De chez les intermittents de la pause…

 

 

 

 

 

 

 

 

De chez les intermittents de la pause…

 

 

 

 

 

 

Parce que, quand meurt un homme comme Ramsey Clark, on ne peut pas ne pas le saluer.

 

 

Ramsey Clark, ancien procureur général des États-Unis et critique de principe de l’État de guerre des États-Unis, meurt à 93 ans

 

 

Frank Dorrel – Covert Action Magazine – 13.4.2021

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

Le 9 avril, Ramsey Clark est décédé à son domicile entouré de sa famille.

 

 

Clark a été procureur général des États-Unis de 1967 à 1969 sous Lyndon Johnson, période au cours de laquelle il a ouvert la voie au droit de vote pour les Afro-Américains, et à la déségrégation scolaire et a rédigé le paragraphe du Civil Rights Act de 1968 connu sous le nom de fair housing act, qui a abordé la discrimination en matière de logement.

 

 

 

 

En tant que procureur général le plus progressiste de l’histoire des États-Unis, Clark a également ordonné un moratoire sur les exécutions fédérales et la construction des prisons; interdit les écoutes téléphoniques dans les affaires criminelles; et a refusé d’appliquer une loi qui visait à abolir les restrictions de la Cour suprême en matière d’interrogatoire des suspects, prétendûment en vertu de la loi Miranda .

Clark a critiqué la guerre du Vietnam, bien qu’en 1967, il ait fait savoir au président Johnson que des manifestations anti-guerre avaient été infiltrées par des communistes, et que, la même année, à Boston, il ait poursuivi le célèbre pédiatre Dr Benjamin Spock, l’aumônier de Yale William Sloane Coffin et trois autres militants anti-guerre pour conspiration contre les lois sur les services sélectifs.

 

 

De gauche à droite : Dr Benjamin Spock, révérend William Sloane Coffin, Mitchell Goodman, Michael Ferber. Clark se sentait coupable de les poursuivre pour avoir conspiré pour saper les lois sur les services sélectifs et il a plus tard défendu les militants anti-guerre. [Source: woodstockwhisperer.info]

 

 

 

C’est la culpabilité que Clark a ressentie pour ces actions passées qui a fait naître et inspiré son activisme ultérieur contre la guerre.

En 1970, il a défendu les Harrisburg Seven, militants anti-guerre dirigés par le révérend Philip Berrigan, prêtre catholique radical, qui étaient poursuivis  pour pas moins de 23 chefs d’accusation, y compris celui de complot pour kidnapper Henry A. Kissinger, et en 1972, il s’est rendu à Hanoi pour y rencontrer des responsables nord-vietnamiens et a publiquement critiqué la conduite de la guerre par les États-Unis

 

 

  1. Clark, à gauche, au Nord-Vietnam en 1972. Il a rencontré des responsables communistes à Hanoi et a critiqué publiquement la conduite américaine de la guerre du Vietnam. [Source: nytimes.com]

 

 

Dans les années suivantes, Clark a publiquement dénoncé le soutien des États-Unis au Shah d’Iran, le bombardement de la Libye (en 1986 et en 2011), de la Grenade, de la Bosnie, du Kosovo, du Panama, de l’Afghanistan et de l’Irak, entre autres, et a critiqué le soutien des États-Unis aux Tutsis du Rwanda, ce qui, selon lui, a commencé la guerre et tué davantage que les Hutus[1] (voir CAM exclusive sur ce).

En 1991, Clark a déposé une plainte auprès du Tribunal International pour les Crimes de Guerre, accusant le président George H.W. Bush desdits crimes de guerre, après avoir passé deux semaines en Irak et constaté les effets de l’invasion sur le peuple de ce pays.

Clark a constaté que les bombes dites « intelligentes » des États-Unis frappaient bien plus que des cibles militaires, détruisaient les habitations, anéantissaient des infrastructures vitales et tuaient des milliers de civils innocents, et surtout, que les sanctions américaines aggravaient encore toutes ces misères humaines.

Dans son livre de 1992 The Fire This Time: U.S. War Crimes in Iraq, Clark écrit que :

 

« toute une nation [l’Irak] gît impuissante sous les coups d’une armée extraterrestre, qui peut attaquer et détruire en toute impunité… Les avions américains [contre l’Irak] ont effectué plus de 109.000 sorties et déversé 88.000 tonnes de bombes, soit l’équivalent de sept Hiroshima, et tué sans discernement à travers tout le pays[2] ».

 

[Source: amazon.com]

 

 

Clark a aidé à fonder, dans les années 1990, le Centre d’Action Internationale,  établi à New York, qui, entre autres activités, a organisé des manifestations de rues en 1999 pour condamner le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, chapeauté  par les États-Unis.

En 2018, Clark a déclaré qu’il considérait la politique étrangère des États-Unis comme « le plus grand crime depuis la Seconde Guerre mondiale », estimant que les agressions américaines avaient créé des niveaux incalculables de misère dans le monde. Les pauvres de la planète, disait-il, sont appauvris, dominés et exploités par les politiques étrangères des États-Unis et de leurs riches alliés. L’invasion de l’Irak par les États-Unis est une guerre d’agression, c’est le délit qualifié de « crime international suprême » par le jugement de Nuremberg.

Clark a dit encore :

« Notre but primordial, du début de notre existence jusqu’à ce jour, a été de dominer le monde. Mais le but de notre politique étrangère de domination n’est pas seulement de faire sauter le reste du monde à travers des cerceaux; son objectif est aussi de faciliter à notre bénéfice l’exploitation de ses ressources. Et dans la mesure où tout peuple ou État se met en travers de notre domination, il doit être éliminé ou, à tout le moins, tancé et sévèrement puni pour son erreur ».

 

 

 

 

Voyez ce discours remarquable de Ramsey Clark critiquant la politique étrangère des États-Unis en défense de  ses seuls intérêts ploutocratiques et stigmatisant sa guerre injuste contre le tiers monde.

Cet  extrait d’une vidéo consacrée à Clark avait été posté sur YouTube, mais il a inexplicablement disparu dès l’annonce de sa mort. Cam l’a repris dans notre chaîne YouTube covert TV grâce à l’excellent film de Frank Dorrel intitulé «  What I’ve Learned About U.S. Foreign Policy: The War Against The Third World », qui présente le clip. [Source: youtube.com]

Malheureusement pas sous-titré en français.

 

 

En 2008, l’Assemblée générale des Nations Unies a décerné à Clark le prix qu’elle remet tous les cinq ans aux défenseurs des droits de l’homme.

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/ramsey-clark-ancien-procureur-general-des-etats-unis-et-critique-de-principe-de-letat-de-guerre-des-etats-unis-meurt-a-93-ans/ 

 

 

 

 

 

 

Le 14 avril, nous avons adressé à nos abonnés, l’e-mail qui suit :

 

 

Covert Action Magazine est une publication dont nous ne nous sommes jamais fait l’écho sur notre blog « en pause ».

Elle est animée par Chris Agee. Et Chris Agee est le fils de Philip Agee, dont le nom est resté célèbre depuis qu’il quitta  la CIA pour l’exposer dans un livre qui fit grand bruit à l’époque.

Le fils aujourd’hui, fait ce qu’il peut pour suivre les traces du père.

Covert Action Magazine est une publication qu’on peut comparer, pour ses buts et sa rigueur, à la Unz Review de Ron Unz, même si le nombre de ses contributeurs paraît moins élevé. Son but est d’informer aussi honnêtement que possible un public US au cerveau lavé.Mais le public US n’est pas le seul à avoir le cerveau dans cet état. Et une honnête voix de plus n’est pas un luxe à dédaigner.

Nous avons lancé une petite bouteille à la mer , dans l’espoir que des âmes généreuses en traduiraient de temps en temps quelque chose. C’est Maria Poumier qui a aussitôt répondu « présente » pour deux articles.

Et c’est sa première traduction que nous vous envoyons aujourd’hui, faute de mieux sous forme de document word et de PDF (à vous de choisir ou à Microsoft de trancher en bloquant l’un ou l’autre).

Nous sommes peu de chose en ce monde digitalisé.

Voici le lien du site : https://covertactionmagazine.com/

Voici l’article original pour les anglophones :

https://covertactionmagazine.com/2021/03/13/is-russian-opposition-leader-alexey-navalny-a-key-prop-in-a-psychological-warfare-operation-designed-to-bring-down-vladimir-putin/

Et voici, en pièces jointes, sa traduction – grand merci, Maria ! 

Bonne lecture à tous et nos excuses à ceux qui ne sont pas ici pour l’instant.

 

 

C’est cet article de Jeremy Kuzmarov que  voici :

 

 

 

 

 

Le « chef de l’opposition russe » Alexeï Navalny est-il un élément clé d’une opération de guerre psychologique destinée à faire tomber Vladimir Poutine ?

 

Jeremy Kuzmarov – Covert Action Magazine – 13.3.2021

 

Traduction : Maria Poumier pour Les Grosses Orchades

 

 

Le « leader de l’opposition russe » Alexeï Navalny s’adresse aux manifestants lors d’un rassemblement anti-Poutine à Moscou. [Source : cnn.com]

 

 

Le 2 mars 2021, l’administration Biden a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie pour la punir de ce qu’elle a décrit comme la tentative de Moscou d’empoisonner le leader de l’opposition Alexey Navalny avec un agent neurotoxique l’année dernière.

Alexeï Navalny a été arrêté en janvier à son retour d’Allemagne après avoir été soigné pour empoisonnement avec ce que de nombreux pays occidentaux considèrent comme un agent neurotoxique de qualité militaire.

Il a été incarcéré le 2 février pour violation de sa liberté conditionnelle à la suite d’une précédente condamnation pour détournement de fonds et envoyé dans une colonie pénitentiaire le 1er mars.

 

 

Navalny pendant l’audience de mise en accusation. [Source : zoombola.com]

 

 

Le 2 mars, l’administration Biden a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie pour la punir de ce qu’elle a décrit comme la tentative de Moscou d’empoisonner le leader de l’opposition Alexey Navalny avec un agent neurotoxique l’année dernière.

« La tentative de la Russie pour tuer M. Navalny s’inscrit dans un schéma alarmant d’utilisation d’armes chimiques par la Russie », a déclaré un haut responsable américain aux journalistes, faisant référence à l’empoisonnement en mars 2018 de l’ancien officier du renseignement militaire russe Sergueï Skripal à Salisbury, en Angleterre, avec un agent neurotoxique de qualité militaire.

Sept hauts responsables du gouvernement russe feront l’objet d’un gel des avoirs dans le cadre des sanctions, dont Andrei Yarin, le chef de la direction de la politique intérieure du Kremlin, et Alexander Bortnikov, le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB), ainsi que 14 entités associées à la production d’agents biologiques et chimiques de la Russie et un institut de recherche du gouvernement russe.

 

 

Alexander Bortnikov [Source : mirror.co.uk]

 

 

Parmi les sept responsables gouvernementaux figurent également Igor Kranov, procureur général, et Alexander Kalashnikov, directeur des systèmes pénitentiaires fédéraux, responsable de l’emprisonnement de Navalny.

En annonçant ces nouvelles sanctions, l’administration Biden a déclassifié un rapport des services de renseignement indiquant que le FSB avait orchestré l’empoisonnement de Navalny le 20 août 2020.

Aucun rapport officiel n’a été publié pour accompagner cette conclusion.

Le 30 décembre 2020, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnes Callamard, et Irene Khan, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ont envoyé une lettre aux autorités russes pour demander une enquête sur l’empoisonnement présumé de Navalny.

 

 

Agnès Callamard [Source : globalnation.inquirer.net]

 

 

Irene Khan [Source : ohcr.org]

 

 

Callamard et Khan ont écrit que « si elles sont prouvées, les allégations [d’empoisonnement de Navalny par le FSB] constituent une violation du droit à la vie ». Les mots « si elles sont prouvées » sont essentiels car ils soulignent ce qui suit : les sanctions sont prématurées étant donné que les allégations selon lesquelles le FSB était derrière l’empoisonnement de Navalny n’ont pas encore été prouvées.

 

 

Qui a empoisonné Navalny ?

Dans leur lettre, Mme Callamard et M. Khan présentent une chronologie détaillée des événements liés à l’empoisonnement.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/le-chef-de-lopposition-russe-alexey-navalny-est-il-un-element-cle-dune-operation-de-guerre-psychologique-destinee-a-faire-tomber-poutine/

 

 

 

 

 

 

Ce n’est pas Barak Obama qui nous intéresse. Nous n’ignorons rien de ses méfaits largement prouvés et documentés.

Celui qui nous intéresse ici, c’est Daniel Hale, qui a rejoint sans peut-être que vous le sachiez  – car s’il faut compter sur les merdias ! – le bataillon sacré des Julian Assange, Edward Snowden, Brad Manning et quelques autres. De ceux-là, on ne parle jamais trop.

 

 

Le roi des drones et le lanceur d’alertes

 

Jeremy Kuzmarov – Covert Action Magazine – 9.4.2021


Traduction : Maria Poumier pour Les Grosses Orchades

 

 

 

Daniel Hale lors d’une manifestation pour la paix, contre la guerre des drones. [Source: diy.rootsaction.org]

 

 

Le roi des drones, Obama, profite de la vie dans un manoir de 11 millions de dollars, tandis que le lanceur d’alerte sur les drones, Daniel Hale, va en prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre.

 

Le cas de Hale reflète la moralité tordue et la corruption du système juridique dans une nation impérialiste.

Dans notre monde à l’envers, il arrive souvent que les bons aillent en prison et que les méchants soient honorés et vivent luxueusement.

L’ex-président Barack Obama, architecte-clé de la guerre moderne des drones, vit aujourd’hui dans un manoir de 11,75 millions de dollars et de 640 m2, au milieu d’une propriété de plus de 1200 ares sise sur Martha’s Vineyard, et il est considéré par beaucoup de gens comme un grand leader moral.

 

 

Le manoir d’Obama. [Source: mansionglobal.com]

 

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En attendant, il s’en passe des choses…

 

 

 

Finalement, Biden a téléphoné au « tueur »

 

The Saker – Vineyard of the Saker – 13.4.2021

 

Traduction : Le Saker francophone

 

 

 

 

 

 

La grande nouvelle du jour est que Biden a décidé d’appeler Poutine. Voici comment les Russes ont rapporté l’événement :

 

À l’initiative de la partie américaine, une conversation téléphonique a eu lieu entre le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le président des États-Unis d’Amérique, Joseph Biden. L’état actuel des relations russo-américaines et certains aspects pertinents de l’agenda international ont été discutés en détail. Joseph Biden a confirmé l’invitation qu’il avait adressée au président russe de participer au sommet sur le climat, qui se tiendra par vidéoconférence les 22 et 23 avril. Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre le dialogue sur les domaines les plus importants pour assurer la sécurité mondiale, ce qui répondrait aux intérêts non seulement de la Russie et des États-Unis, mais aussi de l’ensemble de la communauté mondiale. En outre, Joseph Biden a exprimé son intérêt pour la normalisation de la situation, d’une manière bilatérale, et l’établissement d’une coopération stable et prévisible sur des questions urgentes telles que la garantie de la stabilité stratégique et le contrôle des armements, le programme nucléaire iranien, la situation en Afghanistan et le changement climatique mondial. Dans ce contexte, le président américain a proposé d’envisager la possibilité d’organiser une réunion au sommet personnelle dans un avenir proche. Au cours de l’échange de vues sur la crise interne ukrainienne, Vladimir Poutine a exposé les approches d’un règlement politique fondé sur le paquet de mesures de Minsk. Il a été convenu de donner des instructions aux services compétents afin de régler les questions soulevées lors de la conversation téléphonique.

 

Voici la version américaine :

 

Le président Joseph R. Biden, Jr. s’est entretenu aujourd’hui avec le président russe, Vladimir Poutine. Ils ont discuté d’un certain nombre de questions régionales et mondiales, notamment de l’intention des États-Unis et de la Russie de poursuivre un dialogue de stabilité stratégique sur le contrôle des armements et la sécurité, en s’appuyant sur l’extension du nouveau traité START. Le président Biden a également précisé que les États-Unis agiront fermement pour défendre leurs intérêts nationaux en réponse aux actions de la Russie, telles que les cyber-intrusions et l’ingérence dans les élections. Le président Biden a souligné l’engagement inébranlable des États-Unis envers la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Le président a fait part de ses préoccupations concernant le soudain renforcement militaire russe en Crimée occupée et aux frontières de l’Ukraine, et a appelé la Russie à désamorcer les tensions. Le président Biden a réaffirmé son objectif de construire avec la Russie une relation stable et prévisible, conforme aux intérêts des États-Unis, et a proposé une réunion au sommet dans un pays tiers dans les mois à venir pour discuter de l’ensemble des questions auxquelles sont confrontés les États-Unis et la Russie.

 

Pourquoi cette différence de ton ? Parce que les Russes ne croient pas aux déclarations fracassantes avant une négociation et, contrairement à « Biden », ils ne sont pas incertains de leur légitimité (à la fois la légitimité de leurs politiques et la légitimité de leur gouvernement). Quant à Biden, il ne fait que produire exactement le même type d’air chaud que l’administration Trump. Je peux vous dire ce que la plupart des Russes pensent lorsqu’ils entendent cela. Ils pensent : « J’ai bien l’impression que le vieil homme essaie désespérément de s’encourager lui-même ! ». Je suis tout à fait d’accord.

Ceci étant dit, il y a aussi un triomphalisme très prématuré en Russie. Beaucoup de « patriotes hurlants » disent que « Biden a cédé le premier ». Leurs arguments sont à peu près les suivants :

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/finalement-biden-a-telephone-au-tueur/

 

 

 

 

 

 

Dernière minute :

Quand on veut battre un chien, on trouve toujours le bâton qui convient. Il suffit de bien chercher.

 

 

Jean-Bernard Fourtillan, intervenant dans le documentaire Hold-Up, arrêté à Chaudes-Aigues (Cantal)

 

Yann Bayssat et Pierre ChambaudLa Montagne –16/04/2021

 

 

Jean-Bernard Fourtillan, qui avait dénoncé dans le documentaire Hold-Up un complot faisant du Covid-19 une création de l’institut Pasteur, a été interpellé ce jeudi 15 avril à Chaudes-Aigues (Cantal). © capture d’écran ThanaTV

 

 

 

Jean-Bernard Fourtillan, mis en examen et suspecté d’avoir organisé des essais thérapeutiques illégaux, également connu pour ses prises de positions sur le Covid-19 – une création de l’Institut-Pasteur selon lui – a été interpellé ce jeudi 15 avril à Chaudes-Aigues (Cantal). Il a été incarcéré à la maison d’arrêt d’Aurillac.

L’information est sortie sur les réseaux sociaux, en masse : Jean-Bernard Fourtillan, intervenant dans le documentaire Hold-up où il dénonçait le caractère artificiel du Covid-19 – une création de l’Institut-Pasteur selon lui – mais également mis en examen et suspecté d’avoir organisé des essais thérapeutiques illégaux sur des personnes atteintes d’Alzheimer et de Parkinson, a été arrêté hier, à Chaudes-Aigues, dans le Cantal.

Un essai clinique sauvage, mené dans une abbaye de la Vienne sur 350 patients, interdit

L’arrestation s’est déroulée à la mi-journée, dans un hôtel de la commune thermale. Le professeur Jean-Bernard Fourtillan avait à son encontre un mandat d’arrêt, qui a été exécuté jeudi. Il est passé devant un juge de la liberté et de la détention jeudi, en fin d’après-midi, avant d’être incarcéré à la maison d’arrêt d’Aurillac.

Il devrait être transféré aujourd’hui vers la capitale, pour y rencontrer le magistrat instructeur en charge de son dossier ce samedi 17 avril. Selon France Inter, qui lui avait consacré une enquête en début d’année, il ne respectait pas le contrôle judiciaire qui lui était imposé. En décembre, il avait été arrêté et placé dans un hôpital psychiatrique.

 

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Source : https://www.lamontagne.fr/chaudes-aigues-15110/actualites/jean-bernard-fourtillan-intervenant-dans-le-documentaire-hold-up-arrete-a-chaudes-aigues_13941745/

 

 

 

 

Mis en ligne le 17 avril 2021

 

 

 

 

 

Mise à jour du 18 avril 2021 :

 

La Russie et la Chine passent à l’attaque

 

 

 

Politiquement pour l’instant

 

 

 

 

Sanctions américaines : la Russie relève le défi avec force

 

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics – 17.4.2021

 

 

 

 

Suite à l’annonce des dernières sanctions américaines, la réponse de la Russie fut politique, forte et rapide. Elle donne ainsi le signal qu’elle entend relever le défi et n’accepte pas le chantage à la soumission dont le pays fait l’objet. Et les Etats-Unis ont, eux aussi, parfaitement reçu le message, en déclarant interpréter ces sanctions comme une « escalade » appelant une réponse. L’enjeu du rapport de force est à la hauteur des coups qui peuvent être portés : soit nous allons être enchaînés dans un monde global atlantiste sans compromis, autrement dit dans un nouveau totalitarisme, dont nous sentons déjà les effets délétères, soit une nouvelle partition du monde et du pouvoir va s’installer.  

 

Les États-Unis enchaînent les sanctions, individuelles, sectorielles, politiques ou économiques sur des fondements divers et variés, devant simplement servir à justifier le combat pour le monopole du pouvoir qu’ils mènent, autrement dit le combat pour le monde global dont ils entendent être le seul centre politique, dont ils entendent être Dieu et Maître.

Mais la patience de la Russie semble prendre fin, avec la chute des derniers espoirs d’un sursaut de bon sens. Ainsi, suite aux dernières sanctions adoptées par les États-Unis (voir notre texte ici), la réponse de la Russie a fusé et les sanctions russes furent annoncées publiquement par Lavrov, après que l’ambassadeur américain ait été convoqué par le conseiller du Président russe pour qu’elles lui soient signifiées, autant que son départ souhaitable « pour consultation », rapidement, ce qui évitera qu’il ne soit déclaré persona non grata.

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Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2021/04/sanctions-americaines-la-russie-releve.html

 

 

 

 

Guerre de l’info : la Chine contre-attaque

 

Tom Fowdy – Entelekheia – 14/15.4.2021

Paru sur RT sous le titre China’s right. The long, grim death toll from America’s 201 military conflicts since 1945 reveals the world’s real bad guy

 

 

 

 

Jusqu’à ces dernières années, face aux attaques verbales, aux accusations et aux sanctions des USA, la Chine gardait un silence imperturbable. Mais il semble qu’elle ait compris que son impassibilité confucianiste ne faisait que céder le terrain de la communication à son adversaire, et qu’elle se soit décidée à donner de la voix. Il faut s’attendre à ce que, dans les mois qui viennent, elle perde ce qu’il lui reste de complexes et qu’elle contre-attaque les USA de plus en plus bruyamment, notamment sur leur flanc le plus exposé au discrédit, leur « ventre mou » : les justifications plus ou moins crédibles de leurs guerres perpétuelles.

L’escalade de la guerre des mots dont il sera question dans l’article n’est qu’un début.

 

Une organisation chinoise a publié [*] un rapport dans lequel elle accuse les États-Unis d’être responsables d’une « histoire de catastrophes humanitaires », citant ce qu’elle a décrit comme des « agressions américaines » et soulignant les conséquences dévastatrices des guerres menées par les États-Unis, le plus souvent sous couvert d’ « interventions humanitaires » ou de « droits de l’homme ».

Le document de la China Society for Human Rights Studies (CSHRS) indique que les conflits américains ont parfois causé la destruction de pays entiers et fait des millions de victimes civiles. Il note que sur les 248 conflits armés qu’a connus la planète de 1945 à nos jours, 201 (81%) ont été le fait des USA, et qualifie leur comportement d’ « hégémonique ».

Le rapport indique que l’action des États-Unis a « non seulement coûté aux parties belligérantes un grand nombre de vies de soldats, mais aussi causé des pertes civiles et des dommages matériels extrêmement graves, entraînant des « catastrophes humanitaires horrifiantes ».

Cette critique est la dernière salve en date dans l’escalade de la compétition géopolitique entre la Chine et les États-Unis, qui a vu Washington réprimander sévèrement Pékin dans le registre des droits de l’homme, en concentrant ses critiques sur la région autonome du Xinjiang. La Chine a répliqué en dénonçant avec fermeté la politique étrangère américaine, en soulignant l’hypocrisie des Américains et en exposant la réalité de leurs actions dans le monde. Dans le même temps, Pékin cherche à présenter sa propre version des « droits de l’homme », fondée sur un angle économique par opposition à la liberté classique.

Dans le monde moderne, les États-Unis utilisent la rhétorique des droits de l’homme comme outil pour atteindre leurs objectifs de politique étrangère, ce qui s’inscrit dans leur auto-définition comme pays « exceptionnel » et vise à présenter leurs intérêts nationaux et leur activité militaire comme une lutte binaire du « bien contre le mal ».

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Source : http://www.entelekheia.fr/2021/04/14/guerre-de-linfo-la-chine-contre-attaque/

 

 

 

 

Tiens, pendant qu’on y est, au diable l’avarice…

(Ah, « le droit des femmes » !)

 

USA : Levée de boucliers médiatique contre le retrait d’Afghanistan

 

Caitlin Johnstone – Entelekheia – 16/17.4.2021

Paru sur Consortium News sous le titre Media Once Again Trolling US Withdrawal from Afghanistan

 

 

 

 

Si feu l’historien William Blum avait intitulé l’un de ses livres sur les interventions militaires américaines dans le monde Killing Hope (Tueurs d’espoir), ce n’était pas sans raison.

À Washington, Biden s’est engagé à retirer les troupes américaines d’Afghanistan ; mais, pendant que sur Asia Times, l’ancien ambassadeur M.K. Bhadrakumar réclame une commission d’enquête pour comprendre comment une « expédition punitive » menée par les USA a pu se transformer en une guerre interminable (plus de dix-neuf ans !) et une occupation militaire qui a détruit le tissu social du pays, pour sa part, Caitlin Johnstone doute de la sincérité des annonces des USA : ici comme à chaque fois, l’annonce présidentielle d’un retrait militaire déclenche une levée de boucliers de la part de ceux qui ont tout intérêt à rester. Est-ce comme toujours, les avis contraires finiront par gagner ? On se rappellera que Trump avait déjà décidé de partir d’Afghanistan, avant de reculer. Pendant combien de temps encore ce pays martyr devra-t-il endurer la présence américaine, et les niveaux vertigineux d’arbitraire et de corruption qu’elle a engendrés ?

 

Le président Joe Biden a annoncé mercredi que toutes les troupes américaines seraient retirées d’Afghanistan d’ici le 1er septembre de cette année. Il a rejeté un « retrait sous conditions », parce que cela signifierait que les États-Unis ne partiraient jamais. Biden a créé un tollé pour sa volonté de retrait, et le Pentagone s’y oppose.

« Des inquiétudes montent quant au fait que le retrait des États-Unis d’Afghanistan pourrait compromettre les progrès en matière de droits des femmes », titre CNN.

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Source : USA : Levée de boucliers médiatique contre le retrait d’Afghanistan (entelekheia.fr)

 

 

 

 

On  parlait récemment d’aèdes…

… en sucrant le nôtre.

Impardonnable !

 

 

 

Profitons de la circonstance pour nous mettre à jour là aussi.

 

Pseudologies

 

Anatole Atlas  – spherismes.be – 18.4.2021

 

Qu’est-ce qu’un pouvoir légitime, si les critères de légitimité sont définis par les agents de ce pouvoir ? Quelles modalités logiques autorisent-elles à le décréter légitime ici, illégitime chez l’ennemi désigné ?

Supposons, par exemple, qu’un sursaut de conscience universelle fasse émerger demain comme normes supérieures de toute action politique les critères absolus de la prophétie biblique, de la réflexion philosophique et de l’intuition poétique : Justice et Vérité. Le rapport social capitaliste, en son aboutissement qu’est la dictature techno-financière, ne serait-il pas condamné par toutes les instances intellectuelles et spirituelles, de même que serait invalidé comme une grossière mascarade le cirque électoral prétendument démocratique en honneur dans le monde occidental ?…

Ce ne sont pas des instances arbitrales neutres et impartiales qui édictent aujourd’hui les normes prétendant s’imposer à l’échelle mondiale – tout en permettant de les transgresser au gré de puissants intérêts particuliers – mais des agences d’influence usant de leur force de frappe médiatique pour à la fois séduire et assommer, hystériser et anesthésier les opinions publiques. Les armes de la publicité commerciale sont ainsi mises au service de la propagande politique pour énoncer, dans un même discours, que tout ce qui émane du pouvoir en Russie relève du complot, quand tout ce qui met en question le pouvoir occidental relève du complotisme. Tel est le schéma logique proposé au cerveau de l’homo sapiens. Peut-il encore faire preuve d’une indépendance d’esprit minimale, telle que celle exigée pour voir un film de James Bond ? Il est à craindre que non…

Que des services de l’ombre (dont la réputation n’est plus à faire), auxquels est imputée la tentative d’empoisonnement d’un Navalny, s’ils en avaient eu l’intention auraient raté leur coup, d’une manière aussi peu professionnelle que cet échec propulse la soi-disant victime au rang de héros planétaire, champion de la résistance et déjà vainqueur moral d’un match préfabriqué l’opposant au Kremlin : jamais scénario aussi ridicule n’aurait été accepté par les producteurs de James Bond. Car il mine un nécessaire élément logique : la dangerosité de ces services de l’ombre. Mais ce scénario insensé est cautionné par la quasi-totalité du personnel médiatico-politique occidental, justifiant le bien-fondé d’une agressivité travestie en légitime défense contre les noirs desseins de la Russie, selon les vœux du complexe militaro-industriel maître du Pentagone…

Comme si quiconque, de Moscou à Vladivostok, avait le moindre intérêt à une guerre avec l’OTAN ! La stupidité d’une telle imagerie ne désole pas seulement James Bond. Elle insulte l’intelligence humaine et inquiète les psychiatres soucieux de la santé mentale des populations occidentales. Si celles-ci furent toujours les dupes de leurs dirigeants lors des précédentes crises du capitalisme sans autre issue que la guerre, auraient-elles aujourd’hui le droit d’accéder à plus de lucidité ?…

Poser la question c’est y répondre. Nous assistons donc à une démentielle surenchère de propagande pour convaincre ces populations précarisées, paupérisées, commotionnées, terrifiées par les perspectives d’avenir sans autre alternative qu’une cybernétisation toujours accélérée, que la plus grave menace pour leur existence est Vladimir Poutine !

 

 

 

Univoque est le discours public européen relatif à la Russie, fondé sur un syllogisme implicite hors de discussion, dont la prémisse incontestable identifie l’Europe à une démocratie sociale inspirée par des « valeurs » d’autant moins précisées qu’elles s’auréolent d’une aura transcendantale. S’agit-il des principes moraux de l’humanisme formulés par Erasme et la philosophie des Lumières ? Mais ceux-ci ne sont-ils pas contredits par l’emprise de la raison technique ? Et où en sont encore les promesses universelles de la modernité quand chacun voit une course vers l’abîme ? Le deuxième terme du raisonnement postule que la Russie ne correspond pas à cette belle idéalité. Contingentes sont les raisons fournies par l’actualité : des situations complexes, méritant analyses approfondies si l’on avait pour but une conciliation, sont systématiquement simplifiées pour être réduites à un cliché caricatural : ce sous-produit de l’Union soviétique est incapable de se conformer au modèle illustré par l’Europe. Il en résulte que ce cap éclairé de l’humanité dispose de toute légitimité pour sanctionner économiquement, contraindre politiquement, discréditer culturellement la Russie. Ce qui présente les apparences d’un syllogisme rigoureux ne peut s’imposer à l’opinion publique douée de saine raison qu’à une condition : que les prémisses aient parfaite validité. Mais si quelque réflexion critique interrogeait la nature démocratique de l’Europe ? Si quelque effort anthropologique révélait dans la civilisation russe une autre modalité d’être-au-monde, constitutive de richesse pour l’humanité ? Si quelque recherche historique suspendait la condamnation prononcée en bloc à propos de l’Ukraine, du Donbass, de la Crimée, du Caucase, de la Syrie, de la Libye, de l’affaire Navalny ? Tout jugement ne suppose-t-il pas un examen des circonstances du crime ? Et dans un tribunal démocratique, s’il s’avère que l’inculpé fut conduit à commettre ses actes par la pression de circonstances telles qu’il ne pouvait opérer d’une autre manière sans périr, la responsabilité de ses fautes ne sera-t-elle pas relativisée ? La mise à genoux d’un être, couteau sur la gorge, pour détruire son identité (comme ce fut le cas de la Russie d’Eltsine, dépecée par l’oligarchie financière occidentale) ne vaut-elle pas quelques circonstances atténuantes aux coups qu’il donne pour sauver sa peau ? À la Russie de Poutine ne sont accordées que circonstances aggravantes, confirmant une culpabilité ontologique, y compris lorsqu’elle est la seule puissance internationale infligeant défaite militaire à l’État islamique et à ses nébuleuses terroristes. Relève-t-on les liens entre ceux-ci et les mêmes oligarchies financières occidentales ? Le Kremlin sera d’autant plus sanctionné, qu’il a puni les oligarques russes complices de cette finance internationale. Ce qui permet d’observer que, dans cet étrange procès, l’instance arbitrale n’est autre que l’une des parties en jeu…

Ne devrait-il donc pas s’ensuivre un écroulement de toute la construction prétendument syllogistique – et de ses conclusions ? Parmi celles-ci, la plus préjudiciable aux intérêts de l’Europe n’est-elle pas l’annulation du projet de gazoduc pour obéir aux intérêts américains ? Tout au contraire, le raisonnement vicieux fera l’objet de surenchères verbales pour être démultiplié par toutes les instances « démocratiques », le Parlement européen allant jusqu’à reprocher à l’émissaire Josep Borrell de n’avoir pas été assez ferme à Moscou, face à Sergueï Lavrov, dans la défense d’une pseudologie servant d’argumentaire pour incriminer toujours plus la Russie, nécessaire coupable avec la Chine de tous les maux du monde. Si l’on poussait à l’extrême un raisonnement qui ne mépriserait pas les règles élémentaires de la logique, il faudrait envisager que l’Occident mène une guerre comparable à un accomplissement de ce que tentèrent Napoléon puis Hitler, mais sous d’autres formes, avec un grand luxe de précautions dans la mise en scène et les travestissements d’une pièce de théâtre. Cette hypothèse, digne de l’esprit des Lumières, je la soumets à l’ensemble des dispositifs idéologiques du continent sur lequel je vis, sachant qu’aucune place ne peut lui être réservée dans l’espace public libre et démocratique. Où est à jamais forclos le nom de Stalingrad.

 

 

 

 

Impossible de produire un diagnostic sur le caractère pathologique de la situation mondiale, sans employer les mots adéquats pour désigner le mal : KAPITOTAL (ensemble des structures du crime organisé de nature mafieuse intégrant finances, drogues, armes, prostitution, medias) ; TOUR PANOPTIC (tour de contrôle des systèmes de représentations fonctionnant par illusion d’optique autorisant à grossir démesurément tel phénomène insignifiant comme l’existence d’un escroc de droit commun psychopathe et agent des services de l’ombre, propulsé en pleine lumière sous l’apparence d’un chevalier du combat pour la juste cause, héros de la résistance au mal et opposant mondial à la dictature sur le modèle de James Bond) ; PSEUDOCOSME (falsification systémique des réalités, plongeant les populations planétaires dans un Fake World sur le modèle des vidéogames) ; SCHIZONOÏA (psychopathologie consubstantielle aux trois notions précédentes, pouvant être considérée comme une forme aiguë de fausse conscience, par quoi un projet totalitaire d’exploitation économique, de domination politique et d’aliénation idéologique requiert pour son accomplissement une perversion des facultés mentales le faisant accepter comme projet d’émancipation démocratique dont bénéficierait le plus grand nombre…

Il arrive rarement qu’un individu s’oppose frontalement, structurellement et stratégiquement à l’ensemble du système organisant le pouvoir dans sa communauté d’origine. Opposition pouvant être politique (pouvoir temporel) ou culturelle (pouvoir spirituel). Les raisons de cette rareté sont évidentes : hors structures sociales, un individu meurt. Mais il peut être le ferment d’une contestation organisée mettant en difficulté les forces dominantes. C’est pourquoi le pouvoir le plus sophistiqué se caractérise par la récupération et la gestion de son opposition, jusqu’à prendre une forme structurellement bicéphale (gauche/droite) apte à assurer sa perpétuation par un jeu de bascule autour de son centre de gravité qui ne peut être mis en question. Sortir de ce schéma, pour une opposition, l’introduit au royaume du mythe. Ce fut le cas du général de Gaulle en 1940 sur le plan politique. Ce fut le cas de Charlie Chaplin (déchu de la nationalité américaine pour cause de génie) suite à son film Le Dictateur sur le plan culturel. En tant qu’écrivain belge revendiquant l’héritage de Charles De Coster (1825-1877), mort à 52 ans pour avoir fait de son immortel chef d’œuvre Thyl Ulenspiegel une arme de combat contre la tyrannie de son époque, il m’est impossible de ne pas signaler les similitudes entre le Second Empire et l’Europe contemporaine…

Sans espoir d’avoir plus d’écho dans mon pays que Charles De Coster en son temps, je m’en remets à la Russie pour publier* ce texte.

Anatole Atlas, Février 2020.

 

 

 

 

L’Œil imaginal

 

À la mémoire de Jacques De Decker  

 

Cultural Animation & Entertainment Strategy for Anesthesia of Revolution

 

http://www.spherisme.be/Texte/%C5%93il_imaginal.htm

 

 

 

 

 

 

 

Qui fait quoi avec l’alphabet ?

Quelqu’un parle depuis cinq secondes et c’est déjà trop ; depuis cinq millénaires et c’est encore trop peu. Sa phrase va son cours narrant une histoire à travers l’Histoire, et c’est la raison pour laquelle elle n’existe pas plus que son auteur. Comment pourrait avoir droit de cité la conclusion d’un périple de cinquante siècles ?  Gilgamesh n’a-t-il pas montré, dans Axiome de la Sphère, combien la domination de la Valeur exige une soumission de la Parole ? D’où l’actuelle obéissance des lettres aux logiques du chiffre…

Lire la suite…

Source : http://www.spherisme.be/Texte/Theorema.htm

 

 

 

 

Réclame pour la boutique du Bourgeois Gentilhomme

 

Anatole Atlasspherisme.be – 24.2.2021

 

 

La pyramide intellectuelle en Belgique s’honore de personnages ayant publié des bibliothèques sans avoir jamais écrit une véritable phrase. Aussi Le Soir de Bruxelles rend-il hommage au plus moliéresque d’entre eux, mélange de Georges Dandin et de Monsieur Jourdain…

La distribution des talents de l’esprit n’étant guère démocratique, Hervé Hasquin en conçut de bonne heure un noble ressentiment qui lui fit occuper tous les sièges de la distinction universitaire, parlementaire, sénatoriale, ministérielle et académique. Ne fallait-il pas être parvenu au sommet du cursus honorum pour oser graver dans le marbre une sentence définitive, de celles dont la postérité s’empare pour enluminer de gloire la mémoire de leur auteur : « Aragon est une crapule » ?…

Quand l’humanité, pour la première fois de son histoire, n’a pas de plus haute obligation que celle de penser en commun à ce qui lui est commun, penser le communisme ne fait-il pas l’objet, pour le Bourgeois Gentilhomme, d’une juste condamnation ?…

 

Car il en va de la réputation des vitrines d’une boutique planétaire où le comptoir doit paraître propre, le tiroir-caisse honnêtement géré, le coffre-fort généreux pour un personnel domestiqué : qu’en serait-il si l’on ne mettait à l’index quelques aèdes coupables d’en voir les caves grouiller d’esclaves et les arrière-cours d’innumérables cadavres ?…

A.A.

www.spherisme.be

 

 

 

Et, pour le reste, allez-y donc voir :

www.spherisme.be

 

 

 

 

Mis en ligne le 17 avril 2021

Mis à jour le 18 avril 2021

 

 

Ceci n’est pas un poisson d’avril

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci n’est pas un poisson d’avril,

 

 

 

 

 

mais notre cadeau pour la « Fête » des femmes

 

(en retard, comme toujours aux Grosses Orchades)

 

 

 

 

 

On a les épopées qu’on peut

 

Théroigne – L.G.O. – Mars-avril 2021

 

 

À Iakov Djougachvili

(18 mars 1907 – 14 avr. 1943)

Qui s’est jeté sur des barbelés électrifiés pour que ceux qui l’avaient capturé ne puissent pas faire chanter son père

 

 

 

 

 

L’Odyssée « d’Homère » ?

 

 

L’Odyssée d’Homère, nouvelle victime de la « Cancel culture » aux États-Unis ?

 

RT France – 2.1.2021

 

 

Bustes d’Homère et du philosophe Chrysippe de Soles

 

 

Dans une tribune pour le Wall Street Journal, une journaliste s’insurge contre les critiques formulées par des militants antiracistes contre les auteurs classiques. Elle évoque même une forme de « censure » liée selon elle au mouvement #DisruptTexts.

 

Après qu’une enseignante du Massachusetts (nord-est des États-Unis) s’est dite « très fière » d’avoir retiré L’Odyssée d’Homère du programme scolaire, une journaliste du Wall Street Journal, Meghan Gurdon, a décidé d’écrire une tribune sur ce qu’elle considère comme une forme de « censure » du mouvement #DisruptTexts. Un mouvement de militants antiracistes américains que l’on pourrait traduire par « Défions les textes » et que certains considèrent comme une nouvelle forme de la « Cancel culture », ce phénomène qui s’étend ces dernières années à la faveur des réseaux sociaux et cherche à faire taire toute dissidence.

Sur le site de ce mouvement, il n’est toutefois pas mentionné que ses membres souhaitent la censure d’œuvres classiques, mais seulement que celui-ci se donne pour but d’« étudier les textes classiques avec un esprit critique » et de « reconstruire les canons de la littérature », en essayant d’étudier des textes intéressants d’auteurs moins connus, issus de minorités.

 

Lire la suite si on n’a pas peur…

 

Source : https://francais.rt.com/international/82326-odyssee-homere-nouvelle-victime-cancel-culture-etats-unis

 

 

D’où il ressort qu’Homère était un mâle sexiste et faisait l’apologie du viol.

Mais pour « étudier les textes classiques avec un esprit critique » et « reconstruire les canons de la littérature » (oufti !), il faut savoir lire.

Comment vont-ils faire ?

Ces insectes illettrés – que dis-je – ces amibes analphabètes ne le savent même pas que L’Odyssée est le chef d’æuvre d’une femme ! Et néanmoins la ramènent.

Pour ceux d’entre vous qui l’ignorent et surtout pour les petits écoliers muselés à qui on ne l’apprendra pas, voici ce que je sais de son histoire.

 

 

 

Mais d’abord :

 

Aparté-cheveu sur la soupe

 

Quand la folie des grandeurs laissera quelque temps aux enseignants US si pointilleux sur la morale d’il y a 3.000 ans, ils prendront peut-être le temps de jeter un coup d’œil, autour d’eux, aux vétilles commises à leur bénéfice, et qui sait, peut-être prendront-ils même le temps d’essayer d’y faire quelque chose (on rêve) :

https://covertactionmagazine.com/2021/03/26/war-in-yemen-grassroots-mobilization-pressured-biden-administration-to-pledge-end-of-u-s-involvement/

 

C’est en anglais, hélas, et nous avons honte de n’y rien pouvoir en ce moment. Mais quelqu’un, peut-être… S.O.S. !

 

 

 

Revenons à nos moutons

 

La première chose qu’il convient de savoir, avant de se permettre de bourrer le crâne aux enfants sous couleur de les éduquer, c’est que :

1/ Homère n’est pas l’auteur de L’Odyssée

2/ L’auteur de L’Odyssée est une femme, et même une femme jeune.

3/ Ils ne sont pas contemporains.

Les deux poètes sont séparés dans le temps par quelque chose comme deux à trois siècles (peut-être même quatre), et dans l’espace, par la distance qu’il y a entre les îles Ioniennes (à l’ouest de la Grèce) et les îles Ægadéennes (à l’ouest de la Sicile), même s’ils sont sans doute, l’un comme l’autre, des Ioniens ou Grecs d’Orient.

Quant à l’« apologie » du viol, promettons-nous d’y revenir un peu plus tard à propos de L’Iliade. D’Homère.

 

 

Pour les écoliers qu’on n’a pas encore eu le temps d’abrutir et, accessoirement, pour les insectes et les amibes qui, par extraordinaire, nous liraient :

Homère est un célèbre aveugle, généralement représenté vieux et barbu même s’il a été jeune comme tout le monde, qui est censé avoir gagné sa croûte dans l’Antiquité, en allant de-ci de-là chanter, en s’accompagnant à la lyre (mais plutôt à la phorminx), tout ce qui pouvait intéresser ses auditoires, accompagné d’un jeune garçon qui lui évitait de tomber dans les ornières, discutait le bout de gras avec les aubergistes, etc. Il devait partager ce genre d’activité avec pas mal d’autres, car quels débouchés pouvaient avoir les aveugles à une époque où La Sécu n’existait pas ? Mais il y en avait aussi qui n’étaient pas du tout aveugles, et même certains qui étaient des femmes.

    

 

 

Aèdes femelles jouant de la phorminx

 

 

Je parierais ma chemise que les femmes, là comme ailleurs, ont précédé les hommes (on entend d’ici le chœur des bourgeois : « Voyager seules ? Vous n’y pensez pas ! »), en se faisant peut-être accompagner d’un frère ou d’un cousin, ne fût-ce que pour porter l’instrument et les sandales de rechange, quoique, pour qu’une femme fût considérée intouchable en ces temps lointains, comme tout récemment encore, il suffisait qu’on la tint pour sacrée… elle ou ce qu’elle faisait. [C’est seulement par les barbares Grecs et en temps de guerre que Cassandre pouvait être molestée, pas par les Troyens !]

 

 

L’ILIADE – PRISE  DE  TROIE — SCÉNE  DE  CARNAGE : APRÈS  AVOIR  TUÉ  CORŒBOS,  AJAX   S’APPRÊTE  À  PERCER   LE  FLANC  DE  CASSANDRE  NUE QUI S’ACCROCHE INUTILEMENT À LA DÉESSE ATHÉNA.  Chant XIII. 315-317.

Peinture  d’une  hydrie  trouvée à Nola.  Vase  Vivenzio.  (Musée  de  Naples.)

 

 

Or, ces gens – les aèdes épiques (pléonasme) – transportaient dans leur tête la mémoire, c’est-à-dire la richesse commune. Des banques ambulantes, en quelque sorte. Sacrées de surcroît, comme toutes les banques. [La même chose perdurera bien des siècles plus tard à l’extrémité occidentale du Monde Connu, je veux dire en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles, jusqu’à ce que les aèdes y deviennent des bardes, que les bardes s’arrêtent de déambuler et, s’installant à demeure chez qui leur offrait le gîte et le couvert, deviennent des bardes domestiques, autrement dit s’interdisent de chanter tout ce qui pouvait déplaire à leurs maîtres, ancêtres, en quelque sorte, de nos médias mainstream.] Ce sont des bardes de cette espèce que l’auteur de L’Odyssée semble avoir connus, et auxquels elle ne ménage pas sa condescendance narquoise. Plus rien à voir avec Homère, Démodochos et Phémios !

Attention ! Il y a des gens qui doutent de l’existence d’Homère. Mais L’Iliade, elle, existe, œuvre de quelqu’un… qui n’était peut-être pas Homère tout en s’appelant aussi Homère, comme il en alla de Shakespeare et de ses pièces ? Qui sait ? Ce qui est sûr, pour qui sait lire, c’est que l’essentiel de L’Iliade est d’une seule main (je veux dire d’une seule tête) et L’Odyssée aussi, quoi qu’en aient prétendu d’aucuns que M . Samuel Butler n’a pas portés dans son cœur.

Samuel Butler ? On y vient.

Lucien de Samosate a dit, si ma mémoire ne flanche pas, qu’Homère signifierait « otage » (en grec ὅμηρος / homêros) et même otage babylonien (on ne sait pas pourquoi), et il est bien possible que, Babylone exceptée, il ait eu raison.

Car… celui qui a composé L’Iliade à la gloire des Achéens n’y a prétendu nulle part qu’il les aimait. Oserais-je dire « au contraire » ?

Ceux qui croient à son existence le font naître dans des endroits divers de l’Ionie. Ce qu’on oublie parfois, c’est que l’Ionie, peuplée de Grecs non achéens, a pris, dans la guerre de Troie, le parti des Troyens, comme les Amazones, les Paphlagoniens et d’autres peuples du Moyen-Orient, et qu’ils ont partagé avec eux la défaite. Supposons qu’Homère ait été contemporain des faits ou qu’il ait vécu juste après : il lui a fallu, pour survivre, chanter à la table des maîtres sans provoquer leur courroux. Et voilà qui donnerait raison à Lucien sans passer par Babylone : otage.

« Ceux qui savent » disent qu’Homère a vécu au VIIIe siècle avant notre ère parce que le texte de L’Odyssée date de cette époque. Mais il subsiste, dans L’Odyssée, des archaïsmes déjà obsolètes au moment de sa composition (c’est-à-dire sans doute hérités de L’Iliade, poème beaucoup plus ancien, et qui plus est poème épique, alors que L’Odyssée est un poème lyrique). Et il est désormais admis par les gens sérieux (ce qui ne fait pas beaucoup de monde) que les deux œuvres ne sont pas du même auteur. Quant à admettre que l’un des deux soit une femme… doucement, y’a pas le feu.

Si Homère a été plus ou moins contemporain de la Guerre de Troie, ça nous ferait quelle époque tout ça ? À peu près ?

Hé, c’est que la Guerre de Troie pose problème aussi, puisqu’il y en a qui doutent même qu’elle ait eu lieu. En outre, on le sait depuis Schliemann, la ville de Troie a été détruite de très nombreuses fois et reconstruite à chaque fois un peu plus haut (sur un nouvel amas de décombres). Neuf fois, disent certains. Mais c’est en se basant point par point sur le texte de L’Iliade que Schliemann a découvert « le trésor de Priam ». À moins qu’il ait trouvé le trésor de quelqu’un d’autre.

Donc, allons-y sur la pointe des pieds… Déclenchement de la Guerre de Troie : –1194. Chute de Troie : –1184 (et même dans la nuit du 11 au 12 juin, si on en croit Eratosthène). C’est-à-dire XIIe siècle avant notre ère et pas VIIIe.

 

 

 

Les murs de Troie, avant leur chute

 

 

À cause de certains passages de son poème, mon intuition féminine (vous avez le droit de ricaner) me dit qu’Homère a peut-être été le témoin de certaines des choses qu’il raconte, ou qu’il les a au moins tenues de survivants.

Et comme L’Odyssée – qui contient des bribes de L’Iliade – a été composée vers l’an 750 avant nous : C.Q.F.D.

Il paraît que la personne de sexe féminin qui, dans L’Odyssée, a inventé Nausicaa (personnage non historique) s’est représentée elle-même. On peut donc, faute de mieux, l’appeler ainsi : Nausicaa la Sicilienne.

Ah, oui : la Sicile où elle a vécu et chanté, avait été colonisée par des Grecs. Pas n’importe quels Grecs cependant : des Grecs venus d’Ionie (quelqu’un a pensé que ces colons pouvaient être des vaincus de la fameuse guerre de dix ans en quête d’un autre espace vital, ne dites pas que l’histoire se répète, on le sait). Bref, Trapani a été fondée, comme Marseille, par des colons phocéens, mais plus tôt. (En – 747 a dit Thucydide, qui s’est paraît-il trompé de 20 ans, soit, donc, en ± – 767.) Homère et Nausicaa seraient ainsi, par-dessus les siècles, compatriotes. Et, à propos de Nausicaa, n’oublions pas que l’Ionie a été considérée pendant toute l’Antiquité comme un véritable réservoir à poètes. Oui, ces Grecs-là doivent avoir eu le génie littéraire dans le sang comme d’autres Grecs avaient la guerre, puisque, rien que dans les femmes dont le nom nous est parvenu, on trouve Anactoria de Milet, Andromeda, Atthis, Baucis, Corinna (qu’on a dite rivale de Pindare), Damophila, Diotime d’Arcadie, Erinna de Télos, Gorgo (qui fut peut-être une « fille de la Gorgone », c’est-à-dire une Amazone), Gorgyla de Colophon, Gyrinna, Mnasidica, Myrto et, bien entendu, Sappho, surtout célèbre comme lesbienne, en dépit de sa fille Bouton d’Or, qui dut quand même avoir un père (on n’en parle jamais de celui-là). Pour les autres, voyez M. Samuel Butler qui les a fréquentées.

 

 

 

 

La poétesse et ses champions

 

 

ou

Trois (quatre) hommes pour une femme

 

 

De quoi est-il question ?

De trois auteurs féministes – quoique mâles – pour qui l’auteur de L’Odyssée n’est pas Homère du tout, mais une femme, jeune, sicilienne et sa cadette de plusieurs siècles.

Les voici par ordre d’apparition dans cette histoire :

 

 

Samuel Butler, né en Grande Bretagne en 1835, savant helléniste, peintre, pionnier de la photographie et romancier – auteur d’Erewhon, roman satirique, et de The way of all flesh ( « Ainsi va toute chair »), qui ne fut publié qu’après sa mort, car il s’en prenait avec virulence à l’hypocrisie victorienne – est un des intellectuels provocateurs les moins orthodoxes de l’époque victorienne, qui a osé braver plusieurs puissantes orthodoxies telles que l’Église, l’ordre établi universitaire et scientifique, et le darwinisme.

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Nausicaa la Sicilienne

 

Butler l’a vue ainsi…

 

 

La muse Polymnie

Peinture à l’encaustique sur une dalle d’ardoise, haute de 38 cm. Portrait d’une jeune femme vêtue d’un léger drapé, se préparant à jouer d’un instrument à cordes qu’elle tient de la main gauche. Copie supposée ou imitation d’une peinture antique d’époque romaine, « trouvée » dans la région de Cortone. La peinture a été acquise au XIXe siècle par le Musée de l’Académie Étrusque de Cortone (MAEC).

 

Polymnie était la Muse de la Rhétorique et de l’Éloquence

[On lui prêtait la faculté d’inspirer les aèdes et auteurs des poèmes et des récits les plus admirables. Elle était en Grèce la patronne du chant, de la rhétorique et de l’éloquence.]

 

 

… au point d’en photographier le tableau, pour en faire le frontispice  (en noir et blanc : 1897 !) de son livre et d’écrire :

 

« photo ( …) d’une peinture qui se trouve au Musée de Cortone. C’est une dalle d’ardoise légèrement brûlée et on pense qu’elle est grecque. On la croit de l’ère chrétienne, mais aucune date plus précise ne peut lui être attribuée. On m’a assuré à Cortone qu’elle avait été trouvée par un homme qui était en train de labourer son champ et qui était boulanger. Les dimensions s’y prêtant, il l’aurait utilisée pendant quelque temps comme porte pour son four, d’où elle a été heureusement enlevée et transportée au musée où elle se trouve aujourd’hui. »

 

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Ce qu’elle a chanté

 

L’Odyssée en français

 

Il en existe des tas d’éditions et des tas de versions, anciennes ou modernes

Il y en a surtout beaucoup à l’usage des écoles en « texte abrégé ». On tremble à l’idée de ce qui s’y trouve, mais quand on ne les a pas lus, on n’en peut rien dire.

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Il vaut mieux savoir que…

 

Pénélope

 

 

 

 

 

N’est pas plus qu’Ulysse un personnage historique.

Bien avant la Guerre de Troie (et jusqu’à quand ? c’est ce qu’on ne sait pas) elle avait été une déesse-cane de la fertilité

 

 

 

mareca penelope

(mais « Le Canard Enchaîné soupçonne Pénélope Fillon », ce n’est pas cette histoire-ci…)

 

 

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Homère

 

 

« Poète ! poète ! Cela vaut mieux que rien.

Dites-moi la vérité, que prisez-vous le plus de Mozart ou d’Homère ? »

Balzac, Gambara

 

 

« De tous les hommes de la terre, les aèdes méritent les honneurs et le respect, car c’est la Muse, aimant la race des chanteurs, qui les inspire. » (Odyssée, VIII, 479-481.)

 

 

 

Une épopée de la paix

 

 

Homère dictant son épopée

 

 

Ce tableau de Rembrandt a inspiré à Peter Handke le personnage qui, dans Les ailes du désir, de Wim Wenders, veut faire une épopée de la paix.

 

 

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Et le viol dans tout ça ?

 

 

« …the archaic ritual of dismembering a corpse, of harrowing the flesh of the delinquent even beyond death, »

Linh Dinh – Dying Thoughts, The Unz Review, 27.3.2021

(à propos de La leçon d’anatomie du Docteur Tulp, de Rembrandt)

 

 

 

 

 

La petite sicilienne qui ne savait plus ce que le mot « matriarcat » avait un jour voulu dire, ne manquait cependant pas d’amour-propre ni d’une conscience pointilleuse du respect dû à son sexe. Elle n’avalait pas que, dans L’Iliade, une femme vaille moins cher qu’un trépied de bronze et qu’on s’y passe les captives comme des ballots, dans d’« homériques » disputes de chiffonniers. Qu’Homère ait chanté tout cela pour que la postérité sache ce que valaient ses vainqueurs ne l’a pas frappée, parce qu’elle a vécu sans doute en un temps et en un lieu où ce genre d’expérience pouvait lui être épargnée.

Comme les amibes qui grouilleraient un jour sur un continent inconnu, elle a reproché à son ancêtre les tares de ceux dont il fut l’otage, sans penser qu’elle n’a pu connaître ces tares que parce qu’il les avait dénoncées sous couleur de les chanter.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/et-le-viol-dans-tout-ca/

 

 

 

 

Dans la foulée,

 

Un autre savant non conforme

qui n’a pas fini d’en voir

 

 

 

 

Histoire du « papyrus d’Artémidore »

 

 

En 2004, « des gens » ont réussi à vendre à une banque italienne – au bout d’une négociation de dix minutes – et pour la somme de 2.750.000 €, un papyrus « miraculeusement retrouvé » du plus grand géographe grec de l’Antiquité, dont on ne connaît les travaux que par des abrégés qu’en ont donné des auteurs ultérieurs.

Coup de tonnerre dans Landerneau.

Les merdias en cohortes se sont précipités sur cet os, accueillant dans leurs colonnes, à leurs micros et sur leurs plateaux-télé les « spécialistes » de tout poil qui n’en finissaient pas de donner des détails savants sur l’objet, les circonstances de sa découverte, etc.

C’est alors que quelqu’un leva poliment le doigt et dit « Euh, c’est un faux. Et je crois même savoir qui l’a fait. »

Tonnerre d’imprécations, ricanements de dérision, comment osait-il ? On aurait pu se croire quelquefois à une conférence de Samuel Butler chahutée par les vieux birbes d’Oxbridge d’avant 1900, et pourtant on était dans les années 2000…

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Dernière minute 

et dans le même ordre d’idées :

 

Étudiants dans le besoin : ouvrez une boutique de chasseur de « fake news ».

 

(Et achetez le bouquin de Maxime Vivas. Ainsi, vous aurez une chance de ne pas mourir crétins.)

 

 

 

 

 

Jacques-Marie Bourget – L.G.S. – 30.3.2021

 

https://www.legrandsoir.info/etudiants-dans-le-besoin-ouvrez-une-boutique-de-chasseur-de-fake-news.html

 

Quel effet ça fait-il d’hériter d’un nom honorable et de le souiller ?

 

 

 

Pendant que vous y serez :

 

 

https://www.legrandsoir.info/ouighours-les-enfumeurs-de-france-inter-chassent-en-meute.html

https://www.legrandsoir.info/viols-dans-un-studio-de-france-inter.html

https://www.legrandsoir.info/video-exclusive-sur-les-esclaves-ouighours-dans-les-champs-de-coton.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 1er avril 2021

 

 

On ne pourra pas dire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne pourra pas dire qu’ils n’auront pas tout essayé pour nous éviter le pire.

 

 

 

 

 

Une « cession » ? Lapsus ô combien freudien !

 

 

Conversation Poutine – Michel : l’UE veut-elle rompre les ponts avec la Russie ?

 

 

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics – 24.3.2021

 

 

 

 

 

 

 

Alors que lundi, le Président russe Vladimir Poutine prend l’initiative d’un appel téléphonique avec Charles Michel, suite à la détérioration des relations entre l’UE et la Russie et à l’approche du prochain sommet du Conseil européen concernant les relations avec la Russie, le président du Conseil européen perd encore non seulement une occasion de désamorcer le conflit qui se construit, mais bien au contraire aggrave la situation à tel point que Lavrov déclare que Bruxelles a détruit, après cet entretien, ce qui restait des relations entre la Russie et l’UE. L’Union européenne est objectivement toxique pour l’Europe.

 

Le Conseil européen doit tenir les 25 et 26 mars une cession, lors de laquelle la question des relations avec la Russie sera discutée. Vu la détérioration accélérée des relations entre le bloc Atlantiste en général, et donc l’UE en particulier, et la Russie, le Président russe a pris l’initiative d’une conversation téléphonique. En politique, le meilleur moyen de régler et désamorcer un conflit reste le rapport direct, où les interlocuteurs peuvent discuter librement. Mais ici, l’échec était inévitable, puisque l’UE n’est pas libre de déterminer sa politique, puisqu’elle n’agit pas dans l’intérêt des populations européennes. L’Union européenne n’est qu’un instrument régional de la gouvernance atlantiste globale.

 

Ainsi, quand le Président russe déplore l’état des relations entre l’UE et la Russie, pour le moins non-constructive, voire conflictuelles, qu’il se dit prêt à rétablir des relations normales si l’UE, de son côté, est elle aussi intéressée à cela, la réponse de Charles Michel … laisse pantois. Une réponse, qui n’a pas été médiatisée dans les médias français, et pour cause.

 

Charles Michel, président du Conseil européen, l’un des organes de gouvernance de l’UE, répond avec toute la morgue de celui, qui de toute manière, n’a aucun mandat pour désamorcer le conflit, qu’effectivement il existe de grandes divergences d’opinions avec la Russie et que ces relations se trouvent effectivement à un niveau très bas. Pour l’UE, l’amélioration de ces relations ne dépend que de la Russie. Et trois conditions sont formulées à son encontre : 

 

  • exécuter les Accords de Minsk, dont manifestement pour l’UE elle n’est plus garante, mais partie ;
  • mettre fin à sa guerre hybride et à ses cyberattaques contre les Etats membres – donc, la Russie est bien pour l’UE un pays agresseur ;
  • respecter les droits de l’homme.

 

Désamorcer le conflit n’a pas été possible, l’UE cherche le conflit, l’entretient, tel est son rôle, elle le remplit. La réaction du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a été immédiate, déclarant que la Russie n’a pas de relations avec l’UE comme organisation : « Bruxelles a réduit à néant les relations avec Moscou. Il reste peu de pays en Europe, qui sont guidés par leur intérêt national et préservent un partenariat équitable avec la Russie« .

 

Selon Tchesnakov, politologue proche du Kremlin, Michel a ainsi donné les grandes lignes de la nouvelle politique de l’UE à l’égard de la Russie, qui sera dévoilée lors du prochain sommet. Il y a également des chances pour que suite à la réunion de l’OTAN, une nouvelle doctrine soit également présentée.

 

L’UE est donc pleinement utilisée dans la stratégie atlantiste globaliste comme institution régionale, qui a pu ligoter les Etats européens, pris en otage d’intérêts qui ne les concerne pas, mais déjà suffisamment faibles pour ne plus être en état de réagir. Quand les gouvernants sont inaptes, c’est aux peuples à leur rappeler leurs obligations, dont la première est la défense de l’intérêt national. Intérêt national, qui passe par une collaboration et non une confrontation avec la Russie sur le continent européen.

 

Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2021/03/conversation-poutine-michel-lue-veut.html#more

 

 

 

Rassurez-vous, ce n’est qu’une image.

Les bombes en vrai, c’est pour (un peu) plus tard.

 

 

 

 

Mis en ligne le 24.3.2021

 

 

Deuxième suspension de pause – 1ère partie

 

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième suspension de pause – 1ère partie

 

 

 

Calamités contemporaines

 

On en a moissonné quelques-unes pour vous.

(Elles sont loin d’y être toutes)

 

 

Tous les empires en décomposition offrent des tableaux plus ou moins répugnants qui emplissent les êtres normaux d’effroi et de dégoût.

C’est ainsi qu’il n’est pas de jour où ce que d’aucuns appellent « l’empire anglo-sioniste » et d’autres « capitalisme occidental » ne laisse éclater à sa surface quelque pustule nouvelle : MeToo, Balance-ton-porc, Black lives matter (oh, oui ! Surtout à ceux qui les maintiennent en esclavage à coups de drogues et de travail forcé dans leurs prisons privées), Wokes (où le réveil est toujours pire que le cauchemar), destruction méthodique des systèmes d’éducation, assassinat minutieux des langues maternelles, à coups par ici d’écriture inclusive et autres fanfreluches sans antidote, métamorphose des sociétés humaines en troupeaux de fessebouqués qui sautillent vers les abattoirs en bêlant d’enthousiasme, avant de céder tout à fait la place aux robots en débutant par les PMA et les LGBTQeuteries pour une progression indolore…

Plus qu’expulsée, la femelle ! É-ra-di-qué-e ! Elle, ses œuvres et leur souvenir. Vive donc l’homo festivus, l’homo turisticus, l’homo cocaïnus, l’homo nullus !

Pour ces raisons, vous allez donc avoir droit, chers lecteurs des Grosses Orchades, à une « Deuxième suspension de pause » elle-même en deux parties.

La première est consacrée aux Calamités en cours – actualité oblige – la seconde à l’histoire d’un très, très, très vieux livre. Et celle-là est pour demain.

 

 

 

 

PLONGÉE AU CŒUR DE L’APARTHEID ISRAÉLIEN :

 L’ÉCONOMIE COLONIALE

 

Vidéoconférence :

mercredi 24 mars 2021 à 18h30

 

 

 

Comme tous les aspects de la vie des Palestiniens, leur économie est marquée du poids de la politique d’apartheid imposée par Israël. Au processus de dépossession initial s’est superposée une intégration dépendante de l’économie palestinienne à l’économie israélienne. 

Aujourd’hui, alors qu’Israël investit des sommes colossales pour assurer la prospérité des colonies et l’exploitation du territoire occupé à son propre bénéfice, les Palestiniens se voient privés de tous moyens de développement économique autonome, tant au niveau micro que macro-économique. La vision des bailleurs de fonds internationaux consistant à penser l’économie du territoire palestinien indépendamment du cadre politique de l’occupation participe, quant à elle, à maintenir la Palestine dans un état de domination coloniale.

 

Pour comprendre les ressorts coloniaux de la subordination économique de la Palestine, l’ABP s’entretiendra avec Taher Labadi, chercheur associé à l’Institut Français du Proche-Orient et auteur en 2019 d’une thèse intitulée « De la dépossession à l’intégration économique : économie politique du colonialisme en Palestine ».

 

La rencontre sera animée par Nathalie Janne d’Othée, chargée de recherche et de plaidoyer Moyen-Orient et Afrique du Nord CNCD-11.11.11

Cet événement s’inscrit dans le cadre d’une série de webinaires visant à mieux cerner les différentes dimensions de l’apartheid israélien.

Elle sera diffusée en Facebook live sur la page de l’ABP et sur Zoom via le lien suivant:  https://us02web.zoom.us/j/84655744801… 

 

Source : https://www.cncd.be/+-Association-Belgo-Palestinienne-+

 

 

 

 

Israël Shamir n’en finit pas de se surpasser !

 

Entrée ou plat principal ?

 

Israël Adam ShamirEntre la plume….  – 22 mars 2021

Traduction : Maria Poumier

 

 

 

 

 

La pandémie nous a été envoyée, par la grâce des Maîtres du Covid, dans leur grande miséricorde, au lieu d’une « vraie » guerre nucléaire. Elle a été envoyée dans le but de se débarrasser des anciennes dettes gouvernementales et d’émettre de nouvelles dettes, de relancer le dollar, d’augmenter la demande de crédit et, par conséquent, les taux d’intérêt. En même temps, elle a été envoyée pour préserver certaines vies et certains biens d’une destruction autrement inévitable. C’est ce que je pensais et écrivais il y a un an. Cependant, j’ai maintenant des doutes. Peut-être que la pandémie n’est pas une solution de rechange, mais que ce n’est qu’un « hors-d’œuvre », et que le plat de résistance nucléaire est encore à venir.

 

 

Cette pensée désagréable m’est venue en écoutant Joe Biden parler du « tueur sans âme » Vladimir Poutine. Des insultes plus légères ont déclenché des guerres. L’insulte « ver de terre jaune sans pied » a poussé Kaa le python des roches à dévorer Bandar Log. Heureusement, Poutine, qui est facile à vivre, a répondu par un sourire. Il a déclaré que, dans son enfance, les enfants répondaient « Je suis en caoutchouc, tu es de la colle ; ça rebondit sur moi et ça colle sur toi » ; il a seulement souhaité une bonne santé au président américain et proposé de débattre avec lui en ligne, afin que les Américains et les Russes, ainsi que le monde entier, puissent se faire leur propre opinion. Biden a éludé le défi. Il n’est pas certain qu’il se souvienne de qui est Poutine. Un costume vide avec un téléprompteur, l’a appelé Donald Trump Jr. Biden a déclaré que Poutine s’était immiscé dans les élections américaines et qu’il en paierait le prix. Hélas, Poutine n’a pas pu influencer les morts américains, et ce sont eux qui ont fait basculer les élections en votant pour Biden par cimetières entiers. Oui, Biden est un imbécile sénile qui ne pourrait même pas monter à bord d’Air Force One sans trébucher une troisième fois, mais il y a quelqu’un qui fait fonctionner le téléprompteur, et c’est là le problème.

  

Les Russes étaient visiblement furieux. Lorsque les dirigeants américains lancent de telles invectives, c’est comme quand les pirates montrent une « marque noire » dans L’île au trésor. C’est le signal que le dirigeant étranger doit être déposé ou tué purement et simplement. C’est ainsi qu’ils ont parlé de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi ; tous deux ont été tués et leurs « États voyous » dévastés. Il s’agissait clairement d’une démonstration d’intentions hostiles, non seulement de la part de Biden mais aussi de l’establishment américain qui parle comme un ventriloque par l’intermédiaire du locataire actuel de la Maison Blanche.

  

C’est déjà assez grave de se quereller avec la Russie, mais le régime de Biden ne s’est pas arrêté à cela. Le lendemain, il y a eu une méchante querelle avec la Chine, lors des négociations en l’Alaska. Le secrétaire d’État Blinken a entamé les négociations en accusant la Chine de génocide au Sinkiang, de priver les habitants de Hong Kong de leurs droits, d’acheter moins de produits australiens, et il a déclaré qu’ils négocieraient « en position de force ».

 

 

 

 

« La relation des États-Unis avec la Chine sera compétitive là où elle doit l’être, collaborative là où elle peut l’être, contradictoire là où elle doit l’être. » Cette attaque non provoquée a agacé le représentant chinois, qui a répliqué :

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/entree-ou-plat-principal/

 

 

 

 

Un volapük désintégré

 

Marie-Hélène VerdierCauseur – 13.3.2021

 

 

 

Tag en écriture inclusive, Paris 18° arrondissement.

 

 

L’écriture inclusive est illégale. C’est un nouveau combat à livrer pour la francophonie, en plus de la résistance à l’anglais.

 

Nous sommes en guerre politique, culturelle et linguistique. L’ennemi, on le connaît: un courant de déconstruction, né en France dans les années 70, renforcé aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années, auquel se joint un Canada multiculturel fluid gender, sans oublier la contribution des institutions européennes. En témoigne, à elle seule, l’écriture inclusive, qui fait rage actuellement, championne d’exclusion, au nom d’un égalitarisme révolutionnaire.

 

La langue doit rester la même pour tous

Née du latin, la langue française s’est développée avec l’écrit. Son acte de naissance est « le Serment de Strasbourg » (842). Quant à « l’Ordonnance de Villers-Côtterets » (1539), elle est toujours en vigueur, et fait de la langue française « claire et intelligible » la langue de l’administration, émancipée du latin et des langues régionales, ce qui ne signifie pas qu’on supprime l’étymologie latine ni n’empêche de parler basque et breton. Une langue n’est donc pas un lieu de combat idéologique où s’affrontent des bandes rivales. De ces dates, en revanche, gravées dans l’histoire de France, découlent des vérités non discutables: l’orthographe française n’est pas phonétique mais étymologique, et la Nouvelle Orthographe, venue du Canada, n’est aucunement régalienne, mais une tolérance. Être « auteur » quel que soit votre sexe, voilà l’égalité. Deuxièmement, le genre grammatical n’est pas le sexe ; le masculin n’exclut pas le féminin mais il a une valeur extensive.

Troisièmement, la suppression du circonflexe signe une ignorance linguistique fâcheuse. Il « parait », c’est le verbe « parer » à l’imparfait. En revanche, dans « il paraît », du verbe paraître, le s, rendu muet (on dit « amuï ») sous forme de circonflexe, se retrouve au pluriel: nous paraissons. Même chose pour le verbe naître. Ces circonflexes ont le mérite d’apprendre les familles de mots(1). Enfin, la lettre e n’est aucunement un suffixe féminin comme en témoignent les mots ministre et journaliste. Et votre médecin, si elle est une femme, n’est pas votre « médecine. » Et que dire du féminin « écrivaine » à la finale… parlante ! C’est l’article qui fixe le genre grammatical. Ajouter un e au masculin « à condition qu’il soit muet », dit l’Académie, est une plaisanterie pour ne pas dire une discrimination.

Inégalitaire, car illisible à ceux qui lisent en braille, inabordable pour les étrangers, impossible à prononcer, l’écriture inclusive est illégale. L’article 2 de la Constitution dit que « La langue française est la langue de la République ». La même pour tous, du haut de l’échelle sociale en bas, la langue française est donc garante de l’unité de la France. Puisqu’Edouard Philippe, rappelant l’Ordonnance de Villers- Côtterets n’a pas été entendu, en 2018, il est temps que le pouvoir politique, à la demande du député de l’Indre à l’Assemblée(2), rappelle l’illégalité de la pratique de l’inclusive. À moins de faire la révolution, une loi doit être appliquée.

 

L’écriture inclusive et l’Anglais ne passeront pas !

Le combat pour la langue française va de pair avec celui de la francophonie. Le Haut Conseil international de la Langue française et de la francophonie, (HCILF), sous la houlette vigoureuse d’Albert Salon, ancien ambassadeur de la France, vient de lancer une campagne médiatique et politique afin que le président de la République s’oppose à l’imposition illégale et illégitime — post Brexit !— de l’anglais comme langue commune, à la Commission et au Parlement européens.

Certes, business is business mais faudrait-il oublier que, si la langue française a eu pour vocation d’être la langue diplomatique, c’était pour des raisons pérennes: clarté dans l’expression des idées, précision du vocabulaire et concision de la pensée, langue de culture qui a forgé l’Europe ? Comme Aragon le dit dans « La leçon de Ribeirac » à la fin de Les Yeux d’Elsa, l’heure est venue d’entrer en résistance. Si notre langue est, par vocation, ouverte à l’autre, elle n’est pas la langue archipélique du Tout Monde. Le français se meurt au Québec. Le chinois s’installe en Afrique. La langue française n’est pas un volapük désintégré.

Source : https://www.causeur.fr/ecriture-inclusive-un-volapuk-desintegre-193210

 

 

 

Marie-Hélène Verdier est agrégée de Lettres classiques et a enseigné au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Poète, écrivain et chroniqueuse, elle est l’auteur du récent essai La guerre au français publié au Cerf.

Marie-Hélène Verdier

La guerre au français

Éd. du Cerf ­ – 2018

130 pages

± 15,40 €

 

 

 

 

La fabrique d’orphelins

 

 

Est un autre livre de Marie-Hélène Verdier, qui s’impose à la suite du précédent

 

 

Marie-Hélène Verdier

La fabrique d’orphelins

Éd. Téqui – 2019

92 pages

± 12.90 €

Après avoir ferraillé dans les médias contre l’abâtardissement du français au nom d’une égalité comprise comme nivellement vers le bas, Marie-Hélène Verdier met ici sa plume vitriolée au service des enfants qu’une nouvelle égalité mal comprise entre adultes conduirait à une inégalité entre eux au regard de leur droit à « connaitre leurs parents et à être élevés par eux », droit reconnu en son article 7 par la Convention internationale des droits de l’enfant, de l UNICEF, ratifiée par la France en 1990. Loin de stigmatiser des personnes ou des groupes, l’auteur souligne par exemple que la « PMA sans père » recouvre autant les PMA où il n y a pas de père officiel que les PMA dans des familles dites classiques, où le père officiel n est pas le géniteur. Sans vouloir biologiser la filiation à outrance, elle montre que cette ignorance de l’enfant reste le problème. Ainsi, elle démontre comment l’idéologie des « nouvelles familles » est, sous couvert de « progrès », un retour en arrière vers une « barbarie » inédite. Et organisée. Car elle démonte aussi la tactique de quelques lobbys bien organisés (idéologues ou financiers) qui appliquent la théorie dite de la fenêtre d’Overton (ou de l’effet cliquet) pour aller lentement mais toujours plus loin dans les innovations bioéthiques (pour ne pas dire les transgressions), toujours en jurant leurs grands dieux que c est la dernière fois, et que non bien sûr on ne fera pas la GPA. Enfin, si, peut-être, mais la GPA éthique ! Elle conclut par un appel à ouvrir les yeux devant cette idéologie totalitaire et mortifère, analogue au « Monde d’hier » de Zweig, et à revenir au bon sens et à l’humanité.

 

 

Sur ce problème qui se pose à l’espèce humaine et pas seulement aux intellos cooptés du VIe, ce qu’on peut appeler le centre du champ de bataille se trouve sur le site Entre la plume et l’enclume, où c’est Maria Poumier qui manie l’épée à deux tranchants :

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%ADa_Poumier

Pour la joindre :

Entrelaplume@gmail.com

 

 

https://www.dailymotion.com/video/x53693a

https://iatranshumanisme.com/2015/05/01/le-marche-de-la-sterilite-et-lindustrie-de-la-procreation-artificielle/

https://plumenclume.org/films-documentaires-entre-la-plume-et-lenclume/36-le-fruit-de-nos-entrailles.html

 

NB : Par respect pour la langue française, nous n’appellerions pas Dieudonné « antisémite ». Ceux qui le font ne connaissent pas la signification de ce mot.

 

 

 

 

Culture du narcissisme : nous y sommes !

 

Les nouvelles générations ont la frousse de tout et nous donnent la frousse

 

Didier Desrimais Causeur – 14.3.2021

 

 

Selfies à la plage – le narcissisme de masse

 

 

Les événements se multiplient et confirment les analyses et les sinistres prévisions de Christopher Lasch

 

Dans le quotidien en ligne québécois La Presse, Isabelle Hachey rapporte un événement symptomatique de notre époque et proche de ceux déjà évoqués dans ces colonnes (article du 30 novembre 2020 sur les “progressistes débordés”).

 

Le retour du n word

En septembre 2020, une étudiante suivant à distance les cours d’une enseignante en littérature de l’université McGill (Montréal) se plaint d’avoir eu sous les yeux une « expression choquante » en lisant le roman étudié, Forestiers et voyageurs (Joseph-Charles Taché, 1863). À propos de trappeurs canadiens-français, il est écrit qu’ils avaient « travaillé comme des nègres ». « Madame, Madame, le mot ! » se serait écrié cette étudiante. Plusieurs étudiants s’indignent, la larme à l’œil, « ils n’étaient pas prêts à ce choc émotionnel », et éteignent leur ordinateur. Deux d’entre eux portent plainte pour racisme contre la chargée de cours. Le très prudent vice-doyen à l’enseignement incite alors cette dernière à relire attentivement les huit romans prévus au programme et à prévoir des trigger warnings destinés à prévenir les étudiants que des mots contenus dans ces œuvres risquent de les offenser, afin de leur laisser la possibilité de ne pas lire les pages incriminées, voire l’œuvre entière.

Malgré les excuses réitérées et apeurées de l’enseignante, les deux étudiantes considèrent qu’elles n’ont pas reçu d’excuses sincères et ont abandonné le cours. Meurtries et déprimées, elles ont quand même eu la présence d’esprit de demander que soit retenue comme note pour le restant de la session la seule qu’elles avaient obtenue lors d’un premier projet. L’université a plié. Sans se fouler, ces deux étudiantes choquées mais opportunistes ont obtenu les points nécessaires à un excellent bulletin.

 

Des étudiants très fragiles

Un professeur au département de psychiatrie de l’université McGill dénonce cette « culture liée à une génération d’enfants-rois » et constate aujourd’hui que la culture de la censure, des safe spaces et de la surprotection ont conduit au fait que « les étudiants sont plus fragiles » et qu’ils souffrent beaucoup plus de troubles mentaux

 

Un peuple abruti, disposé à ne chercher satisfaction que dans les heures consacrées au loisir, c’est ce qu’exige la société industrielle. La société post-industrielle progressiste voit plus loin encore.

 

Dans son essai La Culture du Narcissisme, Christopher Lasch analyse, dans les années 70 aux États-Unis, certains phénomènes qui aboutiront in fine au désastre ci-dessus décrit. L’érosion de toutes les formes d’autorité dans une société de plus en plus permissive, l’auto-observation agressive qu’aucun surmoi social ne freine plus et la vulgate des thérapeutes pour qui « santé mentale signifie suppression des inhibitions et gratification immédiate des pulsions » ont contribué à l’avènement du « moi recroquevillé ». De plus, à l’inverse des espoirs progressistes placés en elle, l’éducation de masse a conduit à l’abaissement des niveaux intellectuels et « a fini par abrutir les privilégiés eux-mêmes ». Ce déclin « atteint aussi les universités prestigieuses. » De plus en plus, écrit-il, l’excellence intellectuelle, identifiée à l’élitisme, est remplacée par un égalitarisme qui avilit la qualité de l’éducation et finalement « menace d’aboutir au règne de l’ignorance universelle. »

 

Les « sciences sociales » ont de sombres jours devant elles

L’étudiant narcissique contemporain se lance dans des études réclamant un minimum d’exigences intellectuelles. Il privilégie les cursus essentiellement centrés sur son “moi” ou son “identité” (sexuelle, “genrée”, raciale, communautaire), qu’il trouve maintenant en abondance dans les sciences dites humaines, sociales ou politiques. Il considère que le travail assidu, l’admiration d’œuvres ou d’hommes qui lui sont supérieurs, la recherche de la vérité, la reconnaissance, la compétition sont des formes d’oppression qui contrarient sa “réalisation de soi”. Tout ce qui est supposé empêcher cette dernière, le père, le prêtre, le professeur, le doyen d’université, la famille, etc. doit être éliminé. Les seuls livres qu’il lit avec appétence sont ceux dits de développement personnel ou de psychologie. Ses mentors sont les célébrités, les “artistes” engagés, les influenceurs youtubeurs, les adolescentes suédoises. Il partage son “ressenti” sur Facebook et échange les résultats de sa “réalisation de soi” sur Instagram ou TikTok. Il alterne pleurnicheries et colères enragées jusqu’à reddition des adultes désarmés et peureux. Sans avoir les qualités intellectuelles nécessaires pour analyser ce qui se passe réellement, il subodore avec gourmandise qu’il a pris le pouvoir. Et, de fait, il détient maintenant les clés du Royaume d’Absurdie, comme le montrent ces désolantes mésaventures universitaires.

Derrière la “fragilité” de l’étudiant narcissique on décèle toutefois une redoutable capacité d’adaptation opportuniste à ce nouveau monde où la visibilité d’un « engagement » vaut cent fois plus qu’un véritable travail d’acquisition de connaissances. Il est d’ores et déjà prévu un peu partout que les engagements citoyens, écologiques, antiracistes, etc., pèseront de plus en plus dans la balance éducative. « L’Université ne laisse rien au hasard – sauf l’enseignement supérieur », écrivait Lasch en 1979. « Un peuple abruti, résigné à effectuer un travail sans intérêt et de mauvaise qualité, et disposé à ne chercher satisfaction que dans les heures consacrées au loisir », c’est ce qu’exige, d’après C. Lasch, la société industrielle avancée. La société post-industrielle progressiste voit plus loin encore. Les multiples prises en charge étatiques éducatives, financières et psychiatriques présentes ou à venir – de la culture et l’éducation de masse au “revenu universel” et à la “cellule psychologique” pour tous – modèlent un monde atomisé et sans attaches dans lequel l’école, l’art, la culture, et, finalement, la vie entière, ne doivent plus être vécus autrement que comme des divertissements et laisser libre cours à l’exploration du seul « moi »Nos étudiantes québécoises le comprennent intuitivement: pour vivre dans ce monde-là, nul besoin de lire des livres, avec ou sans mots “blessants”. Purs produits du « règne de l’ignorance universelle », leur destin de consommatrices hébétées, de militantes opportunistes des causes débiles, d’“influenceuses” égotistes ou de “maîtresses” de conférence en études sur le genre, semble tout tracé. Bienvenue à NéantLand.

Source : Culture du narcissisme: nous y sommes! – Causeur

 

 

 

 

Le livre dont il est question :

 

Christopher Lasch

La culture du narcissisme

Flammarion – 2018

416 pages

10 €

Quatrième de couverture

La culture occidentale est en crise. Le Narcisse moderne, terrifié par l’avenir, méprise la nostalgie et vit dans le culte de l’instant ; dans son refus proclamé de toutes les formes d’autorité, il se soumet à l’aliénation consumériste et aux conseils infantilisants des experts en tout genre. Aujourd’hui plus que jamais, l’essai majeur de Christopher Lasch frappe par son actualité. Décortiquant la personnalité typique de l’individu moderne, Lasch met en lumière ce paradoxe essentiel qui veut que le culte narcissique du moi en vienne, in fine, à détruire l’authentique individualité. Christopher Lasch déroule le fil d’une analyse souvent subtile, nourrie de psychanalyse et de sociologie ; sa critique du mode de vie contemporain et d’une pensée de gauche complice du capitalisme est radicale, mais non sans espoir, car elle est pénétrée de la conviction que la conscience de l’histoire peut redonner du sens à un monde qui n’en a plus.

 

L’auteur :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Lasch

 

 

 

 

 

 

C’est le moment où jamais de relire Philippe Muray :

 

 

Philippe Muray

Festivus Festivus

Fayard 2005

454 pages

14 €

 

… et tout le reste, dont Les Mutins de Panurge (quel beau titre !)

 

 

 

 

 

Mieux vaut en rire…

 

Les musées français viennent de supprimer l’usage des chiffres romains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merdias

 

Le Soir.be

 

Jo Bidon récite tant bien que mal les couillonnades que lui souffle Stephanopoulos…

Aussitôt (piqués presque au hasard) :

 

https://plus.lesoir.be/361326/article/2021-03-17/russie-serguei-lavrov-lhomme-aux-deux-visages-de-la-diplomatie-du-kremlin

https://plus.lesoir.be/362026/article/2021-03-22/vie-privee-letrange-parcours-de-vos-donnees-de-sante

 

Et on vous passe l’enfumage forcené, jour après jour depuis un an, au coronamachin !

On a honte d’être de la même espèce qu’eux. Si au moins on était des otaries ou des hyènes, on saurait (ou pas) qu’on a été programmés par la nature pour nager dans la mer ou rire dans les déserts !

Médor ? Ah.

 

 

 

 

 

Cérémonie (?!) des Césars

 

 

Fanny Ardant à la cérémonie des 46èmes Césars

(Mais qu’allait-elle faire dans cette galère ?)

« Acteurs, je vous aime »

 

 

 

 

« C’est une joie de fêter les acteurs, de célébrer les hommes, leur dire qu’ils sont beaux, qu’ils sont braves, qu’on rêve de les connaître (…) et que vivre sans eux ne serait pas tout à fait vivre »

 

 

[ À propos des Césars (qui ça intéresse-t-il encore ?), L’Incorrect n’est pas notre tasse de lait, mais pour une fois, allez, on les cite : 

 

https://lincorrect.org/cesars-2021-adieu-les-cons/

 

La méchanceté, dans certains cas extrêmes, et même quand ça tape ici ou là à côté de la plaque, aide à traverser les cloaques sans asphyxier tout à fait. ]

 

 

Donc, à quelques jours à peine de la Journée de la Femme ou des Femmes, elle a osé dire à des hommes qu’elle les aime ! À des acteurs, certes, et à des acteurs qui vont se mêler à ces trucs-là, mais, bon…

 

Nous aussi, il y en a qu’on aime (des acteurs), mais pas que. Et pourquoi ne pas le leur dire ici, hein ?

 

Les hommes qu’on aime aux Grosses Orchades

 

vous ajouterez les vôtres si vous voulez. Car il est vrai que vivre sans eux n’aurait pas été et ne serait pas tout à fait vivre.

 

 

 

 

 

 

Notre chouchou du moment. On l’a mis sur le bureau de notre PC pour tomber dessus le plus souvent possible

 

 

 

 

 

Celui-là est feu, certes, mais…

 

 

 « Beau à tomber », écrit notre correspondante Sémimi.

Nikolaï Tcherkassov, grandissime acteur et député de la Baltique. Combien sont encore en vie de ceux qui l’ont vu au TNP, invité par Jean Vilar,  faire, d’une des plus belles voix du monde, un discours-fleuve en russe, traduit au fur et à mesure par un Gérard Philippe au sommet de sa gloire ?

 

 

 

 

 

Ceux qui étaient alors gamins :

 

 

 

Passer ses vacances d’hiver en Sibérie avec son successeur probable ? Évidemment ! C’est le moment où il y a le moins de moustiques.

 

 

 

 

 

Feu aussi, grandissime acteur aussi, et beau à tomber aussi :

 

Rex Harrison en fantôme, dans un des plus beaux films de Manckiewicz (encore un qu’on aime !)

 

 

Qu’ils ont eu le culot d’« élever » à la pairie à plus de 80 ans. Trop gentleman jusqu’au bout des ongles pour les envoyer se faire f…. !

 

 

 

 

 

Le clan des Brésiliens :

 

 

L’ex et peut-être futur président du Brésil : Luiz Inácio Lula da Silva, qui sort de taule et entre en campagne sans désemparer, ici en compagnie d’un de nos présidents de cœur.

 

 

 

 

 

Un des plus grands journalistes du monde, si pas le premier : Pepe Escobar

 

 

 

 

 

Mais n’oublions pas le clan des Gaulois jaunes :

 

 

Le sourire de Jonathan Duong est ce qu’il y a de plus proche de l’idée qu’on se fait de Rabelais (le vrai, pas celui des cuistres). Et pourtant, il est d’origine au moins partiellement asiatique.

(Il en aurait dit quoi, Céline ?)

 

 

 

 

 

 

 

Karim Duval, le fils d’une mère chinoise et d’un  père franco-marocain qui est en train, tout doucement, de s’installer sur le trône de Coluche (rital, mais passons).

 

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En 3e position… Ciel, une femme ! Que diable, ne soyons pas sexistes.

Than-Van Tran-Nhut

(née au Vietnam et qui écrit en français)

 

 

 

Than-Van et sa sœur Kim, également auteur de romans policiers… pour enfants

 

 

Tous ses livres :

 

https://www.amazon.fr/Tran-Nhut/e/B004MT4DNU%3Fref=dbs_a_mng_rwt_scns_share

 

dont celui-ci est notre préféré :

 

 

Où l’on voit le mandarin Tân (émule vietnamien du Juge Ti) échanger avec un jésuite français, ex-missionnaire en Chine et naufragé sur ses côtes, des considérations sur Confucius, Dieu, les fins dernières et les recherches des savants alchimistes. Mais c’est un choix purement subjectif, car tous sont une façon merveilleuse de découvrir l’histoire, les paysages, les goûts, les odeurs, les fruits, les couleurs, les épices, les sons, les coutumes et les mythes du Vietnam ancien, évoqués dans une langue française en train de se perdre en France, et avec ce qui nous reste du sourire gaulois qui n’ait pas encore été monopolisé par Jonathan Duong et Karim Duval.

 

« Pour ce que rire est le propre de l’homme », pas du Français.

 

 

 

 

 

Mais nous ne sommes pas près d’oublier…

 

Ceux qui viennent de faire l’actualité en mourant aux mains des habituels philantropes :

 

 

John Magufuli, président de Tanzanie (voir l’article d’Israël Shamir)

 

 

 

 

 

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza (idem)

 

 

 

 

Et celui-là est hors concours : on pense à lui tous les jours.

 

 

Heureusement que les Grand-Bretons ont Meghan Sussex pour détourner de lui et de leurs crimes l’attention des veaux.

 

 

 

 

 

Ce qui se passe ailleurs mais qui, bien sûr, nous concerne 

 

 

Retour de la « vague rose » au Brésil. Viva os BRICS !

 

 

M.K. Bhadrakumar – Entelekheia – 17.3.2021

 

Publié sur Asia Times et Indian Punchline sous le titre Return of ‘Pink Tide’ in Brazil. Viva BRICS !

 

 

 

 

 

Dilemme pour Biden : avec le retour en politique de Lula et sa victoire quasi-assurée aux prochaines élections brésiliennes, comment contrer le nouvel élan à prévoir des BRICS sans soutenir le plus grand allié de Trump en Amérique du Sud, Jair Bolsonaro ?

 

L‘ancien président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, est revenu au centre de la scène politique. Lundi 8 mars, il a été propulsé sur la première ligne de front politique brésilienne via une décision-surprise de la Cour suprême du pays, selon laquelle l’opération anti-corruption qui a empêché Lula de reconquérir la présidence lors de l’élection présidentielle de 2018 a été « le plus grand scandale judiciaire » de l’histoire du pays.

Dès le mercredi, Lula a prononcé un discours émouvant et potentiellement historique, largement considéré comme le début d’une tentative de reconquête de la présidence. Lula a critiqué la réponse « stupide » et maladroite du président sortant d’extrême droite Jair Bolsonaro à la pandémie de coronavirus. La politique brésilienne est déjà dans la tourmente à la suite de l’ineptie de Bolsonaro et à son déni de l’ampleur de la pandémie, qui a tué près de 270 000 personnes dans son pays.

Un récent sondage a montré que 50 % des Brésiliens pourraient voter ou voteraient certainement pour Lula lors des prochaines élections, contre seulement 38 % pour Bolsonaro. De fait, la réhabilitation de Lula électrise les élections de 2022 et un choc de titans entre la « marée rose » et la démagogie de la droite toxique s’annonce. (Les manifestations du glissement de l’Amérique latine vers la gauche ont été qualifiées de « marée rose » pour distinguer les politiques modérées des gouvernements de gauche actuels des anciens mouvements de gauche historiquement durs ou « rouges » de l’hémisphère).

De toute évidence, Lula reste une figure très appréciée, vénérée pour sa croisade contre la pauvreté. L’époque du boom économique qu’a connue le Brésil pendant ses huit années de présidence est vue avec nostalgie. Lula s’est détourné des extrêmes pour adopter des approches pragmatiques face aux défis persistants de la pauvreté, des inégalités et du développement économique dans son pays.

L’émergence du Brésil en tant que pivot régional dans l’hémisphère occidental serait restée incomplète sans la magnifique contribution de Lula à la conduite de l’économie du pays vers une croissance record. Cette croissance avait permis de financer les investissements sociaux qui ont réduit de moitié l’extrême inégalité des richesses dans le pays. Entre 2003 et 2013, le produit intérieur brut du Brésil avait augmenté de 64 % et le pourcentage de la population vivant dans la pauvreté avait été réduit de moitié. En outre, les dépenses sociales avaient augmenté de manière significative, le salaire minimum avait été augmenté de 75 % en termes réels, et des millions de nouveaux emplois étaient créés chaque année.

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Source : Retour de la « vague rose » au Brésil. Viva os BRICS ! – Entelekheia.fr

 

 

 

Brésil : Lula de l’autre côté du miroir

 

Pepe Escobar – Entelekheia – 18.3.2021

 

Paru sur Asia Times sous le titre Brazil’s Lula in a wilderness of mirrors

 

 

 

 

 

 

Plus tôt aujourd’hui, pour ceux qui lisent entre les lignes, nous avons eu la voix apparemment neutre d’un ancien ambassadeur, M.K. Bhadrakumar, sur les conséquences prévisibles du retour de Lula au Brésil pour les BRICS. Ici, nous avons un angle nettement nettement moins diplomatique, moins axé sur l’international, mais avec une lumière plus crue, voire violente, projetée sur le théâtre d’ombres qui se joue en Amérique du Sud, par le journaliste brésilien Pepe Escobar.

 

Une décision surprenante de la Cour suprême qui, sans être définitive, rétablit les droits politiques de Lula a frappé le Brésil comme une bombe et plongé la nation dans un reality show qui se joue dans une jungle jonchée de miroirs brisés.

Au début, il semblait que trois variables clés resteraient immuables :

 

  • Les militaires brésiliens dirigent le spectacle – et cela ne changera pas. Ils conservent un droit de veto total sur la possibilité, pour Lula, de se présenter à la présidence pour un troisième mandat en 2022 – ou d’être neutralisé, une nouvelle fois, par toute manœuvre juridique jugée nécessaire, au moment de leur choix.
  • Le président Bolsonaro – dont la popularité oscille autour de 44% – aurait désormais les coudées franches pour mobiliser tous les courants de la droite contre Lula, pleinement soutenu par la classe dirigeante brésilienne.
  • Le ministre de l’économie pinochétiste Paulo Guedes continuerait à avoir les pleins pouvoirs pour détruire complètement l’État, l’industrie et la société brésilienne au nom des 0,001%.

 

Puis, 48 heures plus tard, est venu le tour de force de Lula : un discours et une conférence de presse combinés d’une durée diluvienne de trois heures – commençant par une longue liste de remerciements dont, fait significatif, les deux premiers noms cités étaient le président argentin Alberto Fernandez et le pape François, ce qui implique un futur axe stratégique Brésil-Argentine.

Pendant ces trois heures, Lula a mené une attaque préventive magistrale. Réalisant pleinement qu’il n’est pas encore sorti des ronces juridiques, loin de là, il ne pouvait pas se projeter comme leader révolutionnaire. Dans la complexe matrice brésilienne, seule l’évolution des mouvements sociaux créera, dans un avenir lointain, les conditions politiques d’une éventuelle révolution radicale.

Lula a donc opté pour la deuxième solution la plus efficace : il a bousculé le récit officiel en établissant un contraste frappant avec l’épouvantable terrain vague présidé par Bolsonaro. Il a mis l’accent sur le bien-être de la société brésilienne, sur le rôle nécessaire de l’État en tant que fournisseur social et organisateur de développement, et sur l’impératif de créer des emplois et d’augmenter les revenus de la population.

« Je veux que les forces armées veillent à la souveraineté de la nation », a-t-il souligné. Le message politique adressé aux militaires brésiliens – qui tiennent toutes les cartes dans la mascarade politique actuelle – était sans équivoque.

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Source : Brésil : Lula de l’autre côté du miroir – Entelekheia.fr

 

 

 

 

Le Cri des Peuples

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La rencontre entre le Pape et l’Ayatollah Sistani, entre énigme et omerta

 

Pepe Escobar – Le cri des peuples – 13.3.2021

 

 

 

Le Pape François et l’Ayatollah Sistani ont délivré des messages anti-guerre, anti-génocide et anti-sectaires dépassant l’entendement de la plupart des médias occidentaux.

 

 

Voir ci-dessous le Communiqué intégral de Sayed Sistani suite à cette rencontre.

Source : https://asiatimes.com

Traduit par Réseau International

 

 

D’un point de vue historique, c’était un évènement crucial : la première rencontre depuis le VIIe siècle entre un pape catholique romain et un chef spirituel chiite considéré comme une « source d’émulation » [alors que les sunnites sont censés se conformer à l’une des 4 écoles sur les questions de jurisprudence –malékite, hanafite, hanbalite ou chafi’ite–, les chiites doivent se référer à un marja-e-taqlid ou « source d’émulation » vivant en ce qui concerne les règles de la pratique religieuse, Sayed Khamenei et Sayed Sistani étant les principaux de notre temps].

Il faudra beaucoup de temps pour évaluer toutes les implications de la conversation en tête-à-tête de 50 minutes, immensément intrigante, avec des interprètes uniquement, entre le Pape François et le Grand Ayatollah Sistani dans son humble maison d’une ruelle de Najaf, près de l’éblouissant sanctuaire de l’Imam Ali.

Un parallèle avoué et imparfait est que pour la communauté chiite des fidèles, Najaf est presque aussi chargée de sens que Jérusalem l’est pour le christianisme [les villes saintes de l’Islam chiite sont La Mecque, Médine et Al-Quds (Jérusalem), ainsi que les villes qui hébergent les sanctuaires des Imams : Najaf, Karbala, Kadhimiyya, Samarra, Machhad, Qom].

La version officielle du Vatican est que le Pape François a effectué un « pèlerinage » soigneusement chorégraphié en Irak sous le signe de la « fraternité » – non seulement en termes de géopolitique, mais aussi comme un bouclier contre le sectarisme religieux, qu’il s’agisse des Sunnites contre les Chiites ou des Musulmans contre les Chrétiens.

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Source : https://lecridespeuples.fr/2021/03/13/la-rencontre-entre-le-pape-et-layatollah-sistani-entre-enigme-et-omerta/

 

 

 

 

L’enseignement du français en Palestine

 

Jean-Pierre – Palestine-Solidarité – 18.3.2021

 

 

 

 

Intervention de Ziad Medoukh à une chaîne francophone au Luxembourg

 

Pour évoquer l’enseignement de la langue française  dans les territoires palestiniens, en général, et dans la bande de Gaza en particulier , la chaîne francophone Kemikem2 au Luxembourg a invité Ziad Medoukh, professeur de français universitaire, chercheur et écrivain d’expression française, et simple citoyen palestinien de Gaza en direct de sa prison à ciel ouvert le jeudi 11 mars 2021.  

Interviewé par le responsable de la chaine Kemikem2, l’universitaire palestinien a répondu aux questions posées par l’animateur, ainsi que par le public, qui a suivi cette émission en direct via internet d’une heure. 

L’universitaire palestinien s’est exprimé en début d’intervention sur l’importance de l’éducation pour le peuple palestinien, qui est un enjeu majeur, s’inscrivant dans la résistance contre l’occupation illégale des territoires palestiniens, livrant un signe d’espoir pour un peuple en quête de sa liberté. 

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Source : https://www.palestine-solidarite.fr/lenseignement-du-francais-en-palestine/

 

 

 

 

Où nous revenons, pour finir, sur les calamités, parce qu’elles ne concernent pas que les Américains…

 

Pourquoi font-ils toujours la même chose ?

 

Patrick Armstrong – Entelekheia – 20/21.3.2021

 

Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre Why Do They Keep Doing It ?

 

 

 

 

 

 

Dans ce texte axé sur l’exemple américain, Patrick Armstrong met le doigt sur l’un des problèmes N°1 de l’Occident, à la fois cause et symptôme de sa dégradation effarante actuelle : sa pensée circulaire, son incapacité à sortir de schémas mentaux établis où des prémisses fausses, ou dépassées, fondent des conclusions erronées qui, à leur tour, servent de prémisses pour des conclusions encore plus divorcées de la réalité, etc – en boucle.

Le monde a changé, mais l’Occident reste fossilisé dans ses certitudes et ne semble plus avoir la capacité d’évoluer – car personne ne peut apprendre, donc progresser, sans abandonner d’abord des schémas mentaux inadaptés ou obsolètes. De fait, tout ce qui se passe en ce moment semble bien prouver que le modernisme libéral dont se glorifie l’Occident, loin de libérer la société de ses anciennes chaînes, n’est qu’un miroir aux alouettes qui l’envoie dans une spirale auto-destructrice. Faut-il revenir à des fondamentaux pour repartir sur des bases saines ? C’est probablement une question vitale aujourd’hui.

 

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En Occident, et en particulier aux États-Unis, nous observons aujourd’hui une incapacité à imaginer, comprendre, accepter ou tolérer toute différence.

 

Dans une célèbre citation apocryphe, Einstein aurait dit que la folie consiste à faire la même chose, encore et encore, et à s’attendre à un résultat différent. Cela décrit la politique étrangère des États-Unis depuis la fin de la Guerre froide à la perfection. Deux décennies en Irak et en Afghanistan ne sont pas suffisantes : il faut continuer. Les sanctions à l’encontre de la Russie n’ont rien changé, continuez à les appliquer. Pékin n’est pas le moins du monde dissuadé par les navires américains voguant sur la Mer de Chine méridionale au nom de la « liberté de navigation », continuez. L’Iran ne se pliera pas à la volonté de Washington, continuez.

Un des ur-néocons a compris quel était le problème, même s’il ne l’a pas réalisé : « Robert Kagan a diagnostiqué le plus gros problème de l’Amérique : les Américains qui ne veulent pas diriger le monde ». Ce qui est intéressant dans l’article de Kagan cité par Antiwar, en fait, c’est la nuance de dépression qui le traverse – il est en fait à l’une des étapes du deuil. Lorsque le think tank Project For A New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain, acronyme PNAC) a été annoncé en 1997, il était au contraire très confiant : son document fondateur – également rédigé par Kagan – Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy (Vers une politique étrangère néo-reaganite) – exposait :

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Source : http://www.entelekheia.fr/2021/03/20/pourquoi-font-ils-toujours-la-meme-chose/

 

 

 

 

 

Dernière minute :

 

Sanctions américaines : Lavrov propose à la Chine de sortir du dollar et des plateformes occidentales de paiement

 

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics – 23 .3.2021

 

 

 

 

 

 

Suite à l’intensification des sanctions américaines et à la constance d’une politique atlantiste de confrontation, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a proposé à la Chine de s’autonomiser et du dollar et des plateformes globales de paiement. Si ces déclarations pouvaient aboutir, ce serait un pas important vers la remise en cause de la puissance globale américaine, notamment en restreignant l’extraterritorialité de la justice américaine, qui fait la pluie et le beau temps dans le monde en protégeant les intérêts américains.

 

Avec le retour des Démocrates à la présidence, les États-Unis renforcent leur politique de confrontation avec les pays, qui ne sont pas suffisamment alignés. La dernière réaction de la Russie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, est particulièrement intéressante. Lors d’une interview, Lavrov a insisté sur la nécessité de diminuer le risque des sanctions en protégeant l’autonomie technologique du pays, en diminuant le rôle du dollar dans les paiements internationaux au profit des monnaies nationales ou de monnaies alternatives au dollar et en mettant un terme à l’utilisation des plateformes globales de paiement qui sont entre les mains des Occidentaux.

Il a joint à cette démarche une adresse à la Chine, qui est également visée par les sanctions américaines. Comme le déclare Lavrov, cette réalité oblige la Russie et la Chine « à construire leur propre ligne de développement économique et social, de telle manière qu’elle ne soit pas dépendante de ces « caprices », de nos partenaires occidentaux ».

L’intérêt de cette démarche, proposée par la Russie, est double. Tout d’abord, elle permet objectivement de développer des instruments nationaux et donc de garantir l’autonomie du pays, qui est une garantie de souveraineté réelle. Ensuite, parce que la puissance des États-Unis passe notamment par le recours à l’extraterritorialité de la justice, principe qui permet à la justice américaine de se saisir de n’importe quelle affaire n’importe où dans le monde, dès qu’un lien est établi avec les États-Unis, notamment par l’utilisation du dollar dans les transactions, des plateformes de paiement américaines, des mails dont les serveurs sont aux États-Unis … Réduire l’utilisation de ces éléments de rattachement aux États-Unis, c’est aussi désarmer la justice américaine contre les entreprises et pays étrangers.

Toute action entraîne réaction. La politique de sanctions américaine conduit non pas à l’alignement de la Russie, mais à son éloignement, à son autonomisation. C’est en ce sens une erreur stratégique des globalistes, mais qui n’ont finalement pas le choix. 

Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2021/03/sanctions-americaines-lavrov-propose-la.html

Mise à jour du 23.3 à 20h48′

 

 

 

 

Mis en ligne le 23.3.2021

 

 

Ah, si le docteur Oberlin était président de la République !

 

 

 

 

 

 

Ah, si le docteur Oberlin était président de la République !

 

(Entre deux suspensions de pause)

 

 

 

 

 

 

Je suis un islamo-gauchiste anti racialiste

 

 

Christophe Oberlin  – Arrêt sur info – 15 mars 2021

 

Source: Le blog de Christophe Oberlin

 

 

 

 

 

 

 

On croyait que les racialistes faisaient définitivement partie de l’histoire. Eh bien non, des néo racialistes rentrent par la fenêtre avec une approche surprenante qui serait celle de lutter contre le racisme. Comble de la confusion, une certaine gauche accuse ceux qui les critiquent d’idéologie d’extrême droite.

 

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On croyait que les racialistes faisaient définitivement partie de l’histoire du 19ème et de la première moitié du 20ème siècle. Eh bien non, des néo racialistes rentrent par la fenêtre avec une approche surprenante qui serait celle de lutter contre le racisme. Amalgames, jargon, approximations, scientisme, ils surfent sur une polémique politico médiatique absurde. Comble de la confusion, une certaine gauche accuse ceux qui les dénigrent d’idéologie d’extrême droite.  Pour couronner le tout, la querelle implique aussi le terme « islamo-gauchiste ». Certains prétendent qu’il s’agit d’une idéologie qui « gangrène l’université », d’autres que le mot n’a aucune définition scientifique et « qu’ils n’ont jamais rencontré d’islamo-gauchistes ». Or les mots ont un sens, et parfois même plusieurs.

Le terme « gauchiste » peut être décliné de différentes façons. Il peut désigner des staliniens nostalgiques prônant les bienfaits du goulag. Ou encore des anticapitalistes plaçant leur espoir dans l’avènement de la révolution mondiale. Mais aussi des personnes pour lesquelles la « gauche » était synonyme de services publics de qualité, de réduction des inégalités, et qui ne se reconnaissent plus dans des partis classiquement classés à gauche mais qui à l’épreuve du pouvoir ont oublié leurs convictions. A ces derniers l’appellation de « gauchistes » ne déplait pas.

Le terme « islamiste » prête encore plus à confusion.  Sous la colonisation il signifiait simplement musulman. Pour beaucoup de ceux qui se réclament aujourd’hui de l’islamisme, il s’agit plutôt d’une référence à l’islam politique, une idéologie politique du type de celle des démocraties libérales, appuyée sur des valeurs religieuses, analogue aux partis démocrates chrétiens. Les mêmes insistent sur l’esprit des textes sacrés davantage que sur leur lecture littérale, la compatibilité de l’islam avec la démocratie, citent la république islamique… du Sénégal ! Pour d’autres enfin islamisme est synonyme de « guerre sainte » (concept qui n’existe pas en islam), de violences inouïes exercées contre de supposés « mécréants ». Certains en rajoutent encore en assignant à des fous furieux sanguinaires la qualification supplémentaire de « jihadistes » (alors qu’ils ignorent le sens du mot jihad selon ceux qui l’ont inventé).

Ainsi, en associant les différents groupes sus-définis « d’islamistes » et de « gauchistes », on obtient au moins neuf définitions possibles, allant d’une alliance entre les laudateurs des procès de Moscou et les égorgeurs, aux humanistes luttant contre les inégalités quelles qu’elles soient, la discrimination envers les musulmans faisant partie du programme. En tant qu’islamo-gauchiste, je me retrouve dans cette dernière définition. Après plus de trente années passées au sein de l’université française, je peux néanmoins témoigner que l’islamo-gauchisme y demeure très minoritaire ! [2]

Alors les ondes et la presse écrite se retrouvent brusquement encombrées de commentateurs enseignants ou chercheurs chagrinés de se voir montrés du doigt comme « islamo gauchistes ». De quoi parlent ils savamment ?  De l’islamo-gauchisme « qui n’existe pas ».  Et voilà qu’ils enchainent en chœur et sans transition sur la « race », les « études de genre » et « l’intersectionnalité ». Avant-garde de la lutte contre les discriminations, ils affichent avec fierté leur « blanchité » (pourquoi pas blancheur ou blanchitude ?) venant au secours des « racisés ». Les plus médiatiques d’entre eux arguent des « travaux nord-américains » démontrant que les travaux subalternes féminins aux USA (serveuses et femmes de ménage) seraient liées à la « race ». On se débarrasse de la question de la définition des « races » en affirmant avec hauteur qu’il ne s’agit pas de races biologiques mais sociologiques. Or on ne définit pas un mot par ce qu’il n’est pas, et surtout pas en se limitant à quelques exemples. La classification « essentialisante » est de retour, pour utiliser un terme à la mode (réduire à l’essentiel, caricaturer, amalgamer des caractères de nature différente). Or une classification en science répond à des critères précis.  Et les sciences sociales bien comprises devraient reposer sur l’observation et le raisonnement, pas sur la publication d’un néologisme qui, une fois repris, assure la notoriété éternelle à son inventeur ou son inventeure.  Quels sont ces critères[1]  ?

1) Une classification se doit d’être exhaustive, de sorte que tous les objets classés y trouvent une place. La soi-disant classification « ethno raciale » aux Etats-Unis perd la moitié de son effectif lors des recensements, la moitié des personnes refusant de se classer.  Les promoteurs de cette classification se sont d’ailleurs débarrassés du casse-tête de classer en demandant aux personnes observées de se classer elles-mêmes. De plus le nombre des « races » aux Etats-Unis augmente de façon surprenante d’année en année. Dernière en date dans certaines universités : la « race juive ».

2) La classification doit être fidèle (inchangée en fonction de différents observateurs) et reproductible, ceci est une évidence.

3) Une classification doit être exclusive, c’est-à-dire utiliser des critères de même nature s’excluant les uns des autres. On ne va pas classer les gros d’un côté et les Italiens de l’autre. C’est pourtant ce que fait la classification américaine avec les blancs (naturellement), mais aussi les « noirs » (couleur de peau), les hispaniques (langue), les Hawaïens (lieu de naissance), les natifs (origine indienne supposée) etc…

4) Surtout, et c’est là le plus important, une classification doit être pertinente, c’est-à-dire adaptée à la recherche projetée. Classer en fonction de la couleur de la peau dans l’étude des cancers de la peau est pertinent car il y a un lien de cause à effet entre l’intensité de la mélanodermie et les cancers, avec une demi-douzaine de phototypes décrits. On est alors loin du caractère binaire entre la « blanchité » et la… noirceur ? (C’est curieux les néo racialistes ne manipulent pas ce dernier adjectif).

Enfin il faut connaitre l’existence, redoutable car souvent méconnue, de corrélations non causales. Si une étude « nord-américaine » constatait que 100% des femmes de ménages sont noires, ce n’est pas parce qu’elles sont noires mais pauvres. Et les études sur la discrimination des afro-américains nécessitent beaucoup plus de finesse que « blanchité » et noirceur. Ma femme de ménage est blonde aux yeux bleus, elle vient d’un pays où les médecins sont moins bien payés qu’une femme de ménage en France. Et voir les chercheurs (et chercheuses), du haut de leur « blanchité » venir au secours, par de puissantes études, des « racisés » est assez curieux. Car, contrairement aux classificateurs ethno raciaux aux USA qui ont renoncé à classer par eux-mêmes, nos « universitaires chercheurs et chercheuses », en assignant le mot de « racisé » à une personne, lui assignent une race (qui, même qualifiée de sociologique, ne retire rien au crime). Une chercheuse en thèse s’est plainte que le terme de « blanchité » fut refusé par sa direction de thèse : encore heureux, c’est justement pour cela que les thèses sont dirigées ! Ce qui n’empêche pas un enseignant de réclamer l’établissement dans notre pays d’une classification « ethno raciale ». Semblant oublier que celle-ci fut instituée aux Etats-Unis au temps de la ségrégation. Et sans se poser la question de savoir si cet « outil scientifique » a contribué en quoi que ce soit à la réduction des discriminations aux Etats-Unis.

Lorsque vous parlez sans micro, adressez-vous au dernier rang de la salle, et tout le monde vous entendra. Lorsqu’un médecin parle à un patient il utilise des mots que quiconque peut comprendre. Vous, chercheurs et chercheuses, universitaires ou pas, néo racialistes, les bons mots sont ceux que vous pouvez définir, ceux qui pourront être compris par un enfant de 8 ans. Commencez par faire vos cours devant une classe de Primaire, et allez les faire ensuite en fac ou à la télé. Réservez le jargon et les approximations aux mauvais sociologues et aux mauvais philosophes. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et ne recherchez pas la gloire en paraphrasant le grand Coluche. « Mal nommer les choses ajoute aux malheurs du monde ».

Christophe Oberlin*

 

* Chirurgien, séjournant à Gaza trois fois par an depuis 2001, auteur de nombreux ouvrages sur la question Palestinienne

[1] Voir Quelles est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs – Pour en finir avec les « races humaines, Christophe Oberlin, Editions Edilivre, 2014.

[2] Comme exemple d’islamo-gauchisme étranger, citons l’alliance entre le Front Populaire de Libération de la Palestine, classé à gauche de la gauche, et le parti Hamas islamiste, avec la dénonciation commune des accords d’Oslo, ou la constitution de listes électorales communes lors d’élections municipales.

Lire d’autres articles du Dr Christophe Oberlin 

Notre source : https://arretsurinfo.ch/je-suis-un-islamo-gauchiste-anti-racialiste/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 15 mars 2021

 

 

Une de deux suspensions de pause

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une de deux suspensions de pause pour cause de communication importante en provenance du Texas…

 

 

 

Au milieu du XIVe siècle

 

Théroigne – LGO – 12.3.2021

 

 

 

 

 

 

Survint « la grande peste noire », ainsi nommée, parce que, contrairement à celles qui l’ont précédée et suivie, elle fut à la fois bubonique et pulmonaire, et parce qu’elle tua plus que les autres : en moins de cinq ans, la moitié de la population de l’Europe y passa.

 

 

Ainsi, dans l’Ardenne liégeoise où nous sévissons, plusieurs villages moururent-ils, qui ne seraient jamais plus habités, même par immigrants ou envahisseurs.

 

Partout, de l’Atlantique à l’Oural, des familles entières disparurent, laissant derrière elles des biens, parfois considérables, soudain privés de propriétaires. Mais pas pour longtemps…

 

Il y avait en Allemagne (à Augsbourg), une famille de marchands de draps relativement pauvres : les Fugger.

 

 

 

Blason des Fugger

 

 

 

Par un curieux trait du sort, les Fugger se retrouvèrent, presque du jour au lendemain immensément riches : mettre la main sur des espèces, des terres, des châteaux, des fermes, des villages, des bois, des mines, des œuvres d’art, des livres, des troupeaux, des réserves de grain, des moulins, des fabriques d’armes et une flopée d’autres bricoles n’est qu’un jeu d’enfant quand on sait s’y prendre : il suffit de quelques faux actes de propriété d’autant plus faciles à fabriquer et à faire accepter qu’il n’y a plus, en face, personne pour s’y opposer.

 

Peste noire de 1348 : naissance du capitalisme européen.

 

En ce XXIe – paraît-il – siècle de l’ère dite chrétienne, le capitalisme européen devenu mondial (on dit globaliste quand on sait vivre) est arrivé, à force de tours de passe passe dans un cul de sac, au bout de sa course obligée : droit dans le mur (voyez le camarade Karl pour les détails).

 

Que faire, quand on est immature au-delà de toute expression et qu’on a au bout de ses doigts crochus des richesses incalculables mal mais si facilement acquises ?

 

 

 

 

Eh, oui : refaire le coup des Fugger.

 

Seulement, voilà : il ne faut pas trop compter sur l’aide de la nature pour envoyer, juste à point, les fléaux qu’on désire. D’autant qu’il s’agit de faire disparaître, ce coup-ci, non pas la moitié d’un continent mais la moitié de la planète et que la médecine a quand même fait quelques progrès en sept siècles.

 

Qu’à cela ne tienne. On va le provoquer. Et pour pouvoir le provoquer, il faut d’abord l’annoncer à grands sons de trompes médiatiques et autres afin de bien paniquer les foules, et surtout mettre au turbin les zélites dirigeantes qu’il ne faudrait quand même pas qu’elles croient qu’on les paie grassement 365 jours par an pour ne rien foutre ! (Vous le savez qu’au temps de Pompée et de Cicéron, elles s’étaient intitulées « Optimates » ? Ça fait un peu plus latin, mais c’est pareil.)

 

Donc, phase 1 : flanquer la trouille la plus intense possible partout pour faire croire à un fléau (naturel ou fabriqué par les Chinois, au choix).

 

Phase 2 : faire mettre la plebs (ancien nom des déplorables) en condition de soumission totale, par nos petites mains à tout faire qu’elle croit avoir élues.

 

Phase 3 : lui apporter – imposer si nécessaire – la salvificque poudre de perlimpinpin qui va faire passer à la trappe le cheptel surnuméraire. En le tuant un peu tout de suite, oui, bien sûr, mais pas seulement : en le stérilisant pour toujours et en lui faisant bénir sa stérilité quand il se verra accoucher de monstres et frapper petit à petit de toutes sortes d’autres fléaux inédits. Quelque chose comme du billard à six bandes, voyez ?

 

Mais c’est évidemment sans compter avec la Nature. Ai-je dit qu’ils sont immatures et qu’en vertu de l’adage coluchien – « Comment veux-tu qu’un con sache qu’il est con puisque c’est avec son esprit qu’il juge ? » – les autoproclamés maîtres du monde ont jugé, comme nous tous d’ailleurs, à l’intérieur de leurs étroites limites ? Voilà qui est fait.

 

Et, donc, retour aux surprises qu’ils n’attendaient pas (et vous ?) :

 

 

 

 

 

 

Le Texas mène à la liberté

 

Israël Adam Shamir – Entre la plume… – 10.3.2021

Traduction : Maria Poumier

 

 

 

 

 

 

 

L’araignée a découvert une guêpe qui s’échappait de sa toile. Elle est furax. Comment ose-t-elle ? La guêpe avait été capturée, ligotée, empoisonnée. Elle était prête à être tuée et dévorée. Et tout à coup, la voici qui se réveille et qui déchire la toile. Espèce de Neandertalienne ! s’exclame l’araignée enragée, vous finirez comme les Néandertaliens, bande de dodos, Ruphus Cucullatus éteints pour toujours !

 

 

C’est ce que Biden a dit aux habitants du Texas qui ont osé se libérer de son régime de masques. Biden, le roi des morts, et son équipe étaient sûrs de tenir le monde sous leur contrôle ; ils avaient prévu de mener l’humanité à la Grande Réinitialisation, à la fin sinistre de l’Homo Sapiens, à la cruelle dystopie des esclaves masqués gouvernés par les algorithmes de Google. Mais les Texans ont changé le cours de l’histoire. Ils ont été immédiatement suivis par le Mississippi, l’Iowa, le Montana et le Dakota du Nord ; les États qui avaient voté pour Trump et pour la liberté.

 

La population a accueilli avec joie cette décision sage et courageuse, rapporte le Daily Mail :

 

Oxford, où se trouve Ole Miss, a vu les gens sortir en force, se précipiter au restaurant et envahir les magasins… En Floride, les Spring Breakers ont également abandonné les masques alors que les étudiants, bikini à l’air, s’engouffraient sur les plages et s’entassaient dans les bars de Miami et de Fort Lauderdale pour donner le coup d’envoi à leurs vacances. Et dans l’Idaho, un groupe s’est réuni pour brûler ses masques devant le Capitole pour protester contre les restrictions COVID-19 après que d’autres États aient décidé cette semaine de s’asseoir sur les ordres et de rouvrir à tout bout de champ. Un groupe d’enfants a rejoint les parents, dont plusieurs étaient armés, pour brûler des photos de Joe Biden et de Nancy Pelosi, avant de jeter leurs masques chirurgicaux au feu ».

https://www.unz.com/wp-content/uploads/2021/03/nomasksMissi.jpg

 

 

Les gouverneurs ont condamné Biden pour son injure à Néandertal. C’est pire qu’une insulte : c’était une menace de meurtre pour les électeurs de l’Union Européenne, rien de moins. Les Néandertaliens, nos ancêtres intelligents mais peu bavards, ne sont pas morts d’ennui : ils ont été exterminés par leurs cousins plus avancés. Le président américain a même menacé de « nettoyage » son propre peuple, comme les Néandertaliens ont été nettoyés. Avait-il l’intention de semer un nouveau virus à Houston pour atteindre cet objectif ? Ou bien prévoit-il de remplacer les Texans – trumpistes et déplorables – par un flot de nouveaux immigrants d’Amérique Latine qui voteront pour Biden ?

 

 

 

 

Pour ce faire, il a déjà ouvert les portes de la frontière mexicaine et rompu les accords que Trump avait conclus avec les Latino-Américains. Le président Trump a longuement commenté ces changements au Comité d’action politique des conservateurs à Orlando, en Floride, mais il n’est pas facile de trouver et de regarder ce discours, car YouTube en a retiré pratiquement toutes les copies qui ont été publiées. (En voici une que j’ai trouvée.) Je pense que la menace de Biden constitue une bonne raison pour déclencher sa destitution, et à défaut, pour faire sécession.

 

Les actes de bravoure des Texans ont été très bien accueillis. Un vent de liberté a soufflé sur le monde entier. Des Suédois placides et obéissants, récemment contraints au servage par les masques, ont protesté en faisant brûler leurs masques dans le centre de Stockholm. Les Russes ont vu pratiquement toutes leurs restrictions covidiques levées il y a quelques jours ; les théâtres et les églises fonctionnent comme d’habitude à pleine capacité. Même les Israéliens, les esclaves volontaires des Ténèbres (Exode 21:6), ont obtenu quelques jours de liberté relative (à condition d’avoir un passeport vert pour aller boire un verre) et leur aéroport a été rouvert pour un bref interlude après des mois de siège auto-imposé. Néanmoins, ils ont reçu un avertissement: ils vont devoir retourner à leur quatrième confinement dans quelques jours.

 

Tout le monde n’est pas content que les gens s’échappent de prison. Il faut une certaine chutzpah  pour apprécier la contemplation d’un cimetière, à la place de ce qui était jusqu’à une date récente une ville animée, mais nos seigneurs et supposés maîtres ne manquent pas de chutzpah. Le gang de Davos, la force qui est derrière les pandémies de Covid-19, dans un moment de vérité, a annoncé : « Les confinements sont en train d’améliorer doucement les villes du monde entier ». Vous avez souffert, mais ils ont apprécié !

 

Ils nous aiment morts. Ou presque morts. Au moins, qu’on reste là où on est au lieu de nous précipiter partout ailleurs. Le virus leur a fourni une excuse ; la prochaine fois, ils utiliseront un autre script au même effet. Le grand quotidien de fausse gauche The Guardian a déjà proposé de verrouiller le monde tous les deux ans.

 

En fait, les plans de nos supérieurs ne sont pas nouveaux. En septembre 1944, le secrétaire américain au Trésor, Henry Morgenthau, avait proposé de détruire toutes les capacités industrielles de l’Allemagne. Les installations industrielles devaient être détruites, les mines devaient être dévastées et comblées, les experts en production et en fabrication devaient être retirés de force de la région et mis au travail ailleurs. L’Allemagne allait devenir un État féodal agraire, avec un recul de près de mille ans.

 

Ce serait merveilleux pour les petites Greta tourmentées par le CO2 ! Un seul problème : le plan Morgenthau n’éliminait pas les vaches, les vaches grasses et péteuses. Dans l’Allemagne heureuse et désindustrialisée, il est vrai que peu d’entre elles auraient survécu à la famine de l’après-guerre, mais elles étaient censées continuer à produire de la viande. Ce point avait été amélioré par le coreligionnaire de Morgenthau, Theodore N Kaufmann. Dans son livre L’Allemagne doit périr, il proposait de stériliser tous les Allemands en âge de procréer, ce qui serait sûrement encore mieux que de nous confiner pour l’amour du CO2.

 

La Grande Réinitialisation, c’est le plan Morgenthau-Kaufmann, étendu au monde entier, et d’abord aux Européens. Les Allemands ont été sauvés de ce sinistre destin par Josef Staline, le dirigeant russe victorieux. Il n’avait aucune animosité envers les Allemands qu’il avait vaincus ; il a explicitement rejeté ces plans de vengeance judéo-américains (vous pouvez le lire dans sa correspondance avec Roosevelt) et il a procédé à la reconstruction de l’Allemagne socialiste avec son excellente industrie et son agriculture. (De nombreux Ossètes regrettent encore le démantèlement de la RDA en 1990.) Les États-Unis n’ont eu d’autre choix que de le suivre avec leur plan Marshall.

 

 

 

 

Poutine jouera-t-il le rôle de Staline et nous sauvera-t-il du grand Reset ? Après tout, il n’y a aucun avantage, du point de vue des Resetteurs, à détruire l’Ouest si l’Est reste en sécurité. Ils veulent aller jusqu’au bout, et sauver la Russie pourrait faire avorter leur plan. Poutine est un homme rusé, un maître de l’aïkido, art martial japonais qui consiste à utiliser la force de son adversaire contre lui, et il peut parfaitement sécuriser son royaume. Il penche pour les accommodements avec ses adversaires dominants, puis, lorsqu’ils sont sûrs de leur victoire imminente, il introduit un nouvel élément et retourne le jeu à son avantage.

 

– Il était apparemment d’accord avec le récit covidique tel que présenté par les maîtres du discours, et au dernier moment, il a produit son vaccin Sputnik-V, annulant tous les gains de l’ennemi. Ils pensaient que la Russie allait les supplier de leur fournir le vaccin, mais il s’est avéré que c’était l’inverse. Aujourd’hui, les Européens, les Tchèques et les Hongrois ainsi que les Vénézuéliens et les Biélorusses font la queue pour obtenir le vaccin russe qui est plus sûr et plus efficace que les vaccins occidentaux. Il a déjà rapporté 25 milliards de dollars, soit plus que les exportations d’armements (11 milliards de dollars). Le vaccin russe est un vaccin traditionnel, sans technologie d’ARNm douteuse, et il fonctionne. Je ne suis pas un fan des vaccins, mais le vaccin russe semble être un moindre mal, car  les Russes ne sont pas armés face à la vaccination.

 

– Il était apparemment d’accord avec le programme des Verts, qui était bel et bien destiné à ruiner la Russie, grand producteur de pétrole et de gaz ; et au dernier moment, il a déclaré que la meilleure façon de minimiser le CO2 c’est d’utiliser l’énergie nucléaire du type de celle produite par le Russe RosAtom. À l’heure actuelle, Rosatom possède le plus grand portefeuille de projets de construction de centrales nucléaires à l’étranger, dont 36 unités de production dans 12 pays. L’Inde, la Chine, la Turquie, l’Iran et le Bangladesh sont devenus les principaux clients de Rosatom. Rosatom met en œuvre le projet de construction d’une centrale nucléaire en Finlande, ainsi qu’en Hongrie et en Biélorussie. Poutine a déclaré que revenir au vent et au soleil, ce serait comme retourner vivre à l’âge des cavernes. L’énergie nucléaire est préférable pour l’avenir, alors que le pétrole et le gaz devraient suffire pour le présent.

 

– Il était apparemment d’accord avec Davos, il s’est entretenu avec eux de manière polie et affable. Le leitmotiv de Davos 2021 était que la pandémie de coronavirus a changé le monde de manière irrévocable, et a prouvé l’incapacité des États-nations à faire face aux problèmes. Les entreprises mondiales devraient prendre le contrôle de la situation et elles le feront, et elles reconstruiront le monde en mieux. Elles préviendront les épidémies et protégeront le climat. Pourquoi devriez-vous conduire des voitures et piloter des avions, polluer l’air avec des émissions et propager des virus ? – restez chez vous, nous vous dirons tout et vous en montrerons autant sur une télévision intelligente en 3D avec une immersion totale dans la réalité, comme dans Matrix, qui pourrait bien s’avérer être un film prophétique.

 

– Seulement voilà, à Davos, pour la première fois, Poutine a déclaré qu’il n’y avait que peu de bénéficiaires de la mondialisation ; lutter contre le virus c’est bien, mais il faut d’abord empêcher les géants de l’informatique de prendre le contrôle du monde. Ce Poutine qui avait la bouche si suave, si peu conflictuelle, et qui soudain atteint un sommet. Lisez donc l’excellent résumé de son discours à Davos par notre ami Mike Whitney, pour comprendre.

 

– Une personne plus simplette, comme moi, serait immédiatement en désaccord avec les salauds et plongerait le pays dans une lutte titanesque avec une faible chance de victoire. Mais un Poutine rusé est d’accord pour commencer, et bat ensuite l’adversaire en utilisant sa force. L’ennemi devrait se méfier lorsque Poutine est d’accord avec lui.

 

– Pourtant, Poutine n’est pas tout-puissant, même au cœur de Moscou. Si nous voulons retrouver une vie normale, nous ne pouvons pas compter sur la Russie ou la Chine pour nous servir la victoire sur un plat.

 

En Russie, la montée du régime Biden et le grand Reset ont été bien jaugés par deux hommes, et leurs évaluations diffèrent. L’un considère que c’est une agression contre la Russie, l’autre dit que c’est une agression contre nous tous, et en premier lieu contre les Américains. Le premier est important car il se rapporte à la politique réelle ; le second est encore plus important car il nous parle de notre destinée.

 

Le premier, c’est un conseiller de haut rang du ministre russe de la défense, Andrei Ilnitsky, dont la puissante apparition au Sénat russe (Federacii soviétique) en décembre de l’année dernière a fait sensation, lorsqu’il a dit ceci : « Klaus Schwab, au nom des multinationales, a déclaré qu’elles ne nous permettraient pas de revenir à un monde pré-Covid. Elles considèrent le Covid comme leur propre projet. Aucun État national indépendant ne sera plus autorisé à exister ; elles dirigeront le monde ». Selon lui, le virus n’est pas particulièrement mortel mais hautement contagieux, de par sa conception; l’idée serait de saper les systèmes de santé comme une ouverture vers quelque chose de pire. Il a maintenant publié deux articles politiques (ici, sur le site du ministère de la Défense, et ici, dans le journal du Parlement , tous deux en russe).

 

Ilnitsky compare les récentes déclarations des dirigeants et des experts américains avec le discours de Churchill à Fulton (sur le « rideau de fer ») prononcé il y a exactement 75 ans, le 5 mars 1946, le discours qui a lancé la guerre froide. La désobéissance russe au plan Marshall en 1946 et au grand Reset en 2021 s’est heurtée à une rhétorique guerrière, puis à une guerre hybride. C’est une comparaison pertinente. Le régime Biden est extrêmement agressif. Au cours du premier mois de son règne, Biden a déjà tué plus de Syriens que Trump en quatre ans. Il menace l’Iran, la Russie et la Chine, malgré ses déclarations pacifiques. Il a décidé d’annuler le retrait des troupes d’Afghanistan. Et chaque action brutale est accompagnée d’expressions traîtreuses.

 

Avec l’accès à la présidence de Biden, l’hypocrisie est de retour, en Amérique et sur la planète. Trump était tout sauf hypocrite ; Trump est parti et l’hypocrisie revient en force. Alors que Trump bombardait la Syrie pour le pétrole, Biden massacre les Syriens car « les États-Unis ont le droit de se défendre », et ce afin de « réduire la tension en Syrie ». Trump avait provoqué l’indignation de l’opinion publique américaine progressiste [?! NdGO], tandis que Biden la réjouit. Un exemple typique est celui d’Amy Siskind (sur la photo), une lesbienne juive anti-Trumpist SJW, ancienne directrice de Wall Street. Elle a apprécié le bombardement de la Syrie. Elle a tweeté : « C’est tellement différent d’avoir une action militaire sous Biden. Pas de menaces niveau école primaire sur Twitter. Faites confiance à la compétence de Biden et de son équipe ».

 

La Russie n’avait pas eu afffaire à une équipe aussi agressive que le régime de Biden depuis les années 1950. Si Biden devait bombarder Moscou, il n’oublierait pas de dire qu’il l’a fait au nom de l’égalité des sexes. Mais un bombardement est très peu probable : La Russie est protégée par son système de périmètre « de main morte » dont la réputation égale celle du Dr Folamour. Mais l’ex-ambassadeur américain McFaul, l’amiral Charles Richard et le secrétaire d’État Anthony Blinken ont demandé que l’on fasse pression sur la Russie. Pour Ilnitsky, les plans de Schwab ne sont qu’un prélude à la véritable guerre américaine contre la Russie, à mener tout d’abord dans le cyberespace. Selon Ilnitsky, « la Russie sera confrontée à une dure confrontation avec les États-Unis. Les menaces pour notre pays seront existentielles ».

 

Pourquoi le régime Biden est-il si agressif ? Pour la même raison que la France révolutionnaire était agressive. (Avec très peu de succès, l’URSS a également essayé d’être agressive juste après la révolution de 1917). Biden est une façade pour le nouveau régime planétaire des grandes entreprises. Ces régimes ont le sentiment que l’avenir leur appartient, que l’histoire leur donnera raison, et ils n’hésitent pas à imposer leur programme.

 

La deuxième voix, plus importante, est celle du philosophe politique russe de premier plan, Alexandre Douguine, dont le Manifeste du grand réveil contre le grand Reset (en anglais) vient de sortir, il y a quelques jours, le 3 mars, et a déjà été traduit dans de nombreuses langues. Pour Douguine, la bataille finale à venir ce n’est pas l’Occident contre l’Orient, ni les États-Unis et l’OTAN contre tous les autres, mais les libéraux contre l’humanité – y compris ce segment de l’humanité sur le territoire de l’Occident qui rejette ses propres élites mondialistes.

 

En un mot, Douguine propose de répondre à leur grande Réinitialisation par notre grand Réveil, par notre reconnaissance d’un terrible danger imminent. La Réinitialisation proclamée par Schwab est en marche depuis la prise de pouvoir aux États-Unis par Biden. L’objectif des Resetteurs n’est pas seulement le confinement tous azimuts, ni le pouvoir, ni notre appauvrissement ; ils visent à détruire totalement l’Homme. Il s’agit de l’étape finale du projet libéral, qui dépouille l’Homme de tous ses liens collectifs. D’abord, ils se sont débarrassés de l’Église, puis de la race, de la nation, de la classe, du sexe.

 

          L’Église en tant que « corps mystique du Christ » a été détruite et remplacée par des clubs de loisirs créés par le libre consentement de la base… Les socialistes, les sociaux-démocrates et les communistes ont contré les libéraux avec des identités de classe, appelant les travailleurs du monde entier à s’unir pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie mondiale. … Parallèlement aux communistes, des forces nationalistes extrêmes sont arrivées au pouvoir en Europe occidentale. Elles agissaient au nom de la « nation » ou d’une « race », opposant à nouveau l’individualisme libéral à quelque chose de « commun », un « être collectif. En utilisant tactiquement la Russie soviétique, le capitalisme a d’abord réussi à traiter avec les régimes fascistes, et ce fut le résultat idéologique de la Seconde Guerre mondiale. La guerre froide qui s’ensuivit entre l’Est et l’Ouest, à la fin des années 1980 se termina par une victoire libérale sur les communistes. Voilà comment le projet de libération de l’individu de toute forme d’identité collective est passé par une autre étape.

Après avoir vaincu l’ennemi extérieur, les libéraux ont découvert deux autres formes d’identité collective. Tout d’abord, le genre. Après tout, le genre est aussi quelque chose de collectif : soit masculin, soit féminin. Le genre devait être aboli, comme toutes les autres formes d’identité collective. La migration de masse atomise les populations en Occident en utilisant une idéologie des droits de l’homme qui s’adresse à l’individu sans tenir compte des aspects culturels, religieux, sociaux ou nationaux. Les libéraux n’avaient plus qu’un dernier pas à franchir : abolir les humains. Après tout, l’humain est aussi une identité collective, ce qui signifie qu’il doit être surmonté, aboli, détruit et que les humains doivent être remplacés – certes partiellement – par des cyborgs, des réseaux d’intelligence artificielle et des produits du génie génétique.

 

Une personne sans religion, sans patrie, sans peuple d’appartenance, et maintenant sans sexe accède à la Singularité, quand elle est en passe de devenir un ordinateur ou une calculatrice parmi d’autres, c’est-à-dire qu’elle cesse d’être. Douguine retrace le chemin du libéralisme depuis le nominalisme – le modèle d’Occam du début du Moyen Âge – jusqu’à Schwab. Or juste avant leur victoire complète, les Resetteurs butent sur un caillou : le grand Réveil, qui est proche.

 

             Le grand Réveil ne concerne pas les élites et les intellectuels, mais le peuple, les masses, le peuple en tant que tel. Ce n’est pas une question d’analyse idéologique. C’est une réaction spontanée des masses qui réalisent soudainement, comme le bétail devant l’abattoir, que leur sort a déjà été décidé par leurs dirigeants et qu’il n’y a plus de place pour les gens à l’avenir. Le Grand Réveil est spontané, largement inconscient, intuitif et aveugle. 

La thèse du grand Réveil ne doit pas être hâtivement chargée de détails idéologiques, qu’il s’agisse du conservatisme fondamental, du traditionalisme, de la critique marxiste du capital ou de la protestation anarchiste pour l’amour de la contestation. Le Grand Réveil, c’est quelque chose de plus organique, de plus spontané et en même temps tectonique. C’est ainsi que l’humanité se voit soudainement éclairée par la proximité de sa fin imminente. C’est pourquoi le grand Réveil nous vient de l’intérieur des États-Unis, là où l’obscurité est la plus profonde. C’est un cri qui sort de l’enfer lui-même, de cette zone où le futur noir est déjà là, en partie arrivé.

 

Douguine croit en la victoire de l’Homme. Nous sommes des alliés – les déplorables Américains, les populistes européens (qui doivent absolument laisser tomber le différend daté entre la gauche et la droite), les pays islamiques : La Turquie et l’Iran, la Chine géante, qui tente de s’élever sur la vague mondiale, mais s’y oppose néanmoins, et conserve son identité civilisationnelle, et enfin la Russie, avec son expérience de l’opposition mondiale à l’hégémonie. Les ennemis sont forts, mais nous sommes encore plus forts, dit-il.

 

             Le pouvoir des mondialistes est basé sur des illusions qu’ils essaient de nous inculquer de façon maniaque. La grande réinitialisation a été proclamée par une poignée de vieux dégénérés au bord de la démence (comme Biden, le méchant ratatiné Soros, ou le gros bourgeois Schwab) et une racaille marginale et perverse. Ils tiennent les bourses et les presses à imprimer ; les escrocs de Wall Street et les drogués à l’inventivité de la Silicon Valley travaillent pour eux. Des agents de renseignement disciplinés et des généraux d’armée obéissants leur sont subordonnés. Mais cela est négligeable par rapport à l’humanité tout entière, aux gens du travail et de la pensée, aux profondeurs des institutions religieuses et à la richesse fondamentale des cultures.

 

La libération a déjà commencé au Texas. Leur rejet du régime des masques est la preuve que le peuple américain a compris où on veut le mener. Car Praemonitus, praemunitus: un homme averti en vaut deux, et averti vaut armé.

 

Contacter l’auteur: israelshamir@gmail.com

Articles liés

 

Source : https://plumenclume.org/blog/682-le-texas-mene-a-la-liberte

Source d’origine : https://www.unz.com/ishamir/texas-leads-to-freedom/

 

 

 

 

 

Nous ferons une réserve sur « … la France révolutionnaire… agressive » !

Car c’est la France contre-révolutionnaire qui le fut : la France thermidorienne et le « militaire heureux » corse, que les vrais révolutionnaires étaient trop morts pour pouvoir empêcher de faire, d’une nation-phare, un ramassis de prédateurs pillards qui n’a pas fini de sévir.

Réjouissez-vous bonnes gens, le 2e centenaire de la mort physique de « l’empereur » va bientôt vous enfourner « sa gloire » par tous les trous : les yeux, les oreilles, le nez et le c…l surtout.

 

Tomi Ungerer, La conception de l’empire

 

 

Et nous aimerions bien savoir comment « Avec très peu de succès, l’URSS a également essayé d’être agressive juste après la révolution de 1917 ». La prochaine fois qu’Israël Shamir viendra par ici, il faudra qu’on le lui demande…

 

 

 

 

 

 

Et quelques niouzes qu’on vous livre comme on les a reçues…

 

Le président syrien Bachar al Assad et son épouse victimes du Covid 19

 

RT France – 8.3.2021

 

 

 

https://francais.rt.com/international/84520-president-syrien-bachar-el-assad-epouse-atteints-covid

 

 

Il y a des gens qui attirent la foudre. La très belle Asma al Assad est de ceux-là. À peine remise de sa lutte contre le cancer, la voilà refrappée par autre chose.

 

Qu’Allah (et ses compatriotes) soient avec elle ! La lecture de cet article aura tôt fait de montrer la différence qu’il y a entre le gouvernement syrien et les nôtres.

 

 

 

  

 

 

 

Deux articles presque au pif, sur Strategika 51 :

 

SYRIE

 

https://strategika51.org/2021/03/06/syrie-une-decennie-de-guerre-totale-qui-a-change-la-face-du-monde/

 

 

MYANMAR

 

https://strategika51.org/2021/03/06/myanmar-une-revolution-coloree-pour-relancer-une-guerre-civile-larvee/

 

 

La preuve par les merdias :

 

« La jeunesse birmane ultra-connectée, prend l’armée de vitesse »

(Le Soir de Bruxelles, qui relaie Le Figaro)

 

 

 

 

De chez Nicolas Bonnal :

 

Blog confiné ? On s’en fout…On a des provisions ! On peut aller se faire lire ailleurs avec l’écureuil ; petits épargnants de l’Esprit fin lisez-nous ! Et écoutez Victoria (Abril) qui démasque les conspirateurs et tance le cobaye volontaire !

 

 

Victoria Abril dit ce qu’on pense

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=D17r-aYtcl0&t=102s

 

 

 

 

 

Ah ha ha !

 

Vers une règlementation européenne du télétravail.

 

Charles Sannat – Insolentiae – 11.3.2021

 

https://insolentiae.com/vers-une-reglementation-europeenne-du-teletravail/

 

 

 

 

L’hypocrisie se porte bien

 

Observatus geopoliticus – Chroniques du Grand jeu – 12/3/2021

 

https://www.chroniquesdugrandjeu.com/2021/03/l-hypocrisie-se-porte-bien.html?utm_campaign=_ob_pushmail&utm_medium=_ob_notification&utm_source=_ob_email

 

 

 

 

On espère que, même non abonnés, vous pourrez voir cette première vidéo d’une série « Savoir regarder », consacrée à Pieter Brueghel. C’est Daniel Mermet qui raconte :

 

Le dénombrement de Bethléem

 

https://la-bas.org/newsletter/apprendre-a-regarder-le-denombrement-de-bethleem-de-pieter-brueghel

 

 

 

 

 

RESET NOUS VOILÀ !

 

Et comment comptent-ils s’y prendre ?

 

Comme ça :

 

 

Vie privée : un projet sans contrôle de l’État pour « profiler » les Belges

 

 

En roue libre, sans aucun mandat ni contrôle politique, l’ASBL informatique de l’État, pilotée par Frank Robben, a finalisé un outil permettant d’avoir une « vision globale sur les citoyens et les entreprises ». Comment ? En croisant toutes les données (santé, sociales, fiscales, justice…). Son nom : « Putting Data at the Center ». « Une horreur », affirment nos sources.

 

 

 

 

Et c’est dans Le Soir, merdia aux ordres s’il en fut, rompu à toutes les malfaisances de l’enfumage bien tempéré…

Que serait-ce si un medium complotiste nous en faisait le tableau ? Heureusement, les media à vocation complotiste sont faits aux pattes par le tout numérique, qui veille à manier préventivement les ciseaux d’Anastasie.

 

 

 

 

 

En guise d’hommage aux Texans :

 

Quand les pulsions de vie l’emportent sur les pulsions de mort et les forces créatrices sur celles de la destruction

 

Petites réflexions oiseuses que vous pouvez sauter mais ce serait dommage à cause des films

 

 

Quand on a comme nous vécu trop longtemps, on a eu le temps de savoir que c’est souvent lorsqu’on est au fond du trou, quand les choses sont au pire du pire, qu’il se produit quelque chose qui apporte un démenti fracassant à tout ce qu’on croyait inévitable.

 

Il arrive que le quelque chose en question soit une œuvre d’art.

 

En 1943, Goebbels, que Hollywood impressionnait, a voulu montrer de quoi le IIIe Reich était capable. Il a ordonné que fût tourné,  pour célébrer les 25 ans d’existence de la UFA, un film qui en remontrerait aux nababs d’Outre Atlantique. Un film allemand ! Quoi de plus allemand que les aventures du baron de Münchhausen, déjà célèbre en littérature ? Il fallait trouver quelqu’un pour l’écrire. Fritz Hippler, du ministère de l’Éducation – pourtant S.A. et membre du parti nazi – estima que, seul, l’écrivain Erick Kästner était apte à s’en tirer avec les honneurs. Mais Kästner, très critique du régime, était sous le coup d’un interdit d’exercer. On tourna la difficulté en l’autorisant à écrire le scénario sous un faux nom : il signerait Gottfried Bürger (à noter qu’une fois le film terminé, Erick Kästner ET Gottfried Bürger allaient être derechef interdits et  Fritz Hippler  envoyé au front).

 

Rien ne fut assez beau, assez somptueux ni assez cher : 6,5 millions de Reichsmarks était une somme astronomique pour l’époque, surtout pour un pays en guerre. Alors que les Allemands devaient économiser leurs timbres de ravitaillement pour s’acheter la moindre écharpe, on ne lésina pas sur les centaines de mètres de tissus somptueux qu’exigèrent les costumes, et tout fut à l’avenant : les décors en studios délocalisés pour cause de bombardements et les tournages en extérieurs naturels, notamment à Venise. C’est ce que raconte, sur le 2e CD de l’édition collector, Alain Petit et le documentaire « Un mythe en Agfacolor »  (112 minutes en tout).

 

Dans la bataille de Stalingrad qui venait de s’achever, 150.000 soldats du Reich avaient disparu dans la neige (contre les 1.800.000 vies soviétiques qu’allait coûter le siège), le peuple allemand – bien plus que l’industrie du Reich et ses installations militaires – ne cessait d’être bombardé, les civils manquaient de tout. Bref, tout allait mal et n’allait plus jamais cesser d’aller de plus en plus mal jusqu’à la fin. Et pourtant Goebbels faisait prendre et acclamer une résolution  de poursuivre la guerre « au finish » (document inclus dans le 2e CD). Et pourtant, dans une scène du film, le grand Hans Albers dévorait un poulet entier en le tenant à deux mains, sous l’œil tétanisé et l’eau à la bouche de l’équipe technique du film, qui n’avait pas vu un poulet – surtout rôti – depuis deux ans. Mieux (ou pire), comme il fallut tourner la scène plusieurs fois,  ces gens affamés durent stoïquement voir dévorer sous leurs yeux plusieurs poulets.

 

À peu près au même instant, dans les studios de la Victorine, à Nice, le grand Pierre Brasseur tournait exactement la même scène pour Les Enfants du paradis, où, tout en dévorant le poulet qu’il tient à deux mains, il cède à la lubie d’offrir la moitié du contenu de ses poches à ses deux assassins potentiels, sauvant ainsi sa vie sans le savoir.

 

Contrairement aux deux films précédents, l’Alexandre Nevski de S.M. Eisenstein n’a pas été tourné en 1943 mais en 1938. C’est juste après la guerre pourtant qu’on a pu le voir, pas avant.

 

Alors que vos merdias préférés vous rappellent au moins une fois tous les quinze jours le fameux pacte germano-soviétique, il n’est pas sans intérêt de revoir ce film absolument contemporain dudit pacte, qui oppose manants russes et chevaliers teutoniques.

 

Quelques années après l’avoir vu, votre servante a eu le privilège  de travailler pour un rédac-chef US qui était très fier d’avoir interviewé Staline dans la nuit qui a précédé l’entrée en guerre de l’URSS contre l’Allemagne. Il aimait se rappeler l’absolue candeur avec laquelle le maréchal lui certifiait la main sur le cœur qu’il n’était aucunement question que l’URSS entre en guerre contre le Reich, pendant que ses chars roulaient vers leur premier affrontement.

 

Que reste-t-il de cette horrible guerre, de tant de volonté de puissance, de bruit et de fureur, de sang, de larmes, de souffrances indicibles, d’actes héroïques ou honteux, de souvenirs souvent insupportables ? De tant de morts ? Ces trois merveilles :

 

 

https://store.potemkine.fr/dvd/3760137630613-les-aventures-fantastiques-du-baron-de-munchhausen/

(devenu rare – pour l’instant indisponible)

 

 

 

 

 

 

 

Musique de Serge Prokofiev

 

 

Trois des plus beaux films de l’histoire du cinéma.

 

 

 

 

 

À lire :

https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/les-aventures-fantastiques-du-baron-de-munchhausen-enfin-en-dvd_3281777.html

 

À voir :

 

Münchhausen

 

À cheval sur un  boulet de canon

 

 

 

Au carnaval de Venise

 

 

 

 

 

À lire :

https://www.dvdclassik.com/critique/les-enfants-du-paradis-carne

 

À voir :

 

Les enfants du paradis 

 

Sur le boulevard du crime

 

 

 

 

 

À lire :

https://www.cineclubdecaen.com/realisat/eisenstein/alexandrenevski.htm

 

À voir :

 

Alexandre Nevski

 

La bataille du lac gelé

 

 

 

 

 

 

 

POST SCRIPTUM

 

Il se pourrait que le printemps texan se double bientôt d’un très printanier automne éditorial français…

En effet, n’en déplaise aux « marchands de pâte à papier imprimée » qui préfèr(ent) Edouard Louis et Virginie Despentes »,  nous croyons savoir que les Éditions du CERCLE ARISTOTE, Perspectives Libres, se préparent à publier, en septembre prochain, une œuvre posthume de Manuel de Diéguez, bien connu des familiers de ce blog : un « Mémorial de la Philosophie » en 4 volumes présenté en coffret, dont nous comptons vous reparler bientôt.

 

 

 

ADDENDUM

 

Pour la journée qu’il est de tradition de consacrer tous les ans aux femelles, nous aurions voulu vous parler du tout premier roman européen (750 av. J.-C.) qui fut l’œuvre de l’une d’elles, parce qu’il vient précisément d’être attaqué par les décervelées d’aujourd’hui pour crime patriarcal aggravé.

On y arrivera peut-être, mais en retard. Tant pis pour le calendrier ! Un jour par an, vous en conviendrez… il faut sacrément bien viser.

 

 

 

Mis en ligne le 12 mars 2021

 

 

 

 

 

Brèvissime interruption de pause

 

 

 

 

 

 

 

 

Brèvissime interruption de pause

 

 

 

 

 

Il ne sera pas seul à ne pas regretter ce bas monde.

 

Alain Benajam au banc des accusés

 

Entre la plume et l’enclume – 30.1.2021

 

 

 

 

Un grand moment de farce judiciaire, le 27 janvier 2021 à la porte de Clichy

 

Dans son superbe palace de verre, la nouvelle XVII° chambre, toute calme, luxe, excellente sono, a vu un vieillard ascétique, dont les revenus mensuels s’élèvent à 800 euros, traité en horrible propagateur de haine. Les jeunes hyènes pétulantes de la Licra (Mes Riberolles et Ouaknine) et de l’Union des juifs d’Europe voulaient lui soutirer, tout compris, 16.000 euros. La procureuse, une jeune dame maniant avec l’exactitude et la finesse d’une militante les raisonnements antisionistes, a demandé à ce qu’on modère leur appétit, mais a rajouté une peine de trois mois de prison avec sursis, pour faire joli sans doute. La présidente avait fait durer le spectacle avec toute la méchanceté qui était attendue. Alain Benajam est un cas grave, un danger public, un monstre, dans la mesure où il est contre l’OTAN, contre l’UE, contre la politique israélienne. En effet,

 

 

(sic, c’est dans les Attendus de la Licra) et qu’en plus c’est un ami d’Étienne Chouââârd, lequel est un ami de Jean Bricmont, lequel a signé une pétition avec un certain Blanrue, lequel demandait la relaxe de Vincent Reynouâââard, lequel poursuit l’œuvre de Robert Faurisson, lequel a été soutenu par le révolutionnaire professionnel « Carlos », lequel est défendu dans ses procès par Me Coutant-Peyre, laquelle s’avère défendre aussi Mme Noémie Montâââgne, laquelle est la compâââgne de Dieudonné m Balâââ, lequel a décerné une Quenelle d’Or à Alain Benajâââm en 2017, lequel a été un temps président du Réseau Voltaire, lequel … : que d’horreurs et d’affinités coupâââbles, pour un seul homme ! Il y avait donc contestation de crime contre l’humanité, et en plus minoration, rien que ça. Qu’il soit juif, né en 1945, dans une famille comptant des déportés résistants n’y change rien; on sait bien que la justice française est la même pour tous, et qu’elle est laïque, et ne saurait tenir compte des origines d’un prévenu (sic); en tout cas, haro sur le baudet,  le malheureux ayant exprimé des doutes un jour sur facebook au sujet de l’existence des chambragâââz; la Licra lui a envoyé deux gendarmes, chez lui, et ils lui en ont apporté une preuve, qu’il ne connaissait point jusque là; cela l’a convaincu, notre redoutable accusé, il l’a écrit sur facebook noir sur blanc. Que nenni, repentir de circonstance n’abolit point le crime, s’écrient les jeunes sbires ! Et s’il est juif, c’est encore pire ! (voir ci-dessus, pour l’indifférence de la justice aux religions). N’ont-ils pas appris, les baveux au comble de l’indignation, à l’école de la République, dans leur âge tendre, que les chambrezagâââz ne sont pas un mythe ni un fantâââsme, ce que confirme une loi de euh euh euh … 1881 (sic sic). Eux, les joyeux avocaillons qui se battent pour la défense du racisme et de l’antisémitisme (sic sic sic) se sont donc dits horrifiés par un tel monstre qui se dit en outre, euh… communiste (on n’est pas arrivés à comprendre si pour ces jeunes gens c’est un crime de plus ou une médaille en carton, au collège on ne leur a pas dit quelle case il fallait cocher). En tout cas, c’était le moment de ressortir la grande leçon de Thierry le Luron :

« je ne suis pas raciste, puisque mon chien est noir ». Je ne suis pas un agent israélien, d’ailleurs je ne suis pas juif, a précisé l’un des ambitieux licratins dans ses petits souliers…

L’avocat de la défense, Gaston Gonzalez, un autre jeunot qui semblait faire ses choux gras des subtilités de la phonétique française, glissant de Shoah en Chouard au choix, a fait remarquer qu’Étienne le susdit, après avoir exprimé à la télévision un vilain doute sur l’existence des chambragâââz, n’a point été condamné, et que quiconque, en recevant à l’improviste les gendarmes chez soi, serait prêt à entendre leurs compétences en histoire, selon le devoir élémentaire de mémoire d’une famille juive ayant connu l’expérience de  la Gestapo.

Alain Benajam, 76 ans, à moitié sourd, bancal et cancéreux, a été sublime dans l’art oratoire, concluant qu’il ne regretterait certainement pas ce bas monde qui abrite les criminels israéliens qui nous assènent des images mentales de chambragaz, simplement parce qu’elles sont bien plus horribles que le typhus, la shoah par balles, et la malnutrition, et donc très utiles pour faire oublier leurs crimes contre les Palestiniens. Comme un nouvel Ézéchiel, il a tonné contre ces tartuffes qui n’ont que leurs six millions à la bouche, et qui s’assoient sur le martyre dans les camps des communistes, des révolutionnaires et des résistants de tout poil, jamais dénombrés.

Un grand moment de honte pour les uns, de gloire pour les communistes et pour les membres de l’Union juive pour la paix, dont fait partie Alain Benajam, ceux qui sauvent l’honneur. Le délibéré sera rendu le 9 avril prochain.

 Voir les articles liés et la suite ici …

 

Source : https://plumenclume.org/blog/664-alain-benajam-au-banc-des-accuses

 

 

 

Les dessous de l’empoisonnement d’Alexei Navalny : un formidable jeu d’échecs

 

Valentin Vasilescu – Strategika 51 – 31.1.2021

 

 

 

 

Dans l’affaire de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, il existe de très fortes probabilités qu’il ait été intoxiqué par une personne de son entourage, avec une préparation fournie par la CIA. Le produit a été administré selon un protocole et un timing prédéfini par la CIA. Les médecins russes qui ont traité Navalny ont découvert la maladie mais n’ont pas pu la traiter car ils ne savaient pas quel composé avait causé l’empoisonnement. Je suis convaincu que la CIA a contacté le FSB pour lui dire qu’il ne pourrait absolument rien faire. Celui-ci a dû accepter le terme suivant : soit transférer Navalny, dans un délai de 4-5 jours maximum, dans un hôpital en Allemagne où les agents de la CIA lui administreraient l’antidote du poison dont il avait besoin, soit il mourrait. La CIA a tablé sur le fait que les Russes choisiraient la première option, car ils savent, selon le profil qu’ils ont de Poutine, que celui-ci n’est pas un meurtrier.

 

Cette première étape n’était que l’ouverture, dans le jeu d’échecs créé par la CIA. Et sur cet avantage ainsi créé, d’autres mouvements spectaculaires avaient déjà été préparés. Tout semble donc avoir été subordonné à un plan méticuleusement préétabli. Y compris l’étrange décision de Navalny de retourner en Russie pour y être arrêté et lancer des manifestations simultanées le 23 janvier dans toute la Russie. Malheureusement pour la CIA, depuis le début, Poutine avait pris l’initiative, anticipant toutes les étapes du plan américain. Le prétexte pour les manifestations de rue a été fabriqué par le FSB. C’est encore le FSB qui a fourni à Navalny la vidéo du « palais de Poutine ». Les médias occidentaux ont mordu à l’appât et l’ont diffusé de manière obsessionnelle et sans vérification, une vérification qui leur aurait permis de savoir qu’il s’agissait d’une fake news qui date du 18 janvier 2011. [NDT : Où sont nos gentils décodeurs et nos zélés fact checkers ?]

 

 

 

 

À mon avis, c’est le FSB qui a managé la plupart des manifestants dans les rues, par le biais d’une opération PSYOPS, pour donner à la CIA la fausse impression que ses efforts ont porté leurs fruits, que Poutine est en train de faiblir et pourrait être renversé. En fait, une opération PSYOPS, conçue pour faire sortir les masses dans la rue, avait été organisée il y a quelques années par les services spéciaux en Roumanie, pays de l’OTAN. Ce qui s’est passé en Russie le 23 janvier semble être, jusque dans ses moindres détails, un copier/coller de l’opération qui a eu lieu en Roumanie.

 

 

En guise de première conclusion, on peut dire que la CIA a depuis longtemps perdu l’initiative et abandonné l’opération de renversement de Poutine et tente désormais d’effacer les traces laissées par ses agents en Russie. Les enquêteurs russes s’attendent donc à ce que Navalny leur fasse des « aveux » selon les instructions des agents américains en Allemagne. Cependant, les agents américains font face à un problème de taille. En effet, seul le président en exercice a le droit d’autoriser la poursuite d’une opération de la CIA, même si celle-ci a été lancée par un autre président avant lui. Avec une opération visant à renverser Poutine, le mandat de Joe Biden commence sous de mauvais auspices, il ne voudrait donc pas entreprendre des actions pouvant irriter Poutine, avec toutes les réactions prévisibles que cela comporte. C’est la raison pour laquelle il s’est empressé d’accepter la prolongation du traité de réduction des armes stratégiques (nouveau START) avec la Russie, un traité dont Donald Trump avait annoncé l’annulation par les États-Unis.

Traduction : R.I.

Source :  https://strategika51.org/2021/01/31/les-dessous-de-lempoisonnement-de-alexei-navalny-un-formidable-jeu-dechec/

 

 

Ajouté par un lecteur de Strategika :

 

 

https://youtu.be/qjIC4lN-Hzk

 

 

 

Pendant qu’on y est

 

L’Amérique s’enfonce dans la nuit virtuelle

 

Israël Adam Shamir – Entre la plume… – 27.1.2021

Traduction : Maria Poumier

 

 

 

 

À 78 ans, après une longue maladie et sans avoir repris connaissance, Joe Biden succombe à la présidence. Les derniers espoirs des derniers croyants des Qanons se sont envolés comme une fumée dans la nuit, Biden accédant au puissant trône des États-Unis. C’est vraiment un jour sombre pour l’Amérique et pour le monde, car l’exemple américain sera suivi par beaucoup d’autres. C’est aussi un adieu au monde réel dans lequel nous avons été élevés. Le nouveau monde est virtuel, comme la plus grande partie de l’inauguration. Il est virtuel et sombre, dirigé par des entreprises numériques et par des politiciens vieux et fatigués.

 

La voix effrayante de Biden, la voix d’un sale vieux bonhomme offrant des bonbons à un enfant de neuf ans, a livré quelques platitudes. Biden a été salué par les morts – par des drapeaux marquant ceux qui sont morts de Covid – tous hautement symboliques : il a été élu par les morts, il leur est donc redevable. On dit qu’un homme était tellement consterné que ses beaux-parents aient voté pour Biden qu’il a cessé de se rendre sur leur tombe. Le roi des morts, un personnage de Game of Thrones, est venu gouverner l’Amérique pour le compte de machines sans vie.

Le vieil homme frêle dirigera des vieilles femmes. Ensemble, ils forment le Gang des quatre : Harris, 56 ans, Pelosi, 80 ans, Clinton, 73 ans. Ses premiers jours, ses premiers actes sont de mauvais augure. Il a revêtu le masque, attribut de la Mort, et a obligé tous les fonctionnaires et agents fédéraux à porter des masques. Il a invité l’Amérique latine à envahir les États-Unis. Il a ouvert les portes aux immigrants du Moyen-Orient. Il a encouragé le changement de sexe pour les garçons et les filles. Il renvoie les États-Unis dans le désastre imminent de l’Accord de Paris en matière de changement climatique. Il a envoyé plus de troupes en Syrie. Il a lancé une nouvelle campagne contre la Russie et a envoyé des navires de guerre en mer de Chine méridionale.

Lire la suite…

 Source : https://plumenclume.org/blog/662-l-amerique-s-enfonce-dans-la-nuit-virtuelle

 

 

 

Et en anglais :

 

How to Derail the U.S. Rush Toward War with China? Two Peace Activists Suggest an Answer

 

Jeremy KuzmarovCovert Action Magazine – 30.1.2021

 

 

Demonstrator holds up sign outside the U.S. embassy in Hong Kong in June 2020 opposing U.S. intervention in Hong Kong and China. [Source: time.com]

 

 

Two U.S. peace researchers, Michael T. Klare, professor emeritus of peace and world security studies at Hampshire College, and Joseph Gerson, president of the Campaign for Peace, Disarmament and Common Security, have launched a new organization, the Committee for a SANE U.S.-China policy that seeks to counter the U.S. drive to war with China.

At the launching webinar on Wednesday January 27th, Gerson stated that the goal of the Committee for a SANE U.S.-China Policy was to educate the public about China and U.S.-China relations, and to build a base of advocates and activists who could work to deescalate tensions between the two countries.

 

 

Handbill for original SANE group. [Source: filmartgallery.com]

 

 

Klare and Gerson’s committee derives its name from the now-defunct National Committee for a SANE nuclear policy, an organization advocating for nuclear disarmament that was co-founded in 1957 by Norman Cousins, the editor of The Saturday Review who brought survivors of the atomic attacks on Hiroshima and Nagasaki to the U.S. for medical treatment.

Read more…

Source : https://covertactionmagazine.com/2021/01/30/how-to-derail-the-u-s-rush-toward-war-with-china-two-peace-activists-suggest-an-answer/

 

 

 

There Is No Pandemic

 

A British View of the Imposture

 

Nick Kollerstrom  – The UNZ Review – 25.1.2021

 

 

 

 

2020 saw 14% more deaths than average, last year in England & Wales and that amounted to seventy-five thousand extra deaths. We here use the Office of National statistics figures, as it gives total weekly deaths, plus also for comparison an average value of corresponding weekly deaths over the previous five years.[1] 

That compares with the figure of ninety thousand deaths for the entire United Kingdom, due allegedly to covid-19.

We here ask and answer the question, what caused that excess of deaths? The answer will not be certain, but will be the simplest possible explanation. By Occam’s razor we are obliged to take it.

Read more…

Source : https://www.unz.com/article/there-is-no-pandemic/

 

 

 

Enfin, à quoi bon lésiner…

 

On a pillé les dessins de la semaine sur Égalité et Réconciliation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre préféré :

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 31.1.2021

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 60 ans…

 

 

 

 

 

 

Boston Tea Party bis ? Pas tout à fait mais, patience, ça vient…

 

 

 

Il y a 60 ans…

 le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba voyait s’achever son effroyable agonie

 

 

 

 

 

 

Seul, à notre connaissance, le PCB (Parti Communiste de Belgique) tient à célébrer cette mémoire

 

 

Voici son communiqué :

 

 

Hommage à Patrice Lumumba et au peuple congolais

 

 

Il y a 60 ans, le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba premier ministre élu par le peuple de la jeune République du Congo était lâchement assassiné avec ses partisans Maurice Mpolo et Joseph Okito en présence d’officiers belges.

Le 30 juin dernier, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo, notre souverain exprimait de fades « profonds regrets » à propos de la tragédie coloniale. Il se gardait bien d’évoquer le sabotage de l’indépendance par la Belgique dont le premier acte fut l’assassinat de Patrice Lumumba et de ses partisans qui allait ouvrir la voie à la longue dictature de Mobutu, marquée par la persistance de l’inféodation du Congo aux intérêts du capitalisme belge et de l’impérialisme américain. Cette commémoration est l’occasion d’exprimer le point de vue du Parti et des forces de progrès sur cette page particulièrement sombre de notre histoire en rappelant la lourde responsabilité de l’État belge dans ce qui fut un véritable crime d’État.

Le Parti Communiste de Belgique rappelle ses exigences légitimes de faire toute la lumière sur l’assassinat de Lumumba, de restituer ses restes à sa famille et d’aborder sans délai la question des dommages dus au peuple congolais en raison du pillage de ses richesses.

Nous vous informons que nous avons obtenu l’accord du bourgmestre de Bruxelles pour organiser un évènement dans les limites du respect des normes sanitaires.

C’est dans ces conditions que nous vous invitons à cette commémoration qui aura lieu

 

 

le dimanche 17 janvier à 14h00

au Square Patrice Lumumba à Bruxelles

(Rassemblement à 13h45 porte de Namur)

 

 

La cérémonie sera rehaussée par la présence de Mr Jean Paul Kasende, représentant l’association HONLEX 61 (Hommage aux Nationalistes Lumumbistes Exécutés en 1961).

Nous espérons vous rencontrer pour honorer ensemble la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros de l’indépendance du Congo et de la lutte contre l’impérialisme .

Pour le Comité Central du Parti Communiste de Belgique.

M. Denonville, Secrétaire politique.

Source : http://www.particommuniste.be/

 

 

Que la neige ne dissuade personne d’y participer !

 

 

 

 

 

 

Nous profitons de l’occasion pour rappeler qu’il n’y a eu, en Belgique, qu’un seul auteur pour oser célébrer « l’ennemi public N°1 » dans un roman… lequel aurait dû à sa sortie être couronné par le Prix Rossel mais ne le fut pas, suite à de florentines manœuvres, de l’espèce qui agrémente aujourd’hui si fort la politique US.

Est-il utile de souligner que l’ostracisme qui frappe depuis si longtemps un des plus brillants hommes de lettres du pays trouve là son origine, jamais ouvertement revendiquée par les ostraciseurs.

Rappelons-le, car il faut le lire ou le relire :

 

 

 

Jean-Louis LIPPERT

MAMIWATA

Talus d’approche (22 mai 1998)

Broché : 435 pages

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

 

 

Nos lecteurs savent que, sous son identité alternative d’Anatole Atlas, Jean-Louis Lippert s’exprime couramment dans nos colonnes, mais aussi, et surtout, sur le site qui lui est consacré :

 

http://www.spherisme.be/

 

 

 

 

 

 

Pour les curieux : Voici comment le journal Le Soir présentait à l’époque les finalistes du fameux « Goncourt belge » :  https://www.lesoir.be/art/les-cinq-finalistes-du-prix-rossel-1994_t-19941125-Z08TQU.html

 

 

 

 

 

L’aède Lumumba ne meurt pas

 

Jean-Louis Lippert – spherisme.be

 

 

 

 

 

 

Patrice Lumumba ne fut pas seulement une figure politique de premier plan. Il est devenu rapidement un mythe littéraire, au sens le plus fort, comme l’incarne notamment la pièce d’Aimé Césaire Une Saison au Congo. À l’heure où le journaliste Ludo De Witte fait paraître un livre établissant les responsabilités de l’État belge dans l’assassinat du Premier Ministre congolais de l’Indépendance, Jean-Louis Lippert reparle du « Satan de Stan », l’une des figures tutélaires de son roman Mamiwata.

L’Afrique est là et elle n’est pas là. Son cadavre non encore né hante le monde civilisé. Un foyer moyen de chez nous ne consomme-t-il pas chaque année le revenu de mille familles congolaises ? Économie cannibale oblige, nous avons tous mille nègres dans notre frigidaire. Quel effet sur nos rêves, nos mémoires, nos consciences ? Mais l’art, la pensée, la culture occupent-ils dans cette société la part du cœur et de l’esprit dans l’organisme humain ? Quel rapport entre nos réalités, nos représentations ? Quelle communion quand tout n’est qu’intérêts particuliers ? Où les êtres, réduits à l’état d’objets, ne voient accorder le statut de sujets qu’à une représentation falsifiée d’eux-mêmes sur le marché des images, Patrice Lumumba paya de sa vie le crime d’avoir posé la question de l’humaine universalité. On voudrait réduire cet assassinat à quelque exaction de l’État, quand c’est la société belge entière, coloniale et métropolitaine, qui fomenta son élimination physique aussi bien qu’elle arma les basses œuvres.

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Source :  http://www.spherisme.be/Texte/AedeLumumba.htm

 

 

 

 

 

Pour mémoire :

 

 

Ludo DE WITTE

L’assassinat de Lumumba

Karthala – 12 janvier 2000

416 pages

 

 

 

Aimé CÉSAIRE

Une saison au Congo

Points (16 février 2001)

Poche : 168 pages

 

 

 

 

 

DEMONIAC CAMERA CRY

 

 

Adresse à Alain Berenboom, avocat du Roi et comique troupier

 

 

 

 

 

 

Qui d’autre que Gilgamesh pouvait-il avoir, en géantes lettres de sang, tracé ces trois mots sur les façades inaccessibles de la Maison Blanche et de l’Elysée, la nuit précédant l’investiture du nouveau président yankee ? DEMONIAC CAMERA CRY : cette inquiétante anagramme, figurant dans Axiome de la Sphère, déjà dissuadait l’officielle gendelettrie d’explorer ce territoire littéraire éclairé par un regard cinq fois millénaire. Le héros de la première épopée n’est-il pas l’ancêtre de son équivalent phénicien Marduk, duquel s’inspirèrent maints créateurs d’une immortelle Odyssée ?…

 

Quelle globalisation plus réelle que celle opérée par l’aède à travers les siècles, d’Homère à Aimé Césaire, d’Ulysse à Ulysses ? L’urbanisation du globe tue son urbanité, comme à mondialité s’oppose mondialisation. D’où la difficulté de relater cette guerre de Troie prenant depuis cent ans forme d’un Guernica permanent, dans ces conditions schizonoïaques où les glaives ont apparence de boucliers et les fauteurs de bombardements sont présentés par l’industrie des images en protecteurs des populations…

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/demoniac-camera-cry/

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 14 janvier 2021

Mis à jour le 17 janvier 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

ICEBERGS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réveil de Noël

 

James Howard Kunstlerkunstler.com25.12.2020

Traduction : Le Saker francophone

 

 

 

 

Et ainsi, le matin de Noël, après avoir subi les visites nocturnes d’esprits contrariés – ou n’était-ce que l’étrange interaction du Zyprexa et du Zolpidem – Joe Biden s’est réveillé (pour ainsi dire) pour se trouver transformé. Il n’était plus obnubilé par la perspective de devenir président des États-Unis, mais était plutôt convaincu d’être devenu le plénipotentiaire provincial d’une possession chinoise d’outre-mer connue sous le nom de Golden Wok West [L’Occident Éveillé Doré, NdT], où le secrétaire général du PC Chinois, Xi Jinping, peut commander n’importe quel bien pour l’emporter. Quel soulagement, pensa Joe, alors qu’ils apportaient ses médicaments du matin. Voici maintenant un harnais pour un poney d’une autre couleur, pense Joe en avalant ses 5mg d’Haldol.

 

Le vieux Joe s’est couché pendant cette nuit de silence béni, en se disant qu’il allait bientôt devoir répondre à tous ces perdants qui allaient être expulsés de leurs mini-maisons et appartements après un an de non-paiement. Mais non, dans ses rêves, les logements miteux pouvaient maintenant devenir la propriété de l’Armée populaire de libération [armée chinoise, NdT], car cette très belle organisation se préparait à prendre en gestion le marché aux puces autrefois connu sous le nom d’Amérique.

Restait-il quelque chose de valeur ? De quoi nous laisser perplexe ? Les anciens « Yang-kees » [fast-food chinois, NdT] avaient dilapidé tout leur trésor en transformant leur continent en un derby de démolition – six couloirs bordés de magasins de pots d’échappement, de chaînes de magasins et de baraques à frites – et après avoir dilapidé toutes leurs ressources financières, ils empruntaient tellement d’argent que tous les experts-comptables qui ont jamais vécu ne pourraient pas suivre le calcul des intérêts composés même s’ils devaient travailler nuit et jour jusqu’à la fin des temps. En bref, l’auto-démolition de l’Amérique était un fait accompli.

Il ne restait plus à Joe Biden qu’à signer quelques papiers et, peut-être trois fois par semaine, à sortir de sa cave pour sourire et expliquer aux membres enthousiastes des médias curieux pourquoi il préférait le poulet du général Tao au bœuf du Hunan. C’est du moins ce qui a semblé se passer dans le cerveau de Joe Biden le matin de Noël, lorsque le Dr Jill [sa femme, NdT] l’a aidé à aller aux toilettes….

Ensuite, il y a eu le Golem d’Or de la Grandeur, alias le président Donald Trump. Il s’est levé de son lit rococo à Mar-a-Lago sans avoir été molesté par des visites effrayantes, mais plutôt confronté à des décisions assez sombres sur la manière de procéder à une éventuelle prise de contrôle des États-Unis par des agents de la Chine. Ses conseillers ont décidé d’envoyer des marshalls américains et de commencer à arrêter des centaines de personnes soupçonnées d’avoir triché aux récentes élections par le biais de fraudes électorales et de manipulations des machines à voter de Dominion. D’autres conseillers lui ont répondu qu’il pourrait se contenter d’attendre la grande épreuve de force du Congrès le 6 janvier, lorsque le vice-président Mike Pence présiderait l’épineuse question de savoir quelle délégation électorale était digne de présenter ses votes d’une manière ou d’une autre.

Tout cela est une procédure que peu d’Américains comprennent réellement, mais elle suit les passages de la constitution concernant les élections contestées… et elle a déjà été utilisée deux fois auparavant – en 1824 et en 1876 – dans notre histoire désormais longue de fonctionnement en tant que République. Il fallait que les législateurs des différents États clés se fouillent l’âme, car cela semblait défier les chiffres officiels des votes, et donc une certaine idée du fondement démocratique de cette affaire complexe de légitimation du gouvernement. Mais le langage de la constitution leur laissait en fait le choix.

La moitié de la nation hurlait et commençait à brûler ce qui restait à détruire dans les villes appartenant aux maires et aux gouverneurs du Parti Démocrate – qui se contentaient de rester les bras croisés et de les laisser tout casser. Le décret exécutif 13848 de 2018 fournit une justification pour faire face à l’ingérence étrangère dans une élection fédérale (et à ses malheureuses conséquences potentielles, comme les émeutes et les pillages). Ironie du sort, je suis sûr que vous pensez à cela, après que les antagonistes de M. Trump aient faussement utilisé ce même stratagème d’ingérence étrangère en 2016, et l’aient utilisé comme un gourdin pour le frapper à la tête pendant quatre ans. Mais peut-être y a-t-il quelque chose à faire cette fois-ci, et peut-être que la puissance étrangère en question cette fois-ci est la Chine, pas la Russie. Où sont les preuves ? Vous pourriez vous préparer à les voir. Je pense qu’elles arrivent. Cette année a été suffisamment difficile, bien sûr, sans pour autant démolir complètement le peu qui reste de l’esprit de Noël malmené en l’Amérique. Mais ce sera terminé dans quelques heures. Et maintenant que vous avez ouvert vos maigres cadeaux et que vous avez accompli les autres gestes rituels de la fête, l’humeur de la nation passe du repos nerveux à une résolution déterminée de ce scandaleux affront à notre honneur. Êtes-vous prêts ?

 

Source : https://lesakerfrancophone.fr/reveil-de-noel

 

 

 

 

 

Événements US

 

Vous les aurez vu partout.

Notre photo préférée reste celle-ci :

 

 

Moment de flou à la RADA de Washington

 

 

Tout ce qu’on peut en dire, c’est ce qu’en écrivent les analystes US un peu sérieux, à savoir qu’il s’agit plus que probablement d’un « false flag » destiné à discréditer Trump, voire à l’éliminer (y compris physiquement) avec un semblant de raison. Y entraîner de vrais patriotes et de vrais supporters de Trump est l’ABC du métier des false flaggueurs.

Car il est indéniable que ce qu’on appelle « le Deep State » (haut du panier de crabes) crève d’envie de lui réserver le sort de Saddam Hussein ou de Muammar Kadhafi. Non parce qu’il leur ressemble mais parce qu’il a fait peur, quels qu’aient été ses cafouillages et son calamiteux compagnonnage avec le sionisme israélien. Qui continuera sous les autres.

De ces quatre ans d’intermède dans la descente des USA aux enfers, on retiendra la dignité de Melania et sa conception rigoureuse du rôle qui était le sien. Une reine sans pouvoir, mais royale.

 

 

 

 

Un seul commentaire, qui vient de Russie via la France, à moins que ce soit l’inverse :

 

 

Le boomerang des « révolutions de couleur »

 

Boris Guenadevitch Karpov – RusReinfo – 7.1.2021

 

 

 

 

Le boomerang des « révolutions de couleur » revient en pleine figure des américains, et le monde se déclare « horrifié » de l’invasion du Capitole hier par les partisans de Donald Trump. Que ne s’est-il pas déclaré horrifié du Maydan de Kiev, plus récente « révolution orange » fomentée par l’Occident ! Les images des élus américains, ceux-là même qui ont financé depuis des années les interventions, militaires ou clandestines dans le monde, cachés derrière leurs chaises et s’enfuyant à toutes jambes devant des manifestants sinon complètement pacifiques du moins non-armés, sont un véritable régal.

 

Trump voulait que l’Amérique s’occupe enfin de SES affaires et laisse les autres pays tranquilles, la mafia globaliste ne veut pas en entendre parler et l’a donc déclaré comme « l’homme à abattre ». Un déchainement de haine a été orchestré contre le Président américain durant 4 ans par toute la vermine internationaliste. Mais si son bilan économique est indéniablement un véritable succès, qu’a fait Trump durant ces 4 ans pour défendre sa conception de non-intervention dans le monde ? Rien, et bien que durant sa campagne électorale de 2020 il avait promis des tas de choses, comme l’arrestation des « traitres du Deep State » en particulier. Or personne n’a été arrêté, les globalistes ont renforcé leurs positions (l’énorme poids des réseaux sociaux en est un exemple, qui peuvent décider de censurer un Président !) et on en est arrivé à la situation actuelle.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/13125-2/

 

 

 

 

 

En attendant les traductions :

 

 

 

Mind blowing hypocrisy !

Le Saker – Vineyard of the Saker

https://thesaker.is/mind-blowing-hypocrisy/

 

 

Capitol Hill situation

Le Saker – Vineyard of the Saker

https://thesaker.is/capitol-hill-situation-open-thread/

 

 

 

 

 

The Assange saga : Practicing real journalism is criminally insane

Pepe Escobar – The Saker.is – The Asia Times

https://thesaker.is/the-assange-saga-racticing-real-journalism-is-criminally-insane/

https://asiatimes.com/2021/01/assange-saga-real-journalism-is-criminally-insane/

 

 

 

 

America’s Color Revolution

(Analyse d’un homme qui fut vice-ministre des Finances sous Reagan)

Paul Craig Roberts – Vineyard of the Saker – Son propre site – The Unz Review

https://thesaker.is/americas-color-revolution/

https://www.paulcraigroberts.org/2021/01/07/americas-color-revolution-2/

https://www.unz.com/proberts/americas-color-revolution-2/

 

 

 

 

 

I am So Happy for America

Gilad Atzmon – The Unz Review – Gilad online

https://www.unz.com/gatzmon/i-am-so-happy-for-america/

https://gilad.online/writings/2021/1/7/i-am-so-happy-for-america

 

Traduction par Maria Poumier pour Entre la plume et l’enclume :

https://plumenclume.org/blog/651-je-suis-trop-content-pour-l-amerique

 

 

 

 

 

Vergès, reviens, ils sont nuls !

 

 

 

 

 

L’Empire n’en a pas fini avec Julian Assange

 

Chris Hedges – L.G.S. – 6.1.2021

 

 

Illustration pour ScheerPost par Mr. Fish

 

 

Comme le montre clairement les mémoires de l’un de ses avocats, Michael Ratner, la fin a toujours justifié les moyens pour ceux qui réclament sa persécution globale.

 

Peu après la publication par WikiLeaks des journaux de guerre irakiens en octobre 2010, qui ont documenté de nombreux crimes de guerre américains – y compris des images vidéo de la mort de deux journalistes de Reuters et de dix autres civils non armés dans la vidéo Collateral Murder, la torture systématique de prisonniers irakiens, la dissimulation de milliers de morts civils et le meurtre de près de 700 civils qui s’étaient approchés de trop près des postes de contrôle américains – les éminents avocats des droits civils Michael Ratner et Len Weinglass, qui avaient défendu Daniel Ellsberg dans l’affaire des Pentagon Papers, ont rencontré Julian Assange dans un studio du centre de Londres, selon les mémoires de Ratner « Moving the Bar« , récemment publiées.

Assange venait de rentrer à Londres de Suède où il avait tenté de créer le cadre juridique nécessaire pour protéger les serveurs de WikiLeaks en Suède. Peu après son arrivée à Stockholm, ses cartes bancaires personnelles ont été bloquées. Il n’avait pas accès à des fonds et dépendait de ses partisans. […]

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Source : https://www.legrandsoir.info/l-empire-n-en-a-pas-fini-avec-julian-assange.html

 

 

 

 

Il n’aurait jamais dû faire de doute pour personne que le « procès » d’Assange, et toutes les accusations calomnieuses portées contre lui, n’ont jamais eu pour but l’établissement d’une quelconque vérité ni la poursuite de même un semblant de justice. Il s’est toujours agi et il s’agit plus que jamais d’écraser un homme dont la parole doit être niée et l’existence effacée. Depuis bien avant qu’il se réfugie à l’ambassade d’Équateur, son sort était fixé, et c’est celui d’Andreas Baader et d’Ulrike Meinhof. Le nouveau POTUS démocrate (hihi) ne l’a-t-il pas qualifié de « terroriste technologique » ?

Le défendre devant la mégère anglaise ne faisait que prolonger son martyre. Tout, dans ce qu’a dit et fait l’emperruquée le crie : les USA veulent sa mort et l’annihilation de sa mémoire, mais ils ne veulent pas de ses restes chez eux. Ils veulent que leur toutou britannique se charge du travail salissant et balaie les restes sous son tapis. D’où la préparation du public à un Julian Assange à l’esprit détraqué qui va se suicider pour échapper aux conséquences de ses méfaits ou de sa maladie mentale au choix. Comme le toutou allemand l’a fait pour Baader, Meinhof et quelques autres, connus ou inconnus du grand public. On ne sort pas vivant des prisons occidentales quand on a fait trembler les nazis occidentaux (dont les Israéliens font partie).

On est navré de devoir le dire, mais tout ce qu’ont fait les défenseurs et les partisans de Julian n’a jamais  servi et ne servira jamais à rien, qu’à réconforter leur conscience.

Il ne fallait pas défendre Assange, il fallait accuser, ATTAQUER, ses bourreaux., qui sont les seuls vrais criminels C’est ce qu’aurait fait, c’est ce qu’a toujours fait Jacques Vergès.

Certes, la plupart de ses grandes affaires, il les a perdues (l’en a-t-on assez brocardé) . Il les a perdues parce que ceux qu’il a défendus avaient été condamnés d’avance. Mais il les a surtout perdues parce qu’il a toujours été seul. Si toutes les belles âmes qui se drapent dans leur respect du droit et leurs gémissements sur l’effronterie des assassins avaient eu un minimum de courage (Melle Bardot dirait « des couilles »), il y a longtemps que Georges Ibrahim Abdallah ne pourrirait pas honteusement (pour nous tous) dans sa geôle – 37 ans aux prunes – alors qu’il a, rappelons-le, fini de subir sa peine déjà injuste en 1999 : soient 22 ans d’emprisonnement arbitraire en plus par fait du prince. De plusieurs, en ribambelle.

Pour tenter de se blanchir un peu, « on » (principalement les merdias) a reproché à l’avocat sans peur d’avoir défendu Barbie. Klaus Barbie n’était pas un enfant de chœur, très loin de là, mais ceux qui l’ont kidnappé pour lui faire un procès destiné à servir leurs propres intérêts, l’ont dépassé dans l’ignominie.

Ainsi donc, pour Assange comme pour les autres, la « défense de rupture » était la seule qui eût une chance de l’emporter, comme déjà dans la guerre d’Algérie. Et ce ne sont pas ceux que Vergès a ainsi défendus et qui ont subi des peines souvent horribles qui le lui ont reproché. Répétons-le au risque de nous faire très mal voir : ceux qui se prétendent les partisans et défenseurs d’Assange ne l’ont pas défendu comme tout exigeait qu’il le fût. Le jour où il mourra, lui, sa femme et leurs enfants n’auront personne à remercier.

Quand on défend un être en danger sans aller jusqu’au bout, on le fait pour sa gratification personnelle, pas pour le sauver en y mettant le prix.

Oui, oui, oui ! Il fallait faire ce qu’a toujours fait Vergès, et il fallait le faire en masse. Assange mourra suicidé dans le dos comme tant d’autres, et tout le monde le sait. Alors, arrêtons de nous branler.

Théroigne

 

Rappels :

 

Manifestation pour Georges Ibrahim Abdallah

 

 

 

 

Me Vergès manifestant, peu avant sa mort, devant la prison de Lannemezan.

 

 

 

 

 

Reste du monde

 

 

 

 

Les catastrophes naturelles les plus dévastatrices de l’année 2020

 

Les journalistes ont baptisé 2020 année des catastrophes. Selon eux, c’est la pire du XXIe siècle : des cataclysmes et des catastrophes se sont produits tous les mois.

 

Voir le diaporama :

https://fr.sputniknews.com/photos/202012291044994171-catastrophes-naturelles-2020/

 

 

 

 

D’importantes inondations se sont produites en juillet dans plusieurs pays d’Asie du Sud. En Chine, 140 millions de personnes sont mortes ou ont disparu dans 27 provinces. Au Bangladesh, plus d’un tiers du territoire a été inondé en raison des pluies de la mousson.

 

Selon le rapport de l’organisation caritative Christian Aid, cité par le journal britannique The Guardian, les catastrophes naturelles ont coûté la vie à « au moins 3.500 personnes », en ont contraint plus de 13,5 millions à quitter leur domicile et les dommages matériels se sont élevés à 150 milliards de dollars, dépassant les chiffres de 2019. [Ah, les merdias… Ah, le factchecking…]

 

 

 

Sur la photo: village inondé de Sunamganj, au Bangladesh.

 

 

Vous avez bien lu :

« En Chine, 140 millions de personnes sont mortes ou ont disparu dans 27 provinces. »  [3.500 dans le monde entier, pour The Guardian, ah, les merdias, ah le factchecking !]

Et nous risquons même d’attraper la grippe.

 

 

 

 

 

Chine, puisqu’on y est

 

Un grand Bruno GUIGUE !

 

Jack Ma va-t-il sarcler les pommes de terre ?

 

Bruno Guigue – L.G.S. – 8.1.2020

 

 

 

 

Le 5 janvier. Marianne : « « Disparition » de Jack Ma, fondateur d’Alibaba ». Business : « Le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur d’Ali Baba est porté disparu ». RMC : « Chine : Jack Ma, un des hommes les plus riches de la planète a disparu depuis plus de deux mois ». TMC (Le Quotidien) : « Où est passé Jack Ma, le patron d’Alibaba ? Une alerte enlèvement inquiète le monde entier : celle de Jack Ma ». Les Echos : « La spéculation enfle sur le sort de l’invisible Jack Ma ».

Le 6 janvier. RFI : « Chine : comment expliquer la « disparition » de Jack Ma, fondateur d’Alibaba ? ». France Info : « Chine : disparition du milliardaire Jack Ma ». France Inter : « Où est passé Jack Ma ? ».

Le 7 janvier. « Le Journal du Dimanche : « Mais où est donc passé Jack Ma, le fondateur du géant chinois Alibaba ? ». The Cointribune : « Jack Ma a-t-il été Kidnappé par la Mafia Bancaire ? ».

LGS.

[Ajoutons-y quelques merdias belges : « 7 SUR 7.be : La mystérieuse disparition de Jack Ma » ; « rtbf.be : Chine : Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, absent de la scène publique depuis fin octobre » ; « lalibre.be : Malgré la mystérieuse disparition de son fondateur, Alibaba poursuit ses travaux à Liège » ; lameuse.sudinfo.be : Alibaba : “Jack Ma a dit qu’il était à Liège pour 102 ans !” ; etc. etc.]

LGO. Rien n’a changé depuis Coluche

 

 

Avec cette belle unanimité qui la caractérise, la presse pluraliste du monde civilisé nous invite désormais à pleurer sur le sort de Jack Ma, célèbre milliardaire mystérieusement disparu. Le malheureux homme d’affaires va-t-il reparaître un jour, ou sombrer dans les oubliettes d’un régime totalitaire prêt à tout pour asseoir sa domination ? Va-t-il finir dans un camp de concentration, triste compagnon d’infortune des pauvres Ouïghours qui n’ont pas encore été mangés tout crus ?

Est-il en train de sarcler les pommes de terre dans une exploitation agricole, de manier la pelle à charbon dans une centrale thermique, ou bien, peut-être, de se préparer une infusion de chrysanthème dans une obscure maison de retraite pour capitalistes récalcitrants ?

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/jack-ma-va-t-il-sarcler-les-pommes-de-terres/

 

 

 

 

L’actualité du coronacovid en irrésistible ascension-essaimage exponentiel est si dense qu’il nous faudra bien un autre post pour en relever les points les plus saillants. Une apocalypse à la fois !

 

 

 

 

Pour vous aider à prendre patience :

 

Rapport de fin d’année 2020 de la société satanique mondiale

 

Dmitry OrlovClub Orlovvia Le Saker francophone – 30.12.2020

 

 

 

 

 

Chers amis satanistes, chers invités, Mesdames et Messieurs ! L’année 2020 a été une année phare pour notre société et pour Sa Majesté satanique ! [Applaudissements]

Notre principale réussite en 2020 a bien sûr été de confiner la moitié de la planète en mettant en scène un virus respiratoire pas trop dangereux, sauf pour les personnes âgées et les gens déjà malades, avec l’aide du sous-fifre satanique Tedros Adhanom Boutros-Boutros-Boutros Ghebreyesus de notre organisation affiliée, l’Organisation Mondiale de la Santé. Cela nous a permis de mettre en œuvre de manière proactive une démolition contrôlée de l’économie mondiale. Elle est susceptible d’enrichir considérablement nos membres, alors que l’inévitable effondrement spontané nous aurait anéantis. [Applaudissements enthousiastes, cris de « Bravo ! »]

 

Nous ne devons cependant pas nous reposer sur nos lauriers ; le stratagème du virus cessera de fonctionner pour nous à un moment donné. Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation d’un Boutros-Boutros-Boutros qui a crié au loup une fois de trop ! Le battage médiatique se dissipe déjà. L’utilisation du terme « lockdown » est malheureuse ; après tout, c’est de l’argot carcéral américain pour indiquer l’enfermement des détenus dans leurs cellules. De plus, ces satanés Russes semblent avoir développé leur Sputnik V, un vaccin qui fonctionne réellement. Maintenant, tout le monde semble le vouloir au lieu de nos potions toxiques et destructrices de fertilité préférées. Pourtant, cela a fait couler des larmes de joie sur le visage de nombreux satanistes qui ont vu des millions de personnes porter des masques faciaux et se tenir à 1,5 mètre les unes des autres, comme dans l’excellent film de Stanley Kubrik « Eyes Wide Shut » avec Tom Cruise et Nicole Kidman. [Regards confus ; quelques rires étouffés, quelques applaudissements]

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/rapport-de-fin-dannee-2020-de-la-societe-satanique-mondiale

 

 

 

Post Scriptum :

Une de nos lectrices nous signale avoir laissé un commentaire à SUITE ET NON FIN et elle ne le voit pas. Nous non plus.

Chère Sémimi, c’est pas nous, c’est WordPress. On ne sait pas à quoi ils jouent. On va demander (si on y arrive).

Toutes nos excuses.

L.G.O.

Mis en ligne le 8 janvier 2021

M. à J. le 9.1.21 pour l’article de Gilad Atzmon