À la mémoire d’Olof Palme

 

 

 

 

 

 

 

 

Mini sous-marin britannique fantôme – Guerre Froide

 

 

 

À la mémoire d’Olof Palme

 

 

 

 

Olof Palme – 1927-1986

Premier ministre suédois 

de 1969 à 1976 et de 1982 à 1986

Abattu dans une rue de Stocholm

le 28 février 1986.

 

 

 

 

La vérité sur le mensonge suédois concernant les sous-marins soviétiques Pourquoi ce mensonge continue de fonctionner, et pourquoi le président Vladimir Poutine n’a pas réussi à l’anéantir plus efficacement en révélant la vérité

 

 

 

Par Pelle Neroth Taylor, à Stockholm, présenté par John Helmer (Dances with bears)

@bears_with 

Traduction : cl pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

 

Il ne sert pratiquement à rien d’expliquer, exemple après exemple, pourquoi le président Vladimir Poutine se trompe dans sa façon d’appréhender la guerre de propagande menée par le monde occidental contre la Russie. Cliquez ici.  

Pourt la bonne raison qu’il continue de refuser d’apprendre en continuant à payer et à croire ses principaux propagandistes à Moscou (pas de noms !) ainsi que ceux des médias occidentaux qu’ils rémunèrent (pas de noms !). Cliquez encore et encore.  

« Ça ne sert à rien », je l’ai dit.

Ce qui reste, c’est le droit qu’ont les humains, non seulement de s’exprimer, de se réunir et de publier, mais de commencer par penser. Voilà – voilà le devoir moral de toute personne à l’esprit libre. C’est un devoir qui prime sur la religion (y compris les religions prônant la supériorité nationale (pas de noms !), car la foi ne devrait venir qu’après la réflexion, n’est-ce pas ? Sinon, la foi n’est qu’une erreur puérile, aggravée chez les adultes par la force contraignante du pouvoir d’État et les subversions séduisantes liées à la classe sociale et à l’argent.   

Il n’y a rien, dans la Déclaration des droits ni dans la Constitution des États-Unis qui protège la réflexion, et encore moins ne l’impose. En réalité, l’article 1 de la Déclaration et le premier amendement placent explicitement la liberté de religion au premier rang et accordent à la foi une supériorité sur les libertés d’expression et de réunion. Cette supériorité constitue une garantie constitutionnelle pour le mensonge, la propagande, le lavage de cerveau et la guerre de l’information. Du moins aux États-Unis, pays respectueux de la loi.  L’incapacité à penser, le refus de faire la différence entre le vrai et le faux, les troubles mentaux : ce ne sont pas là des motifs permettant la destitution d’un président américain selon le 25e amendement de la Constitution. Cet amendement est un subterfuge politique : il a permis à Ronald Reagan, à Joseph Biden et à Donald Trump de rester en toute sécurité à leur poste. quand ils n’y étaient plus aptes.

Et c’est ainsi que nous en arrivons à cette analyse de l’irrémédiable succès du mensonge suédois, exposé sous tous ses aspects par Pelle Neroth Taylor.

Lisez-la et réfléchissez-y. Réfléchissez-y bien, puis relisez-la encore, parce que cette même campagne de désinformation est en train de porter ses fruits contre vous, où que vous soyez.

J.H.

 

 

 

 

 

 

« Fabrication de la terreur : Comment des sous-marins occidentaux et une presse complaisante ont terrorisé la Suède de la guerre froide.»  Pelle Taylor

https://pntshow.substack.com/p/manufacturing-dread-how-western-submarines

 

 

 

Je souhaite commencer en vous parlant non pas d’un sous-marin, mais d’un bar.

C’était par une soirée glaciale de février, en  2014, et j’étais assis dans un bar exigu de la vieille ville de Stockholm, face à un homme mince aux cheveux gris coupés en brosse, dont le regard aurait pu décaper la peinture des murs. Il s’appelait Anders Hasselbohm. Trente ans plus tôt, il avait été l’un des journalistes d’investigation les plus décorés de Suède. Puis il avait écrit un livre – Ubåtshotet¹, « La menace sous-marine » – où il affirmait que les mystérieux sous-marins qui hantaient les eaux suédoises n’étaient pas soviétiques. Sur quoi, à la manière polie des Suédois, toutes les portes s’étaient devant lui refermées. Il avait pu continuer à exercer son métier – son journal l’avait envoyé à l’étranger, et il avait couvert l’actualité avec brio, pendant des années, en qualité de correspondant à l’étranger –, mais l’histoire de son pays, celle qui comptait le plus à ses yeux, lui avait été enlevée. Quand je lui ai offert une bière, cela faisait déjà trois décennies qu’il avait tout loisir de réfléchir à la manière dont un pays libre se tait sans que personne n’y ait jamais reçu l’ordre de se taire.

Je l’avais cherché parce que je voulais lui poser la question qui a guidé la majeure partie de ma vie professionnelle depuis cre temps-là : comment faire pour  raconter une histoire vraie que les puissants ont décidé de passer sous silence ? Il m’a regardé un moment, comme le font les vieux journalistes lorsqu’ils tombent sur des jeunes qui croient qu”ils ont découvert du nouveau, puis il a dit quelque chose que je n’ai jamais oublié. Il a dit que les jours les plus sombres pour la liberté de la presse en Suède n’étaient pas ceux de la censure. Que c’étaient ceux où six cents journalistes, réunis dans un mess de la marine s’étaient vu offrir du café et des sandwichs au son d’une musique d’ambiance diffusée par des amiraux, et s’en étaient retournés chez eux convaincus d’avoir entendu la vérité.

 

 

 

Anders Hasselbohm et, à droite, son ennemi juré, Carl Bildt

 

 

 

J’ai passé des années à rapporter, depuis Londres et Bruxelles, précisément le genre d’histoires qui ne cadrent pas avec la vision officielle du monde. Celle-ci est l’une des plus importantes que j’aie découvertes. Je la publie ici, dans la longueur que je souhaite et sur mon propre Substack, parce que les médias censés relayer ce genre d’histoires ne l’ont jamais fait, et parce que j’ai enfin cessé d’attendre leur permission.

 

 

 

Ce dont tout Suédois de ma génération se souvient

Il faut avoir grandi en Suède pour comprendre à quel point le début des années 1980 y fut étrange. J’ai grandi à Londres et j’y ai passé la majeure partie de ma vie d’adulte. Mais j’ai vécu quelques années en Suède avec ma mère suédoise. Les années 1982 à 1985 restent gravées dans ma mémoire. J’étais lycéen à l’apogée du social-démocratisme, soit à une époque où la Suède était riche, sereine, égalitaire et légèrement suffisante – dans un pays qui était censé avoir résolu la quadrature du cercle, en alliant le niveau de vie américain à l’équité scandinave, et qui se sentait en droit de vous faire la leçon sur vos défaillances. Si vous aviez lu le Times ou le Spectator à cette époque, vous auriez pu croire que ce pays avait plus ou moins un pied en URSS, mais si vous y viviez, comme je l’ai fai alorst, vous vous sentiez bien  plus proche de la North Shore de Chicago, le lycée du film The Breakfast Club, que de Moscou. Et tous les quelques mois, ce pays placide et satisfait de lui-même était la proie d’ une histoire de fantômes marins.

Une tourelle émergerait des eaux, quelque part près de Stockholm. La Marine interviendrait avec des hélicoptères et des grenades sous-marines. La télévision diffuserait des bulletins quotidiens présentés par des hommes en uniforme à l’air sévère. Les tabloïdes publieraient des schémas représentant des sous-marins miniatures soviétiques se faufilant entre les îles.

 

 

 

 

 

 

Un de mes cousins plus âgé est revenu de son service militaire en racontant qu’une unité voisine de la sienne avait trouvé des insignes d’hommes-grenouilles soviétiques et une boîte de sardines soviétiques vide dans un campement abandonné. Toutes les familles qui possédaient un chalet au bord de l’eau – et des centaines de milliers en ont –  avaient appris à regarder plutôt deux fois qu’une toute ombre qui bougerait à la surface de l’eau. Aucune soirée arrosée n’était complète sans blagues nerveuses sur les Russes dans la baie.

Et j’en arrive à ce qui aurait dû éveiller les soupçons de tout le monde, mais qui n’a éveillé ceux de presque personne : au cours de toutes ces années de chasse, de déploiement de matériel militaire et de gros titres, la Marine suédoise n’a jamai – pas une seule fois ! – fait remonter à la surface un sous-marin étranger. Elle n’en a jamais identifié un seul. Elle n’a jamais présenté le moindre bout de quille, le plus petit drapeau, et ne parlons pas d’un marin. Les intrus étaient des fantômes. Mais ces fantômes, dans la Suède de la Guerre froide, se voyaient d’avance attribuer une nationalité : ils étaient tous soviétiques. Les médias le disaient, l’opposition le disait, et – c’est l’essentiel – la Marine suédoise le disait. Le Premier ministre Olof Palme, qui avait commencé par crroire ses propres amiraux,  s’est quand même, peu à peu, mis à douter.

C’est ce doute qui m’a captivé.

 

 

 

Le seul véritable sous-marin, et le mensonge qui en est issu.

Car il y eut en effet une réelle intrusion soviétique, une seule, avérée et indéniable, dans toute cette affaire. Et c’est elle qui explique tout ce qui s’en est suivi.

En octobre 1981, un véritable sous-marin soviétique – un sous-marin diesel de classe Whiskey en fin de vie – l’U-137 – s’est échoué sur un récif situé au cœur d’une zone militaire suédoise, près de la base navale de Karlskrona.

« Whiskey on the Rocks » n’a pas pu manquer de titrer la presse étrangère. Le capitaine soviétique a bêtement raconté une série d’évidents mensonges  sur un équipement de navigation défectueu. L

es inspecteurs suédois n’ont eu aucune peine à constater que l’équipement fonctionnait. Cela ressemblait à une preuve irréfutable, et cela a été traité comme tel. Les Russes rôdaient dans les eaux suédoises. C.Q.F.D.

Sauf… que les pêcheurs locaux, lorsqu’un journaliste suédois gêneur et dissident du nom d’Ingemar Myhrberg avait enfin pris la peine de frapper à leur porte – la Marine ne l’avait jamais fait –, lui avaient dit être convaincus qu’il s’agissait d’un accident. Parce qu’enfin, le bateau était arrivé en surface, bien visible au radar, ses moteurs diesel faisant, selon les mots d’un témoin, « le vacarme de deux locomotives sans silencieux ». Aucun sous-marin espion ne se comporte ainsi. Un sous-marin espion arrive en plongée, silencieux, propulsé par ses moteurs électriques. L’explication la plus plausible à propos de l’U-137 était aussi la plus banale : un équipage de stagiaires ivres et incompétents qui s’était trompé de cap, puis qui avait menti pour sauver sa peau. D’autres théories affirment que l’officier supérieur à bord du sous-marin avait été secrètement payé par l’Occident pour provoquer un incident susceptible de mettre dans l’embarras les Soviétiques. 2

 

Mais cet échouage allait s’avérer bien plus utile que n’aurait pu le rêver n’importe quelle mission d’espionnage réussie. Il a ancré dans l’esprit de chaque Suédois une seule et unique certitude inébranlable : tout sous-marin présent dans les eaux suédoises devait forcément être russe. Et une fois cette certitude établie, elle pouvait être exploitée par quiconque disposait d’un sous-marin et d’un mobile. Comme me l’a dit plus tard l’une de mes sources : avec l’affaire de l’U-137, les Soviétiques étaient tombés dans un piège qui permettait de les culpabiliser préemptivement. 

 

 

 

L’hérésie de Hasselbohm

Un an après l’affaire de l’U-137 a eu lieu la grande chasse à Hårsfjärden, dans l’archipel de Stockholm, juste au-dessus de la principale base navale suédoise, et le timing en a été pour le moins curieux : elle a commencé au moment même où Palme revenait au pouvoir sur un programme pacifiste et favorable au dialogue, alors que le reste de l’Europe occidentale basculait à droite en se jetant dans les bras de Reagan et de Thatcher. Pendant deux semaines, la marine a lancé des grenades sous-marines dans la baie sous les yeux de la presse internationale, sans jamais rien atteindre.

C’est la chasse sur laquelle Hasselbohm a enquêté, et ce qu’il y a découvert est au cœur de cette histoire.

Un officier de marine de haut grade, effrayé, était venu le voir et lui avait dit sans détour : « Ce que disent les hauts responsables militaires n’est pas vrai. » Selon lui, les sous-marins étaient occidentaux. Hasselbohm allait dès lors passer un an à s’entretenir avec des plongeurs, des capitaines, des ingénieurs, des amiraux et des constructeurs de sous-marins, tant en Suède qu’à l’étranger. À la suite de quoi il est parvenu à la conclusion qui allait lui coûter si cher : au moins un sous-marin de l’OTAN – et probablement plusieurs – s’était trouvé à Hårsfjärden.

Il allait également démonter, pièce par pièce, la prétendue preuve scientifique de la culpabilité soviétique que la Commission officielle de défense contre les sous-marins et sa jeune vedette, Carl Bildt, avaient brandie sous le nez du public. Ils avaient affirmé que les traces de quille sur les fonds marins prouvaient qu’il s’agissait d’un sous-marin du Pacte de Varsovie, car « seuls les sous-marins du Pacte de Varsovie avaient des quilles ». Un simple coup d’œil au Jane’s Fighting Ships – si un journaliste suédois avait pris la peine de le consulter – aurait montré que les sous-marins britanniques et français possédaient une quille, contrairement aux sous-marins soviétiques de classe « Whiskey ». Ils avaient affirmé que la présence de deux hélices indiquait qu’il s’agissait d’un sous-marin soviétique. Or, les sous-marins britanniques, hollandais et français en avaient  deux eux aussi. Ils avaient affirmé que les signaux électroniques étaient émis sur des fréquences soviétiques, alors que le directeur de l’agence suédoise des renseignements d’origine électromagnétique a par la suite admis devant le ministère de la Défense qu’aucune preuve de ce type n’existait. Tous les éléments du dossier pointaientt, au contraire, dans  la direction opposée.

Pour sa peine, Hasselbohm a dû payer le prix fort. Bildt l’a ridiculisé dans la presse, disant qu’il « faisait des montagnes de taupinières » et, plus perfidement encore, a mis ses motivations en cause, insinuant sans jamais le dire ouvertemen, qu’un journaliste suédois dont les révélations pointaient vers l’ouest plutôt que vers l’est devait servir des intérêts autres que ceux de la Suède. Hasselbohm  n’a pas été chassé : son journal l’a gardé à son service, l’envoyant à l’étranger, où il a passé cinq ans comme correspondant au Moyen-Orient, puis trois autres en Norvège. Mais l’affaire du sous-marin, celle qui était la plus proche de chez lui et de lui-même ne lui appartenait plus en réalité, et il le savait. Lorsque je l’ai rencontré trois décennies plus tard, il était calme à ce sujet, comme un homme qui a eu tout le temps de faire ses comptes avec une situation, mais il tenait à ce que je comprenne le mécanisme. Ce n’était pas que l’on ait ordonné à quiconque de mentir. C’était que l’ensemble de la presse avait été flattée, nourrie et mise dans son lit par la Marine à la base navale de Berga, et une presse flattée n’enquête pas sur ses amphytrions. « Ce furentt des jours très sombres pour la liberté de la presse en Suède », a-t-il écrit. On ne se rendait pas compte que c’étaient des jours sombres du tout. C’est là tout le problème.

 

 

 

Le professeur d’Oslo

 

 

 

 

Le profeseurr Ola Tunander

 

 

 

Hasselbohm m’a signalé, plus haut dans la chaîne, celui qui avait ramassé le flambeau tombé de ses mains : Ola Tunander, un professeur suédois de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo. Je suis donc allé le voir lui aussi. Ç’était le prototype même de l’universitaire distrait – petit rire nerveux, lunettes, rapides clignements des yeux – et il avait passé sa carrière à se faire traiter de « théoricien du complot » par les hautes sphères de la marine suédoise, pour avoir exprimé haut et fort ce que Hasselbohm avait découvert.

Ce qui m’a plu chez Tunander, c’est qu’il s’était d’abord trompé. Jeune chercheur, il avait rédigé l’ouvrage de référence affirmant que ces intrusions étaient d’origine soviétique. il l’avait enseigné à l’US Naval War College et donné des conférences à ce sujet au Pentagone. C’est petit à petit qu’Il a changé d’avis, et contre son propre intérêt professionnel, ce qui est tout le contraire du comportement d’un farfelu. Le tournant décisif, m’a-t-il confié, s’est produit en 1993, lors d’un long trajet en voiture de retour d’une conférence en Norvège avec James Schlesinger, l’ancien secrétaire américain à la Défense et éx- directeur de la CIA. Dans l’ambiance détendue d’après-dîner, comme d’anciens ennemis ayant survécu à leur guerre, Schlesinger lui avait avoué qu’un sous-marin U.S. avait été endommagé à Hårsfjärden en 1982.

À partir de là, Tunander n’avait plus qu’à tirer sur le fil pour que toute la pelote se dévide. Il s’est entretenu avec d’anciens capitaines de sous-marins britanniques, qui lui ont confié que cela ne concernait pas que les Américains, mais aussi la Royal Navy, et que les sous-marins britanniques étaient les plus audacieux et les plus discrets de tous. Un officier supérieur lui a même dit, d’un ton enjoué : « On s’est bienmarrés dans vos eaux ! » Un autre, l’ancien commandant de la flotte, l’amiral James Eberle, l’a regardé et lui a dit, d’un ton difficile à déchiffrer : « Est-ce que les gens ne se font pas écraser par le bus, des fois ? » – avant de lui tourner le dos. Après des années de travail, Tunander en est venu à la conclusion que ces intrusions avaient été en fait une opération psychologique anglo-américaine, menée avec la complicité d’une factionn au sein de la marine suédoise, qui détestait Palme : une campagne délibérée visant à terroriser l’opinion publique suédoise, à discréditer l’Union soviétique et à détruire un Premier ministre qui préférait dialoguer avec Moscou plutôt que la combattre.

J’aurais pu intituler tout ccia « Un professeur suédoisfait une affirmation surprenante » et en rester là. Beaucoup de journalistes l’auraient fait. Mais la valeur d’une affirmation dépend des questions que l’on est prêt à poser à la partie adverse. Je me suis donc rendu chez la partie adverse.

 

 

 

Je suis parti à Londres et me suis mis à frapper aux portes

 

 

 

 

 

Votre serviteur.

J’ai commencé par les aveux officiels, car ils existaient déjà, même sit presque personne en Suède ne les avait pris au sérieux. En 2000, la télévision suédoise avait interviewé, Caspar Weinberger, le ministre de la Défense de Reagan, qui avait déclaré sans détour que, oui, des sous-marins U.S. avaient bien opéré dans les eaux suédoises, dans le cadre d’essais « de routine, réguliers et programmés », avec un accord préalable. Un mois plus tard, la même émission avait interviewé Sir Keith Speed, ministre de la Marine de Margaret Thatcher, qui avait confirmé sans sourciller : ce que Weinberger décrivait était exactement le genre de choses que lui, Speed, « autorisait également à se produire ». Lorsqu’on lui avait demandé directement si ces essais avaient eu lieu en Suède, il avait répondu oui. Et il avait répété « oui » lorsqu’on avait insisté.³ La réaction des autorités suédoises avait été tout simplemen, d’annoncer que ces deux hauts responsables anglo-américains de la Défense étaient confus, séniles ou avaient été mal cités.

Du coup, j’ai empoigné le téléphone et appelé moi-même Sir Keith Speed. Il a confirmé chaque mot. Des sous-marins britanniques, m’a-t-il dit, avaient opéré dans les eaux suédoises sur ordre de Margaret Thatcher en personne. « Chaque opération a été approuvée par Margaret Thatcher. » Il s’agissait, a-t-il ajouté, « des opérations les plus secrètes jamais menées par le Royaume-Uni ». Lorsque je lui ai demandé pourquoi les officiers suédois persistaient à affirmer que ses propos et ceux de Weinberger avaient été mal interprétés, il m’a livré la phrase la plus juste de toute cette histoire : « Tout le monde essaie de  couvrir ses fesses ».

J’ai essayé de joindre Thatcher elle-même ; elle était malade et son cabinet a refusé de me répondre. Je me suis rendu aux Archives nationales de Kew pour consulter le dossier diplomatique britannique sur les relations anglo-suédoises de 1982 – l’année même des intrusions – et je l’ai trouvé inaccessible. Débrouillez-vous avec ça.

La correspondance diplomatique de routine avec un voisin nordique pacifique, classée confidentielle pour des raisons de sécurité nationale., des décennies plus tard ! J’ai appelé le service de presse du ministère de la Défense, pour me renseigner sur les opérations de la Royal Navy visant à déstabiliser la Suède, et un attaché de presse jovial m’a répondu en a riant que cela ressemblaitdrôlement « à une scène de film d’espionnage ».Remarquez bien qu’il ne s’agissait pas d’un démenti.

 J’ai interviewé David Owen, l’ancien ministre des Affaires étrangères, dans son élégant bureau de Mayfair. Il avait siégé à la commission de désarmement de Palme, l’année même des intrusions, et il m’a confié que les sous-marins n’avaient jamais été mentionnés lors de ces réunions – même si, selon lui, la question avait sans doute plané en filigrane. Qui, à son avis, était derrière tout cela ? Il n’en savait rien. Mais il s’est permis une supposition : une « opération clandestine du MI6 ? », en m’adressant son sourire carnassier habituel. Depuis, je me suis demandé ce qu’Owen pouvait bien entendre par « une opération clandestine ». Au cours des années passées à écrire sur les services de renseignement, j’ai eu le temps de comprendre toute la portée de ce simple mot. Le déni plausible est un mécanisme archi-rodé : les gouvernements prétendent ne donner aucun ordre aux agences, et les agences prétendent n’en donner aucun à leurs exécutants. « Clandestine » est le terme technique qui en constitue le point d’orgue, le mot qui permet à un ministre de désavouer ce qui avait été autorisé depuis le début. J’en suis venu à soupçonner que ce sourire signifiait exactement cela : non pas que l’opération avait échappé au contrôle, mais qu’elle avait été planifiée au sommet, et qu’Owen le savait.

Je me suis lancé dans la chasse aux propres chroniqueurs des sous-mariniers. J’ai rencontré Jim Ring, qui avait écrit une histoire chaleureuse sur les capitaines des Oberon-boats de la Royal Navy, dont certains étaient, disait-on, des vétérans de la Baltique. Autour d’un café à la British Library, il s’est montré intrigué et a promis de se renseigner auprès de ses anciens contacts sur les anciens officiers des sous-marins de combat. À notre troisième rencontre, il m’a demandé : « Où est-ce que vous en êtes ? » – avant d’admettre que ses sources ne lui avaient rien dit. « Ils m’ont toutes répondu : « Pas moi, chef. » Peut-être ne lui avaient-ils rien révélé. Peut-être avait-il décidé de ne pas  divulguer ce qu’on lui avait dit, par respect pour un corps d’armée qu’il vénérait. J’ai envoyé un courriel au fils du commandant du flanc nord de l’OTAN, dont le quartier général à Oslo avait supervisé les opérations durant ces années ; il rédigeait la biographie de son père, et sa réponse reconnaissait implicitement l’existence de ces opérations tout en précisant qu’elles ne figureraient pas dans le livre. Partout où j’allais, je me heurtais à la même chose : pas un déni à proprement parler, mais un refus déterminé, doux et infiniment poli, de laisser l’histoire ne fût-ce que respirer.

 

 

 

Ce qui s’est passé quand j’ai voulu publier.

Faire un reportage est une chose. Le faire imprimer en est une autre, et c’est là que j’ai appris comment la machine fonctionne dans la réalité : pas par la censure, mais par la gestion tranquille de ce qui peut ou non passer pour un sujet sérieux.

J’ai réussi à placer un article prudent et bien étayé dans une revue navale britannique, Warships IFR, dont le rédacteur en chef était sincèrement intrigué et qui savait, comme tous les marins, à quel point le corps des sous-marins est fermé et secret. L’article a été publié. Il est passé inaperçu. J’ai ensuite écrit un article plus… médiatique pour le Sunday Times, sur les travaux de Tunander, que j’ai intitulé « Margaret Thatcher a ordonné à la Marine de mener des raids au large des côtes suédoises ». Avant qu’il paraisse, un allié de Carl Bildt – un homme que j’appellerai Erik – m’a contacté pour me proposer une contre-narration susceptible de m’être utile, concernant les intrusions russes, qu’il tenait, disait-il, de ses contacts dans la marine.

Je savais exactement qui il était. C’était le vieux complice et homme de main habituel de Bildt, celui à qui’on faisait appel pour arranger les problèmes de relations publiques délicats. Dans le petit monde feutré de Stockholm, sa voix portait l’autorité aisée d’un homme habitué à la déférence. Carl Bildt s’était vraiment très bien débrouillé depuis son passage, encore jeune député, à la Commission des sous-marins. Il avait été, depuis, Premier ministre de 1991 à 1994, puis ministre des Affaires étrangères de 2006 à 2014. Je savais à quoi m’engagerait ce qu’Erik allait me dicter si je me laissais faire : à toute l’architecture de la théorie officielle, des improbables sous-marins miniatures, à la pieuvre soviétique – c’est-à-dire au tableau même que Bildt avait servi à l’Académie royale suédoise des sciences de la guerre, qui l’avait avalé tout cru, en gros et en détail. Je connaissais alors très bien sa méthode : affirmer n’importe quoi avec un maximum  d’aplomb quoique sans la moindre trace de preuve, puis balayer d’un revers de main, au culot,  les tentatives d’objections polies. Bildt, en fait, était une espèce de Boris Johnson suédois. C’est à ce jeu-là qu’Erik voulait que je joue, et je n’en voulais pas.

Furieux, de mon refus, il avait raccroché etavait fait pression sur le journal pour qu’il retfuse mon article. Qui a été publié malgré tout. Et après… plus rien. Aucun suivi ne me fut jamais demandé. L’histoire n’a jamais « pris », comme disent les rédacteurs en che., Pour la simple raison que personne ayant le pouvoir de la faire « prendre » ne le voulait.

 

 

 

« Mrgaret Thatcher a ordonné à la Royal Navy de mener des raids le long des côtes suédoises »

L’arrticle qui a tout déclenché (par Pelle Neroth Taylor écrivant sous le nom de Pelle Neroth)

 

 

 

Voilà en quoi consiste la véritable nature des choses, et il importe de s’y attarder parce qu’elle est bien plus efficace que n’importe quelle répression brutale. En Suède, l’officier de marine Göran Wallén, qui avait publiquement traité Tunanderde cinglé complotiste, a refusé de m’accorder un entretien, prétextant être « occupé à refaire la décoration de sa maison ». Un jeune collègue universitaire avait accepté de me parler. Quelques minutes après le refus de Wallén, il s’est lui aussi rendu compte de son indisponibilité. Tunander m’a confié que les revues universitaires et de sécurité rejettent systématiquement les articles qui traitent de ce sujet. Elles les jugent tout simplement « inappropriés »  : un rédacteur en chef le lui a confirmé en 2016, trente-cinq ans après les faits. Les conférences sur la question des sous-marins dans les universités suédoises sont automatiquementt annulées par l’administration. Un autre chercheur a vu son article retiré à la dernière minute par une revue allemande de sécurité, sous prétexte d’« ordres venus d’en haut ». Plus incroyable encore, même un jeu vidéo sur la chasse aux sous-marins a été supprimé La jeune équipe suédoise de développeurs de jeux s’est vue imposer des conditions impossibles pour mener à bien son projet, leqel  a finalement été abandonné. On ne vous dit jamais non. On vous dit que ce n’est pas un sujet sérieux pour des gens sérieux, et que vous feriez mieux d’écrire sur autre chose, le message vous étant transmis avec un sourire.

J’en suis venu à penser que c’est l’information la plus importante qu’il soit de mon devoir de rapporter. Plus importantemême que celle sur les sous-marins. Une société dite libre n’a pas besoin de censure si ses journalistes se sont déjà entendus sur ce que foivent être les opinions respectables. La presse suédoise n’a pas eu besoin qu’on lui donne l’ordre de qualifier les sous-marins de « soviétiques ». Elle l’a fait de son plein gré. Cela flattait son image de petite Suède courageuse, capable de tenir tête à l’ours russe, et lui épargnait une pensée bien plus gênante : que c’étaient peut-être ses véritables maîtres et protecteurs, les Américains et les Britanniques, qui se promenaient comme chez eux dans ses eaux.

 

 

 

Mais c’étaient sûrement les Russes, non ?

Je me dois ici d’être juste envers l’autre camp, parce que ses arguments sont solides, et que leur expression la plus crédible n’est pas un article alarmiste de la presse à sensation, mais un livre du général Bengt Gustafsson, commandant suprême des forces suédoises de 1986 à 1994. S’il y avait quelqu’un qui fût susceptible de savoir, c’était bien lui ; et il a consacré sa retraite à défendre, longuement et avec une évidente sincérité, que les intrus étaient bel et bien soviétiques. Il est de mon devoir de présenter ses arguments aussi honnêtement que possible, avant d’expliquer pourquoi, à mon avis, ils ne sont pas justes.

Les choses se présentaient comme ceci.⁴ : L’Union soviétique disposait manifestement des moyens nécessaires : des flottes de sous-marins de poche, certains équipés de chenilles pour se déplacer sur les fonds marins, et elle disposait aussi des unités navales Spetsnaz et GRU qui allaient avec (la formation « Delfin », créée en 1970), dont la mission était entièrement consacrée à la reconnaissance clandestine et au sabotage des bases étrangères. Elle avait la motivation : l’entraînement, le renseignement et le sabotage, en temps de guerre, des infrastructures nucléaires et par câbles sous-marins de l’OTAN. Et il y a même eu des témoignages : de transfuges – une poignée de réservistes soviétiques interviewés à la télévision suédoise dans les années 1990 – et quelques demi-aveus ministériels promettant qu’aucun nouveau sous-marin ne serait envoyé. L’échouement du U-137 de classe Whiskey au large de Karlskrona en 1981, soutient Gustafsson, n’était pas une erreur de navigation, mais une incursion délibérée qui avait mal tourné. Ajoutez-y la longue habitude russe et allemande de se cacher dans les îlots suédois durant les deux guerres mondiales, et vous obtenez une histoire cohérente où le suspect le plus évident est aussi le coupable.

C’est une conception sérieuse et je ne la minimise pas. Mais remarquez sur quoi elle repose : ce que nous avons là est une hypothèse fondée sur des possibilités, des mobiles et des habitudes. Ils avaient les moyens et de bonnes raisons pour le faire. : ça colle ! Sauf que presque rien n’est fondé sur des preuves scientifiques. Aucune coque n’a été retrouvée, aucune photographie d’un intrus dans les eaux suédoises, aucun bâtiment n’a été capturé, à l’exception du U-137, dont la nationalité n’a jamais été contestée. Les preuves matérielles sur lesquelles s’appuie Gustafsson : les traces de chenilles au fond de la mer et les filets anti-sous-marins déchirés, il ne les montre pas, il rapporte, de seconde main, que des experts scientifiques suédois les ont distinguées de traînées d’ancres, tout en admettant qu’une grande partie du matériel impliqué a disparu. (Et des traces de chenilles ne permettent pas de déterminer la nationalité des chenilles.) Gustafsson est assez honnête pour admettre que les enregistrements sous-marins de la marine étaient si peu fiables que celle-ci a fini par se rendre compte que certains de ses « sous-marins » étaient en réalité des sous-marins sans valeur, et assez honnête aussi pour admettre qu’aucune commission n’a jamais prouvé la nationalité d’une seule intrusion en eaux profondes, à l’exception de celle qui s’est échouée. Cet homme a défendu le verdict de l’institution qu’il dirigeait, contre le chercheur qui accusait ses propres amiraux de trahison. Dans son livre, il n’est pas un témoin neutre et ne prétend pas l’être.

Ce qui me ramène à l’énigme d’origine. Si les Soviétiques avaient réellement patrouillé pendant toutes ces années dans l’archipel intérieur, pourquoi, après la fin de la Guerre froide, aucun d’eux ne s’est-il manifesté pour le dire ? Dans les années 1990, la vieille marine soviétique était ruinée, humiliée et d’une indiscrétion manifeste : des gens ont alors vendu des secrets bien plus sombres pour le prix d’un simple dîner. Concomitamment, les témoignages sont ténus et indirects, et la version la plus précise que l’on puisse entendre du côté occidental va dans l’autre sens : Bobby Inman, l’ancien directeur adjoint de la CIA, a déclaré à un chercheur suédois que les Soviétiques avaient franchi la limite des douze milles nautiques, mais jamais celle de l’archipel intérieur – ces mêmes eaux où, selon lui, les sous-mariniers britanniques étaient comme chez eux⁵. Le chien qui n’a pas aboié est le sous-marinier soviétique qui n’a pas une histoire à raconter. Ceux qui ont finalement parlé, gaiement, autour d’un café – « On s’est bien amusés dans vos eaux » – étaient britanniques.

 

 

 

Pourquoi une grande puissance ferait une chose pareille

L’objection évidente, celle que j’ai entendue formuler une bonne centaine de fois, est : pourquoi ? Pourquoi l’Occident mènerait-il une opération aussi malhonnête contre une démocratie occidentale pacifique et amcalee ?

La réponse est que la Suède, sous le ministère Palme, n’était pas aussi inoffensive qu’il y paraissait, et que Palme n’était pas aussi marginal que l’Occident le prétendait. À une époque où le projet de l’administration Reagan consistait à vaincre l’Union soviétique – non pas à coexister avec elle, ni à la réformer, mais à la vaincre –, Palme défendait une option opposée. Il était le dernier fervent défenseur, en Europe occidentale, de la politique de dialogue et de commerce avec l’Est, politique que les Allemands de l’Ouest appelaient Ostpolitik. Son ami et allié Helmut Schmidt, qui portait le même étendard à Bonn, venait d’être évincé du pouvoir le mois même où Palme y revenait. Palme dirigeait une commission indépendante sur le désarmement dont les idées, introduites au Kremlin par un membre soviétique devenu l’un des plus proches conseillers de Gorbatchev, ont contribué à forger le vocabulaire de la « sécurité commune » que Gorbatchev allait utiliser plus tard pour mettre fin à la Guerre froide – sur la base de la réconciliation plutôt que de la capitulation.

Pour certains combattants de la Guerre froide, c’était le cauchemar. Non pas une victoire soviétique, mais la survie de l’URSS – une URSS réformée, humaine et social-démocrate, peut-être mais capable de prendre sa place en Europe et de demeurer, indéfiniment, une grande puissance, rivale des Anglo-Américains. Palme était l’homme qui jetait les bases du pont vers cet avenir. Alors même que la Suède occupait le flanc nord stratégique de l’OTAN, sa longue côte baltique constituant le bouclier neutre idéal pour protéger le flanc nord-ouest vulnérable de l’URSS, que l’US Navy était en train de remanier dans ses plans de guerre, en vue d’une attaque en cas de conflit. Une Suède neutre était une excellente chose  pour Moscou et un pronlème épineux pour Washington. Une Suède en proie à une hystérie antisoviétique, avec un Premier ministre pacifiste discrédité et une population réclamant le réarmement à cor et à cri, était bien préférable. Ce que Londres ne pouvait tolérer, ce n’était pas un dialogue suédois avec Moscou en soi – de nombreux alliés faisaient du commerce avec l’Est – mais un dialogue entrepris par la Suède elle-même, sans que la Grande-Bretagne’en soit le chef d’orchestre.

Les sous-marins étaient l’instrument idéal. On ne peut pas les voir, on ne peut donc pas les identifier et, après le crash de l’U-137, on saurait instinctivement qu’ils étaient russes. Comme me l’a expliqué Tunander, c’était le parfait moyen d’envoyer un message à toute une nation : « Ayez peur des Russes ! » Et ç a a marcheé comme sur des roulettes. Les Soviétiques, indignés et furieux, ontt nié en bloc et proposé de retirer tous leurs sous-marins de la Baltique ; leur offre a été balayée d’un revers de main : une ruse, voyons ! Contre son gré, Palme fut contraint de remettre à Moscou une protestation officiele contre une agression que Moscou affirmait n’avoir jamais commise. Son autorité s’effondraaitt.  Six semaines avant son départ prévu pour Moscou, en février 1986, il était abattu dans une rue de Stockholm. Le meurtre n’a jamais été élucidé (l’identification d’un suspect décédé en 2020 a été annulée en 2025)⁶. Je ne me prononce pas ici sur l’identité du tireur. Je constate seulement que l’homme qui a passé les dernières années de sa vie à construire un pont que les grandes puissances ne voulaient pas voir construit n’a pas vécu pour le traverser.

 

 

 

 

Olof Palme stigmatisé comme traître

 

 

 

Le dernier fantôme domestique

Avec le recul, tout cet épisode prend l’allure d’une histoire  de fantômes – et comme dans les meilleures histoires de fantômes, sa force résidait dans l’impossibilité de distinguer clairement ce qui était censé se trouver là. J’en suis venu à soupçonner qu’il s’agissait de quelque chose de bien plus froid qu’une simple hantise : un terrain d’essai pour les opérations psychologiques d’une époque ultérieure, et le ciment d’une intimité discrète entre les armées britannique et suédoise qui perdure, ignorée du public, jusqu’à ce jour. C’est ainsi que la Grande-Bretagne a toujours traité ses partenaires de moindre importance – d’un militaire à l’autre et d’un espion à l’autre, sans que soient jamais consultés les élus ni les esprits indépendants, que l’on fait aisément passer pour d’incapables naïfs quand ils veulent se mêler de gérer leurs propres affaires. Si détente il devait y avoir avec l’est, ce serait aux conditions de Londres et de Washington, ou sans conditions du tout.

Cela a été bien utile que les Suédois vivent si près de la nature, dans un pays vaste et peu peuplé où l’obscurité fait une grande partie du travail sans aide. Leurs ancêtres agriculteurs avaient peuplé leurs longues nuits d’hiver de gnomes et de trolls – les esprits malins du foyer auxquels pouvait être attribué chaque objet égaré, chaque bonne ou mauvaise récolte, chaque égratignure sur la vitre qui n’état jamais, voyons,  que la faute du chat. Le sous-marin russe n’a été que le tomte moderne : avec une terre bénigne soudain devenue intentionnellement maligne, le moindre crissement de brindille pouvait aisément s’entendre comme le premier homme-grenouille d’un débarquement de Spetsnaz. Il n’y avait pas d’émission de fin de soirée à la télé où dire du mal des gens. Les émissions de la télé s’achevaenit juste après les dernières nouvelles. Les amiraux avaient les transmissions crépusculaires pour eux stout euls.

Rien de tout cela ne semblait bizarre à un adolescent dont les copains jouaient au foot américain sur les plages de Malmö, allaient en classe en voiture, écoutaient Depeche Mode et The Cure et lisaient les magazines jeunesse londoniens du mois The Face et i-D – un pays, en d’autres termes,  devenu californien jusqu’à l’os et le satellite de personne. C’est là toute la cruauté de l’histoire. Les sous-marins soviétiques jamais capturés par personne ont été l’événement marquant de mon enfance suédoise, à l’origine d’une sourde  angoisse, comme la proximité de la mort et, j’en suis désormais certain, fruits de ma seule imagination.

 

 

 

Pourquoi je lraconte tout ça ici

Le mécanisme que j’ai décrit – la gestion discrète de ce qui est censé être une opinion sérieuse – n’est pas une relique de la Guerre froide. C’est ainsi que l’État sécuritaire a toujours fonctionné partout, et il est encore à l’œuvre aujourd’hui dans chaque réunion de rédaction où un article est gentimentt détourné des vérités qui dérangent

Je pourrais faire comme si c’était de l’histoire ancienne. Ce n’en est pas. En 2022, la Suède a rompu avec deux siècles de neutralité et a demandé son adhésion à l’OTAN. Sans référendum, presque sans débat et presque sans opposition – un pays qui, m’a-t-il  semblé, s’engageait, comme un somnambule, dans l’alignement même qu’une génération précédente de Suédois avait tant lutté pour éviter. Quatre mois plus tard, quelqu’un a fait sauter les gazoducs Nord Stream en mer Baltique, acte de sabotage industriel contre l’économie allemande, et la Suède et l’Allemagne ont conduit de concert  une enquête superficielle, du genre de celles auxquelles on se livre quand on préférerait ignorer la réponse. Les soupçons se portent plutôt sur l’ouest que sur l’est. Le schéma est vieux. Une grande puissance privilégie toujours ses propres intérêts, contre ceux même de ses alliés. Et ces derniers sont incités à fermer les yeux.

Je suis un réaliste au sens ancien et dmodét du terme. Je pense que les petites nations ont leurs propres intérêt et qu’elles ont le droit d’en avoir, que la paix est généralement préférable à la guerre, que les responsables des services de renseignement ne sont ni plus sages ni plus honnêtes que le commun des mortels, et que la première loyauté d’un journaliste va au lecteur et non au cercle choisi auquel il appartient. Aucune de ces opinions n’est la bienvenue dans le climat actuel, où remettre en question le consensus sécuritaire occidental est instantanément catalogué comme « de la propagande du Kremlin » – version  actuelle  de l’insinuation de Carl Bildt à l’encontre de Hasselbohm – remise en cause des intentions d’un homme lorsque ses conclusions vont dans un sens qu’on n’aime pas. C’est une calomnie facile et efficace, et j’ai décidé de ne plus m’en laisser importuner.

 C’est pourquoi j’écris ceci ici, en plein jour, là où aucun rédacteur en chef ne pourra intervenir.

Pour l’avoir racontée, Hasselbaum a été écarté de cette histoire et obligé de bifurquer vers une carrière de reporter à l’étranger. Tunander a passé trente ans à se faire traiter de cinglé complotiste pour l’avoir prise au sérieux.

Les sous-marins qui ont terrifié mon enfance étaient des fantômes, et plus j’en sais, plus je suis persuadé que c’étaient nos fantômes – et que ceux qui les ont suscités comptent encore à ce jour sur nous pour ne pas oser scruter l’eau de trop près.

 

 

 

NOTE : Pelle Neroth Taylor est un journaliste, un historien et un documentariste britannico-suédois installé en Suède. Il est l’auteur d’ouvrages sur Olof Palme et Dag Hammarskjöld et il co-anime le podcast de géopolitique Capitals Uncovered.

Vous pouvez vous y abonner  directement sur Substack.

Mis en ligne par la rédaction de Dances with Bears le  samedi 27 juin 2026

 

 

 

 

Olof Palme à Stockholm  en 1968,

manifestant contre la guerre du Vietnam aux côtés de l’ambassadeur du Vietnam du Nord Nguyèn To Chan

 

 

 

Source : https://johnhelmer.net/the-truth-about-the-swedish-lie-of-soviet-submarines-why-the-lie-succeeds-still-why-president-vladimir-putin-has-failed-to-deter-more-of-it-with-the-truth/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 juillet 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Un Trump peut en cacher un autre

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Trump

peut en cacher un autre

 

 

Olivier Foreau –  Normalosphère2.7. 2026

En direct de La Librairie Tropiques

 

 

 

Nous postposons viien volontiers d’un jour ou deux notre post en cours pour céder la place à un bouquet de mots qui ne sont pas indignes de la langue dans laquelle ils sont écrits et pas indignes non plus d’être déposés sur la tombe d’Ali Khamenei. 

 

 

 

 

Pendant longtemps, nous n’avons vu que son côté sombre. Mais à mesure qu’il trahit son électorat, Donald Trump est devenu peu à peu une figure plus proche de nous, à la fois sensible et rassurante. L’an dernier déjà, son soutien participatif à l’anéantissement de Gaza, ses meurtres en série dans les Caraïbes, avaient montré combien au fond de lui-même, il partage nos valeurs.

Depuis qu’il kidnappe des dirigeants et les menace de mort, un vent d’espoir s’est levé parmi les partisans de la démocratie, bluffés par son approche disruptive de l’émancipation des peuples.

N’était-il pas naturel de compter sur lui pour réaliser notre rêve de toujours, à savoir rayer l’Iran de la carte ?

 

Des Lumières aux anti-Lumières

Comme nombre de gouvernements que nous avons en horreur (Cuba, Chine, etc.), le régime iranien est issu d’un vaste soulèvement populaire : c’est dire si d’emblée, il ne prenait pas le chemin de la démocratie.

Jusqu’à ce soulèvement inconsidéré, les masses baignaient dans l’euphorie, sous la houlette bienveillante et progressiste du Shah, et de sa police politique formée aux techniques de torture les plus modernes. Certes il s’agissait d’une monarchie, mais tellement brutale et corrompue qu’au bout du compte, elle ne différait pas fondamentalement d’une démocratie comme la nôtre : de l’aveu général, le pays était en voie d’européanisation, c’est-à-dire de soumission complète aux intérêts US.

Mais en 1979, le rêve tourne court. Sous l’impulsion fanatique des mollahs, les vieux démons ressurgissent : conservatisme, repli sur soi, antiaméricanisme… Livré à lui-même, le peuple choisit l’oppression (comme il le fait toujours). Les femmes perdent leur droit le plus essentiel : être elles-mêmes, c’est-à-dire habillées comme nous. C’est la société tout entière qui chavire dans le rigorisme – sinon comment expliquer que dans les Epchtine files, on ne trouve pas un seul ministre iranien ? Le fait qu’il n’existe aucun Jack Lang, aucun Bruno Le Maire iraniens, en dit long sur le fossé qui sépare ce pays de la démocratie.

 

Femme, vie, liberté

Que faire si nous surprenons une femme avec un foulard sur la tête ? Quelles mesures prendre ? Sur cette question absolument cruciale, nos gouvernants travaillent non stop depuis des décennies. De polémique en polémique, le débat fait rage autour de ces personnes qui à force de marcher dans nos rues, cherchent à nous imposer leurs codes. Ne faudrait-il pas, à tout le moins, les exclure des sorties scolaires ?

En Iran (où depuis la révolution, l’interdiction du voile est au point mort), voici des années que faute de pouvoir agir sur le terrain, nous faisons barrage à l’archaïsme en nous coupant des mèches de cheveux devant une webcam. Mais jusqu’à présent, les mollahs n’ont guère réagi à nos exigences. Malheureusement nous ne sommes plus au temps de l’Algérie française, où nos soldats étaient sur place, et organisaient des dévoilements publics de femmes indigènes pour les libérer de leur propre culture. Une initiative à saluer, même si elle n’a pas suffi à empêcher l’indépendance d’advenir.

À ce jour, seuls nos amis israéliens, défenseurs insatiables de la laïcité, ont su réagir avec succès aux signes extérieurs d’appartenance religieuse : ils carbonisent les contrevenantes au phosphore blanc – sans oublier le reste de la famille, généralement complice. En se donnant les moyens de leur intransigeance morale, ils prouvent que le combat pour nos idéaux n’est pas encore perdu.

 

Le retour des Lumières

Près d’un demi-siècle de sanctions économiques, supposées mettre à genoux les Iranien.ne.s, ont échoué à les briser moralement. Nous commencions à désespérer de leur émancipation quand miracle, en décembre 2025, le chaos s’installe enfin.

Comme tous les peuples victimes d’une révolution populaire, les Iraniens aspirent à une contre-révolution, qui leur permettrait de revenir quarante-sept ans en arrière. Cette fois, la chance est de leur côté : ils peuvent compter sur le soutien d’organisations humanitaires reconnues, comme le Mossad et l’administration Trump.

Des bâtiments publics sont saccagés et incendiés, dont plusieurs mosquées, ce qui ne peut qu’autosatisfaire notre soif de laïcisme. Spécialisés (entre autres) dans l’assassinat de scientifiques, les agents israéliens quadrillent le terrain, tandis que la Maison blanche expédie autant d’armes que nécessaire au bon déroulement des manifestations.

Ne manquait plus que Victoria Nuland pour distribuer des sandwiches et des biscuits dans les rues de Téhéran…

 

 

Depuis 2014, l’espoir a un visage

 

 

Comme la plupart des contre-révolutions, celle-ci n’aurait jamais pu voir le jour sans l’intervention inspirée de Washington, qui en orchestrant un effondrement monétaire, a réussi à faire descendre les Iraniens dans la rue. « Ce que nous avons fait, c’est créer une pénurie de dollars dans le pays », s’autocongratule Scott Bessent, secrétaire au Trésor. Qui aurait cru qu’il suffisait de ruiner les épargnants et de plonger les ménages dans le désarroi, pour les sensibiliser à la cause féminine ? Quand on y pense, c’est assez magique.

Lire la suite…

 

Source : https://www.librairie-tropiques.fr/2026/07/un-trump-peut-en-cacher-un-autre.html

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 3 juillet 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Qui a raison ?

 

 

 

 

 

 

Affrontement dans le Détroit d’Ormouz

 

 

 

QUI A RAISON ?

 

 

Pour commencer, ceci n’est pas contestable :

 

Iran : l’Assemblée des Experts dénonce les négociations en cours et l’ouverture du détroit d’Ormuz

 

lecridespeuples.substack.com

 

 

Le 27 juin 2026, l’Assemblée des Experts d’Iran a publié une déclaration sans précédent et d’une importance capitale en soutien au Guide Suprême, Sayed Mojtaba Khamenei. Dans une lettre cruciale adressée aux responsables gouvernementaux, signée par 62 membres sur 88 du plus haut organe clérical du pays, l’Assemblée appelle les négociateurs à respecter les lignes rouges du Guide.

Une majorité écrasante de l’Assemblée se montre donc extrêmement critique à l’égard des négociateurs et des pourparlers actuels relatifs au protocole d’accord, en écho au mécontentement populaire. Il s’agit du plus important organe clérical et religieux d’Iran, directement chargé de désigner le Guide Suprême. Bien qu’il ne détienne pas de pouvoir législatif, sa parole a un poids considérable. Une telle déclaration en soutien au Guide Suprême exercera une pression immense sur Pezeshkian, Araghchi, Qalibaf et les autres responsables au sein du gouvernement actuel. S’ils ne respectent pas les orientations du Guide, ils auront de sérieux problèmes. (Note de MES).

 

Sources : Middle East Spectator & The Cradle

Traduction : lecridespeuples.substack.com

 

 

Au Nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

En présentant nos condoléances en ces jours de deuil pour le Maître des Martyrs [l’Imam Hussein] et ses fidèles compagnons, en priant pour la santé, la dignité et la longévité du Guide de la Révolution islamique, en souhaitant la victoire décisive à nos combattants dévoués, et davantage d’honneur et de succès à vous, le peuple fermement présent sur la scène, nous soumettons les points suivants à la lumière du récent message directeur du Guide et des événements récents :

 

1/ Tout en exprimant notre gratitude aux responsables, et en particulier aux négociateurs respectés qui, selon les termes du Guide de la Révolution islamique, œuvrent avec sincérité et conscience à la sauvegarde des droits de la nation iranienne et du Front de la Résistance, nous demandons instamment que, compte tenu des expériences tirées de précédentes négociations préjudiciables, les négociateurs fassent preuve d’une extrême vigilance face aux manœuvres de l’ennemi perfide et malfaisant, et prennent bien conscience que le respect des lignes rouges du Guide est une obligation religieuse, et qu’il n’est en aucun cas permis d’y déroger

Note : il s’agit d’une référence au fait que le Guide Suprême actuel a exprimé son opposition de principe aux négociations, même s’il a permis au gouvernement de s’y engager sous leur propre responsabilité. Voir son communiqué intégral ici. C’est la même position que le martyr Sayed Ali Khamenei sur les négociations qui avaient mené à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien : ‘J’y suis personnellement opposé, mais je ne vous l’interdis pas.’ Il s’agit de respecter la légitimité démocratique conférée aux gouvernements réformistes, le Guide Suprême n’étant pas un dictateur.

 

2/ La question de l’identification de l’agresseur et des poursuites contre les auteurs des crimes sans précédent de la récente guerre imposée, en particulier le criminel Président des États-Unis et le répugnant Premier ministre du régime sioniste, ainsi que leur châtiment et la vengeance du sang de l’Imam martyr de la Oumma [Sayed Ali Khamenei] (que Dieu soit satisfait de lui), ne doit en aucune façon être ignorée ou négligée, et il est obligatoire pour toute personne responsable de faire tout ce qui est en son pouvoir pour traduire ces criminels en justice.

 

3/ Toute violation du mémorandum d’accord doit recevoir une réponse immédiate. Par conséquent, compte tenu de la poursuite des violations du cessez-le-feu par le régime sioniste au Liban, et du non-retrait des territoires occupés, l’ouverture du détroit d’Ormuz est contraire aux obligations des responsab4/ es et constitue une erreur stratégique majeure, qui ne fera qu’enhardir l’ennemi à poursuivre ses violations de l’accord.

 

Note : Communiqué des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran dans la nuit du 27 au 28 juin, après la seconde riposte à la seconde attaque des Etats-Unis, en violation du cessez-le-feu :

Vos fils dévoués au sein de la Marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de la Force aérospatiale du CGRI ont mené, dans le cadre d’une opération conjointe de missiles et de drones entre 2h00 et 3h00 ce matin, dimanche 28 juin, des tirs de missiles balistiques et de drones contre huit installations névralgiques appartenant à l’armée américaine tueuse d’enfants à la base aérienne d’Ali Al-Salem au Koweït et à la Cinquième Flotte américaine au port de Salmane, à Bahreïn, les détruisant et répondant de manière décisive aux récentes attaques américaines.

L’ennemi agresseur, pour qui la violation des engagements et la rupture des accords sont des traits constitutifs, a attaqué cinq postes côtiers de la République islamique dans les premières heures de ce jour, sous prétexte de l’action de la Marine du CGRI contre un navire en infraction.

En vertu du Mémorandum d’entente d’Islamabad, la responsabilité de la régulation de la navigation dans le détroit d’Ormuz incombe à la République islamique d’Iran. Désormais, les navires en infraction feront l’objet de mesures plus énergiques qu’auparavant.

Toute agression future de l’ennemi, quel qu’en soit le prétexte, et même si, comme lors des attaques de la nuit dernière et de cette nuit, elle vise des cibles de faible importance, recevra une réponse écrasante.

L’ennemi doit savoir que la violation du cessez-le-feu constitue une rupture du premier article du Mémorandum d’entente d’Islamabad et entraînera la suspension totale de l’ensemble des processus.

 

4/ Nous vous rappelons une fois encore que, conformément aux orientations contraignantes du Guide suprême, les droits nucléaires du pays ne doivent être ni discutés ni remis en question, et doivent être entièrement exclus des négociations.

 

5/ L’établissement d’un contrôle sur le détroit d’Ormuz, l’obtention de compensations pour les dommages de guerre, la libération des avoirs gelé6/ , la levée de toutes les sanctions et le retrait des forces américaines de la région sont des exigences inviolables du Guide Suprême et du peuple, et elles doivent être poursuivies sans relâche. Toute négligence à cet égard se heurtera à la réaction farouche de la nation.

 

6/ Les responsables doivent s’abstenir de toute déclaration qui rendrait l’ennemi plus arrogant et ferait apparaître le pays comme faible et impuissant. D’autant plus que la résistance de nos combattants dévoués ayant acculé l’Amérique arrogante au désespoir, aucune déclaration ne doit être faite qui suggère la faiblesse ou l’impuissance du pays.

 

7/ Tout le monde, et en particulier les éminents responsables gouvernementaux, 8/ ait que dans le système du Wilayat Al-Faqih [Gouvernance du Juriste], l’opinion et la perspective du Guide constituent le dernier mot, et lorsque son opinion définitive est connue, aucun responsable ne peut ni ne doit agir à l’encontre de cette opinion.

 

8/ Sur la base de l’ensemble des éléments disponibles, l’ennemi ne cherche qu’une occasion de déployer des forces supplémentaires et de gagner du temps pour certaines questions, notamment les prochaines élections de mi-mandat. Après cela, la probabilité d’une nouvelle attaque sera élevée, et les questions soulevées dans le mémorandum d’accord devront être résolues dans les délais impartis de 30 et 60 jours.

 

9/ Nous demandons à la chère nation de poursuivre sa présence résolue dans les rues, et tout en préservant la sainte unité et en évitant tout acte qui perturberait cette unité, de ne pas prêter attention aux paroles factieuses de quelques ignorants qui cherchent à limiter cette mission divine. La présence du peuple est essentielle et décisive aussi longtemps que le Guide Suprême la juge nécessaire.

Note : il s’agit vraisemblablement d’une référence à un communiqué du 21 juin du Vice-président stratégique du président Pezeshkian, qui a émis un ordre stipulant que les rassemblements nocturnes en soutien à la République islamique devront prendre fin après la cérémonie d’inhumation de l’ayatollah Khamenei début juillet, au motif qu’ils menaceraient la cohésion nationale.

La raison ? Très prévisible. Ils savent que la population iranienne est opposée aux négociations en cours. Dans la déclaration, il est explicitement indiqué : « Les rassemblements pourraient modifier les dynamiques de terrain dans le sens d’une création de blocages sur la voie de la diplomatie. […] Certains de ces rassemblements sont devenus un levier de pression sur la structure officielle [c’est-à-dire le gouvernement et les négociateurs] constituant un obstacle sérieux à la prise de décisions stratégiques et opportunes dans les moments critiques. »

En d’autres termes, ils souhaitent utiliser le peuple pour protéger le système en temps de guerre, mais ils ne veulent pas que ce même peuple soit dans la rue à exprimer librement son opinion critique contre les négociations menées par Pezeshkian, Qalibaf et Araghchi.

 

10/ L’Assemblée des Experts, en tant qu’humbles serviteurs et partie intégrante du peuple, demeurera aux côtés de l’éminente Direction et de l’ensemble de la nation, tout en souhaitant le succès aux respectables responsables gouvernementaux, dans l’attente de l’accomplissement des conditions et des promesses, et s’acquittera de son devoir religieux le moment venu.

 

 

 

 

 

 

Pour rappel, voici le communiqué de Sayed Mojtaba Khamenei, concernant l’accord-cadre Iran-États-Unis, publié le 18 juin :

 

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô nation passionnée et loyale d’Iran,

Comme vous en avez été informés, un mémorandum d’accord a été signé entre les présidents de l’Iran et de l’Amérique. Sur le chemin menant à cette étape, les responsables impliqués ont fourni de grands efforts par souci et avec de bonnes intentions. Bien sûr, c’est le président américain qui, par désespoir, a utilisé diverses formes de levier pour y parvenir.

 

En principe, j’avais une vision différente.

Cependant, en raison de l’insistance du président honorable, en tant que chef du Conseil suprême de sécurité nationale, au nom de lui-même et des autres membres concernant la sauvegarde des droits de la nation iranienne et du Front de la Résistance, et parce qu’il a explicitement accepté d’en assumer la responsabilité, j’ai accordé la permission pour cela.

Il a également déclaré clairement que si la partie américaine cherche à formuler des exigences excessives, ils ne s’y soumettront pas. À partir de cet instant, nous, c’est-à-dire vous, la nation fière, et ce serviteur humble, attendrons l’accomplissement des conditions énoncées.

Cependant, il est évident que les négociations en personne qui auront lieu à l’avenir ne signifient pas l’acceptation de la vision de l’ennemi. Nous espérons que les prières bienheureuses de notre Maître (l’Imam Mahdi), que Dieu Tout-Puissant hâte sa parousie, apporteront toutes sortes d’assistance divine et de victoires pour la nation honorable d’Iran.

Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde et les bénédictions de Dieu.

 

Note du Cri des peuples :

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Ensuite, il y a ce qui vient d’ailleurs

 

Autrement dit les nouvelles qui arrivent d’un peu partout.

Nouvelles contradictoires, alors que nous ne pouvons soupçonner leurs auteurs de vouloir nous tromper.

Nous allons donc les publier ici telles quelles (généralement en anglais, excuses…).

À vous, lecteurs, de décider, si vous y arrivez, qui se trompe.

 

Premièrement :

Pepe Escobar se répand partout, avec son enthousiasme habituel, pour dire que le Pakistan vient de sauver l’Iran.

Nous en sommes surpris, parce que nous n’avons jamais cru Munir et sa bande capables de loyauté envers quiconque ne soit pas les USA, mais nous nous trompons peut-être.

 

 

The Call That Saved The US-Iran Deal…

Pepe Escobar vs/ Mario Nawfal

 

[Pepe Escobar à Mario Nawfal : L’appel qui a sauvé l’accord US-IRAN]

 

 

 

 

 

 

 

Russie, Corée du Nord et Pakistan : qui a aidé l’Iran ?

 

Pepe Escobar x/ Andrew Napolitano –

 

Judging Freedom

 

 

 

 

 

 

 

Deuxièmement :

 

Une récente vidéo de Dimitri Lascaris, interviewant sur Reason2Resist Ajamu Baraka, de Black Agenda Report, qui avait été, l’an dernier, invité en même temps que lui à venir se rendre compte sur place des conséquences de la guerre sur la population iranienne.

Au cours de cet entretien, son invité dit à Dimitri « Non, Pezeshkian, Araghchi et Qalibaf ne sont pas des traîtres, mais leur tâche n’est pas facile ».  Ce qui nous a fait souvenir de Vijay Prashad disant à Joti Man, sur La Gauche de l’Inde et du Monde :  « Non, Delcy Rodriguez ne trahit pas ses compatriotes. Elle fait ce qu’elle peut pour éviter à Caracas le sort de Gaza. »

 

 

GuGstavo Petro  :  Israel Stole Colombia’s Presidential Election

 

[Gustavo Petro : Israël a volé l’élection présidentielle colombienne]

 

 

 

 

Quelques éclaircissements

Dans cette vidéo, Lascaris dit notamment qu’Israël et les USA veulent, de concert, recoloniser toute l’Amérique Latine, en les appelant « les deux états fascistes ». Appelons-les « les deux entités nazies » et n’en parlons plus. Nous savons mieux que lui de quoi nous parlons.

 

« Volé les élections » comment ?

En Colombie (et dans combien d’autres États à l’Ouest y compris les nôtres ?), la software installée par les bourgeoisies de droite et importée en Colombie par les Bautista Brothers, ne peut provenir que d’un seul endroit :  Israël.

 

 

Il y en a d’autres. Toujours en anglais. Faites-vous les traduire par Google, si vous n’avez rien d’autre.

C’est de l’auto-pub : « Nous poiuvons vous aider à protéger vos élections, mais nous pouvons également, of course, vous aider à les voler. Hé, hé. »

Ce sont ces machines à voter qui faussent les élections partout où c’est possible. Or, c’est possible pratiquement partout, sauf dans les endroits où les candidats obtiennent 85% des voix du premier coup, comme c’est le cas pour Vladimir Poutine en Russie, par exemple. Pour que le traficotage soit possible, il faut que les résultats ne soient pas trop éloignés des 50-50, comme c’est très souvent le cas, justement

.

Et qu’est-ce qui arrive aux Iraniens, maintenant ?

Lascaris rappelle à son interlocuteur que, si les exigences de l’Iran, notamment concernant le Liban, n’étaient pas observées, ils reprendraient aussitôt les attaques, cessez-le-feu ou pas.

« Or, au Liban, le cessez-le-feu a été immédiatement violé comme d’habitude et les massacres de civils répétés, sans que l’Iran bouge.  Qu’en pensez-vous ? », demande Lascaris à Baraka.

Lequel explique ce que nous vous avons dit plus haut. Il pense que l’Iran est soumis depuis des dizaines d’années, par les USA, à des « sanctions » économiques meurtrières – disons pillages – et qu’il va mettre ces 60 jours de cessez-le-feu (au moins contre lui) à profit pour se remplumer. Si on le laisse fauire, évidemment. 

Ajamu Baraka croit que la guerre reprendra de plus belle ensuite.

 

Notre sentiment de Béotiens :

L’Iran aurait peut-être dû mettre ces 60 jours à profit en faisant comme ses adversaires : canarder à tout va ; ce qui est pris est pris.

S’obstiner à croire que les USA vont tenir – pour la première fois en 250 ans ! – leur parole, c’est chercher des verges pour se faire battre.

 

 

 

 

Troisièmement :

 

Sur un site qui s’appelle The Daily Jagran, dont nous ne savons rien, qui se trouve en Inde, et sans oublier que l’Inde est désormais à 100% pro-Israel-US…

Et compte tenu du fait que les autoproclamés « médiateurs » pakistanais-sauveurs de l’Iran selon Pepe, n’ont jamais cessé d’être les persévérants bourreaux d’Imran Khan…  (Qu’est-ce que la Russie, la Chine, l’Iran et leurs amis en pensent ?).

 

 

PAKISTAN’S SECRET DEATH TRAP For Mojtaba EXPOSED  ?

Iran Reveals What Shehbaz Sharif Did In Tehran

 

[LE PIÈGE MORTEL SECRET DU PAKISTAN POUR MOJTABA : UNE RÉVÉLATION  ?

L’Iran dévoile ce qu’a fait Shehbaz Sharif à Téhéran ]

 

 

 

 

 

 

 

Toujours en provenance des mêmes :

 

Iran To Now Form NATO-Style Alliance ?  

Iran’s Plot To Unite Middle East’s Heaviest Militaries  !

 

 

[ L’Iran s’apprête-t-il à former une alliance sur le modèle de l’OTAN  ?

 Le plan de l’Iran pour unir les forces armées les plus puissantes du Moyen-Orient  ! ]

 

The Daily Jagran – vers ± 14 heures dimanche 28 juin

 

 

 

 

 

 

Alors ?  Qui a raison ?

Il ne fait auècun doute que les « négoàciations », de la part des USA, ne servent à rien qu’à gagner un peu de temps et que persister à les prendre au sérieux après autant de tromperies éhontées peut être assimilé à de la trahison. Dans les faits sinon dans l’intention.

Il ne faut JAMAIS discuter avec des gangsters chevronnés… Si on le fait, on mérite tout ce qu’on en retire.

 

 

 

 

Question apparemment sans rapport

 

Double tremblement de terre au Venezuela.

 

 

« 40 Seconds That Changed Everything » : Twin Quakes Leave Venezuela in Ruins 

APT

[ 40 secondes qui ont tout changé : deux tremblements de terre jumeaux laissent le Venezuela en ruines. APT ]

 

 

 

 

 

 

 

Deux (le second plus fort que le premier, contrairement aux usages de la Nature).

Sur Caracas.

Pas sur n’imprte où ailleurs dans le pays.

Et enore moins sur les USA pourtant si proches…  à San Francisco par exemple.

 

La Nature a-t-elle pris le parti des prédateurs US ou… quoi ?

 

 

 

Nouvelles de dernière minute

 

 

Ouak Beurk !

 

 

FULL ARRIVAL : U.S., French, UK, and German Rescue Teams Arrive in Venezuela After Earthquake

 

 

 

 

Ou arrivée des hyènes qui étaient – curieusement – prêtes.

(Pardon aux innocentes hyènes animales, qui n’ont pas de libre arbitre !)

 

 

 

 

 

EMERGENCY :  Thousand US Aid & Elite Troops by C-17 Globemaster III Entered

 

US Aviation

 

 

 

 

 

 

La même chose en français

 

 

Naturelle…. Naturelle…

 

Trump tente de consolider son occupation du Venezuela en exploitant une catastrophe naturelle

 

José Antonio Egido –  Investig’Action –  27.6.2026

 

 

Des bénévoles tentent de déplacer des débris tout en cherchant des corps sous les décombres de bâtiments effondrés à Catia La Mar, La Guaira, Venezuela, le 26 juin 2026 (AFP)

 

 

Au Venezuela, une catastrophe naturelle vient de s’abattre sur une nation déjà fragilisée par des années d’asphyxie économique et d’ingérences américaines. Derrière l’aide humanitaire proposée par Washington se cache un nouveau stratagème pour augmenter sa mainmise sur le pays.

Lire la suite…

Source : https://investigaction.net/trump-tente-de-consolider-son-occupation-du-venezuela-en-exploitant-une-catastrophe-naturelle/

 

 

 

 

Et le pire du pire pour finir :

Des oiseaux grillés vivants par centaines de milles.

Pouir ne pas perdre l’argent de l’assurance ?

 

 

France’S Poultry Disaster | Europe’s Record Heatwave Kills « Hundreds Of Thousands » Of Birds |

 

[  Catastrophe avicole en France | La vague de chaleur record qui frappe l’Europe tue « des centaines de milliers » d’oiseaux» ]

 

VERTEX –  28.6.2026

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le  29 juin 2026

par Les Griosses Orchades

 

 

Que vient-il de se passer en Irlande du Nord ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUE VIENT-IL DE SE PASSER EN IRLANDE DU NORD ?

 

 

Ce qui nous pend au nez à tous en Europe, si les quelques non-tarés qui restent ne prennent pas très vite et très fort les choses en main.

 

 

Les faits

 

Depuis quelque temps, Belfast, Irlande du Nord, est « le théâtre de manifestations anti-immigrés ». Ce n’est nouveau ni en Irlande ni ailleurs en Europe.

Ces jours derniers, un incident a mis aux prises deux hommes, dont l’un (Soudanais paraît-il, coloré en tout cas) a poignardé l’autre assez violemment pour l’envoyer à l’hôpital, défiguré, un œil en moins, etc. Soudanais aussi ou Ulate de souche ?  (Ulate = natif de l’Ulster). Nous ne savons pas. Supposons qu’il est Ulate, soit loyaliste (pro-anglais) soit catholique (résistant à l’occupation coloniale de la Grande’ Bretagne).

On ne sait rien de l’incident en soi ni de ses causes : rixe qui a mal tourné ? agresseur sous l’infliuence de drogues ? les deux hommes se connaissant ou pas ? seule une enquête sérieuse peut établir des choses indiscutables, les deux hommes étant vivants, l’un à l’hôpital, l’autre incarcéré.

MAIS…

Il se fait que quelqu’un a filmé la scène sur son smartphone. C’est à quoi servent les smartphones.

Et l’a aussitôt posté sur X (C’est à quoi servent les réseaux sociaux, qui n’ont pas été inventés pour un autre usage).

La chose s’est répandue comme une traînée de poudre, enflammant l’indignation d’un très grand nombre de gens, en majorité jeunes et peu informés des réalités de ce monde.

 

RÉSEAUX SOCIAUX

Merveilleux instruments d’agitation des foules ! Surtout quand le propriétaire du pire de tous, ce gros facho mille fois milliardaire (c’est officiel depuis avant-hier) Elon Musk, s’est chargé d’attiser lui-même, en direct, les brandons de l’incendie.

 

Et aussitôt Le Point, en France, de titrer « Tentative de décapitation au couteau à Belfast ! »

 

[Méfions-nous quand même : Le Point, c’est BHL, qu’on n’a jamais entendu parler de ces choses quand des personnes qu’on connaît les ont vues se produire en grand nombre dans les rues de Téhéran investies de « manifestants » venus d’ailleurs.]

 

Il semble que cette fois, à Belfast, cela ait eu une origine moins organisée et ait provoqué une réaction xénophobe, voire raciste, justifiée ou pas.

 

Et nous, nous n’y croyons pas.

Pourquoi ? Parce que ce qui s’est produit à Belfast, aussitôt la si opportune vidéo amplement répandue, c’est l’apparition soudaine de hordes de « manifestants » venus d’on ne sait où, soit-disant loyalistes, mais tous « âgés de 12 à 17 ans », tous identiquement vêtus de noir et masqués, qui se sont répandus dans certains quartiers de la ville – pas n’importe lesquels : là où ont trouvé à se loger des travailleurs d’origine étrangère et généralement de couleur.

Les curieux justiciers ont commencé par enflammer des poubelles, puis des pneus, puis des voitures, puis l’intérieur de quelques habitations.  Aux cris non pas de « À bas les ayatollahs ! » mais de « Non aux envahisseurs barbares ! ».

 

Curieuses coïncidences quand même.

Aussitôt (le lendemain), un groupe français nommé Omerta, que nous ne connaissons pas, de titrer en ligne : EMEUTES EN IRLANDE  :  NON À LA CHASSE AU BLANC

Et voilà que les coupeurs de têtes au couteau sont devenus des « chasseurs de visages pâles ».

A suivi, sur Internet, une avalanche de vidéos montrant de modestes habitations ouvrières et quelques voitures en flammes, sous l’œil d’une ou deux centaines de badauds et, par ailleurs, de longues files d’ambulances et de voitures de pompiers sur des routes, n’allant apparemment nulle part mais du plus bel effet dans la nuit.

Les personnes en danger de mort n’ant dû leur salut qu’à des interventions individuelles – celle d’un vicaire notamment, qui s’est courageusement interposé entre les assaillants et leurs cibles (des aides-soignantes).

À part quoi pas de lances vues en action ni, surtout, la moindre arrestation d’incendiaire.

 

Il  va vous falloir inous croire sur parole, parce que les très nombreuses vidéos montrant « BELFAST EN FLAMMES » postées généralement par des sources d’information lointaines telles que Times of India, OneIndia News, Hindustan Times, Time Now World ou APT ne sont plus visibles : censurées par YOUTUBE.

 

Cela est-il surprenant ?

Non.  Car il est beaucoup plus efficace d’électriser la curiosité des foules par des slogans alarmistes et de laisser ensuite à leur imagination convenablement fouettée dans tel ou tel sens le soin de remplir les blancs. Tout dépend du but que l’on poursuit.

 

Qu’est-ce qu’« on » veut nous faire avaler au juste ?

Que l’Europe est en danger. Qu’elle est sur le point d’être submergée par des tsunamis de barbares, de sauvages de toutes les couleurs, et qu’il est bien normal que les Européens, apeurés, se défendent en foutant le feu partout.  Il faut les comprendre : ils paniquent.

 

 

Mais c ’est qu’en effet…

il y a de quoi paniquer.

 

Car ce qui vient de se passer à Belfast, c’est, répétons-le, ce qui s’est passé à Téhéran au moment des prétendues « émeutes », entre les deux guerres de 12 et de 40 jours.

Et c’est ce qui va continuer à se passer, là et ailleurs. (en Bolivie et en Indonésie, par exemple), parce que cela fait partie d’un dessein unique, général.

 

 

 

 

 

Chers lecteurs, vous sentez-vous capables d’avaler quelques cuillerées de réalité ?

Si oui, allons-y.

 

 

De la multiplication des crimes sexuels et/ou de sang coïncidant heureusement avec le nombre croissant d’immigrés illégaux (sans-papiers) imposés par l’U.E.

 

 

 

 

 

D’abord, observons une chose : la nouvelle appellation des immigrants, traditionnellement qualifiés de « sans papiers », tout à coup devenus  « illégaux » par suite de quelque faute non précisée dont ils se seraient rendus coupables, on la doit à Donald Trump et à sa clique, ces champions de la non-invasion démocratique à l’américaine, qui ont inventé ce terme pour pouvoir déporter dans des pays lointains, des dizaines, voire des centaines de milliers de citoyens US, certes venus d’ailleurs comme tous les autres et naturalisés souvent depuis des dizaines d’années.

Il s’agit là, bien entendu, d’un crime contre l’humanité, sanctionné depuis Nuremberg par toutes les lois internationales, mais Trump et ses acolytes n’en ont cure.

Ne nous imaginons pas qu’il n’y a que ces « élites »-là qui se fichent des lois internationales !  Les nôtres ne sont pas en reste. Quant aux lois nationales, elles n’existent plus. La mondialisation les a supprimées. Au cas où vous en douteriez, si vous êtes français par exemple, informez-vous de la récente affaire Lyhanna, une collégienne qui n’a pas été tuée par un sauvage d’importation mais par un kidnappeur de souche, connu de « la Justice » et préventivement dénoncé par de nombreuses personnes mais non poursuivi, pour des raisons que vous n’avez pas à savoir. Un exemple entre mille. En France, en Belgique et ailleurs

[ Ne mentionnons que pour mémoire le sinistre Epstein, dont aucun des complices connus, preuves de tortures et de meurtres à l’appui, n’a jamais été ni ne sera inquiété. À l’exception de Jack Lang, qui n’est pas un complice direct mais un bénéficiaire indirect.]

 

« Mais pourquoi l’U.E. impose-t-elle une immigration de masse aussi suspecte à un continent qui voit fondre ses possibilités d’emploi comme neige au soleil et qui n’a pas de quoi indemniser ses chômeurs ? »

 

 

(Réalités)

Eh bien, parce qu’il y a un plan et qu’en vertu de ce plan, il a fallu d’abord organiser et protéger l’essaimage des nazis ukrainiens dans le plus grand nombre possible de pays du monde sans que les peuples infectés se rebiffent, en faisant passer les souches de variole pour de pauvres victimes d’une guerre impie que leur livrent sans raison ces salauds de Russes.

Mission accomplished.

(Nous sommes complotistes ? Oui. Le mot est de leur invention mais nous l’acceptons).

 

Pour ces immigrés-là :

La Grande Bretagne, qui est à l’origine lointaine du chaos en train et qui s’y connaît, est allée jusqu’à réquisitionner (louer aux frais des contribuables grands-bretons) des hôtels entiers, pour y loger par centaines des jeunes hommes au métier mal connu. On se souvient ici du cas de ce gamin anglais, né de parents contribuables, mort faute de soins, parce que refoulé par un hôpital dont les soins et les lits étaient réservés aux pauvres Ukrainiens qu’on attendait.

 

[ SOIT DIT EN PASSANT : Les vrais pauvres Ukrainiens sont MORTS (2 millions d’entre eux) dans le hachoir à viande où les a précipités sans recours le « gouvernement » mis en place en 2014 dans leur pays par un coup d’État U.S. Et leurs orphelins sont VENDUS (pour leurs organes et pour autre chose) par le couple Zelensky, en cheville étroite avec le couple Clinton, qui fait de même aux enfants (déplorables of course) des USA. ]

 

Ici même, en province de Liège, on sait une remarquable maison de retraite pour personnes âgées, dont « l’État » s’est emparé dans le but de la transformer en maison d’accueil pour réfugiés ukrainiens (aux frais² des contribuables aussi, merci) et on ne va pas s’attarder sur les banques pillées pour leur voler, en plus des avoirs russes, les économies de leurs clients, sans qu’un Premier ministre y puisse rien, ceci nous entraînerait vraiment trop loin).

 

 

Arrêtons d’ergoter aux extrémités :

 

 

Retour aux racines historiques

ou

De quelques causes et de leurs effets

 

 

C’est d’un pense-bête très succinct de l’histoire des peuples qu’il s’agit.

Admettez, pour nous simplifier le travail, que la pire et la plus dangereuse classe dirigeante qui existe au monde est celle de Grande Bretagne. Certes, il y a beaucoup de concurrence, mais admettez-le pour qu’on puisse avancer.

 

 

 

 

 

 

Ses méfaits (en dehors de l’Angleterre) sont innombrables mais documentés : indiscutables et historiquement prouvés et archivés. La colonisation tous azimuts est une des dents de son trident. D’où : « Empire britannique » et, plus tard, dans la foulée, « Empire US » astucieusement coupé en deux d’avance : nord contre sud, blancs contre noirs, etc. L’enfance de l’art.

Inutile de préciser mais faisons-le quand même que la première victime de l’Empire britannique a été feue la Merry England, avec ses Joyeuses commères de Windsor (feues aussi, merci), ses mineurs et ses ouvriers organisés en puissant non moins feu Labour Party, etc, etc, etc.

Tout comme ses méfaits, son modus operandi est attesté depuis des siècles. Il consiste à fabriquer, dans les pays dont il s’empare – préventivement ou en prévision d’une expulsion possible (cela arrive) – des abcès de fixation généralement constitués de deux parties très différentes, aisément rendues antagoniques quand on sait s’y prendre.

Les exemples foisonnent : un des plus voyants est celui de l’Inde et du Pakistan, artificiellement « séparés » lors de l’a ré-accession de l’Inde à une indépendance arrachée de haute lutte par Gandhi et ensuite par Nehru et tous les autres.

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Parce que nous sommes assez vieux…

 

 

 

 

 

… pour avoir vu Bernadette Devlin devenir la plus jeune membre du Parlement britannique et se faire avec son mari mitrailler dans leur lit par des « inconnus » qui n’ont jamais été ni sanctionnés ni même poursuivis…

 

… pour avoir ensuite vu leur fille, Róisín MacAliskey, 25 ans et enceinte, accusée d’avoir organisé un « crime de l’IRA », se faire arrêter en Ulster et emprisonner en Allemagne (entre «volontaires » européens, on a de petits services à se rendre) et y accoucher enchaînée aux mains et aux pieds à son grabat, sous l’œil aussi goguenard que voyeur de ses tortionnaires…

 

 

Róisín McAliskey arrivant à Heathrow en 1996, après son arrestation en Irlande du Nord, « soupçonnée » d’avoir participé à une attaque au mortier de l’IRA contre une base de l’armée britannique en Allemagne.

 

 

… nous ne croyons pas ces gens-là capables de se laisser métamorphoser en petits-bourgeois racistes Comme les Palestiniens, ils en ont trop vu pour jamais tomber aussi bas.

Leurs adversaires « loyalistes » en sont, eux, sans doute capables, mais c’est impossible à prouver et il est au contraire très facile de les utiliser au propre ou au figuré, sans qu’ils aient voix au chapitre.

 

Nous récusons à toute force

la fable de l’Irlande devenue ce dont on l’accuse, quels qu’aient été les efforts de l’« Union Européenne » (Brexit ou pas) pour l’y amener, en faisant déferler sur l’île comme elle le fait ailleurs des vagues de plus en plus fortes de gens de toutes provenances dont on a mis les pays à sac par le meurtre en masse et le pillage, puis en y mêlant machiavéliquement (pauvre Machiavel !) « ses » troupes de terroristes hautement entraînées et munies des armes offertes à nos frais à la « pauvre petite Ukraine » par tous les partisans de la démocratie nazie, théoriquement pour qu’elle puisse se défendre des affreux Russes, mais qu’en réalité elle préfère revendre à ses protecteurs et bailleurs de fonds parce que c’est plus rentable.

 

 

À PROPOS D’UKRAINE

Quand seront vengés les dizaines de milliers d’émigrées mises en carte dans tous les lupanars du monde par des mafias diverses et les milliers d’enfants entrés en Europe avec des papiers en règle et disparus dans les trois jours suivants sans laisser de traces ?

 

 

Conclusion

Nous croyons qu’il est grand temps de combattre l’entreprise mortifère directement issue de la Constitution U.S. contre laquelle M. Brian Berletić (The New Atlas) ne cesse, depuis des années, de nous mettre en garde.

Non, les crimes des États-Unis ne proviennent pas de l’insanité de Trump, même s’il s’y vautre. Ils seraient les mêmes sous n’importe quel président des États-Unis. Ils l’ont été. Aucun n’est nouveau. Ils dérivent tous d’une rapacité immuable et ne cesseront que si on les arrête. Par n’importe quels moyens.

 

Il existe une pièce de théâtre écrite en français par Oscar Wilde pour Sarah Bernhart, intitulée Salomé, où l’adolescente aux sept voiles convoitée par son beau-père se révèle si effrayante de vice et, oui, d’insanité sanguinaire, que le libidineux monarque, épouvanté, fait signe à sa garde de le débarrasser du monstre. La garde, alors, comme un seul homme, se dirige, boucliers en avant, vers la danseuse assoiffée de sang, pour la tuer sans avoir à la toucher, et l’écrase. Il n’y a rien d’autre à faire avec les deux empires moribonds et leur progéniture de toute sorte.

 

 

Dessin d’Aubrey Beardsley pour la Salomé d’Oscar Wilde.

 

 

 

 

Pour que ceux qui n’étaient pas nés ne meurent pas idiots

 

 

Bernadette Devlin, épouse McAliskey

 

Militante des droits civiques /Ex-députée (1969-1974)

 

 

 

 

Née à Tyrone en 1947, Bernadette McAliskey (née Devlin) a grandi au sein d’une famille ouvrière de six enfants. Avant de mourir, alors qu’elle avait neuf ans, son père lui a enseigné l’histoire politique irlandaise, ce qui, entre autres, allait influencer son parcours de vie. Les conditions d’existence de la famille après le décès de son père, sa mère dépendant de l’aide sociale pour subvenir à leurs besoins, l’ont amenée à adopter des convictions socialistes. Bernadette n’était encore qu’une adolescente lorsque sa mère est morte à son tour., la laissant seule pour aider à élever ses jeunes frères et sœurs tout en poursuivant ses études supérieures.

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BELFAST 2026

Une vidéo que vous ne verrez pas ailleurs,

sur les événements d’Irlande du Nord

 

Il parle anglais mais il signe ses podcasts Maximilien Robespierre et il les présente coiffé d’un tricorne.

On ne sait pas s’il était sur place, mais il a des choses à dire sur ce qui s’est passé à Belfast.

 

Des travailleuses prises au piège par la racaille loyaliste de Belfast, dans une ambiance de terreur ! 

 

 

 

 

On vous traduit ce qu’il en écrit :

 

Soumayah Nakazibwe et Stella Ariokot, toutes les deux aides-soignantes s’occupant de personnes âgées du quartier, ont vu les flammes lécher les murs des maisons voisines tandis que la fumée envahissait leur logement, situé près de Crumlin Road. Des jeunes (mâles), masqués, âgés de 9 à 20 ans, ont commencé par incendier des poubelles et des pneus avant de passer aux cocktails Molotov et aux jets de pierres dans les fenêtres. Une femme s’est évanouie de peur. Les services d’urgence, débordés dans toute la ville, ont conseillé aux femmes de porter leurs uniformes d’aides-soignantes, espérant sans espoir que les émeutiers se rendraient compte qu’ils étaient en train de s’en prendre à des personnes qui s’occupent de leurs propres mères et grands-mères. Un pasteur local a dû supplier une vingtaine de ces individus masqués brandissant des briques, pour obtenir d’eux dix minutes de répit : le temps qu’on évacue les femmes traumatisées en les protégeant avec des lances à incendie. Des scènes similaires se sont déroulées dans d’autres bastions loyalistes – Shankill Road et l’est de Belfast – où des familles issues de minorités ethniques spécifiques (roumaines, nigérianes, soudanaises, ougandaises) étaient délibérément prises pour cibles. Si un violent coup de couteau porté par un demandeur d’asile soudanais a servi d’étincelle, la nature sélective et organisée des attaques contre les habitations de personnes noires et issues de minorités révèle quelque chose de beaucoup plus sinistre : les paramilitaires loyalistes et leurs partisans exploitent la situation pour réaffirmer leur contrôle territorial et en chasser les « étrangers ».

 

Son site : https://www.youtube.com/@MaximilienRobespierre1

 

 

 

 

 

ET TOUT ÇA N’EST PAS NOUVEAU !

 

Le Maximilien Robespierre d’aujourd’hui ne sait certainement pas que le Maximilien Robespierre d’hier, attaqué de toutes les façons par la perfide Albion, avait cependant tenu à remercier, dans un discours célèbre, le soutien au moins moral qu’apportait à la France en révolution un aristocrate anglais différent des autres (« Merci, Stanhope ! »), lequel avait vu, presque aussitôt, sa maison  attaquée comme aujourd’hui celles de Belfast, par des « loyalistes » d’époque, extrais tout exprès des prisons, armés et payés par le Keir Starmer du temps : William Pitt le Jeune, par ailleurs son beau-frère.

 

 

 

 

Lord Charles Stanhope était un vrai démocrate, qui a vivement reproché à William Pitt le Jeune, frère de Lady Hester son épouse, « l’abandon de ses principes libéraux ».

En 1795, il a même soutenu, devant les Lords, une motion visant à interdire toute ingérence dans les affaires politiques intérieures de la France. La mode n’étant ni à la démocratie ni au respect des souverainetés nationales, il n’obtint que sa propre voix, ce qui lui valut le sobriquet de « minoritaire à une voix ».

« Meux vaut être seul que mal accompagné ! » avait dit, quelque trois siècles plus tôt, Leonard de Vinci.

 

 

 

 

Lord Charles est par ailleurs le père de la très célèbre Lady Hester Stanhope, dont la vie extravagante et aventureuse (de femme de lettres libérée, d’exploratrice, d’’archéologue, d’anthropologue et même de prophétesse) a défrayé les chroniques de tous les pays d’Europe dans la première moitié du XIXe siècle.

Ce n’est pas le lieu ici de la détailler. Qu’il nous suffise de dire qu’ayant eu pour amant un espion de Napoléon qui se faisait passer au Proche Orient pour archéologue, elle l’est devenue pour de bon, après que le fringant colonel Boutin se fût fait tuer, près d’Alep, en 1815, par des résistants locaux (oui, déjà).

On lui doit les premières fouilles archéologiques jamais faites en Palestine.

Après d’autres liaisons et aventures diverses, Lady Hester a fait, dans les montagnes du Liban, l’acquisition des ruines d’un couvent sur lesquelles elle s’est fait bâtir un palais-jardin : Dahr el-Sitt (« le Palais de la Dame ») où elle a achevé de se ruiner.

C’est là qu’elle est morte, dans la nuit du 23 au 24 juin 1839, de la phtisie,  âgée de 63 ans. C’est là aussi qu’elle repose. À moins que les bombes israéliennes n’aient fait un cratère de sa tombe.

Dans son Voyage en Orient publié en 1835, Lamartine, irrédimable romantique, relate le dialogue qu’il eut avec elle en 1832, au cours duquel elle lui fit part de sa foi mêlant le christianisme à d’autres traditions proche-orientales. Il la décrit comme « jeune, belle et riche », et ajoute : « Les nombreuses tribus d’Arabes errants qui lui avaient facilité l’accès de ces ruines, réunis autour de sa tente, au nombre de quarante ou cinquante mille, et charmés de sa beauté, de sa grâce et de sa magnificence, la proclamèrent reine de Palmyre, et lui délivrèrent des firmans par lesquels il était convenu que tout Européen protégé par elle pourrait venir en pleine sûreté visiter le désert et les ruines de Balbeck et de Palmyre, pourvu qu’il s’engageât à payer un tribut de mille piastres ».

En tant que « reine de Palmyre », elle est considérée comme une nouvelle Zénobie, conclut Wikipédia.

 

 

 

 

 

Restons chez les hommes à chapeau.

 

 

 

 

 

On ne présente plus l’irremplaçable George Galloway, animateur depuis des lustres de l’irremplaçable Mother of All Talk Shows.

 

Présentons-le quand même pour ceux qui débarquent :

 

 

Catholique et irlandais, quoique né – en 1954 – à Dundee, en Écosse, il a été membre du Labour Party depuis l’âge de 13 ans, a quitté l’école à 16 pour travailler dans une usine de pneus, se dit conservateur social et socialiste, a été marié trois fois si nous ne nous trompons pas, est le père de six filles et de petits-enfants, dont nous ne connaissons pas le nombre, et a été, pour la première fois élu à la Chambre des Communes en 1987, représentant la circonscription de Glasgow.

La même année, il a fait un voyage à Beyrouth qui lui a fait embrasser sur le champ la défense des Palestiniens, des Syriens, et des Arabes en général.

En 2003, il s’est oppose à la guerre d’Irak et au rôle qu’y a joué Tony Blair, faisant partie du mouvement « Stop the War Coalition » et manifestant son oppositiion au rôle tenu par la Grande Bretagne,  en compagnie de gens comme Jeremy Corbyn et son frère et de quelques Américains dont Scott Ritter. Il a été exclu du parti travailliste pour avoir appelé les troupes britanniques à la désobéissance.

L’an dernier, il a été réélu, dans une circonscription de Grande Bretagne dont le nom nous échappe – sorry ! -. Il est sans doute le seul homme politique occidental à s’être fait élire sur un programme de soutien déclaré à la Palestine.

Il y a peu, rentrant d’un voyage avec sa femme, il a été arrêté à l’aéroport de Heathrow et avisé de son bannissement au Royaume Uni.  Nous parlons là d’un homme qui a siégé pendant des décennies au Parlement britannique, y compris pour y voter l’autorisation, au futur Charles 111, d’épouser morganatiquement Camilla Parker Bowles « à condition qu’elle n’interviendrait en rien dans les affaires publiques », ce dont les deux morganatiques époux se torchen superlativement..

George Galloway est actuellement réfugié politique en Russie. Pendant que Gilad Atzmon, né  en israël, est réfugié politique en Angleterre.

Ceci nous rappelle le temps où Paris grouillait d’Argentins victimes des colonels et de Chiliens anti-Pinochettistes. Ainsi vont les choses du monde.

Depuis qu’on le connaît et qu’on le regarde, on n’a jamais vu George Galloway sans son chapeau sur la tête. Généralement noir, mais parfois (rarement) blanc ou en paille. À l’instar de « l’amiral » des Grosses Têtes  – Oilivier de Kersauzo – qui, selon ses dires, avait le droit héréditaire d’entrer dans les églises couvert et à cheval.

 

 

Coupe du monde de foot

 

 

Avant d’écouter ce qu’en dit G Galloway en anglais, vous pouvez prêter l’oreille à la dame (canadienne) qui vous en dit l’essentiel en français.

 

 

Coupe du Monde 2026 : Le scandale qui ébranle déjà le monde entier

 

Daily Brief – ces jours-ci

 

 

 

 

 

This isn’t the World Cup, it’s the Fifa-Epstein Cup

 

[ Ce n’est pas la Coupe du Monde, c’est la coupe FIFA-EPSTEIN ]

 

George Galloway interviewe  Nina Tavallaey Roodsari

 

Ils y parlent de Gianni Infantino, patron de la FIFA.  Pas pour en dire du bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Des nouvelles de

L’Internationale Nazie

 

 

Quoi ! Ils veulent virer Kallas ?

 

Ne nous excitons pas ! C’est juste Ursula qui veut sa place.

 

 

 

 

 

La France et l’Allemagne proposent de « priver » de ses pouvoirs la haute représentante de l’UE, Kallas.

 

 

Une rivalité s’est installée entre la haute représentante de l’UE, Kaja Kallas, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour le contrôle de la politique étrangère de l’Union

 

 

Bureau de la Rédaction11.6.2026 2026

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

(Photo credit: Stenbock House)

 

 

La France et l’Allemagne examinent actuellement des propositions visant à réformer le service diplomatique de l’UE, a rapporté le Financial Times (FT) le 11 juin. Cette initiative pourrait limiter l’influence de la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et transférer davantage de pouvoirs décisionnels à la Commission européenne et aux capitales nationales.

S’appuyant sur cinq hauts responsables informés des discussions, le Financial Times a écrit que les propositions visaient à « réduire les pouvoirs » du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) – l’organisme créé en 2010 pour assister le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

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URL de cet article :  https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/quoi-ils-veulent-virer-kallas/ 

 

 

 

 

Une piste de larmes

 

Scott Ritter –  19 juin 2026

Trasuction : c.l. pour L.G.O

 

 

 

Je viens de passer dix jours à parcourir les territoires qui se trouvent au cœur de l’opération militaire spéciale (OMS) menée par la Russie contre l’Ukraine. Ce que j’y ai découvert m’a redonné espoir, mais m’a aussi brisé le cœur.

 

 

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URL de cet article :  https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/une-piste-de-larmes/ 

 

 

 

 

 

 

 

Aux dernières nouvelles, le gobelin vert menace Loukachenko… comme s’il était encore en mesure de faire pencher la balance vers quoi que ce soit.

« lls » se donnent un mal fou pour pousser les Russes à attaquer un des États chihuahuas, histoire de leur permettre d’activer leur fameux Article 5..

Et voyez comme sont les Russes : ils ne mordent pas à l’hameçon. Emmerdeurs !!!

 

 

 

 

Et nous voilà, mine de rien, au jour le plus long de l’année.

 

 

Jules Breton –  La fête de la Saint-Jean  1875

 

 

 

 

 

Mps en ligne le 21 juin 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Répugnants Parasites !

 

 

 

 

 

 

Le 29 mai, le président iranien a rendu visite au sultan d’Oman

 

 

 

« Répugnants parasites ! »

 

 

(C’est adressé par M. Dimitri Medvedev aux aigles qui nous gouvernent.)

 

 

Qui ne souscrirait ?

 

 

 

 

Il y a des gens qui, dans leur malheur, ont la chance d’être gouvernés autrement.

La preuve :

 

 

    Le Cri des Peuples

 

 

 

 

Araghchi menace Israël : aucun cessez-le-feu durable avant la fin de l’agression et de l’occupation au Liban

 

Le Cri des Peuples

juin 04, 2026

 

Interview de Sayed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, sur la chaine libanaise panarabe et pro-Axe de la Résistance Al-Mayadeen, le 3 juin 2026.

 

Source : YouTube

Traduction : lecridespeuples.substack.com

 

JOURNALISTE : Bienvenue, Monsieur le Ministre, docteur Araghchi, dans cet entretien exclusif. Merci d’avoir accepté l’invitation et de nous accorder ce moment en cette période particulière, précise et extrêmement sensible.

Nous devrions sans doute commencer cet entretien en abordant le cadre général de la guerre, embrasé, et la situation iranienne, mais permettez-moi, Monsieur le Ministre, de commencer par le dossier que nous jugeons extrêmement brûlant : le dossier libanais.

Il y a deux jours à peine, nous étions au bord d’une agression israélienne barbare, massive et féroce, non pas sur le Liban et son Sud, car cela se produit déjà, mais sur sa capitale Beyrouth et sa banlieue sud. Le monde entier en a parlé, et l’Iran a pris position. Monsieur le Ministre, s’il vous plaît, pour commencer : que dites-vous sur ce dossier brûlant, sur l’agression qui était imminente contre le Liban ?

 

MINISTRE ARAGHCHI : Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Tout d’abord, je vous souhaite la bienvenue et je vous remercie de cette invitation à cette émission. C’est un honneur pour moi d’intervenir sur le réseau Al-Mayadeen. Je vous remercie pour les mots aimables que vous m’avez adressés et pour votre regard bienveillant.

En ce qui concerne le Liban : nous considérons, en toute circonstance, le Liban comme un pays ami et frère. Nous n’avons jamais cherché à nous ingérer dans les affaires intérieures libanaises. Nous avions des points de vue et des observations que nous avons exprimés. Quant au Hezbollah, en tant que composante essentielle de la structure politique libanaise, il est naturel que nous soutenions et défendions ses principes, mais nous n’avons jamais été derrière une ingérence dans les affaires intérieures du Liban.

Cependant, dans cette dernière guerre entre l’Iran et l’Amérique, le Liban est une partie indissociable de l’Iran. Cette guerre oppose l’Iran à l’Amérique et à Israël, l’entité sioniste, et le Liban en est naturellement une composante à part entière, d’autant qu’il a subi des agressions tout au long de cette guerre. C’est pourquoi nous considérons que le destin de la guerre de l’Iran face à l’Amérique et à Israël n’est pas dissociable du destin de la guerre au Liban, et qu’il existe un lien profond entre les deux.

Dès le premier jour où a été posée la question des négociations, du cessez-le-feu et de la fin de la guerre, notre position était très claire : la fin de la guerre et le cessez-le-feu devaient concerner l’Iran et l’ensemble des fronts de la résistance, notamment le Liban [et, vraisemblablement, Gaza]. Sur ce point, nous avons été constants. Lorsque la guerre et le cessez-le-feu ont été conclus, lors de mon entretien avec le Premier ministre pakistanais respecté, M. Shahbaz Sharif, je lui ai déclaré sans détour et lui ai demandé expressément que lorsqu’on dit que la guerre s’arrête sur tous les fronts, le mot « Liban » en particulier devait être inscrit dans le texte, et c’est ce qui a finalement eu lieu.

Mais aujourd’hui aussi, dans les négociations que nous menons pour parvenir à un mémorandum d’entente avec les États-Unis d’Amérique, qui en sont à leur phase initiale, le premier point est la fin de la guerre, et dans la première phrase, nous avons stipulé l’arrêt de la guerre sur l’ensemble de l’Axe de la résistance, et en premier lieu au Liban.

Le Liban, dans cette guerre qui nous a été imposée par l’Amérique et Israël, a payé un lourd tribut. Nous n’oublierons jamais le peuple libanais, nos amis et nos proches au Liban qui ont été pris pour cible par Israël. Et certainement, notre destin ne fait qu’un pour mettre fin à cette guerre en Iran, dans la région, et au Liban également, ce destin sera lié et commun.

 

JOURNALISTE : Que signifie concrètement « destin commun » à la fin de la guerre ?

 

MINISTRE ARAGHCHI : Cela signifie que soit la guerre s’arrêtera à la fois en Iran et au Liban, soit elle ne s’arrêtera ni en Iran ni au Liban.

 

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Source  : https://lecridespeuples.substack.com/p/araghchi-aucun-cessez-le-feu-durable?utm

 

 

 

 

Restons au Liban puisque nous y sommes

 

 

Où Dimitri Lascaris est de retour et d’où il nous ebnvoie la vidéo suivante (en anglais, comme d’habitude) :

 

 

 

 

 

Le génocidaire Israël  va-t-il reprendre ses bombardements sur Beyrouth ?

 

4 juin  2026

 

Aujourd’hui, je suis revenu au Liban pour rendre compte du génocide israélien qui ne cesse de s’étendre.

Dès que je suis sorti du terminal de l’aéroport de Beyrouth, j’ai entendu le bruit caractéristique d’un drone israélien au-dessus de ma tête.

Après m’être enregistré à mon hôtel, je me suis rendu à Dahieh, la banlieue sud de Beyrouth qu’Israël bombarde sans relâche depuis le début de sa campagne génocidaire fin 2023.

Je me suis ensuite rendu dans un camp de déplacés situé dans le centre de Beyrouth, où 500 familles ont trouvé refuge pour échapper à la destruction du sud du Liban par Israël.

Ceci est mon premier reportage depuis Beyrouth.

 

 

 

 

 

 

 

En provenance de l’American Conservative

 

 

Trump n’a pas besoin d’un accord majeur avec l’Iran

 

Andrew Say –  Investig’Action –  4 juin 2026

 

 

Le choix entre « accord ou guerre » est une fausse dichotomie – et c’est tant mieux.

 

 

Le président Donald Trump a toujours affirmé préférer un accord à une guerre avec l’Iran, tout en précisant qu’il n’hésiterait pas à recourir à la guerre si nécessaire.

Et effectivement, l’année dernière, face à l’échec des négociations sur le nucléaire iranien, Trump a bombardé les installations nucléaires du pays. Fin février, toujours sans accord global, il a lancé, avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, une guerre conjointe de grande envergure contre l’Iran, qui a rapidement dégénéré en catastrophe géopolitique et économique mondiale.

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Source : https://investigaction.net/trump-na-pas-besoin-dun-accord-majeur-avec-liran/

 

 

 

 

Et terminons par

 

Deux mots des Grosses Orchades

 

Le premier :

 

Qu’il soit bien clair pour tous que personne, ABSOPLUMENT PERSONNE au monde, n’a le droit de se mêler de décider, ni même de discuter du droit qu’a l’Iran de posséder ou non une arme nucléaire.

Cette interdiction vaut pour tous, ABSOLUMENT TOUS les autres États, qu’ils soient eux-mêmes possesseurs de ladite bombe ou pas.

Cela vaut pour la Chine, pour la Russie, pour les USA, pour la France, pour le Pakistan, pour le diable et pour sa mère. Et même pour le Vatican, qui s’abstient sagement de se mêler de ces choses. Cela vaut surtout pour l’entité génocidaire d’Israël, qui ne la possède que pour l’avoir volée aux États-Unis, sans qu’aucun État au monde se soit jamais avisé de faire son devoir en le faisant poursuivre par tous, ni même de le sanctionner pour si obstinément et si scandaleusement refuser de se plier aux règles générales acceptées et observées par tous ceux qui la possèdent. Il est le dernier groupe humain à avoir le moindre droit de regard sur ce que fait n’importe quel autre peuple en matière nucléaire.

Précisons : le seul droit qu’ont les peuples détenteurs de cette arme est de s’en priver si leur conscience l’exige. Pas de décider ni même de discuter du droit de quiconque à l’avoir. Il y a des décennies que des inconscients et des irresponsables discutent gravement du droit qu’auraient ou n’auraient pas les Iraniens à s’armer comme ils estiment pouvoir le faire eux-mêmes. Juste ciel et grands dieux ! ILS SE PRENNENT POUR QUOI, TOUS CES GENS ?

Ajoutons incidemment que nous voyons venir, depuis des décennies aussi, le moment où des foultitudes d’innocents devront payer, à la place de ces dégénérés, des crimes qu’il suffira d’affubler du nom de « juif » pour les rendre rédhibitoires. Ceux qui n’auront rien fait pendant près d’un siècle pour empêcher la longue, l’infinie kyrielle des crimes, feront payer le prix de leur indignation tardive à tous ceux que ce mot « juif » leur permettra de désigner comme boucs émissaires.

Or, c’est pour complaire aux génocidaires sadiques et si inférieurs à n’importe quel animal, que toute la bien-pensance couarde discute à n’en plus finir du « danger » que constituerait l’Iran en possédant la bombe. Le seul véritable danger vient de cette hypocrite marmaille sans intelligence, sans courage, sans dignité et sans âme.

Ce n’est pas Dimitri Medvedev qui nous contredira.

 

 

Le second :

 

est un appel à M. Kim Jong Un,

 

 

 

 

Président de la Commission des Affaires de l’État de Corée du Nord

Secrétaire Général du Parti du Travail de Corée

Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée

 

 

Monsieur le Président,

Camarade,

Commandant,

 

Les animateurs de ce blog ne sont rien et n’ont aucun moyen d’intervenir dans les affaires du monde,

Mais puisque la Corée du Nord possède, elle aussi, « la bombe », acquise à si haut prix par vos compatriotes,

Ils s’adressent à vous et à eux pour que vous les aidiez à s’acquitter du devoir de solidarité que tous les peuples de la terre ont contracté envers les Cubains et l’exemple qu’ils n’ont cessé de donner à tous depuis 67 ans.

Ils vous prient d’utiliser cette arme comme vous êtes capable de le faire, en la rendant aussi dissuasive que possible.

Quand, en 1962, Nikita Khrouchtchev a fait appel aux Cubains en leur demandant d’abriter des missiles assez dissuasifs pour protéger l’URSS autant qu’il était possible des fusées Pershing implantées en Turquie, comme d’autres le sont aujourd’hui en Pologne, en Finlande et ailleurs contre la Russie, les Cubains – peuple et dirigeants – n’ont pas hésité une seconde à se mettre en danger d’anéantissement total pour faire leur devoir : ils ont dit oui. Jamais le reste du monde n’a été en aussi grand péril qu’à ce moment-là, et c’est aux Cubains qu’il doit d’y avoir échappé. Le monde n’a pas toujours la reconnaissance du ventre. Il faut parfois un peu l’y pousser.

 

 

Monsieur le Président,

Camarade,

Commandant,

 

Vous êtes plus que quiconque capable de dresser quelque chose d’infranchissable entre une île héroïque et la plus persistante espèce de prédateurs qui existe au monde.

Nous n’avons aucun scrupule à demander votre aide, sûrs que vous et vos compatriotes ferez ce que vous pourrez.

Il va y avoir trois-quarts de siècle que les Cubains nous interdisent de désespérer de l’espèce à laquelle nous appartenons.

 

Nous ne pourrions pas vous dire ceci dans votre langue. Nous vous le disons dans la leur :

 

 

Hasta la victoria siempre.

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 juin 2026

par Les Grosses Orchades.

 

 

ACTUALITÉS & SOUVENIR

 

 

 

 

 

 

C’est déjà si loin, le 5 avril

 

 

 !

L’ACTUALITÉ

 

 

 

Il y avait des lunes qu’on n’avait entendu Evo parler aussi longtemps. Et s’il y a un endroit au monde où on en sait long sur les tourciveries Zuniennes, c’est bien l’Amérique Latine.

 

 

 

EVO MORALÈS

et The Gray Zone se parlent : 

« Le peuple atteint son point de ruupture »

 

 

Oscar Leon – Evo Moralès – The Grayzone

23 mai 2026 –  34 minutes

 

 

 

 

 

Oscar Leon, du site The Grayzone, s’est entretenu avec Evo Morales au sujet de l’avenir des manifestations, du contexte qui les a engendréees et des accusations portées contre lui. Cet entretien est le dernier d’une série de conversations avec l’ancien président bolivien concernant l’atteinte à la souveraineté de son pays, atteinte qui provient tant de Washington que de Bolivie même.

 

C’est en espagnol, sous-titré en espagnol, et les sous-titres sont pour nous invisibles. On vous souhaite bonne chance.

 

 

  

 

 

Hier, l’extrême-droite grecque au pouvoir et ses parrains de l’occupation israélienne dressaient des plans sur la comète.  Aujourd’hui ( 22 mai) :

 

 

 

ATHÈNES EN ÉRUPTION

 

 

Une manifestation anti-gouvernementale conspue Israël pour ses actes contre la Flotille qui se dirigeait vers Gaza, pour ses détentions et pour tout le reste.

 

 

Times Now World –  22.5.2026

 

 

 

 

 

 

Des milliers de manifestants ont battu le pavé d’Athènes jeudi,  pour protester contre l’interception de la Flotille « Global Sumud » e’t contre la détention de centaines d’activistes qui tentaient de faire parvenir de l’aide humanitaire à Gaza. Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et des banderoles  dénonçant le blocus de Gaza par Israël et ils ont exprimé leur solidarité avec les détenus, les organisateurs accusant les gouvernments occidentaux de rester silencieux sur ces faits. Cette manifestation faisait suite à l’arraisonnement, par Israël, dans les eaux internationales, de 50 bâtiments et à la détention de 428 participants, opération qui a suscité des critiques internationales jusqu’à ce que les autorités israéliennes aient confirmé que les militants restants avaient été relâchés et transférés pour être déportés.

 

Les gens de la manif parlent grec et c’est sous-titré en anglais

 

 

 

 

 

 

 

Dimitri LASCARIS s’intéresse au Pakistan, dont on oublie que le Premier ministre croupit en taule, déposé par les « médiateurs » à la mode, sur ordre des USA. (Pour le cas où la Chine, la Russie et l’Iran auraient perdu ce détail de vue.)

 

 

 

LE COUP D’ÉTAT SECRET DE L’AMÉRIQUE AU PAKISTAN

 

 

EXCLUSIVITÉ : R2R interviewe la sœur d’Imran Khan

 

 

Dimitri Lascaris – Aleema Khan – 23 mai 2026

 

 

 

 

 

 

Dimitri Lascaris s’entretient avec Aleema Khan, la sœur du Premier ministre pakistanais renversé, Imran Khan. Le Premier ministre Khan subit actuellement une peine de 14 ans de prison, dans un isolement quasi total. Son état de santé se détériore. Il a été destitué en 2022 à la suite d’un vote de défiance, peu après qu’un responsable du Département d’État US eut averti l’ambassadeur du Pakistan aux États-Unis que les gouvernements américain et européens seraient très mécontents si le Premier ministre Khan n’était pas destitué. Dans cette interview, Dimitri et Aleema Khan discutent du rôle joué par l’administration Biden dans la destitutionhautement  illégale d’Imran Khan. Ils abordent également la santé du Premier ministre, ses conditions de détention et son point de vue sur la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

 

 

 

 

 

Un autre « coup » en préparation ?

 

 

Des « étudiants » qui se mobilisent tout à coup contre le gouvernement de leur pays, à propos d’in événement ferroviaire survenu en 2024… La cinquantième révolution de couleur ? Un autre Maidan ?  Il paraît que c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs pot-au-feu…

 

 

 

LA SERBIE ENTRE EN ÉRUPTION

 

 

Une manifestation anti-gouvernementale devient violente à Belgrade

 

 

Times Now World – 24.5.2026 –  21 minutes

 

 

 

 

 

 

 Des affrontements ont éclaté samedi à Belgrade entre des manifestants et la police anti-émeute après que « des milliers de personnes » aient participé à un rassemblement contre le président serbe Aleksandar Vucic. Les manifestants ont lancé des pierres et des fusées éclairantes. La police a riposté avec du gaz au poivre. La manifestation, menée par des étudiants universitaires, réclamait des comptes sur une tragédie ferroviaire survenue en 2024, exigeant dans la foulée des élections anticipées. Elle s’est déroulée dans un climat largement pacifique, jusqu’à ce que des troubles n’éclatent plus tard dans la journée. La police antiémeute a déployé des véhicules antiémeutes dans le centre de Belgrade, tandis que les manifestants érigeaient des barricades de fortune et que des partisans de Vucic aient commencé à se rassembler à proximité. D’où une montée des tensions dans la capitale serbe.

 

 

 

 

 

Au moins ceux qui sont morts ne verront pas tout cela.

 

 

 

 LE SOUVENIR

 

 

   Gérard Philipe est mort sans savoir ce qui le tuait

 

 

 La Rive Gauche  –  23 mai 20326  –  1h06’ 

 

 

 

 

 

Un soir de 1951, le costume de Rodrigue se déchire dans les coulisses du Palais des Papes. Gérard Philipe murmure alors une phrase qui deviendra une prophétie : « Si je meurs là-dedans, enterrez-moi avec. » Huit ans plus tard, c’est dans ce costume qu’on l’enterrera.

Mais qui était vraiment cet homme que la France entière a pleuré ? Un fils de collaborateur condamné à mort. Un acteur au corps fragile rongé par une maladie qu’on lui a cachée. Un mari qui a rebaptisé sa femme. Un père dont les enfants n’ont gardé que la voix sur un disque. Dans ce documentaire, nous remontons le fil d’un destin brisé à 36 ans — des hôtels de Cannes aux scènes d’Avignon, des trains secrets vers Barcelone aux vingt derniers jours dans une clinique parisienne. Une histoire de trahison, de silence, d’amour et de lumière.

 

 

On ne connaissait pas La Rive Gauche et on lui souhaite bon vent.

 En fait de documentaire, il s’agit surtout d’un monologue – juste un peu trop long peut-être, petit travers partagé par beaucoup de commentateurs – en quelque sorte d’un  éloge funèbre élégiaque à la mémoire d’un artiste qui a marqué son époque de plusieurs façons différentes et pas seulement par son art.

Cette évocation, à tant d’années de distance, ne colle pas tout à fait avec nos souvenirs mais n’est sûrement pas inventée, et elle s’attarde non sans raison sur une relation père-fils, qui n’est pas si rare qu’on pourrait le penser. « Les parents boivent et les enfants trinquent ! » Ainsi en fut-il des fils de François Robespierre, brillant avocat de l’Artois, que le démon du jeu poussa à ruiner les siens, et qui fut condamné par son propre père à changer de’ nom et à quitter la France pour toujours, sans qu’aucun De Gaulle ait pu le gracier plus tard. C’est une bourse, octroyée à l’aîné par un évêque, qui a permis à ses enfants d’étudier, les filles dans une institution charitable pour orphelines pauvres de Tournai. On a su, il n’y a pas tant d’années, qu’il était mort en 1777, dans une ville d’Allemagne où il enseignait le français lui aussi. Cette école existait encore il y a quelques décennies et a retrouvé sans les chercher ses papiers.

Pour en revenir à Gérard Philippe : s’agissant d’un acteur du XXe siècle et vu la multitude de supports qui en ont conservé la trace, il nous semble que le vrai « documentaire » reste à faire. Ici, le texte – assez beau d’ailleurs – se dévide sur fond de photos fixes récurrentes, qui n’apprennent rien à ceux qui n’étaient pas nés ou qui l’étaient tout juste et qui risquent de ne savoir jamais ce qu’ils ont manqué.

On rêve d’un documentaire qui puiserait à pleines mains dans une caverne d’Ali Baba de reliques, théâtrales et cinématographiques surtout, mais pas seulement.

On se souvient encore ici, par exemple, d’une visite que fit à Paris, vers la fin de 1958, le grand acteur soviétique Niikolaï Tcherkassov, qui fut reçu au TNP avec les égards dûs à l’inoubliable Alexandre Nevski, à Ivan le Terrible et au Député de la Baltique. Il venait de tourner et de jouer lui-même Don Quichotte. On y était, voyez-vous, dans un Palais de Chaillot plein à craquer. Tcherkassov y fit un discours mémorable, en russe, dont chacune des longues phrases fut suivie de sa traduction par Gérard Philipe. Croyez-le ou pas : on a encore, dans ‘l’oreille, le son de ces deux voix, qui furent deux des plus belles de leur siècle. Bien sûr il y en a eu d’autres : celle de Mieczysław Voit par exemple, l’Urbain Grandier de Mère Jeanne des >Anges… celle de Richard Burton, quand il n’était pas trop bourré et que les dieux voulaient bien descendre… celle de Pierre Brasseur dans Le Diable et le Bon Dieu et quelque poème de Vian… la voix métallique de haine d’Eric von Stroheim racontant à Bergman, Renoir et Rossellini le massacre de ses Rapaces… (oui, on était là aussi, on en a quand même vu des choses !). Mais les voix alternées de  Tcherkassov et de Philipe, ce fut beaucoup plus que du théâtre ou du cinéma : quelque chose qui a passé fraternellement sur les aspirations et les misères de tant de gens dans tant de pays…

Et on a d’autres souvenirs encore que ceux évoqués ici : on se rappelle, par exemple, les bruits qui ont couru, aussitôt après La fièvre monte à El Pao, à propos de quelque chose d’étrange contracté pendant le tournage. Peut-être seulement les premières manifestations d’un cancer naturel, sans rapport avec rien de ce qui avait pu se produire de l’autre côté de l’Atlantique, et fantasmes de complotistes sans doute. Mais on en a tant vu mourir à la fleur de l’âge, des gens qui dérangeaient… et on ne prête qu’aux riches… Non, on ne parle pas des Mexicains.

Attendons le cinéaste inspiré qui fera la chronique de ce parcours et qui l’entretissera de moments palpitants de vie.

 

 

 

 

 

Gérard Philipe nous pardonnera, mais ce qui suit est de l’ACTUALITÉ et devrait permettre aux jeunes couches de faire la différence entre les grands Français d’hier et les tout petits d’aujourd’hu.

 

 

 

 

 

Ruffin est mort à Gaza

 

Jacques-Marie Bourget – Palestine Solidarité – 25.5.2026

 

 

 

Green and social MP Francois Ruffin at the Front Populaire 2027 convention, focused on education, in Trappes, the 15 november 2025.

Le depute ecologiste et social Francois Ruffin lors de la convention du Front Populaire 2027, axée sur l education, a Trappes, le 15 novembre 2025. (Photo by Serge Tenani / Hans Lucas via AFP)

 

 

 

  Pour qui n’est pas Bossuet les oraisons funèbres gagnent à être courtes, quand il y a trop de longueur, la paille de la chaise finit par vous faire mal aux fesses. C’est pourquoi mon enterrement – sous la tombe des mots – de François Rufffin sera aussi bref que ses lapidaires idées.

 

 

Après avoir couru de fond mais sans solitude, puisqu’accompagné par les idées du RN, il a déclaré que la France n’avait pas besoin d’immigration, voilà qu’il affirme devant les caméras de l’Huma TV « qu’il n’y a pas de génocide à Gaza ». Non seulement Ruffin, qui, visiblement, ne connait que les arrêtés préfectoraux du département de la Somme, profère des affirmations juridiquement fausses. Selon Ruffin, à Gaza : « il n’y a pas de volonté d’extermination des Palestiniens ». Donc pas de génocide. Pour ce ridicule et inculte politicien, le génocide ne peut être déclaré, au cours du match, que quand l’arbitre, en consultant sa vidéo de contrôle, constate qu’au sein d’une même équipe il n’y a plus que des morts. C’est sans doute la règle au FC Liercourt, club dont le fantaisiste est le supporter, mais le droit international dit tout autre chose :

Lire la suite…

 

Sources :

https://www.palestine-solidarite.fr/2026/05/24/ruffin-est-mort-a-gaza/ d’après https://investigaction.net/ruffin-est-mort-a-gaza/  

 

 

 

 

Mis en ligne le 25 mai 2026

par Les Grosses Ortchades

 

 

Pendant que le monde s’étripe…

 

 

 

 

 

 

 

Certains sont en train de se faire tabasser et sodomiser par « l’armée la plus morale du monde », mais il en vient d’autres.

 

 

 

Dernière minute

Une fois n’est pas coutume, on commence aujourd’hui par les niouzes de dernière minute, à savoir que les dégénérés bandits israéliens n’ont aucun complexe à faire savoir qu’ils attaquent les civils non armés d’une flotille d’aide protestataire avec des balles à revêtement nucléaire et qu’ils torturent et sodomisent gaîment ceux des passagers dont ils peuvent se saisir.

Avec l’assentiment de la « Communauté Intertnationale » (beurk !) qui n’a pas le temps de s’occuper de ça, elle a foot.

Concomitamment, les répugnants tarés du Trump’s Gang ne sont pas du tout gênés de lancer un mandat d’arrêt contre Raùl Castro, qui devrait souffler, s’il en a la force, ses 95 bougies le 3 juin prochain, dans la dernière ligne droite d’une vie précieuse à l’humanité par son exemple, pour avoir laissé abattre, en 1996, au-dessus de son pays, où ils n’avaient que faire, deux avions U.S. venus apporter des armes à d’innocents envahisseurs vendus à l’étranger, alors qu’il y avait d’intouchables ressortissants US à bord.

On ne peut plus sortir sans un bassin pendu à la ceinture, pour éviter, en dégueulant, de souiller d’innocents trottoirs.

Il n’y a pas un animal au monde qui serait capable d’autant d’abjection.

Pour tomber plus bas que ces ni gens ni bêtes, il faut crever la croûte terrestre.

PS : On ne parle pas souvent de Nicholas et Cela Maduro, mais on y pense tous les jours.

Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Hasta la victoria, siempre !

 

 

 

 

Pendant que le monde s’étripe,

il y a des gens qui réfléchissent

 

 

Quand M. Wang Yi,

qui n’ose pas affronter M. Sergueï Lavrov, esquive le sommet des BRICS

 

 

On en déduit que :

 

Le voyage à Pékin de M. Vladimlir Poutine ne va pas être une partie de plaisir.

 

(Il en est maintenant revenu, et vous êtes peut-être fixés)

 

 

Parce qu’on a déjà compris que :

 

 

 Les BRICS, c’est mort

 

Et aussi que :

 

Il n’y a d’alliés sûrs que ceux qui ne vous trahissent pas.

 

 

 

 

 

Ces considérations désenchantées vont vous être ici exposées grâce à quelques réinformateurs sans peur et sans reproche, qu’il convient de remercier avec toute l’admiration que leur rigueur et leur ndépendance inspirent.

 

 

Commençons par M. John Helmer

(Dances with Bears)

qui nous parle du sommet des BRICS à New Delhi

 

 

 

L’aide du fMI À l’Ukraine…

 

La Russie vote contre. L’Inde s’abstient. La Chine vote pour [!]

Et autres secrets que Lavtov vient juste d’exposer

 

John Helmer  –  Dances with Bears –  17 mai 2026

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

« J’espère ne pas révéler un grand secret », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov (photo ci-dessus), lors de sa conférence de presse à l’issue de la réunion ministérielle des BRICS qui s’est tenue à Delhi vendredi 15 mai.

Mais c’est pourtant exactement ce qu’il a fait

En faisant allusion à la Chine concernant son vote en faveur de l’octroi de prêts à l’Ukraine par le Fonds monétaire international (FMI) ; à l’Inde pour avoir empêché l’adoption d’une déclaration commune des pays des BRICS en soutien à la défense de l’Iran dans la guerre que lui livrent les USA et Israël ; et en n’ayant pas été explicites à l’égard des  États-Unis, particulièrement au sujet de leur négociateur Steven Witkoff pour sa duplicité lors des négociations sur la « formule d’Anchorage .,.

Lavrov répondait aux questions de la presse. L’une d’elles était la suivante : « Les pays des BRICS partagent-ils le point de vue selon lequel la crise ukrainienne touche à sa fin, et peuvent-ils y contribuer d’une manière ou d’une autre ? »

 

 

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, troisième à partir de la droite, s’entretenant avec le vice-ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, Walidd ben Abdulkarim, deuxième à partir de la droite, en présence du ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyan Jaishankar, à l’extrême droite, du ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola, deuxième à partir de  la gauche, du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à l’extrême gauche, et du vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Nguyen Hang, troisième à partir de la gauche.

 

 

,Ccliquez ici. pour visionner l’intégralité de la présentation vidéo de Lavrov Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, ou tout autre représentant gouvernemental de rang équivalent, brillait par son absence sur la photo et à la conférence. C’est l’ambassadeur de Chine en Inde qui l’a remplacé, Pékin ayant de la sorte signalé qu’il accordait moins d’importance aux BRICS après la rencontre au sommet avec le président Donald Trump.

Dans sa réponse, Lavrov a directement abordé le rôle que jouent les principaux États des BRICS dans le financement de la guerre de l’Ukraine. « Lors des réunions d’aujourd’hui et d’hier, j’ai présenté à mes partenaires, de manière très détaillée, nos analyses de la situation actuelle autour de l’Ukraine. Cela comprenait des questions inscrites à l’ordre du jour (du sommet) des BRICS, telles que la réforme du système de gouvernance mondiale. Si on examine les institutions de Bretton Woods sous cet angle, il convient de prendre en compte les statistiques des trois ou quatre dernières années. Je ne me rappelle pas, de mémoire, du chiffre exact, et je ne peux pas garantir la précision du montant, mais regardez quels pays ont reçu des prêts et comparez ces prêts entre eux. Au cours des trois ou quatre dernières années, l’Ukraine a reçu du Fonds monétaire international (je peux me tromper très légèrement) des prêts représentant environ 600 % de sa quote-part, autrement dit six fois la quote-part à laquelle elle pouvait prétendre. Ce montant est plusieurs fois supérieur aux prêts reçus par l’ensemble des pays africains au cours de la même période. Cela illustre clairement la manière dont les institutions de Bretton Woods sont actuellement gérées, et dans l’intérêt de qui. Ce n’est certainement pas dans l’intérêt d’une gouvernance mondiale équitable. »

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URL de cet article : : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/laide-du-fmi-a-lukraine/ 

 

 

 

 

 

Les BRICS morts ?

 

On l’avait vu venir, non ? Après que l’Inde, membre de plein droit, ait plongé la tête la première dans le chaudron de sorcières US/Israël contre l’Iran, membre de plein droit aussi, il fallait bien que quielque chose se passe !

C’est Pepe Escobar, bricso-et-sinophile indiscutable, qui le reconnaît ici, dans un échange crépitant d’honnêteté avec Suleiman Ahmed.

C’est de Pékin où il se trouve qu’il parle.

 

 

Les BRICS, c’est mort.

 

[ BRICS IS DEAD ]

 

Pepe Escobar – Suleiman Ahmed –  Moral Resistance

 

(Tentative de)

Traduction de la transcription : L.G.O.

 

 

 

 

Transcription :

 

SULEIMAN AHMED  – Pourrait-il y avoir un scénario où l’on aurait la Chine, la Russie, et peut-être maintenant l’Iran ? Vous en avez parlé lors de la dernière émission, une sorte de triade ou… vous savez, une organisation tripartite, avec d’autres acteurs par dessous. Ou peut-être pourrait-on même avoir la Chine et la Russie, puis d’autres acteurs à différents niveaux ou je ne sais quoi, mais en ce qui concerne spécifiquement les BRICS, je n’ai jamais pensé que ça marcherait. J’aimerais bien savoir ce que vous en pensez.

 

PEPE ESCOBAR – Je suis d’accord avec vous, Suleiman. Je me suis peut-être montré trop idéaliste. Vous savez, j’ai suivi de très près le projet «BRICS » ces derniers temps : avant le sommet de Kazan en Russie et avant le sommet de Rio l’année dernière. J’ai toujours essayé de promouvoir les BRICS. J’ai tout le temps parlé aux sherpas. Parce que, vous savez, je crois que ça pourrait marcher. Mais c’étai, tout ça, c’était jusqu’à l’année dernière. Cette guerre change tout.  Vraiment tout. Et… même avant le début de la guerre : avec cette visite de Modi en Israël qui a fait exploser les fondations de l’intérieur, mais à très grande échelle,… Ppuis leur refus [aux BRICS, NdT]  de condamner la guerre contre l’Iran ! Jamais, jamais ils ne l’ont fait. Voilà, c’est comme ça. Et au sein de l’Organisation de Coopération de Shanghai, il y a même une certaine entente entre l’Inde et le Pakistan – pardon, entre l’Inde et le Pakistan, et entre l’Inde et la Chine –, mais au sein des fondations, d’après ce que j’ ai suivi ces dernières années, c’est Poutine qui était le ciment. Donc Poutine était le seul à pouvoir, vous savez, réunir Modi et Xi dans la même pièce, à la même table, et leur dire à tous les deux : « Bon, maintenant, nous sommes assis ici tous les trois et vous allez discuter de vos problèmes face à face ». C’était donc lui le ciment, et c’est pourquoi ça commençait à fonctionner au sein des BRICS. Mais maintenant, après la guerre contre un membre à part entière des BRICS, et avec deux autres membres qui lui sont fondamentalement opposés, l’organisation est en train de voler en éclats. Donc… c’est une question qu’on devrait poser à notre grand ami Sergueï Lavrov, ce que j’ac bien l’intention de faire la prochaine fois que je serai en Russie. C’était un fervent partisan des BRICS et il a travaillé d’arrache-pied pour ce groupe, notamment avant le sommet de Kazan. Quant à Sergueï Ryabkov, le numéro deux du ministère des Affaires étrangères, c’est un homme brillant et le principal représentant russe auprès des BRICS. Il occupera sans doute à nouveau ce poste cette année, avant qu’ils ne soient tous au tapis. Mais comment va-t-on pouvoir recoller les morceaux ?

 

SULEIMAN – C’est bien malheureux, mais votre analyse est juste : vu la façon dont les choses tournent actuellement, c’est même impossible. Surtout si on écoute ce que disent les Indiens. Ce que je veux dire par là, c’est que l’Inde a infiltré les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni. Prenons l’exemple de Vivaswami : son grand-père est membre du BJP [le parti de Narendra Modi, NdT], et aux USA, vous avez des gens comme Viv Ramaswan (?) ou Nikki Haley, qui soint tous extrêmement proches d’Israël, tous sionistes. Et l’une des choses qu’ils disent toujours… ils le disent en privé, mais en fait, quand j’ai interviewé Vivc, il l’a laissé échapper… et ce qu’il a dit, c’est «  ce vers quoi nous poussons essentiellement les choses aux États-Unis, c’est de faire  diminuer leur commerce avec la Chine et de faire augmenter celui qu’ils entretiennent avec l’Inde ». Donc toute cette infiltration indienne a toujours eu pour but de s’immiscer dans les affaires des USA. Je ne pourrais jamais…  personne ne peut… leur faire confiance en tant que partenaire. Leur partenariat « avec les BRICS » n’a jamais été qu’un moyen de les rapprocher des USA. Mais le problème, avec les États-Unis, c’est qu’ils ne se laisseront faire que si le Pakistan s’éloigne d’eux. C’est donc une situation assez complexe, voire très complexe.

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URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/les-brics-cest-mort /

 

 

 

 

 

Tout ça n’est évidemment qu’une histoire de corridors concurrents. Et elle n’est même pas nouvelle.

 

 

 

Le Détroit d’Ormouz de l’Âge du Bronze:

C’est eclui des Dardanelles et de la Guerre de Troie vu de l’espace.

 

 

Déjà, la guerre de Troie, c’était l’empire grec (débutant, pas finissant) qui voulait  voler aux Troyens leur passage vers l’Asie.

Avec une armada aussi pire que celle d’aujourd’hui et un blocus de dix ans, dont aucun des vainqueurs ne devait rentrer chez lui en triomphateur, mais, bien au contraire, après une errance de dix autres années, pour affroner des populations révoltées, voire des épouses justicières.

Et les revoilà, les descendants des Agamemnon, Ménélas, Achille, Ulysse, Ajax et consorts, aujourd’hui cul-et-chemise avec les sionistes, occupés à participer au blocus de Téhéran et à saboter la Belt-and-Road des Chinois.

C’est Dimitri Lascaris qui vous en administre implacablement) la preuve.

Profitons-en pour dire toute l’admiration que nous portons à son remarquable travail de combattant solitaire, qui a décidé de vouer entièrement ce qu’il lui reste de vie à la défense des Palestiniens.

 

 

 

L’Iran porte un coup fatal au corridor IMEC (Inde-Moyen-Orient-Europe)

 

Notre traduction de l’extrait :

 

Comme je l’ai déjà signalé, j’ai pu assister cette semaine à une conférence privée organisée à Athènes, en Grèce, dans le but de renforcer les liens entre la Grèce, Chypre et l’entité israélienne génocidaire.

L’un des thèmes centraux de la conférence était qu’Israël, la Grèce et Chypre doivent redoubler d’efforts pour achever la mise en place du corridor Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC). L’IMEC a pour objectif de faire contrepoids à l’initiative chinoise « Une ceinture, une route ».

Dans ce quatrième et dernier compte rendu de la conférence, nous portons notre attention sur les interventions de quelques poids lourds des secteurs privés israélien et grec, notamment le président d’Israel Shipyards,Autorité portuaire israélienne et le président de la Chambre de commerce d’Athènes.

 

 

 

 

Il n’y a pas ici de transcription, mais vous pouvez activer un doublage en français. On n’est pas cap de vous dire comment, mais c’est affirmé par Youtube et ça en vaut la peine !

 

 

 

 

Quant à nous… brûlons un cierge à tous les saints du paradis, pour qu’ils protègent les Iraniens et leurs entreprises.

 

L a survie de l’espèce non IAtique en dépend.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà qu’avec Carl Zha, qui retrouvons-nous ?

Suleiman Ahmed soi-même !

 

 

La Chine trahit l’Iran ?

 

La Chine a-t-elle trahi l’Iran ?

Carl Zha apporte une réponse d’une honnêteté brutale

 

 

 

 

Toujours notre traduction de l’extrait :

 

L’historien et analyste géopolitique Carl Zha se joint à l’émission pour décrypter l’escalade de la lutte pour le pouvoir mondial entre les États-Unis, la Chine et l’Iran. Dans cette interview explosive, Carl explique pourquoi Donald Trump s’est rendu à Pékin en compagnie des plus puissantes « élites » technologiques et économiques US, ce que la Chine attend réellement des États-Unis, et si Pékin a trahi l’Iran lors de la crise du détroit d’Ormuz. La conversation aborde en profondeur :

 

La stratégie de Trump vis-à-vis de la Chine

L’Iran et le détroit d’Ormuz

Les terres rares et la dépendance des USA vis-à-vis de la Chine

Nvidia, l’IA et la guerre des semi-conducteurs

Tesla, Boeing et les oligarques du monde des affaires américain

L’ascension de la Chine en tant que superpuissance mondiale

Le déclin de la domination militaire U.S.

Les tensions autour de Taïwan

Pourquoi Carl Zha estime que l’empire américain s’affaiblit

 

Carl explique également comment la Chine a soutenu l’Iran sur le plan économique pendant le conflit, pourquoi le complexe militaro-industriel U.S. est en difficulté, et comment l’équilibre des pouvoirs mondiaux est en train de basculer sous nos yeux.

 

Idem, un doublage en français est possible. Et si vous n’entendez pas la vraie voix de Carl Zha, ce n’est pas trop grave.

 

 

 

 

 

Rappel de qui sont nos auteurs d’aujourd’hui :

 

John HELMER,

Fils d’un père polonais, héros de la IIe Guerre mondiale en URSS et d’une mère russe. Né en Australie.

Fixé à Moscou depuis 1989 comme correspondant étranger indépendant.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de très grande importance, dont certains avec sa défunte épouse.

Il anime un site important appelé Dances with Bears (« Il danse avec les ours ») et s’entretient au moins une fois par semaine avec l’autre Brésilien (natif d’Iran) Nima Alkhorshid, dans des vidéos publiées sur parDialogue Worls.

 

Pepe ESCOBAR

le Brésilien sinophile et BRICSophile qu’on ne présente plus, qui parle au moins dix langues, grand voyageur et reporter sous le soleil.

« Force de la nature » selon Maria Zakharova.

Auteur, lui aussi, de plusieurs ouvrages qui comptent.

 

Suleiman AHMED 

Nous le découvrons avec vous. Il anime Résistance morale,  un podcast qui publie notamment des interviews sur YouTube.

D’après Pepe Escobar, il est spécialiste en routes commerciales.

 

Dimitri LASCARIS,

bien connu de nos lecteurs, est un avocat d’origine grecque, naturalisé canadien, qui a fait partie, dans son pays d’adoption, d’un cabinet d’avocats, dont il s’est séparé lorsque son combat politique a risqué de le faire sombrer, mais qui est resté en bons termes avec ses anciens associés. Il poursuit seul ce combat, sur un plan international, soutenu financièrement par ses lecteurs/auditeurs de plus en plus nombreux. À notre avis, ses vidéos quotidiennes sont irremplaçables.

 

Carl ZHA

est un historien et un analyste probablement chinois des États-Unis, qui anime le podcast Silk & Steel où il publie des vidéos sur la Chine, l’histoire, la culture et la géopolitique.

 

 

 

 

Pour remercier nos lecteurs de leur patience…

 

Un point méconnu d’histoire euopéenne

 

Peu de gens savent – nous pensons même que personne à part nous ne le sait – que des débris de l’armée des Amazones (celle de Penthésilée), après la bataille perdue contre les Grecs, sont venus s’échouer tout au bout de l’Europe : dans la forêt d’Ardenne.

Vu leur bravoure au combat, il ne devait pas en rester beaucoup.

Mais, après la défaite, il leur avait été impossible de retourner dans leur matrée d‘origine, sur les bords de la mer Noire : toutes les routes, tous les passages étaient tenus par les vainqueurs. Pour les auteurs de l’Antiquité, elles avaient disparu « dans les forêts profondes ou sur le sommet des montagnes ». C’est-à-dire là où il est impossible de faire pousser du grain ou de nourrir des troupeaux d’animaux domestiques.

À pied ou à cheval ? Mystère. En passant par où ? En suivant le Danube ? On ne sait pas. Ce qui est sûr, c’est que tout au long des siècles chrétiens, une espèce de totem a trôné dans une église de campagne – celle de Polleur, bourg proche de Spa, au marquisat de Franchimont (Pays de Liège) – sans qu’aucun des prêtres qui l’ont desservie ait jamais fait quoi que ce soit pour l’en expulser. Elle est connue aujourd’hui sous le sobriquet de « Bête du Staneux ». C’était une centauresse sagittaire à queue de lionne. Et les habitants du lieu continuent de participer, chaque dernier « week-end » de juillet, à une chasse folklorique : la traque à la Bête, parfaite inversion d’un rite antédiluvien où c’était elle qui chassait… les rois à sacrifier à la Grande Mère-Lune des origines.

C’est toujours ainsi que les choses se passent : quand une religion est vaincue, elle est soit diabolisée soit ridiculisée par celle qui la remplace.

Or, celle qui est devenue « La Bête » n’était autre que Méduse, la Gorgone… déesse-mère des Amazones.

Au siècle dernier (vers 1912), Jane-Ellen Harrison, dame très savante, a publié à Cambridge un livre intitulé Prolégomènes à l’étude de la religion grecque (ici réédité en 2010),

 

 

où elle s’interrogeait sur cette divinité, « qui a disparu, dit-elle, du jour au lendemain, sans laisser de traces ». Ce qui lui a fait conclure qu’en matière d’histoire et de religion, « toutes choses sont en flux ». Elle oubliait seulement que cette divinité n’était pas grecque, même si c’est par les Grecs que nous la connaissons. Elle était, nous l’avons dit, la déesse-mère des Amazones, et elle a disparu, en effet, du jour au lendemain, avec elles.

Au fait, le mot amazone vient de « amaz-onë » : reine Amaz, mère Amaz, dame-Amaz, et… ânesse-Amaz.  « Amaz » est un mot arménien qui a été, dans ces contrées, le nom donné à la lune. Et les Amazones étaient, pour le très savant aussi Robert Graves qui nous a appris tout cela : des « Dames-Lune à cheval ».

Bien entendu, le christianisme successeur n’a fait le plus souvent que reprendre à son compte des divinités si chères à ses ouailles qu’il eût été dangereux et impensable de les en priver. Il suffisait d’en faire des saints. C’est ainsi, par exemple, que les toutes premières églises de l’Ardenne ont été… des chapelles à Sainte Anne. Rien qui fût dédié à Dieu-le-Père ni à Jésus, ni au Saiint-Esprit ni à la Sainte Vietge, mais à sainte Anne. Qui certes devint « sa mère » en même temps qu’elle restait en catimini la 3e personne de la Déesse-Lune (la Déesse Blanche de Me Graves), celle qui avait survécu aux deux autres, évincées par des dieux mâles (dieux-fils, hélas, et non dieux-pères, donc en aucune façon « protecteurs de tout ce qui vit » lesquels auront pour patron saint Joseph.

Au début du XXeme siècle, lors de certaines festivités catholiques, on attachait encore à la tête des chevaux des drapelets triangulaires où l’on voyait une chapelle précédée d’un perron de plusieurs marches et d’une représentation de saint Eloi en évêque. On y voyait aussi sainte Anne assise dans les nuages un livre ouvert à la main.

Il s’agissait bien de la 3e personne de la très antique et triple Déesse Lune Blanche : la vieille, l’ensevelisseuse, à laquelle les fils pourtant affamés du pouvoir des mères, n’avaient jamais osé toucher.

Qui a lu attentivement Robert Graves n’a aucun mal à comprendre que la centauresse sagittaire à queue de lionne dite « Bête du Staneux » est la Triple-Déesse elle-même, maîtresse des vents et grande mère des Amazones, connue sous d’autres cieux sous le nom de Sekmet (l’Égyptienne déesse-lionne couronnée de cobras dressés) mais aussi de Méduse dont la chevelure de serpents a tant frappé les Grecs qu’ils en ont fait un épouvantail à chapardeurs de pain qu’ils accrochaient à la porte de leurs fours. Tous les vents naissent de serpents, dans les montagnes, et la queue de lionne de notre Bête nous apprend simplement qu’elle « gouvernait les vents du nord qui soufflent en mars avec la force du lion » pour assécher la terre et permettre que le grain lève.

 

 

 

À droite : la « Bête du Staneux », griffonnée à la hâte par un Spadois, avant qu’elle disparaisse dans le feu. À gauche : Astarté, la Dea Syria, à qui Lucien de Samosate a sacrifié sa première boucle de cheveux, gravée sur une coquille d’huître par un soldat de Pharaon, au retour d’une campagne contre les Syriens. Trouvée à Thèbes.

 

 

 

Ces deux antiques divinités témoignent à nos yeux de deux époques différentes de l’évolution de notre espèce, l’ancienne créature mi-humaine mi-animale des temps matriarcaux s’étant plus tard entièrement anthropomorphisée.

Ce qu’il faut savoir, c’est que toutes ces choses – transmission et folklorisation des croyances anciennes – sont le trésor du populaire, de la classe qui travaille, qui a labouré la terre depuis la plis ancienne préhistoire pour nourrir les autres humains.

En 1803, les tristement célèbres « cocardes noires », revenus de Coblence, d’Aix-la-Chapelle et de Maastricht et remis au pouvoir par les colonisateurs français thermidoriens, ont forcé le curé du lieu à traîner la plus antique de toutes ses reliques sur le parvis de son église et de l’y brûler « en présence du peuple assemblé ». Qu’il voie bien, ce peuple, à quel point il avait été battu. Lui qui avait donné, dès 1788, le coup d’envoi à la grande Révolution.

Il y a quelques années, nous avons voulu nous rendre en petite promenade-pélerinage au sommet du Staneux. Nous y avons été accueillis par des coups de feu et un ordre aboyé de décamperr sinon… Les petits fachos locaux, héritiers des Cocardes Noires, s’y entraînaient au tir (au service de Gladio ?). Le Staneux n’est plus propriété publique depuis la fin de juillet 1794 et la disparition pour toujours de la république épiscopale de Liège, qui a duré près de mille ans : du IXe à l’aube du XIXe siècle.

Que reste-t-il des Amazones d’il y a ± 3.300 ans ? Ont-elles fait souche là où elles étaient venues s’abattre ? Le contraire est très improbable. Tout ce qu’on peut dire, c’est que dans un mouchoir de poche d’une centaine de kilomètres carrés peut-être, sont nés Jeanne d’Arc, Théroigne de Méricourt, Saint Just et Rimbaud. Et non, on n’a de preuves directes de rien, leurs ADN ont disparu,  pour deux d’entre eux au moins, brûlé comme celui de « la Bête ». Mais on peut rêver, non ? Ne sommes-nous pas  « de l’étoffe dont sont faits les rêves » ?.

 

Et incidemment :

Le chef d’œuvre de Robert Graves, « borne d’histoire terrestre » issue du Rameau d’Or, chef d’oeuvre de Frazer et le dépassant, est un fabuleux décryptage du mythe planétaire de la Lune divinisée par le matriarcat. Il a paru en Grande Bretagne en 1948 et aux USA la même année, avec le sous-titre « grammaire historique du mythe poétique ».

 

Ceci est une réédition de 1999 par Faber & Faber.

 

Il a paru en français en 1979, aux éditions du Rocher, sous son titre exact :

 

Plus tard, on ne sait pas quand au juste, il a été republié, par un éditeur analphabète (le même, racheté par d’autres), sous un titre aussi abusif qu’ahurissant :

 

C’est un des innombrables méfaits du libéralisme.

Parce que « les Celtes », en France, ça fait vendre.

 

 

Pour en savoir plus sur ce livre capital consacré à un mythe religieux de l’age de pierre (donc matriarcal) détrôné par le mythe monothéiste male des Hébreux, auquel l’auteur attribue la plupart des maux contemporains, voir ici :  https://en.wikipedia.org/wiki/The_White_Goddess

 

 

 

 

Où est l’Homère occidental qui chantera la Persiade ?

 

Et d’abord, quelle défaite ou quelle victoire  célèbrera-t-il ?

 

En attendant de le savoir, relisons Céline.

 

 

 

 

Mis en ligne le 22 mai 2026

par Les Grosses Orchades

UNE EUROPPE et UN LIVRE

 

 

 

 

 

 

Cuba assiégée

 

 

 

UNE EUROPE

et

UN LIVRE

 

qu’il est de notre devoir de lire parce que si nous mourons sans l’avoir lu, nous mourrons idiots.

 

Ghislain Benhassa

Nos vrais maîtres : histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’U.E.

L’Artilleur – Janvier 2026

127 pages.

 

D’un auteur que nous venons nous-mêmes de découvrir, interviewé sur un site que nous ne connaissions pas (merci, Christian de Colmar !), Fréquence Populaire Media.

 

Les vrais maîtres de l’Europe

 

Une interview de Ghislain Benhassa  

Par Fréquence Populaire Media – 9 mai 2026

 

 

 

 

 

 

 

Rendons-nous utiles :

 

Les autres livres de Ghislain Benhassa à découvrir :

https://www.amazon.fr/ghislain-benhessa/s?k=ghislain+benhessa

 

Pas la peine d’aller perdre son temps à Sciences Po.

Mieux vaut, dans l’état actuel des choses, s’éduquer soi-même.

 

 

 

 

À propos de l’auteur

Et de la relève qui se fait attendre.

 

Ghislain Benhessa, né en 1984, est un avocat et essayiste français, spécialiste de l’État de droit..

Il est titulaire d’un master en philosophie et docteur en droit public (2014). Avocat depuis 2016, il est également chargé d’enseignement à l’université de Strasbourg depuis 2009. Ses recherches portent alors sur les juristes américains comme John Yoo qui ont dessiné les contours de la guerre contre le terrorisme à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Son livre sur le sujet s’inspire de sa thèse sur « La pensée juridique de l’exception aux États-Unis après le 11 septembre 2001 ».

On lui doit un essai autour de la question de l’État de droit, dont le dernier, Le Totem de l’État de droit – Concept flou et conséquences claires est paru aux éditions de l’Artilleur. Écrivant dans une perspective plutôt conservatrice, il s’exprime régulièrement à ce sujet dans la presse (Le Figaro, Valeurs actuelles, Esprit, Causeur ou Front Populaire), avec un attachement à un droit qui ne se mélange pas avec la politique. Ses prises de position rappellent la différence forte entre l’état de droit et la Rule of Law anglo-saxonne.

Lors de la crise du covid, il pointe du doigt les tendances lourdement liberticides du pouvoir politique en France, véritable menace sur les libertés fondamentales[1].

 

  La prudence du juge est la démonstration de sa sagesse. L’antidote au militantisme. Et le signe qu’il ne tente pas de s’improviser législateur occulte. Cette leçon, plus personne ne la comprend. En confondant État de droit et propagande, acte de juger et béatification du progressisme, droit et moraline, le juge se mue chaque jour davantage en suppôt de l’air du temps. Il n’est plus l’exégète consciencieux des textes qui lui préexistent, le gardien des principes dont il a la charge discrète, mais le promoteur d’une révolution des consciences. Jadis, le juge devait être «la bouche de la loi», selon la vieille formule de Montesquieu. Le subordonné du législateur. Aujourd’hui, au nom des «valeurs» de l’État de droit – dont la sacro-sainte protection des minorités [..], il est le bras armé de la déconstruction favorisée par le wokisme. »

 

On aura compris que tout ceci provient de Wikipedia, ou plutôt de Wikibéral (Gggrrr !)

 

 

 

Regardez les manifestants français déchirer des drapeaux de l’Union Européenne à Paris.

 

 

 « Vive la France » Une énorme manifestation FREXIT secoue Macron

 

 

 

 

Relève ?

C’est à la fois le Saint Graal et le cauchemar de l’Europe, pour ne parler que d’elle. Tout le monde, en France, se lamente sur Macron. Tout le monde en Grande Bretagne fait de même sur Starmer… Toute l’Allemagne, ou presque, se lamente sur Merz (même si elle, au moins, a Sahra Wagenknecht, mais qui n’est pas au pouvoir). Ne parlons pas de la Belgique, et de son chef du PS au fusil brisé de 1939 (« Non à la guerre !),revenu de Londres en 1945 en bientôt secrétaire général de l’OTAN, de l’Italie colonisée souffrant sous Meloni (était ce bien la peine de pendre Mussolini par les pieds ?), de l’exemplaire Yougoslavie démembrée avec l’assentiment des pécores, etc.

Et revenons en France où 90 électeurs sur 100  rêvent de débarrasser leur pays du calamiteux Macron (à la Marie-Rose peut-être ?). Mais qui savent qu’une fois l’épouillage terminé, ils auront quoi ? D’autres insectes amoureusement élevés par les Bolloré, Arnault, Drahi, Niel, Saadé, Pinault, Dassault, Lagardère et tutti quanti ? La défunte gauche dont les asticots ne bougent même plus ? Les nazis « français » d’Israël en déroute ?

Récemment, M. Vijay Prashad (grand homme de vraie gauche sous le soleil) expliquait à ses compatriotes que les électeurs français, fatigués d’espérer en M. Mélenchon et sachant qu’ils seront toujours baisés, allaient finir par voter pour Mme Le Pen (qu’il appelle Jeanne-Marie, c’est si loin l’Inde), en se disant qu’elle au moins allait oser faire quelque chose, n’importe quoi, renverser la table…

Masi non, mais non, elle ne va pas.

C’est d’une relève qu’ils ont besoin, d’une vraie, pas d’emplâtres sur des jambes de bois !

Alors, ce que raconte Me Benhassa ressemble quand même un peu à une espèce de petit cui-cui d’hirondelle au printemps… On ne peut donc que souhaiter qu’il s’accroche et qu’il ait des émules.

Par ailleurs…

Puisqu’il fait une distinction entre juriste et légiste et qu’il a étudié deux ou trois choses sur l’Amérique « anti-terroriste » du Patriot Act, on se prend à souhaiter qu’il se penche attentivement sur ce qui différencie et oppose depuis 250 ans la Constitution US et la Constitution française (nous parlons de celle de 1794, qui ne fut jamais entièrement votée ni, bien entendu, appliquée, et qui clignote depuis, petit phare dans le vent, au-dessus d’un Océan plus grand et plus profond que le Pacifique.

Oui, on rêve de voir Me Benhassa ou un autre expliquer au souverain de la France, l’abîme qui sépare ces deux conceptions antagponiques du droit des gens, et pourquoi la lutte qu’elles se livrent est à mort.

Aujourd’hui, ce n’est plus le souverain de la France qui tient le flambeau allumé par-dessus l’abîme des flots, c’est le souverain de l’Iran. Disons-lui merci et aidons-le si nous le pouvons de toutes nos forces.

 

 

« Le gouffre du Golfe qui sépare les USA et l’Iran est trop profond pour être comblé.».

(mage piquée à Larry Johnson, Sonar 21)

 

 

 

 

Un grain de sel des Grosses Orchades

Oui, nous sommes assez vieux pour savoir qu’Adolf Hitler fut toujours le bras armé de Londres et de Washington (sans parler de quelques autres), chargé de débarrasser leur monde de gens de biens de l’abominable URSS égalitaire et partageuse. Hitler, qui n’a été décrié par tous que parce qu’il s’est fait battre, mais dont on n’a pas manqué de récupérer et de chouchouter les cohortes encore capables de servir. Et qui servent. Allez voir à Cuba, en Palestine, à Téhéran, au Mali… C’est pourquoi nous ne sommes pas surpris de voir la Chine allonger la liste des « menaces principales pour la sécurité des États-Unis ».  

C’est aussi pourquoi la thèse de Me Benhassa ne nous surprend pas, avec les débuts « dès la fin de la guerre » de l’Europe apatride qui nous saigne à blanc dèpuis les années 1950 sous couvert de libéralisme.

Les premières mesures d’urgence pour arracher l’Europe aux sangsues voraces concernent l’Éducation.

C’est en effet la première chose qu’elles y ont préventivement détruite, ce qui revenait à équiper la plus grande armée du monde de lance-pierres, à la veille d’une bataille planétaire.

Fautil rappeler que la chose avait été testée d’abord – avec quel succès ! –  sur les populations états-uniennes ?

Comment faire ?

OOOUUUCH, c’est qu’il y en a du travail !

À notre très modeste niveau, permettons-nous, dans cette optique, de suggérer aux valeureux Amis d’Henri Guillemin qui, depuis dix ans, s’efforcent de maintenir vivante la mémoire de cet éducateur de premier ordre : le moment nous paraît venu pour eux d’explorer, à son exemple et en son nom, les devoirs d’éducation du peuple souverain.

Henri Guillemin, en effet, ne s’est pas contenté d’enseigner dans un cadre universitaire (à l’étranger, la France peut être marâtre pour ceux des siens qui ne marchent pas dans les clous de ses « gens de biens »). Il a aussi, jusqu’à son dernier souffle, considéré comme un devoir d’aller au-devant du peuple non instruit, dans une très longue et désintéressée suite de conférences données dans plusieurs pays dont le nôtre, toute intention populaire à découvert. Il l’a fait, quoique catholique pur et dur, pour tous les publics qui ont souhaité l’entendre, sans exception.

Se lancer sur ses traces au service du rétablissement d’Educations Nationales dignes de ce nom serait une entreprise aussi vaste qu’honorable pour ses Amis. (Nous ne pratiquons pas l’écriture inclusive.)

L’exemple du Pr Guillemin n’est pas le seul et l’Angleterre peut se montrer, à l’égard de ses propres grands hommes, aussi marâtre que la France. Nous saisissons cette occasion de dire tout ce que nous devons nous-mêmes à John Cowper Powys, non le conférencier que nous n’avons pas vu mais l’incomparable écrivain que nous avons lu..

Pour son activité de conférencier populaire, nous nous contenterons de rappeler les « 10.000 conférences » données en 30 ans « dans tous les États-Unis sauf deux ». Et de signaler un précieux petit livre de Henry Miller, qui en fut l’un des auditeurs les plus enthousiastes.

 

Henry Miller

Les livres de ma vie

Gallimard – 10 mai 2006

504 pages

Qu’un écrivain aussi original, aussi peu suspect d’avoir subi des influences que Henry Miller établisse une liste des livres qui, à quelque titre, ont aidé à la formation de son esprit, il y a là, déjà, de quoi surprendre. On verra d’ailleurs que cette liste est curieuse : D. H. Lawrence voisine avec Rider Haggard (entre ce dernier et l’auteur de Nadja, Miller établit un curieux parallèle), Lao-tseu avec G. A. Henry, auteur de romans historiques, le Gallois John Cowper Powys avec Dostoïevski. Le lecteur français ne manquera pas d’être flatté par la place importante donnée aux écrivains de son pays. On trouvera dans ce livre les éloges les plus émouvants et les plus justes de Céline, de Jean Giono, de Blaise Cendrars et de beaucoup d’autres. Mais ce livre n’est, en aucune façon, un ouvrage de critique littéraire. Le recensement de ses lectures est aussi, pour Miller, un prétexte à rechercher le temps perdu, à faire revivre ses années d’enfance et de jeunesse, la vie théâtrale à New York au cours des années 1900.

 

 

 

Mis en ligne le 11 mai 2026

par Les Grosses Orchades

 

NOSTALGIE !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOSTALGIE !

 

…sur une scène de théâtre new-yorkaise !

 

 

 

 

La scène est celle du célèbre théâtre La Mama, à Greenwich Village, New York.

Et le jeune soixante-huitard bouclé dont la photo apparaît en grand dans le décor est Jean-Louis Lippert, alias Anatole Atlas, qui se rendit célèbre à l’époque en admonestant impétueusement Jacques Lacan venu donner une conférence à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), d’où il s’ensuivit un échange de vues à chaud entre le philosophe et l’étudiant contestataire, qui fut filmé par une caméra de la RTB.

C’est apparemment cet épisode qui doit être rappelé dans le spectacle que vient de produire La Mama.

 

 

Anatole !!!!

J’allais t’écrire demain, mais après avoir enfin rattrapé mon sommeil (10 heures aujourd’hui !), je n’ai pas pu attendre.

J’ai terminé la série dimanche soir et je suis retournée enseigner dès lundi matin. Et là… je manque encore de mots pour décrire cette semaine de représentations à La MaMa.

Nous avons joué à guichets fermés, chaque soir complet. Le public restait longtemps après les spectacles pour échanger avec nous—les gens étaient profondément touchés par le travail. La distribution intergénérationnelle (10 interprètes, de 25 à 92 ans !) et les trois designers ont créé quelque chose de vraiment singulier—en particulier le cinéaste, qui a construit toute cette narration visuelle incroyable, avec des images de nous au lac et à l’océan.

Environ 180 personnes sur les quatre soirs, et 50 à la répétition générale. Beaucoup souhaitent nous aider à trouver un autre lieu pour reprendre la pièce — je vais donc commencer à écrire à tout le monde pour organiser une nouvelle série. Peut-être même des festivals en Europe !

Tu étais très présent dans l’œuvre, comme une figure utopique d’une force révolutionnaire. Cela a énormément provoqué et stimulé les spectateurs. Le film avec Lacan, ainsi que de nombreuses images de Mai 68 et d’autres mouvements de masse, étaient tissés dans l’univers de la pièce — y compris Zabriskie Point, le grand film d’Antonioni sur Berkeley et le mouvement étudiant de 68.

Beaucoup de jeunes sont venus, et nous terminions par une grande fête dansée, à laquelle le public nous rejoignait sur scène.

Je crois que les gens ont été surpris de voir une œuvre qui appelle réellement à la transformation et au changement. Et à la fin, puisque nous ne pouvons pas proposer aujourd’hui une formule pour la révolution—sinon un changement de conscience face au monde oppressif et fascisant dans lequel nous vivons — nous avons dansé ensemble.

Ce fut un succès absolument incroyable.

Et je n’aurais jamais pu le faire sans ta présence, ton accompagnement et la ténacité de tes idées. La prochaine fois, tu seras là.

Quand le film du spectacle sera prêt (la bibliothèque des arts de la scène du Lincoln Center a réalisé une captation à trois caméras samedi), je t’enverrai le lien. 

More very soon ! I am sooooo tired still it was a marathon 💪🏾💪🏾💪🏾💪🏾.

Pat

 

Source :

www.spherisme.be

 

 

Ce n’est pas la première fois que cet événement belgeois est célébré de l’autre côté de l’Atlantique.

Il y a quelque  années d’ici (peu), un jeune doctorant chilien lui a même consacré une thèse.

Qu’ont fait les deux universités de Santiago ? Elles ont invité le héros de l’histoire à une conférence organisée pour marquer la sortie du livre qu’on en avait tiré.

Nous nous sommes alors faits l’écho d’une des rares histoires belges ignorées de Coluche, à savoir que (on ne s’enrichit pas toujours dans les révolutions) Anatole Atlass, n’avait pas les moyens de se payer un billet d’avion pour s’y rendre. Devenu au fil des ans le plus intéressant des écrivains belges de sa génération sinon le seul, il a sollicité l’aide du ministère de la Culture dont il dépendait. Qui ne s’est même pas donné la peine de l’envoyer se faire foutre. Quil ne lui a tout simplement pas répondu.

Car, entretemps, tout ce qui était cultureux en Belgique officielle – ULB incluse, hélas !  – s’était engouffré avec délices dans ce que Dimitri Medvedev appelle « l’imbécile Union Européenne » (voir notre précédent post). Pour la petite histoire, c’est un groupe d’intellectuels bruxellois siégeant à Paris qui a crowdfundé le billet d’avion d’Anatole pour Santiago, d’où il est revenu avec un drapeau, cadeau des combattants Mapuche.

 

      

 

On dira ce qu’on voudra, mais les contestataires et les contestés étaient quand même plus civilisés en 1968.

Nous en fûmes et ne sommes pas trop fiers de nous être fait avoir dans une des toutes premières révolutions colorées.

Certes, le général avait des choses à se reprocher (sur le plan intérieur, envers les Français notamment). Mais tous les hommes d’État ont des choses à se reprocher selon leurs contestataires (voyez Vladimir Poutine). Sauf un seul, Fidel Castro, qui a toujours su tenir d’une main ferme les rênes de ses deux chevaux de Platon : la politique intérieure et celle à l’international. Particularité extrêmement rare qu’a peut-être partagé Mao…

Mais la fausse révolution atlanticiste chargée de faire tomber Charles De Gaulle ne fut pourtant pas la première. Et puisque nous sommes en Belgique… c’est probablement là qu’elle a eu lieu lorsque, en 1951, une insurrection pseudo-populaire a fait dégringoler de son trône le roi Leopold III, prétendu – et cru – collabo, pour cause de remariage pendant la guerre, alors qu’il se disait et se croyait sans doute prisonnier « comme ses soldats » des occupants nazis.

D’aucuns prétendent qu’il se serait opposé dès 1940, en refusant de se réfugier à Londres, à la particratie qu’il aurait été le premier à sentir venir, toute-puissante aujourd’hui dans l’Europe entière, qui fait de la Belgique (mais pas que d’elle seule) la loque qu’elle est devenue.

Nous sommes-nous déjà fait avoir, alors ? Nous étions trop jeunes, mais nos parents ?

Quoi qu’il en soit, Leopold III a été « par la rue » forcé d’abdiquer en faveur de son fils aîné, Baudoin Ier, élève et disciple du général Franco. Dans l’allégresse générale.  

 

 

 

 

Pendant qu’on y est :

 

UN LIVRE

 

 

Jean-Louis Lippert

MAMIWATA

Edera ésition, 2025. 

526 pages

Ici les acteurs effacent l’auteur. Ici les créatures, niant leur créateur, accèdent à la création. Une histoire ici se dit dans le regard de ses protagonistes. Leurs voix surgissent, éclairées l’une par l’autre. Ici la scène est une planète, animée d’autant d’univers qu’elle contient d’êtres, et le cosmos de chaque lecteur gravite autour comme un satellite Panoptic. Ici l’héroïne est une chimère et l’histoire – l’Histoire ! – n’est peut-être qu’une hallucination née du chant de cette sirène. Comme la musique est vibration du silence entre deux notes, la voix de Mamiwata se fait entendre dans le vide entre les mots de tous les personnages. Car l’hypnose programmée ne peut imposer silence au chant d’une sirène sur le fleuve Congo. Elle est le négatif, la face cachée, la bouche d’ombre oubliée de Dieu. (Anatole Atlas) Jean-Louis Lippert (né en 1951) serait une figure majeure de la littérature belge de langue française s’il en faisait partie. Refusant les stratégies et les discours du microcosme littéraire, il tire de son histoire personnelle, qui l’a fait naître en Afrique une décennie avant l’indépendance du Congo et l’assassinat de Lumumba, une partie de la matière de ses récits, sur laquelle se greffe une critique radicale de la société de consommation et du monde postmoderne. Partagé entre deux continents et deux cultures, il replace la problématique belge dans une perspective critique et historique longtemps occultée. Il écrit aussi sous les hétéronymes d’Anatole Atlas et de Juan Luis de Loyola.

 

Pour ceux qui l’ignorent, la sirène Mamiwata est la déesse-mère du fleuve Congo.

 

 

 

Actualité

 

Pendant que des acteurs de 16 à 92 ans faisaient de leur mieux sur une scène new yorkaise pour se rendre utiles à leurs semblables, d’autres « acteurs » faisaient l’actualité à Washington DC :

La Maison Blanche donnait une sauterie pour les représentants de la presse accréditée, laquelle fut interrompue – ô surprise ! – par des coups de feu.

 

Cole Tomas Allen identifié comme le suspect dans la fusillade survenue lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche

 

Tyler Durden  –  Zero Hedge – Sunday, Apr 26, 2026 – 02:59 AM

 

  • Le tireur a été appréhendé et placé en garde à vue. Il était en possession d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux.
  • Il été identifié comme étant Cole Tomas Allen, 31 ans, originaire de Torrance, en Californie.
  • Ni M. Trump ni aucun invité n’ont été blessés.
  • L’incident s’est produit près du portique de détection de métaux situé dans le hall d’entrée.
  • Trump a salué la rapidité d’intervention des services secrets.

 

Le président Donald Trump a été évacué de la table d’honneur lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche samedi soir après qu’un homme armé, qui serait Cole Thomas Allen, 31 ans, originaire de Californie, a fait irruption dans la salle et tiré plusieurs coups de feu dans le hall. Les autorités confirment que le tireur présumé a été appréhendé et se trouve en garde à vue après avoir tiré près de la zone de contrôle du hall d’entrée. Le président Trump, la Première dame Melania Trump, le vice-président J. D. Vance et les autres personnes sous protection ont été évacuées en toute sécurité et aucun blessé n’est à déplorer. Les services secrets poursuivent leur enquête.

Trump a publié une photo du suspect sur Truth Social, accompagnée d’une vidéo :

 

 

« Une personne très malade »…. selon Donald J. Trump

 

 

Echos

Selon Just the News, le tireur n’a pas été blessé et était en possession d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux.

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche organisée peu après l’incident, Trump a félicité les services secrets et les forces de l’ordre pour leur « travail fantastique » et leur réaction rapide, décrivant le tireur comme un « loup solitaire » et une « personne très malade » originaire de Californie, qui était armé de plusieurs armes et s’était précipité vers un poste de contrôle de sécurité. Il a révélé qu’un agent des services secrets avait été touché à bout portant mais avait été sauvé par son gilet pare-balles et qu’il « allait très bien », tout en confirmant que le suspect avait été rapidement appréhendé et placé en garde à vue sans avoir blessé aucune des personnalités protégées. Trump a indiqué qu’il s’était « battu comme un diable pour rester » au dîner, mais qu’il s’était plié au protocole de sécurité, ajoutant que cet événement effrayant avait de manière inattendue unifié la salle de bal et rapproché journalistes et politiciens ; il a annoncé que le dîner des correspondants de la Maison Blanche serait entièrement reprogrammé dans les 30 prochains jours.

Cette vidéo a été tournée à l’extérieur du lieu de l’évévement :

 

Cette vidéo de l’arrestation d’une femme armée d’un smartphone est visible sur le site de Zero Hedge, ainsi que d’autres, postées sur X par Mario Nawfal

 

Selon Karol Markowicz, de Fox News, le suspect est un homme de 31 ans originaire de Torrance, en Californie.

 

 

 

 

Des coups de feu ont été tirés samedi soir lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche (WHCD) de 2026, qui se tenait dans la salle de bal du Washington Hilton, ce qui a conduit les services secrets à évacuer immédiatement le président Donald Trump, la première dame Melania Trump, le vice-président et d’autres personnalités présentes. Les invités ont reçu l’ordre de se mettre à l’abri sous les tables pendant que des agents lourdement armés sécurisaient les lieux

 

Détails-clés issus des premiers rapports :

 

  • Le président Trump et plusieurs personnalités — dont la Première dame, le vice-président, la présidente de la WHCA, Weijia Jiang et l’animateur/mentaliste Oz Pearlman — ont été rapidement évacués de la salle de bal.
  • Des agents des services secrets ont bondi sur scène au milieu du chaos.
  • Les agents de sécurité de la secrétaire à l’Éducation Linda McMahon ont déclaré en direct à CNN qu’il y avait un tireur dans le hall et que celui-ci était mort.
  • Un autre rapport du pool de la Maison Blanche, rédigé par Jeff Mordock du Washington Times, indiquait que les services secrets avaient signalé que le tireur présumé était en garde à vue ; cependant, CNN rapporte que le tireur est mort. Le tireur est en garde à vue.

 

Les participants ont fait état de forts bruits (semblant provenir de coups de feu), d’un mouvement de panique, de personnes plongeant pour se protéger, d’un confinement de la salle et d’une fouille de l’hôtel par la police et les services secrets. M. Trump et la Première dame auraient été mis en sécurité après une évacuation rapide peu après leur arrivée sur les lieux. Aucun blessé parmi les participants ou les personnalités n’a été confirmé selon les premiers témoignages.

Source : https://www.zerohedge.com/political/trump-evacuated-shots-fired-white-house-correspondents-dinner-shooter-dead?utm_source=&utm_medium=email&utm_campaign=7873

 

Ils n’ont quand même pas « fabriqué » tout ça eux-mêmes pour faire remonter la cote de D.T. ?

Faudrait demander aux acteurs professionnels de La Mama ce qu’ils en pensent.

Ce n’est pas le Petit-Clamart.

On diraut un false flag de patronage.

 

 

 

 

Mais l’ineffable Picrochole ne s’en est pas tenu là !

 

Pour s’occuper pendant qu’on le coinçait à l’abri  malgré luii, il s’est empressé de mettre, via Truth Social,  son grain de sel dans une bataille de dames (enfin… presque) opposant la très célèbre Candace Owens à une de ses propres groupies les plus déterminées, activiste d’extrême-droite (blanche), nationaliste jusqu’au nazisme, sioniste à n’en plus pouvoir (et plus si affinités) du nom de Laura Lowers, qui, faisant flèche de tout bois pour estourbir la bête (noire) du POTUS, a sorti, dans une émission publique télévisée, la photocopie d’un chèque assez élevé émis par l’époux anglais de Candace, pour s’acquitter d’un impôt immobilier, alors qu’en Amérique, ces choses-là passent par des trusts. « Ils font ça pour échapper aux Macron ou quoi ? » Et savez-vous quelque chose d’autre ? Ce n’est pas « une » propriété que possèdent en Floride les époux Farmer,  mais « deux » ! (Elle ne connaît pas Zélensky.). «Tout ça n’est-il pas  dégoûtant, quand on traite si mal ses enfants ? », s’exclame Laura. À qui Candace demande, en l’appelant Larry : « Peut-on savoir combien d’enfants tu as toi-même réussi à procréer ? »  Veut-elle dire qu’il pourrait y avoir du travesti dans l’air, voire du transgenre façon Brigitte  ?

Tout cela vole évidemment très haut. Et c’est pourtant juste à cet endroit-là que le Trumpinet, au plein milieu des coups de feu, a sauté dans l’arène pour venir, contre les méchants, au secours de son chevalier de l’apartheid.

Ce qui a fait dire à M. Alex Christoforou (The Duran) que se mêler à un crépage de chignons (l’un des deux fût-il  samourai) est indigne d’un président de république et qu’il ferait bien de se surveiller.

Il nous semble à nous que M. Trump a sauté depuis longtemps par-dessus toutes les chicanes de l’auto-surveillance.

E,t franchement, si c’était là sa seule indignité…

 

 

 

 

Dernière minute

 

L’Europe joue avec le feu nucléaire.

 

Arrêt sur info — 26 avril 2026

 

 

La France entraîne ses pilotes au largage de bombes atomiques sur la Russie

Répéter des manœuvres simulant une guerre nucléaire contre deux pays voisins, depuis le territoire d’un troisième, en dehors de tout cadre officiel, tout en parlant d’«exercices». La France et la Pologne viennent de franchir une ligne rouge aux conséquences potentiellement catastrophiques.

Ainsi donc, les pilotes français vont gentiment survoler la Pologne pour simuler des attaques nucléaires contre la Russie et la Biélorussie ? C’est officiel  : nos chers voisins européens, et en particulier la France et la Pologne, semblent avoir perdu tout discernement.

Qualifiés de simples « exercices », ces manœuvres constituent en réalité une provocation manifeste. Les Rafale français, ces redoutables appareils capables d’emporter des ogives nucléaires, vont jouer à la guerre version catastrophe dans le ciel de la Baltique et du nord de la Pologne. Pendant ce temps, les Polonais, eux, feront les petits soldats : missions de reconnaissance, collecte de données sur les cibles potentielles et tirs de missiles conventionnels.

Ne nous y trompons pas : derrière ces simulations se profile une dangereuse escalade verbale et militaire contrc Moscou.

 

Dangereuse escalade

Un représentant militaire polonais a précisé que ces scénarios constitueraient des plans « complémentaires » dans l’éventualité d’une attaque russe. Il a indiqué que leur activation ne pourrait intervenir qu’après de « longues discussions » menées conformément à l’article 5 du traité de l’OTAN.

La même source a ajouté que ces exercices permettraient à la France et à la Pologne de constituer une « unité militaire spécifique », laquelle fonctionnerait de manière indépendante par rapport aux structures de l’Alliance atlantique.

Un autre responsable militaire polonais a confié que les autorités françaises « reconnaissaient pleinement la puissance militaire que Varsovie était en mesure de déployer ». Il a indiqué qu’à l’horizon du milieu des années 2030, la Pologne disposerait de l’une des armées les plus importantes du continent européen. Dans ce contexte, la France apporterait son savoir-faire ainsi qu’une catégorie d’armement que la Pologne ne possède pas encore, à savoir, la capacité nucléaire.

 

Moscou demande des éclaircissements

Du côté russe, ces exercices sont perçus comme une provocation et une étape vers une militarisation accrue de la région. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir que la Russie souhaiterait obtenir des éclaircissements sur la teneur exacte de ces échanges franco-polonais. Il a estimé qu’un projet de cette nature illustrait la volonté européenne d’engager une nouvelle phase de militarisation et de nucléarisation régionales.

Sources : https://arretsurinfo.ch/leurope-joue-avec-le-feu-nucleaire/

 

Macron successeur d’ Henri III ? Intéressant…

 

 

 

 

Mis en ligne le 27 avril 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

Être ou ne pas être dictateur ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Iceberg ?…   Quel iceberg ?… 

(Piqué au Saker francophone)

 

 

 

Être ou ne pas être dictateur ? 

 

 

bracingviews.substack.com

 

 

Trump Has Always Been Dictatorial

 

An Eminently Scrutable Man

 

 

[ Trump a toujours eu un comportement dictatorial.

Homme éminemment transparent.

 

 

Bill Astore – Bracing Views  –  21.4.2026

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

Donald Trump a toujours eu un comportement autoritaire. Il n’a jamais compris la Constitution américaine, loi fondamentale du pays, texte qui incarne la liberté. C’est pour cette raison que je n’ai jamais voté pour lui et que je ne l’ai jamais soutenu.

Tucker Carlson a fait la une des journaux parce qu’il s’est excusé d’avoir soutenu Trump.

 Voici l’introduction d’un article publié aujourd’hui dans le New York Times :

Tucker Carlson se dit « tourmenté » par son soutien passé à Trump

« Je tiens à dire que je suis désolé d’avoir induit les gens en erreur », a déclaré le commentateur conservateur, qui a radicalement rompu avec le président au sujet de la guerre à l’Iran. C’est dix ans trop tard, Tucke !.

Je me souviens d’avoir regardé Trump débattre à la télévision, en mars 2016, pendant les primaires républicaines. C’est à cette occasion qu’il a déclaré que les troupes U.S. allaient etdevaient suivre ses ordres, sans se préoccuper de leur illégalité. (Le contexte concernait la torture des « terroristes » et peut-être même des membres de leur famille.)

À ce moment-là, j’ai su que Trump s’était disqualifié. Il avait montré son vrai visage : son goût pour la violence, sa présomption à prétendre que sa parole avait force de loi, au mépris de la loi du pays, c’est-à-dire de la Constitution U.S.

 

 

 

L’auteur chez le juge Napolitano,

sur JUDGING FREEDOM

 

 

 

 

Hier, j’ai participé à l’émission « Judging Freedom » avec le juge Napolitano, où ce sujet a été abordé. J’ai peu de sympathie pour les remords de Tucker. Nombreuxc sont les observateurs qui ont remarqué,dès  2015 et 2016, la vanité de Trump, son narcissisme, mais surtout son mépris de la loi. Oui, certes, Trump a dit que la guerre d’Irak était un désastre, et je l’en ai applaudi. Oui, il parle parfois de paix, et il n’hésite même pas à dénoncer à l’occasion le complexe militaro-industriel. Mais, comme nous le savons tous, les actes parlent plus fort que les mots.s. La « paix » de Trump est une paix qu’il veut dicter par la force, alors même qu’il entend gaver le complexe militaro-industriel de 1.500 milliards de dollars pour le seul exercice 2027. 

Les gens se racontent beaucoup d’histoires réconfortantes et de mensonges ; nous nous laissons tous berner à un moment ou à un autre. Peut-être que Trump a berné Tucker, mais Trump est un homme éminemment facile à cerner lui aussi, un bonimenteur de foire et unvendeur de poudre de perlimpinpin à l’ego fragile, un adepte de la brutalisation des autres pour qu’ils le servent et lui obéissent. En effet, pour Trump, un leader, c’est quelqu’un qui donne des ordres auxquels les autres obéissent sans discuter

Comment Tucker a-t-il bien pu se convaincre que Trump avait l’étoffe d’un président ? Et comment tant d’autres Américains ont-ils bien pu vouloir sauter en marche dans le train MAGA de Trump ? Rappelons-nous que la phrase fétiche de Trump à l’époque était « Vous êtes viré ». Qui voudrait de lui comme patronet qui peut bien vouloir de lui comme président ?  Oui, je comprends que Démocrates n’étaient pas une alternative évidente ni  excitante, et ça, c’est effectivement la faute des démocrates. Mais Trump… sérieusement ?! L’homme qui était btout fier  d’ordonner aux troupes depratiquer la torture… Est-ce vraiment  –  ça !  – l’homme que nous voulons pour prendre en charge la responsabilité de notre pays ?

Source : https://bracingviews.substack.com/p/trump-has-always-been-dictatorial

 

[ Il a raison, le lieutenant colonel Astore  ! 

C’est vrai que « le Donald » est affligé de la maladie d’Alzheimer, et qu’à ce titre, il est devenu intouchable. Mais c’est vrai aussi que les effarantes propensions exacerbées par sa maladie étaient là bien avant qu’il en soit affligé.

Nous soutiendrions même volontiers – mais ceci nous entraînerait trop loin pour le moment – que ce sont ces propensions, justement, qui ont petit à petit fait naître son Alzheimer, bref, que cette « démence » clinique est sans doute beaucoup plus qu’on ne le croit, une maladie auto-induite. En d’autres termes, que ce sont les habitudes, les choix de vie et l’inutilisation persistante de leur cerveau, entraînant sa nécrose, qui affligent les patients atteints de ce fléau. Qu’il est un résultat, autant qu’un accident de parcours infligé par une mâratre Nature tripatouillant leur ADN.

On parle beaucoup de transmission de l’Alzheimer par les femmes. Peut-être. Reste à savoir comment a vécu la femme qui le transmet. Le rôle de la génétique est inconnu aux Béotiens que nous sommes, mais il n’est peut-être pas le seul.

Parce que…

On remarquera, dans le cas précis de Donald Trump, que sa mère n’a souffert de rien de ce genre, et qu’en revanche son père en a été affligé avant lui. Son père dont il a hérité copié ?) le goût immodéré pour l’argent et l’indifférence absolue aux autres en même temps qu’aux choses intellectuelles.

On se rappelle qu’une publicité radiophonique, dans la France d’il y a des décennies, proclamait « La pile Wonder ne s’use que si l’on s’en sert ! » et que feu Le Canard Enchaîné de cette époque faisait remarquer que pour le cerveau, c’est l’inverse : c’est si on ne s’en sert pas qu’il s’use.

Pour la conscience, évidemment, c’est encore pire, puisqu’elle condamne à la dégénérescence irrémédiable ceux qui la snobent.

Abusons de notre liberté d’expression et remarquons en passant que le plus jeune fils de Donald Trump, Barron, a hérité de la bouche de son père, signe de bien mauvais augure. On souhaite sincèrement que ce pauvre jeune homme s’avère capable de corriger, par son caractère, ce dangereux cadeau d’une mauvaise fée.

 

 

 

 

 

Ukraine, Epstein, etc.

 

 

L’opération antiterroriste a été une guerre menée par les banquiers

 

Cette guerre, qui a fait 14.000 victimes, a été déclenchée par les « principaux actionnaires » du FMI et a fait l’objet de discussions entre Arianne de Rothschild et Jeffrey Epstein

 

Alex KrainerSubstack – 22 avril 2026

 

 

[ Publié à l’origine sur I-System TrendCompass le 15 avril 2026. ]

Le 15 avril 2026 a marqué le 12e anniversaire du lancement de l’opération antiterroriste (ATO) en Ukraine, qui a déclenché une cascade d’événements conduisant à une guerre civile dans ce pay, laquelle a rendu pratiquement inévitable l’affrontement final entre la Russie et les USA/.OTAN. L’ATO constituait un élément essentiel de la tentative faite par les puissances occidentales pour  prendre le contrôle total de l’Ukraine, mais, en  même temp qu, sa nature et son intensité étaient délibérément occultées par les médias occidentaux.

 

 

 

Toutes les guerres sont des guerres de banquiers.

Ainsi en a-t-il été pour l’« Opération Anti-Terroriste » de Kiev en 2014

 

 

Le coup d’État de Maïdan et l’éclatement de l’Ukraine

Le renversement violent du président démocratiquement élu Alexandre Ianoukovitch a eu lieu en février 2014 et a suscité une forte résistance dans les régions du sud et de l’est de l’Ukraine, où la majorité de la population avait bien compris ce qui s’était passé à Kiev.

 

 

 

 

Il s’agissait des régions les plus peuplées d’Ukraine, qui soutenaient  massivement  le président Ianoukovitch. Lors des élections de 2010 dans le Donbass, il avait recueilli plus de 90 % des voix et la population locale n’a pas accepté son renversement par la violence.

 

La Russie s’empare de la Crimée

Au lendemain du coup d’État, Moscou a pris des mesures pour sécuriser la péninsule de Crimée. Le 27 février 2014, les troupes russes stationnées en Crimée ont pris le contrôle de tous les points stratégiques de la péninsule,  afin d’empêcher que la junte de Kiev n’arrive à s’en rendre maître par la force. Le 16 mars, la Crimée a organisé un référendum qui a enregistré un taux de participation très élevé (83,1%) et 96,77% des votes (1,23 million) se sont prononcés en faveur du rattachement de la péninsule à la Russie. Deux jours plus tard, le 18 mars, le Kremlin a officiellement reconnu la Crimée comme une partie constitutive de la Fédération de Russie.

Simultanément, dans d’autres régions de l’est et du sud de l’Ukraine, les manifestations contre le nouveau régime se multipliaient, empêchant Kiev de s’emparer du contrôle total du pays. Les sbailleurs de fonds occidentaux de la junte ont alors exercé de fortes pressions sur le nouveau gouvernement pour qu’il réprime ces manifestations et qu’il consolide son emprise sur l’ensemble du pays. En conséquence, début mars 2014, Kiev a commencé à envoyer des convois de troupes équipées d’hélicoptères, d’artillerie et de chars vers les régions résistantes.

Cependant, les habitants des régions orientales de Donetsk et de Lougansk se sont organisés pour bloquer leur avancée. Les soldats ukrainiens ordinaires étant réticents à recourir à la violence contre leurs concitoyens, ces actes de résistance civile se sont avérés efficaces et le régime risquait de perdre même le contrôle des régions du sud et de l’est du pays.

 

La nazification

Le 13 mars, la junte a rapidement pris des mesures pour mettre sur pied une force plus agressive, soit une Garde nationale forte de 60.000 hommes. Dirigée par le nouveau chef de la sécurité, Andriy Paruby, la Garde nationale devait jouer en Ukraine un rôle similaire à celui que les « Sturmtruppen » d’Ernst Röhm avaient joué en Allemagne dans les années 1930 : déchaîner une répression implacable contre tout élément résistant au régime. 

Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur, Arsen Avakov, s’est chargé d’étoffer le reste des forces armées ukrainiennes en infiltrant dans presque toutes leurs unités régulières au moins deux ou trois radicaux d’extrême droite, afin qu’ils y neutralisent les scrupules des soldats fe à la violence. Ces hommes ont eu pour tâche de diriger dans le sens requis  les unités de l’armée régulière, d’affronter les manifestants et de veiller à ce que soient obéis les ordres de la junte.

 

 

Nazis in Ukraine

 

 

Comme l’a alors rapporté John Pilger dans The Guardian, l’Ukraine venait d’être littéralement transformée en « parc d’attractions » de la CIA, dirigé par le directeur de la CIA en personne – John Brennan, – depuis son quartier général de Kiev, avec, sous ses ordres,  des dizaines d’ unités spéciales  de la CIA et du FBI, mettant en place une « structure de sécurité » chargée de superviser les attaques brutales contre tout ce qui s’opposait au coup d’État de février.

 

L’ « Opération Anti-terroriste » de Kiev déclenche une guerre civile en Ukraine

C’est ainsi que le terrain a été préparé pour une guerre civile en Ukraine. Il est important toutefois de reconnaître que la pression visant à consolider le contrôle de la junte sur le Donbass émanait du cartel bancaire international, le FMI servant de relais.

Aussitôt après le coup d’État, le secrétaire U.S. au Trésor, Jacob Lew, a souligné que les discussions entre l’Ukraine et le FMI revêtaient une importance cruciale. M. Lew s’est entretenu avec le chef de la junte, Arseniy Yatsenyuk, et lui a assuré que son gouvernement pouvait compter sur une aide internationale de grande envergure coordonnée par le FMI

 

 

« Vous devez écraser les Russes pour nous » : Jacob Lew, du Trésor U.S. et Arseniy Yatsenyuk, chef de la junte de Kiev (le « Yats » de Victoria Nuland)

 

 

Lew a ensuite fait savoir à la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, que l’Ukraine devait rapidement commencer à mettre en œuvre les « réformes structurelles nécessaires ». Deux semaines après le lancement de l’opération anti-terroriste (ATO) par Kiev, le mercredi 30 avril 2014, le FMI a approuvé un programme d’aide de 17 milliards de dollars à l’Ukraine.

 

De l’argent du FMI… assorti de conditions

Du même FMI qui, seulement six mois plus tôt, n’avait réussi à cracherr que 4 malheureux milliards de dollars d’aide, et encore : assortis de conditions draconiennes. Mais pour le nouveau régime, 17 milliards de dollars étaient parfaitement envisageables, mais assortis, cette fois, de conditonsi différentes. Au lendemain de l’approbation du nouveau programme d’aide, le rapport des services du Fonds a épinglé le problème évident :

 

« … L’évolution de la situation dans l’Est et les relations tendues avec la Russie pourraient perturber gravement les échanges bilatéraux et peser sur la confiance des investisseurs pendant une période considérable, aggravant ainsi les perspectives économiques. … Si le gouvernement central venait à perdre le contrôle effectif de l’Est, le programme devrait être repensé. »

 

Un article de CNBC intitulé « Le FMI met en garde l’Ukraine contre une perte de l’Est en cas de refus du plan de sauvetage » soulignait que les actions de Kiev étaient « dictées politiquement par les principaux actionnaires du FMI afin de soutenir le gouvernement « kamikaze » de Yatsenyuk dans ses efforts de réforme ». Quelle a été l’importance du rôle du FMI ? Le 26 novembre 2014, le Premier ministre Yatsenyuk a déclaré ce qui suit :

 

« Notre gouvernement a repris le programme d’activité et de coopération avec le Fonds monétaire international, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et d’autres banques. Aujourd’hui, les investisseurs internationaux ne sont pas prêts à venir dans le pays, mais les banques internationales sont prêtes à nous aider. … Nous n’aurions pas survécu sans l’aide internationale. »

 

Cependant, pour obtenir cette aide indispensable du cartel bancaire occidental, Kiev devrait prendre le contrôle total des régions rebelles de l’Est, qui représentaient près de 80 % du PIB national.

 

C’est (comme toujours) la garantie, idiot !

Pourquoi, pourrait-on demander, les milieux bancaires tenaient-ils tant à ce que leur junte de Kiev conserve le contrôle du Donbass ? Eh bien, cela n’avait pas grand-chose à voir avec la démocratie et la liberté, mais plutôt avec son importante industrie charbonnière, sa métallurgie ferreuse, sa construction mécanique, son industrie chimique, son secteur du bâtiment, ses immenses ressources énergétiques, son agriculture diversifiée et son dense réseau de transport – autant d’atouts très convoités par les intérêts financiers occidentaux.

De plus, le Donbass représentait près de 95% des ressources énergétiques nationales de l’Ukraine et environ 30% de sa consommation d’énergie. Environ 90% des réserves de charbon de l’Ukraine, qui occupent la 6e place mondiale, se trouvent dans le bassin de Donetsk. Cela revêtait une importance cruciale pour les plans de diversification énergétique de l’Ukraine, tels que formulés par l’OCDE en 2011. Ce plan prévoyait de doubler la production d’électricité de l’Ukraine d’ici 2030 et de faire passer les centrales thermiques du gaz, fourni par la Russie, au charbon national.

La prise de contrôle du Donbass et de la Crimée était essentielle à la mise en œuvre de ce plan. L’Ukraine s’est également avérée posséder les troisièmes plus grandes réserves de gaz de schiste, estimées à 1.200 milliards de mètres cubes. L’un des deux grands gisements, celui de Yuzivska, se trouve presque entièrement dans les oblasts de Donetsk et de Kharkov. Les géants énergétiques occidentaux tels que Chevron, Exxon, Halliburton et Shell avaient déjà jeté leur dévolu sur des projets dans les oblasts de l’est

La résistance à Donetsk et à Lougansk les a privés de la possibilité d’exploiter ces ressources, et a empêché leurs banquiers de transformer ces ressources naturelles en garanties pour leurs propres prêts. Dès juin 2014, Royal Dutch Shell a dû suspendre ses activités d’exploration de gaz de schiste à Yuzivska, le gouvernement de Kiev étant incapable d’assurer son contrôle sur le gisement. Six mois plus tard, la société a dû abandonner purement et simplement le projet.

De même, Chevron a dû renoncer à ses propres projets d’exploitation des ressources énergétiques ukrainiennes, estimées à environ 10 milliards de dollars. Après l’annexion de la Crimée par la Russie, Exxon Mobil a dû mettre en veilleuse ses ambitieux projets d’exploitation des gisements gaziers offshore de la mer Noire. Son projet Skifska, d’une valeur de 12 milliards de dollars et dont les réserves de gaz étaient estimées à 3.000 milliards de pieds cubes, devait entrer en production en 2017, mais il se trouvait désormais sur le territoire souverain de la Russie.

 

Le prix de la démocratie et de la liberté.

On ne pouvait pas simplement laisser toutes ces ressources aux mains de ces Ukrainiens de l’Est un peu trop arrogants. Il y avait du travail à accomplir, et les diplomates et « conseillers » occidentaux ont veillé à pousser leurs agents de Kiev dans ce sens. Dès que la junte a pris le pouvoir, une multitude de hauts responsables occidentaux ont afflué dans la capitale ukrainienne, notamment John Kerry, le vice-président Joe Biden à deux reprises, plusieurs « hauts responsables américains de la défense » et pas moins de sept visites du ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, venus conseiller le nouveau gouvernement sur la manière d’assurer la sécurité du pays.

Le 12 avril 2014, le directeur de la CIA, John Brennan, s’est rendu en secret à Kiev pour rencontrer les principaux responsables de la junte. Andrii Telizhenko, haut responsable des services de renseignement ukrainiens, a déclaré avoir reçu à cette époque un appel de l’ambassade des États-Unis lui demandant d’aider à organiser cette réunion, à laquelle devaient participer son supérieur, le premier vice-Premier ministre Vitaliy Yarma, l’ambassadeur US Jeffrey Pyatt, le président par intérim ukrainien Oleksandr Turchynov, le chef des services de renseignement extérieurs Victor Gvozd, ainsi que quelques autres hauts responsables ukrainiens de la sécurité.

Telizhenko a déclaré que « Brennan avait donné son feu vert pour recourir à la force contre le Donbass », et a évoqué « la manière dont les USA pourraient soutenir cette initiative… Brennan expliquait comment l’Ukraine devait agir… Un plan visant à maintenir le Donbass sous contrôle ukrainien… L’Ukraine doit prendre des mesures fermes et énergiques pour empêcher que cela ne s’étende partout ». Le lendemain, la junte a annoncé sa brutale « opération antiterroriste » (ATO) contre les régions rebelles, qui a ensuite débuté le 15 avril, il y a 12 ans.

 

Alors, qui étaient les « principaux actionnaires » du FMI ?

Comme l’a rapporté CNBC, nous savons aujourd’hui que les actions de Kiev étaient « motivées politiquement par des actionnaires clés du FMI afin de soutenir le gouvernement « kamikaze » de Iatseniouk dans ses efforts de réforme ». Étant donné que l’opération anti-terroriste (ATO) menée par Kiev a déclenché une guerre civile en Ukraine et fait plus de 14 000 victimes, il serait intéressant de savoir qui étaient ces « actionnaires clés du FMI ».

‘oublions pas que le coup d’État de 2014 et l’opération anti-terroriste (ATO) menée par Kiev ont déclenché le conflit qui a fini par dégénérer en une guerre totale entre l’Ukraine et la Russie, faisant bien plus d’un million de victimes et entraînant une dévastation quasi totale de l’économie et de la société ukrainiennes. Il ne fait aucun doute que ce conflit continuera de s’étendre et pourrait, à terme, déboucher sur une nouvelle « Guerre mondiale » dévastatrice sur le continent européen.

 

 

Arianne de Rothschild et son employé « chien-chien de compagnie ».

 

 

Identifier les « principaux actionnaires » ne devrait pas être trop difficile si l’on voulait empêcher la guerre de s’intensifier davantage. Aujourd’hui, nous connaissons même le nom d’une suspecte, grâce à sa correspondance avec son employé de confiance, Jeffrey Epstein : Arianne de Rothschild, PDG du groupe Edmond de Rothschild. Voici un échange d’e-mails entre eux, survenu seulement trois jours après le lancement de l’opération anti-terroriste (ATO) par Kiev :

 

 

vec les garanties financières de l’Ukraine, estimées entre 10 000 et 12 000 milliards de dollars, il y aurait en effet «beaucoup d’opportunités, vraimen tbeaucoups ».

 

__________________________   

 

Salut, Jeff. Très longue journée à siéger au Comité

Les chiffres sont OK, mais pas satisfaisants pour moi. Je fais pression sur eux pour qu’ils fassent preuve de plus d’innovation en matière de gestion de fonds d’actifs pendant la restructuration. Je suis en train de dîner avec un client. J’en ai ras le bol ! Nos discussions me manquent et j’espère que tu vas bien. Je serai chez moi demain soir. Seras-tu libre ? Et il faut qu’on parle de l’Ukraine.

Envoyé depuis mon i-Phone

Le 16 mars 2014  à 16 h 40

Jeffrey Epstein <jeevacation@gmail.com> a écrit :

Les bouleversements en Ukraine devraient offrir beaucoup de possibilités… beaucoup.

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Source :  https://alexkrainer.substack.com/p/kievs-2014-anti-terror-operation

 

 

 

Nouvelle de dernière minute

 

 

 

Peu après la réparation de l’oléoduc Droujba, l’UE valide définitivement le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine et de nouvelles sanctions contre Moscou

 

France-Soir –  24.4.2026

 

https://www.francesoir.fr/politique-monde/peu-apres-la-reparation-de-l-oleoduc-droujba-l-ue-valide-definitivement-le-pret-de

 

 

Question idiote des Grosses Orchades :

Ces 90 milliards, est-ce que c’est « à l’Ukraine » qu’ils les prêtent ? Ou aux actionnaires du FMI ?

Hoû-hoû… Madame Lagââârde… ?

 

 

 

 

Le Gerald Ford sera-t-il le nouveau Potemkine ?

 

Plus d’un an en mer sans interruption… des demi-rations de nourriture avariée… des toilettes bouchées et, pour finir, la buanderie du bord qui prend feu…  Incurie de l’US Navy ou mutinerie ? Ou les deux, mon général ?

 

  Un incendie à bord du porte-avions à propulsion nucléaire USS Gerald R. Ford a fait rage pendant plus de 30 heures, forçant des centaines de marins à quitter leurs couchettes et mettant en évidence des problèmes plus profonds à bord du navire de guerre le plus perfectionné des USA. Selon la marine américaine, l’incendie s’est déclaré le 12 mars dans la principale buanderie du navire alors que le porte-avions opérait en mer Rouge. Les flammes se sont propagées par les conduits de ventilation et ont endommagé plusieurs zones de couchage avant que les marins ne parviennent enfin à maîtriser l’incendie.

 

 

 

L’USS Gerald Ford a d’abord été renvoyé « à sa base » (aux USA ou en Crète, on ne sait pas au juste) pour « réparation d’avaries ». Et maintenant, il est renvoyé vers l’Iran. Pour libérer le Détroit d’Ormouz ?

Où peuvent bien être alors les autres porte-avions qui se sont enfuis ?

 

 

 

 

A-t-on raison de dire que l’Histoire se répète ?

 

 

Le Cuirassé Potemkine

 

Sergueï Eisenstein

 

 

   Le Cuirassé Potemkine a longtemps été considéré comme le plus beau film au monde par les critiques de cinéma. Il s’agit du deuxième film de Sergueï Eisenstein qui déploie ici tout son talent pour raconter l’histoire vraie d’un épisode de la révolution manquée de 1905. Œuvre de commande et de propagande à la gloire de la révolution communiste et du régime soviétique, le récit s’appuie sur un montage hyperrapide pour l’époque, des compositions de plans tous plus magnifiques les uns que les autres et des concepts comme le « héros masse » ou le « gros plan pathétique ». Un film incroyable de beauté à redécouvrir ici en version full HD sous-titré en français.

 

 

 

 

 

No Kings ?

 

 

 

 

 

 

Nouvelle de dernière minute (suite)

En vrac et en anglais.

 

 

« THEY WILL TURN IT OFF! »

 Fico Warns EU Over €90BN Ukraine ‘War Loan’ & Oil Blackmail.

 

[ « ILS LE REFERMERONTt ! »

Fico met en garde l’UE contre le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine et le chantage au pétrole.]

 

 

 

 

Eh oui, c’est vrai, ça : qu’est-ce qu’ils feront quand leur pipe-line aura été refermé ? Puisque, évidemment, il le sera.

C’est M. Fico qui parle, au nom de la Slovaquie dont il est le Premier ministre.

 

 

 

 

EU’s Russia Obsession, Nukes, Military Drills, and a Loan No One Can Explain

 

[ L’obsession russe de l’UE : Bombes atomiques, grandes manœuvres et « prêt » que personne n’arrive à expliquer. ]

 

The Duran –  24.4.2026

 

 

 

 

Les deux Alex – Mercouris et Christoforou – vous cassent gentiment le morceu.

Les 90 milliards (qui sont d’avance exposés à tant d’aléas) vont être ventilés comme suit :  30 milliards pour le nain vert et… 60 milliards pour le complexe militaro-industriel européen, autrement dit pour l’Allemagne, qui, outre Rheinmetall et le toutim, va reconvertir son industrie automobile défunte en Fabriques Nationales (Européennes) d’armes de guerre. Avec conscription obligatoire pour les sans dents. Comme au temps d’Adolf ? Euh…  Et pour quoi faire ? Pour attaquer la Russie et lui faire payer les dettes himalayennes de l’Europe.

Si elle se laisse faire.

 

 

Cela dit, elle n’a pas l’air d’en prendre le chemin, si on en juge par ce que Dimitri Medvedev ne s’est pas fait prier pour vous dire (qu’un enfant de quatorze ans aurait compris tout seul) : ils vont vous faire les poches, Messieurs-Dames, et les dettes himalayennes – plus les conséquences catalyptiques d’une guerre avec la Russie – seront pour vous. Eux, ils seront à Hawaï.

Ajoutons ce que Medvedev ne détaille pas : que, d’ici là, ils vont non seulement vous rationner le chauffage et vous confiner à toutes fins utiles, comme si l’essence, l’électricité et le gaz avaient le CCOVID. Pour le riz, les pâtes, le sucre ét les choses de première nécessité, vous vous débrouillerez de votre mieux avec la grande dépression qui vient. Ils ne peuvent quand même pas être partout, au four et au moulin…. et à Chypre, dans l’endroit chic où ils ont célébré, avec le gnome, leur victoire sur l’abominable Orban.

Un autre jour, on vous parlera de Magyar. .

 

 

 

 

« EU IMBECILE LOGIC ! » :

Medvedev blasts EU’s 90 B. « Kiyv war loan »,

 « Playing–Flaying » its own citizens over Ukraine

 

 

[ « LA LOGIQUE IMBÉCILE DE l’U.E. ! »

 Medvedev stigmatise l’UE qui écorche vifs et manipule ses contribuables pour – prétendument – aider l’Ukraine ]

 

Times Now World  –  24.4.2026

 

 

 

 

 

On peut considérer M. Medvedev comme la tête de la faction qui, en ce moment, s’oppose à Vladimir Poutine, tout en le soutenant loyalement. À savoir : l’Armée, le ministère des Affaires étrangères, la majorité de la Douma et leurs représentants au gouvernement de la Fédération de Russie.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 24 avril 2026

par Les Grosses rchades