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Le Blog de la Pensée Libre

 

N° 160 : Le désastre du « Printemps arabe » et la situation de la Syrie : Un bilan

 

La crise mondiale du socialisme a permis, entre autre, l’émergence de ‘l’islamisme’ comme courant censé promouvoir une alternative à l’ordre mondialisé injuste dans les pays situés à la jonction entre le monde développé et les pays de la périphérie du capitalisme, tous deux en crise sociale, économique et civilisationnelle profonde. Ce qui a débouché d’abord sur la Révolution islamique en Iran puis sur ledit ‘printemps arabe’. Dont on constate à l’heure actuelle les maigres résultats, qui sont pour le moins d’ailleurs contradictoires car comportant aussi d’énormes régressions sociales et mentales.

S’il est indispensable pour les progressistes ‘laïcs’ de faire le bilan de leurs succès mais surtout des causes de leurs échecs récents, il devient tout aussi indispensable aujourd’hui pour les musulmans, de foi comme de ‘culture’, de faire de même avec les mouvements ‘islamistes’. Dans les deux cas, ces courants n’ont pas su coopérer pour mettre à bas le système oppressif qu’ils condamnent et ils n’ont pas non plus été seuls en état de dépasser de façon réellement dynamique les blocages de leurs propres mentalités et structures sociales. De leur propre colonisabilité aussi. Cet article est donc d’abord un constat, puis un appel à la réflexion de la part des deux piliers qui se sont proclamés critiques envers l’ordre-désordre mondial dominant et qui sont aujourd’hui arrivés à nouveau à un carrefour devant les forcer soit à se régénérer par un bilan auto-critique soit à disparaître dans les poubelles de l’histoire.

La Rédaction

 

 

 

Le désastre du « Printemps arabe » et la situation de la Syrie : un bilan

 

Un bilan que doivent faire les Arabes, les musulmans et les démocrates patentés de droite ou de gauche

Bruno Drweski – Janvier 2019

 

Ce que tous les humains partagent au départ, c’est l’ethnocentrisme qui peut être tribal, national, culturel ou religieux (cultuel), et c’est le développement des idées universalistes dans le processus de progression humaine qui, dans ses diverses formes religieuses ou séculières, tend à faire disparaître les égocentrismes, individuels et collectifs. Ici donc1, le mot ‘islam’ peut être compris différemment. Il y a ‘l’islam primordial’ qui s’applique dans le Coran à toute la lignée des prophéties, et il y a ‘l’islam muhammadien’ qui est la forme qu’il a pris avec la dernière prophétie connue de l’histoire humaine. Entre ces deux notions d’ ‘islam’, on peut trouver aussi la notion israélite de ‘Peuple élu’ car ‘Lumières parmi les nations’ et de ‘religion noahique’ destinée à l’ensemble de l’humanité dans une perspective inclusiviste. Notion qui se trouve en fait à l’opposé de la vision exclusiviste et/ou dominatrice de ‘peuple élu’ par simple caprice divin, ce qu’on retrouve dans le judaïsme littéraliste et talmudiste et qui a produit indirectement le sionisme. On retrouve  des phénomènes comparables dans les interprétations réductrices du christianisme ou de l’islam ainsi que dans pratiquement toutes les autres religions. Par extension, on constate également le développement des mêmes tendances au sein des idéologies laïques ou immanentistes (‘athées’), quand certains de leurs porte-paroles détenant, ou croyant détenir, une partie de la vérité estiment qu’ils détiennent du coup en totalité les clefs de l’histoire et qu’ils représentent donc un courant qui aurait réponse à tout, ici, maintenant et pour toujours. Alors que leur interprétation ne représente en fait qu’une réduction de leur idéal au simple niveau qu’ils sont en état de saisir plus ou moins bien à un moment donné, dans un espace donné, dans un contexte donné. Ce comportement égocentrique et ethnocentrique peut donc aussi bien être observé au sein de toutes les Églises, de tous les cercles cultuels comme à l’intérieur d’un Parti-guide qui croit avoir maîtrisé pour toujours la ‘science’, que celle-ci soit formellement de nature théologique ou qu’on l’intitule ‘science de l’histoire’. C’est ainsi que le socialisme scientifique, le marxisme, a pu devenir pour certains une quasi-religion de remplacement alors que Marx n’a fait que développer une méthode scientifique d’analyse sociale et historique excluant les explications réductrices religieuses de son temps.

Chaque groupe, religieux mais aussi politique et idéologique, y compris ‘laïc’ et donc aussi ‘a-thée’, a en fait pour rôle, pour mission, s’il veut rassembler dans un but créatif, de rivaliser avec les autres dans une émulation progressiste en faveur d’un bien qui ne peut être que commun. A partir de ce constat, que l’histoire a démontré puisqu’aucun courant et aucune organisation religieuse, idéologique, politique, n’a jamais reçu pour l’éternité l’appui de Dieu ou de tous les humains, nous n’avons pas à juger les convictions intimes de chacun d’entre nous, en tant qu’individu ou en tant que groupe. Nous devons en revanche juger leurs comportements à un moment donné au regard des intérêts collectifs de l’humanité et de sa progression intellectuelle et éthique. Le reste n’est qu’une querelle théologique inutile, répétant des discussions sur ‘le sexe des anges’, ce qui vise en fait à diviser ce qui devrait s’unir. D’où la nécessité de porter toujours un regard privilégié sur les plus faibles, les plus pauvres, les plus exploités car c’est à cela qu’on reconnaît un courant social qui fait preuve de créativité et de fécondité. C’est sur ce terrain-là qu’on attend les musulmans, les chrétiens, les communistes, les israélites, les anarchistes, les bouddhistes et tous les autres êtres humains de conviction universaliste et internationaliste !

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Source : http://www.lapenseelibre.org/2019/01/n-160-le-desastre-du-printemps-arabe-et-la-situation-de-la-syrie-un-bilan.html

 

 

 

 

Pour les désastres, on a l’embarras du choix…

 

« Chaos total » au Brésil, où les gangs se déchaînent contre la répression déchaînée par Bolsonaro

 

Tyler Durden  – Zero Hedge9.1.2019

 

Le Brésil vient d’être balayé par une vague de violence, les gangs réagissant à la répression des crimes déclenchée par le président Jair Bolsonaro, qui implique la prise du pouvoir par l’armée dans les villes brésiliennes et l’ordre de « tirer pour tuer » donné aux escadrons de tireurs d’élite.

 

 

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/chaos-total-au-bresil/

 

 

 

 

« Nous ne prenons pas nos ordres de Bolton » : Le retrait des troupes US de Syrie a commencé

 

Tyler Durden Zero Hedge11.1.2019

 

 

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/nous-ne-prenons-pas-nos-ordres-de-bolton/

 

 

 

 

 

Erdogan à Trump : Quittez la Syrie avant que nous ne frappions

 

Tyler Durden  – Zero Hedge 11.1.2019

 

 

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/erdogan-a-trump/

 

 

 

 

 

Chronique des pauvres gens qui croient qu’ils peuvent penser ce qu’ils veulent

 

Convient-il de se justifier quand on est accusé de quoi que ce soit par des gens qui devraient se cacher ?

 

Annie Lacroix-Riz rouge-brunisée par la CGT et une association juive

 

Réponse à une attaque inqualifiable de la direction de la CGT

par Annie Lacroix-Riz,

professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII.

 

 

 

 

Le Pecq, le 10 janvier 2019

J’ai été avisée, le 9 janvier 2019 d’une attaque nominale lancée contre moi par une fiche anonyme, à l’en-tête officiel de la CGT, intitulée Fiche n° 17 / Extrême droite et médias — Campagne contre l’extrême droite. Extrême droite et médias (texte ci-joint).

À la fin d’un paragraphe intitulé « Plusieurs exemples de publications liées à l’extrême droite », je suis ainsi désignée, pour avoir été interviewée ‑‑ comme mon excellente et vaillante collègue belge Anne Morelli, qui a lutté contre les guerres impérialistes contre la Yougoslavie et l’Irak et s’est rendue sur place en pleins bombardements ‑‑ par « Béatrice Pignède, qui a travaillé pendant quinze ans pour la télévision (France 3, Arte) avant de se rapprocher de Soral, Dieudonné et Thierry Meyssan, auteur d’un livre complotiste sur le 11 septembre et lui aussi favorable à la liberté d’expression des négationnistes. En 2004 elle réalise un documentaire, “Propagande de guerre, propagande de paix”, où interviennent notamment Annie Lacroix-Riz et Jean Bricmont. Tous deux naviguent dans des mouvances conspirationnistes et ont participé en 2005 à la conférence anti-impérialiste « Axis for Peace » organisée par Thierry Meyssan. »

Notons que même Wikipédia (voir ci-dessous) rend compte de façon factuelle de ce documentaire de 2004 de Béatrice Pignède, décédée en 2015, dans les termes suivants : « Son documentaire Propagande de guerre, propagande de paix en 2004 fait intervenir notamment deux historiennes Anne Morelli et Annie Lacroix-Riz, comparant les thèmes de propagande lors de la guerre en Irak avec ceux développées lors d’autres conflits. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9atrice_Pign%C3%A8de ) Naturellement, je n’ai rien à retrancher de ce que j’ai déclaré dans cette interview, et je ne suis responsable à aucun titre de l’évolution politique de cette journaliste, qui avait été exclue de la télévision pour esprit critique, que je ne connaissais que comme telle, et que je n’ai pas revue depuis 2005.

Le document accusateur de la CGT semble avoir été établi à l’usage de la formation de ses cadres, supposés conduire, grâce aux préceptes ainsi dispensés, une efficace lutte idéologique « contre l’extrême droite ».

Je serais donc « rouge brune », ainsi qu’il ressort de mon compagnonnage de septembre 2018 avec nombre d’amis et camarades qui sont l’honneur du mouvement ouvrier et des intellectuels progressistes ? https://www.youtube.com/watch?v=CRvwFM8A1-4

 

L’amalgame

Le texte de la CGT est inspiré par le même esprit de terrorisme intellectuel que celui du Decodex du Monde, des Check News (en anglais, naturellement, langue maternelle des intéressés) de Libération et de leurs surgeons multiples de divers organes de « grande presse ». Il fleure également bon,

‑‑ d’une part, la détestable fiche Wikipédia, cas fréquent, la mienne comprise (voir lien ci-dessus), rédigée par des scripteurs d’extrême droite. Ceux-ci ont définitivement interdit de séjour tout « discutant » de bonne foi qui osait contester ma mutation en fascisto-négationniste (les amateurs de « discussion » sur ce site peuvent essayer de contester le contenu de ma fiche, ils en comprendront d’emblée les méthodes), et,

‑‑ d’autre part, la littérature de la mouvance prétendument « antifasciste ». Mouvance extrêmement hétéroclite, puisque s’y retrouvent des conservateurs ou réactionnaires de la « Nouvelle » ou de l’« Ancienne » droite, tel Pierre-André Taguieff, aux côtés de  membres du parti socialiste ou directement utilisés par ses organisations, tel Rudy Reichstadt, « lancé » par le ministère de l’éducation nationale sous la présidence Hollande, et qui a déjà mené contre moi une campagne ignominieuse me taxant de « conspirationniste », au motif que j’aurais inventé une « synarchie » qui n’existe pas, comme l’écrit mon collègue Olivier Dard, professeur à Paris 4, et conférencier favori de l’Action française (voir le document ci-joint « Lettre ouverte à mes amis de l’UJRE sur une curieuse invitation, samedi 10 mars 2018 »).

Je signale pour mémoire que la « fiche n°17 » fustige Maurras, « Maître » dont Olivier Dard vante les mérites en tout lieu, manifestement sans choquer l’historiographie dominante issue de l’Institut d’études politiques, qui a cautionné sa fiche de commémoration du centenaire de Maurras et a été fort fâchée de la renonciation à la publication, devant l’ampleur du scandale. Mes camarades du PRCF savent d’ailleurs que cet universitaire avait été invité (mais pas moi) il y a quelques mois à Montreuil, municipalité dirigée par le PCF, à un « débat » sur l’extrême droite, à laquelle il appartient : c’est un Montreuillois qui m’en a informée, information qui nous a permis de réagir à cette invitation unilatérale.

L’épisode de la tentative de commémoration de Maurras est conté ici : « Apparences et réalités de la commémoration de Charles Maurras », paru les 15-17 mai 2018 sur le site Lescrises.fr, https://www.les-crises.fr/de-charles-maurras-a-son-biographe-olivier-dard/

https://www.les-crises.fr/apparences-et-realites-de-la-commemoration-de-charles-maurras-2e-partie-une-commemoration-celebration-par-un-biographe-faisant-lunanimite-des-historiens-du-consensus/

https://www.les-crises.fr/de-lurgence-de-la-reedition-des-collabos-au-role-du-haut-comite-aux-commemorations-nationales-de-2011-a-2018/

La littérature qui me qualifie de « rouge brune », à l’exemple de la « fiche n° 17 » de la CGT, est toujours caractérisée par l’amalgame entre, d’une part, la droite et l’extrême droite, et, d’autre part, la vraie « gauche », c’est-à-dire celle qui se bat pour la suppression du capitalisme, but officiel initial, à ma connaissance, de la CGT, longtemps maintenu. La fraction « européiste » de la Confédération ne supporte plus la gauche qui récuse l’orientation de la Confédération européenne des syndicats, à laquelle elle appartient depuis l’ère Thibault. Elle juge aussi intolérable la mise en cause de l’orientation « occidentale », adhésion à l’OTAN incluse, qui viole pareillement toutes les traditions de lutte et d’analyse de la CGT-CGTU.

Il s’agit du même amalgame que celui qui a eu cours dans l’entre-deux-guerres, et qui a conduit ses initiateurs à la collaboration (de classe puis tout court), alors que ses victimes ont compté parmi les héros, français et étrangers, de la Résistance : je renvoie pour cette comparaison à mon ouvrage De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, 408 p., et à la contribution « La défaite de 1940 : l’interprétation de Marc Bloch et ses suites », au colloque Marc Bloch, Rouen, 8-10 février 2012 ». Cette dernière figure dans le récent ouvrage de 2015, Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949, Montreuil, Le Temps des cerises, 2015, 250 p., épuisé, mais qui sera réédité chez Delga. Ces travaux montrent, pièces d’archives à l’appui, l’opposition entre syndicalisme de lutte et syndicalisme de collaboration de classe, opposition particulièrement nette à la fin des années 1930 préludant à la guerre générale.

 

La russophobie

Notons avec intérêt que la CGT, dans ses documents de « formation » des cadres, désigne à la vindicte les ennemis russes de la France ‑‑ ce qui nous ramène au temps où René Belin, second de Jouhaux et promis à sa succession, et futur « ministre du Travail et de la Production industrielle » dissolvant la CGT par décret, le 10 novembre 1940, hurlait « Sus aux Russes » et « À bas les Sénégalais de Staline » avec les siens. Ceux-ci le suivirent sous l’Occupation et bénéficièrent d’énormes prébendes étatiques et patronales après l’abrogation de la CGT (voir mes ouvrages Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013, 816 p., et Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Dunod-Armand Colin, 2016, 496 p., index Belin).

 La Russie de Poutine offrirait l’exemple-type de la distribution d’argent étranger irriguant une information malhonnête et tronquée. La CGT n’a, à ma connaissance, jamais protesté contre ce qui caractérise l’information d’aujourd’hui, c’est-à-dire la gigantesque influence, financière et idéologique, dont disposent les États-Unis et toutes les institutions qu’ils contrôlent pour corrompre l’information en général et nos « élites » journalistiques en particulier. Il est parmi elle nombre de spécimens des French-American Young Leaders, qui ont remplacé la grossière propagande de Guerre froide d’après-guerre du Reader’s Digest par une intoxication « française » à flots continus. Ne manquez pas, je vous prie, d’en consulter la liste instructive, https://frenchamerican.org/young-leaders/earlier-classes/

Alors, par exemple, je suis également nazie parce que j’ai été accueillie plusieurs fois sur le site Les.crises, dont le responsable, Olivier Berruyer, est harcelé par les chouchous des médias – telle Cécile Vaissié, dont l’ahurissant ouvrage Les réseaux de Poutine en France (2016), a bénéficié d’un écho énorme, de la gauche « Médiapart » à l’extrême droite ‑‑ et qui est accusé par ces mêmes médias de répandre des « fausses nouvelles » (Fake News, c’est mieux) et de se soumettre aux diktats d’un Poutine prêt à fondre sur la France?

Alors, par exemple, je suis également nazie parce que, jamais invitée sur le service public de télévision quand Frédéric Taddeï y animait une émission, j’ai été invitée par lui à participer à une émission de « débat » (d’indéniable débat) sur l’extrême droite, sur RT, le 17 octobre 2017 : https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/54680-interdit-dinterdire-montee-nationalismes-droites-extremes-retour-annees-30; https://www.youtube.com/watch?v=Csu-lbTum8k . J’y ai figuré aux côtés de Thomas Guénolé, aujourd’hui traité par LREM en délinquant, https://francais.rt.com/france/57708-il-y-a-pire-que-ceux-qui-tabassent-aurore-berge-saisit-justice-contre-cadres-insoumis ? Après la saisie gouvernementale de tous fichiers et adresses de LFI, démarche exorbitante des droits et libertés des citoyens qu’on avait peu vue mise en œuvre depuis la répression anticommuniste 1° de 1939-1940, sous la pression explicite de Berlin (voir De Munich à Vichy) et 2° des années 1950, sous la pression explicite de Washington, on passe à la case prison pour subversion? Avec les approbations et encouragements de la CGT contre ces « rouges-bruns »? J’assure ce politiste de toute ma solidarité.

Je profite aussi de l’occasion pour rendre hommage au grand politiste-historien progressiste américain, William Blum, ancien du Département d’État et honnête homme, qui a, à partir de 1967, mis sa vie (en ruinant sa carrière) au service de la vérité sur l’impérialisme américain, et qui vient de mourir. Je recommande vivement à mes correspondants la lecture des Guerres scélérates, Lyon, Parangon,‎ 2004 (Killing Hope: U.S. Military and CIA interventions since World War II, Monroe, Maine, Common Courage Press, 2003, édition complétée de son ouvrage essentiel, The CIA: A Forgotten History, Londres et New Jersey, Zed Books, 1986). Ils connaîtront ainsi mieux le principal corrupteur de la planète de l’après-Deuxième Guerre mondiale. Rouge-brun, aussi, feu William Blum?

Mon éditeur, ami et camarade Aymeric Monville serait aussi un « rouge-brun » pour avoir sur RT Royaume-Uni exposé clairement et honnêtement depuis octobre 2018 la transformation du présent régime en dictature de droite, puis les développements du mouvement social en cours ? Qu’il soit également assuré de mon soutien : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/giletsjaunes-notre-camarade-aymeric-monville-explique-la-situation-sur-russia-today-international/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/video-prcf-russia-today-francais-attaches-aux-refus-de-lamericanisation-aymeric-monville/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/le-bilan-de-lannee-macronique-par-a-monville-et-rt-video/

 

Historienne marxiste et communiste 

 

Lire la suite et voir le dossier complet…

 

Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/la-cgt-et-lujre-sont-dans-un-bateau/

 

 

 

 

L’occasion nous paraît bonne de publier ici la vidéo de l’intervention d’Annie Lacroix-Riz au Colloque Henri Guillemin 2018, qui était consacré à :

 

 

« Pétain, montée du fascisme, débâcle de 40, collaboration. »

 

 

 

 

 

 

 

Ceux qu’intéresse la question peuvent voir ici les autres interventions au même colloque (il faut descendre tout en bas) :

 

http://www.henriguillemin.org/

 

 

 

 

Il y en a d’autres qui se font stigmatiser, voire foutre au gnouf,  par les vessies se prenant pour des lanternes. Ce ne sont pas des historiens au parcours prestigieux, mais les ennemis des peuples se trompent rarement de cible

 

ou

 

CAGNOTTE LEETCHI : SUITE ET PAS FIN…

 

Affaire Leetchi-Dettinger : une cagnotte pour Schiappa !

 

Les approximations de la secrétaire d’État font faire à Leetchi n’importe quoi

Régis de Castelnau – Vu du droit  –  9.1.2019

via Causeur

 

 

 

Sous la pression du gouvernement, incarné par Marlène Schiappa, la société Leetchi a fermé la cagnotte ouverte en soutien au boxeur Christophe Dettinger, accusé d’avoir fait preuve de violence à l’égard d’un policier. Déboussolé par les imprécations de la secrétaire d’Etat, l’organisme semble même avoir contrevenu à ses propres règles…

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/affaire-leetchi-dettinger/

 

 

 

 

 

Cagnotte Leetchi en soutien aux policiers : d’étranges donateurs nocturnes et insomniaques

 

Chroniques du Yéti – Le Grand Soir 10.1.2019

 

 

 

 

Pour contrer la caisse de soutien Leetchi des Gilets jaunes au boxeur Christophe Dettinger, Renaud Muselier (LR) a cru bon d’organiser une caisse similaire, toujours chez Leetchi, de « soutien aux forces de l’ordre ». Or d’étranges évènements ont agité cette cagnotte la nuit dernière.

Dans l’après-midi du 9 janvier, le montant total de cette caisse s’élevait aux alentours de 185.000 euros (NB : je n’ai plus les sommes exactes, mais la moyenne par donateur des versements effectués figure encore sur la calculette de mon smartphone : 27,21 euros).

Dans la nuit du 9 au 10 janvier, un afflux considérable de donateurs, sans doute insomniaques, afflua sur le compte. Réveillé par un message privé Facebook (ding !), je notais en rafraîchissant périodiquement l’écran du site Leetchi :

  • à 4h27, 27.928 donateurs avaient donné 762.864,82 euros ;
  • à 4h29, 28.358 donateurs avaient donné 775.076,95 euros ;
  • à 4h44, 28.527 donateurs avaient donné 780.114,76 euros ;

Stupéfait, non seulement par le nombre de ces donateurs nocturnes, mais aussi par le fait que ceux-là libellaient leurs dons en centimes (notez ci-dessus le 82, puis 95, puis 76 centimes consécutifs), je descendis ouvrir mon ordinateur pour faire quelques copies d’écran justifiant mes affirmations :

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Source : https://www.legrandsoir.info/cagnotte-leetchi-en-soutien-aux-policiers-d-etranges-donateurs-nocturnes-et-insomniaques.html

 

 

 

 

 

 

 Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?

 

Maxime VIVAS  – LGS – 9.1.2019

 

 

Luc Ferry est agrégé de philosophie, docteur d’État en sciences politiques, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Rien que ça ! Il est l’auteur de nombreux ouvrages philosophiques et chroniqueur au Figaro et à Radio Classique.

Ce n’est donc pas un sous-développé du bulbe comme Aurore Bergé, Eric Brunet, ou Pierre Haski (j’en ai d’autres, mais…).
– Sur Radio Classique, il a déclaré, le 7 janvier 2019, que les policiers devaient se servir «  de leurs armes, une bonne fois » contre les « salopards d’extrême gauche et d’extrême droite ou des quartiers ». Et comme il a eu peur que cela ne suffise pas, il a appuyé : « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. »

Sans même avoir fait une année de philo et un mois à Sciences po, chacun comprend qu’il demande que les policiers, épaulés par l’armée, tirent sur la foule des gilets jaunes. Car, il est évidemment impossible, avant de tirer, de trier entre les idées des manifestants et leur lieu de vie. Impossible de distinguer les gilets jaunes venus pour casser (une infime minorité) et ceux qui s’enragent soudain (comme le boxeur Cristophe Dettinger) au spectacle d’une violence aveugle, déclenchée délibérément par les forces du désordre.

Pour avoir manifesté les samedis à Toulouse, je puis témoigner d’une chose nouvelle et que je ne pouvais imaginer, moi qui arpente le bitume sous banderoles depuis si longtemps : il est désormais impossible d’aller manifester sans être, à un moment, obligé de courir devant les keufs et de respirer des gaz lacrymogènes.

Un excité leur balance une bouteille de bière ? Ils canardent en retour la manifestation d’une pluie de grenades. La riposte est toujours volontairement disproportionnée. Ils sont sûrs de l’impunité. Ils sont couverts et encouragés.
– « On peut cogner, chef ? ».

– « Mais bien sûr, imbécile, qu’est-ce que tu attends, un ordre écrit de Castagnette ? ».

Personne ne leur balance quoi que ce soit ? Immense frustration ! L’ordre est alors donné de scinder le cortège, de le faire s’égailler dans plusieurs rue et quartiers pour de meilleurs images de foules clairsemées. Les grenades explosent, les vauriens en civil de la BAC cognent au petit bonheur la chance, jettent à terre, ligotent dans le dos avec des Serflex, un genou sur la tête de la victime. Ils l’embarquent en la traînant comme un sac de patates, accélérant le mouvement par des coups de pieds pour lesquels ils n’auront jamais des comptes à rendre (croient-ils. Attendez, mes bonhommes…) et ils déposent plainte au commissariat pour outrage parce que l’innocent a répondu « Ta gueule ! » à « Bougnoul, crouille, Kirikou, enculé de ta vieille pute de mère, je me fais sucer par ta salope de sœur ».

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Source : https://www.legrandsoir.info/faut-il-que-les-gilets-jaunes-la-police-ou-l-armee-tirent-sur-luc-ferry.html

 

 

 

 

9e round en Macronie :

 

 

 

+40% de participation ce samedi, sur l’ensemble du territoire, suite à une Nième réflexion pleine de tact de l’attiseur-en-chef.

On se perd en conjectures sur ce qui l’empêche d’imiter tout à fait son collègue Bolsonaro. La peur du qu’en dira-t-on ? Quand même pas ?…

 

 

 

 

 

À suivre…

 

 

Mis en ligne le 13 janvier 2019

 

 

Ah, que la guerre est jolie !

 

 

 

AH, QUE LA GUERRE EST JOLIE !

 

Il ne vous l’avait pas dit, Céline ?

Et ne croyez surtout pas ceux qui vous ont parlé d’« Armistice de 1918 ». La Grande guerre continue, la Grande guerre dure encore.

 

 

Frappes russes sur Idlib

Vidéo – 7 janvier 2019

 

 

 

 

 

La lire turque dégringole, après le refus d’Erdogan de rencontrer Bolton pour avoir bloqué le retrait US de Syrie

 

Tyler Durden –  Zero Hedge 8.1.2019

 

 

 

Le président turc Erdogan a fait chuter la lire turque mardi, en refusant de rencontrer le conseiller en sécurité nationale de Trump, John Bolton, lors du voyage de celui-ci en Turquie, après que Bolton ait réussi à « convaincre » Trump de surseoir au retrait de 2.000 soldats US de Syrie tant qu’il n’aurait pas reçu l’engagement de la Turquie de ne pas s’en prendre aux Kurdes soutenus par les USA dans la région.

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/la-lire-turque-degringole/

 

 

 

 

 

Kim Jong Un arrive au sommet de Pékin  et Xi Jinping envoie un « message » aux USA :

 

Si Washington veut la paix dans la péninsule coréenne, il lui faudra traiter avec la Chine.

 

Tyler Durden –  Zerohedge 8.1.2019

 

 

 

 

Juste au moment où commencent, à Pékin, les négociations commerciales à niveau intermédiaire entre les délégations US et chinoises, une nouvelle surprenante est tombée selon laquelle le leader nord-coréen Kim Jong Un a été invité à se rendre en Chine pour la première fois depuis le mois de juin, pour y rencontrer le président Xi Jinping. La nouvelle de cette visite a aussitôt fait naître une foule de spéculations sur Pékin qui essayerait de faire passer un message : si les USA veulent la paix dans la péninsule coréenne, il leur faudra traiter avec la Chine.

En insistant sur ce point précis, le président Trump a affirmé la semaine dernière que Washington et Pyongyang projettent un deuxième sommet (bien qu’il ait dit en même temps que la Corée du Nord faisait preuve de quelque réticence à poursuivre les négociations sur la dénucléarisation de la péninsule).

Et, alors que les pourparlers entre les USA et la Corée du Nord sont dans une impasse, par suite de la volonté des États-Unis de maintenir les sanctions tant que le N ord n’aura pas cédé en livrant tout sont armement atomique, le Nord insiste pour ne le faire que graduellement, si l’on en croit le rapport de mardi de l’agence d’information sud-coréenne Yonhap. qui cite des rapports des services secrets, disant que le Nord et la Chine pourraient discuter les chance de réalisation d’un « traité de paix » avec la Corée du Sud, qui mettrait officiellement fin à la guerre de Corée, un des objectifs les plus ambitieux du dégel inter-coréen de cette année.

Kim devrait rester en Chine jusqu’au week-end.

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Url de cet article :  http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/kim-jong-un-arrive-au-sommet-de-pekin/

 

 

« L’art de la guerre »

L’Italie et l’UE votent pour l’installation de nouveaux missiles US en Europe

 Manlio Dinucci – il manifesto 8.1.2018

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

Unanimement, les États membres de l’Union européenne se sont alignés sur la stratégie militaire de leur grand frère américain. Ils ont accepté que leur propre territoire se transforme en champ de bataille nucléaire en cas de conflit entre les États-Unis et la Russie.

 

 

 

 

Auprès du « Palais de verre » des Nations unies, à New York, se trouve une sculpture métallique intitulée Le Mal terrassé par le Bien, représentant Saint Georges qui transperce un dragon avec sa lance. Elle fut donnée par l’URSS en 1990 pour célébrer le Traité FNI (INF) stipulé avec les USA en 1987, qui éliminait les missiles nucléaires à courte et moyenne portée (entre 500 et 5 000 km) avec base à terre. Le corps du dragon est en effet réalisé, symboliquement, avec des morceaux de missiles balistiques états-uniens Pershing-2 (auparavant basés en Allemagne de l’Ouest) et de SS-20 soviétiques (auparavant basés en URSS).

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/litalie-et-lue-votent-pour-linstallation-de-nouveaux-missiles-us/

 

 

 

En anglais parce que pas le temps : la webmaîtresse de ce blog n’étant pas une idole hindoue à 24 bras.

 

U.S. drifting into military confrontation with China (Video)

The Duran – News in Review – Episode 165.

Alex Christoforou  – TheDuran 8.1.2018

Talking with Alexander Mercouris

 

 

 

 

USA and China drifting towards conflict

Chinese state media announced that President Xi Jinping has ordered the People’s Liberation Army (PLA) to “enhance their combat readiness,” as an increased US military presence in Taiwan and the South China Sea is ratcheting up tensions between the two trade partners to dangerous levels.

Xi Jinping further stated that the China would not reject the use of force if necessary to invade and capture Taiwan, which it considers a breakaway province.

China’s rhetoric comes in response to remarks made by the U.S. Pentagon that its prime concern is China’s military activities, coupled with a warning from the U.S. State Department for American citizens, to avoid traveling to China if possible because police may arbitrarily detain them at any time.

The Duran’s Alex Christoforou and Editor-in-Chief Alexander Mercouris discuss China’s economic slowdown and Chinese President Xi Jinping’s fiery speech, warning the United States and Taiwan that China’s PLA is ready for conflict.

 

Follow The Duran Audio Podcast on Soundcloud.

Via Breitbart

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Link to this article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/us-drifting-into-military-confrontation-with-china/

 

 

 

 

GUERRE AUX QUATRE COINS DE L’HEXAGONE

 

Que nous dit le succès de la cagnotte du boxeur ?!

L’édito de Charles SANNAT

Insolentiae 9.1.2018

 

 

 

« Macron a perdu les cœurs » dit Sannat. Les a-t-il jamais eus ?

 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Mes chers et fidèles lecteurs,

Depuis hier soir, je suis la cagnotte du « boxeur » qui a été mise en ligne sur le site Leetchi et les réactions que cela entraîne. Ce qui se passe est passionnant. Intellectuellement, c’est ahurissant. J’ai l’impression de contempler un asile de fous. La tension monte terriblement depuis hier soir, et là, nous en sommes au moment où un membre de gouvernement réclame la liste des « donateurs »…  Le pays sombre dans une hystérie collective, prélude à la folie de tous qui se transformera en violence de tous contre chacun.

Je précise, dans ce climat délétère, qu’analyser un phénomène n’est pas le soutenir ou le condamner…

 

Une « petite » cagnotte, mais un gros problème !

C’est fou comme une petite cagnotte microéconomique peut révéler et relever de « politique » et de la situation désastreuse de notre pays.

En quelques heures, la barre des 100.000 euros collectés a été franchie allègrement. Les dons affluent par milliers, ainsi que les commentaires. Je vous invite à aller les lire. Peu importe ce que vous pensez, ce que vous croyez moral ou pas. Si nous analysons froidement les choses et ce que nous révèle la réalité, c’est que, au moment où j’écris ces lignes, 8.000 personnes viennent de donner de l’argent à Christophe Dettinger, 2.500 ont écrit un mot de soutien sans cacher leur identité. En fait, vous ne pourrez plus les lire, car Leetchi a fermé la cagnotte.

De l’autre côté, les « foulards rouges » ont lancé au même moment ou presque une pétition demandant à ce même Christophe de « rendre l’argent ».

1.000 signatures… et 2 commentaires.

Sur le ring donc, les gilets jaunes, le flot de dons et de soutien.

De l’autre côté, la « Macronie », un peu moins de 1.000 signatures peu engageantes, puisque signer une pétition en ligne ce n’est pas donner de l’argent !! et 2 commentaires… c’est dire le peu d’engouement.

En cliquant sur les deux images, vous arriverez sur chacun des sites concernés et vous pourrez aller vérifier par vous-même les deux réalités qui s’opposent et la force des deux « camps ». En fait non. La cagnotte a été fermée par le site Leetchi, mais je vous l’ai déjà dit. La pétition, elle, est toujours en ligne !!

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Source : https://insolentiae.com/que-nous-dit-le-succes-de-la-cagnotte-du-boxeur-ledito-de-charles-sannat/

 

Il y a à boire et à manger dans ce long article de Charles Sannat. C’est l’article personnel de quelqu’un qui a ses points de vue. Que Dieu, s’il existe, y reconnaisse les siens.

 

 

 

 

ON ALLAIT OUBLIER LA GUERRE DES SEXES

 

La Russie et les 6 sexes des européens

RusRéinfo 9.1.2019

 

 

 

« Nos députés ont un sexe biologique : homme ou femme. Et comme aucun des députés ne souffre de maladie mentale dans notre pays, personne ne s’invente autre chose. Nous nous contentons de ce qui est établi par Dieu et la nature – deux sexes. Pourquoi, lors de la formation de délégations parlementaires, est-il nécessaire de prendre en compte le degré de perversion de telle ou telle personne ? Excusez-moi, la Douma n’est pas une farce ou un bordel !

 

Ainsi s’est exprimé le député Russe Vitaly Milonov après que l’Assemblée Fédérale Russe (Douma) ait reçu une lettre du Conseil de l’Europe en vue de la composition de la délégation Russe en 2019.

Cette lettre précise que des représentants des six (6) sexes y participent, au nom de l’égalité des sexes et des luttes contre les discriminations. Pëtr Tolstoy, vice-président de la Douma, a déclaré

« Nous avons passé une semaine entière à y réfléchir. Il me semble que ce sujet montre à quel point nous nous éloignons de plus en plus les uns des autres ».

Appelé à la rescousse, le sexologue Alexander Poleev a tenté de clarifier la situation, mais en vain :

« Officiellement, il y aurait 3 sexes: Les hommes, les femmes et les soi-disant personnes transgenres, ceux qui appartiennent psychologiquement à l’autre sexe, mais qui n’ont pas encore subi d’opération. Ce troisième genre est pour ainsi dire une erreur de la nature, quand il y a un homme dans le corps d’une femme ou vice versa. Quant aux trois autres sexes, ce sont pour aussi ainsi dire des notions de journalistes, l’Organisation mondiale de la Santé ne les reconnaît pas. Nous savons qu’ils distinguent certains homosexuels et bisexuels entre eux, mais le troisième… je ne vois pas ».

La Douma Russe pourra heureusement contourner ce grave problème en refusant simplement d’envoyer une délégation, comme elle le fait depuis 2015, année elle a été privée de son droit de vote au Conseil de l’Europe, suite à la réintégration de la Crimée au sein de la Fédération. La Russie a d’ailleurs déjà suspendu le paiement de ses cotisations et la question se pose depuis quelques mois avec insistance de savoir si elle va quitter définitivement cette assemblée européenne. On peut craindre que ces dernières exigences concernant les « six sexes » ne soient pas de nature à persuader la Russie de rester dans cette bizarre assemblée !

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2019/01/la-russie-et-les-6-sexes-des-europeens/

 

     6e sexe ?

 

 

 

Mis en ligne le 9 janvier 2018

 

 

 

 

Livres pour 2019

 

 

 

 

 

 

 

LIVRES POUR 2019

 

 

Nous vous avons déjà dit ce qui vous attendait – en 2019 au lieu de 2018 – à propos du fameux « Armistice » qui n’en fut pas un, puisque la Grande Guerre a continué, continue et menace plus que jamais de s’étendre, comme les prophètes de l’eschatologie n’ont cessé de nous l’annoncer, surtout ceux qui en ont vu les débuts in situ. De leur nombre, les quelques rescapés devenus écrivains planétaires et « substance du XXe siècle » dont on ne peut se passer si on veut comprendre ce qui arrive : Malaparte, Céline, Graves, Sassoon, Cendrars, quelques autres Français, Jünger… On n’interrogera ici que ces plus grands, parce qu’il faut savoir se limiter, en espérant ne pas défunter nous-mêmes avant d’avoir fini.

On aurait dû vous faire connaître aussi, au début de 2018, un livre publié aux USA en 2014, qui venait de sortir en français fin 2017. La fée Carabosse des ordinateurs en ayant décidé autrement, notre « compte-rendu de lecture », remis de jour en jour à plus tard, a fini par se générer, si on ose ainsi parler, une queue de comète de plusieurs posts, au fil des réflexions et de l’approfondissement du sujet. Car nous nous sommes aperçus que, de l’essai en question, on avait vite fait de déboucher sur la place – le rôle – des femmes dans la société. Au moment où le patriarcat est tellement tombé en quenouille qu’il n’est plus cornaqué que par une bande de femmes châtrées, on ne voit pas pourquoi on n’apporterait pas notre grain de sel à l’empoignade, pourquoi, surtout, on ne cogiterait pas un peu sur ce que pourraient être, à l’avenir – à supposer qu’il nous en reste un –, les relations entre les hommes et les femmes : Au bout de 110.000 ans de relations empiriques entre les mères et les pères, les filles et les fils ont-ils un avenir ou pas ?

Bref, faux ARMISTICES et vraies ou fausses AMAZONES sont censés s’entrecroiser à bord des Grosses Orchades dans le temps qui nous reste à nous. Et vogue la galère.

 

Deux autres livres dans l’immédiat… tous les deux pour les bilingues :

 

 

 

 

 

 

Le Temps et l’Espace en question dans l’Égypte ancienne

 

 

Ce coup-ci on n’est pas en retard pour vous l’annoncer … On regrette juste que, les auteurs étant belges francophones, leur travail ne paraisse pas en français et que les articles qu’il contient n’aient pas été traduits de leur langue d’origine. En français ou en flamand, voire en allemand (troisième langue nationale), d’autant que l’éditeur est teuton… Mais puisque l’anglais remplace temporairement le latin, contentons-nous d’occuper nos provinciales alvéoles et attendons des temps meilleurs.

 

 

 

Gaëlle Chantrain & Jean Winand (eds)

Time and Space at Issue in Ancient Egypt

Lingua Aegyptia Studia Monographica 19
Hamburg, published in December 2018
viii+242 p., 11 colour and 83 b&w illustrations, paperback, 495 g. (ca.)
ISBN 978-3-943955-19-4
ISSN 0946-8641

  • Price 55.00 €
  • Reduced price for subscribers to LingAeg (Journal) 39.00 €

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(NB : On remarquera que la couleur de couverture est dans l’air du temps présent, nuance allemande.)

 

Content

This volume is a collection of papers that were presented during the international conference Time and Space in Ancient Egypt organised by the Université catholique de Louvain and the Université de Liège (Louvain-la-Neuve, 9–11 June 2016). The participants were invited to examine in the broadest possible way the interactions between the expressions of time and space. This volume does not pretend to come with definitive solutions or conclusions, even less, with a new theory. As suggested in the title, one of our main goals was to problematize these topics by promoting interdisciplinary discussions on possible links of interconnectivity between time and space, two among the most basic modes of cultural organization.

 

Introduction

Gaëlle Chantrain & Jean Winand,
Temps et espace en Égypte ancienne : une introduction

1-27

Jean-Marie Klinkenberg,
Avant la langue: Le temps et l’espace comme construction sémiotique

9-46

Contributions

Christian Langer,
The Concept of ‘Frontier’ in New Kingdom Egypt. A Comparative Approach to the Spatiality of Ideology

47-69

Nikolaos Lazaridis,
Action and Private Space in Ancient Egyptian Narrative

71-80

Alicia Maravelia,
Of Eternity, Everlastingness and Stars: Notions of Time, Space, Duration and the Firmament in the Pyramid and Coffin Texts

81-110

Maya Müller,
Techniques for the Simultaneous Increase and Reduction of Time and Space in Egyptian Art

111-132

Jean-Pierre Pätznick,
Hw.t Xnt(j) sQr wr : La Demeure de –Celui qui préside à l’offrande / au sacrifice du vénérable–. L’enceinte funéraire de la vallée à Abydos ou l’intemporalité de l’espace sacré dans le rituel funéraire royal thinite

133-149

Martin Pehal,
Culturally Reflexive Aspects of Time and Space in New Kingdom Mythological Narratives

151-182

Daniel M. Potter,
Deictic Motion Verbs and Divine Interaction. Placing the Individual and the Divine in Time and Space

183-207

Daniel A. Werning,
The Representation of Space, Time, and Event Sequence in an Ancient Egyptian Netherworld Comic

209-242

 

Bon, si vous êtes bilingues et si vous avez 55 € qui traînent…

 

 

 

 

 

 

 

Si vous êtes bilingues et assez riches pour y ajouter 35 €…

 

 

PORIUS

 

 

 

John Cowper POWYS

PORIUS

Overlook Duckworth – Aug. 16, 2007

Edited by Judith Bond and Morine Krisdttir

With a foreword by Morine Krisdttir

760 pages (16 x 4,5 x 23,4 cm)

www.overlookpress.com  New York, Woodstock & London.

 

Peut-être aurons-nous un jour l’occasion de vous entretenir plus en détail du roman (écrit dans un anglais somptueux pour le coup) où John Cowper Powys ressuscite l’immémorial dieu du Temps – celui qui, chez les Grecs, mangeait ses enfants – en Merlin, dit l’Enchanteur, qui offre à la fée Viviane, avant de se laisser de bonne grâce enterrer, la dernière pierre que sa Rhéa lui avait fait avaler en guise de Zeus.

Il est aussi énormément question de l’Espace dans ce roman gallois, un des plus grands du XXe siècle, en avance d’au moins cinquante ans sur tout le reste : « A monument of neglect », selon Martin Amis, qui doit savoir ce que publier un livre veut dire dans l’Europe en train de sombrer.

L’histoire de ce livre est d’ailleurs en elle-même un roman :

Après avoir donné, de 1905 au début des années 1930 « plus de dix mille conférences dans tous les États-Unis sauf deux » et s’être retiré à la campagne (upstate New York) pour raisons de santé, Powys a commencé son œuvre littéraire à l’âge où les autres meurent ou s’arrêtent, pour finalement rentrer en Angleterre, avec la femme extraordinaire qui a partagé les quarante dernières années de sa vie, et aller s’enterrer au Pays de Galles, d’abord dans la petite ville de Corwen – dans ce pays d’Edeyrnion, une des provinces de l’ancien royaume de Powys, qui sert de cadre à Porius –, pour finir ensuite, en 1955, poussé par la précarité, à Blaenau Ffestiniog, ville minière encore plus petite du Gwynedd.

C’est à Corwen qu’en 1951 il achève « le chef d’œuvre de toute ma vie », encore plus chef d’œuvre que les autres… qui sont nombreux. Il a 78 ans, il y a travaillé pendant plusieurs années après s’être immergé totalement dans l’histoire du  pays de ses ancêtres et en avoir appris la langue. Il est si pauvre qu’il doit emprunter de l’argent à un de ses frères, alors qu’il vit pourtant d’œufs de pain et de thé, sans s’accorder la moindre dépense autre que de survie.

Quand il met le mot fin au bas de cette histoire, qui a plusieurs niveaux de lecture dont un alchimique, il est très fier d’avoir écrit « un roman plus long que Guerre et Paix ». Il en connaît la valeur et il a terriblement besoin de l’argent qu’un tel livre peut valoir, même chez les barbares. Ses éditeurs américains, Simon & Schuster, le refusent. La maison de Simon et de Schuster est devenue un empire de l’édition U.S. Ce ne sont plus les deux fondateurs qui lisent ses manuscrits. Les sous-fifres ne comprennent rien à ce qui leur semble, à eux, Américains énergiques et prosaïques, du charabia, des longueurs filandreuses, du bavardage qu’ils croient sénile… Ses éditeurs anglais, The Bodley Head, commencent par refuser eux aussi en invoquant les mêmes « raisons », pour finir par accepter en chipotant de le publier, à condition qu’il le coupe. Très fort. Plus ou moins de la moitié. Essayons de nous figurer Dante ou Balzac priés de réduire de moitié leurs Comédies respectives… Powys, si désespéré qu’il soit mais pressé par le besoin, s’incline. Et, comme le dit son exemplaire biographe Morine Krisdóttir, il le fait en véritable artisan du verbe, se vantant même, avec un humour héroïque, d’être passé « maître coupeur ». The Bodley Head, pas bégueule, lui en offre… 60 £. On imagine Louis-Ferdinand Céline recevant une telle offre de Gaston… Powys, si pauvre qu’il soit, refuse. Jusqu’au jour où un autre éditeur anglais, MacDonald, accepte de le publier en lui en offrant cinq fois plus (± 360 £), ce qui n’est quand même pas le pactole, mais il accepte. Malheureusement, le manuscrit original tapé en deux exemplaires est toujours chez S & S et chez The Bodley Head. MacDonald publie – en 1951 – le roman abrégé, qui est une œuvre totalement différente, grand livre quand même, mais sans commune mesure avec l’original et d’une tout autre facture (il lui avait bien fallu sabrer dans les soliloques, les rêveries à la Jean-Jacques, les évocations de la nature dépassant Jean-Jacques, les états d’âmes, les sensations, les ruminations, les perceptions de ce monde-ci et des autres, les interventions du temps et de l’espace qui tant ahurissaient nos modernes hommes d’affaires littéraires).

Cinquante ans plus tard, après que le monde ait enfin découvert ce qu’est le réalisme magique, c’est l’éditeur US Overlook Duckworth qui demande à deux powysiennes émérites : Judith Bond et Morine Krisdóttir, de s’atteler à la tâche de restaurer Porius dans son état original, c’est-à-dire de reconstituer sans aucun doute possible le premier manuscrit livré par Powys. Tâche excessivement ardue, parce qu’au temps où on tapait à la machine sur papiers pelure et carbone, les originaux avaient vite fait de se détériorer en passant de main en main et un demi-siècle est un demi-siècle. Les archives de Powys sont aujourd’hui disséminées entre plusieurs universités US, le musée de Dorchester et bien d’autres détenteurs. Sans compter les collectionneurs privés, la Powys Society qui fait de son mieux, etc. Après plusieurs années d’un travail indescriptible et d’allées et venues entre deux continents, le Porius sorti leurs mains en 2007 est un objet digne de son sujet, et tel que l’avait voulu son auteur. On ne peut pas leur faire de plus grand compliment.

Au bout de 57 ans.

Reste, à présent, à le publier en français. Reste surtout à traduire un mastodonte où l’anglais s’impose comme langue intensément musicale…

Mais où sont aujourd’hui ses grands traducteurs de jadis, les Canavaggia (simultanément traductrice de Powys et secrétaire de Céline !), les de Margerie, les Jaujard, les Queval et quelques autres ? QUI, au temps du sms-roi investira dans l’édition d’un tel chef d’œuvre et payera décemment le sur-traducteur (au sens de surhomme) capable de s’y attaquer ? C’est à lui, au traducteur éventuel,  qu’il faut souhaiter bon courage et patience infinie. Quand quelqu’un l’aura trouvé.

 

Synopsis

This is a grand ‘romance of the dark ages’ – available in its full form for the first time. Widely regarded as Powys’s finest achievement in fiction, Porius has never been published in its intended form – until now. The culmination of a lifelong passion for Wales and its mythology, Porius is at once a historical novel and a commentary on the nature of modern warfare. It is the year 499. The Saxons and their forest-people allies are advancing upon a Roman fort in North Wales in a desperate attempt to save the remnants of their berber matriarchate. Arthur has sent ahead Merlin, Nineue, and Medrawd, to seek the help of the beleaguered son of the reigning prince, Porius. Powys, a self-labelled “born Inventor of Fairy Tales”, transformed the people and animals of his Welsh village into the mythical figures that haunt Porius’s primeval woods. Severely cut by previous publishers, this edition, newly edited by two pre-eminent Powys scholars, is Porius as Powys would have wanted what he considered “the chief work of my lifetime”.

Reviews

Porius… combines the Shakespearian epic sweep of historicity with a Jamesian finesse of psychological detail and acuity. In this narrative, as in the deeps of music and of blessing, life is language, and language is totally absorbed in the affirmation of life.” George Steiner, The New Yorker

“This mythical masterpiece… [is] fit to be compared both for ambition and achievement with Ulysses” – Margaret Drabble, TLS

Porius has the timelessness of a river… His characters come to life and his world rounds itself, a world as elaborate as Euripides and as trivial as Alice in Wonderland” – The Irish Times

Porius is… Powys’s masterpiece. It calls to mind novels as diverse as One Hundred Years of Solitude, Finnegan’s Wake and Alice in Wonderland… Over the years he’s had some reputable allies – Henry Miller, Robertson Davies, Angus Wilson, George Steiner, Iris Murdoch, J.B. Priestley, Elias Canetti and Philip Larkin, who referred to Powys as a ‘gigantic mythopoeic literary volcano’ But he remains, in the words of Martin Amis, ‘a monument of neglect’.” – Atlantic Monthly

 

 

 

 

 

 

 

Trois critiques de lecteurs publiées sur amazon.com

 

    Daniel Myers

5,0 sur 5 étoiles – A Book For The Ages

27 juillet 2009 –

This book is a truly humbling one to review. It is also difficult to convey to the prospective reader exactly what it is that makes the work so monumental and important or why the editors of The Atlantic chose this book – written 50 years ago and only now published as Powys intended – as THE ONLY book of fiction worth the serious reader’s time to emerge for the whole of last year. I shall endeavour, however, to do my best.

The two striking qualities that will immediately begin to strike the engaged reader about the characters and setting (Wales, 499 A.D.) of the novel are a SLOWNESS and what I can only call a MUFFLEDNESS about it all. These qualities arise, not only because it is set in a pre-agrarian tribal society, but because Powys is interested primarily in the various impressions flickering through the souls of the characters and how they, gradually, come to assume, not to lose, the name of action. The manner in which Porius ruminates upon his decision to find and, if needs be, fight the Cewri might just as well be that of the reader as he/she plunges into these pages :

“This was decided. This was settled. And yet there hung about the whole project something dreamlike and unsubstantial, not so much unreal, as subreal, like a decision under water, or in the soft persistent falling of snow upon snow.”

We have, in today’s post-industrial, “tweeting” age lost the consciousness of the connexions with faint odours, shifts of light, lingering memories that affect our moods, our states of conscience. Powys’ book slowly restores our awareness of these senses in us, as well as “the wisdom of every creature in reconciling itself as well as it could to that mysterious mingling of Nature’s purposes with accident and chance, which is the only world we know.”

The relations between the sexes and, indeed, the sexual impulse itself are – again, slowly – revealed to us as matters of a complex sensorium, as when Sibylla is leading Brochvael through the forest:

“Her complicated new feeling, so fiercely reverential, for the man she was guiding, were as intimately associated with leaves and mould and moss and mist as his were with his fireside at Ty Cerrig…Yes, she was listening, after her fashion; and hearing, amid oak stumps and pine-tree trunks and under that shapeless silveriness of the sky, more, it may well be, than he was saying.”

More than anything, the book presses into the persevering reader an awe at the mysteriousness of our souls and of our world, no better represented than in Powys’ description of a morning mist :

“By imperceptible degrees the first infinitely faint change in the warm dark bosom of the night reaches us like the tolling of a bell under water and with a tragic greyness, far more deathlike than anything to be found in the comfortable embrace and kindly oblivion of darkness; and there comes into existence, thrusting itself between the familiar alteration of light and day, a death-cold, corpselike, alien entity newly arrived upon the earth from heaven knows where.”

Ultimately, the reader is drawn into a world of which his/her primordial senses are keenly aware, which deeply underlies all our lives, but which is lost to us in our day-to-day lives. The time spent (about 60 hours for me) reading this book restores to awareness the odours, sights, smells, chance occurrences which mould our inner lives and eventually determine our actions. Like Proust, and only a few other great authors and poets I can think of over a life devoted to reading, it is a book of wisdom literature. This review doesn’t do it justice. No rating I could give it does it justice. —– Like all such works, you don’t so much read it. It reads you.

_________________ 

 

 

  William Thon

5,0 sur 5 étoiles  – SUPERB WRITER, SENSATIONAL WRITING

28 novembre 2010

This is immortal writing and brilliant interpretation of a past time so often forgotten. Porius – This is the English language at its very best. Even the newts and tadpoles of hell are mentioned here. Fun fast paced reading that Tolkien must have admired. I find it hard for anyone to say anything bad about this amazing book. Like all of the Powys novels it transports me to another world that is unescapable. The forest is described so deliciously, we cannot help but be there with Porius. I do believe JCP should posthumously be given a knighthood for this sensational feat. I would go as far to say that this may be one of the best books in western civilization.

­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­___________________ 

 

    None

5,0 sur 5 étoiles – A great masterpiece of magical realism

15 février 2014 –

Reading Porius is like touching God. It’s an incredible book, one of the great masterpieces of literature, and yet, it is so unusual, so painfully difficult to read, and yet – in its moments, captures something so inexplicably deep and rich in our experience of life. For those troubled by the obscure references, it is helpful to have a copy of W.J. Keith’s guide (just Google « W.J. Keith Porius » to find it) by one’s side, and it can be a painfully slow slog, but there are moments here, too many to relate, the chapter on Myrddin Wyllt (Merlin), probably the best bit of magical realism ever written, and the incredible scene with the Druids in their underground home. Powys’s unique way of capturing nature, and of capturing the innermost thoughts of his characters in a way which is even stronger than even Dostoyevsky. The part that troubles the “educated” (as opposed to the “cultured”), the psycho-sexual element, and some of the overpowering nature moments, is very intrinsic to the writer and his world view and frankly, is very close to the Truth as uncomfortable as it might make you. There is nothing simple or easy about Powys’ world, but it is highly memorable, you will remember scenes from this book for the rest of your life. Note that like Joyce’s Ulysses that there is a sub-story here, which is the 7 days of the book correspond to the 7 steps of alchemical transformation. This book will transform you, it will expand your consciousness, it will outrage you, it will disturb you, but in the end, like the very, very few books of truly great literature, in the end you have felt that you touched something so fundamental to existence, you won’t know what to call it – Powys might call it the First Cause; I felt like after I read it, that I had touched God.

 

 

Une des – 2811 pages du manuscrit de Porius

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 9 janvier 2019

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 9 janvier 2018

Et les geais, alors ?

 

 

 

 

 

 

ET LES GEAIS, ALORS ?!

 

 

 

Sur le site Réseau International, un général – excusez du peu – s’est fendu d’un petit pamphlet en vers intitulé « Le paon et le palais », qui n’est vraiment ni tout à fait un poème ni tout à fait un pamphlet, mais… si tous les généraux voulaient en faire autant, qu’est-ce qu’on serait contents. Bien sûr, il y a cinquante ans, n’importe quel gamin du secondaire pas trop cancre était encore capable de versifier sans trop torturer l’orthographe et la grammaire, mais les temps ne sont plus à ce genre d’amusette.

Donc, bravo général.

Pour le lire, c’est ici :

https://reseauinternational.net/le-paon-et-le-palais/

 

Et c’est suivi d’un autre petit bout rimé, signé Ar Men, qui n’est pas mal du tout. Vous le verrez.

Ce que vous verrez aussi c’est le commentaire signé « zamicel », avec lequel, hélas, on ne peut que se déclarer entièrement d’accord. Bien sûr il a raison, et raison de citer Vltchek, même si on avait trouvé que, dans son dernier article, écrit du Vietnam, ce dernier avait traité un peu en rase-motte la complexité de la lutte des classes.

Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais perdre son temps que remettre cette question sur le tapis.

 

 

 

 

« Messieurs, vouliez-vous une révolution sans révolution ? »

Théroigne – Les Grosses Orchades 5 janvier 2018

 

…aurait pu dire le Maximilien le plus calomnié du monde par toute la vilenie du monde à ceux qui, chez les gilets jaunes, se targuent de n’avoir jamais préconisé la violence mais annoncent qu’ils ne peuvent pas garantir qu’il n’y en aura pas. Et qui les a sonnés ? Qui veut savoir ce qu’est la violence n’a qu’à tousser un peu fort aujourd’hui en gilet canari, et il verra comment jouent de cet instrument les hauts lieux.

Qui ne s’y attendait pas n’est qu’un naïf doublé d’un jobastre. Qui n’était pas prêt à imiter les hauts lieux aurait mieux fait de rester chez lui et d’endurer son sort.

L’article de Vltchek que cite Zamicel dans son commentaire, on va vous le balancer ici parce qu’il aurait pu être beaucoup plus long et même élargir encore le débat dans le genre « Mais QUE FAIRE bordeldedieu pour passer tous les parasites à la Marie-Rose et se mettre à vivre avec des principes au lieu de se branler sur des impuissances ? » 

Le voilà donc :

 

Société. Est-ce que le public occidental « ne sait pas » ou « ne veut pas savoir » ?

Andre Vltchek – La Cause du Peuple30.11.2018

(Réponse : il sait mais s’en fout.)

 

Un État qui fut libre d’abord, comme la Grèce avant Philippe de Macédoine, qui perd ensuite sa liberté, comme la Grèce la perdit sous ce prince, fera de vains efforts pour la reconquérir ; le principe n’est plus ; la lui rendît-on même comme la politique romaine la rendit aux Grecs, l’offrit à Cappadoce pour affaiblir Mithridate, et comme la politique de Sylla la voulut rendre à Rome elle-même, c’est inutilement ; les âmes ont perdu leur moëlle, si je puis ainsi parler, et ne sont plus assez vigoureuses pour se nourrir de liberté ; elles en aiment encore le nom, la souhaitent comme l’aisance et l’impunité, et n’en connaissent plus la vertu.

Au contraire, un peuple esclave qui sort soudain de la tyrannie n’y rentre point de longtemps ; parce que la liberté a trouvé des âmes neuves, incultes, violentes, qu’elle les élève par des maximes qu’elles n’ont jamais senties, qui les transportent, et qui, quand on en a perdu l’aiguillon, laissent le cœur lâche, orgueilleux, indifférent, au lieu que l’esclavage le rendait seulement timide.

Saint-Just, De la nature de la Constitution  française

(on vous l’a déjà cité mais on ne s’en lasse pas et, c’est, pour la France, la réponse absolue à la question posée).

 

Lire ici :

https://numidia-liberum.blogspot.com/2018/11/societe-est-ce-que-le-public-occidental.html?m=1

 

 

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’il dirait Céline, aujourd’hui que « les jaunes » sont à Brest et à Cognac et que le vin de champagne est chinois ? Et qu’en plus, ils vont sur la face cachée de la lune chercher de l’eau ?

 

La déesse, le lapin de jade et le pont des amoureux

Une excursion dans la culture chinoise sur la face cachée de la lune

 

Moon of Alabama 3 janvier 2019

Traduction : Le Saker Francophone

 

Une mission extraordinaire de l’Administration spatiale nationale de Chine nous aide à apprendre un peu de la culture chinoise, ancienne et moderne.

 

 

 

Aujourd’hui à 14h26, le module d’alunissage Chang’e-4 et son rover à six roues Yutu-2 ont aluni sur la face cachée de la lune. Ils ont utilisé le satellite de relais Queqiao pour nous envoyer les toutes premières images rapprochées (voir ci-dessus).

Les noms Chang’e, Yutu et Quegiao n’ont aucun sens pour les personnes qui ont grandi dans les cultures “occidentales” mais ils sont bien connues dans toute l’Asie :

Dans un passé très lointain, dix soleils s’étaient levés ensemble vers le ciel et avaient brûlé la terre, causant ainsi de graves difficultés à la population. L’archer Yi en abattit neuf, ne laissant qu’un soleil, et reçut l’élixir d’immortalité en récompense. Il ne l’a pas consommé tout de suite, mais l’a caché dans sa maison, car il ne voulait pas acquérir l’immortalité sans sa femme bien-aimée, Chang’e. Cependant, alors que Yi partait à la chasse, son apprenti Fengmeng a fait irruption chez lui et a essayé de forcer sa femme Chang’e à lui donner l’élixir; elle a refusé et l’a bu elle-même. Chang’e s’est ensuite envolée vers le ciel, choisissant la lune comme résidence. Yi a découvert ce qui était arrivé et s’est senti triste. Il a donc apporté sur l’autel les fruits et les gâteaux que Chang’e avait aimés et lui a offert des sacrifices….Au jour de la mi-automne, la nuit de pleine lune du huitième mois lunaire, un autel à ciel ouvert fut installé face à la lune pour le culte de Chang’e. De nouvelles pâtisseries furent mises sur l’autel pour qu’elle les bénisse. On dit qu’elle donne la beauté à ses fidèles. Crédit Wikipedia, Chang’e

Il y a des dessins classiques de Chang’e, mais elle joue également un rôle de premier plan dans l’animation moderne.

 

 

par phsueh

 

Yutu, le lapin de jade, est le compagnon de Chang’e. Son mortier et lui peuvent être vus à la pleine lune lorsque Yutu pilonne les ingrédients de l’élixir de vie pour Chang’e. Wikipedia, Moon Rabbit

 Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.fr/la-deesse-le-lapin-de-jade-et-le-pont-des-amoureux

 

 

 

 

RETOUR DANS L’HEXAGONE EN CAPILOTADE

 

 

 

 

 

 

 

Lettre au président Macron dont je ne veux pas lire la lettre

Je ne suis pas dupe : vous n’avez pas changé

Nicolas LévineCauseur 4 janvier 2019

 

Emmanuel Macron lors de ses vœux présidentiels du 31 décembre 2018

 

Emmanuel Macron prépare une lettre aux Français. Je n’ai pas envie de la lire. Ses deux dernières allocutions télévisées l’ont prouvé: il n’a absolument pas changé.

 

Monsieur le président de la République,

Lors de vos vœux télévisés, vous avez annoncé que chaque Français recevrait bientôt une lettre de vous. C’est aimable mais, en vérité, je ne suis pas très impatient de vous lire. Je viens vous dire pourquoi.

Lorsque vous êtes monté sur la scène, en 2014, une amie – qui ne manquait ni de finesse psychologique ni d’imagination – m’assurait que vous étiez un vampire. Bon… Pour moi, vous n’étiez qu’un des mille visages de l’Internationale libérale, un social-démocrate de plus, qui avait pour lui sa jeunesse, une grande énergie et une baraka fabuleuse. Car n’oubliez pas, Monsieur le président, les conditions dans lesquelles vous avez été élu. Vous avez un truc avec les François. Il y a d’abord eu le renoncement de François Hollande ; puis la victoire, qui bouleversait les centristes de son camp, de François Fillon à la primaire de la droite ; le ralliement de François Bayrou faisait de vous l’unique candidat des gens assis. L’affaire Pénélope, scandale survenu pour vous au meilleur moment, éliminait de la course l’ancien Premier ministre, favori des sondages. Ainsi vous êtes-vous retrouvé face à Marine Le Pen, c’est-à-dire face au fascisme selon la presse qui, fascinée par votre personne, vous peignait en Kennedy philosophe. Après Chirac en 2002, c’était à votre tour de « faire barrage » à « la peste brune ». Avec 66% des voix au second tour, la mission était accomplie. Les législatives vous donnaient logiquement une très nette majorité à l’Assemblée nationale.

Le hic, Monsieur le président, c’est que vous avez été élu par 17% du corps électoral. Moins d’un Français sur cinq inscrits sur les listes a glissé un bulletin « Macron » dans l’urne au premier tour. Quant à votre majorité, seuls 48% des inscrits ont élu leurs députés et, parmi eux, 11% ont voté nul ou blanc. C’est le jeu, soit, mais c’est fort peu et cela obère considérablement votre légitimité et celle de votre parti. La perpétuation du scrutin uninominal à deux tours n’a qu’un but évident : empêcher l’élection de représentants souverainistes et, dans une moindre mesure, d’extrême gauche. La stabilité de nos institutions est l’alibi de cette entourloupe. Entre 20 et 50% des électeurs votent pour rien. Ne vous en déplaise, ce n’est pas démocratique. Et c’est la raison pour laquelle, élection après élection, l’abstention progresse.

Durant la campagne, vous aviez moqué à juste titre la normalité revendiquée de votre prédécesseur. Cela dit, vous, vous étiez le candidat de la normalisation. Celle de la France vis-à-vis de la marche du monde tel que les progressistes le rêvent et le façonnent chez eux et, plus encore, dans les instances supranationales. Votre rôle, assumé d’ailleurs, est de soumettre définitivement notre pays à la mondialisation. Cette ambition fait de vous le champion des élites économique et culturelle. Ce n’est pas moi qui le dis mais toutes les études dédiées à votre électorat, où les CSP+ sont surreprésentés. Oui, tous les nomades, les connectés, les contempteurs des frontières, ceux qui, les yeux fermés, tendent la main à celle, invisible, du marché, « les premiers de cordée » vous adorent. En un an à peine, vous les avez bien servis. Le cœur de votre politique vise à libérer leur créativité et leur portefeuille.

Soutenu par les grands médias, vous avez persisté dans l’erreur européenne, n’obtenant rien dans le dossier des travailleurs détachés, rien d’Angela Merkel qui, plus protestante que conservatrice, aura ouvert encore davantage le continent à toute la misère d’ailleurs. Du reste, comme elle, vous trouvez cela formidable, l’immigration : le patronat est content et les intellectuels organiques cognent Dupont Lajoie par migrant interposé. Taquin, vous évoquez Jeanne d’Arc quand vous rendez hommage à Arnaud Beltrame : vous êtes alors à peu près aussi crédible que moi lorsque je chante du Vianney. Comédien, va ! Vos faiblesses pour un vigile bombardé, à vingt-cinq ans à peine, adjoint au chef de votre cabinet, auront retourné l’opinion. Le mouvement des gilets jaunes révèle,

Depuis bientôt deux mois, en effet, vous faites face à une opposition massive. C’est le peuple, i.e. les mal classés, les déclassés et ceux qui ont peur de chuter, qui se mobilise sur les ronds-points et, chaque samedi, dans les rues de nos villes. Vous avez d’abord joué la montre. Puis vous avez nazifié. Enfin, puisque la décrue tardait, la larme à l’œil, « en responsabilité » comme disent les énarques dans leur affreux sabir, vous avez lâché des miettes à la « foule haineuse ». Même les journaux qui vous brossent à longueur de journée ont dit que c’était du pipeau, votre hausse du SMIC et votre baisse de la CSG. Personne n’est dupe : vous cherchez encore à gagner du temps. Vous avez promis un « grand débat national » en commençant par en exfiltrer la question migratoire, pourtant capitale. Monsieur Griveaux, votre ministre du Cap, a bien précisé que ce dernier ne changerait pas à l’issue de cette consultation dont la France entière rit, à part peut-être les militants de la REM, nombreux à manifester ces dernières semaines un racisme social digne des heures les plus sombres de juin 1848.

Nonobstant la danse du ventre de la France insoumise, les gilets jaunes penchent très à droite sur le plan des valeurs. Vous le savez et c’est pourquoi vous n’hésitez pas à faire preuve envers eux d’une violence inédite. Dix morts, des centaines de blessés, des milliers d’interpellés dont certains « préventivement » : voilà le bilan d’une répression que vous ne vous permettriez jamais avec les racailles et les gauchistes. Vous n’avez pas eu un mot pour ces victimes-là. En revanche, vous avez acheté les forces de l’ordre avec une augmentation et une prime. Pour ma part, je sais désormais à quoi m’en tenir avec ces prétoriens. Je sais aussi que vous ne voulez pas céder, que vous êtes prêt à faire matraquer encore et encore pour sauver le système qui vous a hissé là où vous êtes. Vous l’avez dit l’autre soir à la télé. Dont acte.

Partout en Europe les peuples relèvent la tête. Le printemps sera chaud. Il vous faudra tenir compte de votre déroute aux élections. Sinon, croyez-moi, nous viendrons vous chercher.

Source : https://www.causeur.fr/lettre-macron-voeux-gilets-legitimite-157838

 

 

 

 

Voitures brûlées à la Saint-Sylvestre ? Quand Castaner devient muet.

 

Régis de Castelnau – Vu du Droit 4 janvier 2019

 

 

Cette année encore, des centaines de voitures ont été incendiées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Mais le ministre de l’Intérieur, qui n’a pas publié de bilan chiffré, s’est « félicité » que tout se soit bien passé. Quand on brûle une voiture en France, mieux vaut ne pas porter de gilet jaune. 

 

Emmanuel Macron n’a pas finassé à l’occasion de la présentation de ses vœux. Que ce soit dans ses attitudes ou dans ses paroles, le message était clair. Au-delà des insultes habituelles adressées aux six à sept Français sur dix qui souffrent de sa politique et s’y opposent, il a confirmé que la seule solution à la crise de légitimité qui le frappe de plein fouet serait le recours à la répression. Flanqué d’une police qui a démontré sa capacité à la brutalité et la violence excessive, et surtout d’une magistrature aux ordres, il est fermement décidé à un tournant autoritaire.

Gilets jaunes, petits bras

« Moi j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre. » Cette célébrissime réplique de Louis Jouvet s’applique à un des aspects significatifs de la Saint-Sylvestre que les médias aux ordres s’efforcent d’étouffer.

 

 

Effectivement, on peut dire bizarre en apprenant que pour la Saint-Sylvestre, des racailles auraient brûlé plusieurs centaines de véhicules. Bien plus que les gilets jaunes pendant toute la durée du mouvement, soit depuis le 17 novembre dernier. On peut dire aussi bizarre en apprenant le bilan des arrestations suivies de procédure judiciaire pour ces incendies volontaires dont il faut pourtant rappeler qu’ils sont qualifiés de « crime » dans le Code pénal. Zéro arrestation de ce type dites donc ! En effet, bizarrement toujours, les 100 000 policiers récemment mobilisés contre les couches populaires étaient invisibles, voire d’une mansuétude étonnante. Il fallait probablement qu’ils se reposent car il faut reconnaître qu’ils n’ont pas chômé quand il s’est agi de taper sur le populo des ronds-points.

Mantes ma jolie…

Malgré des recherches dans la presse et sur les réseaux, je n’ai vu, cette fois-ci, aucune photo ou vidéo des racailles incendiaires à genoux et mains dans le dos. Bizarre de chez bizarre quand même ? Les illégalités commises à l’encontre des lycéens de Mantes-la-Jolie, où pour poursuivre moins de 20 personnes responsables on en avait coffré 150 pour ensuite monter une opération en les photographiant et filmant illégalement avant de s’empresser de diffuser ces images tout aussi illégalement, ont pourtant été largement acclamées. De mes amies Élisabeth Lévy à Céline Pina en passant par Franck Crudo, ce ne fut qu’une clameur : « Bien fait pour eux ! »

Mais dites-moi, chères amies et tous ceux qui vous emboîtent le pas, ne seriez-vous pas un peu gênés aujourd’hui d’être à ce point passés au travers et de n’avoir pas mesuré que cette mise en scène de Mantes-la-Jolie n’avait sûrement pas pour but de se mettre soudainement – après un laxisme et une complaisance plus que trentenaires -, à faire la chasse à tous ceux qui, à coups de violences, d’agressions, de vols, de trafics divers pourrissent la vie des gens qui sont contraints de vivre dans leurs quartiers ? Non, l’objectif était tout simple : intimider les gilets jaunes et habituer l’opinion à un niveau de violence répressive, policière ou judiciaire considérable à leur encontre.

Touche pas à ma racaille

Pour retrouver une telle intensité dans la répression que celle qui s’est déchaînée depuis deux mois, il faut remonter à très très longtemps. On l’a d’ailleurs bien vu : les racailles, dont on nous a baratiné qu’ils étaient la cible de la pantalonnade de Mantes-la-Jolie, n’ont pas été impressionnées plus que ça. Manifestement morts de peur, ces voyous ont, en termes de véhicules brûlés, plutôt maintenu leur niveau des années précédentes. Et à Mantes-la-Jolie même, lors des incidents de décembre, une seule voiture avait été incendiée. Cette fois-ci, les incendiaires ont porté le score à 12… Et pourtant, toujours aussi bizarrement, personne à genoux, pas de photo, pas de film ! Christophe Castaner, le roi du calcul mental s’agissant des participants aux manifestations des gilets jaunes, doit avoir cette fois-ci des problèmes avec les additions : le ministère de l’Intérieur est muet sur un bilan chiffré.

« Les festivités de la #SaintSylvestre 2018 ont pu se dérouler normalement et ont été exemptes de tensions notables et d’incidents graves. Au nom de tous les Français, @CCastaner et @NunezLaurent adressent aux personnels engagés leurs plus sincères remerciements. #BonneAnnee2019 pic.twitter.com/ivM1McLIoL »

— Ministère de l’Intérieur (@Place_Beauvau) 1 janvier 2019

Avec Emmanuel Macron, le lumpen des quartiers peut y aller tranquille. D’ailleurs, comme on le sait depuis Karl Marx et sa Guerre civile en France, le lumpenprolétariat est toujours utilisé par les dominants. Si jamais, par extraordinaire, un incendiaire ou n’importe quel autre délinquant se faisait attraper par la police, il aurait le droit d’abord à une visite du président de la République dans sa chambre et ensuite à une belle pétition « urgence la police assassine » promue par la coopérative des « artistes » et des « intellectuels », tous ceux qui sont restés obstinément muets face à la révolte des pauvres et la répression violente qu’ils ont subie. Il y aurait ensuite toutes les chances que la seule conséquence judiciaire pour le délinquant soit une mention sur le casier judiciaire qui figurera aux côtés de la ribambelle de celles qui y sont déjà. Pas un seul jour de prison, celle-ci est réservée aux gilets jaunes qui ont osé se promener avec des lunettes de piscine.

« Classes laborieuses », classes haineuses, classes dangereuses ! Macron nous l’a bien fait comprendre dans ses vœux. La feuille de route est bien celle-là, les couches populaires après les avoir insultées, on va leur taper dessus.

Source : http://www.vududroit.com/2019/01/voitures-brulees-a-saint-sylvestre-castaner-devient-muet/

 

 

 

 

Karl MARX

La guerre civile en France

  • Poche: 95 pages
  • Editeur : L’Herne
  • Collection : Carnets de l’Herne
  • ISBN-10: 2851978268
  • ISBN-13: 978-2851978264

Au format Kindle : 0,99 €

Présentation de l’éditeur

« Qu’après la plus terrible guerre des temps modernes, le vaincu et le vainqueur fraternisent pour massacrer en commun le prolétariat, cet événement inouï prouve, non pas comme Bismarck le pense, l’écrasement définitif d’une nouvelle société montante, mais la désagrégation complète de la vieille société bourgeoise. Le plus haut effort d’héroïsme dont la vieille société soit encore capable est une guerre nationale ; et il est maintenant prouvé qu’elle est une pure mystification des gouvernements, destinée à retarder la lutte des classes, et on se débarrasse de cette mystification, aussitôt que cette lutte de classes éclate en guerre civile. La domination de classe ne peut plus se cacher sous un uniforme national, les gouvernements nationaux ne font qu’un contre le prolétariat ! » K.M.

Biographie de l’auteur

Philosophe, économiste et révolutionnaire allemand. Il est l’un des grands théoriciens du socialisme. Il dirigea la première Internationale ouvrière (1864), dont il rédigea les statuts. Il est l’auteur de L’Idéologie allemande (1845), du Manisfeste communiste (avec E. Engels,1848), de Contribution à la critique de l’économie politique (1858) et de son opus magnum Le Capital, dont seul le premier livre parut de son vivant (1867-1884). Il mourut à Londres où il s’était exilé après l’échec de la révolution allemande de l848.

 

 

 

 

Pour adoucir les mœurs de ceux qui en ont :

 

Le maestro Max Emmanuel Cencic et Rossini

 

Semiramide

 

 

La donna del lago

 

 

Tancredi : « O patria »

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 janvier 2019

(veille des galettes !)

 

 

 

Les voeux de Manuel de Diéguez

 

 

 

 

 

Les vœux de Manuel de Diéguez

 

 

 

 

2019, DEHORS l’OTAN !

 

De 1944 à 2019, on compte soixante quinze ans. Le nombre de Français que l’ancrage de leur esprit sur leur patriotisme juge ce temps plus que suffisant, est devenu majoritaire dans notre pays. Et plus que suffisante la certitude que l’occupant ne s’en ira pas de lui-même et par sa seule et généreuse volonté : au contraire, il semble bien qu’une volonté définitive de s’installer à jamais en pays conquis devienne l’expression naturelle des intentions définitives des nouveaux conquérants.

 

 

 

Dans ces conditions, la seule solution réellement patriotique n’est-elle pas de se décider enfin à prendre les devants et à éveiller un sain réalisme des élites dirigeantes françaises. Attendre une manifestation de générosité de la part de l’occupant s’apparente à une trahison.

Mais pour cela, l’histoire n’enseigne-t-elle pas que les évidences les plus criantes doivent se trouver soulignées par des sacrifices? La trahison est un lit douillet, renoncer à ses avantages exige des sacrifices. Si aucun Français ne consentait à un sacrifice patriotique afin d’ouvrir les yeux à ses compatriotes endormis, cette étrange dormition ne finirait-elle pas par s’inscrire dans le capital génétique de ceux qui se baptisaient eux-mêmes non point les Gallis (avec deux l, les coqs) mais les Gaulois, les Vaillants, les Assaillants.

Pour ma très modeste part, à l’âge de quatre-vingt dix-sept ans, je lance un ultime appel à un sursaut de la jeunesse de France. Plus un peuple vieillit, plus il ressemble au bûcheron « couvert de ramée » de Jean de la Fontaine qui a rappelé que ce dernier préfère « souffrir que mourir » et que telle est la « devise des hommes ».

À cette devise retirons du moins l’amertume et donnons-lui les couleurs d’un ultime flamboiement et d’une espérance. Dehors le bras armé de l’empire américain, DEHORS l’OTAN ! Tel est l’ultime appel que tout le monde attend aujourd’hui de la France.

Le 1er janvier 2019

 

 

 

 

Pour mémoire

Bombardements de la Serbie, 1999

ou l’Europe contre l’Europe pour le compte de l’OTAN

 

 

 

 

 

Il est temps !

 

 

 

 

 

Tiens, pendant qu’on y est…

 

 

Africom hors d’Afrique !

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 2 janvier 2019

 

 

 

Benalla par-ci, Benalla par là…

 

 

 

Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme cestui là qui conquit la toison
Et puis est retourné, plein d’usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge

 

 

BENALLA PAR-CI, BENALLA PAR LÀ…

(On a les cadeaux de Nouvel An qu’on peut)

 

Il paraît que Michel Houellebecq sort un livre. Pour lequel vont sonner partout – préemptivement – les trompettes de la renommée.

L’Ajiaco d’Anatole Atlas, en revanche, n’a pas eu droit à la plus minime des recensions dans Le Swar de Bruxelles, qui va sûrement y aller de sa petite promo provinciale à Mimi cependant. (« Lettres françaises de Belgique » ? Tiens, fume !)  L’auteur constate.

Quand on sort d’Entretien avec le professeur Y, on apprécie.

Benalla ? Oh, il ne fait ici que passer…

 

Ordre de la Toison d’or des fin de race

 

       L’Ancêtre Cham et l’Oncle Sam

Anatole Atlas

 

Qui s’autorise une analogie poétique entre Cham (fils maudit de Noé dans la tradition biblique) et Cham (désignation millénaire en arabe du Levant), risque un cruel opprobre pour abus d’étymologie mythique…

Son cas s’aggravera s’il réfère l’oncle Sam au nom du prophète Samuel. Voire, au Sem d’après le déluge (fils aîné de Noé), promis par les tardifs scribes hébraïques à l’originelle bénédiction de l’Eternel, c’est-à-dire à la domination sur toutes les nations : ce que mirent en question Jésus, Spinoza, Marx, Freud, Einstein, Lukacs, Bloch, Adorno, Benjamin…

J’implore donc le pardon des puristes si je m’obstine à écrire Cham (et non Kam) le plus lointain ancêtre commun à l’humanité entière, quand Baby Mac, réfugié dans une casemate militaire sur l’arrière-front du Tchad, pousse l’obscénité jusqu’à contrefaire une posture morale digne de l’agent du Mossad Benalla (muni d’un passeport diplomatique, son barbouze l’avait précédé dans cette garnison française en Afrique, où se nouent tous les trafics d’armes, de djihad et de métaux rares)…    

« L’ordre et la concorde doivent régner » proféra depuis son bastion néocolonial cet employé de Rothschild à l’Elysée, pour mater par les mots un peuple insurgé. De quel ordre s’agit-il, sinon du Nouvel Ordre Edénique (NOE, dont il est question dans une mélopée romanesque depuis plus de vingt ans) – fondé sur l’archaïque damnation de Cham ? L’Oncle Sam peut arborer le masque hideux d’un Killer Donald (servant de repoussoir pour le prochain retour d’Hillary Bomb, sous l’éventuel déguisement du patron de Fake Book), il demeure le donneur d’ordre d’un ordre fondé sur carnages et pillages au départ de Canaan…

« Très peu de carnage » ânonnera le plus célèbre grabataire français du verbe aux ordres de ses commanditaires, pour décrire la situation. Non sans féliciter Killer Donald pour avoir mis fin à l’impérialisme américain, quand celui-ci relance le pillage de l’Irak. Soit, la dose maximale de remugles toxiques imposés par Kapitotal à l’industrie de l’insignifiance promotionnée par la tour Panoptic…

Le crime organisé, propriétaire du globe depuis la destruction de l’Union soviétique, ne vient-il pas de signer un racket à plusieurs milliards sur le plus africain des pays d’Asie : la Malaisie ? L’opération (dite 1MDB), montée par une éminence du Golfe pour piller le trésor public de ce peuple exotique, associe Goldman Sachs et la banque Edmond de Rothschild…

Kapitotal a-t-il pris son envol en France (deux ans après le coup d’État monétaire de Nixon en 1971) grâce à la loi Rothschild, sommant l’État d’obéir aux marchés financiers, prélude à l’esclavage par la dette ? Les Gilets Jaunes sont complices de génocide en vitupérant ces gangs, rétorque la tour Panoptic…

Une étincelle a donc jailli. Cette flamme a traversé des corps, erré dans les têtes qui se sont mises à parler. La gangue de rêves morts et de mémoire falsifiée s’est fissurée, des foules inconnues d’elles-mêmes se découvrant en vie, parant la grise misère ordinaire aux couleurs d’un commun oriflamme. Aux carrefours, les silhouettes anonymes se sont intronisées les unes les autres en Jasons rédempteurs d’une antique chevalerie, celle de la Toison d’Or…

 

Ordre de la Toison d’or des Ronds-Points

 

Sortons des oubliettes de notre propre château : ce cri, lancé par des Gilets Jaunes sur quelque rond-point, semblait se souvenir d’un roman paru en 1990, où se posait la question : l’humanité, qu’est-elle devenue, est-elle toujours prisonnière des oubliettes de son propre château ?

Plus qu’un prince, moins qu’un manant : telle était la devise clamée par ce roman vieux de plus d’un quart de siècle. Nous sommes le travail vivant, dans vos calculs traité comme du capital variable, et refusons la soumission au travail mort, capital fixe devenu volatil !  Voilà ce qui se dit au grand jour chez ces gueux revêtus d’ancestrale noblesse, aspirant à s’évader des enclos mentaux séquestrant le cerveau collectif…

Où sont donc encore les altesses et où les bassesses ? Où la véritable aristocratie, où la réelle vilenie ? …

Ce que nous savons de l’histoire officielle est un récit fomenté par princes et prélats. Ces gens-là fabriquèrent l’enfer au nom du paradis nous dit Dante, sur les traces d’Homère et de Virgile : aèdes grâce à qui franchirent les âges d’autres récits que ceux des princes et prélats…

Mais une Divine Comédie contemporaine pourrait-elle voir le jour ?…

Le principal trait psychique marquant les justifications idéologiques du pouvoir, de siècle en siècle, fut la démence. Faut-il nommer autrement  les bains de sang commis en invoquant le droit divin ? Mais un pouvoir de droit malin, comment s’y prendrait-il ? Il fallait une religion nouvelle pour déplorer, par la voix des grands-prêtres, ces folies sanguinaires, tout en gérant un charnier d’ampleur désormais planétaire. Il fallait rien moins qu’une société sans autre tête que ses ordinateurs…  

Cet organisme acéphale dont l’appareil digestif a colonisé le cerveau, n’ayant plus guère que des productions culturelles excrémentielles, ne déclenche-t-il pas des perplexités faisant se demander où est son bec ? Baptisons donc « Où-est-le-bec » ce lombric illustratif d’une structure où se confondent les orifices de la parole et de la défécation, caractérisée par médiocrité d’inspiration et plat prosaïsme d’expression…

Toute création spirituelle et intellectuelle ne peut qu’être extérieure à Où est le bec. Si le chant de l’aède n’y a plus droit de cité, faisant l’objet d’une absolue prohibition dans les secteurs de l’édition, quel ersatz de sa voix devait-il s’y substituer, sinon ce providentiel Où est le bec ?…

Quand ce qui sort des tripes est plus écouté que les fruits de l’esprit, n’importe quel tweet analphabète a plus d’écho que la parole de l’aède, avantageusement supplantée par un quelconque Où est le bec

Si certaines moisissures sont bonnes à boire ou à manger, toutes les pourritures sont-elles pour autant comestibles ? À dates fixes, gazettes et magazines font l’unanime réclame d’un même putride orviétan, vendu comme panacée pour troubles gastriques et intestinaux d’une Animal Farm où lois de la gestion et de la digestion se confondent…

Ainsi le capitalisme, qui tirait son appellation du mot latin caput, et dont les capitaines, de pied en cap travestis en oracles, ne cessent de clamer que pour les prolétaires seul est bon le cap des actionnaires, s’avère-t-il mériter le nom d’Acéphalopolis : afin qu’aucun projecteur n’éclaire un tel titre, ne convenait-il pas de faire appel à Où est le bec ?…

Voici l’heure où les best-sellers prémâchés digérés et chiés s’écoulent par millions du cloaque publicitaire, la totalité du contenu s’identifiant à la notice fournie par les robots du fabricant, qui s’étale gratuitement par pages entières dans les organes appartenant aux mêmes firmes que cette pharmacopée vantant la médecine Où est le bec… 

Naguère les haruspices lisaient le destin dans les entrailles d’oiseaux sacrifiés. De nos jours – à défaut du pharmakon aédique – ce sont les basses-cours plumitives qui tirent le seul futur autorisé du foie de volatiles dégénérés, gavés comme un rentier de pilules remédiant au défaut de sérotonine

La sortie d’un tel titre s’accompagnera de liturgies comparables à celles entourant les dates sacrées du calendrier. L’événement sera d’abord prêché par la tour Panoptic en un sanctuaire médiatique de Kapitotal : Valeurs actuelles. Cet organe financier de l’extrême-droite se devait de pontifier en couverture : La grande prophétie

Ne disposent-ils pas d’une armée de larbins aux gages pour, de cet empoisonnement programmé, vanter les vertus tonifiantes ? Cette valetaille prostituée, dans son plan marketing, n’a-t-elle pas mission d’insulter la littérature en comparant Où est le bec à Baudelaire, Hugo, Balzac ou Gérard de Nerval ? Aussi le même jour, une semaine avant l’offertoire sur l’autel des étals pour la communion des fidèles, toutes les feuilles francophones à l’unisson distribuent-elles sur plusieurs pages une propagande orchestrée par le plus haut clergé panoptique… Si Le Figaro – ouvertement confessionnel – tient la palme, Le Monde surenchérit dans la bigoterie pastorale en référant à Voltaire, donc aux Lumières, pour cette flaque de ténèbres où se reflète le néant. L’Office pour la doctrine de la foi fera même dire d’Où est le bec, par Birnbaum, qu’il « tient en respect, comme jamais, la littérature contemporaine » !…

L’on serait tenté de penser à quelque intention parodique, mais après le prophète, c’est très sérieusement le poète et le philosophe dont sont chantées les louanges dans le quotidien de référence. Quelles oboles sont-elles versées, par quelles banques de quels occultes Saints Sièges, et pour quelles inavouables indulgences, en récompense de si pieux zèles ? Car ne s’agit-il pas ici d’occulter révélation prophétique, intuition poétique et réflexion philosophique – propres à l’aède exterminé ?…

L’habileté réside en l’art de promouvoir, comme figure oraculaire des Élus, quelqu’un dont l’apparence fait l’incarnation même des Damnés. Conscient des bénéfices à tirer d’un tel rôle, ce triste sire surenchérit dans le discours apologétique le plus favorable aux Élus, celui qui fait se résigner au pire les Damnés. C’est Drieu la Rochelle (panache et style en moins) discréditant la Révolution française et la Commune de Paris, comme toute Résistance à Vichy, sous le brillant prétexte que mieux vaut prendre un comprimé de sérotonine…      

Kapitotal est à la corruption du monde ce qu’est la tour Panoptic à la cadavérisation du verbe. Dans un style dicté par le plus méphitique air de tous les temps, la bile d’un rastaquouère se vend en remplacement des visions aédiques. Où est le bec peut et doit d’autant mieux pérorer : « Nous n’avons pas de racines, nous ne produisons pas de fruits ». Soit, une absolue négation du message aédique…   

Dés pipés, cartes truquées, ne sont pas l’apanage exclusif des députés. Quel venin pourrit-il jusqu’à son trognon le fruit de l’Arbre de Vie ? Sans perspective d’au-delà, tout ce qui vit se nécrose. There is no alternative est le slogan de cette putréfaction, dès lors que l’hypothèse d’une issue au capitalisme a été verrouillée. Nul possible autre signifie l’aveu d’une reddition à la bête immonde, envisagée par l’aède Bertolt Brecht. Il est dès lors impératif que le cosmythologique AJIACO ne puisse (au double sens du mot pouvoir : aptitude et autorisation), non seulement faire l’objet d’une recension (certes, hors de ces compétences domestiques), mais voir titre et nom d’auteur mentionnés dans Le Soir de Belgique…

Est-ce un hasard si l’on appelle The Voice la principale émission de télé-réalité ? Comme si M5 I2 (Moyens Modernes de Mystification et de Manipulation de Masse par l’Industrie de l’Insignifiance), devait  assurer à la populace une contrefaçon caricaturale de ce qui fut assassiné…

Telle se veut la triple exigence esthétique, éthique et politique d’AJIACO (parole mythique de l’aède voyant en l’Ancêtre Cham un Surmoi forclos de l’humanité, qu’usurpent les propagandes en faveur de l’Oncle Sam), qu’Où est le bec en apparaîtra demain comme le plus vil succédané.                

Anatole Atlas, le 31 décembre 2018   

www.spherisme.be

 

 

 

 

Mais, comme le furet du bois mesdames, le revoilà

 

Benalla placé sous parapluie israélien

 

Jacques-Marie BOURGET – LGS 31.12.2018

 

 

C’était couru d’avance, Benalla, un garçon si plein d’allant et promoteur, détenant par ailleurs des secrets d’État, ne pouvait que tomber sous la coupe des services israéliens.

 

Depuis qu’il a quitté l’Elysée – mais l’a-t-il vraiment quitté ? – Alexandre Benalla est marqué à la culotte par le Mossad. Pourquoi diable ? Tous les services secrets du monde, mais en particulier celui d’Israël, rêvent d’avoir sous la main un homme qui a partagé l’intimité des puissants. C’est le cas de Benalla qui, pendant plus de dix-huit mois a vécu dans l’ombre du couple Macron et à la fois au cœur d’une machine pas banale, la Présidence de la République Française, cinquième puissance mondiale et membre du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Quand Mitterrand est arrivé au pouvoir en 1981, même si les amis de Tonton avaient, depuis longtemps, épuré toutes les archives concernant leur maître, le Mossad avait, lui, récupéré des kilos de papiers. Pas tous valorisants pour l’histoire secrète de celui qui arrivait au pouvoir. Vichy, bien sûr. Mais pas seulement. Et ce n’est pas pour le seul amour de la carpe farcie que Mitterrand a réservé sa première visite d’État à Israël. Ce Benalla, et ses secrets même petits, n’a donc pas de prix. Et le Mossad, prêt à guider le demandeur d’emploi, est informé de tout ce qui tourne autour de cet Alexandre.

Lire la suite…

Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/1411-2/

 

 

 

 

Où l’on voit que le président Xi Jinping pousse l’urbanité internationale jusqu’à souhaiter une bonne année aux Chinois avec 36 jours d’avance !

 

 

 

 

2019 ou presque, le mot de Strategika51

par Strategika51 le 1er janvier 2019

 

Le commandement stratégique US Stratcom a diffusé une étrange vidéo sensée nous transmettre les vœux de la nouvelle année 2019 avant de la retirer, en raison de sa violence symbolique extrême.

 

 

En lieu et place de vœux de bonne santé, de bonheur et de prospérité, les petits gars chargés de la communication au Stratcom nous souhaitent une bonne année létale 2019 pleine d’engins hyper-explosifs tombant du ciel et délivrés par des bombardiers furtifs.

En termes clairs, ils nous souhaitent une mort violente en feu d’artifice. Rien d’étonnant que la vidéo ait été retirée très vite.

Ils n’ont rien de mieux à nous souhaiter que la destruction et la mort ? Mince alors !

Cela contraste avec le message de vœux 2019 très philosophique du président chinois Xi Jinping. Il évoque la marche du temps et le changement de saisons dans la pure tradition chinoise :

 

Cela s’appelle rendre des comptes [NdGO]

 

Mais au fait, en quelle année sommes-nous réellement ? Nul ne le sait. 2019 est une date totalement arbitraire ne correspondant à rien. Jésus-Christ avait 6 ou 7 ans en l’An 0 et le passage au calendrier grégorien quinze siècles plus tard a totalement faussé les calculs…

Peu importe, la vie continue.

Ce premier janvier 2019 comporte déjà son lot de petites surprises.

A commencer par l’arrêt de l’excellent site helvétique de dépêches en continu « Romandie.com » :

 

« Ces quelques lignes pour vous informer que Romandie.com a cessé définitivement son service d’informations depuis le 1er janvier 2019. Notre messagerie gratuite reste quant à elle opérationnelle. »

 

L’équipe du site précise ceci :

 

« Bien qu’ayant toujours été équilibré sur le plan financier grâce à un modèle 100% automatisé, une certaine lassitude nous incite à orienter notre énergie vers des projets plus stimulants et disposant de potentialités plus importantes. »

 

Nous ne pouvons que leur souhaiter bonne chance.

L’année 2018 n’a pas été facile pour beaucoup d’entre nous et c’est le moins que l’on puisse dire.

Dans quelques jours, la sonde New Horizons va approcher un objet de la ceinture de Kuiper, bien au-delà de la PLANÈTE (oui c’est bien une planète !) Pluton.

Il s’agit du planétoïde 2014MU69 et je parierais que la petite sonde passera devant une dixième planète dont elle ne verra rien. L’univers est vaste, notre esprit trop petit.

Je vous adresse tous mes voeux de santé (c’est le plus important), de quiétude (sur une île déserte), de vitalité (sans produits chimiques), de bonheur (s’il existe), de joie (il faut rire, sacrebleu !), et de prospérité (même virtuelle !) et vous confirme que Strategika 51 vous accompagnera tant bien que mal en cette année 2019.

Soyez éveillés !

Source : https://strategika51.blog/2019/01/01/2019-ou-presque-le-mot-de-strategika51/

 

 

Voeux du Nouvel An de Vladimir Poutine : la Russie n’a jamais reçu d’aide de quiconque

 

Vœux du Nouvel an du Président de la Fédération de Russie.

31 décembre 2018 – Kremlin, 23h55

 

Source :http://en.kremlin.ru/events/president/news/59629

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

Transcription :

Chers concitoyens de Russie, chers amis,

Une nouvelle année, l’année 2019, approche à grands pas. Derrière nous, il y a un mois de décembre très chargé, durant lequel nous nous sommes dépêchés de mener à bien toutes nos tâches urgentes, de finaliser nos plans pour l’avenir et, bien entendu, nous nous sommes préparés pour les célébrations du Nouvel An. Remplis d’enthousiasme et d’espoir, nous attendons maintenant la venue de la nouvelle année. Nous voyons les yeux de nos enfants briller d’enthousiasme. Nous ressentons la joie de nos parents et grands-parents, si toute la famille est réunie en ce moment. Leurs cœurs sont réchauffés par la tendresse et l’attention, et ils peuvent expérimenter la magie du Nouvel An créée par la générosité de nos esprits. Cette générosité est essentielle non seulement lors des fêtes et célébrations, mais aussi dans notre vie quotidienne, lorsque nous sommes là pour soutenir ceux qui ont besoin de notre aide, ceux qui sont seuls ou qui ne vont pas bien. Après tout, nous devons être attentifs aux malheurs des autres, et prendre soin d’autrui est toujours récompensé par la gentillesse et les bienfaits, tout en nous procurant la joie d’avoir fait une bonne action.

Chers amis,

Bien que nos attentes en ce moment particulier puissent différer, ce que nous voulons tous, c’est la santé pour ceux que nous aimons, que notre maison soit pleine d’harmonie, que nos enfants nous apportent la joie, que notre vie soit paisible et que nos rêves, même les plus sacrés, se réalisent.

Comme lorsque nous étions enfants, à la veille du Nouvel An, nous faisons des vœux et espérons que cette nuit nous apportera chance et succès. Puisse tout cela se réaliser. En même temps, nous savons tous avec certitude que ce n’est que par nos propres efforts et en travaillant ensemble que nous pourrons construire une vie meilleure pour nous-mêmes, nos familles et notre patrie.

Nous sommes confrontés à de nombreuses tâches urgentes dans les domaines de l’économie, de la recherche, de la technologie, de la santé, de l’éducation et de la culture. Ce qui compte le plus, c’est que nous progressions régulièrement dans l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie en Russie, afin que tous les citoyens, chacun de nous, ressente un changement pour le mieux dès l’année prochaine.

Nous réussirons, mais seulement si nous sommes capables de travailler ensemble. Nous n’avons jamais reçu aucune aide extérieure dans ces efforts, et nous n’en recevrons jamais. Pour cette raison, nous devons former une équipe unie, forte et agissant comme un seul homme, comme un tout. Que l’amitié et les bienveillants espoirs qui nous réunissent tous nous accompagnent pour aller de l’avant et nous aident dans notre travail et dans la réalisation de nos objectifs communs.

Chers amis,

La nouvelle année n’est plus qu’à quelques secondes. Souhaitons le bonheur à ceux qui sont proches de nous. Disons les mots les plus chaleureux à tous ceux que nous chérissons, remercions nos parents, embrassons tendrement nos enfants et ouvrons notre cœur les uns aux autres. Après tout, lorsque des millions de personnes partagent ces sentiments merveilleux, le monde est rempli d’amour et de confiance.

De tout mon cœur, je vous souhaite joie et bien-être, ainsi que réussite et prospérité à notre patrie, à notre Russie bien-aimée.

Bonne année 2019 !

Hymne de la Fédération de Russie

 

 

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Source :  http://sayed7asan.blogspot.com/2019/01/voeux-du-nouvel-de-vladimir-poutine-la.html

 

 

 

Mis en ligne le 1er janvier 2019.

 

 

NOS VOEUX

 

 

 

Qu’elle soit jaune et sans peur

de l’Atlantique à l’Oural !

(Et beaucoup plus loin même)

 

 

 

 

 

Qu’elle ne soit pas trop marâtre pour nos phares dans la nuit :

Asma al-Assad et Julian Assange

 

 

Bises à tous

Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Trêve des confiseurs ? Non. – II

 

 

 

 

 

 

TRÊVE DES CONFISEURS ? NON.

II.

 

 

« La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire. »

Richelieu

Il y a quelque chose de plus difficile encore que « l’art du possible », c’est l’art du possible avec des principes.

Les Grosses Orchades

 

 

 

Qui a dit que Serguei Lavrov était fatigué ?

 

Interview de Serguei Lavrov par Radio Komsomolskaïa Pravda

Moscou The Saker.is – 17.12.2018

Traduction : Le Saker francophone

 

 

 

 

 

Question : Monsieur Lavrov, nous vous avons rencontré dans le même format il y a un an et demi.

Nous avons commencé par déclarer que la situation en matière de politique étrangère autour de la Russie devenait de plus en plus alarmante. Mais vous nous avez assurés qu’il n’y aurait pas de guerre parce que les dirigeants russes étaient absolument contre. « Nos partenaires », comme vous dites, ne s’y intéressaient certainement pas non plus. Maintenant, un an et demi plus tard, nous ne constatons aucune amélioration. Au contraire, les choses deviennent de plus en plus dangereuses. Certains de nos auditeurs ont même peur. D’autres comparent la situation actuelle à la fin des années 1930. Un des lecteurs a même demandé : « S’il vous plaît, soyez honnête et dites à quoi nous devrions nous attendre ? Serons-nous attaqués ? ».

Sergueï Lavrov : Il y a des comparaisons qui remontent plus loin dans l’histoire. Tant dans ce pays qu’ailleurs, des chiffres prédisent qu’une situation semblable à celle de la première guerre mondiale se présentera. Ils font référence aux antagonismes refoulés existant en Europe, y compris d’ailleurs dans les Balkans. Mais je suis fermement convaincu que les politiciens des principaux pays ne peuvent permettre qu’une grande guerre se produise. L’opinion publique et les nations elles-mêmes ne les laisseront pas faire. J’espère que les parlements de tous les pays occidentaux assumeront également une responsabilité maximale.

Mais je suis tout à fait d’accord pour dire que les tensions sont fomentées de manière sans précédent. Nous voyons les accords internationaux s’effondrer. Il n’y a pas si longtemps, les États-Unis ont unilatéralement bouleversé le Traité ABM. Nous avons dû adopter des mesures qui empêcheraient cet événement extrêmement négatif de miner la stabilité stratégique. Vient ensuite le traité INF, que Washington considère comme dépassé, tout en nous accusant de le violer. Ce faisant, elle suggère sans ambiguïté qu’elle aimerait étendre une restriction identique à celle adoptée par l’URSS et les États-Unis, à la Chine et à un certain nombre d’autres pays, notamment la Corée du Nord et l’Iran.

Nous sommes catégoriquement contre cette initiative. Nous sommes en faveur du maintien du traité INF. La communauté internationale toute entière a reconnu à plusieurs reprises que c’était la pierre angulaire de la sécurité internationale et de la stabilité stratégique. Aujourd’hui, à l’ONU, nous tenterons une deuxième fois de soumettre une résolution à l’Assemblée générale en faveur de la préservation de ce traité. [Résolution à nouveau refusée, NdT]

En dehors de cela, nous avons fait part aux États-Unis de nos préoccupations concernant la manière dont ils mettent en œuvre ce traité. Ces préoccupations reposent sur des faits concrets et des développements dans le domaine technique militaire, notamment le déploiement d’une base militaire américaine en Roumanie et les plans de déploiement pour la Pologne. Nous entendons des déclarations de nos collègues américains selon lesquelles le seul moyen de sauver le Traité est de détruire le missile 9M729, que la Russie aurait développé avec une portée dépassant la limite imposée par le Traité. En réponse, le ministre de la Défense, Sergey Shoigu, après des démarches similaires au niveau des experts, a officiellement suggéré à M. James Mattis, secrétaire américain à la Défense, de le rencontrer et d’engager une discussion professionnelle. Les États-Unis n’ont même pas répondu ou du moins formellement accusé réception de l’invitation. Si cela avait été fait, ils auraient peut-être dû expliquer pourquoi ils évitaient une discussion professionnelle et continuaient à agir dans le style fameux du « hautement probable », comme s’ils voulaient dire que ce qui nous reste à faire est de nous repentir parce que nous sommes prétendument à blâmer pour tout.

Pendant que nous sommes sur ce sujet, je voudrais dire ceci. Je ne doute pas que le président des États-Unis, Donald Trump, était sincère lorsqu’il a déclaré durant sa campagne électorale qu’il souhaitait de bonnes relations avec la Fédération de Russie. Malheureusement, les conséquences de la victoire de Trump sur Hillary Clinton ont provoqué un tsunami dans la vie politique américaine, principalement parce que les soi-disant élites du système se sont senties mal à l’aise. Elles considéraient que les développements actuels mettaient le pouvoir à la portée des électeurs ordinaires. Depuis lors, personne n’a jamais corroboré avec des faits les accusations répétées d’ingérence de la Russie dans les élections américaines, d’attaques de pirates informatiques contre le parti démocrate et d’autres agences américaines, etc.

Permettez-moi de noter que cette russophobie, comme nous en sommes convaincus, est dans une mesure décisive liée aux conflits internes politiques [aux États-Unis]. Les États-Unis, peu importe qui préconise de bonnes relations avec la Russie, nous voient comme un rival à l’instar de la Chine. Ce n’est pas par hasard que, faute de faits prouvant nos « péchés » contre la démocratie américaine, la campagne russophobe n’a donné aucun résultat.

Ces derniers jours, les propagandistes américains s’en sont pris à la Chine. Selon eux, la Chine est déjà le « pirate informatique en chef » minant le pilier de la société américaine. Il est regrettable que les intérêts de la communauté internationale, la stabilité stratégique mondiale et la sécurité internationale soient sacrifiés au profit de querelles politiques internes. Mais nous serons toujours prêts pour le dialogue. Même dans ces circonstances, nous ne refuserons jamais de prendre part à une discussion professionnelle dans des domaines où nos partenaires sont prêts à examiner les menaces et les problèmes existants de manière équitable et honnête.

Après une longue pause, une nouvelle série de pourparlers [avec les US] sur la lutte contre le terrorisme a eu lieu. Nos services de sécurité sont en contact sur un certain nombre d’autres questions, notamment le règlement syrien, le problème nucléaire nord-coréen et l’Afghanistan. Nous entretenons suffisamment de contacts, même si nous ne sommes pas toujours sur la même longueur d’onde.

Question : Ils écrivent, « avec de tels amis, qui a besoin d’ennemis ? »

Sergueï Lavrov : Nous avons ce proverbe en russe.

Question : Lorsque nous avons mentionné la tension croissante dans le monde, nous pensions à l’Ukraine. L’incident du détroit de Kertch va trop loin. Nous avions aussi en tête le Donbass, où presque tous les jours ils s’attendent à une attaque. Pourquoi sommes-nous mal jugés par la communauté mondiale sur les affaires ukrainiennes ?

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.fr/interview-sans-fards-de-lavrov-avec-radio-komsomolskaia-pravda

 

 

 

 

Tiens… pourquoi ne pas se rafraîchir un peu la mémoire ?

 

Et prendre à rebrousse-poil tous ceux qui ont voulu supprimer l’étude de l’histoire, celle de la morale publique et faire de la langue française une guenille hors d’usage…

 

 Richelieu

Quelques citations et maximes

 

 

 

« La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire. »

 

« Les désordres qui ont été établis par des nécessités publiques et qui se sont fortifiés par des raisons d’État ne se peuvent réformer qu’avec le temps ; il en faut ramener doucement les esprits et ne point passer d’une extrémité à l’autre. Un architecte qui, par l’excellence de son art, corrige les défauts d’un ancien bâtiment et qui, sans l’abattre, le réduit à quelque symétrie supportable, mérite bien plus de louange que celui qui le ruine tout à fait pour refaire un nouvel édifice parfait et accompli. »

« Bien souvent on se contente d’adoucir les plaies au lieu de les guérir. » Les maximes d’État (1623)

« Il est quelquefois de la prudence d’affaiblir les remèdes pour qu’ils fassent plus d’effet, et les ordres les plus conformes à la raison ne sont pas toujours les meilleurs parce qu’ils ne sont pas proportionnés à la portée de ceux qui les doivent pratiquer. »

« La perte de l’honneur est plus que celle de perdre la vie. » Les maximes d’État (1623)

« La lumière naturelle fait connaître à un chacun que, l’homme ayant été fait raisonnable, il ne doit rien faire que par raison, puisqu’autrement il ferait contre sa nature, et, par conséquent, contre celui même qui en est l’auteur. Elles enseignent encore que, plus un homme est grand et élevé, plus il doit faire état de ce privilège et que moins il doit abuser du raisonnement qui constitue son être, parce que l’avantage qu’il a sur les autres hommes contraint à conserver ce qui est de la nature et ce qui est de la fin que celui dont il tire son élévation s’est proposé. De ces deux principes il s’ensuit clairement que l’homme doit souverainement faire régner la raison, ce qui ne requiert pas seulement qu’il ne fasse rien sans elle, mais elle l’oblige, de plus, à faire que tous ceux qui sont sous son autorité la révèrent et la suivent religieusement. »

 

 

« Le plus habile homme du monde doit souvent écouter les avis de ceux qu’il pense même être moins habiles que lui. » Les maximes d’État (1623)

« L’amour est le plus puissant motif qui oblige à obéir et qu’il est impossible que des sujets n’aiment pas un prince s’ils connaissent que la raison soit le guide de toutes ses actions. L’autorité contraint à l’obéissance, mais la raison y persuade et il est bien plus à propos de conduire les hommes par des moyens qui gagnent si insensiblement leurs volontés que par ceux qui, les plus souvent, ne les font agir qu’autant qu’ils les forcent. »

L’autorité contraint à l’obéissance, mais la raison y persuade. » Les maximes d’État (1623)

« S’il est vrai que la raison doit être le flambeau qui éclaire les princes en leur conduite et en celle de leur État, il est encore vrai que, n’y ayant rien au monde qui compatisse moins avec elle que la passion, qui aveugle tellement qu’elle fait quelquefois prendre l’ombre pour le corps, un prince doit surtout éviter d’agir par un tel principe qui le rendrait d’autant plus odieux qu’il est directement contraire à celui qui distingue l’homme d’avec les animaux. On se repent souvent à loisir de ce que la passion fait faire avec précipitations et on n’a jamais lieu de faire de même des choses à quoi l’on est porté par des considérations raisonnables. »

Les grands embrasements naissent de petites étincelles. Les maximes d’État (1623)

« Le gouvernement du Royaume requiert une vertu mâle et une fermeté inébranlable, contraire à la mollesse qui expose ceux en qui elle se trouve aux entreprises de leurs ennemis. Il faut en toutes choses agir avec vigueur, vu principalement que, quand même le succès de ce qu’on entreprend ne serait pas bon, au moins aura-t-on cet avantage que, n’ayant rien omis de ce qui pouvait le faire réussir, on évitera la honte, lorsqu’on ne peut éviter le mal d’un mauvais événement. »

On ne saurait être trop sévère à punir ceux qui outrepassent leur pouvoir. Les maximes d’État (1623)

« En matière de crime d’État, il faut fermer la porte à la pitié, mépriser les plaintes des personnes intéressées et les discours d’une populace ignorante qui blâme quelquefois ce qui lui est le plus utile et souvent tout à fait nécessaire. Les chrétiens doivent perdre la mémoire des offenses qu’ils reçoivent en leur particulier, mais les magistrats sont obligés de n’oublier pas celles qui intéressent le public. Et, en effet, les laisser impunies c’est bien plutôt les commettre de nouveau que les pardonner et les remettre. »

Il faut agir avec un chacun selon la portée de son esprit. Les maximes d’État (1623)

« Les dépenses absolument nécessaires pour la subsistance de l’État étant assurées, le moins qu’on peut lever sur le peuple est le meilleur. Pour n’être pas contraint à faire de grandes levées, il faut peu dépenser et il n’y a pas de meilleurs moyens pour faire des dépenses modérées que de bannir toutes les profusions et condamner tous les moyens qui sont à cette fin. »

« Les ordonnances et les lois sont inutiles si elles ne sont suivies d’exécution. » Les maximes d’État (1623)

« La France serait trop riche et le peuple trop abondant si elle ne souffrait pas la dissipation des deniers publics que les autres États dépensent avec règle. »

« On ne saurait faire un plus grand crime qu’en se rendant indulgent envers ceux qui violent les lois. » Les maximes d’État (1623)

« L’augmentation du revenu du Roi ne se peut faire que par celle de l’impôt qu’on met sur toutes sortes de denrées, et, partant, il est clair que, si on accroît par ce moyen la recette, on accroît aussi la dépense, puisqu’il faut acheter plus cher ce qu’on avait auparavant à meilleur marché. (…) Il y a plus : l’augmentation des impôts est capable de réduire un grand nombre de sujets du Roi à la fainéantise, étant certain que la plus grande partie du pauvre peuple et des artisans employés aux manufactures aimeront mieux demeurer oisifs et les bras croisés que de consommer toute leur vie en un travail ingrat et inutile, si la grandeur des [impôts] les empêche de recevoir [le salaire] de la sueur de leur corps. »

 

 

« Être rigoureux envers ceux qui font gloire de mépriser les lois, c’est être bon pour le peuple. »  Les maximes d’État (1623)

« S’ils se servent de leur puissance pour commettre quelque injustice ou quelque violence qu’ils ne peuvent faire comme personnes privées, ils font par commission un péché de prince ou de magistrat dont leur seule autorité est la source et duquel le Roi des Rois leur demandera, au jour du jugement, un compte très particulier. »

« Qui prévoit de loin ne fait rien par précipitation. »  Les maximes d’État (1623)

 

Et, bien entendu :

« Le Ciel peut attendre. »

 

 

 

 

 Fin d’année, fin d’une guerre ?

 

Le conflit syrien pour les nuls

Observatus geopoliticus – Chroniques du Grand jeu29.12.2018

 

  

 

En ces fêtes de fin d’année, vous aurez peut-être, chers lecteurs, l’occasion de discuter entre la poire et le fromage de la guerre en Syrie qui entre dans sa phase terminale. Vous me dites souvent qu’il est difficile d’expliquer la situation à des gens qui se contentent des « informations » dégurgitées par BFM ou l’imMonde. Pour répondre à cette demande, voici un résumé schématique et clair de ces huit années qui ont bouleversé le Moyen-Orient et changé la donne mondiale.

La problématique centrale du conflit est l’arc chiite Iran-Irak-Syrie-Hezbollah :

 

 

 

Cet arc est, pour diverses raisons, la bête noire des États clients/alliés de l’empire américain au Moyen-Orient.

Pour les pétromonarchies du Golfe, Arabie saoudite et Qatar en tête, il empêche de faire passer leurs pipelines vers la Turquie et l’Europe. Cela se double, pour Riyad, d’une véritable obsession religieuse vis-à-vis de l' »hérésie » chiite.

Pour Israël, l’arc, qui se nomme lui-même axe de la Résistance et soutient la cause palestinienne (les sunnites ont depuis longtemps abandonné la lutte), est l’ennemi à abattre. Il est synonyme de continuum stratégique qui ravitaille le Hezbollah au Liban.

La Turquie a une position géographique exceptionnelle et prétend devenir l’interface énergétique par laquelle passeraient les gazoducs et oléoducs des pétromonarchies. De plus, Erdogan a engagé une ambitieuse politique néo-ottomane sunnite qui lorgne vers le Sud.

Pour les Américains, outre le fait de plaire à leurs protégés (c’est le rôle de tout empire) et de mettre des bâtons dans les roues de l’Iran, leur ennemi depuis 1979, cela permettrait de squizzer énergétiquement la Russie et de la remplacer, sur le marché européen, par les hydrocarbures du Golfe.

Ainsi, tout concourt à ce que « quelque chose se passe ». Dès 2007, dans un article prémonitoire intitulé The redirection, Seymour Hersh indicait que la « guerre contre le terrorisme » avait laissé place à la guerre contre les chiites, pourtant ennemis mortels des terroristes sunnites qui mettaient l’Occident et le monde à feu et à sang. Rien d’étonnant à cela, les Américains avaient déjà profité de l’émotion du 11 septembre pour régler leurs petits comptes géopolitiques et attaquer Saddam, pourtant adversaire d’Al Qaïda…

Quelque chose se prépare donc, mais où ? Attaquer l’Iran de front est impossible après les fiascos irakien et afghan. Ré-attaquer l’Irak « libéré » quelques années auparavant est invendable auprès de l’opinion publique. Quant au Hezbollah libanais, il est par trop excentré et Israël s’y est d’ailleurs cassé les dents en 2006. Le maillon faible est la Syrie. C’est là que les efforts vont se porter.

Dès la fin des années 2000, le plan est prêt, comme l’expliquera Roland Dumas. La vague des « Printemps arabes » de 2011 est un prétexte idéal. Qu’une partie des Syriens se soulève réellement, sans arrière-pensées, contre Assad ne peut être nié. Que d’autres groupes aient été préparés et financés en amont, faisant partie d’une manœuvre élaborée dans des capitales étrangères pour faire tomber Assad, c’est une évidence.

  • Plan A (2011-2014) : le renversement d’Assad

Le plan est simple : faire tomber Assad et le remplacer par un régime sunnite favorable aux intérêts de l’empire US et de ses clients.

 

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/12/le-conflit-syrien-pour-les-nuls.html

 

 

 

 

 

Notre cadeau de fin d’année à ceux qui partagent la passion du Cardinal…

 

 

 

 

http://www.elishean-aufeminin.com/histoire-du-chat-notre-ami-felin/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 30 décembre 2018

 

 

Trêve des confiseurs ? Non.

 

 

 

 

 

TRÊVE DES CONFISEURS ? NON.

 

 

 

 

De notre envoyé spécial au pied du mur :

 

Noël en Palestine

 

 

 

 

 

Noël en France

 

 

 

On ne vous parlera pas des réveillons et des messes de minuit autour des ronds-points : tout le monde l’a fait et vous les a montrés.

 

 

 

 

 

Printemps des peuples : l’Europe est en révolte et c’est merveilleux

 

« Les peuples ont faim de changement, faim de l’alternative dont on nous serine depuis 40 ans qu’elle n’existe pas »

 

Brendan O‘Neill – spiked  22.12.2018

via Russia Insider

 

 

 

 

La platitude la plus vide, la plus stupide de notre temps – émise à la fois par les coincés de l’establishment comme l’archevêque de Canterbury et par la gauche qui se dit radicale – est que les années 1930 sont de retour. Traitant cette sombre décennie comme si elle était encore une force douée de sens, des observateurs relevant tant de la bourgeoisie inquiète que de la gauche crispée répètent avec insistance que les années trente viennent de sortir en titubant du tombeau pour embrasser quasi tout l’Occident de leur étreinte mortelle réanimée. Au spectacle du Brexit, de l’Europe se détournant des démocraties, de la montée des partis populistes et de la propagation des révoltes en gilets jaunes, la fine équipe des faiseurs d’opinion voient le fascisme partout, en train de se relever tel un zombie de son cercueil, dévastant les avancées progressistes des dernières décennies.

Cette analyse est aussi fausse qu’une analyse peut l’être. Comparer la vie politique contemporaine à des événements du passé est toujours une manière très imparfaite de comprendre ce qui est en jeu dans la géopolitique. Mais s’il nous fallait vraiment chercher dans ce qui se passe aujourd’hui des échos du passé, il nous apparaîtrait vite que ce n’est pas aux années 1930 que notre époque fait penser, mais aux années 1840. Et surtout à 1848. Or, c’est cette année-là que tous les peuples, d’un bout de l’Europe à l’autre, se sont révoltés pour arracher des changements politiques radicaux, d’abord en France, le phénomène s’étendant ensuite à la Suède, au Danemark, aux états germaniques et italiens, à l’empire des Habsbourg et ailleurs. Ce furent des révolutions démocratiques, qui réclamaient l’établissement ou l’amélioration de démocraties parlementaires, la liberté de la presse, l’éradication des vieilles structures monarchiques et leur remplacement par des états-nations indépendants ou des républiques. 1848 est souvent évoqué comme « le Printemps des Nations ». 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/printemps-des-peuples/

 

 

 

 

 

De la lutte des classes à la lutte des races, pour le plus grand bonheur des banquiers

Ou comment l’oligarchie mondialiste crée des guerres civiles pour échapper aux colères populaires et s’enrichit ensuite en prêtant pour la reconstruction.

 

Amar – Le Saker francophone  24.12.2018

 

 

 

 

Il y a des choses que nous ne comprenons pas toujours et que nous ne voyons pas venir car celles-ci, malheureusement, s’inscrivent dans le temps long comme l’érosion s’écrit sur la roche. Elles nous échappent et nous n’y pouvons rien car il nous faut du temps pour comprendre, du recul et bien souvent nous en manquons. Un vieil adage romain théorisé par Hegel ne dit-il pas que « ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la chouette de Minerve prend son envol  » ? 1.

La compréhension des faits arrive toujours lorsque du temps s’est écoulé et là, il est bien souvent trop tard. La nature humaine est ainsi faite et les hommes ne se réveillent que quand ils sont déjà face au danger. À ce moment-là, c’est la panique, le cafouillage, la désorganisation totale. Nous ne voyons que ce qui nous intéresse et qui est immédiat, que cela soit bien ou mal. Le reste du temps, nous nous complaisons à délaisser ce qui est intellectuellement chronophage et complexe à comprendre au profit de ce qui est distrayant, futile et inintéressant. C’est ainsi depuis des millions d’années et nous n’avons pas changé d’un iota. Combien de tribus et de peuples entiers se sont fait massacrer tout bêtement parce que l’espace d’un instant, les sentinelles de la cité, les veilleurs, les plus alertes d’entre tous, se sont détournés de leur devoir par distraction ?

Certes notre nature s’est développée mais force est de constater qu’à chaque crise, on voit que celle-ci est restée primitive, animale et reptilienne. Ce qui est certain, c’est qu’à l’ère du tout-réseau, où tout est fibré et interconnecté, des distributeurs de billets de banque à la vidéo surveillance des commissariats en passant par les pompes à carburant, au prochain bug informatique, à la prochaine panne électronique systémique préméditée, 94% 2 d’entre nous y passerons et de la pire des manières qui soit. Comme l’explique très bien le rabbin français David Touitou  dans une vidéo que tout le monde aujourd’hui peut visionner sur YouTube, et qui s’intitule « 11 rabbins  », personne ne pourra fuir. La plupart d’entre nous, hormis quelques survivalistes isolés et intelligents, se feront surprendre avant même d’avoir compris ce qu’il se passait. Mais que voulez-vous, on ne veut pas y penser car non seulement l’urgence du quotidien nous tiraille, mais les mensonges aussi nous rassurent et valent toujours mieux, pour un moment, que ces vérités qui dérangent.

Combien d’entre nous ont fait le rapprochement tactique-émotionnel entre le torpillage du Lusitania en 1915, l’attaque de Pearl Harbour en 1941 et les démolitions des tours du World Trade Center en 2001 ? Très peu. Combien d’entre nous ont fait le rapprochement entre l’assassinat de Christophe de Margerie et l’éviction des grandes sociétés françaises du Moyen-Orient ? Très peu. Tout ce qui se produit aujourd’hui s’est déjà produit dans le passé et il ne tient qu’à nous de faire en sorte que cela ne se reproduise pas mais franchement, est-ce que nous nous en donnons réellement les moyens ? Non.

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Source : http://lesakerfrancophone.fr/de-la-lutte-des-classes-a-la-lutte-des-races

 

 

 

 

 

Vous voulez une nouvelle Constitution ? Mais vous avez la meilleure du monde !

Qu’est-ce qui vous pose problème ? La flemme de la mettre en pratique ?

 

Théroigne – Les Grosses Orchades28.12.2018

 

 

 

 

 

 La chute de la royauté le 10 août 1792 a rendu caduque la Constitution monarchique adoptée en 1791 et la mission de la Convention est de doter la France d’une nouvelle constitution.

    En février 1793, Condorcet propose, au nom des Girondins, un projet qui renforce le pouvoir exécutif et celui des propriétaires, et la Convention adopte le 29 mai 1793 une déclaration dont l’article 17 stipule : « le droit de propriété consiste en ce que tout homme est maître de disposer à son gré de ses biens, de ses capitaux, de ses revenus et de son industrie ».

    Robespierre s’insurge contre une telle définition qui favorise ceux qui veulent accroître toujours plus leurs propriétés au détriment de celle des autres. Pour lui, ce projet girondin favorise les riches et oublie les devoirs de fraternité qui unissent tous les hommes et toutes nations. Robespierre avait lui-même, dès le 21 avril 1793, proposé son propre projet de déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen devant le club des Jacobins qui l’avait adopté. Il le présentera (malheureusement en vain) devant la Convention le 24 avril, en insistant sur les quatre articles qu’il propose (VI, VII, VIII, et XIX), concernant le droit de propriété qu’il veut limiter. C’est à cette occasion qu’il déclare à l’Assemblée : « Il ne fallait pas une révolution sans doute pour apprendre à l’Univers que l’extrême disproportion des fortunes est la source de biens des maux et bien des crimes ».

    Chacun des 38 articles du projet de Robespierre mérite d’être connu et médité et nous avons pensé utile de publier cette déclaration en plusieurs numéros de notre bulletin.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/vous-voulez-une-nouvelle-constitution/

 

 

 

 

 

Les Jours Heureux restent une idée neuve

 

PERSONNE – Le Grand Soir 26.12.2018

 

 

 

 

Née de la volonté ardente des Français de refuser la soumission au capitalisme, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée, sans cesse revivifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la libération des consciences. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations humanistes quasi unanimes de la nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image et le goût du progrès humain.

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du CNR proclament qu’ils sont décidés à rester unis :

1) Afin d’établir le gouvernement de la véritable République démocratique et sociale ;

2) Afin de veiller à la condamnation des traîtres, des collabos et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi du genre humain ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens mal acquis, des gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ;

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Source : https://www.legrandsoir.info/les-jours-heureux-restent-une-idee-neuve.html

 

 

 

 

 

 

AUX URGENCES

VI.

 

 

Des élues de Die Linke sont allées voir Julian Assange

 

 

 

 

Les députées allemandes Heike Hänsel et Sevim Dagdelen, vice-présidentes du groupe parlementaire DIE LINKE au Parlement allemand, ont rendu visite aujourd’hui à Julian Assange, éditeur et fondateur de WikiLeaks à Londres.

 Voici leur déclaration à la sortie de l’ambassade.

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Source : https://www.legrandsoir.info/declaration-des-vice-presidentes-du-groupe-parlementaire-allemand-die-linke-apres-leur-rencontre-avec-julian-assange.html

 

 

 

 

 

Les experts de l’ONU exhortent le Royaume Uni à honorer ses obligations et à laisser M. Julian Assange quitter librement l’ambassade d’Équateur à Londres

 

Le Grand Soir –  21.12.2018

 

 

 

 

GENÈVE (21 décembre 2018) – Les experts des droits de l’homme de l’ONU ont réitéré aujourd’hui leur demande que le Royaume-Uni respecte ses obligations internationales et permette immédiatement au fondateur de Wikileaks, Julian Assange, de quitter l’ambassade d’Equateur à Londres où il est depuis plus de 6 ans, craignant une arrestation par les autorités britanniques et une extradition aux Etats-Unis.

« Les États qui sont fondés sur la primauté du droit et qui en font la promotion n’aiment pas être confrontés à leurs propres violations du droit, ce qui est compréhensible. Mais lorsqu’ils admettent honnêtement ces violations, ils honorent l’esprit même de la primauté du droit, gagnent un plus grand respect à cet égard et donnent des exemples louables dans le monde entier », a déclaré le Groupe de travail sur la détention arbitraire (GTDA) des Nations Unies.

En décembre 2015, le Groupe de travail a conclu dans son avis no 54/2015 que M. Assange – qui, à l’époque, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen pour des allégations de crimes commis en Suède [rappel : Assange n’a jamais été formellement accusé ni inculpé d’aucun crime et n’a jamais « fui » la Suède mais a été autorisé à quitter le pays par la justice suédoise – NdT] – était arbitrairement privé de sa liberté et a demandé sa libération.

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Url de cet article :  http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/les-experts-de-lonu-exhortent-le-royaume-uni/

 

 

 

 

 

Lettre ouverte de 36 députés européens : Appel à protéger Julian Assange et permettre son départ vers un pays sûr.

 

Le Grand Soir22.12.2018

 

 

 

 

 

Berlin/Bruxelles, 10 Décembre 2018

Cher Secrétaire General António Guterres,
Cher Président Lenin Moreno,
Chère Premier Ministre Theresa May,

Plus de six ans après le début de la détention arbitraire de Julian Assange après avoir demandé l’asile à l’ambassade et en vue de la Journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre, nous demandons instamment la protection sans faille de l’éditeur et fondateur de Wikileaks, qui a rendu compte des crimes de guerre et autres violations graves commises par des gouvernements.

  • Nous sommes préoccupés par l’état de santé de M. Assange et demandons aux gouvernements de la Grande-Bretagne et de l’Équateur de trouver une solution rapide.
  • Nous condamnons la menace du gouvernement équatorien de priver Assange de la protection d’asile qu’il a reçue à l’ambassade, alors qu’aux États-Unis, un acte d’accusation scellé a été émis contre ce citoyen australien et équatorien.
  • Nous soulignons l’importance de l’avis consultatif rendu par La Cour inter-américaine des droits de l’homme qui engage l’État équatorien à œuvrer pour le bien-être de ceux qui ont demandé la protection dans les missions diplomatiques.
  • Nous rappelons que le groupe de travail indépendant de l’ONU sur la détention arbitraire, l’UNWGAD, a condamné les poursuites engagées contre M. Assange comme étant arbitraires.

Si M. Assange était expulsé par l’Équateur sans protection juridique et sans clarification de sa situation, une extradition vers un gouvernement imprévisible aux États-Unis qui cherche à le poursuivre et éventuellement à le condamner à perpétuité ne pourrait probablement plus être évitée.

La menace constante et indue de la Grande-Bretagne et des États-Unis, les années de détention arbitraire, la séparation continue de sa famille, de ses amis et de ses proches, le manque de soins médicaux appropriés, l’isolement le plus récent de M. Assange depuis mars de cette année ; ce sont en effet des violations très graves et flagrantes des droits humains, au cœur de l’Europe.

Nous demandons donc sa libération immédiate, ainsi que son passage en toute sécurité vers un pays sûr.

Merci d’avance pour votre réponse.

Sincèrement,

  • Eva Joly, MdE, Membre du Parlement Européen, France
  • Stelios Kouloglou, Membre du Parlement Européen, Grèce
  • Patrick LeHyaric, Membre du Parlement Européen, France
  • Sahra Wagenknecht, Membre du Parlement, Allemagne
  • Gökay Akbulut, Membre du Parlement, Allemagne
  • Christine Buchholz, Membre du Parlement, Allemagne
  • Jörg Cezanne, Membre du Parlement, Allemagne
  • Javier Couso, Membre du Parlement Européen, Espagne
  • Sevim Dagdelen, Membre du Parlement, Allemagne
  • Diether Dehm, Membre du Parlement, Allemagne
  • Jose Inacio Faria, Membre du Parlement Européen, Portugal
  • Takis Hadjigeorgiou, Membre du Parlement Européen, Chypre
  • Heike Hänsel, Membre du Parlement, Allemagne
  • Andrej Hunko, Membre du Parlement, Allemagne
  • Ulla Jelpke, Membre du Parlement, Allemagne
  • Sadet Karabulut, Membre du Parlement, Pays-Bas
  • Kostadinka Kuneva, Membre du Parlement Européen, Grèce
  • Paloma Lopez Bermejo, Membre du Parlement Européen, Espagne
  • Gesine Lötzsch, Membre du Parlement, Allemagne
  • António Marinho e Pinto, Membre du Parlement Européen, Espagne
  • Fabio de Masi, Membre du Parlement, Allemagne
  • Marisa Matías, Membre du Parlement Européen, Portugal
  • Ana Miranda, Membre du Parlement Européen, Espagne
  • Zaklin Nastic, Membre du Parlement, Allemagne
  • Alexander Neu, Membre du Parlement, Allemagne
  • Dimitrios Papadimoulis, Membre du Parlement Européen, Grèce
  • Helmut Scholz, Membre du Parlement Européen, Allemagne
  • Eva-Maria Schreiber, Membre du Parlement, Allemagne
  • Maria Lidia Serna Rodríguez, Membre du Parlement Européen, Espagne
  • Barbara Spinelli, Membre du Parlement Européen, Italie
  • Bart Staes, Membre du Parlement Européen, Belgique
  • Alexander Ulrich, Membre du Parlement, Allemagne
  • Miguel Urbán, Membre du Parlement Européen, Espagne
  • Marie-Christine Vergiat, Membre du Parlement Européen, France
  • Kathrin Vogler, Membre du Parlement, Allemagne
  • Sabine Zimmermann, Membre du Parlement, Allemagne

Contact : Heike Hänsel, MdB / Platz der Republik 1 / 11011 Berlin
heike.haensel@bundestag.de

Traduction « officiellement à partir d’une traduction non officielle en anglais » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

Source : https://www.legrandsoir.info/lettre-ouverte-de-36-deputes-europeens-appel-a-proteger-julian-assange-et-permettre-son-depart-vers-un-pays-sur.html

Source d’origine : https://medium.com/@LandoFree/protection-for-julian-assange-allow-depa…

 

Un seul Belge !… flamand. Merci, Monsieur. Mieux vaut être seul que mal accompagné.

 

 

 

 

 

LIBYE

 

 

Saïf al Islam Kadhafi candidat à la présidence de la Libye en 2019 ?

 

 

 

 

 

 

La diplomatie russe réagit à la lettre adressée par Saïf al-Islam Kadhafi à Vladimir Poutine

RT français  24.12.2018

 

Saif al-Islam, le fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s’exprime lors d’un rassemblement à Tripoli, le 10 mars 2011.

 

Saïf al-Islam Kadhafi, qui ne cache pas son intention de diriger la Libye, aurait adressé une lettre à Vladimir Poutine. Pour la diplomatie russe, aucun des acteurs politiques libyens ne doit être exclu du processus politique national.

« Notre position est que personne ne doit être isolé et exclu d’un rôle politique constructif», a déclaré ce 24 décembre à l’agence Ria Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, alors qu’il commentait une information rapportée quelques jours plus tôt par Bloomberg. Selon l’agence, un représentant de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ex-dirigeant libyen, aurait transmis aux responsables russes une lettre adressée à Vladimir Poutine.

Dans cette lettre, le fils de Mouammar Kadhafi aurait exposé au président russe sa feuille de route pour sortir le pays de la crise et demande un soutien politique, alors qu’il brigue la présidence libyenne. L’agence américaine a par ailleurs affirmé que des diplomates russes s’étaient entretenus avec lui par liaison vidéo, peu après sa libération en juin 2017.

« Saïf al-Islam Kadhafi a le soutien de certaines tribus en Libye et cela devrait être inclus dans le processus politique », a également déclaré Mikhaïl Bogdanov.

Saïf al-Islam Kadhafi avait annoncé le 19 mars, par le biais de l’un de ses porte-paroles, Aymen Bourass, depuis Tunis, sa candidature à la prochaine élection présidentielle libyenne sous la bannière du Front Populaire pour la Libération de la Libye (FPLL). Toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, Saïf al-Islam Kadhafi avait été libéré dans le cadre d’une amnistie générale proclamée par le Parlement installé à Tobrouk (reconnu par la communauté internationale), après avoir été détenu près de six ans par la brigade Abou Bakr al-Sadiq, l’un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten, au nord-ouest de la Libye. Depuis, il se serait réfugié dans la capitale tunisienne, selon plusieurs médias. Il n’est pas apparu en public depuis juin 2017.

Prévue initialement le 10 décembre 2018, l’élection présidentielle libyenne a été repoussée au printemps 2019, après la tenue d’une conférence nationale en début d’année prochaine, censée mettre fin à une période transition troublée par les crises politique et sécuritaire depuis l’intervention militaire de l’OTAN en 2011. 

Source : https://francais.rt.com/international/57232-diplomatie-russe-reagit-lettre-adressee-par-saif-al-islam-kadhafi-a-vladimir-poutine

 

 

 

 

Saïf al-Islam Kadhafi est de retour pour une Libye renouvelée

Gilles Munier – France-Irak Actualités  26 .12.2018

 

 

Revue de presse : African Daily Voice (24/12/18)

NEWSROOM (ADV) – Saïf al-Islam estime qu’un dialogue de réconciliation nationale impliquant toutes les parties belligérantes et des élections transparentes sont nécessaires pour surmonter la crise.

Saïf al-Islam, le fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, a appelé la Russie à soutenir un plan visant à résoudre les problèmes du pays.

Les membres de sa délégation ont rencontré des responsables russes, y compris le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov, pour discuter de la situation en Libye, des moyens de résoudre la crise et de clarifier la position de Saïf al-Islam.

L’ancien fils du dirigeant libyen est d’avis que le dialogue de réconciliation nationale entre toutes les parties au conflit et la tenue d’élections transparentes sont nécessaires pour surmonter la crise.

Saïf al-Islam Kadhafi n’est pas apparu en public depuis sa libération de prison en juin 2017.

Plus tôt cette semaine, en référence à une source à Moscou, Bloomberg a rapporté que Saïf al-Islam avait envoyé un représentant en Russie. Le représentant a remis aux autorités de Russie une lettre au président Vladimir Poutine.

Comme l’écrit l’édition, dans la lettre que Poutine a accueilli, Kadhafi Jr. révèle sa vision de la situation en Libye et demande à être soutenu. Auparavant, Saïf al-Islam avait déjà parlé à des représentants de la Russie par vidéo-conférence. Selon des sources de Bloomberg, Kadhafi va présenter sa candidature à l’élection présidentielle qui, selon le plan de l’ONU, se tiendra en 2019.

Mouammar Kadhafi a été tué par des rebelles et des radicaux soutenus par l’OTAN le 20 octobre 2011. Après sa mort, une guerre civile a éclaté sur le territoire que des groupes terroristes n’ont pas tardé à saisir. En conséquence, le pays a actuellement deux gouvernements: à l’est, dans la ville de Tobrouk, siège d’un parlement élu par le peuple, et à l’ouest, à Tripoli, avec le soutien de l’ONU et des pays occidentaux, le gouvernement de consensus national.

Source : http://www.france-irak-actualite.com/2018/12/saif-al-islam-kadhafi-est-de-retour-pour-une-libye-renouvelee.html

Source d’origine : ADV

 

 

 

HISTOIRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un seul homme a voulu les procès de Nuremberg et les a obtenus à la force du poignet : Staline

 

Un officier de renseignement israélien interviewé par la télé russe

 

« Ils [les Alliés] ne voulaient pas de procès parce qu’ils étaient des pays coloniaux. Ils possédaient toute l’Afrique. Ils n’y avaient pas intérêt. Comment auraient-ils pu condamner la discrimination raciale ? »

 

Marc Boden – Russia Insider 22 .12.2018

 

 

 

 

 

Passionnant talk show à la télévision russe. Un ancien officier des services de renseignement israéliens explique que c’est Staline qui a insisté pour que les criminels de guerre nazis soient jugés par un tribunal et non exécutés immédiatement, à la grande consternation des vainqueurs, Churchill et de Gaulle en tête.

Les procès de Nuremberg ont rendu possible un discours remarquable du nazi Goering, qui était un brillant orateur, dans lequel il a relevé l’hypocrisie occidentale sur les crimes de guerre raciaux : les Alliés, après tout, avaient leurs propres formes de racisme dans leurs colonies et les Américains pratiquaient la ségrégation. Qui étaient-ils pour donner des leçons aux Allemands sur l’oppression raciste ? Le rusé Staline savait bien que cette question surgirait, et il se réjouissait de marquer ainsi quelques points contre ses hypocrites et cyniques « alliés ».

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/un-officier-de-renseignement-israelien-interviewe-par-la-television-russe/

 

 

 

 

 

Les meilleures photos spatiales de 2018

https://fr.sputniknews.com/photos/201812261039346809-photos-spatiales-2018/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 28 décembre 2018

 

 

 

Si vous n’en lisez qu’un…

 

 

 

 

 

Si vous n’en lisez qu’un, que ce soit celui-là !

 

 

nous écrit Robert Bibeau, patron (?!) chez

 

 

 

 

Évidemment, il est de lui !

Et nous, idiots mais disciplinés, on obtempère.

C’est là :

 

 

 

Stratégie et tactiques des gilets jaunes

 

 

par Robert Bibeau, éditeur du webmagazine http://www.les7duquebec.com

19.12.2018

 

 

 

 

Un mouvement populaire spontané 

Le mouvement populaire spontané des Gilets jaunes marque le début d’un temps nouveau en politique contemporaine, un renouveau à la fois antisystème capitaliste et antiréformiste bourgeois; ce courant de pensée ayant contaminé aussi bien la «gauche» racoleuse et rafistoleuse des pots cassés du capital, que les «Indignés – Nuit debout – Occupy Wall Street» et autres agitations de la petite-bourgeoisie offusquée du peu de considération que lui accorde le grand capital et ses laquais politiciens de toute obédience.

Le mouvement militant des Gilets jaunes émergeant spontanément de la base prolétarienne – ceux «d’en bas» – rejette à la fois – la gauche – le centre – et la droite bourgeoise –. Ce mouvement répudie les polichinelles de tout bord qui se partagent le pouvoir politique depuis un siècle, en alternance de collaboration de classe sous les ordres des patrons, les vrais maitres du pouvoir économique, politique et médiatique. Voilà ce qui est nouveau et donne un indice de l’avance de la conscience de classe prolétarienne sur «l’avant-garde» gauchiste ou droitiste (fasciste ou populiste). Cette conscience de classe immanente est le fruit des expériences vécues par les prolétaires du monde entier depuis les balbutiements du mouvement ouvrier autour de la Première, de la 2e, puis des 3e et 4e Internationales; à l’occasion des deux grandes guerres; en Mai-68 et lors des soulèvements populaires arabes plus récents. Expérience de lutte en ce temps-là toujours «encadrée» par les organisations de la gauche et/ou de la droite traditionnelle, pseudo représentants de la classe, et qui se sont chargés chaque fois d’aménager une voie de sortie permettant aux larbins du système de négocier au nom de leurs patrons une sortie en tromperie côté cour ou côté jardin.

Le subconscient de la classe prolétarienne est tellement imprégné de ces souvenirs amers que l’unanimité se fait aujourd’hui parmi les prolétaires en gilets jaunes pour refuser toute organisation, toute représentation, toute délégation de pouvoir, ce que le régime décrie avec véhémence et que la petite-bourgeoisie infiltrée dans le mouvement tente de contrer. Espérons que ce que l’avant-garde n’a pas encore compris la classe prolétarienne se le tiendra pour dit.

L’appel des petits-bourgs et des politiciens professionnels pour transformer le Mouvement en organisation politique, ou de congédier l’Assemblée nationale, ou de convoquer une Constituante, d’initier le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC-sic), ou de participer aux mascarades électorales bourgeoises qui n’ont rien donné depuis un siècle passé, n’ont pas trouvé d’échos auprès des militants prolétariens engagés… Ces propositions démocraticodémagogiques n’appâtent que les bobos et leurs sous-fifres qui aimeraient ainsi reprendre la main sur le Mouvement afin d’en monnayer l’enlisement. Quelle forme prendra éventuellement l’organisation des gilets jaunes en colère, nous ne le savons pas, mais nous savons toutefois que la base devra absolument s’assurer de conserver en tout temps la haute main sur ses porte-paroles et de ne jamais permettre le vedettariat parmi ceux qui prennent la parole en son nom.

 

L’unique objectif stratégique du Mouvement

Le mouvement est né autour d’un objectif stratégique qui a fait consensus dans son expression militante même s’il parut confus au début. Il est sain que de nombreux militants formulent leurs récriminations et participent ainsi à l’élaboration du plaidoyer commun qui malgré l’aspect cacophonique du début s’unifie au fur et à mesure de la lutte concrète. Les revendications «réformistes» ont été peu à peu balayées sous le tapis pour ne laisser qu’un seul objectif stratégique différemment formulé. 

L’objectif stratégique des Gilets jaunes est de défendre le pouvoir d’achat des salariés étranglés par le système de profit anémié. En d’autres termes, leur objectif stratégique est de maintenir, sinon d’augmenter, la valeur et le prix de leur force de travail. C’est d’emblée une revendication de résistance de classe prolétarienne même si les prolétaires qui animent le mouvement ne savent pas l’exprimer en ces termes, ce qui importe peu, sauf pour les gauchistes dogmatiques. Cet objectif stratégique est par essence révolutionnaire, puisque la crise économique systémique du capitalisme rend sa satisfaction impossible. Chaque euro d’augmentation du salaire devra être pris dans la caisse des profits du capital en perdition. En ces temps de grave crise économique où le système capitaliste s’apprête à imploser, une telle revendication salariale est potentiellement insurrectionnelle, car le capital ne bénéficie d’aucune marge de manœuvre, ce que Macron le thuriféraire des banquiers est venu confirmer mardi dernier à la télévision française par des promesses creuses et trompeuses. Si le prolétariat français sent que le moment est propice, de telles promesses bidon l’amèneront à durcir ses positions et à maintenir ses revendications légitimes puisque c’est sa survie physique en tant que classe sociale qui en dépend. Les ouvriers militants le disent carrément «On ne vit plus avec ces salaires de misère, on survit à peine».

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Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/strategie-et-tactiques-des-gilets-jaunes/

 

 

 

 

On a reçu une lettre, en provenance, croyons-nous, de M. Jean-Michel Vernochet (MEDIA-PRESSE.INFO), qui nous a incités à cogiter ce qui la suit, bref, à y répondre.

 

 

UN ANCIEN PILOTE S’EXPRIME 

 

Voici une lettre qui vaut la peine d’être lue si peu que l’on s’intéresse à la situation actuelle. Elle émane de Mr Guillemain qui certes gagne plus que le smic mais qui est outré par le comportement de Macron vis à vis des gilets jaunes. 

Jacques GUILLEMAIN, ex-officier de l’armée de l’Air. Pilote de ligne retraité.

 

 

 

 

Lettre de Jacques GUILLEMAIN adressée à Mr le premier ministre Édouard PHILIPPE

 

Monsieur le Premier ministre,

Vous venez de nous livrer un discours pitoyable comme on en voit peu.

Alors que le pays est au bord de l’explosion, que la fracture sociale est totale et que bientôt la fracture identitaire, que vous niez depuis toujours, va désintégrer la nation, vous venez d’ajouter à l’arrogance de l’exécutif envers les Gilets jaunes une humiliation sans précédent.

Vous croyez vraiment que le compte y est avec quelques miettes jetées à des millions de Gilets jaunes en train de crever ? Oui, je dis bien à des millions de GJ.

Car quand 75 % de la population soutiennent encore le mouvement, malgré vos tentatives de le discréditer, malgré les insultes de vos sbires qui les ont traînés dans la boue, on ne parle plus de 10 000 ou 15 000 GJ autour des ronds-points, mais de dizaines de millions de Français, travailleurs et retraités, jeunes et vieux, de droite comme de gauche, qui soutiennent sans restrictions ce cri de détresse de tout un peuple abandonné par une caste dirigeante, arrogante et méprisante qui s’enrichit toujours plus et laisse crever le peuple. Ils vous l’ont dit pendant trois semaines. Ils sont en train de crever. Le 20 du mois, ils doivent choisir entre manger, se chauffer ou faire le plein. Mais vous êtes incapable de comprendre ça.

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/un-ancien-pilote-sexprime/

 

 

 

L’Italie des Trois Singes 

face au risque de guerre nucléaire 

 

Manlio Dinucci – il manifesto 23.12.2018

(Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio)

 

Sculpture du 17ème siècle au-dessus de la porte d’un temple Toshogu à Nikko, Japon

 

 

Quelle réaction l’avertissement du président russe Poutine a-t-elle suscité lorsqu’il a dit que le monde sous-évalue le péril de guerre nucléaire et que cette tendance est en train de s’accentuer ?

   Significatif est le commentaire de La Repubblica qui parle de « tons très alarmistes ». Et éloquent le silence pratiquement absolu de tout l’arc parlementaire. Comme si l’Italie n’avait rien à voir avec la course aux armements nucléaires qui, a averti Poutine dans sa conférence de presse de fin d’année, pourrait amener à la « destruction de toute la civilisation ou peut-être de toute la planète ». Scénario non pas alarmiste, mais prévu par les scientifiques qui étudient les effets des armes nucléaires.

  Un danger particulier – souligne Poutine – est représenté par la « tendance à abaisser le seuil pour l’usage d’armes nucléaires, en créant des charges nucléaires tactiques à faible impact qui peuvent conduire à un désastre nucléaire mondial ». C’est à cette catégorie qu’appartiennent les nouvelles bombes nucléaires B61-12 que les USA commenceront à déployer en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et peut-être dans d’autres pays européens dans la première moitié de l’année 2020. « La haute précision et la possibilité d’utiliser des têtes moins destructrices – avertit la Fédération des Scientifiques Américains – peuvent amener les commandants militaires à faire pression pour que, dans une attaque, on utilise la bombe nucléaire, en sachant que la retombée radioactive et les dommages collatéraux seraient limités ».

    L’Italie est coresponsable de danger croissant de guerre nucléaire puisque,  violant le Traité de non-prolifération et n’adhérant pas au Traité ONU pour l’interdiction des armes nucléaires, elle fournit aux États-Unis, dans une fonction principalement anti-Russie, non seulement des bases, mais aussi des avions et des pilotes pour l’utilisation des bombes nucléaires. Cela advient avec le consentement explicite ou implicite (à travers la renonciation à une réelle opposition) de tout l’arc parlementaire.

   L’autre danger – prévient Poutine – est représenté par la « désintégration du système international de contrôle des armements », initiée par le retrait des États-Unis en 2002 du Traité Abm. Stipulé en 1972 par USA et URSS, il interdisait à chacune des deux parties de déployer des missiles intercepteurs qui, en neutralisant les représailles du pays attaqué, auraient favorisé une first strike (première frappe), c’est-à-dire une attaque nucléaire par surprise. Depuis lors les États-Unis ont développé le « bouclier anti-missiles », en l’étendant en Europe jusqu’au bord de la Russie : deux installations terrestres en Roumanie et Pologne et quatre navires de guerre, qui croisent en Baltique et Mer Noire, sont dotés de tubes de lancement qui, outre les missiles intercepteurs, peuvent lancer des missiles de croisière à tête nucléaire.

    Dans ce cas aussi l’Italie est coresponsable : à Sigonella (Sicile) est installée la JTAGS, station satellitaire USA du « bouclier antimissiles », une des cinq mondiales. La situation est aggravée par le fait que les USA veulent maintenant se retirer aussi du Traité FNI de 1987 (celui qui élimina les missiles nucléaires étasuniens basés à Comiso), afin de pouvoir déployer en Europe, contre la Russie, des missiles nucléaires à portée intermédiaire avec bases à terre. Ici aussi avec la co-responsabilité du gouvernement italien, qui au Conseil de l’Atlantique-Nord du 4 décembre a avalisé ce plan et est sûrement disponible pour l’installation de ces missiles en Italie. « Si les missiles arrivent en Europe, que l’Occident ne s’étonne pas si nous réagissons » a dit Poutine. Avertissement ignoré par Conte, Di Maio et Salvini (1) qui, tandis qu’ils battent le rappel sur le « décret sécurité » anti-migrants, quand arrivent bombes et missiles nucléaires étasuniens mettant en danger la vraie sécurité de l’Italie, ne voient rien, n’entendent rien et ne disent rien.

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(1)  Président du Conseil et Vice-présidents de l’actuel gouvernement italien

 

Edition de dimanche 23 décembre 2018 de il manifesto

 

 

 

 

Un article du 6 décembre (on n’est pas aux pièces !) de Jean-Paul Brighelli, à qui on dédie cette citation d’un chef d’œuvre du niveau de Don Quichotte, de Faust et de Pantagruel, qui attend depuis 68 ans sa publication en français après l’avoir attendue 57 ans en anglais. Il y est question d’une simple d’esprit, suicidée, que l’on veut interdire de sépulture, démembrer et jeter à la rivière (499 A.D.) :

 

– Ne m’interrompez pas, Princesse, et parlez tranquillement s’il vous plaît. Il n’est pas nécessaire de déranger votre père. Mais la chose que j’ai pu entendre dans cet humble corps de logis – où un homme comme moi, qui a vécu, tel Amos, de fruits et de baies, vellicans, sycamoros, sait où rechercher le joyau de la vérité – c’est que cette misérable femelle y a joué le rôle d’espionne pour cet archi-ennemi de notre évêque et de notre empereur et de Rome et de Jésus-Christ, ce fils incestueux, dit-on, de la sœur de l’empereur, cet ami des druides, cet adepte de toutes les sciences noires de l’Afrique, Medrawd ap Llew ! Et cette abominable trahison, elle l’a répétée chaque jour et chaque nuit, alors que votre famille lui donnait à manger, à boire et un abri. Elle a mordu la main qui l’a nourrie, la serpente !

Longtemps avant que ce réquisitoire ne s’interrompît, Morfydd avait ramassé tous les le fils de son indignation en une seule boule rouge et l’avait cachée contre son cœur, cachée plus profondément même que les fragiles coquilles d’escargots à présent réchauffées entre ses seins. Le pas léger et les joues en feu, elle conduisit le prêtre en dehors de Ty Cerrig, loin des oreilles de son père. Alors, elle se tourna vers lui. Bien à l’écart des lieux où on aurait pu l’entendre, sûre que le boeuf de Gwrgi était le seul occupant de l’étable, elle dévida la pelote écarlate de son indignation.

– Mordu la main qui l’a nourrie, n’est-ce pas ! Et que vouliez-vous qu’elle morde ? L’a nourrie ! L’a nourrie ! L’a nourrie ! L’a nourrie ! C’est ainsi qu’on justifie toutes les oppressions, tous les fardeaux, tous les poids morts, toutes les monotonies de plomb, toutes les uniformités poussiéreuses, tous les dés pipés, tous les harnais dorés, tous les dos marqués au fer, tous les droits des pasteurs et des maîtres, parents et grands-parents, cadavres et charognes. La main qui l’a nourrie ! Qu’est-ce qu’elle aurait dû mordre d’autre ?

J.C. Powys, Porius, Overlook Duckworth, 2007, Chap. XXX, pp.639-640

 

 

Il serait une fois la révolution

Jean-Paul Brighelli – Bonnet d’âne6.12.2018

 

 

 

Le lion de la MGM finit de rugir. Le sigle d’United Artists passe et s’éteint. Fondu au noir. Banc-titre, en lettres capitales, en blanc-au-noir :

 

THE REVOLUTION
IS NOT A SOCIAL DINNER
A LITERARY EVENT,
A DRAWING OR AN EMBROIDERY .
IT CANNOT BE DONE WITH…
ELEGANCE AND COURTESY ;
THE REVOLUTION IS AN ACT OF VIOLENCE…
Mao Tse-Tung

 

Puis le jet de pisse le plus célèbre de l’histoire du cinéma, dru, moussu, impétueux, frappe une souche pétrifiée où s’agitent des fourmis, qui succombent l’une après l’autre sous le flot de sodium / potassium / chlore / bicarbonates… Comme c’est un péon inculte et désœuvré qui se soulage, peu de chances que cette urine-là contienne de l’acide asparagusique.

Suivent 157 minutes de violence déchaînée. Le Mexique des années Villa / Zapata ne faisait pas dans la dentelle — ni les Allemands des fosses ardéatines, auquel il est fait allusion au passage : tout film ou roman historique raconte aussi l’histoire des temps modernes. Fin de la famille de Juan Miranda, massacrée. Fin du triolisme amoureux et libertaire de Sean Mallory, anéanti. Et fin de Mallory (« Sean-Sean-Sean »), renvoyé dans les astres par son dernier litre de nitroglycérine. Ça vaut le coup de la chaudière de locomotive de la Condition humaine : la révolution mange ses enfants, comme le Saturne de Goya.

 

 

Pourquoi parlé-je de ce qui fut le dernier western (et bien plus que cela) de Sergio Leone ? C’est qu’à lire et à écouter les commentaires sur les derniers événements qui ont balafré Paris, Marseille, Toulouse et le Puy-en-Velais.

 

 

la Vierge noire ne s’en est pas remise, ni Macron qui est passé voir les dégâts, et qui s’est fait copieusement huer par la foule.

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Source : https://blog.causeur.fr/bonnetdane/il-serait-une-fois-la-revolution-002516.html

 

 

Encore plus vieux : la couverture que personne n’a jamais vue (ça a déjà 8 ans, mais ça vieillit comme le bon vin) :

 

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C’était en 2010.

Fortune avait demandé une couverture au dessinateur de BD Chris Ware, mais la maquette qu’il leur a soumise, avec ses prisonniers de Guantanamo, ses ouvriers mexicains et ses vannes sur les politiciens budgétivores aux doigts crochus, n’était pas vraiment ce que Fortune avait en tête.

C’est pourquoi les abonnés à cette prestigieuse gazette, ne l’ont jamais vue.

Ah… ce n’est pas beau, l’Internet ?

 

 

 

 

Notre cadeau de Noël aux jeunes et aux vieux enfants :

 

Non traduit du russe !

 

 

 

 

 

 

 

 Mis en ligne le 23 décembre 2018