalet au bord de l’eau – et des centaines de milliers en ont –  avaient appris à regarder plutôt deux fois qu’une toute ombre qui bougerait à la surface de l’eau. Aucune soirée arrosée n’était complète sans blagues nerveuses sur les Russes dans la baie.

Et j’en arrive à ce qui aurait dû éveiller les soupçons de tout le monde, mais qui n’a éveillé ceux de presque personne : au cours de toutes ces années de chasse, de déploiement de matériel militaire et de gros titres, la Marine suédoise n’a jamai – pas une seule fois ! – fait remonter à la surface un sous-marin étranger. Elle n’en a jamais identifié un seul. Elle n’a jamais présenté le moindre bout de quille, le plus petit drapeau, et ne parlons pas d’un marin. Les intrus étaient des fantômes. Mais ces fantômes, dans la Suède de la Guerre froide, se voyaient d’avance attribuer une nationalité : ils étaient tous soviétiques. Les médias le disaient, l’opposition le disait, et – c’est l’essentiel – la Marine suédoise le disait. Le Premier ministre Olof Palme, qui avait commencé par crroire ses propres amiraux,  s’est quand même, peu à peu, mis à douter.

C’est ce doute qui m’a captivé.

 

 

 

Le seul véritable sous-marin, et le mensonge qui en est issu.

Car il y eut en effet une réelle intrusion soviétique, une seule, avérée et indéniable, dans toute cette affaire. Et c’est elle qui explique tout ce qui s’en est suivi.

En octobre 1981, un véritable sous-marin soviétique – un sous-marin diesel de classe Whiskey en fin de vie – l’U-137 – s’est échoué sur un récif situé au cœur d’une zone militaire suédoise, près de la base navale de Karlskrona.

« Whiskey on the Rocks » n’a pas pu manquer de titrer la presse étrangère. Le capitaine soviétique a bêtement raconté une série d’évidents mensonges  sur un équipement de navigation défectueu. L

es inspecteurs suédois n’ont eu aucune peine à constater que l’équipement fonctionnait. Cela ressemblait à une preuve irréfutable, et cela a été traité comme tel. Les Russes rôdaient dans les eaux suédoises. C.Q.F.D.

Sauf… que les pêcheurs locaux, lorsqu’un journaliste suédois gêneur et dissident du nom d’Ingemar Myhrberg avait enfin pris la peine de frapper à leur porte – la Marine ne l’avait jamais fait –, lui avaient dit être convaincus qu’il s’agissait d’un accident. Parce qu’enfin, le bateau était arrivé en surface, bien visible au radar, ses moteurs diesel faisant, selon les mots d’un témoin, « le vacarme de deux locomotives sans silencieux ». Aucun sous-marin espion ne se comporte ainsi. Un sous-marin espion arrive en plongée, silencieux, propulsé par ses moteurs électriques. L’explication la plus plausible à propos de l’U-137 était aussi la plus banale : un équipage de stagiaires ivres et incompétents qui s’était trompé de cap, puis qui avait menti pour sauver sa peau. D’autres théories affirment que l’officier supérieur à bord du sous-marin avait été secrètement payé par l’Occident pour provoquer un incident susceptible de mettre dans l’embarras les Soviétiques. 2

 

Mais cet échouage allait s’avérer bien plus utile que n’aurait pu le rêver n’importe quelle mission d’espionnage réussie. Il a ancré dans l’esprit de chaque Suédois une seule et unique certitude inébranlable : tout sous-marin présent dans les eaux suédoises devait forcément être russe. Et une fois cette certitude établie, elle pouvait être exploitée par quiconque disposait d’un sous-marin et d’un mobile. Comme me l’a dit plus tard l’une de mes sources : avec l’affaire de l’U-137, les Soviétiques étaient tombés dans un piège qui permettait de les culpabiliser préemptivement. 

 

 

 

L’hérésie de Hasselbohm

Un an après l’affaire de l’U-137 a eu lieu la grande chasse à Hårsfjärden, dans l’archipel de Stockholm, juste au-dessus de la principale base navale suédoise, et le timing en a été pour le moins curieux : elle a commencé au moment même où Palme revenait au pouvoir sur un programme pacifiste et favorable au dialogue, alors que le reste de l’Europe occidentale basculait à droite en se jetant dans les bras de Reagan et de Thatcher. Pendant deux semaines, la marine a lancé des grenades sous-marines dans la baie sous les yeux de la presse internationale, sans jamais rien atteindre.

C’est la chasse sur laquelle Hasselbohm a enquêté, et ce qu’il y a découvert est au cœur de cette histoire.

Un officier de marine de haut grade, effrayé, était venu le voir et lui avait dit sans détour : « Ce que disent les hauts responsables militaires n’est pas vrai. » Selon lui, les sous-marins étaient occidentaux. Hasselbohm allait dès lors passer un an à s’entretenir avec des plongeurs, des capitaines, des ingénieurs, des amiraux et des constructeurs de sous-marins, tant en Suède qu’à l’étranger. À la suite de quoi il est parvenu à la conclusion qui allait lui coûter si cher : au moins un sous-marin de l’OTAN – et probablement plusieurs – s’était trouvé à Hårsfjärden.

Il allait également démonter, pièce par pièce, la prétendue preuve scientifique de la culpabilité soviétique que la Commission officielle de défense contre les sous-marins et sa jeune vedette, Carl Bildt, avaient brandie sous le nez du public. Ils avaient affirmé que les traces de quille sur les fonds marins prouvaient qu’il s’agissait d’un sous-marin du Pacte de Varsovie, car « seuls les sous-marins du Pacte de Varsovie avaient des quilles ». Un simple coup d’œil au Jane’s Fighting Ships – si un journaliste suédois avait pris la peine de le consulter – aurait montré que les sous-marins britanniques et français possédaient une quille, contrairement aux sous-marins soviétiques de classe « Whiskey ». Ils avaient affirmé que la présence de deux hélices indiquait qu’il s’agissait d’un sous-marin soviétique. Or, les sous-marins britanniques, hollandais et français en avaient  deux eux aussi. Ils avaient affirmé que les signaux électroniques étaient émis sur des fréquences soviétiques, alors que le directeur de l’agence suédoise des renseignements d’origine électromagnétique a par la suite admis devant le ministère de la Défense qu’aucune preuve de ce type n’existait. Tous les éléments du dossier pointaientt, au contraire, dans  la direction opposée.

Pour sa peine, Hasselbohm a dû payer le prix fort. Bildt l’a ridiculisé dans la presse, disant qu’il « faisait des montagnes de taupinières » et, plus perfidement encore, a mis ses motivations en cause, insinuant sans jamais le dire ouvertemen, qu’un journaliste suédois dont les révélations pointaient vers l’ouest plutôt que vers l’est devait servir des intérêts autres que ceux de la Suède. Hasselbohm  n’a pas été chassé : son journal l’a gardé à son service, l’envoyant à l’étranger, où il a passé cinq ans comme correspondant au Moyen-Orient, puis trois autres en Norvège. Mais l’affaire du sous-marin, celle qui était la plus proche de chez lui et de lui-même ne lui appartenait plus en réalité, et il le savait. Lorsque je l’ai rencontré trois décennies plus tard, il était calme à ce sujet, comme un homme qui a eu tout le temps de faire ses comptes avec une situation, mais il tenait à ce que je comprenne le mécanisme. Ce n’était pas que l’on ait ordonné à quiconque de mentir. C’était que l’ensemble de la presse avait été flattée, nourrie et mise dans son lit par la Marine à la base navale de Berga, et une presse flattée n’enquête pas sur ses amphytrions. « Ce furentt des jours très sombres pour la liberté de la presse en Suède », a-t-il écrit. On ne se rendait pas compte que c’étaient des jours sombres du tout. C’est là tout le problème.

 

 

 

Le professeur d’Oslo

 

 

 

 

Le profeseurr Ola Tunander

 

 

 

Hasselbohm m’a signalé, plus haut dans la chaîne, celui qui avait ramassé le flambeau tombé de ses mains : Ola Tunander, un professeur suédois de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo. Je suis donc allé le voir lui aussi. Ç’était le prototype même de l’universitaire distrait – petit rire nerveux, lunettes, rapides clignements des yeux – et il avait passé sa carrière à se faire traiter de « théoricien du complot » par les hautes sphères de la marine suédoise, pour avoir exprimé haut et fort ce que Hasselbohm avait découvert.

Ce qui m’a plu chez Tunander, c’est qu’il s’était d’abord trompé. Jeune chercheur, il avait rédigé l’ouvrage de référence affirmant que ces intrusions étaient d’origine soviétique. il l’avait enseigné à l’US Naval War College et donné des conférences à ce sujet au Pentagone. C’est petit à petit qu’Il a changé d’avis, et contre son propre intérêt professionnel, ce qui est tout le contraire du comportement d’un farfelu. Le tournant décisif, m’a-t-il confié, s’est produit en 1993, lors d’un long trajet en voiture de retour d’une conférence en Norvège avec James Schlesinger, l’ancien secrétaire américain à la Défense et éx- directeur de la CIA. Dans l’ambiance détendue d’après-dîner, comme d’anciens ennemis ayant survécu à leur guerre, Schlesinger lui avait avoué qu’un sous-marin U.S. avait été endommagé à Hårsfjärden en 1982.

À partir de là, Tunander n’avait plus qu’à tirer sur le fil pour que toute la pelote se dévide. Il s’est entretenu avec d’anciens capitaines de sous-marins britanniques, qui lui ont confié que cela ne concernait pas que les Américains, mais aussi la Royal Navy, et que les sous-marins britanniques étaient les plus audacieux et les plus discrets de tous. Un officier supérieur lui a même dit, d’un ton enjoué : « On s’est bienmarrés dans vos eaux ! » Un autre, l’ancien commandant de la flotte, l’amiral James Eberle, l’a regardé et lui a dit, d’un ton difficile à déchiffrer : « Est-ce que les gens ne se font pas écraser par le bus, des fois ? » – avant de lui tourner le dos. Après des années de travail, Tunander en est venu à la conclusion que ces intrusions avaient été en fait une opération psychologique anglo-américaine, menée avec la complicité d’une factionn au sein de la marine suédoise, qui détestait Palme : une campagne délibérée visant à terroriser l’opinion publique suédoise, à discréditer l’Union soviétique et à détruire un Premier ministre qui préférait dialoguer avec Moscou plutôt que la combattre.

J’aurais pu intituler tout ccia « Un professeur suédoisfait une affirmation surprenante » et en rester là. Beaucoup de journalistes l’auraient fait. Mais la valeur d’une affirmation dépend des questions que l’on est prêt à poser à la partie adverse. Je me suis donc rendu chez la partie adverse.

 

 

 

Je suis parti à Londres et me suis mis à frapper aux portes

 

 

 

 

 

Votre serviteur.

J’ai commencé par les aveux officiels, car ils existaient déjà, même sit presque personne en Suède ne les avait pris au sérieux. En 2000, la télévision suédoise avait interviewé, Caspar Weinberger, le ministre de la Défense de Reagan, qui avait déclaré sans détour que, oui, des sous-marins U.S. avaient bien opéré dans les eaux suédoises, dans le cadre d’essais « de routine, réguliers et programmés », avec un accord préalable. Un mois plus tard, la même émission avait interviewé Sir Keith Speed, ministre de la Marine de Margaret Thatcher, qui avait confirmé sans sourciller : ce que Weinberger décrivait était exactement le genre de choses que lui, Speed, « autorisait également à se produire ». Lorsqu’on lui avait demandé directement si ces essais avaient eu lieu en Suède, il avait répondu oui. Et il avait répété « oui » lorsqu’on avait insisté.³ La réaction des autorités suédoises avait été tout simplemen, d’annoncer que ces deux hauts responsables anglo-américains de la Défense étaient confus, séniles ou avaient été mal cités.

Du coup, j’ai empoigné le téléphone et appelé moi-même Sir Keith Speed. Il a confirmé chaque mot. Des sous-marins britanniques, m’a-t-il dit, avaient opéré dans les eaux suédoises sur ordre de Margaret Thatcher en personne. « Chaque opération a été approuvée par Margaret Thatcher. » Il s’agissait, a-t-il ajouté, « des opérations les plus secrètes jamais menées par le Royaume-Uni ». Lorsque je lui ai demandé pourquoi les officiers suédois persistaient à affirmer que ses propos et ceux de Weinberger avaient été mal interprétés, il m’a livré la phrase la plus juste de toute cette histoire : « Tout le monde essaie de  couvrir ses fesses ».

J’ai essayé de joindre Thatcher elle-même ; elle était malade et son cabinet a refusé de me répondre. Je me suis rendu aux Archives nationales de Kew pour consulter le dossier diplomatique britannique sur les relations anglo-suédoises de 1982 – l’année même des intrusions – et je l’ai trouvé inaccessible. Débrouillez-vous avec ça.

La correspondance diplomatique de routine avec un voisin nordique pacifique, classée confidentielle pour des raisons de sécurité nationale., des décennies plus tard ! J’ai appelé le service de presse du ministère de la Défense, pour me renseigner sur les opérations de la Royal Navy visant à déstabiliser la Suède, et un attaché de presse jovial m’a répondu en a riant que cela ressemblaitdrôlement « à une scène de film d’espionnage ».Remarquez bien qu’il ne s’agissait pas d’un démenti.

 J’ai interviewé David Owen, l’ancien ministre des Affaires étrangères, dans son élégant bureau de Mayfair. Il avait siégé à la commission de désarmement de Palme, l’année même des intrusions, et il m’a confié que les sous-marins n’avaient jamais été mentionnés lors de ces réunions – même si, selon lui, la question avait sans doute plané en filigrane. Qui, à son avis, était derrière tout cela ? Il n’en savait rien. Mais il s’est permis une supposition : une « opération clandestine du MI6 ? », en m’adressant son sourire carnassier habituel. Depuis, je me suis demandé ce qu’Owen pouvait bien entendre par « une opération clandestine ». Au cours des années passées à écrire sur les services de renseignement, j’ai eu le temps de comprendre toute la portée de ce simple mot. Le déni plausible est un mécanisme archi-rodé : les gouvernements prétendent ne donner aucun ordre aux agences, et les agences prétendent n’en donner aucun à leurs exécutants. « Clandestine » est le terme technique qui en constitue le point d’orgue, le mot qui permet à un ministre de désavouer ce qui avait été autorisé depuis le début. J’en suis venu à soupçonner que ce sourire signifiait exactement cela : non pas que l’opération avait échappé au contrôle, mais qu’elle avait été planifiée au sommet, et qu’Owen le savait.

Je me suis lancé dans la chasse aux propres chroniqueurs des sous-mariniers. J’ai rencontré Jim Ring, qui avait écrit une histoire chaleureuse sur les capitaines des Oberon-boats de la Royal Navy, dont certains étaient, disait-on, des vétérans de la Baltique. Autour d’un café à la British Library, il s’est montré intrigué et a promis de se renseigner auprès de ses anciens contacts sur les anciens officiers des sous-marins de combat. À notre troisième rencontre, il m’a demandé : « Où est-ce que vous en êtes ? » – avant d’admettre que ses sources ne lui avaient rien dit. « Ils m’ont toutes répondu : « Pas moi, chef. » Peut-être ne lui avaient-ils rien révélé. Peut-être avait-il décidé de ne pas  divulguer ce qu’on lui avait dit, par respect pour un corps d’armée qu’il vénérait. J’ai envoyé un courriel au fils du commandant du flanc nord de l’OTAN, dont le quartier général à Oslo avait supervisé les opérations durant ces années ; il rédigeait la biographie de son père, et sa réponse reconnaissait implicitement l’existence de ces opérations tout en précisant qu’elles ne figureraient pas dans le livre. Partout où j’allais, je me heurtais à la même chose : pas un déni à proprement parler, mais un refus déterminé, doux et infiniment poli, de laisser l’histoire ne fût-ce que respirer.

 

 

 

Ce qui s’est passé quand j’ai voulu publier.

Faire un reportage est une chose. Le faire imprimer en est une autre, et c’est là que j’ai appris comment la machine fonctionne dans la réalité : pas par la censure, mais par la gestion tranquille de ce qui peut ou non passer pour un sujet sérieux.

J’ai réussi à placer un article prudent et bien étayé dans une revue navale britannique, Warships IFR, dont le rédacteur en chef était sincèrement intrigué et qui savait, comme tous les marins, à quel point le corps des sous-marins est fermé et secret. L’article a été publié. Il est passé inaperçu. J’ai ensuite écrit un article plus… médiatique pour le Sunday Times, sur les travaux de Tunander, que j’ai intitulé « Margaret Thatcher a ordonné à la Marine de mener des raids au large des côtes suédoises ». Avant qu’il paraisse, un allié de Carl Bildt – un homme que j’appellerai Erik – m’a contacté pour me proposer une contre-narration susceptible de m’être utile, concernant les intrusions russes, qu’il tenait, disait-il, de ses contacts dans la marine.

Je savais exactement qui il était. C’était le vieux complice et homme de main habituel de Bildt, celui à qui’on faisait appel pour arranger les problèmes de relations publiques délicats. Dans le petit monde feutré de Stockholm, sa voix portait l’autorité aisée d’un homme habitué à la déférence. Carl Bildt s’était vraiment très bien débrouillé depuis son passage, encore jeune député, à la Commission des sous-marins. Il avait été, depuis, Premier ministre de 1991 à 1994, puis ministre des Affaires étrangères de 2006 à 2014. Je savais à quoi m’engagerait ce qu’Erik allait me dicter si je me laissais faire : à toute l’architecture de la théorie officielle, des improbables sous-marins miniatures, à la pieuvre soviétique – c’est-à-dire au tableau même que Bildt avait servi à l’Académie royale suédoise des sciences de la guerre, qui l’avait avalé tout cru, en gros et en détail. Je connaissais alors très bien sa méthode : affirmer n’importe quoi avec un maximum  d’aplomb quoique sans la moindre trace de preuve, puis balayer d’un revers de main, au culot,  les tentatives d’objections polies. Bildt, en fait, était une espèce de Boris Johnson suédois. C’est à ce jeu-là qu’Erik voulait que je joue, et je n’en voulais pas.

Furieux, de mon refus, il avait raccroché etavait fait pression sur le journal pour qu’il retfuse mon article. Qui a été publié malgré tout. Et après… plus rien. Aucun suivi ne me fut jamais demandé. L’histoire n’a jamais « pris », comme disent les rédacteurs en che., Pour la simple raison que personne ayant le pouvoir de la faire « prendre » ne le voulait.

 

 

 

« Mrgaret Thatcher a ordonné à la Royal Navy de mener des raids le long des côtes suédoises »

L’arrticle qui a tout déclenché (par Pelle Neroth Taylor écrivant sous le nom de Pelle Neroth)

 

 

 

Voilà en quoi consiste la véritable nature des choses, et il importe de s’y attarder parce qu’elle est bien plus efficace que n’importe quelle répression brutale. En Suède, l’officier de marine Göran Wallén, qui avait publiquement traité Tunanderde cinglé complotiste, a refusé de m’accorder un entretien, prétextant être « occupé à refaire la décoration de sa maison ». Un jeune collègue universitaire avait accepté de me parler. Quelques minutes après le refus de Wallén, il s’est lui aussi rendu compte de son indisponibilité. Tunander m’a confié que les revues universitaires et de sécurité rejettent systématiquement les articles qui traitent de ce sujet. Elles les jugent tout simplement « inappropriés »  : un rédacteur en chef le lui a confirmé en 2016, trente-cinq ans après les faits. Les conférences sur la question des sous-marins dans les universités suédoises sont automatiquementt annulées par l’administration. Un autre chercheur a vu son article retiré à la dernière minute par une revue allemande de sécurité, sous prétexte d’« ordres venus d’en haut ». Plus incroyable encore, même un jeu vidéo sur la chasse aux sous-marins a été supprimé La jeune équipe suédoise de développeurs de jeux s’est vue imposer des conditions impossibles pour mener à bien son projet, leqel  a finalement été abandonné. On ne vous dit jamais non. On vous dit que ce n’est pas un sujet sérieux pour des gens sérieux, et que vous feriez mieux d’écrire sur autre chose, le message vous étant transmis avec un sourire.

J’en suis venu à penser que c’est l’information la plus importante qu’il soit de mon devoir de rapporter. Plus importantemême que celle sur les sous-marins. Une société dite libre n’a pas besoin de censure si ses journalistes se sont déjà entendus sur ce que foivent être les opinions respectables. La presse suédoise n’a pas eu besoin qu’on lui donne l’ordre de qualifier les sous-marins de « soviétiques ». Elle l’a fait de son plein gré. Cela flattait son image de petite Suède courageuse, capable de tenir tête à l’ours russe, et lui épargnait une pensée bien plus gênante : que c’étaient peut-être ses véritables maîtres et protecteurs, les Américains et les Britanniques, qui se promenaient comme chez eux dans ses eaux.

 

 

 

Mais c’étaient sûrement les Russes, non ?

Je me dois ici d’être juste envers l’autre camp, parce que ses arguments sont solides, et que leur expression la plus crédible n’est pas un article alarmiste de la presse à sensation, mais un livre du général Bengt Gustafsson, commandant suprême des forces suédoises de 1986 à 1994. S’il y avait quelqu’un qui fût susceptible de savoir, c’était bien lui ; et il a consacré sa retraite à défendre, longuement et avec une évidente sincérité, que les intrus étaient bel et bien soviétiques. Il est de mon devoir de présenter ses arguments aussi honnêtement que possible, avant d’expliquer pourquoi, à mon avis, ils ne sont pas justes.

Les choses se présentaient comme ceci.⁴ : L’Union soviétique disposait manifestement des moyens nécessaires : des flottes de sous-marins de poche, certains équipés de chenilles pour se déplacer sur les fonds marins, et elle disposait aussi des unités navales Spetsnaz et GRU qui allaient avec (la formation « Delfin », créée en 1970), dont la mission était entièrement consacrée à la reconnaissance clandestine et au sabotage des bases étrangères. Elle avait la motivation : l’entraînement, le renseignement et le sabotage, en temps de guerre, des infrastructures nucléaires et par câbles sous-marins de l’OTAN. Et il y a même eu des témoignages : de transfuges – une poignée de réservistes soviétiques interviewés à la télévision suédoise dans les années 1990 – et quelques demi-aveus ministériels promettant qu’aucun nouveau sous-marin ne serait envoyé. L’échouement du U-137 de classe Whiskey au large de Karlskrona en 1981, soutient Gustafsson, n’était pas une erreur de navigation, mais une incursion délibérée qui avait mal tourné. Ajoutez-y la longue habitude russe et allemande de se cacher dans les îlots suédois durant les deux guerres mondiales, et vous obtenez une histoire cohérente où le suspect le plus évident est aussi le coupable.

C’est une conception sérieuse et je ne la minimise pas. Mais remarquez sur quoi elle repose : ce que nous avons là est une hypothèse fondée sur des possibilités, des mobiles et des habitudes. Ils avaient les moyens et de bonnes raisons pour le faire. : ça colle ! Sauf que presque rien n’est fondé sur des preuves scientifiques. Aucune coque n’a été retrouvée, aucune photographie d’un intrus dans les eaux suédoises, aucun bâtiment n’a été capturé, à l’exception du U-137, dont la nationalité n’a jamais été contestée. Les preuves matérielles sur lesquelles s’appuie Gustafsson : les traces de chenilles au fond de la mer et les filets anti-sous-marins déchirés, il ne les montre pas, il rapporte, de seconde main, que des experts scientifiques suédois les ont distinguées de traînées d’ancres, tout en admettant qu’une grande partie du matériel impliqué a disparu. (Et des traces de chenilles ne permettent pas de déterminer la nationalité des chenilles.) Gustafsson est assez honnête pour admettre que les enregistrements sous-marins de la marine étaient si peu fiables que celle-ci a fini par se rendre compte que certains de ses « sous-marins » étaient en réalité des sous-marins sans valeur, et assez honnête aussi pour admettre qu’aucune commission n’a jamais prouvé la nationalité d’une seule intrusion en eaux profondes, à l’exception de celle qui s’est échouée. Cet homme a défendu le verdict de l’institution qu’il dirigeait, contre le chercheur qui accusait ses propres amiraux de trahison. Dans son livre, il n’est pas un témoin neutre et ne prétend pas l’être.

Ce qui me ramène à l’énigme d’origine. Si les Soviétiques avaient réellement patrouillé pendant toutes ces années dans l’archipel intérieur, pourquoi, après la fin de la Guerre froide, aucun d’eux ne s’est-il manifesté pour le dire ? Dans les années 1990, la vieille marine soviétique était ruinée, humiliée et d’une indiscrétion manifeste : des gens ont alors vendu des secrets bien plus sombres pour le prix d’un simple dîner. Concomitamment, les témoignages sont ténus et indirects, et la version la plus précise que l’on puisse entendre du côté occidental va dans l’autre sens : Bobby Inman, l’ancien directeur adjoint de la CIA, a déclaré à un chercheur suédois que les Soviétiques avaient franchi la limite des douze milles nautiques, mais jamais celle de l’archipel intérieur – ces mêmes eaux où, selon lui, les sous-mariniers britanniques étaient comme chez eux⁵. Le chien qui n’a pas aboié est le sous-marinier soviétique qui n’a pas une histoire à raconter. Ceux qui ont finalement parlé, gaiement, autour d’un café – « On s’est bien amusés dans vos eaux » – étaient britanniques.

 

 

 

Pourquoi une grande puissance ferait une chose pareille

L’objection évidente, celle que j’ai entendue formuler une bonne centaine de fois, est : pourquoi ? Pourquoi l’Occident mènerait-il une opération aussi malhonnête contre une démocratie occidentale pacifique et amcalee ?

La réponse est que la Suède, sous le ministère Palme, n’était pas aussi inoffensive qu’il y paraissait, et que Palme n’était pas aussi marginal que l’Occident le prétendait. À une époque où le projet de l’administration Reagan consistait à vaincre l’Union soviétique – non pas à coexister avec elle, ni à la réformer, mais à la vaincre –, Palme défendait une option opposée. Il était le dernier fervent défenseur, en Europe occidentale, de la politique de dialogue et de commerce avec l’Est, politique que les Allemands de l’Ouest appelaient Ostpolitik. Son ami et allié Helmut Schmidt, qui portait le même étendard à Bonn, venait d’être évincé du pouvoir le mois même où Palme y revenait. Palme dirigeait une commission indépendante sur le désarmement dont les idées, introduites au Kremlin par un membre soviétique devenu l’un des plus proches conseillers de Gorbatchev, ont contribué à forger le vocabulaire de la « sécurité commune » que Gorbatchev allait utiliser plus tard pour mettre fin à la Guerre froide – sur la base de la réconciliation plutôt que de la capitulation.

Pour certains combattants de la Guerre froide, c’était le cauchemar. Non pas une victoire soviétique, mais la survie de l’URSS – une URSS réformée, humaine et social-démocrate, peut-être mais capable de prendre sa place en Europe et de demeurer, indéfiniment, une grande puissance, rivale des Anglo-Américains. Palme était l’homme qui jetait les bases du pont vers cet avenir. Alors même que la Suède occupait le flanc nord stratégique de l’OTAN, sa longue côte baltique constituant le bouclier neutre idéal pour protéger le flanc nord-ouest vulnérable de l’URSS, que l’US Navy était en train de remanier dans ses plans de guerre, en vue d’une attaque en cas de conflit. Une Suède neutre était une excellente chose  pour Moscou et un pronlème épineux pour Washington. Une Suède en proie à une hystérie antisoviétique, avec un Premier ministre pacifiste discrédité et une population réclamant le réarmement à cor et à cri, était bien préférable. Ce que Londres ne pouvait tolérer, ce n’était pas un dialogue suédois avec Moscou en soi – de nombreux alliés faisaient du commerce avec l’Est – mais un dialogue entrepris par la Suède elle-même, sans que la Grande-Bretagne’en soit le chef d’orchestre.

Les sous-marins étaient l’instrument idéal. On ne peut pas les voir, on ne peut donc pas les identifier et, après le crash de l’U-137, on saurait instinctivement qu’ils étaient russes. Comme me l’a expliqué Tunander, c’était le parfait moyen d’envoyer un message à toute une nation : « Ayez peur des Russes ! » Et ç a a marcheé comme sur des roulettes. Les Soviétiques, indignés et furieux, ontt nié en bloc et proposé de retirer tous leurs sous-marins de la Baltique ; leur offre a été balayée d’un revers de main : une ruse, voyons ! Contre son gré, Palme fut contraint de remettre à Moscou une protestation officiele contre une agression que Moscou affirmait n’avoir jamais commise. Son autorité s’effondraaitt.  Six semaines avant son départ prévu pour Moscou, en février 1986, il était abattu dans une rue de Stockholm. Le meurtre n’a jamais été élucidé (l’identification d’un suspect décédé en 2020 a été annulée en 2025)⁶. Je ne me prononce pas ici sur l’identité du tireur. Je constate seulement que l’homme qui a passé les dernières années de sa vie à construire un pont que les grandes puissances ne voulaient pas voir construit n’a pas vécu pour le traverser.

 

 

 

 

Olof Palme stigmatisé comme traître

 

 

 

Le dernier fantôme domestique

Avec le recul, tout cet épisode prend l’allure d’une histoire  de fantômes – et comme dans les meilleures histoires de fantômes, sa force résidait dans l’impossibilité de distinguer clairement ce qui était censé se trouver là. J’en suis venu à soupçonner qu’il s’agissait de quelque chose de bien plus froid qu’une simple hantise : un terrain d’essai pour les opérations psychologiques d’une époque ultérieure, et le ciment d’une intimité discrète entre les armées britannique et suédoise qui perdure, ignorée du public, jusqu’à ce jour. C’est ainsi que la Grande-Bretagne a toujours traité ses partenaires de moindre importance – d’un militaire à l’autre et d’un espion à l’autre, sans que soient jamais consultés les élus ni les esprits indépendants, que l’on fait aisément passer pour d’incapables naïfs quand ils veulent se mêler de gérer leurs propres affaires. Si détente il devait y avoir avec l’est, ce serait aux conditions de Londres et de Washington, ou sans conditions du tout.

Cela a été bien utile que les Suédois vivent si près de la nature, dans un pays vaste et peu peuplé où l’obscurité fait une grande partie du travail sans aide. Leurs ancêtres agriculteurs avaient peuplé leurs longues nuits d’hiver de gnomes et de trolls – les esprits malins du foyer auxquels pouvait être attribué chaque objet égaré, chaque bonne ou mauvaise récolte, chaque égratignure sur la vitre qui n’état jamais, voyons,  que la faute du chat. Le sous-marin russe n’a été que le tomte moderne : avec une terre bénigne soudain devenue intentionnellement maligne, le moindre crissement de brindille pouvait aisément s’entendre comme le premier homme-grenouille d’un débarquement de Spetsnaz. Il n’y avait pas d’émission de fin de soirée à la télé où dire du mal des gens. Les émissions de la télé s’achevaenit juste après les dernières nouvelles. Les amiraux avaient les transmissions crépusculaires pour eux stout euls.

Rien de tout cela ne semblait bizarre à un adolescent dont les copains jouaient au foot américain sur les plages de Malmö, allaient en classe en voiture, écoutaient Depeche Mode et The Cure et lisaient les magazines jeunesse londoniens du mois The Face et i-D – un pays, en d’autres termes,  devenu californien jusqu’à l’os et le satellite de personne. C’est là toute la cruauté de l’histoire. Les sous-marins soviétiques jamais capturés par personne ont été l’événement marquant de mon enfance suédoise, à l’origine d’une sourde  angoisse, comme la proximité de la mort et, j’en suis désormais certain, fruits de ma seule imagination.

 

 

 

Pourquoi je lraconte tout ça ici

Le mécanisme que j’ai décrit – la gestion discrète de ce qui est censé être une opinion sérieuse – n’est pas une relique de la Guerre froide. C’est ainsi que l’État sécuritaire a toujours fonctionné partout, et il est encore à l’œuvre aujourd’hui dans chaque réunion de rédaction où un article est gentimentt détourné des vérités qui dérangent

Je pourrais faire comme si c’était de l’histoire ancienne. Ce n’en est pas. En 2022, la Suède a rompu avec deux siècles de neutralité et a demandé son adhésion à l’OTAN. Sans référendum, presque sans débat et presque sans opposition – un pays qui, m’a-t-il  semblé, s’engageait, comme un somnambule, dans l’alignement même qu’une génération précédente de Suédois avait tant lutté pour éviter. Quatre mois plus tard, quelqu’un a fait sauter les gazoducs Nord Stream en mer Baltique, acte de sabotage industriel contre l’économie allemande, et la Suède et l’Allemagne ont conduit de concert  une enquête superficielle, du genre de celles auxquelles on se livre quand on préférerait ignorer la réponse. Les soupçons se portent plutôt sur l’ouest que sur l’est. Le schéma est vieux. Une grande puissance privilégie toujours ses propres intérêts, contre ceux même de ses alliés. Et ces derniers sont incités à fermer les yeux.

Je suis un réaliste au sens ancien et dmodét du terme. Je pense que les petites nations ont leurs propres intérêt et qu’elles ont le droit d’en avoir, que la paix est généralement préférable à la guerre, que les responsables des services de renseignement ne sont ni plus sages ni plus honnêtes que le commun des mortels, et que la première loyauté d’un journaliste va au lecteur et non au cercle choisi auquel il appartient. Aucune de ces opinions n’est la bienvenue dans le climat actuel, où remettre en question le consensus sécuritaire occidental est instantanément catalogué comme « de la propagande du Kremlin » – version  actuelle  de l’insinuation de Carl Bildt à l’encontre de Hasselbohm – remise en cause des intentions d’un homme lorsque ses conclusions vont dans un sens qu’on n’aime pas. C’est une calomnie facile et efficace, et j’ai décidé de ne plus m’en laisser importuner.

 C’est pourquoi j’écris ceci ici, en plein jour, là où aucun rédacteur en chef ne pourra intervenir.

Pour l’avoir racontée, Hasselbaum a été écarté de cette histoire et obligé de bifurquer vers une carrière de reporter à l’étranger. Tunander a passé trente ans à se faire traiter de cinglé complotiste pour l’avoir prise au sérieux.

Les sous-marins qui ont terrifié mon enfance étaient des fantômes, et plus j’en sais, plus je suis persuadé que c’étaient nos fantômes – et que ceux qui les ont suscités comptent encore à ce jour sur nous pour ne pas oser scruter l’eau de trop près.

 

 

 

NOTE : Pelle Neroth Taylor est un journaliste, un historien et un documentariste britannico-suédois installé en Suède. Il est l’auteur d’ouvrages sur Olof Palme et Dag Hammarskjöld et il co-anime le podcast de géopolitique Capitals Uncovered.

Vous pouvez vous y abonner  directement sur Substack.

Mis en ligne par la rédaction de Dances with Bears le  samedi 27 juin 2026

 

 

 

 

Olof Palme à Stockholm  en 1968,

manifestant contre la guerre du Vietnam aux côtés de l’ambassadeur du Vietnam du Nord Nguyèn To Chan

 

 

 

Source : https://johnhelmer.net/the-truth-about-the-swedish-lie-of-soviet-submarines-why-the-lie-succeeds-still-why-president-vladimir-putin-has-failed-to-deter-more-of-it-with-the-truth/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 juillet 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Un Trump peut en cacher un autre

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Trump

peut en cacher un autre

 

 

Olivier Foreau –  Normalosphère2.7. 2026

En direct de La Librairie Tropiques

 

 

 

Nous postposons viien volontiers d’un jour ou deux notre post en cours pour céder la place à un bouquet de mots qui ne sont pas indignes de la langue dans laquelle ils sont écrits et pas indignes non plus d’être déposés sur la tombe d’Ali Khamenei. 

 

 

 

 

Pendant longtemps, nous n’avons vu que son côté sombre. Mais à mesure qu’il trahit son électorat, Donald Trump est devenu peu à peu une figure plus proche de nous, à la fois sensible et rassurante. L’an dernier déjà, son soutien participatif à l’anéantissement de Gaza, ses meurtres en série dans les Caraïbes, avaient montré combien au fond de lui-même, il partage nos valeurs.

Depuis qu’il kidnappe des dirigeants et les menace de mort, un vent d’espoir s’est levé parmi les partisans de la démocratie, bluffés par son approche disruptive de l’émancipation des peuples.

N’était-il pas naturel de compter sur lui pour réaliser notre rêve de toujours, à savoir rayer l’Iran de la carte ?

 

Des Lumières aux anti-Lumières

Comme nombre de gouvernements que nous avons en horreur (Cuba, Chine, etc.), le régime iranien est issu d’un vaste soulèvement populaire : c’est dire si d’emblée, il ne prenait pas le chemin de la démocratie.

Jusqu’à ce soulèvement inconsidéré, les masses baignaient dans l’euphorie, sous la houlette bienveillante et progressiste du Shah, et de sa police politique formée aux techniques de torture les plus modernes. Certes il s’agissait d’une monarchie, mais tellement brutale et corrompue qu’au bout du compte, elle ne différait pas fondamentalement d’une démocratie comme la nôtre : de l’aveu général, le pays était en voie d’européanisation, c’est-à-dire de soumission complète aux intérêts US.

Mais en 1979, le rêve tourne court. Sous l’impulsion fanatique des mollahs, les vieux démons ressurgissent : conservatisme, repli sur soi, antiaméricanisme… Livré à lui-même, le peuple choisit l’oppression (comme il le fait toujours). Les femmes perdent leur droit le plus essentiel : être elles-mêmes, c’est-à-dire habillées comme nous. C’est la société tout entière qui chavire dans le rigorisme – sinon comment expliquer que dans les Epchtine files, on ne trouve pas un seul ministre iranien ? Le fait qu’il n’existe aucun Jack Lang, aucun Bruno Le Maire iraniens, en dit long sur le fossé qui sépare ce pays de la démocratie.

 

Femme, vie, liberté

Que faire si nous surprenons une femme avec un foulard sur la tête ? Quelles mesures prendre ? Sur cette question absolument cruciale, nos gouvernants travaillent non stop depuis des décennies. De polémique en polémique, le débat fait rage autour de ces personnes qui à force de marcher dans nos rues, cherchent à nous imposer leurs codes. Ne faudrait-il pas, à tout le moins, les exclure des sorties scolaires ?

En Iran (où depuis la révolution, l’interdiction du voile est au point mort), voici des années que faute de pouvoir agir sur le terrain, nous faisons barrage à l’archaïsme en nous coupant des mèches de cheveux devant une webcam. Mais jusqu’à présent, les mollahs n’ont guère réagi à nos exigences. Malheureusement nous ne sommes plus au temps de l’Algérie française, où nos soldats étaient sur place, et organisaient des dévoilements publics de femmes indigènes pour les libérer de leur propre culture. Une initiative à saluer, même si elle n’a pas suffi à empêcher l’indépendance d’advenir.

À ce jour, seuls nos amis israéliens, défenseurs insatiables de la laïcité, ont su réagir avec succès aux signes extérieurs d’appartenance religieuse : ils carbonisent les contrevenantes au phosphore blanc – sans oublier le reste de la famille, généralement complice. En se donnant les moyens de leur intransigeance morale, ils prouvent que le combat pour nos idéaux n’est pas encore perdu.

 

Le retour des Lumières

Près d’un demi-siècle de sanctions économiques, supposées mettre à genoux les Iranien.ne.s, ont échoué à les briser moralement. Nous commencions à désespérer de leur émancipation quand miracle, en décembre 2025, le chaos s’installe enfin.

Comme tous les peuples victimes d’une révolution populaire, les Iraniens aspirent à une contre-révolution, qui leur permettrait de revenir quarante-sept ans en arrière. Cette fois, la chance est de leur côté : ils peuvent compter sur le soutien d’organisations humanitaires reconnues, comme le Mossad et l’administration Trump.

Des bâtiments publics sont saccagés et incendiés, dont plusieurs mosquées, ce qui ne peut qu’autosatisfaire notre soif de laïcisme. Spécialisés (entre autres) dans l’assassinat de scientifiques, les agents israéliens quadrillent le terrain, tandis que la Maison blanche expédie autant d’armes que nécessaire au bon déroulement des manifestations.

Ne manquait plus que Victoria Nuland pour distribuer des sandwiches et des biscuits dans les rues de Téhéran…

 

 

Depuis 2014, l’espoir a un visage

 

 

Comme la plupart des contre-révolutions, celle-ci n’aurait jamais pu voir le jour sans l’intervention inspirée de Washington, qui en orchestrant un effondrement monétaire, a réussi à faire descendre les Iraniens dans la rue. « Ce que nous avons fait, c’est créer une pénurie de dollars dans le pays », s’autocongratule Scott Bessent, secrétaire au Trésor. Qui aurait cru qu’il suffisait de ruiner les épargnants et de plonger les ménages dans le désarroi, pour les sensibiliser à la cause féminine ? Quand on y pense, c’est assez magique.

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Source : https://www.librairie-tropiques.fr/2026/07/un-trump-peut-en-cacher-un-autre.html

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 3 juillet 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Qui a raison ?

 

 

 

 

 

 

Affrontement dans le Détroit d’Ormouz

 

 

 

QUI A RAISON ?

 

 

Pour commencer, ceci n’est pas contestable :

 

Iran : l’Assemblée des Experts dénonce les négociations en cours et l’ouverture du détroit d’Ormuz

 

lecridespeuples.substack.com

 

 

Le 27 juin 2026, l’Assemblée des Experts d’Iran a publié une déclaration sans précédent et d’une importance capitale en soutien au Guide Suprême, Sayed Mojtaba Khamenei. Dans une lettre cruciale adressée aux responsables gouvernementaux, signée par 62 membres sur 88 du plus haut organe clérical du pays, l’Assemblée appelle les négociateurs à respecter les lignes rouges du Guide.

Une majorité écrasante de l’Assemblée se montre donc extrêmement critique à l’égard des négociateurs et des pourparlers actuels relatifs au protocole d’accord, en écho au mécontentement populaire. Il s’agit du plus important organe clérical et religieux d’Iran, directement chargé de désigner le Guide Suprême. Bien qu’il ne détienne pas de pouvoir législatif, sa parole a un poids considérable. Une telle déclaration en soutien au Guide Suprême exercera une pression immense sur Pezeshkian, Araghchi, Qalibaf et les autres responsables au sein du gouvernement actuel. S’ils ne respectent pas les orientations du Guide, ils auront de sérieux problèmes. (Note de MES).

 

Sources : Middle East Spectator & The Cradle

Traduction : lecridespeuples.substack.com

 

 

Au Nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

En présentant nos condoléances en ces jours de deuil pour le Maître des Martyrs [l’Imam Hussein] et ses fidèles compagnons, en priant pour la santé, la dignité et la longévité du Guide de la Révolution islamique, en souhaitant la victoire décisive à nos combattants dévoués, et davantage d’honneur et de succès à vous, le peuple fermement présent sur la scène, nous soumettons les points suivants à la lumière du récent message directeur du Guide et des événements récents :

 

1/ Tout en exprimant notre gratitude aux responsables, et en particulier aux négociateurs respectés qui, selon les termes du Guide de la Révolution islamique, œuvrent avec sincérité et conscience à la sauvegarde des droits de la nation iranienne et du Front de la Résistance, nous demandons instamment que, compte tenu des expériences tirées de précédentes négociations préjudiciables, les négociateurs fassent preuve d’une extrême vigilance face aux manœuvres de l’ennemi perfide et malfaisant, et prennent bien conscience que le respect des lignes rouges du Guide est une obligation religieuse, et qu’il n’est en aucun cas permis d’y déroger

Note : il s’agit d’une référence au fait que le Guide Suprême actuel a exprimé son opposition de principe aux négociations, même s’il a permis au gouvernement de s’y engager sous leur propre responsabilité. Voir son communiqué intégral ici. C’est la même position que le martyr Sayed Ali Khamenei sur les négociations qui avaient mené à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien : ‘J’y suis personnellement opposé, mais je ne vous l’interdis pas.’ Il s’agit de respecter la légitimité démocratique conférée aux gouvernements réformistes, le Guide Suprême n’étant pas un dictateur.

 

2/ La question de l’identification de l’agresseur et des poursuites contre les auteurs des crimes sans précédent de la récente guerre imposée, en particulier le criminel Président des États-Unis et le répugnant Premier ministre du régime sioniste, ainsi que leur châtiment et la vengeance du sang de l’Imam martyr de la Oumma [Sayed Ali Khamenei] (que Dieu soit satisfait de lui), ne doit en aucune façon être ignorée ou négligée, et il est obligatoire pour toute personne responsable de faire tout ce qui est en son pouvoir pour traduire ces criminels en justice.

 

3/ Toute violation du mémorandum d’accord doit recevoir une réponse immédiate. Par conséquent, compte tenu de la poursuite des violations du cessez-le-feu par le régime sioniste au Liban, et du non-retrait des territoires occupés, l’ouverture du détroit d’Ormuz est contraire aux obligations des responsab4/ es et constitue une erreur stratégique majeure, qui ne fera qu’enhardir l’ennemi à poursuivre ses violations de l’accord.

 

Note : Communiqué des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran dans la nuit du 27 au 28 juin, après la seconde riposte à la seconde attaque des Etats-Unis, en violation du cessez-le-feu :

Vos fils dévoués au sein de la Marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de la Force aérospatiale du CGRI ont mené, dans le cadre d’une opération conjointe de missiles et de drones entre 2h00 et 3h00 ce matin, dimanche 28 juin, des tirs de missiles balistiques et de drones contre huit installations névralgiques appartenant à l’armée américaine tueuse d’enfants à la base aérienne d’Ali Al-Salem au Koweït et à la Cinquième Flotte américaine au port de Salmane, à Bahreïn, les détruisant et répondant de manière décisive aux récentes attaques américaines.

L’ennemi agresseur, pour qui la violation des engagements et la rupture des accords sont des traits constitutifs, a attaqué cinq postes côtiers de la République islamique dans les premières heures de ce jour, sous prétexte de l’action de la Marine du CGRI contre un navire en infraction.

En vertu du Mémorandum d’entente d’Islamabad, la responsabilité de la régulation de la navigation dans le détroit d’Ormuz incombe à la République islamique d’Iran. Désormais, les navires en infraction feront l’objet de mesures plus énergiques qu’auparavant.

Toute agression future de l’ennemi, quel qu’en soit le prétexte, et même si, comme lors des attaques de la nuit dernière et de cette nuit, elle vise des cibles de faible importance, recevra une réponse écrasante.

L’ennemi doit savoir que la violation du cessez-le-feu constitue une rupture du premier article du Mémorandum d’entente d’Islamabad et entraînera la suspension totale de l’ensemble des processus.

 

4/ Nous vous rappelons une fois encore que, conformément aux orientations contraignantes du Guide suprême, les droits nucléaires du pays ne doivent être ni discutés ni remis en question, et doivent être entièrement exclus des négociations.

 

5/ L’établissement d’un contrôle sur le détroit d’Ormuz, l’obtention de compensations pour les dommages de guerre, la libération des avoirs gelé6/ , la levée de toutes les sanctions et le retrait des forces américaines de la région sont des exigences inviolables du Guide Suprême et du peuple, et elles doivent être poursuivies sans relâche. Toute négligence à cet égard se heurtera à la réaction farouche de la nation.

 

6/ Les responsables doivent s’abstenir de toute déclaration qui rendrait l’ennemi plus arrogant et ferait apparaître le pays comme faible et impuissant. D’autant plus que la résistance de nos combattants dévoués ayant acculé l’Amérique arrogante au désespoir, aucune déclaration ne doit être faite qui suggère la faiblesse ou l’impuissance du pays.

 

7/ Tout le monde, et en particulier les éminents responsables gouvernementaux, 8/ ait que dans le système du Wilayat Al-Faqih [Gouvernance du Juriste], l’opinion et la perspective du Guide constituent le dernier mot, et lorsque son opinion définitive est connue, aucun responsable ne peut ni ne doit agir à l’encontre de cette opinion.

 

8/ Sur la base de l’ensemble des éléments disponibles, l’ennemi ne cherche qu’une occasion de déployer des forces supplémentaires et de gagner du temps pour certaines questions, notamment les prochaines élections de mi-mandat. Après cela, la probabilité d’une nouvelle attaque sera élevée, et les questions soulevées dans le mémorandum d’accord devront être résolues dans les délais impartis de 30 et 60 jours.

 

9/ Nous demandons à la chère nation de poursuivre sa présence résolue dans les rues, et tout en préservant la sainte unité et en évitant tout acte qui perturberait cette unité, de ne pas prêter attention aux paroles factieuses de quelques ignorants qui cherchent à limiter cette mission divine. La présence du peuple est essentielle et décisive aussi longtemps que le Guide Suprême la juge nécessaire.

Note : il s’agit vraisemblablement d’une référence à un communiqué du 21 juin du Vice-président stratégique du président Pezeshkian, qui a émis un ordre stipulant que les rassemblements nocturnes en soutien à la République islamique devront prendre fin après la cérémonie d’inhumation de l’ayatollah Khamenei début juillet, au motif qu’ils menaceraient la cohésion nationale.

La raison ? Très prévisible. Ils savent que la population iranienne est opposée aux négociations en cours. Dans la déclaration, il est explicitement indiqué : « Les rassemblements pourraient modifier les dynamiques de terrain dans le sens d’une création de blocages sur la voie de la diplomatie. […] Certains de ces rassemblements sont devenus un levier de pression sur la structure officielle [c’est-à-dire le gouvernement et les négociateurs] constituant un obstacle sérieux à la prise de décisions stratégiques et opportunes dans les moments critiques. »

En d’autres termes, ils souhaitent utiliser le peuple pour protéger le système en temps de guerre, mais ils ne veulent pas que ce même peuple soit dans la rue à exprimer librement son opinion critique contre les négociations menées par Pezeshkian, Qalibaf et Araghchi.

 

10/ L’Assemblée des Experts, en tant qu’humbles serviteurs et partie intégrante du peuple, demeurera aux côtés de l’éminente Direction et de l’ensemble de la nation, tout en souhaitant le succès aux respectables responsables gouvernementaux, dans l’attente de l’accomplissement des conditions et des promesses, et s’acquittera de son devoir religieux le moment venu.

 

 

 

 

 

 

Pour rappel, voici le communiqué de Sayed Mojtaba Khamenei, concernant l’accord-cadre Iran-États-Unis, publié le 18 juin :

 

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô nation passionnée et loyale d’Iran,

Comme vous en avez été informés, un mémorandum d’accord a été signé entre les présidents de l’Iran et de l’Amérique. Sur le chemin menant à cette étape, les responsables impliqués ont fourni de grands efforts par souci et avec de bonnes intentions. Bien sûr, c’est le président américain qui, par désespoir, a utilisé diverses formes de levier pour y parvenir.

 

En principe, j’avais une vision différente.

Cependant, en raison de l’insistance du président honorable, en tant que chef du Conseil suprême de sécurité nationale, au nom de lui-même et des autres membres concernant la sauvegarde des droits de la nation iranienne et du Front de la Résistance, et parce qu’il a explicitement accepté d’en assumer la responsabilité, j’ai accordé la permission pour cela.

Il a également déclaré clairement que si la partie américaine cherche à formuler des exigences excessives, ils ne s’y soumettront pas. À partir de cet instant, nous, c’est-à-dire vous, la nation fière, et ce serviteur humble, attendrons l’accomplissement des conditions énoncées.

Cependant, il est évident que les négociations en personne qui auront lieu à l’avenir ne signifient pas l’acceptation de la vision de l’ennemi. Nous espérons que les prières bienheureuses de notre Maître (l’Imam Mahdi), que Dieu Tout-Puissant hâte sa parousie, apporteront toutes sortes d’assistance divine et de victoires pour la nation honorable d’Iran.

Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde et les bénédictions de Dieu.

 

Note du Cri des peuples :

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Ensuite, il y a ce qui vient d’ailleurs

 

Autrement dit les nouvelles qui arrivent d’un peu partout.

Nouvelles contradictoires, alors que nous ne pouvons soupçonner leurs auteurs de vouloir nous tromper.

Nous allons donc les publier ici telles quelles (généralement en anglais, excuses…).

À vous, lecteurs, de décider, si vous y arrivez, qui se trompe.

 

Premièrement :

Pepe Escobar se répand partout, avec son enthousiasme habituel, pour dire que le Pakistan vient de sauver l’Iran.

Nous en sommes surpris, parce que nous n’avons jamais cru Munir et sa bande capables de loyauté envers quiconque ne soit pas les USA, mais nous nous trompons peut-être.

 

 

The Call That Saved The US-Iran Deal…

Pepe Escobar vs/ Mario Nawfal

 

[Pepe Escobar à Mario Nawfal : L’appel qui a sauvé l’accord US-IRAN]

 

 

 

 

 

 

 

Russie, Corée du Nord et Pakistan : qui a aidé l’Iran ?

 

Pepe Escobar x/ Andrew Napolitano –

 

Judging Freedom

 

 

 

 

 

 

 

Deuxièmement :

 

Une récente vidéo de Dimitri Lascaris, interviewant sur Reason2Resist Ajamu Baraka, de Black Agenda Report, qui avait été, l’an dernier, invité en même temps que lui à venir se rendre compte sur place des conséquences de la guerre sur la population iranienne.

Au cours de cet entretien, son invité dit à Dimitri « Non, Pezeshkian, Araghchi et Qalibaf ne sont pas des traîtres, mais leur tâche n’est pas facile ».  Ce qui nous a fait souvenir de Vijay Prashad disant à Joti Man, sur La Gauche de l’Inde et du Monde :  « Non, Delcy Rodriguez ne trahit pas ses compatriotes. Elle fait ce qu’elle peut pour éviter à Caracas le sort de Gaza. »

 

 

GuGstavo Petro  :  Israel Stole Colombia’s Presidential Election

 

[Gustavo Petro : Israël a volé l’élection présidentielle colombienne]

 

 

 

 

Quelques éclaircissements

Dans cette vidéo, Lascaris dit notamment qu’Israël et les USA veulent, de concert, recoloniser toute l’Amérique Latine, en les appelant « les deux états fascistes ». Appelons-les « les deux entités nazies » et n’en parlons plus. Nous savons mieux que lui de quoi nous parlons.

 

« Volé les élections » comment ?

En Colombie (et dans combien d’autres États à l’Ouest y compris les nôtres ?), la software installée par les bourgeoisies de droite et importée en Colombie par les Bautista Brothers, ne peut provenir que d’un seul endroit :  Israël.

 

 

Il y en a d’autres. Toujours en anglais. Faites-vous les traduire par Google, si vous n’avez rien d’autre.

C’est de l’auto-pub : « Nous poiuvons vous aider à protéger vos élections, mais nous pouvons également, of course, vous aider à les voler. Hé, hé. »

Ce sont ces machines à voter qui faussent les élections partout où c’est possible. Or, c’est possible pratiquement partout, sauf dans les endroits où les candidats obtiennent 85% des voix du premier coup, comme c’est le cas pour Vladimir Poutine en Russie, par exemple. Pour que le traficotage soit possible, il faut que les résultats ne soient pas trop éloignés des 50-50, comme c’est très souvent le cas, justement

.

Et qu’est-ce qui arrive aux Iraniens, maintenant ?

Lascaris rappelle à son interlocuteur que, si les exigences de l’Iran, notamment concernant le Liban, n’étaient pas observées, ils reprendraient aussitôt les attaques, cessez-le-feu ou pas.

« Or, au Liban, le cessez-le-feu a été immédiatement violé comme d’habitude et les massacres de civils répétés, sans que l’Iran bouge.  Qu’en pensez-vous ? », demande Lascaris à Baraka.

Lequel explique ce que nous vous avons dit plus haut. Il pense que l’Iran est soumis depuis des dizaines d’années, par les USA, à des « sanctions » économiques meurtrières – disons pillages – et qu’il va mettre ces 60 jours de cessez-le-feu (au moins contre lui) à profit pour se remplumer. Si on le laisse fauire, évidemment. 

Ajamu Baraka croit que la guerre reprendra de plus belle ensuite.

 

Notre sentiment de Béotiens :

L’Iran aurait peut-être dû mettre ces 60 jours à profit en faisant comme ses adversaires : canarder à tout va ; ce qui est pris est pris.

S’obstiner à croire que les USA vont tenir – pour la première fois en 250 ans ! – leur parole, c’est chercher des verges pour se faire battre.

 

 

 

 

Troisièmement :

 

Sur un site qui s’appelle The Daily Jagran, dont nous ne savons rien, qui se trouve en Inde, et sans oublier que l’Inde est désormais à 100% pro-Israel-US…

Et compte tenu du fait que les autoproclamés « médiateurs » pakistanais-sauveurs de l’Iran selon Pepe, n’ont jamais cessé d’être les persévérants bourreaux d’Imran Khan…  (Qu’est-ce que la Russie, la Chine, l’Iran et leurs amis en pensent ?).

 

 

PAKISTAN’S SECRET DEATH TRAP For Mojtaba EXPOSED  ?

Iran Reveals What Shehbaz Sharif Did In Tehran

 

[LE PIÈGE MORTEL SECRET DU PAKISTAN POUR MOJTABA : UNE RÉVÉLATION  ?

L’Iran dévoile ce qu’a fait Shehbaz Sharif à Téhéran ]

 

 

 

 

 

 

 

Toujours en provenance des mêmes :

 

Iran To Now Form NATO-Style Alliance ?  

Iran’s Plot To Unite Middle East’s Heaviest Militaries  !

 

 

[ L’Iran s’apprête-t-il à former une alliance sur le modèle de l’OTAN  ?

 Le plan de l’Iran pour unir les forces armées les plus puissantes du Moyen-Orient  ! ]

 

The Daily Jagran – vers ± 14 heures dimanche 28 juin

 

 

 

 

 

 

Alors ?  Qui a raison ?

Il ne fait auècun doute que les « négoàciations », de la part des USA, ne servent à rien qu’à gagner un peu de temps et que persister à les prendre au sérieux après autant de tromperies éhontées peut être assimilé à de la trahison. Dans les faits sinon dans l’intention.

Il ne faut JAMAIS discuter avec des gangsters chevronnés… Si on le fait, on mérite tout ce qu’on en retire.

 

 

 

 

Question apparemment sans rapport

 

Double tremblement de terre au Venezuela.

 

 

« 40 Seconds That Changed Everything » : Twin Quakes Leave Venezuela in Ruins 

APT

[ 40 secondes qui ont tout changé : deux tremblements de terre jumeaux laissent le Venezuela en ruines. APT ]

 

 

 

 

 

 

 

Deux (le second plus fort que le premier, contrairement aux usages de la Nature).

Sur Caracas.

Pas sur n’imprte où ailleurs dans le pays.

Et enore moins sur les USA pourtant si proches…  à San Francisco par exemple.

 

La Nature a-t-elle pris le parti des prédateurs US ou… quoi ?

 

 

 

Nouvelles de dernière minute

 

 

Ouak Beurk !

 

 

FULL ARRIVAL : U.S., French, UK, and German Rescue Teams Arrive in Venezuela After Earthquake

 

 

 

 

Ou arrivée des hyènes qui étaient – curieusement – prêtes.

(Pardon aux innocentes hyènes animales, qui n’ont pas de libre arbitre !)

 

 

 

 

 

EMERGENCY :  Thousand US Aid & Elite Troops by C-17 Globemaster III Entered

 

US Aviation

 

 

 

 

 

 

La même chose en français

 

 

Naturelle…. Naturelle…

 

Trump tente de consolider son occupation du Venezuela en exploitant une catastrophe naturelle

 

José Antonio Egido –  Investig’Action –  27.6.2026

 

 

Des bénévoles tentent de déplacer des débris tout en cherchant des corps sous les décombres de bâtiments effondrés à Catia La Mar, La Guaira, Venezuela, le 26 juin 2026 (AFP)

 

 

Au Venezuela, une catastrophe naturelle vient de s’abattre sur une nation déjà fragilisée par des années d’asphyxie économique et d’ingérences américaines. Derrière l’aide humanitaire proposée par Washington se cache un nouveau stratagème pour augmenter sa mainmise sur le pays.

Lire la suite…

Source : https://investigaction.net/trump-tente-de-consolider-son-occupation-du-venezuela-en-exploitant-une-catastrophe-naturelle/

 

 

 

 

Et le pire du pire pour finir :

Des oiseaux grillés vivants par centaines de milles.

Pouir ne pas perdre l’argent de l’assurance ?

 

 

France’S Poultry Disaster | Europe’s Record Heatwave Kills « Hundreds Of Thousands » Of Birds |

 

[  Catastrophe avicole en France | La vague de chaleur record qui frappe l’Europe tue « des centaines de milliers » d’oiseaux» ]

 

VERTEX –  28.6.2026

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le  29 juin 2026

par Les Griosses Orchades