Sur un empire qui est allé de la barbarie au naufrage sans passer par la civilisation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur un empire qui est allé de la barbarie au naufrage sans passer par la civilisation

 

 

« Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera »

Napoléon Bonaparte

(Juste avant de se faire battre par les Russes)

 

« Quel pauvre, grand et malheureux pays ! Comme on le mène à sa perte ! »

Général J.-J. Fyon 

(sur la France napoléonienne)

 

Que dire d’autre aujourd’hui, de l’Amérique du Nord ?

 

 

 

Taïwan : quand Pelosi s’en va en guerre

 

 

Régis de Castelnau – Vu du droit – 5.8.2022

 

 

 

 

 

 

L’escapade de Nancy Pelosi, 3e personnage de l’État américain, à Taïwan a donné lieu à des interventions de toutes natures. Le contexte international particulièrement tendu avec l’affrontement géostratégique « Occident contre reste du monde » suscite (fort normalement) beaucoup d’inquiétudes. Et par conséquent une profusion de commentaires, où l’on voit les uns et les autres s’exprimer, chacun à partir de sa chapelle et afin de défendre sa cause. Qui celle du monde unipolaire dominé par les États-Unis, c’est-à-dire un « ordre international fondé sur des règles ». Qui celle d’un monde multipolaire de pays souverains organisé par le droit international issu de la Seconde Guerre mondiale. Plus clairement, les États-Unis, leurs amis du G7, et leurs clients d’une part, et de l’autre ceux qui suivent peu ou prou la Russie et la Chine, qui ont pris le taureau par les cornes. C’est pour cela que la question juridique est extrêmement importante, car si les deux visions sont manifestement antagoniques, le camp de « l’ordre international fondé sur des règles » est quand même tenu de s’inscrire, au moins en partie, dans une régulation fondée sur le droit international.

En effet, le concept américain ressemble comme deux gouttes d’eau à celui posé par le premier vers de la fable de Jean de La Fontaine : « Le loup et l’agneau ». C’est-à-dire : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». […]

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Source : https://www.vududroit.com/2022/08/taiwan-qand-pelosi-sen-va-en-guerre/

 

 

 

 

Seulement alcoolique ou alcoolique et Alzheimer ?

Mais quel besoin ont-ils de tous ces cinglés ? Reagan, Thatcher, Biden, Pelosi, et… qui encore ?

 

 

L’armée américaine vient d’être utilisée pour aider une patiente atteinte de démence à essayer de déclencher la troisième guerre mondiale.

 

Caitlin Johnstone – Substack – 3.8.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a quitté Taïwan après une visite brève mais diplomatiquement corrosive, dont les séquelles pourraient se faire sentir pendant des années.

 

Vers la fin de son discours aux côtés de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, le cerveau de Pelosi a subi l’une de ses défaillances logicielles de plus en plus fréquentes, ce qui l’a amenée à bafouiller de manière inarticulée.

Voici la transcription de ce que le cerveau de Nancy Pelosi lui a fait dire :

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/larmee-americaine-vient-detre-utilisee-pour-aider-une-patiente-atteinte-de-demence-a-essayer-de-declencher-la-troisieme-guerre-mondiale/

 

 

 

 

On pourrait multiplier les exemples.

(En anglais parce qu’on n’a pas 4 bras) :

 

Has the Ukraine Conflict Driven U.S. Government Officials Crazy ?

 

 

Jeremy KuzmarovCovert Action Magazine – 5.8.2022

 

 

 

Scene from military-style raid outside Omali Yeshitela’s home on July 29. [Source: Photo Courtesy of Burning Spear Media]

 

 

 

Latest outrage is the FBI’s use of flash-bang grenades and drones to startle 80-year-old leader of Black Nationalist organization who was accused of being a Russian agent—on the grounds that he attended a meeting on self-determination in Moscow seven years ago.

FBI also accuses alleged Russian agent of trying to support California’s secession.

 

At 5 a.m. on the morning of July 29, eighty-year-old Omali Yeshitela and wife, Ona Zené Yeshitela, awoke in mortal terror as combat-clad FBI agents equipped with automatic weapons smashed their windows, broke down their door, and set off deadly military-grade flashbang explosives (aka “concussion grenades”) as they invaded the couple’s home in a quiet residential neighborhood of St. Louis.

Read on…

 

Source :  https://covertactionmagazine.com/2022/08/05/has-the-ukraine-conflict-driven-american-government-officials-crazy/

 

 

 

 

Tout le monde s’y attendait, non ?

 

 

Escalade de la réaction chinoise

 

Strategika51  – 5.8.2022

 

 

 

 

 

 

 

La petite tournée asiatique de Nancy Pelosi et notamment son passage à Taïwan, est considéré par la Chine comme un point en rupture justifiant un réajustement de la politique étrangère chinoise et une révision en profondeur des relations bilatérales avec Washington.

 

Outre une série de manœuvres militaires simulant à munitions réelles un blocus total de l’île sécessionniste ainsi que la disparition de ce qui était appelé la ligne médiane du détroit de Formose avec le passage de missiles chinois au-dessus de l’île (y compris à Taipeï), Pékin a annoncé le 05 août 2022 une série de mesures en représailles aux provocations de Washington :

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/escalade-de-la-reaction-chinoise/

 

 

 

 

Et dans l’Hexagone, qu’est-ce que ça donne ?

Tiens, ça rime.

 

L’administration US joue avec la troisième guerre mondiale : Halte à la va-t-en guerre provocatrice Nancy Pelosi !

 

 

Georges Gastaud – L.G.S. – 5.8.2022

 

 

 

 

 

 

En prenant la décision provocatrice et pousse-au-crime de visiter Taïwan ces prochains jours malgré l’opposition déclarée de Pékin, la présidente pseudo-« démocrate » de la Chambre américaine des Représentants prend sciemment le risque d’une crise MILITAIRE MAJEURE avec la Chine populaire : les dirigeants chinois qui ont réaffirmé la souveraineté de la Chine sur cette île historiquement chinoise ont été on ne peut plus clairs là dessus.

 

Cet acte insensé des USA, qui feraient mieux de balayer devant leur porte et de cesser de provoquer des conflits et des ingérences dans le monde entier pour assurer leur hégémonie mondiale en péril, peut nous mener aux portes de la Troisième Guerre Mondiale. C’est si vrai qu’Antonio Gutierrez, le secrétaire général de l’ONU, vient de déclarer solennellement que nous n’avons jamais été « si proches de l’anéantissement depuis la fin de la guerre froide » ; en clair, depuis l’an 1984 où les USA, pour forcer l’URSS à capituler politiquement (ce qu’ils ont obtenu indirectement avec l’avènement du super-capitulard Gorbatchev à Moscou en 1986), avaient implanté leurs euromissiles nucléaires en Allemagne, plaçant Moscou à 5 mn du feu nucléaire américain.

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Source : L’administration US joue avec la troisième guerre mondiale : Halte à la va-t-en guerre provocatrice Nancy Pelosi ! — Georges Gastaud (legrandsoir.info)

 

 

 

 

Nicolas Bonnal… on en prend et parfois on en laisse, mais De Gaulle… on ne l’a peut-être pas assez lu

 

 

1944 : pourquoi De Gaulle préférait Staline à Roosevelt

 

 

Nicolas Bonnal –  Strategika.fr  – 3.8.2022

 

 

 

 

 

 

« Le général expose que le rétablissement d’une France forte constitue, sur le continent, avec une Russie puissante la meilleure garantie de sécurité. » Mémoires de Guerre, 3, p. 364.

 

Dans ses Mémoires de guerre, le Général entrevoit et dénonce la mondialisation américaine, le déclin pathétique de l’Europe, la fin des empires coloniaux, la liquidation du millénaire Etat-nation, liquidation à laquelle nos élites ou supposées telles ont depuis pris une si joyeuse part. C’est d’ailleurs pour cela que le Général de Gaulle ne cesse de vouloir se rapprocher de la Russie, fût-elle dirigée par le Maréchal Staline. Ce dernier apparaît sous sa plume non pas comme le diable de nos historiens de plateau mais plus simplement comme le gentil ogre avec qui il faut apprendre à s’entendre. Et c’est de Gaulle qui rappela à Harry Hopkins, bien avant les «amateurs de « théorie du complot » comment les américains fabriquèrent Hitler (un passage étonnant). Après la guerre ils recyclèrent le nazisme spatial et administratif.

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Source : 1944 : pourquoi de Gaulle préférait Staline à Roosevelt – Nicolas Bonnal – Strategika

 

 

 

 

 

 

Vents de guerre en Eurasie

 

Manlio DinucciByoBlu – 5.8.2022

 

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

 

 

 

 

 

 

 La visite provocatrice de la présidente de la Chambre (USA) Nancy Pelosi à Taïwan s’insère dans l’escalade des États-Unis contre la Chine dans ce qui est défini, dans la géographie du Pentagone, comme l‘Indo-Pacifique à savoir la région qui va de la côte occidentale des États-Unis à celle de l’Inde. C’est là qu’est en cours la RIMPAC, la plus grande manoeuvre navale du monde sous commandement USA, avec la participation des forces navales et aériennes de 26 pays. Elle est dirigée contre ce que le Pentagone qualifie d’“agression chinoise”, en accusant Pékin de préparer contre Taïwan une opération militaire analogue à celle menée par la Russie en Ukraine. De cette façon Washington alimente, après celui en Ukraine, d’autres foyers de guerre pour faire obstacle et casser le Grand Partenariat Eurasiatique qui, proposé par le président Poutine en 2015, est en train de se réaliser avec une série de projets dont la Nouvelle Route de la Soie, lancée par la Chine, constitue l’axe porteur. 

 

 Dans ce cadre s’insère le Couloir international de transport Nord-Sud qui relie la Russie à l’Inde et autres pays asiatiques à travers l’Azerbaïdjan et l’Iran, le long d’un parcours beaucoup plus bref, et donc moins coûteux que celui de l’Atlantique et de la Méditerranée. Se trouvent alors rendues vaines les sanctions USA et UE contre l’export russe de pétrole et de gaz. Un autre projet en cours de réalisation est le Couloir Économique Chine-Pakistan, qui ouvre à l’export chinois l’accès à la Mer d’Arabie, et pourrait s’étendre à l’Afghanistan, pays que USA et OTAN ont essayé en vain de contrôler à travers une guerre sanglante et couteuse qui a duré vingt ans.

 

La croissante intégration économique de l’Eurasie, qui encourage la résolution négociée des conflits et le dialogue interculturel, contribue de façon concrète et substantielle au passage du monde unipolaire au monde multipolaire, que les États-Unis et les autres grandes puissances de l’Occident, essaient par tous les moyens d’empêcher.

 

Bref résumé de la revue de presse internationale Grandangolo Pangea de vendredi 5 juin 2022 à 20h30 sur Byoblu

Source :  https://www.byoblu.com/category/grandangolo-pangea/

 

 

 

 

À méditer (le Japon est en Asie) :

 

 

Quand les mondialistes franchissent le Rubicon : L’assassinat de Shinzo Abe

 

 

Emmanuel Pastreich – strategika.fr – 3.8.2022

 

 

Publié par mondialisation.ca le 28.7.2022

 

 

 

 

 

 

Le 8 juillet est une journée chaude dans l’ancienne capitale du Japon. Shinzo Abe, la personnalité la plus puissante de la politique japonaise, prononçait un discours de soutien à un candidat régional du Parti libéral démocrate devant la gare de Nara Kintetsu lorsque soudain une forte détonation a retenti, suivie d’un étrange nuage de fumée.

 

La réaction des gens a été tout simplement incroyable. Parmi les personnes présentes dans la foule exceptionnellement nombreuse, pas une seule n’a couru se mettre à l’abri ou ne s’est couché au sol de terreur.

Les gardes du corps d’Abe, qui se tenaient inhabituellement loin de lui pendant le discours, regardaient de manière impassible ce qui se passait, ne faisant aucun effort pour le protéger ou le mettre en lieu sûr.

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Source : Quand les mondialistes franchissent le Rubicon : L’assassinat de Shinzo Abe – Strategika

 

 

 

Se faire du blé en Ukraine

 

Le blé ukrainien est-il américain ?

 

 

Alain Jejcic – Librairie Tropismes.fr – 3.8.2022

 

 

      

 

 

Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la vente des terres agricoles il y a exactement un an, trois grandes corporations transnationales états-uniennes ont acquis pratiquement un tiers des terres cultivables ukrainiennes. Selon la « Australian national review » les états-uniens posséderaient désormais 17 millions des 62 millions d’hectares de l’Ukraine (superficie totale du pays) ; 28% de l’Ukraine serait donc américaine !

Les acheteurs, les propriétaires sont des firmes US bien connues puisqu’il s’agit de Cargill, Dupont et Monsanto. Ce qui cependant est moins bien connu c’est que derrière ces enseignes célèbres ayant pignon sur rue apparaissent des fonds d’investissements – structures financières quelque peu obscures, caractéristiques de l’agiotage « new age ». Celles-ci, passablement obscures mais puissantissimes, disposent de capitaux qui font tourner la tête, se chiffrant en trillions (c’est-à-dire en milliers de milliards) de dollars. Au nombre de celles qui opèrent en Ukraine on compte en particulier Vanguard, Blackstone et Blackrock dont les capitaux sont respectivement dix, six et 0.9 trillions de dollars.

Pour donner la mesure de l’état des choses, la revue australienne mentionne l’exemple de l’Italie où les terres cultivables représentent 16.7 millions d’hectares. Ainsi, le pouvoir des marionnettes kiéviennes a fait en sorte que trois compagnies étatsuniennes possèdent désormais en Ukraine plus de terres cultivables que l’Italie, membre du G7.

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Source : Se faire du blé en Ukraine – … (librairie-tropiques.fr)

 

Cela ne vous rappelle-t-il pas comment le sionisme des années 1930 s’est emparé des terres palestiniennes ?

 

 

 

 

Curiosité :

 

En images : Sadon, sinistre village fantôme bâti par les Belges dans les montagnes du Caucase russe

 

 

Anna Sorokina  & Alexeï Rechetnikov  – Russia Beyond –  1.8.2022

 

 

 

 

 

 

Cette cité minière autrefois florissante, construite par des architectes européens, ressemble désormais au décor d’un film post-apocalyptique. Pourquoi ?

 

 

L’architecture européenne, avec ses petits bâtiments élégants et ses rues bien soignées, est totalement atypique pour une gorge montagneuse envahie par la végétation au milieu du Caucase, où les maisons rurales simples et robustes sont plus courantes. Le village de Sadon, en République d’Ossétie du Nord, a été construit par les Belges au XIXe siècle, mais il est aujourd’hui complètement abandonné. 

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Source : https://fr.rbth.com/tourisme/88441-sadon-village-fantome-caucase-russe-ossetie-du-nord?utm_source=Newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=Email

 

 

 

 

 

Musique russe

(et pot-pourri de plusieurs films que vous pouvez essayer de reconnaître au passage).

 

 

Dimitry Chostakovitch – Valse n°2

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 août 2022

 

 

Est-ce que les pochardes octogénaires n’ont rien de mieux à faire que d’éternellement retenter le coup du 4 août 1964 ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que les pochardes octogénaires n’ont rien de mieux à faire que d’éternellement retenter le coup du 4 août 1964 ?

 

 

(Ils n’en ont pas marre, les Zuniens de perdre des guerres ?)

 

 

 

 

 

Voir en anglais :

 

 

China to speed up reunification process with comprehensive action as it ramps …

 

Yang Cheng – Global Times – 2.8.2022

 

China to speed up reunification process with comprehensive action as it ramps up military readiness against Pelosi’s Taiwan visit – Global Times

 

 

 

 

L’avion de Nancy Pelosi a brusquement viré vers Taïwan

 

Avia-Pro – 2.8.2022

 

 

 

 

 

 

L’avion de Nancy Pelosi a brusquement changé de cap vers Taïwan.

Il y a quelques heures, on a appris que l’avion de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi, volant en direction de la Malaisie, a brusquement changé de cap et a commencé à se diriger vers Taïwan. À l’heure actuelle, l’avion se trouve à environ une heure et demie de l’espace aérien de l’île de Taïwan, ce qui a considérablement accru la menace d’une collision directe entre la Chine, les États-Unis et Taïwan.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lavion-de-nancy-pelosi-a-brusquement-vire-vers-taiwan/

 

 

 

 

Pelosi à Taïwan : Pékin promet des « actions militaires ciblées » en réponse

 

Al Manar – 3.8.2022

 

 

 

Nancy Pelosi lors de son arrivée à Taïwan, le 2 août

(En fantôme, car il ne faut pas oublier de se protéger des pipistrelle de Wuhan.)

 

 

 

Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, est arrivée à Taïwan le 2 août dans la soirée.

Le ministère de la Défense chinoise a annoncé, en réponse, des « actions militaires ciblées ».

Selon des images diffusées par Reuters, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, est arrivée à Taïwan le 2 août, malgré les mises en garde de la Chine plus tôt dans la journée.

Son avion a atterri à l’aéroport de Taïpei Songshan un peu avant 23h, heure locale (17h heure française).

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Source : Pelosi à Taïwan : Pékin promet des «actions militaires ciblées» en réponse – Site de la chaîne AlManar-Liban

 

 

 

Nancy brave le dragon chinois et gagne ?

 

Andreï – The Saker.is – 2.8.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

Il semble donc que Pelosi ait atterri à Taïwan. C’est une ÉNORME victoire pour les États-Unis invincibles, et la Chine, avec toutes ses menaces creuses, a maintenant perdu la face. C’est ainsi qu’ils sont ces foutus cocos – ils ne comprennent que le langage de la force, et face aux forces unies de la démocratie, ils cèdent.

Oui ?

Euh……

Oui, si votre expertise en matière de relations internationales, de questions militaires et de la Chine (ou de la Russie) vient de  ce que vous avez lu dans les livres de Tom Clancy, alors oui.

Mais il y a une autre façon de voir les choses :

Pour commencer, en termes objectifs, cette visite est une pure provocation sans aucun objectif pratique. Et Pelosi est une veille bique ânonneuse de prompteurs, ni plus ni moins que le président Brandon. Quelles que soient les transactions réelles dont les États-Unis et Taïwan peuvent avoir à discuter, ils auraient pu le faire soit à distance, soit en organisant une rencontre entre des gens capables de penser.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/nancy-brave-le-dragon-chinois-et-gagne/

 

 

 

 

Et en effet : ce mardi à Taïwan…

 

 

« Get out ! » Des groupes civiques, des hommes politiques et des représentants de l’industrie protestent contre la visite de Pelosi à Taïwan.

 

 

Wang Qi et Hu Yuwei Global Times – 2. 8.2022

 

 

 

 

 

 

Des groupes civiques, des politiciens et des représentants des entreprises et de l’industrie sur l’île de Taïwan ont protesté mardi contre la visite potentielle de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, dans un contexte d’escalade drastique des tensions militaires à travers le détroit de Taïwan après que les médias américains et taïwanais ont révélé lundi que le responsable américain n ° 3 de 82 ans devrait se rendre sur l’île mardi soir.

L’Association concentrique patriotique chinoise basée à Taïpei est descendue dans la rue sur un site près de l’hôtel Grand Hyatt dans le district de Xinyi, où Pelosi devrait séjourner. La foule variait de quelques centaines à environ 1.000 personnes de divers groupes civiques.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/get-out-des-groupes-civiques-des-hommes-politiques-et-des-representants-de-lindustrie-protestent-contre-la-visite-de-pelosi-a-taiwan/

 

 

 

 

Sur quoi le cher Boris Karpov, qui – le nez pourtant sur l’acte ukrainien de la tragi-comédie  – a eu le temps d’apprendre comment les choses se passent, pète feu et flammes contre ces mollassons de Chinois, qui laissent les Russes tout seuls affronter la terre entière…

 

 

Bouffonneries chinoises : La Russie seule face au Nouvel Ordre Mondial

 

Boris Karpov – RusReinfo – 2.8.2022

 

 

 

 

 

 

J’ai reçu hier une information disant que les Etats-Unis et la Chine avaient passé un accord concernant la visite de Nancy Pelosi à Taiwan: La Chine faisait un cirque médiatique, menaçant du pire, déplaçant massivement du matériel militaire… mais laissait se dérouler la visite de Pelosi. J’avais prévu un article hier soir, puis « on » m’a signalé que cette information était classifiée. Cet article est donc publié ce soir, après que conformément au « plan sino-américain », Pelosi se soit posée à Taïwan sous les invectives des responsables chinois.

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Source : https://rusreinfo.ru/fr/2022/08/bouffoneries-chinoises-la-russie-seule-face-au-nouvel-ordre-mondial/

 

 

 

 

Nous ne saurions trop vous recommander la lecture du papier qui suit, d’Eric Zuesse, mis en ligne lundi par TheDuran, qui rappelle opportunément un certain nombre de choses :

 

 

Comment CNN ment sur Taïwan

 

Eric Zuesse  TheDuran – 1.8.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

CNN présente Taïwan comme n’ayant jamais fait partie de la Chine, et c’est un mensonge. De plus, CNN présente les États-Unis (se référant ici à la position officielle de l’Amérique sur cette question depuis 1972, date à laquelle elle est devenue explicite) comme ayant toujours prétendu que Taïwan ne faisait pas partie de la Chine. Ce sont deux très gros mensonges.

Le matin du 1er août 2022, alors que la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi – troisième en ligne pour la présidence des États-Unis après la vice-présidente Kamala Harris – commençait son voyage en Asie dans le but de déclencher une guerre entre la Chine et l’Amérique au sujet de Taïwan et d’autres questions, CNN a titré sur sa page d’accueil « Que pense Taïwan de la possibilité d’une visite de Nancy Pelosi ? », et cet article s’est ouvert sur :

Lire la suite…

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/comment-cnn-ment-sur-taiwan/

 

 

 

 

 

3e front ? À quoi bon lésiner…

 

The Duran – 1.8.2022

 

 

Nous croyons de notre devoir d’ajouter, même si elle n’est accessible qu’à nos lecteurs anglophones, la vidéo où Alexander Mercouris et Alex Christoforou – l’un à Londres, l’autre à Athènes – s’entretiennent de la nouvelle offensive des « responsables » U.S. bien décidés à ouvrir un troisième front en Europe de l’Est (« mettre la Russie à genoux », etc.), en tisonnnant les braises mal éteintes du Kosovo.

Leur échange a le grand avantage de rafraîchir nos mémoires sur l’histoire de cette sécession indéfendable, patronnée par les USA (+ l’Angleterre, la France et Israël) mais non reconnue par le reste du monde, en ce compris cinq pays membres de l’U.E., que Vladimir Poutine a invoquée à juste titre lorsqu’il a permis à la Crimée de rejoindre la Russie par massif référendum.

Leçon d’histoire et de géopolitique.

NB : Pendant que les deux interlocuteurs discourent, la transcription (en anglais) de ce qu’ils disent, défile sur l’écran : il s’agit d’une traduction simultanée des « sons », qui estropie assez fort les noms propres mais qui n’empêche pas la compréhension.

Pour activer, il faut cliquer, au bas de la vidéo, sur cc.

 

Résumé à l’intention de nos lecteurs francophones :

Comme en Ukraine et comme à Taïwan, Washington pousse le Kosovo à se détacher de la Serbie, dont il n’est qu’une province. La Serbie, évidemment, refuse cette Xième ingérence, et, pour l’instant, le président Vucik a réussi à empêcher le déclenchement d’une guerre civile téléguidée, en négociant avec Pristina. Mais M. Mercouris est d’avis que, tôt ou tard, les Zuniens obtiendront ce qu’ils veulent et qu’il s’agira dès lors d’une 2e et simultanée guerre d’Ukraine… en Europe.

 

 

Kosovo crisis. Serbia’s warnings, fear of a wider conflict, results in temporary de-escalation

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Zx4Vmcu47h0

 

 

 

Post Scriptum : M. Vladimir Poutine a déclaré qu’il ne laisserait pas attaquer la Serbie sans intervenir.

 

Que la fête commence !

 

 

 

 

Que retenir de tout ceci, compte même tenu des révélations-déplorations de Boris Karpov ?

Que dans ce genre de choses, le grand public n’est JAMAIS autorisé à tout savoir tout de suite. « Autorisé » ou « en état de ».

À notre très humble avis….

Nous pouvons être sûrs qu’il n’y a rien – pas la moindre broutille d’acte ou de mouvement – dans tout ce qui se passe actuellement sur tous les fronts, qui n’ait été anticipé par les dirigeants chinois (et russes et quelques autres). Il nous paraît donc évident qu’il y a, dans le déroulement visible des événements, pas mal de comédie. Une comédie que certains dirigent et que d’autres subissent en s’illusionnant d’en tirer les ficelles.

Qui sont ceux qui subissent ? Ceux qui tombent, peut-être sans le savoir. Comment se fait-il que ce qui leur a si longtemps réussi ne marche plus ? C’est sans doute qu’ils sont limités. Qu’il leur a suffi, pendant toute leur période faste, de dire « Je prends. Je garde. » pour que tout se plie à leur volonté. N’avoir qu’une idée en tête fait toujours de vous, dans les débuts, un efficace marteau-pilon. Mais le fait qu’ils soient si unidimensionnels joue contre eux. Dès que leur « empire » entre en période de vaches maigres ou difficiles (et il y en a toujours !) les abracadabras ne font plus s’ouvrir la montagne.

C’est alors qu’il faut affronter quelqu’un qui a une vision moins étriquée du problème et qui commence à infliger des coups qu’on n’arrive pas à esquiver.  On peut dire aussi qu’il s’agit de la nature en train de lancer ses bataillons d’anticorps contre tout ce qui la brime, sans s’embarrasser de vaccins sauveurs ou tueurs.

Personne ne maîtrise la tectonique des plaques, mais il y en aura toujours qui réussiront à ne pas s’en faire écraser et d’autres qui seront réduits en bouillie.

Quand un empire, qui a toujours si bien fonctionné, se met à tomber en chandelle, ceux qui sont aux commandes ont beau faire : tout ce qu’il tentent se retourne contre eux, car ils sont de la part du monde destinée à périr.

Ce qui revient à dire qu’une victoire U.S. en fin de compte, est aussi impensable que la pluie montant vers le ciel ou le soleil allant d’ouest en est.  Il est tout aussi impensable que la partie adverse soit battue dans l’affrontement.  C’est ainsi depuis la nuit des temps.

La manière dont l’axe Pékin-Moscou-Téhéran affronte les maîtres d’hier reproduit un schéma sans doute vieux comme le monde : laisser les déclinants s’exciter sur leurs appétits-cupidités-volontés-certitudes… les laisser vous attaquer selon leurs modalités dépassées… et s’enferrer sur leurs propres armes. D’aucuns parlent de jiu-jitsu, d’autres de partie d’échecs… Au risque de rabâcher, nous y avons vu le schéma suivi, il y a trois siècles, en France, par le cardinal Mazarin (aussi haï-vitupéré qu’aujourd’hui Vladimir Poutine), pour maintenir, comme on le lui avait ordonné, l’intégrité de l’État contre les assauts d’ennemis qui paraissaient détenir tous les avantages et toutes les armes, et qui, en quelques années, avaient disparu. Le cardinal ne connaissait rien aux arts martiaux, peut-être même ne jouait-il pas aux échecs, mais le schéma qu’il a suivi avait sûrement été suivi par d’autres longtemps avant lui, dans la Grèce et la Rome antiques par exemple, et dieusait combien de fois en Chine.

Savoir si l’humanité avance, s’améliore, en repassant de temps en temps par le même trou d’aiguille est une tout autre histoire.

L.G.O.

 

 

 

 

Comme dit le Saker…

 

 

Il ne se passe pas de jour que nous ne soyons abreuvés d’« informations » sur les manifestations, en Russie, « contre la guerre injuste» que l’affreux Poutine fait à l’Ukraine, en dépit de la volonté explicite d’une population russe qu’il a prise en otage (quand il ne la mange pas en rondelles au petit déjeuner).

 

 

Voici comment les forces spéciales de la Garde russe, en congé de rotation depuis le Donbass, ont été accueillies à Novosibirsk

 

Quoiqu’il fût environ minuit, les gens sont descendus en foule dans les rues, où ils ont salué la Garde nationale par des marques d’enthousiasme et des ovations :

 

Voir la vidéo :

https://www.bitchute.com/video/uLkXf5YQ2LmI/

 

 

Source : bitchute.com

 

 

 

En guise de conclusion temporaire

 

 

L’hubris de l’Empire et l’émergence du monde nouveau

 

 

Strategika51  – 2.8.2022

 

 

 

 

 

La Une du magazine “The Economist” à l’égard du prince Mohamed Ben Salman révèle un basculement majeur dans l’équilibre interne de ce que l’on appelle, faute de mieux, l’Occident collectif.

L’avenir appartient au noyau créé autour des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Les tentatives de relance des conflits dans les Balkans et en Mésopotamie sont condamnées à l’échec. Ni l’indépendance du Kosovo et encore moins la “révolution nationale en Irak” à laquelle a appelé le sulfureux Moqtada Sadr ne seront suffisantes pour allumer les deux régions géopolitiques respectives de la Serbie et de l’Irak.

Lire la suite…

 

Source : https://strategika51.org/2022/08/02/lhubris-de-lempire-et-lemergence-du-monde-nouveau/

 

 

 

 

Mis en ligne le 3 août 2022

 

 

 

Sombre dimanche pour Nancy Pelosi & C°

 

 

 

 

 

 

 

Groupe de frappe de la marine US en route vers Taïwan…

 

 

 

Sombre dimanche

pour Nancy Pelosi

& C°

 

 

 

 

 

Breaking Niouzes : Enormous Climbdown

 

 

Des missiles déployés par la Chine ont « dissuadé » Nancy Pelosi de se rendre à Taïwan – visite annulée.

 

Avia-Pro – 31.7.2022

 

 

 

 

 

 

Pelosi a décidé d’annuler sa visite à Taïwan.

Après que les autorités chinoises ont menacé de conséquences désastreuses toute tentative de visite non autorisée de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi à Taïwan, on a appris que Pelosi avait refusé de se rendre sur l’île. Selon toute vraisemblance, cela est dû au fait que la Chine a menacé non seulement d’attaquer l’avion de Pelosi s’il pénétrait dans son espace aérien ou dans l’espace aérien taïwanais, mais aussi de frapper Taïwan lui-même et le groupe de frappe des porte-avions américains s’ils tentaient d’intervenir dans la situation .

Ce matin, l’avion de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi a décollé après l’escorte, cependant, malgré le fait que le suivi de l’avion de Pelosi soit actuellement impossible, on sait que dans le cadre d’une visite en Asie, la présidente de la La Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi ne se rendra pas à Taïwan.

Pour le moment, les tensions près des frontières de la Chine restent extrêmement élevées. En particulier, on sait que les avions de combat de l’armée de l’air de l’APL sont presque constamment dans le ciel dans la région de Taïwan, et la nuit, la Chine a lancé environ 30 frappes de missiles sur le détroit de Taïwan à l’aide de missiles guidés PHL-16 MLRS.

Les experts estiment qu’un conflit entre la Chine et les États-Unis sera évité, cependant, étant donné l’imprévisibilité des actions de Washington, il est encore prématuré de faire des prévisions.

 

Source : Подробнее на: https://avia-pro.fr/news/razvyornutye-kitaem-rakety-otgovorili-nensi-pelosi-letet-na-tayvan-vizit-otmenyon

 

 

 

 

Ceci expliquant cela :

 

La Chine a tiré au moins 50 missiles guidés vers le détroit de Taïwan.

 

Avia-Pro – 31.7.2022

 

 

 

 

 

 

 

En raison de la menace posée par les États-Unis dans le détroit de Taïwan, les autorités de la RPC ont décidé d’utiliser des systèmes de lance-roquettes multiples lourds PHL-16 pour des frappes dans le détroit de Taïwan. Ces derniers sont un analogue proche des systèmes américains Himars, cependant, ils transportent de lourds missiles guidés de 370 mm capables de toucher des cibles à des distances allant jusqu’à 220 kilomètres et, selon certaines sources, jusqu’à 500 kilomètres.

On sait que la nuit, l’armée chinoise a tiré de manière inattendue environ 50 missiles guidés PHL-16 dans le détroit de Taïwan. Selon des données préliminaires, les coups ont été portés le long de la partie orientale du détroit, alors que le coup était si massif qu’il pouvait être observé à une distance allant jusqu’à 80 kilomètres.

Sur les images vidéo présentées, vous pouvez voir le bombardement du détroit de Taïwan à l’aide de systèmes chinois PHL-16. À en juger par les séquences vidéo, au moins 32 missiles ont été tirés depuis cette seule direction. On sait que les lancements ont été effectués dans le but d’intimider les États-Unis avant une frappe imminente, en cas de tentative d’escalade dans le détroit de Taïwan, et, selon les experts, même 32 volées suffiraient à briser un groupe de frappe américain de porte-avions déployé près des côtes chinoises.

 

 

Voir la vidéo des tirs ici :

https://avia.pro/sites/default/files/images/cont/01_31.mp4

 

 

 

Source : Подробнее на: https://avia-pro.fr/news/kitay-nochyu-obstrelyal-tayvanskiy-proliv-tyazhyolymi-upravlyaemymi-raketami

 

 

Bref, c’est ce dont M. Xi Jinping – qui ne parle pas pour faire du vent – avait averti M. Biden au cours de leur conversation téléphonique de la veille.

 

 

 

 

Mis en ligne le 31 juillet 2022

 

 

Thermidor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thermidor

 

 

Pour le 228e anniversaire d’un événement sinistre entre tous…

 

Parce qu’on les célèbre comme on peut quand on appartient à ce côté-là de la barricade…

 

 

 

 

 

 

Curieuse histoire d’un livre en particulier et de son auteur en général

 

 

 

Steven Saylor

L’énigme de Catilina

10/18 – 1999

446 pages

 

 

Commençons par l’auteur :

M. Steven Saylor est un citoyen U.S., âgé de 66 ans aujourd’hui, qui a fait ses études à l’université du Texas à Austin, où il s’est diplômé en histoire et littérature antique. Depuis 1976, il vit avec son compagnon Richard Solomon.

Journaliste, il a été le rédacteur en chef du San Francisco Sentinel et agent littéraire. Mais il est surtout connu, un peu partout dans le monde et même jusqu’ici, comme auteur de romans. Historiques presque toujours, mais parfois érotiques gays, qu’il signe alors du pseudonyme de Aaron Travis.

Il a commencé par écrire sur l’histoire du Texas, mais étant, depuis l’enfance, fasciné, passionné, subjugué par celle de Rome, c’est avec Les mystères de Rome (Roma Sub Rosa, une suite de 14 romans ) qu’il est surtout, et à juste titre, connu.

Ces polars non policiers mais « detective stories » racontent l’histoire de son héros principal Gordianus (quelquefois Gordien en français) un détective très privé (non affilié aux autorités que, politiquement, il désavoue presque toujours), qui hérite du sobriquet de son prédécesseur et père : « le limier ».

On lui doit aussi deux ouvrages curieux sur la Rome antique :

Les Français qui lisent savent que M. Eugène Sue a raconté, au siècle (avant) dernier, l’histoire du peuple français (donc pas celle des rois ni des empereurs), à travers une famille gauloise, les Lebrenn, qu’il a suivie de génération en génération depuis 57 avant J.-C. jusque sous le Second empire où il se trouvait lui-même.

C’est au début des années 2000 que M. Saylor s’est mis à faire exactement la même chose pour la Rome antique, en racontant l’histoire de deux familles fondatrices – les Potitius et les Pinarius – avant même que l’oligarchie étrusque leur ait inventé Romulus et Rémus pour ancêtres. Il l’a fait en deux gros volumes : ROMA (2007) qui va de la fondation de Rome à l’avènement d’Auguste, et EMPIRE (2010), qui va d’Auguste à Marc-Aurèle. [Tous les deux sont inédits en français.]

Mais ce sont surtout les aventures de Gordien le limier qui nous intéressent aujourd’hui, dont treize sur quatorze ont été traduits et publiés dans notre langue. Mystère de l’édition francophone.

Résumons très sommairement :

Le premier volume de la série – Les 7 merveilles – raconte comment, en 92 avant nous, Gordien père, détective « freelance » sans aucune attache avec le pouvoir, nous l’avons dit, ni avec la police, mais doté d’un sens politique assez aigu, sent venir des turbulences inquiétantes pour ceux qui sont sans hautes protections dans l’URBS, et décide d’éloigner par précaution, son fils de 18 ans.

Gordien fils va donc s’engager dans ce qui ressemble à un Grand Tour à la Shelley/Byron, sous la garde de son « tuteur » Antipater de Sidon, « le poète le plus célèbre du monde » (et accessoirement espion au service de Mithridate, mais cela, les Gordien père et fils ne le savent pas).

Avant de quitter Rome, Antipater simule sa propre mort (on n’est jamais trop prudent) et s’embarque avec son élève sous un faux nom. But officiel du voyage : visiter les villes légendaires de la Grèce et de l’Asie Mineure, assister à des jeux olympiques, visiter le temple d’Artémis à Éphèse, voir Babylone, le colosse de Rhodes, le Phare d’Alexandrie, etc.

C’est à Alexandrie d’ailleurs, où il restera coincé plusieurs années après avoir découvert les véritables activités de son mentor, que Gordien fils, sans savoir encore que son père n’est plus,  achète, sur un coup de foudre, une esclave très belle mais si insupportable que personne n’en veut et que ceux qui l’ont achetée très cher s’en débarrassent presque aussitôt à n’importe quel prix. Chance pour lui ! Mais le maître bientôt sans ressources doit songer à gagner sa vie. Comme papa, dont il met à profit les conseils.

Tous les autres volumes racontent ses aventures de détective privé, de propriétaire d’une esclave et, bientôt, de père d’un, puis de deux fils adoptifs, Eco et Meto, qu’ils élèvent ensemble, jusqu’à ce que la belle Bethesda accouche, des œuvres de son maître, d’une fille appelée Diane, ce qui lui vaudra d’être affranchie et même épousée, et fera d’elle une matrone romaine au sens superlatif du terme, redoutable aux ennemis des siens.

Famille atypique.  Car le premier des fils adoptifs est un enfant abandonné, même par sa mère veuve, et de surcroît sourd-muet. L’autre est un petit esclave, méchamment vendu sans qu’on puisse s’y opposer, qu’il faudra aller arracher aux griffes d’un affreux maître sicilien. Des enfants à la Dickens.

Les deux fils feront preuve de beaucoup de caractère et d’intelligence. La fille s’éprendra d’un esclave et ne voudra rien savoir en dehors de l’épouser, ce qui posera des problèmes car il faudra l’arracher à Pompée, son propriétaire. L’aîné des fils recouvrera l’usage de la parole et succédera à son père. Le plus jeune, fasciné par Catilina, s’enfuira pour le suivre et ne survivra que par miracle à la boucherie finale. Ayant ainsi pris goût au métier des armes, il finira par attacher son sort à César dont il deviendra l’agent très secret et, corollairement, l’amant.

 

 

 

Steven Saylor à la présentation du dernier volume (inédit en français) de Roma Sub Rosa : Le trône de César

 

 

Quel rapport avec Thermidor ?

Patience. Rappelons d’abord qui fut Catilina.

  

 

Lucius Sergius Catilina (Rome –108, Pistoia (ex-Pistoria)–62)

Fut un homme politique romain, connu (Wikipedia dixit) pour deux conjurations visant à renverser la République romaine.

C’est ce que disent aussi, depuis 2084 ans la plupart des historiens homologués. Ceux qui ne le sont pas ont quelquefois des opinions différentes.

 

Comme, par exemple, Mme Annalisa Lo Monaco :

 

 

Cicéron contre Catilina :

Quand l’histoire n’est racontée que par les vainqueurs

 

Annalisa Lo Monaco – Vanilla Magazine – s.d.

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

Depuis son enfance, Marcus Tullius Cicero n’a qu’une seule idée en tête, absorbé par la lecture des textes homériques qu’il aime tant : « être toujours le meilleur et exceller sur les autres ».

 

 

Cicéron – Musées du Capitole, Rome

 

 

Pour lui, qui appartient à une famille de petite noblesse équestre, le chemin est rudement ascendant. Il arrive à Rome d’un petit village de la campagne du Latium, Arpinum, et il étudie, étudie beaucoup, d’abord la jurisprudence, afin d’accéder à une carrière juridique, et la philosophie, qui sera l’une de ses grandes passions tout au long de sa vie.

80 avant J.-C., Rome : la situation est difficile, Sylla est dictateur, le parti des Populares est en déroute, les opposants se retrouvent tous sur des listes de proscription, tués ou exilés, le Sénat a le contrôle total de l’État.

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Mais aussi M. Steven Saylor

 

Le livre

Raconte peu ou prou la même chose que Mme Lo Monaco quoique de façon beaucoup plus détaillée et en entrelaçant l’histoire des personnages réels à celle d’une famille de fiction.

Avec une différence notable : c’est que M. Saylor ne croit pas à la version officielle, c’est qu’un jour il s’est dit « et si cette “conjuration de Catilina” était une conjuration de Cicéron contre Catilina ? ».

Qu’il ait fallu attendre vingt et un siècles pour que quelqu’un se pose cette question et tente d’y trouver une réponse honnête – fût-ce dans l’humble cadre d’une detective story – en dit long sur la jobardise et l’ineptie de notre espèce.

C’est donc, on l’aura compris, la Conjuration de Cicéron que raconte L’Énigme de Catilina… qui ne se contente pas, cependant, de remettre dans un autre ordre les pièces du puzzle et de réhabiliter au passage la chèvre expiatoire multiséculaire, mais aussi d’essayer de comprendre (ô Simenon) qui fut en réalité Catilina, qui fut en réalité Cicéron, et pourquoi ils firent les choix qui scellèrent leurs destins. Sans se mêler toutefois de les juger, même s’il est facile de voir de quel côté, dans cette affaire, penche le cœur de l’auteur.

Et pourquoi croyons-nous que Steven Saylor a raison contre tous ? Principalement parce que l’histoire n’en finit jamais de se répéter et s’est, sur ce schéma, déjà répétée un certain nombre de fois.

 

Voilà pourquoi nous l’avons choisie pour célébrer cet anniversaire.

 

 

 

 

N.B. Beaucoup d’autres choses ont été écrites sur Catilina. En français, essentiellement des tragédies, se fondant toutes sur les récits de Cicéron et de Salluste : Voltaire (Rome sauvée), Crébillon Père  (Catilina), Alexandre Dumas Père (Catilina) et Prosper Mérimée (La conjuration de Catilina).

Pas un seul n’a remarqué que, des innombrables procès qui lui avaient été faits, Catilina était toujours – absolument toujours – sorti blanchi, mais que ces procédures avaient eu l’effet, escompté, de freiner considérablement sa carrière politique. Et qu’enfin, lorsque cela n’avait plus suffi, « on » avait employé les grands moyens.

 

 

 

 

Parenthèse :

 

Quand les Chinois auront rétabli dans ce coin d’Europe une Éducation qui ressemble à quelque chose, on verrait assez bien figurer aux sujets du bac :

 

« Comparez la péroraison de Cicéron contre Catilina à celle de Nikita Khrouchtchev au XXe Congrès du PCUS »

 

 

 

 

Nous avions une autre raison de vous parler de ce livre précisément aujourd’hui :

 

Dans une « Note de l’auteur », en fin de volume, Steven Saylor écrit, entre autres choses :

 

Dans La Conjuration de Catilina, de Gaston Brossier (1905), nous apprenons que ses adversaires appelaient Robespierre « le Catilina moderne ».

 

Apparemment, il ne sait pas pourquoi.

Il sait que Catilina admirait les Gracques et qu’il a voulu les imiter. La phrase de Cicéron citée par Mme Lo Monaco prouve que la chose était connue. Et il sait qu’il a, comme les deux fils de Cornélie, été vaincu. Par les mêmes ennemis. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Robespierre a, autant que Catilina, admiré les Gracques et voulu les imiter, et qu’il a, à 19 siècles de distance, été vaincu lui aussi. Par les mêmes ennemis.

Il sait sans doute encore moins que Maximilien a dit un jour à sa promise, Éléonore, « Tu es digne d’être la mère des Gracques », phrase qui, charitablement rapportée à Danton, a valu à la jeune femme le sobriquet de Cornélie Copeau.

 

 

Tiberius et Caius Gracchus, œuvre d’Eugène Guillaume, XIXe siècle.

 

 

 

 

Cornelia, mère des Gracques
désignant ses enfants comme ses trésors

Angelica Kauffmann, vers 1785
Virginia Museum of Fine Arts

 

 

Pendant que nous y sommes, nous n’allons pas nous priver de rappeler que c’est pendant sa liaison, à Londres, avec Angelica Kauffmann, que Marat a écrit Les chaînes de l’esclavage.

 

 

 

 

« Nous mourrons tous, mais à des conditions différentes »

 

 

La fin de Catilina

 

selon Steven Saylor

 

(Extraits)

 

 

 

 

    « – Et Catilina, comment est-il mort ?

    – On l’a découvert loin en avant de ses lignes, au plus épais des rangs ennemis, parmi les corps entassés de ses adversaires. Ses vêtements, son armure et sa peau étaient de la même couleur, uniformément rouges de sang. Il portait plus de blessures que l’on n’a pu en compter, mais il respirait encore quand on l’a trouvé. On m’a appelé pour recueillir ses dernières paroles, mais il n’a pas dit un mot ni rouvert les yeux. Au moment d’expirer, son visage a pris une dernière fois cette expression de fierté hautaine et de défi qui lui a valu la haine de tant d’hommes.

    –  Et l’amour de beaucoup d’autres, dis-je doucement.

    –  Oui, reconnut Rufus.

    –  Je connaissais bien cette expression. J’aurais aimé voir son visage…

    –  Mais tu peux toujours, dit Rufus.

  Au moment où j’allais lui demander ce qu’il voulait dire, nous entendîmes soudain un concert de plaintes si déchirant que j’en eus les sangs glacés.

    – C’est comme ça depuis ce matin, dit Rufus. Pas de cris de joie ni de victoire, mais des lamentations. Les soldats sont allés sur le champ de bataille, certains pour récupérer des armes ou des bijoux, d’autres pour revoir le lieu où ils ont durement combattu, comme c’est normal. Ils ont découvert que les cadavres des ennemis étaient ceux de parents et d’amis, de garçons avec qui ils avaient été élevés. Amère victoire, en vérité !

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/la-fin-de-catilina-selon-steven-saylor/

 

 

 

P.S.

Pour les curieux de leur propre histoire, même partiellement rêvée :

 

« Il n’est pas une réforme religieuse, politique ou sociale, que nos pères n’aient été forcés de conquérir de siècle en siècle, au prix de leur sang, par l’insurrection. »

Eugène Sue, Les mystères du peuple, 1848.

 

 

 

 

EUGÈNE SUE (1804-1857), fils d´un chirurgien de la garde de Napoléon Ier, ses parrains sont Joséphine et Eugène de Beauharnais. Il fait des études secondaires médiocres; ensuite, poussé par son père et toute une lignée familiale de médecins, il entre comme sous-aide chirurgien à l’hôpital de la maison du roi. Mais bientôt il démissionne et son père le force à s’embarquer sur le Breslau, comme sous-aide chirurgien. Il n’a pas encore 28 ans lorsque son grand-père, puis son père, meurent, lui léguant une fortune colossale qu’il dilapidera en sept ans. Il devient socialiste militant et écrit dans des journaux d’extrême-gauche, tout en appelant à la révolte et à l’anarchie… C´est en cette époque qu´il écrit un roman-feuilleton à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843). Afin de se documenter, il se déguise et visite les bas-fonds de la capitale dans ses recoins les plus sordides. Du socialisme, il évolue vers le fouriérisme et publie Le Juif errant (1844-1845), tableau idyllique d’une société communautaire. Il se présente aux élections et est finalement élu député républicain et socialiste de la Seine. Il vit dans un luxe insolent et signe des contrats d’édition fabuleux. Les Mystères du peuple est vendu par souscription depuis 1849 et envoyé aux lecteurs par la poste pour déjouer la censure. L’ouvrage est mis à l’Index par Rome et son auteur est souvent inquiété par la police. Eugène Sue sera très éprouvé par la saisie des 60.000 exemplaires chez son éditeur. Il meurt le 3 août 1857.

 

 

 

 

Eugène Sue

Les mystères du peuple

Robert Laffont – 2003

Matthieu Letourneux (Éditeur scientifique)

1031 pages

 

Dernière grande oeuvre d’Eugène Sue à avoir été publiée de son vivant,… 

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Mis en ligne le 28 juillet 2022

 

 

Actualité des guerres froides, tièdes, chaudes, civiles, militaires, hybrides, économiques, biologiques, intellectuelles et autres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actualité des guerres froides, tièdes, chaudes, civiles, militaires, hybrides, économiques, biologiques, intellectuelles et autres…

 

 

 

Dans le désordre, en remerciant d’avance nos lecteurs de leur indulgence.

 

 

 

 

 

 

Est-ce à dire que ce qu’ils voulaient infliger aux Russes est en train de se retourner contre eux… comme en Afghanistan ?

 

 

 

 

 

Un journal du PCC commence à parler ouvertement de défaite américaine

 

Robert Bibeau  – 17.7.2022

 

 

 

 

 

 

Après quatre mois de guerre, le Global Times, organe anglophone du Parti Communiste Chinois analyse non moins froidement les mauvais calculs américains :

 

« Les États-Unis sont-ils confrontés à un puits sans fond d’aide militaire alors que la crise ukrainienne s’éternise ? » demande le journal, qui poursuit:

« La crise entre la Russie et l’Ukraine se poursuit sans qu’une fin soit en vue. Bien que le président américain Joe Biden ait promis de rester aux côtés de l’Ukraine « aussi longtemps qu’il le faudra », la guerre et la lassitude à l’égard de l’Ukraine ont été constatées aux États-Unis et chez nombre de leurs alliés occidentaux, avec l’émergence de crises énergétiques et alimentaires, la montée en flèche de l’inflation et les dépenses massives pour l’Ukraine.

En réaction, les doutes se multiplient quant à la durée du soutien des États-Unis et de l’Occident à l’Ukraine. Par exemple, le New York Times a cité samedi [9 juillet] des responsables et des analystes américains affirmant qu’il serait difficile pour les États-Unis et leurs alliés de maintenir le même niveau de soutien matériel alors que la fatigue de la guerre augmente des deux côtés de l’Atlantique.

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Source : https://les7duquebec.net/archives/274579

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On sait que l’Iran et l’Argentine sont sur le point de rejoindre les cinq membres actuels, modifiant l’énoncé de BRICS en BRIICS ou en BRIAICS

Mais…

 

 

Trois autres pays sont prêts à rejoindre les BRICS

 

 

RT.com  — 14 juillet 2022

 

 

 

 

 Xi Jinping (Chine), Vladimir Poutine (Russie), Jair Bolsonaro (Brésil), Narendra Modi (Inde) et Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), le groupe des BRICS.

 

 

 

L’Arabie Saoudite, ainsi que la Turquie et l’Égypte, pourraient poser leur candidature l’année prochaine, a déclaré le président du Forum des BRICS aux médias russes.

 

L’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte envisagent de rejoindre les BRICS, et leurs éventuelles demandes d’adhésion pourraient faire l’objet de discussions et de réponses lors du sommet de l’année prochaine en Afrique du Sud, a déclaré jeudi aux médias russes Purnima Anand, présidente de l’organisation.

« Tous ces pays ont manifesté leur intérêt pour l’adhésion aux [BRICS] et se préparent à déposer une demande d’adhésion. Je pense qu’il s’agit d’une bonne chose, car l’expansion est toujours bien accueillie ; elle renforcera certainement l’influence mondiale des BRICS », a-t-elle déclaré au journal russe Izvestia.

Les nations BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) représentent plus de 40 % de la population mondiale et près d’un quart du PIB mondial. Les objectifs déclarés du bloc comprennent la promotion de la paix, de la sécurité, du développement et de la coopération au niveau mondial, ainsi que la contribution au développement de l’humanité.

Mme Anand a déclaré que la question de l’expansion avait été soulevée lors du sommet des BRICS de cette année, qui s’est tenu fin juin à Pékin.

La présidente du forum des BRICS a déclaré qu’elle espérait que l’adhésion de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Égypte ne prendrait pas beaucoup de temps, étant donné qu’ils « sont déjà engagés dans le processus », tout en doutant que les trois pays rejoignent l’alliance en même temps.

« J’espère que ces pays rejoindront les BRICS assez rapidement, car tous les représentants des membres principaux sont intéressés par l’expansion. Cela viendra donc très bientôt », a ajouté M. Anand.

L’annonce de l’intention des trois pays de rejoindre les BRICS intervient après que l’Iran et l’Argentine ont officiellement demandé leur adhésion fin juin. Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, a qualifié le bloc de « mécanisme très créatif présentant de larges aspects ».

 

Source: .RT.com  (14 juillet 2022)

 

 

 

 

Shinzo Abe : Un visionnaire controversé

 

 

M. K. BhadrakumarInvestig’action – 11.7.2022

 

 

 

 

 

 

Les circonstances tragiques de la mort de Shinzo Abe ne doivent pas transformer les nécrologies en éloges funèbres, explique M.K. Bhadrakumar. Il rappelle en effet que l’ancien Premier ministre japonais avait modifié la Constitution sans consultation populaire pour rompre avec la tradition pacifiste qui prévalait depuis la Seconde Guerre mondiale. Abe était également un fervent partisan de l’expansion de l’OTAN en Asie. Le tout dans un contexte de tensions croissantes avec la Chine. Ce qui ne l’empêchait pas de jouer sur plusieurs tableaux…  (IGA)

 

Lorsque des hommes politiques meurent, surtout s’il s’agit d’une mort prématurée dans des circonstances tragiques, les nécrologies ont tendance à en faire trop. Le sens des perspectives se perd lorsque les nécrologies deviennent des éloges funèbres. Mais on ne peut pas falsifier l’Histoire. Et en dernière analyse, ce sont bien les forces de l’Histoire qui écrivent le cours de la politique plutôt que les individus. C’est un fait, le Japon a un passé macabre, un passé impérial sanglant et brutal.

Presque tous les voisins du Japon ont payé le prix fort pour ses ambitions hégémonistes et sa soif de conquêtes territoriales. Le grand-père de Shinzo Abe, qui a fondé le parti au pouvoir au Japon, était lui-même un criminel de guerre.

À l’encontre des peuples conquis, notamment les peuples coréen et chinois, le Japon a commis des crimes innommables, même selon les normes du colonialisme. Par conséquent, lorsque l’héritage d’Abe sera évalué de manière impartiale – ça finira par arriver un jour – ce qui pourrait bien ressortir comme sa contribution la plus remarquable, c’est qu’il a sommairement retourné le Japon « pacifiste » et l’a ramené malgré lui à son passé « militariste ». Cela ne fait aucun doute.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/shinzo-abe-un-visionnaire-controverse/

 

D’autres sources font état d’un possible rapprochement – récent – de Shinzo Abe avec la Chine. Nous n’en savons pas assez pour même émettre une opinion, mais si la chose était vraie, cela pourrait changer considérablement le mobile du crime. L.G.O.

 

 

 

 

Guerres aux sacrosaints fœtus devenus enfants.

 

 

 

Guerre sino-japonaise ou sino-chinoise.

Si une seule chose est sûre, c’est que rien n’a changé, depuis ces photos, dans le comportement des humains.

 

 

 

Guerre en Ukraine : Recours aux enfants soldats d’Azov.

 

 

Kader TahriMondialisation.ca – 14.7.2022

     

 

 

 

 

 

Ce qui hypocrite, c’est que tout ce qui ne serait pas toléré au reste du monde puisque contraire aux valeurs Occidentales (Droits de l’Homme, Démocratie etc), est toujours accepter lorsque ceci est Ukrainien, dès lors que c’est contre la Russie. Les GAFAM veulent faire du reste du Monde un acteur et une victime du conflit et pourtant en Afrique, en Amérique Latine, en Asie et dans le monde Arabe, ni les médias ni les réseaux ne partagent cet enthousiasme. Car cette guerre a été soutenue et créée par des losers dirigés par une vieille Europe moisie et les médias occidentaux nous servent une soupe larmoyante, bouleversante   sans nous informer sur les tenants, les aboutissants, les causes, les implications et intrications de cette guerre.

 

Lord William Harry Ponsonby, homme politique, écrivain Britannique, est souvent cité comme l’auteur des principes élémentaires de la propagande de guerre qui consistent à dire et à répéter :

 

1 Nous ne voulons pas la guerre;

2 Le camp adverse est seul responsable de la guerre;

3 – L’ennemi a les trait du diable ou du « méchant de service »;

4– C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers;

5– L’ennemi provoque intentionnellement des atrocités ; nous ne pouvons commettre que des « bavures » involontaires;

6– L’ennemi use d’armes illégales ;

7– Les pertes de l’ennemi sont importantes, les nôtres sont faibles;

8– Les artistes et les intellectuels sont acquis à notre cause ;

9– Notre cause a un caractère sacré ;

10 – Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.

 

C’est beau la démocratie occidentale en  action !

Il faut aussi rappeler que ce genre de guide de la propagande de guerre semble être un monopole israélien du champ lexical de colonisation, qui permet à Israël de massacrer des Palestiniens par milliers en invoquant une prétendue légitime défense, alors que tout acte de légitime défense littérale des résistants Palestiniens est condamné comme du terrorisme, s’est révélé terriblement enrichissant non seulement en facilitant les objectifs politiques et territoriaux d’Israël, mais aussi en créant des opportunités internationales permettant à des individus israéliens et à des entités militaires de capitaliser sur l’expertise d’Israël en matière de juiverie, d’apartheid et de répression.

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Source : Guerre en Ukraine : Recours aux enfants soldats d’Azov. | Mondialisation – Centre de Recherche sur la Mondialisation

 

 

 

 

 

 

Remous zuniens

 

 

Au sein du parti Républicain, une guerre interne se prépare autour de l’hyperinterventionnisme

 

 

Soixante-huit Républicains du Congrès ont voté contre la dernière tranche de financement de l’Ukraine. Bien sûr, c’était en partie un jeu anti-Biden, mais tout ceci va bien au-delà.

 

 

Jordan Michael Smith –– New Republic – 15 .7.2022

 

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

 

 

 

Rand Paul du Kentucky fait partie des 11 sénateurs Républicains qui ont voté contre un paquet d’aide à l’Ukraine le mois dernier.  AL DRAGO/AFP/GETTY IMAGES

 

 

 

Dan Caldwell était impatient d’aller en Irak. Fantassin dans le corps des Marines, enrôlé en 2005, il voulait vivre les mêmes expériences que ses prédécesseurs. Au moment où il a été déployé avec le 2e Bataillon, 1er Marines, des centaines de milliers de membres des services américains étaient déjà allés en Irak.

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Source : Au sein du parti Républicain, une guerre interne se prépare autour de l’hyperinterventionnisme (les-crises.fr)

 

 

 

 

Pas une guerre ? Voire.

 

 

Tucker Carlson Just Gave a Political Speech in Iowa, Like He’s Running for President

 

 

Andrew Anglin – The UNZ Review –  18.7.2022

 

 

 

 

 

 

 Part 1.  Video Link   https://www.bitchute.com/embed/zfVyL0SQUUrp/

 Part 2. Video Link   https://www.bitchute.com/embed/yJDTbqGMc9Ji/

 

I’m going to be Frank with you, Jim: I haven’t watched this speech yet. Of course I’m going to. I had a busy, wacky weekend. But this is pretty important stuff, so I want to get the news out there while it’s hot, and comment on it later: on Friday, Tucker Carlson went to Des Moines, Iowa and gave a speech that was possibly akin to a campaign speech.

Somehow, this entire happening slipped my grasp. I heard him say that he’d be involved in a speaking engagement, and just assumed it was like any of his previous speaking engagements, which he does once or twice a week at various political conventions. But then I thought “wait, did you say Iowa?”

Because more than half of our readers are non-American, and half the Americans are 12 years old, I should explain: Iowa is where the first primary of the presidential season is held (it’s not actually a primary, but a caucus, which is not the same thing as a primary, but plays the same role of selecting a nominee for each party). This happens in January or a presidential election year.

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Source : Tucker Carlson Just Gave a Political Speech in Iowa, Like He’s Running for President, by Andrew Anglin – The Unz Review

 

 

 

 

Modeste tentative de transcription (hélas, pour le sous-titrage des vidéos, on n’est pas cap) :

 

 

Tucker Carlson vient de prononcer un discours politique dans l’Iowa,  comme s’il se présentait à la présidence.

 

 

Andrew Anglin – The Unz Review – 18.7.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

Video Link : https://www.bitchute.com/embed/zfVyL0SQUUrp/

Video Link : https://www.bitchute.com/embed/yJDTbqGMc9Ji/

 

 

Je vais être franc avec vous, Jim : je n’ai pas encore regardé ce discours. Bien sûr que je vais le faire. J’ai eu un week-end chargé et délirant. Mais c’est un sujet assez important, alors je veux diffuser la nouvelle pendant qu’elle est chaude, et la commenter plus tard : vendredi, Tucker Carlson s’est rendu à Des Moines, dans l’Iowa, et a prononcé un discours qui s’apparentait peut-être à un discours de campagne.

D’une manière ou d’une autre, cet événement m’a échappé. Je l’ai entendu dire qu’il était impliqué dans un discours, et j’ai supposé que c’était comme n’importe lequel de ses discours précédents, qu’il fait une ou deux fois par semaine à diverses conventions politiques. Mais ensuite, je me suis dit : « Hé, attendez…vous avez dit Iowa ? ».

Parce que plus de la moitié de nos lecteurs ne sont pas américains et que la moitié des Américains ont 12 ans, je dois expliquer : l’Iowa est le lieu où se déroule la première primaire de la saison présidentielle (ce n’est pas vraiment une primaire, mais un caucus, qui n’est pas la même chose qu’une primaire, mais qui joue le même rôle de sélection d’un candidat pour chaque parti). Cela se passe en janvier ou une année d’élection présidentielle.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/tucker-carlson-vient-de-prononcer-un-discours-politique-dans-liowa-comme-sil-se-presentait-a-la-presidence/

 

 

 

 

 

 

Un qui n’a pas l’intention de se laisser oublier :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remous hexagonaux

 

 

On aimait bien, sans trop la connaître, Tatiana Ventôse et on aime beaucoup Do. Les voilà ensemble. C. à d. l’un s’opposant à l’autre.

Quand les Français en auront fini de se jeter la bouche ouverte sur l’appât – « la Le Pen » – qu’« on » leur tend depuis des lustres, on pourra peut-être commencer à avancer.

 

 

 

Tatiana Ventôse manque de dialectique

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12187

 

 

 

 

Cliquer sur ce lien pour voir la vidéo :

http://mai68.org/spip2/IMG/webm/FRANCE-VOLCAN_17juillet2022_Fildactu.webm

 

 

 

Salut à toutes et à tous,

Tatiana Ventôse manque de dialectique, elle explique toute l’histoire sans aucunement tenir compte de la lutte des classes. Il faut bien comprendre qu’après un mai 68 il a fallu casser, faire disparaître la classe ouvrière française pour que le pouvoir puisse se maintenir. Et cela a été fait VOLONTAIREMENT, a été décidé par quelques têtes.

Tatiana voit donc l’histoire d’une façon trop mécaniste. Elle croit un peu trop que les choses se font toutes seules sans que personne ne prenne vraiment de décisions.

Parmi les décisions, elle oublie donc une chose essentielle : la loi Rothschild de 1973 :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1245

 

Tatiana Ventôse ne sait pas non plus que le chômage de masse a lui aussi été décidé en haut lieu dans le but de ralentir la lutte de classe. Cela avait été prouvé en son temps par une émission de Là-Bas si j’y suis.

La mondialisation aussi, Tatiana la voit d’une façon mécaniste. Pour la voir de façon dialectique, il faut la voir comme une lutte. Il ne s’agit pas directement de lutte des classes, mais de lutte entre diverses classes dominantes, ou directions, de divers pays.

Les USA impulsent la mondialisation parce qu’ils se voient en vainqueurs de celle-ci. La mondialisation, c’est la mondialisation de l’impérialisme américain. On n’a pas entendu parler de Nouvel Ordre Mondial avant la chute de l’URSS :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1213

 

Pourtant à écouter Tatiana, on a l’impression que la mondialisation se serait réalisée mécaniquement même sans l’effondrement de l’URSS. Justement, la guerre d’Ukraine met un frein total à la mondialisation, c’est-à-dire à l’impérialisme américain.

Tatiana oublie aussi dans son analyse la robotisation qui amène le bancocentralisme :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article9492

 

Bien à vous,
do
http://mai68.org/spip2

 

Notez bien aussi que Tatiana a l’air de penser que ce sont les Gilets Jaunes et leurs partisans qui ont donné à la Le Pen 89 députés. C’est évidemment faux. Ce qui fait qu’elle a eu autant de députés élus, c’est que Macron a dit que dorénavant, le Front Républicain n’est plus contre l’extrême droite, mais contre la gauche :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12186

 

 

 

 

 

 

Un bon exemple de Français se jetant la bouche ouverte sur l’appât, etc.

 

 

Table ronde : La Russie sans oeillères

 

  

Aymeric Monville, Jean-Pierre Page, Maxime Vivas

1:55 :45

 

 

 

[NB : Ne vous énervez pas :  y’a de la musique – même pas russe – jusqu’à 8’30…….]

 

 

 

NB.2 : On ne sait pas où ils sont allés chercher leurs 22 millions de victimes soviétiques. En général, ça va de 25 à « 30 millions en réalité » (Straight Bat). Pas qu’on soit à quelques millions près. Comme disait Staline… (si vous ne savez pas ce qu’il disait, tant pis pour vous d’être aussi incurieux).

 

 

 

 

 

 

D’après Robespierre, la seule révolution valable  et durable n’adviendra que quand tous les êtres humains seront individuellement adultes (n’en déplaise à André Wurmser et à Henri Guillemin). Pourquoi ne pas essayer ?

 

 

 

 

 

 

Last mais pas du tout least !

 

 

Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

 

 

Régis de Castelnau – Vu du droit – 20.7.2022

 

 

 

 

Carte du monde au 20 juillet 2022

 

 

 

L’intervention russe en Ukraine du 24 février a constitué une grande surprise en Occident. Y compris chez ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, considéraient que la responsabilité de l’OTAN et de l’Union européenne était lourdement engagée. Cette surprise est finalement le symptôme de ce sentiment de supériorité occidentale si présent dans les têtes, y compris chez ceux qui tentent de ne pas trop s’éloigner du réel et assistent, consternés, au basculement des élites dirigeantes dans un délire inepte. À base de refus d’évidences, de décisions absurdes, de propagande imbécile, de racisme sommaire, de pulsions suicidaires, et pour tout dire d’aveuglement assez terrifiant.

Nous avions dit dans ces colonnes qu’il était possible que l’intervention militaire du 24 février 2022 enclenche un processus pouvant mettre fin à la domination multiséculaire de l’Occident sur le monde. Les événements qui se déroulent depuis quatre mois semblent confirmer cette hypothèse, et en tout cas c’est manifestement la voie que la Russie et les pays « du Sud » ont décidé d’emprunter.

 

L’Histoire change par bonds, et c’est irréversible

L’aspect militaire de la guerre en Ukraine, sans être secondaire, apparaît comme un élément parmi d’autres de cette soudaine accélération de l’Histoire.  […]

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/19912-2/

 

 

 

 

 

 

Grain de sel de fin des G.O.

Un des lecteurs de Me de Castelnau (Emmanuel Bidanda) écrit : « L’enjeu est pourtant de savoir si nous, Européens, aurons encore une place dans l’histoire qui s’écrit. »

Eh bien, on peut avoir quelques idées là-dessus. Les êtres humains n’étant pas des robots (même les Européens, en essayant très fort, n’y sont pas encore parvenus), l’Histoire peut prendre ou s’écrire simultanément sous plusieurs sortes de formes.

Nous soupçonnons, pour notre part, que dans la trame du tissu, il y a des fils et des couleurs qui ne se voient pas encore. Ces fils et ces couleurs qui tissent, sous nos yeux, une Renaissance future.

À côté des acteurs directs de l’histoire géopolitique, il y a ceux de l’histoire des idées et des sentiments, voire des sensations.

Quelques bornes d’histoire terrestre [ou hérauts annonciateurs ?], à cheval sur les XXe et XXIe siècles nous paraissent avoir pour noms (pour ne citer, en ordre alphabétique, que ceux qui viennent d’abord à l’esprit) :

                

Andrea Camilleri

Luciano Canfora

Charlie Chaplin

Maurizio de Giovanni

Umberto Eco

Sergueï Eisenstein

Federico Fellini

Emma Goldman

Günther Grass

Robert Graves

James Joyce

Georg Lukács

Rita Monaldi et Francesco Sorti

         Nanni Moretti

Viktor Pelevin

Pablo Picasso

John Cowper Powys,

Eric von Stroheim

Georges Simenon

Lina Wertmüller

 

… et sans doute bien d’autres que nous oublions ou ne connaissons pas, mais qui nous forcent quand même à remarquer que, depuis trois millénaires, à travers toutes les (pires) convulsions historiques, les Italiens n’ont, pour leur part, jamais cessé un seul jour de produire des œuvres d’art. Sous toutes les formes possibles et y compris au bout des émigrations forcées (comme en témoignent Ed MacBain, Franco Fagioli et d’autres).

Un continent qui produit ces sortes de manifestations d’existence n’est pas un continent réductible aux aléas de la géopolitique.  C’est un continent qui aborde une autre phase de son histoire encore peu perceptible aux esprits pressés.

Et si on s’amusait à compter les empires qu’il a enjambés ?

À propos du Déclin de l’Occident, de Spengler, John Cowper Powys a écrit (nous citons de mémoire) qu’un jour, nous, Européens, devenus des fellahs à l’instar de ceux d’Égypte après les pharaons, serions très contents de planter un par un nos grains de riz ou de blé dans la boue et, patiemment accroupis, de les regarder pousser.

Pourquoi pas ?

Non, ce n’est pas le même Occident que celui des conquérants.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 20 juillet 2022

 

 

Breaking Niouzes

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans rapport apparent : Dans la Caspienne, l’Iran barre la route à l’OTAN

 

 

 

Breaking Niouzes

 

 

 

 

Imran Khan réécrit l’histoire politique du Pakistan

 

 

Contre toute attente et face à de puissants rivaux, la victoire de l’ancien Premier ministre Khan aux élections du Pendjab est une victoire pour la démocratie et pour la souveraineté du Pakistan.

 

 

MK BhadrakumarThe Cradle – 18.7.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

Le président pakistanais déchu, Imran Khan, l’emporte largement sur ses adversaires dans leur propre fief du Punjab.

Credit photo : The Cradle

 

 

 

C’est toujours une proposition peu recommandable, que ce soit en Inde ou au Pakistan, qu’un pouvoir politique usurpé par des opérateurs clandestins organisant des défections au sein d’un parti au pouvoir et qu’un gouvernement établi renversé en dépit du mandat qu’il a reçu par les urnes.

 

En Inde – du moins jusqu’à présent – de telles manigances menant à un changement de régime au niveau fédéral ou étatique n’ont pas encore été organisées par des puissances étrangères – sauf, peut-être, lors de l’éviction du premier gouvernement communiste dans l’État méridional du Kerala, en 1959.

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Source :

Source : Imran Khan rewrites Pakistan’s political history (thecradle.co)

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/imran-khan-reecrit-lhistoire-politique-du-pakistan/

 

 

 

 

 

« Je veux de la poudre et des balles. »

Victor Hugo, L’enfant grec

 

 

Appel de Paris pour Julian Assange

 

 

 

 

 

 

 

L’article paru dans Le Grand Soir est si faible et maladroit que nous ne pouvons décemment pas le citer ici. C’est insultant pour Assange, insultant pour l’intelligence et insultant pour la dignité de quiconque. Depuis le temps, qui peut encore ignorer la situation de Julian Assange ?

 

[…]

« Depuis des années, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) avec ses 190 affiliées représentant quelques 600 000 adhérents des médias dans 150 pays et les syndicats nationaux ont plaidé sa cause sans relâche.

Depuis des années, des collectifs, des organisations, des médias, des personnalités alertent sur la persécution dont est victime Julian Assange et demandent sa libération. »

[…]

 

S’il faut compter sur la presse, sur des pétitions et sur des « demandes », il sera extradé et achevé. Personne n’en doute.

On peut donc se demander à quoi rime cet Xième coup d’épée dans une eau qui, à l’évidence, n’a jamais cessé de s’en contrefoutre. À quoi bon toutes ces simagrées ?

La grand malchance de Julian, c’est de n’être ni Tchétchène ni Pakistanais.

Abrégeons.

À la suite d’un rassemblement, le 3 juillet dernier, place de la République, pour  le 51e anniversaire d’un prisonnier incarcéré sans droit depuis qu’il en a eu 40 (opération, donc, fondamentalement terroriste), des groupes dont la liste est communiquée par Le Grand Soir, se sont cotisés pour mettre un timbre sur une XXXième supplique envoyée à qui de (non) droit.

 

Cette initiative a six parrains et marraines :

 

Mme Mairead Corrigan Maguire, prix Nobel de la paix ;

M. Thorbjørn Jagland, ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe ;

M. Luiz Inácio Lula da Silva, ancien président de la République du Brésil (2003-2010) ;

Mme Dominique Pradalié, présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ;

M. Noam Chomsky, professeur émérite de linguistique ;

M. Jeremy Corbyn, député britannique.

 

Que du beau monde. On va bien voir quel poids ils ont.

 

 

L’appel en entier et la liste de ceux qui le signent se trouvent ici :

 

Appel de Paris pour Julian Assange (legrandsoir.info)

 

 

Cela dit…

 

Il faut arrêter de faire semblant de ne pas savoir à qui on a affaire !

 

 

Sous peine de n’être qu’une bande de couards faux-culs irrémédiables.

L.G.O.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 18 juillet 2022

 

 

La NUPES comme blanchisseuse des trahisons socialistes

 

 

 

 

 

 

 

 

Épave dans le cimetière de bateaux de Camaret-sur-mer.

 

 

 

 

Il nous a semblé qu’il n’y avait pas de moyen plus digne de célébrer ce 14 juillet 2022 qu’en donnant la parole à quelqu’un qui sait de quoi il parle et qui ne manque pas du courage qu’il faut pour le faire.

 

 

 

La NUPES comme blanchisseuse des trahisons socialistes

 

 

Régis de Castelnau – Vu du droit –  14 juillet 2022

 

 

 

 

 

 

Boris Vallaud un des dirigeants du Parti socialiste s’est imprudemment avisé de donner des leçons d’histoire.

Pour lui, les députés RN régulièrement élus sont les « héritiers » des collabos qui rasaient les murs en 1946. Je ne sais pas si ces députés sont les héritiers des fondateurs du FN où il y avait effectivement des collabos notoires (coucou François Brigneau) mais aussi des résistants, voire un Compagnon de la Libération (coucou Michel de Camaret).

Mais admettons cette mise en avant de « l’héritage ».

Dans ce cas, Vallaud le socialo aurait été bien avisé de se taire. Parce qu’on peut rappeler que ceux, dont il est en bon socialiste l’héritier, c’est-à-dire les parlementaires socialistes, ont massivement voté les pleins pouvoirs à Pétain et l’assassinat de la république le 10 juillet 1940. Et furent pour cela frappés d’INDIGNITÉ NATIONALE. Qui si l’on suit les raisonnements de Vallaud en matière de dévolution successorale, reste donc attaché à son propre mandat.

On ajoutera qu’il est lui-même non seulement l’héritier mais le successeur sur les bancs de l’Assemblée de François Mitterrand le meilleur ami de René Bousquet.

C’est maintenant Olivier Faure autre dirigeant du PS qui se lance dans une surenchère anticapitaliste que n’aurait pas reniée Lénine en son temps. Alors que, dans l’histoire de ce parti, on sait très bien ce que valent ces proclamations qui ont TOUJOURS précédé les trahisons.

Le problème c’est qu’aujourd’hui, un ancien dirigeant de ce même PS, ministre rocardien et Maastrichien patenté, a créé un cartel politique au service de la petite bourgeoisie déclassée. Et cette fameuse NUPES se révèle être une blanchisseuse pour verts néolibéraux néoconservateurs, mais aussi surtout pour le Parti socialiste. Lui permettant ainsi de faire jouer l’amnésie qui l’a toujours servi. Et de recommencer à donner des leçons de comment qu’il est pas trop de gauche. Heureusement, tout le monde n’est pas atteint de la maladie d’Alzheimer. On peut se rappeler les grands discours de Chevènement dans les années 70 et être ainsi écœuré de la façon dont il s’est rallié au macronisme le plus corrompu. Sans oublier bien sûr que Macron a été installé à la tête de l’État par François Hollande et le Parti socialiste.

Alors ne nous aveuglons pas, et ne laissons pas cette NUPES permettre au PS de faire oublier toutes ses trahisons.

J’ai publié en 2021 dans Le front Populaire, un rappel de ce que fut l’histoire de cette roue de secours du capital.

J’en propose à nouveau la lecture pour que l’imposture du qualificatif de « gauche » que lui permet de revendiquer la NUPES ne puisse surtout pas prospérer.

 

 

 

Le Parti socialiste a-t-il jamais été de gauche ?

 

 

EPSON MFP image

 

 

 

La question du clivage politique entre la droite et gauche est une auberge espagnole où chacun vient avec ses objectifs, ses préjugés, et ses arrière-pensées. Le concept recouvre des réalités complètement différentes en fonction du lieu où il est énoncé. Le positionnement, surtout de gauche d’ailleurs, sera revendiqué positivement par nombre d’organisations, et négativement par leurs adversaires. Et même si l’on peut penser avec le politologue Jérôme Sainte-Marie qu’il n’est désormais plus opératoire, force est de constater qu’il a la vie dure. Si Emmanuel Macron ou Marine Le Pen prétendent se situer en dehors de cette opposition, au sein même du parti du président on s’organise en tendances la reprenant. Jusqu’à Éric Zemmour qui fonde son succès incontestable succès dans les sondages en se revendiquant porteur de la ligne politique « d’union des droites » qui fit le succès de Nicolas Sarkozy en 2007.

 Il ne sera pas question ici d’une approche scientifique ou objective, mais plutôt d’analyser comment le Parti socialiste a utilisé le concept de « parti de gauche » depuis maintenant un siècle. En tentant d’identifier un certain nombre de constantes et notamment les contradictions systématiques entre le discours revendiquant une appartenance à la partie gauche du spectre politique, pour systématiquement lui tourner le dos une fois parvenu au pouvoir politique.

 

 

Congrès de Tours : les raisons d’une scission

Le parti socialiste dont il sera question est celui né de la scission du congrès de Tours en décembre 1920, qui gardera le nom de SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) jusqu’en 1972 où il prendra le nom de « Parti socialiste » au congrès d’Épinay.

La SFIO sera créée en 1905 sous l’impulsion de Jean Jaurès par la fusion de cinq partis du mouvement ouvrier. Ce sera surtout un parti d’élus qui choisira le 2 août 1914 au lendemain de l’assassinat de Jaurès, la voie de « l’Union sacrée » en rentrant au gouvernement et en votant les crédits de guerre. Très minoritaire au départ, l’opposition à cette stratégie ne cessera de grandir durant le conflit, de 20 majoritaire après l’armistice. C’est dans ces conditions que va se dérouler en décembre 1920 le fameux congrès de Tours qui va voir une majorité écrasante se prononcer pour l’adhésion à la troisième internationale créée par les bolcheviques après la révolution d’Octobre. On présente toujours ce congrès comme une adhésion au modèle bolchevique pour le passage socialisme, ce n’est pas la réalité. C’est bien l’affrontement entre deux lignes politiques nationales qui s’y est déroulé, les tenants de la IIIe internationale voulaient d’abord et avant tout prendre le pouvoir sur l’organisation au détriment de ceux qui étaient considérés comme complices de la catastrophe avec la stratégie « d’Union sacrée ». De façon significative, le parti ne deviendra « communiste » qu’en 1924 et les dirigeants à l’origine de l’adhésion finirent par être tous épurés pendant les années 20 qui vient la mise en œuvre de la « bolchevisation » menée en parallèle de la mainmise de Staline sur le parti soviétique et l’internationale communiste. Léon Blum fut le minoritaire qui acta la scission et la création du nouveau parti socialiste. Qui termina son admirable discours par les phrases suivantes : « Nous sommes convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison. Nous sommes convaincus qu’en ce moment, il y a une question plus pressante que de savoir si le socialisme sera uni ou ne le sera pas. C’est la question de savoir si le socialisme sera, ou s’il ne sera pas. » Cent ans plus tard, le parti socialiste ayant rejoint le parti communiste dans l’effondrement, force est de constater le double échec. D’aucuns diront qu’il trouve sa source dans le fait que le PCF était « plus à l’est qu’à gauche », et que le PS quant à lui a toujours évité d’être réellement de gauche.

 

 

Prendre le pouvoir ou l’exercer ?

La SFIO conservera essentiellement le tissu d’élus locaux et deviendra un parti de notables essentiellement tourné vers le parlementarisme qui s’impliquera dans presque toutes les combinaisons politiques des IIIe et IVe Républiques. Ce fut le cas avec le cartel des gauches de 1924 et un soutien sans participation ministérielle à une expérience qui tourna rapidement court avec une première capitulation « devant le mur de l’argent » et le rappel de Raymond Poincaré. Revenus dans l’opposition, les socialistes vont prendre la première fois la direction du gouvernement avec la victoire du Front Populaire aux élections de 1936. Léon Blum avait clairement indiqué que si le Front populaire l’emportait, seul le programme électoral de celui-ci serait appliqué. Il sera nommé Président du conseil au début de juin alors même que la France connaît depuis près d’un mois un mouvement social d’une ampleur considérable. La plupart des lois qui seront adoptées dans les semaines suivantes ne seront pas la mise en œuvre du programme mais la traduction législative de ce qui aura été obtenu par les grèves. Profitant de cette dynamique, quelques réformes furent adoptées dans les domaines économiques, de l’éducation, du sport et des loisirs. Le Front populaire fut confronté dès le mois de juillet 36 à la révolte militaire contre le gouvernement républicain en Espagne. Dans le but de conserver les radicaux dans sa coalition et de ménager la Grande-Bretagne, Léon Blum refusera d’apporter le soutien de la France au gouvernement espagnol légal. Dès février 37 il instaurera une « pause » dans les réformes, abandonnant les plus importantes. Le 21 juin suivant, un vote négatif du Sénat, et alors qu’aucune règle constitutionnelle le lui imposait, Léon Blum présentera la démission de son gouvernement, laissant le radical Chautemps lui succéder. L’échec rapide du front populaire a obéi à un schéma expérimenté pour la première fois avec le premier cartel des gauches, qui est le fruit du raisonnement de Léon Blum selon lequel, si le Parti socialiste était destiné à « prendre » le pouvoir pour instaurer le socialisme, il ne pouvait le faire que si le rapport de force le lui permettait. Sinon il devait se contenter de « l’exercer », en tentant si possible de faire adopter des réformes. Et c’est ainsi qu’il s’engagera jusqu’en 1983 dans une dialectique de la capitulation et de la trahison dont l’effondrement politique du Front populaire est l’illustration. En moins d’un an, celui-ci était consommé, le problème étant qu’il fut suivi d’une série de trahisons qui trouveront leur aboutissement d’abord avec le soutien affirmé aux accords de Munich, puis la participation approuvée par Léon Blum de ministres socialistes au gouvernement de capitulation formée par Pétain le 16 juin 40. Enfin avec l’abolition de la république et les pleins pouvoirs au même Pétain voté par la majorité du groupe socialiste à Vichy 10 juillet suivant.

 

 

Après la Libération, le choix de l’atlantisme et le refus de la décolonisation

Le parti socialiste paya son tribut à la Résistance et joua son rôle dans la Libération du pays, ce qui lui permit de surmonter la catastrophe de 1940. Aux élections de la première constituante de 1945, le PCF doublant son poids politique d’avant-guerre est devenu le premier parti de France mais la SFIO le suivait d’assez près, et les deux organisations qui représentaient 35 % des électeurs en 1936 frôlaient la majorité absolue. Socialistes et communistes s’entendirent pour proposer au référendum, qui le repoussera, un projet de Constitution très marquée à gauche, et ce contre l’avis du MRP et du général de Gaulle. Cette convergence sera matérialisée par un « Comité d’entente » réunissant les deux partis et allant même jusqu’à envisager une réunification ! L’arrivée de la guerre froide mettra fin brutalement à cette alliance, le président du conseil socialiste Paul Ramadier renverra les ministres communistes au printemps 1947 pour une alliance exclusive avec le MRP centriste. Choix qui sera maintenu jusqu’à la signature du « Programme commun de gouvernement » avec les communistes en 1972. Dès le départ, la SFIO fera le choix d’un atlantisme sans faille et d’un refus de prendre en compte les exigences de la décolonisation et de la fin de l’empire français. Ce sera dès 1947 sous l’égide de Ramadier l’adhésion sans réserve au plan Marshall, Léon Blum signant quant à lui avec Jean Monnet le fameux « Accord Blum-Byrnes » inscrivant la France dans l’orbite économique et culturelle des États-Unis. Puis les débats, pour aboutir au vote d’un statut de l’Algérie, à l’issue desquels la SFIO abandonnant ses positions, acceptera une solution qui se révélera incapable de traiter le problème algérien pour aboutir sept ans plus tard au début de la guerre. Il en sera de même avec les débuts du conflit indochinois, avec un Léon Blum disant : « Il n’existe qu’un moyen et un seul de préserver en Indochine le prestige de notre civilisation, notre influence politique et spirituelle et aussi ceux de nos intérêts matériels qui sont légitimes : c’est l’accord sincère sur la base de l’indépendance, c’est la confiance, c’est l’amitié… ». En fait d’amitié et de confiance, ce sera la guerre sans issue, que la SFIO soutiendra jusqu’à la catastrophe de 1954. On retrouve là cette mécanique politique propre au parti socialiste qui le voit élaborer et défendre des positions que l’on peut qualifier « de gauche » lorsqu’il n’est pas au pouvoir pour leur tourner le dos dès qu’il y accède. Il n’est bien sûr pas le seul à pratiquer cette dialectique perverse, mais elle prend chez lui une dimension particulière. Car non seulement il trahit ses engagements et ses promesses, mais il le fait par un refus d’assumer sa nature revendiquée de parti ouvrier, en ralliant les forces qu’il prétendait combattre. La tragédie algérienne va malheureusement en être une illustration paroxystique.

 

 

Comment amener la France au bord de la guerre civile

En janvier 1956, les élections législatives donnent une victoire électorale à un « Front républicain » au sein duquel la SFIO dirigée par Guy Mollet est dominante. Pendant la campagne marquée par la tragédie algérienne, il affirme que pour lui la guerre d’Algérie est pour lui « imbécile et sans issue » ; l’indépendance étant dictée par le bon sens. Il nomme Georges Catroux, seul général d’armée à avoir rallié Charles de Gaulle en 1940, au poste essentiel de Ministre résidant en Algérie. Puis se rend le 6 février à Alger où il est accueilli par une manifestation d’Européens excités qui jettent des tomates sur le cortège officiel. La capitulation est immédiate, Georges Catroux est écarté de façon humiliante. La trahison suit immédiatement quand Mollet nomme le socialiste Robert Lacoste partisan de la répression la plus brutale. Politique qu’il conduira en donnant dans ce domaine tous pouvoirs à l’armée, avec deux conséquences tragiques. D’abord avec le dévoiement déshonorant qu’une partie de l’armée acceptera de mener notamment pendant la répression de « la bataille d’Alger ». Ensuite en laissant basculer celle-ci dans une dérive factieuse qui mettra la France au bord de la guerre civile. La SFIO n’eut plus d’autre choix que d’appeler au pouvoir le général de Gaulle car c’était selon Mollet, le seul moyen d’éviter « une guerre civile sans armée républicaine ». Entre-temps, adepte de la politique de la canonnière, en novembre 1956, Mollet avait quand même trouvé le moyen d’engager la France dans une expédition militaire absurde contre l’Égypte à la suite de la nationalisation du canal de Suez. Malgré ce bilan calamiteux il restera premier secrétaire de la SFIO jusqu’en 1969, juste avant le congrès d’Épinay en 1971, quand François Mitterrand qui n’avait jamais été socialiste s’empara de ce parti.

Contrairement à ce qui fut alors prétendu et affirmé avec constance par la suite, le Parti socialiste d’Épinay n’était que la continuation de l’organisation issue de la scission du congrès de Tours. Le changement de nom, malgré l’arrivée à sa tête d’un homme, pourtant largement compromis dans les errements antérieurs, permis de passer un large coup d’éponge et de se refaire une virginité politique à gauche.

 

 

L’union de la gauche pour quoi faire ?

François Mitterrand s’était opposé à la constitution de 1958 et à l’élection du Président de la République au suffrage universel. Mais il en avait parfaitement compris le mécanisme politique et la nécessité des alliances pour parvenir à ce qui était son seul objectif, la prise du pouvoir. Les gaullistes occupants la droite et le centre du spectre, Mitterrand décida d’utiliser la gauche en construisant une alliance avec la principale force qui l’occupait. Ce fut en 1972 la signature du programme commun de gouvernement avec le PCF, support d’une stratégie électorale qui finit par se révéler gagnante. Il faut se rappeler ce que furent les discours du parti socialiste et de ses dirigeants entre 1972 et 1981, à base de lutte des classes, de transformation du capitalisme et de passage au socialisme ! Les relire aujourd’hui permet de mesurer très exactement le sens des mots de reniement et de trahison. François Mitterrand alla jusqu’à affirmer : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, ne peut être adhérent au Parti socialiste. » Les deux premières années du mandat de François Mitterrand élu en 1981 furent celles de la mise en œuvre de quelques-unes des mesures sociales de son programme, mais comme d’habitude, cette orientation fut vite abandonnée avec le fameux tournant de mars 1983. Cette fois-ci, ce ne fut pas à cause d’un parlement rétif ou d’une bourgeoisie hostile qu’intervint la capitulation. En effet la France était confrontée à une situation économique délicate liée à la contradiction entre les politiques budgétaires et monétaires. Le choix proposé par Jacques Delors et ordonné par François Mitterrand fut celui de la rigueur et de l’austérité parce qu’il permettait le maintien de la France dans la construction européenne. Le tournant portait en lui-même la trahison, puisque les socialistes violaient leurs engagements au profit d’un premier abandon de souveraineté. Ce fut en ce qui concerne le parti socialiste une conversion au néolibéralisme dont il devint par la suite le principal fourrier pour la France. Les années 80 offrirent le spectacle d’un effondrement moral à base d’argent fou et de corruption politique ou les socialistes n’étaient pas les derniers impliqués. François Mitterrand en tête, ils poussèrent les feux d’une construction européenne dont l’objectif évident, dès le traité de Maastricht, était la mise en place d’un dispositif institutionnel visant à priver les états membres de leur souveraineté économique en la faisant échapper à la délibération démocratique. Pierre Bérégovoy fut chargé dans la perspective de la monnaie unique d’appliquer la politique du « Franc fort » et de la « désinflation compétitive » au prix de centaines de milliers de chômeurs. Ces politiques furent poursuivies par Lionel Jospin quand il revint au pouvoir, en continuant le démantèlement de l’appareil industriel français public et privé et en dirigeant le gouvernement qui aura le plus privatisé dans l’Histoire de France.

Profitant de l’effondrement et de la quasi-disparition du PCF, débarrassé de toute concurrence sur sa gauche, ayant abandonné les couches populaires, le PS est devenu l’outil de la déconstruction de l’État-providence à la française et de l’abandon de la souveraineté de la France. Il n’avait plus besoin désormais de commencer par capituler, il incarne lui-même la trahison.

 

 

François Hollande en mode liquidateur ?

On ne s’étendra pas sur le mandat présidentiel calamiteux de celui dont il faut quand même rappeler qu’auparavant, en tant que premier secrétaire du Parti socialiste, il fut un des principaux acteurs de la forfaiture politique de la violation de la décision référendaire de 2005 et de l’adoption du traité de Lisbonne auquel il apporta son appui et celui de son parti. Son passage à l’Élysée fut une humiliation pour le pays devant lequel il ne put même pas se représenter, préférant favoriser l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée et prêtant probablement la main au coup d’État judiciaire qui l’a permis. Le parti socialiste semble avoir entamé une dérive groupusculaire que la candidature d’Anne Hidalgo pourrait précipiter.

 Il faut quand même noter, qu’à ce stade de la campagne électorale, outre la maire de Paris, deux autres candidats sont d’anciens membres du PS et ont été peu ou prou associés à tous les reniements et les trahisons que nous venons d’évoquer. Comme Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg n’assument rien, ne reconnaissent rien de leurs responsabilités pourtant lourdement engagées. C’est Anne Hidalgo enfilant les phrases creuses à base de vœux pieux sans prise avec la réalité. C’est Jean-Luc Mélenchon vitupérant le bilan du PS en oubliant le rôle qu’il y a joué comme par exemple avec son soutien au traité de Maastricht. Précisément celui qui a décidé la création de la monnaie unique, véritable boulet, rendant quasiment impossible la mise en œuvre du programme qu’il propose. C’est Arnaud Montebourg qui fait semblant d’être souverainiste en préconisant une réindustrialisation de la France, alors qu’il a contribué à l’arrivée à la présidence de François Hollande, et à celle de Manuel Valls au poste de premier ministre, pour déplorer aujourd’hui les conséquences des politiques de ceux qu’il a servis.

Aquilino Morelle n’est pas candidat, ce qui ne l’empêche pas de procéder de la même façon en publiant un livre extraordinaire. Violent réquisitoire contre les socialistes qu’il accuse, excusez du peu, d’avoir « permis au libéralisme de conquérir la planète », d’avoir commis un « coup d’Etat fédéraliste » en 1983, et « d’avoir défait la France sans faire l’Europe ». Touché par la grâce souverainiste il affirme « La réhabilitation de la Nation, réalité anthropologique et politique indépassable, s’impose ». On se frotte les yeux en se rappelant que cet homme a fait toute sa carrière au Parti socialiste, qu’il fut conseiller de Lionel Jospin premier ministre et de François Hollande à l’Élysée. Est-il possible de mieux se moquer du monde ? Cet exemple révèle finalement un des aspects de la nature profonde du Parti socialiste. Fruit de la scission du congrès de Tours il est devenu une organisation de notables sociologiquement liée aux couches moyennes. Son lien avec les couches populaires était celui d’une représentation alors que le PCF dans sa composition, sa direction et ses élus étaient une organisation authentiquement ouvrière. Cette concurrence contraignait la SFIO d’abord et le PS ensuite, à afficher des engagements « de gauche » pour arriver au pouvoir, et prestement les abandonner une fois installés. La disparition de la concurrence du PCF lui a permis de se débarrasser autant que faire se peut, du préalable des engagements de gauche, et d’assumer ce qui est finalement son ADN politique celui d’un banal parti de droite. Suivant la distinction de Léon Blum, le Parti socialiste n’a jamais voulu « prendre » le pouvoir mais « l’exercer », c’était plus confortable.

Il n’y a pas à s’étonner que ce soit probablement au prix de son effondrement.

 

Source : La NUPES comme blanchisseuse des trahisons socialistes. – Vu du Droit

 

 

 

 

 

 

Qu’on nous permette, pour une fois, de nous citer nous-mêmes :

 

 

Comme si les Le Pen étaient ce qu’il y a de pire en France…

 

 

 

 

 

 

 

Il ne faudrait pas croire que les trahisons socialistes soient propres à la France. Sans passer en revue tous les pays de l’UE, contentons-nous de balayer devant notre porte et de rappeler le Paul-Henri Spaak de 1939, défilant en tête de ses syndiqués socialistes, fusil brisé en bandoulière – « Non à la guerre ! » – qu’on retrouva, à l’issue du conflit, premier Secrétaire général de l’OTAN. Sans parler des participations belges aux assassinats congolais.

L’histoire de la trahison des peuples laborieux d’Europe par leurs  représentants mêmes  reste à faire.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 14 juillet 2022

 

 

Quand les trous noirs et les « fake » volent bas…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand les trous noirs et les « fake » volent bas…

 

 

 

 

 

Benelux

 

Et si on vous dit que La Libre, ce n’est rien comparé au « Swar » ?

 

 

Manifestations aux Pays-Bas et désinformation du quotidien « La Libre »

 

 

Philippe HuysmansVilain petit canard –  7.7.2022

 

 

 

 

 

 

 

La Libre, jamais en reste s’agissant de désinformer méticuleusement la population, s’est fendue d’un article qui pourrait figurer dans les écoles de journalisme comme un modèle du genre.  Malheureusement pour eux, la scène avait été filmée par des passants, à l’aide d’un téléphone portable.

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Sur le même sujet

 

Pays-Bas : la police ouvre le feu lors d’une manifestation d’agriculteurs

 

RT France – 7.7.2022

 

Via L.G.S.

 

 

 

 

 

 

Une enquête a été ouverte sur les coups tirés par des policiers lors d’une manifestation des agriculteurs néerlandais (v. image). Suivez RT France sur Telegram Au cours d’une action des fermiers néerlandais contre le plan gouvernemental de réduction des émissions d’azote, les forces de l’ordre ont tiré, affirmant avoir été menacées. Les soutiens des manifestants s’inquiètent de ces tirs.

 

Des policiers néerlandais ont utilisé leurs armes de service dans la soirée du 5 juillet lors d’une action des agriculteurs contre un plan du gouvernement destiné à réduire les émissions d’azote. Les tirs n’ont pas fait de blessés mais ont touché un tracteur. Les heurts sont survenus sur une bretelle d’autoroute à Heerenveen (nord du pays). « Vers 22h40, des conducteurs de tracteurs ont tenté d’entrer en collision avec des agents et des véhicules de police », ont expliqué les forces de l’ordre sur Twitter. Affirmant qu’une « une situation menaçante » s’était alors présentée, les forces de l’ordre ont indiqué que des coups de semonce […] et des coups ciblés ont été tirés ». A la suite de ces tirs, un tracteur a été touché » et trois personnes ont été arrêtées, a-t-elle précisé.

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Source : Pays-Bas : la police ouvre le feu lors d’une manifestation d’agriculteurs — RT France. (legrandsoir.info)

 

 

 

 

 

 

Hexagone

 

 

 

 

 

L’Ukraine comme un trou noir

 

 

Régis de Castelnau – Vu du droit – 8.7.2022

 

 

 

 

 

 

J’ai fait quelque chose de très mal et je crois nécessaire à ce stade de me confesser. Sur la base d’une information donnée par un ami en général très bien informé des choses de la guerre et de l’armement, j’avais publié le 20 juin un tweet ainsi libellé :

 

« Encore une réussite de Macron : 2 canons Caesar français ont été interceptés intacts par les russes. Ils sont actuellement dans l’usine Uralvagonzavod dans l’Oural pour étude et rétro ingénierie éventuelle. Merci Macron, c’est nous qu’on paye. »

 

 

 

 

 

 

Compte tenu de l’état de l’armée ukrainienne plus proche de celle de Lon Nol au Cambodge avant la victoire des Khmers rouges, que de la Wehrmacht en 1941, et de la fiabilité habituelle de mon interlocuteur j’ai pensé que c’était vrai. Soit que les deux canons avaient été saisis, soit ce qui était également plausible, vendu par des militaires appartenant à une des armées les plus corrompues du monde.

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Reste du monde

 

 

Venezuela : la Russie, l’Iran et la Chine organiseront des manœuvres à quelques dizaines de kilomètres des USA

 

 

Rédaction du site – Al Manar.fr – 7.7.2022

 

 

 

 

Des soldats de la marine iranienne

 

 

 

Pour la première fois dans l’histoire, la marine de l’armée iranienne assistera en août prochain à un exercice conjoint aux côtés de la Chine, de la Russie et de 10 autres pays dans les eaux de l’hémisphère occidental et dans l’arrière-cour des États-Unis.

 

« À la mi-août, les eaux du Venezuela vont accueillir des forces navales de plusieurs pays, dont l’Iran, la Russie et la Chine ». C’est ce qu’a rapporté le think tank « Center for a Free and Safe Society ».

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Zugzwang *

 

Alastair Crooke – Strategic Culture – 20.6.2022

 

Publié par Zineb – Le Saker francophone – 6.7.2022

 

 

L’avenir de l’Europe s’annonce sombre. Elle est maintenant accablée par les sanctions qu’elle a elle-même imposées et par la flambée des prix des matières premières qui en a résulté. L’UE erre dans un état de sidération.

 

 

 

 

L’autodestruction de l’Occident, un puzzle défiant toute explication causale unique, se poursuit. Les exemples de politique menée dans une apparente indifférence à tout ce qui ressemble à une réflexion rigoureuse sont devenus si extrêmes qu’un ancien chef militaire britannique (et ancien chef des forces de l’OTAN en Afghanistan), Lord Richards, a déclaré que la relation entre la stratégie et toute synchronisation des objectifs était désespérément rompue en Occident.

L’Occident poursuit une « stratégie » du type « voyons comment ça se passe » ou, en d’autres termes, il n’a pas de véritable stratégie du tout, affirme Richards. Nombreux sont ceux qui diraient qu’un culte de l’image positive, implacable et sans limite, a asphyxié les facultés critiques du courant dominant. Comment se fait-il que l’Occident, inondé de « think tanks », se trompe invariablement ? Comment se fait-il que les mèmes et les illusions faciles, qui se font passer pour de la géopolitique, ne soient pas ou peu remis en question ? La conformité aux récits officiels et dominants est tout ce qui compte. Il est déconcertant d’observer que cela devient une routine, sans que les risques que cela implique ne soient apparemment connus.

­­­­­­­­­­­­­­­­­­­__________________   

* Aux échecs, situation où un joueur doit bouger mais où chaque mouvement possible ne fait qu’empirer sa situation.

 

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Source : Zugzwang | Le Saker Francophone

 

 

 

 

 

Bons baisers de Shanghaï l’ensoleillée

 

Edward Slavsquat – Substack – 7.7.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

La Chine Zéro COVID offre de nombreux sites étonnants que je pouvais presque voir de la fenêtre de mon hôtel de quarantaine.

 

 

 

Carte postale d’Edward © 2022 Tous droits réservés.

 

 

 

Depuis le début de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine, de nombreuses accusations peu amènes ont été lancées contre la prudente et avisée stratégie de verrouillage de Pékin.

Toute personne qui comprend vraiment quelque chose à la géopolitique et au rouble adossé à l’or sait que le COVID zéro – qui, pour les simples d’esprit non éduqués, peut avoir l’apparence d’un terrorisme national parraîné par l’État – est en fait un astucieux complot de la Chine pour accélérer la rupture de la chaîne d’approvisionnement et mettre Washington à genoux.

 

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Craig Murray : Boris Johnson et le déclin du Royaume-Uni

 

Craig Murray  –  I.C.H. – 8.7.2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

Tous les empires finissent dans l’ignominie. Celui du Royaume-Uni touche à sa fin.

Dans un siècle, le récit historique dominant sera chinois et les historiens chinois s’interrogeront sur la façon dont un premier ministre, Boris Johnson, a été démis de ses fonctions pour avoir menti sur ce qu’il savait d’un harcèlement sexuel commis par un membre très subalterne de son gouvernement.

 

De savants articles seront écrits pour tenter de déterminer si cela en a été la vraie cause ou si la crise socio-économique sous-jacente, provoquée par l’inflation et le Brexit, en a été le facteur véritablement déterminant.

Des livres chinois (ou leur équivalent technologique) seront écrits sur la crise du néolibéralisme et sur la manière dont la société occidentale a atteint des niveaux insoutenables de concentration du capital et d’inégalité des richesses.

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Mis en ligne le 9 juillet 2022

 

 

De dieux, de tabous et d’empires qui s’effondrent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Démences /7

 

 

 

 

 

 

De dieux, de tabous et d’empires qui s’effondrent

 

 

 

Quand on est assez vieux pour avoir vu, pendant des décennies, des femmes – mais aussi des hommes – se battre pour le droit de disposer de soi…

À l’heure où quiconque affligé d’un minimum de conscience a compris que donner la vie est devenu plus criminel que l’ôter…

On ne peut que parler de démence au spectacle d’un empire planétaire en train de s’effondrer (pas assez) lentement en renouant avec des pratiques de contrôle sexuel dignes du plus obscur Moyen-Âge, tout en se vautrant dans l’homosexualité-spectacle obligatoire, dans l’invention de « genres » inconnus des savants d’Aristote à Luc Montagnier, dans la destruction maladive et forcenée de tout ce qui a pu, depuis 20 ou 30 siècles ressembler à de l’intelligence, dans un prétendu anti-racisme plus meurtrier que le racisme des traficants de bois d’ébène, tout en se servant du corps des femmes pauvres pour s’offrir des poupées vivantes à la carte de même qu’on se sert du corps des truies (et des porcs !) pour leur ajouter des côtes et, donc, des côtelettes à manger.

Et ce n’est là que la partie émergée du proverbial iceberg.

Quand on en est là, on ne peut que se dire : les cinglés nous ont enfermés dans l’asile et ils sont partis avec la clé en brandissant des torches enflammées.

Ce qui se passe autour de nous ressemble au chant du cygne d’une espèce qui s’appela un jour, peut-être abusivement, sapiens.

 

 

 

 

 

 

Tout ça, c’est la faute aux dieux…

 

 

… que les humains sont assez tordus pour s’inventer jaloux et grands pondeurs de tabous, lesquels font depuis quelques millénaires de cette vallée de larmes un enfer assez croquignolet. Masochistes ? Oui, et sadiques c’est sûr.

On ne sait combien de décennies il y a qu’Aline de Diéguez fait la guerre au plus sempiternel d’entre eux. Non que son athéisme soit agressif, au contraire, mais parce qu’elle prétend ne pas abandonner le champ de bataille à cet obstiné bourreau des Palestiniens, même si elle sait que le dément, ce n’est pas lui mais ceux qui se le sont inventé et s’en réclament.

 

 

 

 

 

 

Aline de Diéguez

 

L’Odyssée  du dieu Jahvé dans l’Histoire

 

 

Le pire quand on cherche la vérité, c’est qu’on la trouve
Remy de Gourmont

 

 

I – La  légende dorée du  jahvisme 

II – Déconstruction du mythe

 

 

 

 

 

 

 

Nihil sine ratione, rien n’est sans raison. Ainsi des  évènements politiques et religieux qui se perdent pour beaucoup dans la nuit des temps, déterminent aujourd’hui non seulement la politique israélienne et la tragédie palestinienne, mais concernent le cœur de la politique mondiale.

En effet, les gouvernements occidentaux ignorants de l’histoire des religions et ne tenant pas compte des couches sédimentaires déposées dans les esprits au cours des siècles par les mythes, négligent leur l’influence sur les mentalités des nations. Ils s’imaginent, par exemple, qu’Israël est un État qui fonctionne comme tous les autres états rationnels de la planète, à une petite différence près – il est à la fois récent et monstrueusement armé.

Certes, il s’agit, en apparence, d’un État moderne, et même qualifié de « seule démocratie du Moyen Orient », puisqu’on y vote, et même  beaucoup.  Mais l’intérieur des têtes des habitants est demeuré celui des Judéens du temps des rois Ezéchias et Josias, huit siècles avant notre ère, lesquels fantasmaient déjà sur les royaumes mythiques de David et de Salomon.

Les fantômes sont increvables.

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Une des prescriptions préférées de ces divinités (masculines) concerne la procréation de petits humains.

Qui contrôle la sexualité contrôle la société, ce n’est un secret pour personne. Aucun dieu ne s’en est privé et les pères de familles, depuis qu’ils se sont mis à vouloir la contrôler en se réclamant d’eux, ne peuvent plus s’arrêter.

 

 

 

 

 

 

Contrairement à ce qu’on croit, l’injonction « croissez et multipliez » vient du matriarcat, et, croyez-nous, il ne faisait pas bon être bréhaigne au temps du pouvoir des mères. Mésenfin, il a fini par arriver le jour où les pères ont voulu être sûrs que leurs rejetons étaient bien d’eux et pas du voisin, et qu’à cet effet, il urgeait d’enfermer le cheptel femelle et de lui enjoindre de pondre… le plus souvent possible (multiplication des bras aussi, n’est-ce pas ?), ce qui avait l’avantage de ne pas leur laisser le temps de fantasmer des libertés de mouvement inenvisageables…

Et, bon, bref, étant donnée la fréquence des guerres et des épidémies, il fallait remplacer de plus en plus souvent les pertes.

Cela s’imposa, évidemment, de moins en moins, à mesure que ceux qui avaient des cerveaux inventaient des moyens de ne plus mourir aussi facilement et que l’allergie aux guerres se mit à se développer à peu près autant chez les mâles que chez les femelles.

Pour ce qui est du sacro-saint respect de la vie (des fœtus), nous avons une proposition à faire à ceux qui, au nom de leurs divinités, l’invoquent :

Et si vous faisiez en sorte que le monde où vous voulez les jeter soit autre chose qu’un chaudron de sorcières plein de scorpions, de pieuvres, de serpents, de bêtes à pinces et à dards capables de nager sans crever dans du vitriol ? De quel droit vous permettez-vous de flanquer dans ce bouillon infâme des créatures innocentes, fragiles et sans défense, rien que pour satisfaire votre confort mental d’animaux à responsabilité limitée ?

Vos créatures sont sacrées, jusqu’au moment où elles passent la barrière de l’utérus maternel. Après ? Qu’elles crèvent, de toutes les manières que vous avez réussi à inventer, peut vous en chaut. Et vos dieux inventés sont, là-dessus, curieusement muets.

Vous croyez peut-être qu’on n’a que ça à faire : vous les prendre, vos enfants, à la naissance, pour les protéger de vous comme voulait le faire le pauvre Saint-Just ?

Qu’on nous pardonne un coup de sang inhabituel.

Revenons à la politique, puisque c’en est.

 

 

De l’art de créer d’utiles diversions en cas d’urgence

 

 

Par exemple quand les populations se mettent à poser des questions qui dérangent, à refuser des vaccins ou à traîner les pieds pour soutenir des guerres…

 

 

 

 

 

 

 

COUR SUPRÊME DES ÉTATS-UNIS : LA GUERRE CIVILE CULTURELLE

 

 

Régis de Castelnau – Vu du droit – 25.6.2022

 

 

 

 

 

Les réactions au revirement de la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis concernant l’avortement témoignent une fois de plus d’une ignorance, d’un provincialisme et au final d’une arrogance française classique, le tout donnant un triste brouet qui n’est pas à notre honneur.

Tout d’abord la précaution d’usage : je suis personnellement favorable au principe de l’IVG qui est une possibilité d’utiliser l’avortement comme un moyen de régulation des naissances. Je n’ai aucun problème moral ou religieux concernant cette possibilité, même si je sais que c’est toujours une épreuve pour la femme qui doit y recourir.

 

La fascination de nos élites pour les USA, y compris celles qui se disent d’extrême gauche est quelque chose de quand même impressionnant.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/19703-2/

 

 

 

 

 

 

Mais les hommes de bon sens comme Régis de Castelnau se font rares. Il ne manque pas d’autres qui voient les choses différemment.On peut, pourquoi pas, essayer de les comprendre.

 

 

L’abolition heureuse de Roe v. Wade

 

 

Sébastien Renault – Entre la plume et… – 26.6.2022

 

 

 

 

 

 

Roe v. Wade (la « loi Veil » américaine, avec d’importantes nuances, d’abord celles qu’imposent la distinction entre droit constitutionnel et indépendance législative des États) a été abrogée hier par la Cour suprême des États-Unis au plan constitutionnel, en la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste – lequel, quelques mois plus tôt, avait tressailli de joie dans le ventre de sa mère (Lc 1, 41), autrement dit, dans son état d’enfant à naître.

Rappelons que le gouvernement fédéral américain exerce son autorité en regard des questions nationales. Ses pouvoirs lui sont conférés par la Constitution étasunienne telle qu’interprétée par la Cour suprême. Dans le cas de l’extermination in utero, mieux connu sous l’acronyme français dragéifié d’IVG, ce prétendu « droit » n’a jamais été rattaché à leur Constitution. Au plan juridique, Roe v. Wade a été, pendant 49 ans, une véritable aberration « constitutionnelle » qui est désormais rectifiée à juste titre par sa révocation.

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Source : Entre La Plume et l’Enclume – L’abolition heureuse de Roe v. Wade (plumenclume.org)

 

 

 

 

 

 

 

De l’art de mélanger les torchons et les serviettes avec les kippas et les talliths, mais n’oublions pas que Roe vs Wade se passe aux USA.

 

 

 

L’avortement comme sacrement juif

 

E. Michael-Jones – Entre la plume et… – 1.7.2022

 

 

 

 

 

 

Le battage médiatique qui a entouré l’annulation par la Cour suprême de l’arrêt Roe-contre-Wade a fait remonter en moi des souvenirs de mon engagement dans les guerres de l’avortement aux États-Unis, qui durent depuis près de cinquante ans. Eleanor Smeal, qui était alors à la tête de la National Organization of Women, venait de donner une conférence sur l’avortement à l’université de Notre-Dame dans ce qui devait être les années 1980. La salle était remplie de féministes de cette université et du St. Mary’s College, la soi-disant institution catholique qui m’avait licencié pour m’être opposé à l’avortement quelques années auparavant.

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Source : Entre La Plume et l’Enclume – L’avortement comme sacrement juif (plumenclume.org)

 

 

 

 

 

 

Bref le Jahve d’Aline de Diéguez doit (sacrément) se retourner dans son ciel.

 

Nous n’épiloguerons donc pas, si ce n’est pour rappeler, avec l’ancêtre Voltaire, que cette divinité a, comme toutes les autres, l’excuse imparable de ne pas exister.

 

Et c’est ainsi qu’Allah est grand

 

…comme ne l’a pas ignoré feu Vialatte.

 

 

 

 

 

 

Mais pourquoi n’y aurait-il que MM. les hommes à s’exprimer sur la question ?

 

 

Les femmes dérangées et débiles devraient-elles vraiment procréer ?

 

 

Ilana Mercer  • The UNZ Review – JUNE 30, 2022

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

Le fait que la Cour suprême des États-Unis (SCOTUS) ait finalement rendu une décision restituant le pouvoir aux États sur cette question, l’avortement, est tout à fait normal. Si son État interdit l’avortement, une femme peut toujours monter dans un bus Greyhound pour aller se faire opérer ailleurs.

L’élégance éthique de l’argument libertaire a déjà été exprimée dans cet espace :

Même si on dédaigne l’avortement, on ne peut pas échapper à la question de la propriété de soi. Vous n’avez tout simplement pas le droit de prendre possession du corps d’un adulte. Une femme adulte, aussi répugnante soit-elle, est propriétaire d’elle-même et de tout ce qu’elle porte en elle, ou elle ne l’est pas. Vous ne pouvez pas vous « posséder » à l’exception de votre utérus ou en conjonction avec d’autres corps occupés.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/les-femmes-derangees-et-debiles-devraient-elles-vraiment-procreer/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

USA : Affrontements aux manifestations pro-choice dans plusieurs villes

 

Secours Rouge – 27.6.2022

 

 

 

La Cour suprême des États-Unis a annulé la « décision Roe v. Wade » vendredi après-midi, donnant aux différents États le pouvoir d’autoriser, de limiter ou d’interdire la pratique comme ils l’entendent.

 

Suite à cela, au moins 13 états ont déjà adopté des lois de déclenchement qui interdisent la plupart des avortements : l’Arkansas, l’Idaho, le Kentucky, la Louisiane, le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, l’Oklahoma, le Dakota du Sud, le Tennessee, le Texas, l’Utah et le Wyoming.

 

L’Arizona a deux lois contradictoire et le Sénat de l’État devait se prononcer.

 

À Phoenix la police a affronté un groupe important de manifestants qui tentait de forcer l’entrée du bâtiment du Sénat de l’État, brisant des vitres et forçant des portes. Les législateurs ont reçu l’ordre de ne pas sortir du bâtiment. Des policiers ont dispersé, avec d’importants moyens, les manifestants, et les législateurs ont repris leur calendrier législatif dans une salle spéciale sécurisée.

 

D’autres incidents entraînant des arrestations ont eu lieu à Greensville (Caroline du Sud) et à Eugene (Oregon).

 

Source : https://secoursrouge.org/usa-affrontements-aux-manifestations-pro-choice-dans-plusieurs-villes/

 

 

Voir ici les dernières informations sur les répressions de toutes sortes dans le monde :

 

 

https://secoursrouge.org/

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 6 juillet 2022

 

 

 

Au son soyeux du boomerang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au son soyeux du boomerang

 

 

 

 

 

 

« Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme »

 

 

Anatole Atlas – spherisme.be – 2.6.2022 

 

 

 

 

 

 

Cet incipit reste à ce point la plus puissante vérité de notre temps, qu’il résume ce que la tour Panoptic a pour fonction d’occulter. De cette forclusion dépend Kapitotal en ses manœuvres financières – donc militaires – sans limites. Il revient à l’esprit de résistance de se coaliser avec la résistance des esprits, pour signaler en BHL le chef d’État-major – pontifical et impérial – d’une entreprise coloniale héritière de tous les césarismes de l’histoire occidentale. Plus et mieux que ses prédécesseurs Friedman et Kissinger qui, voici 50 ans, dictaient à Nixon le déchaînement du dollar suivi du coup d’État de Pinochet, BHL commanda à Sarkozy de détruire la Libye sous les bombes et donne aujourd’hui les ordres du Dieu des Armées à Stoltenberg. Sous l’inspiration des mêmes Chicago Boys. L’Ukraine est donc, selon les mots de ce bonimenteur de cour aux pouvoirs sans précédent, « le fer de lance de l’Alliance atlantique ». Scellée en 1949 contre l’Union soviétique, pourquoi la signature de Gorbatchev en 1991 aurait-elle mis fin à son but stratégique : les ressources de la Russie jusqu’au Pacifique ? Cet abus de langage passerait inaperçu dans l’anesthésie générale des troupeaux,  sans la vigilance des ancêtres en Atlantide. Car c’est entre les rives de l’Europe, de l’Afrique et de l’Amérique, en cet invisible continent pavé des millions de crânes du commerce triangulaire, que se jouera demain la véritable alliance atlantique. Celle dont l’une des voix essentielles, pendant la rédaction des Frères Karamazov, avait eu la prescience d’écrire dans une lettre : « Le mensonge jaillit de toutes parts dans la société pourrie. Nos hommes de lettres, brigands de plume et escrocs de presse ont peur. Peur de quoi ? D’un fantôme. »

A.A., au dernier sommet de l’OTAN

www.sphérisme.be

 

 

 

 

Israël va remplacer la Russie comme fournisseur de gaz de l’UE : Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Robert Inlakesh – Al Mayadeen – 17.6.2022

 

 

Publié par Gilles Munier – France-Irak Actualités –20 Juin 2022

 

 

 

 

 

Les tentatives d’Israël d’étendre son exploitation des ressources côtières de la Méditerranée orientale ont le potentiel de déclencher un conflit sur plusieurs fronts.

 

L’UE, Israël et l’Égypte ont signé un nouvel accord commercial grâce auquel Tel Aviv deviendra un fournisseur alternatif de gaz naturel pour l’Europe, contribuant ainsi à combler le fossé causé par le manque de ressources russes. Cette initiative risque toutefois de déclencher un conflit sur plusieurs fronts, car « Israël » cherche activement à étendre son exploitation des ressources côtières de la Méditerranée orientale.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/israel-va-remplacer-la-russie-comme-fournisseur-de-gaz-de-lue-quest-ce-que-cela-signifie/

 

 

 

 

 

Comment le pétrole russe arrivera en Europe en passant par l’Inde

 

 

Vincent CollenLes Échos –  24.6.2022

 

 

 

Raffinerie d’Essar Oil près de Jamnagar, au nord-ouest de l’Inde. Pour les raffineurs indiens, le rabais sur le pétrole russe est une aubaine. (SAM PANTHAKY/AFP)

 

 

 

Les raffineurs indiens achètent massivement le brut de Russie à prix cassé dont les importateurs occidentaux se détournent depuis l’invasion de l’Ukraine. Une fois transformé en carburant, le pétrole russe pourra être réexporté vers l’Europe, déjouant indirectement les sanctions qui frappent Moscou.

 

En théorie, les Européens n’achèteront bientôt plus de pétrole produit en Russie. Les Vingt-Sept ont décidé de réduire leurs importations de 90 %, d’ici à la fin de l’année pour le brut, et début 2023 pour les produits raffinés comme le carburant diesel.

En réalité, cela ne sera pas aussi tranché, car il sera impossible de savoir d’où vient le pétrole qui a été transformé en carburant avant d’être vendu sur le Vieux Continent. Dans les mois qui viennent, les automobilistes français feront probablement le plein de gazole importé d’Inde et produit avec du pétrole russe. Voici pourquoi.

 

 

En théorie, l’information est un droit.

En pratique :

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Source : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/comment-le-petrole-russe-arrivera-en-europe-en-passant-par-linde-1415585 via Le Cercle des Volontaires

 

Nous devrons donc attendre que les événements nous éclairent.

 

 

 

 

 

Révolution de couleur en Ouzbékistan ?

 

 

Le cri des peuples – 4.7.2022

 

 

 

 

 

Ouzbékistan et Karakalpakstan : une tentative de révolution de couleur venue d’Occident ?

 

Par Guilherme Wilbert pour le Saker Blog

Source : thesaker.is, 4 juillet 2022

Traduction : lecridespeuples.fr

L’Ouzbékistan, un pays relativement petit coincé entre le Turkménistan enclavé au sud et le Kazakhstan au nord, subit une refonte de l’État et connait une vague de protestations [sanglantes] que certains analystes qualifient d’ « ingérence étrangère » dans ce qu’on appelle le Karakalpakstan.

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Source : Révolution de couleur en Ouzbékistan ? – Le Cri des Peuples

 

 

 

 

 

 

Une journaliste allemande risque trois ans de prison pour ses reportages dans le Donbass

 

 

Le cri des peuples – 2.7.2022

 

 

 

 

 

 

Par Steve Sweeney

Source : Morning Star, 27 juin 2022

Traduction : lecridespeuples.fr

La journaliste allemande Alina Lipp a déclaré qu’elle risquait trois ans de prison dans son pays d’origine pour ses reportages dans la région orientale du Donbass, en Ukraine.

Les accusations portées contre elle sont liées à la couverture de sa chaîne Telegram News from Russia, sur laquelle elle partage des informations en allemand et en russe avec ses 175 000 abonnés.

Dans une interview accordée au site Readonka World, elle a expliqué qu’elle faisait l’objet de poursuites pénales de la part du gouvernement fédéral allemand après avoir reçu une lettre du bureau du procureur.

Elle est accusée par les autorités allemandes de soutenir l’invasion russe de l’Ukraine et risque trois ans de prison en vertu de l’article 140 de la constitution ou une amende.

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Source : Une journaliste allemande risque trois ans de prison pour ses reportages dans le Donbass – Le Cri des Peuples

 

 

 

 

 

Pas terrible, mise à part l’info sur les effets secondaires des smartphones et l’annonce que Mémé Cheney veut rafler la présidence US à Mémé Clinton.

 

 

De la nécessité de combattre et d’oublier

 

Strategika 51 – 4.7.2022

 

 

 

 

 

 

Dans quinze ans, les études actuelles ayant établi une solide corrélation entre l’amnésie et l’usage de téléphones portables seront confirmées.

Le lien entre l’usage intensif d’un smartphone et la survenue de symptômes apparentés à ceux de la maladie d’Alzheimer a été décelé, mais selon les rares études disponibles à ce sujet, il est trop tôt pour affirmer un lien de causalité direct.

 

Il faudra attendre quelques décennies pour observer l’augmentation exponentielle des cas de démence et la survenue de la maladie d’Alzheimer chez les générations nées entre 1990 et 2005.

Les études ayant mis en exergue les effets des micro-ondes sur la santé sont délibérément marginalisées. Si ce sujet n’est pas aussi tabou que l’immense casse-tête du nucléaire (classé ironiquement dans la catégorie des énergies dites « vertes », peut être pour illustrer la nausée d’un irradié à son insu), il n’en demeure pas moins que de plus en plus d’études scientifiques sur des sujets aussi sensibles sont captées et financées par l’industrie et sont donc orientées.

Il faut savoir détourner son regard et voir le bon côté des choses: le PDG de Pfizer a dernièrement été récompensé d’une sorte de prix Nobel israélien pour ses immenses services rendus aux actionnaires plutôt qu’au bien être de l’humanité. Une humanité sauvée des griffes (des spikes mais passons) d’un méchant coronavirus dont on ne se débarrassera jamais.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/19635-2

 

 

 

 

 

 

 

Les temps deviennent durs

 

 

 

 

 

 

 

Crise de la chaîne d’approvisionnement : pénurie de feux d’artifice (fabriqués en Chine) pour les célébrations du 4 juillet U.S.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bof ! À quoi bon lésiner ?

 

 

Au G7, Macron a officiellement accepté que la CIA organise la propagande occidentale en Europe

 

 

Le courrier des stratèges – 30.6.2022

 

 

 

Les 7 qui sont 8 en Bavière

 

 

 

Le dernier G7 (tenu en Bavière en début de semaine) est passé à peu près inaperçu en France. Il faut dire que ses conclusions en anglais sont largement inaccessibles au journaliste moyen, imbu de sa personne et de son imaginaire, mais parfaitement désarmé lorsqu’il s’agit de déchiffrer le monde contemporain. Donc, le public français n’a eu droit qu’aux quelques échanges théâtraux entre Macron et Biden sur le prix de l’énergie (avec un Président américain qui n’a pas décroché un mot et n’a peut-être pas reconnu son homologue français). L’essentiel était pourtant ailleurs, car le G7 est l’outil privilégié que le Deep state américain manie pour caporaliser l’Occident.

Donc, le public français n’aura majoritairement eu droit, sur le G7, qu’à quelques échanges théâtraux et insignifiants entre Emmanuel Macron et un Biden décati sur le prix du pétrole. L’essentiel est passé sous les radars. Pourtant, il vaut la peine d’être connu.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/au-g7-macron-a-officiellement-accepte-que-la-cia-organise-la-propagande-occidentale-en-europe/

 

 

 

 

 

 

 

Méditation post-électorale

 

 

 

Pas sa faute si personne ne sait plus ce qu’est un homme d’État : ses montreurs ont interdit qu’on enseigne l’histoire à l’école et on leur a obéi.

 

 

Macron, le kéké président

 

 

Régis de Castelnau – Vu du droit –  5.7.2022

 

 

 

 

 

 

On raconte que lorsque le 19 juin au soir, il a appris les résultats des élections législatives qui le privaient d’une majorité parlementaire, Emmanuel Macron aurait dit : « on rentre dans le bizarre ». Si cette anecdote est vraie, elle en dit long sur qui est aujourd’hui à la tête de l’État français. Dont nous avons eu confirmation avec la nomination du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne, lequel témoigne de la véritable infirmité politique de Macron. Il est complètement étranger dans sa pratique à ce que préconisait Richelieu, « la politique c’est de rendre possible ce qui est nécessaire ».

 

 

 

Richelieu au siège de La Rochelle

 

 

 

Cela implique de connaître son pays, de bénéficier d’une certaine expérience sociale, de savoir gérer les hommes autrement que par la schlague, d’appréhender les conflictualités inhérentes à la chose publique, en particulier dans une république parlementaire, toutes qualités dont Emmanuel Macron est parfaitement dépourvu. Ce nouveau gouvernement n’est pas une provocation, contrairement à ce que l’on entend beaucoup, mais la conséquence du fait que le Président de la République n’est pas capable d’en composer un autre. Car bien sûr le résultat du 19 juin dernier n’a rien de « bizarre », c’est au contraire celui du 24 avril qui l’est. En lui accordant 58 % des suffrages, après son refus arrogant et méprisant de mener une campagne électorale considérée comme indigne de lui, et grâce à la trahison de Jean-Luc Mélenchon, ce scrutin a masqué la réalité des divisions de notre pays, et l’importance, quoi qu’on en dise du rejet politique dont il est l’objet.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/macron-le-keke-president/

 

 

 

 

 

 

 

Les Cosaques et les Tchétchènes célèbrent ensemble leur victoire à Lisichansk

 

Voir la vidéo

(sous-titrée en anglais)

https://thesaker.is/cossacks-and-chechen-celebrate-together-their-victory-in-lisichansk/

 

 

 

 

 

 

De l’intérêt de lire et regarder les oeuvres d’art au lieu de les brûler : l’exemple d’Alexandre Nevski

 

Rosa Llorens – Entelekheia – 4.7.2022

 

Paru sur Le Grand Soir le 25.6.2022

 

 

 

 

 

 

LKulturkampf ukrainien contre la Russie (un nain qui veut effacer un géant) ferait rire s’il n’y avait pas derrière une vraie guerre et de vrais morts ; mais, bien sûr, empêcher les Ukrainiens d’accéder à leur culture (l’histoire de l’Ukraine a été celle de la Russie jusqu’à ces trente dernières années) les livre sans défense au narratif du pouvoir ukronazi.

Un film comme Alexandre Nevski, de Sergueï Eisenstein, apporte un éclairage précieux sur la situation actuelle. Il n’est pas question d’en faire un commentaire esthétique, c’est un sommet de l’histoire du cinéma, et il faudrait pour cela une étude à part, mais de suivre l’action pour rafraîchir nos connaissances historico-géographiques ; on se rend compte ainsi que son sujet, la bataille du Lac Peïpous de 1242, est éminemment actuel, de même que la bataille du Champ des Merles, dans la région serbe du Kosovo, en 1389, avait, en 1999, retrouvé toute son actualité.

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Source : De l’intérêt de lire et regarder les oeuvres d’art au lieu de les brûler : l’exemple d’Alexandre Nevski (entelekheia.fr)

 

 

 

 

 

On ne saurait mieux terminer qu’avec un hommage à une résistante qui met à honte tous les bavards, les impuissants et les combattants de la 11e heure

 

 

Ginette Hess-Skandrani : Résistance antimondialiste sur MetaTV – (26 mai 2022)

 

 

Jean-Pierre   – Palestine Solidarité – 26 Juin 2022

 

 

 

 

 

 

par DOC MetaTV|Publié 8 juin 2022

Ginette Hess-Skandrani, Ginette la Rebelle, est une militante politique hors pair, une combattante antimondialiste acharnée.

Elle retrace, lors de cet entretien avec Périclès de MetaTV, les grands combats de sa vie trépidante.

Sur Rumble

Ginette évoque ses origines, notamment son père alsacien, communiste et résistant, sa grand-mère maternelle tout à la fois juive et tzigane, et sa jeunesse en terre alsacienne annexée par le 3ème Reich, qui ont forgé son caractère et déterminé sa vie faite de luttes et de sacrifices.

Ginette raconte, anecdotes à l’appui, son engagement inlassable contre le colonialisme, prolongé après la prétendue décolonisation par l’impérialisme.

Jeune porteuse de valise du FLN lors de la guerre d’Algérie, on retrouve Ginette engagée, pendant plus de soixante ans, aux côtés des opprimés sous toutes les latitudes : des Kanaks en Nouvelle-Calédonie, des Palestiniens sous le joug sioniste, des Irakiens, des Libyens, des Syriens aux prises avec l’impérialisme yankee et l’OTAN, machine de guerre contre les peuples

Ginette nous parle longuement, en termes élogieux, de la Libye de Mouammar Kadhafi, le Généreux, Guide Frère de la Révolution libyenne et de la démocratie directe : la Jamahiriya.

 

Le combat pour la Palestine

Ginette est aussi une militante écologique de la première heure. Elle nous parle de son combat constant contre le nucléaire aussi bien militaire que civil. De Reggane à Fukushima en passant par Fessenhein, Plogoff ou Moruroa, Ginette a répondu présent à toutes les mobilisations antinucléaires.

Ginette fustige le dévoiement de l’écologie politique comme celui de l’antiracisme. Elle n’élude ni la trahison de politiciens corrompus ni le rôle pernicieux du Parti Socialiste.

L’engagement total de Ginette Skandrani pour la cause palestinienne lui vaudra, outre une blessure par balle israélienne en pleine Intifada, d’être ostracisée en France où elle subit toutes sortes de pression allant de l’éviction du parti des Verts dont elle était pourtant membre fondatrice à des menaces de mort et même une agression physique d’une rare violence à son domicile.

Un entretien avec Ginette Skandrani, c’est comme une plongée dans le tumulte des grands combats politiques et sociaux des années 50 à aujourd’hui. Ginette la Rebelle est de ceux qui, par leur activisme opiniâtre et leur générosité, ont fait bouger les lignes politiques face à la barbarie totalitaire systémique, celle du complexe bancaire et militaro-industriel, celle des démiurges du nouvel ordre mondial.

L’hommage rendu par Ginette aux Gilets jaunes en fin d’émission résonne comme un passage de relais, garant de la résistance à venir, de la lutte perpétuelle des êtres réfractaires à l’injustice et à la tyrannie !

Sur VK : https://vk.com/video_ext.php?oid=-159201405&id=456239065&hash=12db4242596a1aea

Sur Dailymotion
Sur Archive.org

Sur Bitchute : https://www.bitchute.com/video/UK6FaxjtEyAn/
Sur Odysee

Sur Youtube (à éviter)

 

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Source : GHS

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 6 juillet 2022