La chute en vrille de l’Europe

 

 

La vision en tunnel de ses ineptes dirigeants plonge l’Europe dans la tourmente

 

Simplicius – 30.8.2025 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

Les poids lourds de l’Europe, ces mêmes pays qui prétendent dicter leur loi au reste du monde, s’enfoncent dans une crise économique de plus en plus profonde. Pendant ce temps, ils font semblant que tout va bien, ignorant leur effondrement intérieur au profit de mandats mondialistes.

J’ai déjà dit que ce qui caractérise le régime mondialiste moderne est qu’il se concentre exclusivement sur un programme de politique étrangère, abandonnant tous les problèmes nationaux à l’ordre bureaucratique libéral, qui fonctionne de manière autonome, comme une parfaite machine illibérale à voie unique, exécutant une série de plans prédéfinis au mépris total de la société.

Selon l’ONS (Office national des statistiques), le Royaume-Uni atteint son niveau d’endettement le plus élevé depuis le début des années 1960. Un nouveau rapport dit que :

Le Royaume-Uni atteint désormais son niveau d’endettement le plus élevé depuis le début des années 1960.

  • La dernière fois que le Royaume-Uni a connu trois années consécutives de dette supérieure à 90 % du PIB, a été lorsque Macmillan était Premier ministre.

Mais la dette britannique n’est pas un risque pour la seule économie, c’est un risque aussi pour la démocratie.

 

 

 

 

 

 

La criminalité sous toutes ses formes est au plafond :

Le nombre de vols à l’étalage au Royaume-Uni a atteint un niveau sans précédent : au cours des 12 mois qui se sont achevés le 31 mars, 530.643 cas ont été enregistrés en Angleterre et au Pays de Galles.

Selon les données présentées au Parlement et publiées par le Times, c’est un chiffre record dans l’histoire

En France, le Premier ministre a convoqué des élections anticipées en raison de « l’état d’urgence national » provoqué par la flambée du ratio dette/PIB :

François Bayrou, Premier ministre français, a convoqué des élections anticipées pour le 8 septembre, déclarant que la flambée du ratio dette/PIB (114 %) constituait un état d’urgence national.

Paris dépense désormais plus pour rembourser sa dette que pour financer de nombreux programmes publics, ce qui constitue un signal d’alarme pour la deuxième économie européenne.

👉 Il s’agit du troisième Premier ministre en un an. Cette décision accentue la pression sur la présidence de Macron, risque de perturber les marchés et pourrait aggraver l’incertitude au moment où la France est confrontée à des coûts d’emprunt élevés et à une croissance faible.

 

 

 

 

 

 

Alors qu’une multitude de crises de toutes sortes frappent les pays européens, leurs dirigeants continuent aveuglément à financer l’Ukraine à hauteur de plusieurs milliards :

Après que les pays européens membres de l’OTAN aient alloué 50 milliards d’euros à l’Ukraine, une crise budgétaire s’annonce..

En France, le départ du gouvernement et l’aide du FMI sont attendus. La Bourse française a ouvert mardi 26 août en forte baisse, les traders craignant que le gouvernement ne reçoive pas le soutien du Parlement lors d’un prochain vote de confiance..

L’indice français CAC 40 a chuté mardi 26 août à un minimum de 2,24 %, à 7668 points, après que les trois principaux partis d’opposition du pays aient annoncé qu’ils ne soutiendraient pas le gouvernement lors du vote de confiance. À l’initiative du Premier ministre François Bayrou, le vote est programmé pour le 8 septembre dans le cadre des projets budgétaires du gouvernement.

Selon le Premier ministre français, pour réduire le déficit budgétaire du pays, qui s’élevait à 5,8 % du PIB en 2024, il faut réduire le budget d’environ 44 milliards d’euros. Ses propositions comprennent le gel de l’indexation des dépenses de sécurité sociale et de retraite, ainsi que des taux d’imposition au niveau de 2025.

Des problèmes similaires existent au Royaume-Uni, où l’aide du FMI »st également en discussion.

En Allemagne, Merz a récemment fait la une des journaux en déclarant de manière urgente que « la Sécurité Sociale garantie par l’État n’est plus viable », alors que les dépenses de l’Allemagne ont dépassé le record de 47 milliards d’euros l’année dernière.*

 

 

 

 

 

 

 

Les experts croient désormais que l’Allemagne est en récession, surtout après que les années 2023 et 2024 aient enregistré une croissance négative du PIB pour la première fois depuis le début des années 2000.

L’économie allemande a rétréci de 0,2 % l’année dernière, après une plongée de 0,3 % en 2023. C’est la première fois depuis le début des années 2000 que l’économie recule pendant deux années consécutives.

L’économie allemande s’est à nouveau contractée de 0,3 % au dernier trimestre (T.2 2025), après une faible croissance de 0,3 % au T.1 :

 

 

 

https://tradingeconomics.com/germany/gdp-growth

 

 

 

Aujourd’hui, Merz admet que redresser l’économie s’avère beaucoup plus difficile qu’il ne l’imaginait, qualifiant la situation non seulement de période de faiblesse économique, mais aussi de véritable crise nationale :

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que relever les défis économiques du pays s’avère être une tâche beaucoup plus ardue qu’il ne l’avait initialement prévu.

« Je le dis aussi de manière autocritique : cette tâche est plus importante que ce que l’on pouvait imaginer il y a un an », a déclaré Merz samedi lors d’un discours prononcé dans la ville d’Osnabrück, dans le nord de l’Allemagne. « Nous ne faisons pas que traverser une période de faiblesse économique, nous sommes dans une crise structurelle de notre économie. »

 

 

 

https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-08-23/merz-says-tackling-germany-s-economic-woes-tougher-than-expected

 

 

 

Partout où l’on regarde, les pays européens – et ceux qui sont proches d’eux, comme le Canada – sont confrontés à des ralentissements et à des difficultés économiques sans précédent ; dernière nouvelle en date :

L’ÉCONOMIE CANADIENNE SE CONTRACTE DE 1,6 % EN TERMES ANNUELS AU DEUXIÈME TRIMESTRE, MANQUANT L’ESTIMATION DE -0,7 %.

Pratiquement tous les problèmes sont le fait des dirigeants désastreux qui se succèdent à la tête de ces pays. Chaque année, le système recycle les mêmes personnalités vides, qui se contentent de dévider le même discours creux. Si vous arrivez à le le croire, les derniers rapports indiquent même que le chancelier Merz envisagerait de nommer Ursula von der Leyen à la présidence de l’Allemagne :

 

 

 

 

https://www.spiegel.de/politik/deutschland/news-ursula-von-der-leyen-bundespraesidentin-friedrich-merz-cdu-libanon-handys-schulen-a-452d60fe-9ae8-443b-97dd-9687c562876f

 

 

 

Plus que jamais, la question des migrants est au premier rang de l’actualité politique, précisément parce que l’existence des migrants est à la fois la cause et l‘effet de la désastreuse expérience mondialiste qui a déchiré les sociétés et les économies occidentales. J’entends par là que les migrants concourent à détruire les sociétés occidentales tout en étant le produit dérivé et la conséquence du vampirisme impérialiste raté de l’Occident – ou faudrait-il plutôt parler d’impérialisme vampirique ?

Mais le plus incroyable, c’est qu’en dépit de ces crises économiques, les « dirigeants » européens continuent de foncer vers l’abîme en redoublant d’obstination dans leurs complots maximalistes les plus odieux.

Il y a tout juste une semaine s’est tenu le symposium économique de Jackson Hole, une sorte de réunion Bilderberg pour les banquiers du monde entier et les responsables de la Réserve fédérale US. Le thème abordé était précisément ces préoccupations économiques, ainsi que la démographie. Fervente mondialiste et présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde a appelé à accueillir davantage de migrants en Europe afin de contrebalancer les « tendances démographiques négatives » qui affectent la croissance économique :

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a également déclaré que l’afflux de travailleurs étrangers jouerait un « rôle crucial » pour contrer l’impact négatif des tendances démographiques sur la croissance économique. Comme si cela n’avait pas déjà été tenté par l’Allemagne et la plupart des pays européens au milieu des années 2010, lorsque des millions de réfugiés syriens ont déferlé sur l’Europe, entraînant un afflux historique de musulmans qui refusent – comment le dire poliment – de s’intégrer culturellement.

Lagarde a insisté sur le fait que, sans un afflux de travailleurs étrangers, la zone euro compterait en 2040 3,4 millions de personnes en moins en âge de travailler, selon le FT. Le marché du travail de la zone euro a traversé la pandémie dans un « état étonnamment bon », en partie grâce au nombre élevé de travailleurs âgés, mais « plus encore » grâce à l’augmentation du nombre de travailleurs étrangers, a-t-elle déclaré.

 

 

 

 

 

 

Ce qui précède a principalement porté sur l’Europe, tandis que les États-Unis semblent s’orienter rapidement dans une direction différente, plus prometteuse. Mais il se passe quelque chose de très intéressant sous le manteau de l’économie américaine, que les personnes désireuses de vendre le rêve d’une renaissance américaine s’efforcent délibérément d’ignorer.

Trump et ses porte-parole n’ont cessé de vanter la flambée des cours boursiers, comme si le marché boursier n’était pas complètement déconnecté de l’économie réelle, de l’inflation mondiale réelle, etc. Mais les triomphes du marché boursier sont eux-mêmes largement surestimés, étant donné que seules quelques actions de premier plan « soutiennent le pont » pour le reste du lot :

 

 

 

Les dix valeurs de tête en rouge, les 500 autres en noir.

 

 

 

S’il convient de noter que seules les dix premières actions sont en hausse catégorique., il convient de noter aussi que ces dix-là –  Nvidia, Microsoft, Apple, Google, Amazon, etc. – représentent désormais 40 % de la capitalisation boursière totale du S&P 500  :

 

 

 

 

 

 

Il ressort de ce qui précède que Nvidia, Microsoft, Apple, Alphabet et Amazon représentent à elles seules environ 16.500 milliards de dollars de capitalisation boursière. L’ensemble du S&P 500 vaut environ 55.000 milliards de dollars, ce qui signifie que ces cinq entreprises représentent à elles seules environ 30 % de l’ensemble du S&P. Si l’on inclut le reste des  dix entreprises les plus importantes, ce chiffre passe à environ 40 %, une distinction douteuse encore jamais vue dans l’histoire.

Tout cela signifie que la majeure partie de la soi-disant « flambée » du marché boursier n’est le fait, en réalité, que d’une poignée d’entreprises, dont la croissance explosive est principalement due à la bulle de l’IA :

 

 

 

 

 

 

Cela signifie, en substance, qu’on peut considérer l’ensemble de l’économie US comme un mirage alimenté par une énorme bulle technologique et artificielle, laquelle ne contribue guère à compenser l’inflation en forte hausse, qui est, pour sa part, maintenant systématiquement dissimulée derrière les faux indicateurs « officiels » du BLS  [Récapitulatif des marchés] et de l’IPC [Indice des Prix à la Consommation].

 

 

 

 

 

 

C’est toujours beaucoup mieux placé par rapport à l’Europe pour avoir une chance d’endiguer la vague de turbulences économiques engendrées par la multiplicité des crises. Malgré ses nombreux échecs, Trump tente au moins de bouleverser le système US, qu’il s’agisse de lutter contre la crise migratoire ou de remettre en cause la manière dont fonctionne la Réserve fédérale. Cette dernière initiative date de cette semaine, avec l’entrée en guerre de Donald Trump contre Lisa Cook, gouverneur de la Fed, et l’annonce de son intention de nommer son allié Stephen Miran au conseil des gouverneurs de la Réserve Fédérale, dans le but évident d’en prendre davantage le contrôle en s’y introduisant par personne interposée.

Il n’y a rien qui s’approche, même de loin, de ceci en Europe – ni dans les pays proches de l’Europe – où les banquiers centraux dirigent de plus en plus littéralement leurs nations comme des présidents et des Premiers ministres, au mépris total de l’opinion publique. Rappelez-vous l’ancien cadre de Rothschild Macron, le cadre de BlackRock Merz, le directeur de la Banque centrale européenne Draghi devenu Premier ministre italien, l’ancien directeur de la Banque du Canada et cadre de Goldman Sachs Mark Carney, désormais Premier ministre canadien, etc. Cet agglomérat de pays en décomposition est devenu une parodie de ce qu’on appelle encore, malgré tout, « démocratie » et du républicanisme. Les hommes de paille qui trônent au sommet du tas de décombres sont nommés par la cabale financière pour mener à bien un seul et unique mandat : maintenir à flot la superstructure financière de l’ « élite » occidentale, et rien d’autre.

Cela ne veut pas dire que Trump réussira nécessairement à renverser des décennies de stagnation, de déclin et d’usurpation institutionnelle totale par les soi-disant mondialistes, mais simplement que les USA ont au moins une chance de se battre, alors que l’Europe a tout l’air d’être une cause perdue, irrécupérable. Je continue à m’en tenir à la théorie du « sursaut du chat mort » concernant la supposée « renaissance » des USA sous Trump, mais cela ne signifie pas non plus que les USA sont entièrement « finis », mais plutôt qu’ils ne retrouveront jamais leur statut convoité de superpuissance, et qu’une sorte d’âge sombre économique est susceptible de s’installer pour longtemps, du fait que la pourriture institutionnelle a trop érodé la capacité des USA à se remettre un jour du déclin de leurs infrastructures.

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, les malheurs continuent de s’accumuler dans la triste et infortunée Europe, et aucun espoir n’est encore en vue. La classe actuelle des dirigeants européens est sans conteste la pire de l’histoire, et tous les plans qu’ils cogitent pour prétendre y remédier ont l’air d’avoir été intentionnellement conçus pour aggraver encore la situation. Par exemple, l’hyper-militarisation et la guerre sont désormais présentées comme l’élixir qui guérira tous les maux de l’Europe :

 

 

 

 

 

 

Quoi qu’il arrive, nous pouvons compter sur les élites européennes pour resserrer toujours plus leurs cercles concentriques autour du pouvoir, pour étouffer la dissidence et tenir toujours plus serrées les rênes. C’est ‘une des rares certitudes qui restent : la mort, les impôts et  l’instinct de conservation à tous crins de la cabale.

Pour preuve, cette récente nouvelle : Schwab a été innocenté de ses méfaits et Larry Fink… de BlackRock, vient d’être nommé à la tête du FEM :

 

 

[Le FEM innocente son fondateur Schwab de tout acte répréhensible et nomme des co-présidents par intérim.]

 

 

 

C’est un petit club, et vous n’en faites pas partie.

 

___________

* Le chancelier Merz dit littéralement que le « welfare state » ou « État providence » n’est plus viable. Il n’a pas tort, surtout s’il entend le remplacer par un « War state », ou « État guerrier », étant bien entendu que, dans les deux cas, la « providence » n’est rien d’autre que la poche des contribuables.

Source : https://simplicius76.substack.com/p/inept-leaders-tunnel-vision-drives?utm

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nationalisation » ? Vous êtes sûrs ?

 

C’est aux USA, pas en Europe…

Philippe Grasset (De Defensa), s’appuyant sur les déclarations d’un expert russe, nous annonce rien moins que la nationalisation, par l’administration Trump, c’est-à-dire par l’État, du Complexe Militaro Inductriel US . On a beaucoup de mal à y croire.

 

 

RapSit – USA 2025 : Anéantissement du CMI

 

Philippe Grasset – De Defensa – 28.8.2025

 

 

 

 

 

 

Qui ne connaît le CMI, le Complexe Militaro-Industriel ? Eh bien, il coule corps et biens (bel et bien). Les signaux dans ce sens ne cessent de s’accumuler, découvrant un nouveau terrain de grandes réformes miraculeuses et impossibles pour Trump et son équipe-MAGA. Le remède se nomme : nationalisation, – sans dire le mot, qui sent le souffre et est d’ascendance diabolique aux USA.

Un journaliste russe, Malek Dudakov, nous explique toute l’affaire sur un ton imperturbable. Il s’attache à quelques indications très significatives mais sans développer l’ampleur du séisme qui se dessine. Nous essaierions de nous en occuper.

 

    « Nationalisation du complexe militaro-industriel américain.

L’équipe économique de Trump a eu recours à une nouvelle manœuvre : racheter des actions d’entreprises en difficulté, d’importance stratégique pour l’Amérique. Le premier d’entre elle est Intel, dont 10% des parts sont désormais détenues par le gouvernement américain.

Viennent ensuite les géants militaires, qui, comme Intel, sont confrontés à des difficultés financières. Citons tout d’abord le géant aéronautique Boeing, en difficulté. Il a terminé l’année 2024 avec une perte de 12 milliards de dollars. La dette de l’entreprise dépasse les 50 milliards. […]

Outre Boeing, Lockheed Martin figure sur la liste des candidats présélectionnés. L’entreprise subira d’importantes pertes en 2025, ses revenus ayant chuté de 80 %. Cette situation s’explique par la hausse exorbitante de l’inflation dans le secteur militaire et par des problèmes de production. L’activité militaire de Lockheed Martin est devenue déficitaire pour la première fois depuis plus de dix ans. Le programme F-35 suscite de plus en plus de problèmes… »

Lure la suite…

Source : https://www.dedefensa.org/article/rapsit-usa2025-aneantissement-du-cmi

 

 

Mais on peut aussi, pour peu qu’on ait l’esprit mal tourné, voir dans cet « achat » de 10% d’un compte dans le rouge, le transfert, par l’État, d’une dette assez croquignolette du dit Complexe Militaro-Industriel aux contribuables US. Qu’importe ? Pourvu qu’ils puissent finir les deux «Force One »  destinés à Donnie.

Mais…

À toutes fins utiles : Que le Ciel les entende !

 

 

 

 

Mis en ligne le 31 août 2025

par Les Grosses Orchades

 

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