La Chine sans oeillères

 

 

 

 

 

 

LA CHINE SANS OEILLÈRES

 

Et autres nouvelles d’ici et d’ailleurs

 

 

 

 

Les Chinois regardent loin devant tandis que nous subissons la dictature du court terme.

 

La Chine sans œillères

 

Bruno GUIGUE – L.G.S.  13.2.2019

 

 

 

 

À entendre l’avalanche de mensonges déversée sur ce grand pays par les médias occidentaux, on finit par se poser la question : peut-on encore considérer la Chine sans œillères ni préjugés, sans concession ni malveillance, en la regardant telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle fût ?

Dès qu’ils daignent en parler, nos médias la décrivent en des termes qui oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Assoiffée de richesses, jetant ses tentacules sur la planète, trompant son monde en affichant un pacifisme de façade, d’une brutalité sourde qu’on soupçonne, prête à exploser, derrière les faux-semblants d’un discours lénifiant, la Chine serait comme l’ogre de la fable qui finira, un beau matin, par manger les petits enfants. L’imagerie coloniale la représentait au XIXème siècle sous les traits d’une cruauté raffinée, mais ce raffinement n’est plus de mise. A croire nos éditorialistes et nos experts, la Chine nouvelle n’enrobe plus ses appétits voraces de ces raffinements surannés. Ce qu’elle veut, c’est « dominer le monde », tout simplement. Appelée à devenir la première puissance économique mondiale, elle réclame sa part d’hégémonie planétaire, elle revendique la première place sur le podium. Mais elle veut surtout, nous dit-on, imposer son modèle, promouvoir ses valeurs, s’ériger en exemple destiné à l’imitation des nations.

Cette vision d’une Chine conquérante et prosélyte est d’autant plus surréaliste que les Chinois font exactement le contraire. Persuadés que leur système est unique, ils ne cherchent à convertir personne. Qu’ils exportent des marchandises, achètent des terrains ou construisent des ponts à l’étranger, ils défendent évidemment leurs intérêts. Mais leur ambition n’est pas de repeindre le monde aux couleurs de la Chine. A choisir, ils préféreraient sans doute qu’on ne les imite pas, car chaque peuple doit trouver sa voie par lui-même, quitte à commettre ces erreurs de parcours sans lesquelles aucune réussite n’est méritoire. Comme le disent si bien les spécialistes de la langue chinoise – qui, eux, connaissent bien leur sujet – la pensée chinoise est empirique et pragmatique. Elle affronte les faits, elle en subit les corrections successives et poursuit son avancée tant bien que mal. Réticente aux idées abstraites, elle admet volontiers qu’il n’y a pas de recette toute faite. C’est pourquoi il faut renoncer à l’idée que les Chinois cherchent à diffuser leur modèle et cesser de prêter à ce grand pays des rêves de conquête qui n’existent que dans l’imagination de ses détracteurs. Mais nos experts patentés ne l’entendent pas de cette oreille. Concluant une émission de C dans l’Air dont le titre est déjà tout un programme (« Qui peut arrêter la Chine ? »), Valérie Niquet, chercheuse à la Fondation de la recherche stratégique, opposait en ces termes le modèle européen et le modèle chinois : « La Chine, c’est l’anti-Europe, par exemple. Nous, on tente de surmonter ce qui faisait les relations internationales du passé, le conflit, l’usage de la force pour régler les tensions. La Chine, elle, s’en tient aux comportements du XIXème siècle ».

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Source : https://www.legrandsoir.info/la-chine-sans-oeilleres.html

 

 

 

 

Pendant qu’on y est, tiens, les livres se moquent des dates :

 

 

 

 

Malgré leurs yeux en meurtrières horizontales de châteaux-forts ou de lamelles de persiennes subrepticement écartées…

 

Les Chinois sont des hommes comme les autres

Maxime VIVAS  – L.G.S. 15.11.2012

 

 

 

Zheng Ruolin (Ruolin est le prénom) publie chez Denoël un livre délicieux et malicieux : « Les Chinois sont des hommes comme les autres ».

L’auteur vit en France depuis une vingtaine d’années. Son père, récemment décédé, était un intellectuel Chinois célèbre dans son pays et un traducteur d’auteurs français (dont Balzac). Il avait subi la rigueur de la terrible époque de la Révolution culturelle à l’époque de Mao.

Voici ce que dit le quatrième de couverture du livre de Zheng Ruolin :

 

« La Chine se développe à une vitesse vertigineuse. Elle intéresse, suscite l’admiration ou fait peur, mais toujours intrigue. Que signifie l’incroyable transformation de l’ex-empire du Milieu pour ses 1.300 millions d’habitants ? A Pékin ou à Shanghai comme dans les campagnes, quelles sont leurs joies, leurs frustrations ou leurs espérances ? Pour une fois ce n’est pas un Occidental qui nous dit ce que pensent, redoutent, désirent, consomment… en bref comment vivent, travaillent et se distraient les Chinois. Sans langue de bois et non sans humour, loin des clichés, Zheng Ruolin aborde tous les aspects de la vie quotidienne et des préoccupations des Chinois. Ainsi saura-t-on ce que racontent et se racontent les 500 millions d’internautes du pays, à quoi rêve la nouvelle « classe moyenne », comment se comportent les amoureux de Canton ou d’ailleurs, ce que signifie la possession d’un logement ou d’une automobile… Un portrait peu banal des habitants de la future première puissance économique mondiale, que prolonge un récit de la Révolution culturelle, telle qu’elle a été vue, avec ses yeux d’enfant, par l’auteur ».

 

J’ai la chance de bien connaître Zheng Ruolin, le plus Parisien des journalistes Chinois, le plus Français sans doute. Nous trouvons toujours l’occasion de déjeuner ensemble quand je « monte » à Paris.

Il est le correspondant en France de plusieurs journaux chinois, dont le quotidien de Shanghaï Wen Hui Bao et le quotidien de Hong Kong le Wen Wei Po. Il écrit aussi pour le quotidien de Pékin, Global Times. Quand j’ai publié en 2008 mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières » , Zheng Ruolin en a informé largement ces journaux. J’ai eu l’ivresse d’être d’un seul coup plus connu à Pékin qu’à Paris, à Shanghaï qu’à Toulouse (où je vis), à Hong Kong que dans mon village natal.

C’est sans doute grâce à cette gloire asiatique que les Chinois, quand ils ont voulu faire visiter le Tibet à des grands reporters du Figaro et du Monde, ont pensé que je ferais aussi un observateur utile. C’est pourquoi j’étais au Tibet en 2010 ; j’ai publié en 2011 en France (éditions Max Milo ), puis en Chine, puis aux USA, mon livre « Le dalaï lama, pas si zen ». Zheng Ruolin a été un intermédiaire précieux dans ces opérations.

Zheng Ruolin est un homme chaleureux, plein d’humour, aimant la France et son pays. Et c’est parce qu’il souhaite que Pékin et Paris se connaissent et se comprennent mieux qu’il a écrit « Les Chinois sont des hommes comme les autres », un livre d’amour et de paix.

Un livre pour cadeau de Noël, tiens. Un livre qui rend meilleur et plus intelligent.

J’ai déjà évoqué, ici et là , des informations surprenantes sur la Chine que la majorité de nos concitoyens voient par le prisme déformant des médias, c’est-à -dire comme un empire monolithique et mystérieux (donc inquiétant), peuplé de plus d’un milliard de fourmis jaunes, en bleu de travail, s’activant jour et nuit et se délectant de bols de riz tout en nous observant derrière la fente de leurs yeux qui ne sont rien d’autre que des meurtrières horizontales de châteaux-forts ou des lamelles de persiennes subrepticement écartées par un observateur embusqué.

Le Grand Soir a posé récemment à ses lecteurs quelques questions inspirées du livre de Zheng Ruolin) : « Vous saviez qu’en Chine on parle chinois ? Oui, sauf quand on parle une des 200 autres langues que le mandarin.
Vous le saviez, vous, que dans la région du Xingjiang, peuplée de Ouïghours (et non de yoghourts comme a dit un jour Bernard Kouchner, ministre socialo-sarkoziste) quand l’assemblée des élus se réunit il faut 5 interprètes pour qu’ils se comprennent ? »

Sans doute est-il grand temps que les Français, dans l’intérêt réciproque de nos deux pays, s’arrachent à un analphabétisme géo-politique qui induit une cécité économique et une glaciation des rapports humains.

Or, c’est pour nous y aider que Zheng Ruolin a écrit ce livre sérieux, amusant, simple et savant. On devrait le remercier pour cela, comme on le ferait pour un invité qui, tout en vous félicitant pour votre table, vous instruit agréablement d’un pays lointain et méconnu où vivent des hommes et des femmes qui nous ressemblent. « Ah ! insensé qui crois que je ne suis pas toi ! » s’écriait Victor Hugo, celui-là même qui fustigea de belle manière le sac du Palais d’été de Pékin par des soudards Anglais et Français (voir www.legrandsoir.info/Victor-Hugo-contre-le-paiement-des.html).

N’ayez pas peur, Zheng Ruolin ne cherche à aucun moment à vous vendre le système économique, politique, administratif, social, judiciaire, syndical, culturel chinois. Il vous parle de la Chine et de la France tels que sont pour lui ces deux pays appelés à évoluer, mais jaloux de quelques-unes de leurs spécificités. Son regard original nous éclaire et nous fait mieux comprendre la Chine…et la France. Il nous persuade de la nécessité de se parler davantage. Sans crainte et sans arrogance, dans le respect mutuel, comme il sied à deux grandes puissances qui ne sont pas ennemies.

 

Zheng Ruolin.

Les Chinois sont des hommes comme les autres.

Editions Denoël.

293 pages.

 

P.S. En avril 2008, le passage de la flamme olympique des jeux de Pékin fut interrompu à Paris à la suite d’agressions, appuyées par une intense campagne médiatique antichinoise. Il s’ensuivit un schisme entre nos deux pays. Quelques mois plus tard, Zheng Ruolin, de retour d’un séjour dans son pays me confiait : « J’ai constaté avec une grande tristesse la montée d’un sentiment anti-français parmi la jeunesse chinoise ». C’est cette tristesse éprouvée par ce Chinois qui fait de lui un Français comme les autres.

 

Source :  https://www.legrandsoir.info/les-chinois-sont-des-hommes-comme-les-autres.html

 

 

 

 

VENEZUELA

 

De Tripoli à Caracas

Gilles Munier – France-Irak Actualités10.2.2019

 

 

 

Note d’analyse de Leslie Varenne (IVERIS – 6/2/19)

 

Ce qui est surprenant dans le scénario vénézuélien qui se dessine c’est à quel point les similitudes sont grandes avec celui qui s’est déroulé en Libye en 2011.   

Le 23 janvier 2019, contre toute attente et surtout contre le droit international, Juan Guaido, le tout nouvellement élu (5 janvier 2019) président du parlement de Caracas, s’autoproclame président de la République par intérim. Il est immédiatement adoubé par les États-Unis, ses alliés occidentaux et onze membres sur quatorze du groupe de Lima (1). 

Le 26 janvier 2019, Paris, Berlin et Rome lancent un ultimatum au président Maduro l’enjoignant d’annoncer une élection présidentielle sous huit jours faute de quoi, ils reconnaîtront Juan Guaido comme « président en charge » (2). Le 31 janvier, l’Union européenne crée un groupe de contact chargé d’accompagner l’organisation d’élections. Ce groupe est composé de plusieurs pays européens et du groupe de Lima (3). La première réunion aura lieu le 7 février à Montevideo.

Le 22 janvier 2019, l’UE impose des sanctions à sept hauts responsables vénézuéliens et gèle leurs avoirs (4).

Le 28 janvier 2019, les États-Unis sanctionnent une entreprise pétrolière appartenant à l’Etat vénézuélien, Petroleos de Venezuela SA, dans le but de transférer le contrôle de cette compagnie à l’opposition (5). Puis, dans un même mouvement, les autorités américaines et Juan Guaido tentent de faire main basse sur sa filiale américaine Citgo (6).

Scénario libyen

Le 5 mars 2011, un mystérieux Conseil National de Transition (CNT) voit le jour et déclare être la seule autorité représentative en Libye. Cinq jours plus tard, la France reconnaît le CNT, suivi le lendemain par l’Union européenne, puis par le Qatar. Si John McCain n’adoube cet étrange attelage, parmi lesquels figurent des islamistes radicaux, qu’à la fin avril 2011, c’est seulement pour ne pas donner l’impression d’être à la manœuvre, soucieux de ne pas prendre de retours de bâtons en cas d’échec. Les Américains ont envoyé leurs alliés en première ligne, mettant ainsi en application leur doctrine « empreinte légère » (7).

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Source : http://www.france-irak-actualite.com/2019/02/de-tripoli-a-caracas.html

 

 

  

 

 

Deux commentaires des Grosses Orchades :

 

1/ « Dès lors le président Maduro, quel que soit son bilan, au passage peu reluisant, a-t-il tort lorsqu’il déclare…. ».

On trouve, nous, Mme Leslie Varenne un tantisoit péremptoire, voire présomptueuse. Qu’est-ce qu’elle attend pour aller lui montrer comment faire plus reluisant ? Elle et d’autres… beaucoup d’autres.

 

2/ « l’Italie n’a pas reconnu Juan Guaido et a bloqué une résolution de l’UE sur le Venezuela ».

Peu de gens savent que ce n’est pas une première de la part de l’Italie, pourtant dans les fers plus que beaucoup d’autres depuis 1945, que d’essayer de faire son  possible envers les victimes de l’oncle Sam, et si Giulio Andreotti a défini GLADIO comme une « structure d’information, de réaction et de sauvegarde » – ce qui est pour le moins osé -, dans le fameux discours du  24 octobre 1990 où il a admis son existence, il n’en a pas moins, avec Bettino Craxi, juste avant le 14 avril 1986, averti Muammar Kadhafi de l’imminence d’un raid aérien US. Confirmé par l’ambassadeur libyen de l’époque : « Craxi m’a envoyé un ami pour me dire de faire attention le 14 ou le 15 avril, il y aurait un raid américain contre la Libye ».

 

 

 

 

Et, tiens, puisqu’on en était à parler de l’Italie…

 

Moscou-Rome, germe d’un « désordre nouveau »

Philippe Grasset – DeDefensa 10.2.2019

 

 

 

 

Le président russe Poutine a accepté de se rendre en Italie, durant le premier semestre de l’année, – « avec un vif plaisir », a-t-il dit. On trouve les précisions nécessaires dans le texte ci-dessous, de Spoutnik-français bien entendu et sur recommandation des officines de bienpensance de l’équipe du suivi orwellien de la communication de la phalange qui nous dirige, ici en France. L’intérêt tout factuel de ce texte est qu’il rend compte de l’intensité considérable des relations officielles, et échanges de visites de responsables politiques, – surtout dans le sens Italie vers la Russie, – ces derniers mois. Mais la visite de Poutine a une réelle importance à cause du contexte de la situation au sein de l’UE, des divisions sur deux fronts souvent curieusement contradictoires entre États-Membres, 1) essentiellement entre deux “modèles” qui s’affrontent (en gros, “modèle globaliste“ contre “modèle populiste”), et 2) accessoirement sur la question des relations avec la Russie.

L’Italie tient un rôle considérable dans cette situation de tensions de désordre et d’affrontement, notamment et surtout dans le fait de sa querelle avec la France. La France, dans le seul ensemble de la direction et des macronistes qui affrontent les GJ, est d’une part l’archétype grossier du “modèle globaliste” ; d’autre part, et pour encore accentuer l’antagonisme, elle est singulièrement dans une période antirussiste à cause des croyances grotesques du président-FakeNews qui effectue un gros travail de causerie-Café du Commerce, et de la nomenklatura d’auto-désinformation qui l’entoure. L’affrontement avec l’Italie est donc particulièrement fécond, et même brutal, les deux Vice-Premiers italiens Salvini-DiMaio maniant la communication sans prendre de gants, mais aussi non sans efficacité (leur brutalité fait partie de leur tactique de communication).

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Source : http://www.dedefensa.org/article/moscou-rome-germe-dun-desordre-nouveau

 

 

 

 

VENEZUELA : DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE CUBAIN

 

Gouvernement cubain–  L.G.S. 14.2.2019

Traduction :  J-F. BONALDI

 

En quelques paragraphes, l’essentiel est dit de ce qui se joue dans l’ombre

 

 

 

Ces derniers jours, des avions de transport militaires états-uniens se sont posés sur un aéroport de Porto Rico, sur une base aérienne en République dominicaine et sur d’autres îles des Caraïbes.

Ce sont-là quelques informations inédites que notre ami Jacques-François Bonaldi nous envoie et que nous extrayons d’une analyse fine et particulièrement bien informée du gouvernement cubain. Les USA se préparent à faire subir au Venezuela le sort tragique de la Yougoslavie, de l’Irak et de la Libye.

S’ils réussissent, les compagnies pétrolières ExxonMobil et Chevron (USA), Total (France,) BP (GB), Repsol (Espagne) se partageront les dépouilles de PDVSA, la compagnie nationale pétrolière du Venezuela, principale ressource du pays.

Mais lisez le texte admirable qui nous arrive tout chaud de La Havane.
LGS

 

   Il est urgent de stopper l’aventure militaire impérialiste contre le Venezuela. Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba dénonce l’escalade de pressions et d’actions de l’administration étasunienne qui prépare une aventure militaire sous couvert d’ « intervention humanitaire » en République bolivarienne du Venezuela et appelle la communauté internationale à se mobiliser pour l’empêcher.

Du 6 au 10 février 2019, des avions de transport militaire ont volé vers l’aéroport Rafael Miranda de Porto Rico, vers la base aérienne de San Isidro en République dominicaine et vers d’autres îles des Caraïbes stratégiquement situées, sûrement à l’insu des gouvernements de ces nations, en provenance d’installations militaires étasuniennes où opèrent des unités des forces d’opérations spéciales et de l’infanterie de marine qui sont utilisées pour des actions clandestines, y compris contre des dirigeants d’autres pays.

Des milieux politiques et médiatiques, y compris étasuniens, ont révélé que des jusqu’au-boutistes de cette administration, qui ont derrière eux une longue carrière d’actions et de mensonges visant à provoquer ou à stimuler des guerres, tels que John Bolton, conseiller à la sécurité nationale, Mauricio Claver-Carone, directeur du département Continent américain au Conseil de sécurité nationale, de concert avec Marco Rubio, sénateur de la Floride, ont conçu, financé et organisé directement et en détail, depuis Washington, la tentative de coup d’État au Venezuela par le biais d’un individu qui s’est proclamé président de la manière la plus illégale.

Ce sont ces mêmes individus qui, personnellement ou par département d’État interposé, exercent des pressions brutales sur de nombreux gouvernements pour les obliger à appuyer une convocation arbitraire à de nouvelles élections présidentielles au Venezuela, tout en promouvant la reconnaissance de cet usurpateur qui n’a décroché que 97 000 voix comme parlementaire, face aux plus de six millions de Vénézuéliens qui ont élu en mai dernier le président constitutionnel Nicolás Maduro Moros.

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Source :  https://www.legrandsoir.info/venezuela-declaration-du-gouvernement-revolutionnaire-cubain.html

 

 

 

 

 

Irremplaçable Roger Waters !

 

Roger Waters, fondateur du Pink Floyd : « empêcher le coup d’État de Trump contre la démocratie vénézuélienne »

 

L.G.S.  7.2.2019

Traduction : Thierry DERONNE

 

 

 

 

Il y a quelques jours Roger Waters, fondateur du Pink Floyd, écrivait sur son compte Twitter @rogerwaters : « arrêtons cette nouvelle folie des États-Unis, laissez le peuple vénézuélien en paix. Ils ont une vraie démocratie, arrêtez cette tentative de détruire ce pays pour que le 1% (les riches) puissent s’emparer du pétrole ». L’artiste invitait les citoyen(ne)s à se concentrer à New York le lundi 4 février à 15 heures, face à la Mission Diplomatique des EU aux Nations Unies, pour protester contre le coup d’État que veut mener Donald Trump.

Waters explique son engagement dans une note du 6 février publiée sur sa page Facebook et intitulée : « Une des réponses que j’ai reçues à mon tweet “bas les pattes du Venezuela” est celle d’un vieil ami, un musicien vénézuélien expatrié ». Elle est publiée sous l’image et la célèbre réflexion de Simon Bolivar : « Les Etats-Unis paraissent destinés par la Providence à infester les Amériques de misère au nom de la démocratie »

 

 

 

 

Appelons-le X.

Mon cher X.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/irremplacable-roger-waters/

 

 

 

 

 

GILETS

 

Portrait et destin des gilets jaunes

Théophraste R – L.G.S. – 12.2.2019

 

 

 

 

 

Les gilets jaunes (qui s’appellent tous Jojo) sont d’extrême gauche, d’extrême droite, récupérés par La France Insoumise, antisémites, anti-migrants, homophobes, misogynes, violents, fumeurs de clopes, manifestants sans autorisation, incendiaires, casseurs, liquidateurs de petits commerces, consommateurs de diésel, énergivores, complotistes, manipulés par les Russes et chiatiques.

Les médias vous ont servi ce désastreux portrait, pas vrai ?

Or, en vérité, les gilets jaunes sont intercepteurs de balles de flash-ball avec leurs yeux ou leurs mâchoires, bloqueurs de grenades avec leurs mains ou leurs pieds, réceptionnistes des matraques avec leur tête, leurs jambes, leurs épaules, leur dos, enfileurs de menottes, gros consommateurs de colliers serflex, amateurs de gaz qui pique aux yeux et aux poumons, peinturlureurs de pavés à l’hémoglobine, voyageurs sans billet dans des fourgons à gyrophare, dormeurs oisifs dans des cellules gratuites, futurs pensionnaires de Fleury-Mérogis où ils ne croiseront ni Benalla, ni les Balkany, ni Guéant.

L’histoire mondiale retiendra cependant qu’ils ont affronté jusqu’à 90 000 policiers (dotés d’armes quasiment létales) pour dire la haine des pauvres envers un président-roitelet, ivre d’orgueil, trop petit pour son palais de l’Elysée d’où il commande qu’on le sauve en frappant, gazant, amputant, condamnant, emprisonnant.

La question est de savoir si les policiers désormais armés de fusils d’assaut tireront sur les manifestants en croyant défendre la République ou bien s’ils mettront crosse en l’air pour ne plus servir un president devenu l’ennemi de son peuple.

Théophraste R. Corédacteur du mémoire (à paraître)  : « Condamnations des policiers de terrain après la chute de Macron. »

 

Source : https://www.legrandsoir.info/portrait-et-destin-des-gilets-jaunes-6079.html

 

 

 

 

 

 

VUS DU DROIT

 

Gilets jaunes et manipulations étatiques de la violence : une vieille histoire

 

Régis de Castelnau  –  Vu du droit 11.2.2019

via Causeur – 15.2.2019

 

Je peux en témoigner : un pouvoir sait instrumentaliser une manifestation pour la rendre violente. Toute ressemblance avec des événements qui se seraient produits récemment…

 

 

Des manifestants à Paris, le 9 février 2019

 

 

L’époque est à la dénonciation du « complotisme » concept élastique et désormais complètement galvaudé. Aidé par quelques supplétifs zélés, comme le démontre la nouvelle « étude » réalisée par la socialiste Fondation Jean-Jaurès, et par les éditocrates habituels, le bloc élitaire au pouvoir en fait deux usages.

 

« Complotiste » is the new « fasciste »

Tout d’abord, disqualifier toute critique de la politique visant à adapter la France à la mondialisation financière et néolibérale, ensuite justifier toutes les atteintes à la liberté d’expression, celles déjà mises en place et celles projetées. Gare à celui qui prête des intentions et des actions au pouvoir, l’anathème tombera sur lui telle la foudre : « Complotiste ! »

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, tous les observateurs honnêtes ont été amenés à se poser beaucoup de questions concernant le comportement des forces de l’ordre dans les manifestations. Certains ont été jusqu’à accuser le ministère de l’Intérieur de laisser faire les casseurs dans le but évident de disqualifier le mouvement et de faire peur. Malgré certaines évidences que la multiplication des vidéos ont pu établir, ils ont immédiatement été foudroyés, hérétiques et relaps, par l’accusation majeure : « Complotistes ! Comment pouvez-vous imaginer que le pouvoir puisse user de ce genre de comportement contre un mouvement social ? »

Eh bien justement, il peut. Et c’est de cela que je peux témoigner.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/gilets-jaunes-et-manipulation-etatique-de-la-violence/

 

 

 

 

 

 

 

Bon, ceci, c’était sous Giscard…

 

 

Après, il y a eu François Mitterrand président et François Hollande… les « attentats » et les « Charlie »…. Entre autres.

 

 

Récemment, M. Brighelli rappelait un enregistrement de Maxime le Forestier. Il nous a donné l’idée d’aller pêcher, dans notre propre nostalgie, notre préféré :

 

 

Maxime Le Forestier : Parachutiste

 

 

Avec les paroles…

URL : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/1972-maxime-le-forestier-parachutiste/

 

Cette chanson est dix fois plus d’actualité que quand Maxime l’a composée. On croyait alors que le pire était derrière nous – la guerre d’Indochine, celle d’Algérie, tout ça… –  alors qu’il était devant et qu’on n’est pas encore au bout. Mais « parachutiste », c’est désuet. Maintenant, on dit « Forces de la Coalition Démocratique »… Libye, Ukraine, Syrie, Yémen, Venezuela… derechef Algérie et France, vous allez voir !  Et on embauche partout : chez les mercenaires et dans la police.

 

 

 

 

Répression judiciaire des gilets jaunes : Édouard Philippe fait du chiffre

 

Régis de Castelnau – Vu du droit 13.2.2019

 

 

 

 

Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe

Les chiffres dévoilés par le premier ministre indiquent une instrumentalisation de la justice et un mépris du droit.

Interview publiée dans Atlantico.

 

 

Atlantico : ce mardi 12 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré devant l’Assemblée nationale : « Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement » (…) « plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt ». Comment comprendre de tels chiffres, faut-il y voir une excessive sévérité, ou traitement « juste » de la situation eu égard aux événements ?

Régis de Castelnau : Ces chiffres sont proprement ahurissants. Il s’agit donc, et c’est assumé comme tel, d’une répression de masse. C’est-à-dire qu’on a mobilisé l’appareil judiciaire depuis trois mois pour faire ce qui ne peut plus s’apparenter à une justice normale, mais à une justice d’exception, à une justice de masse.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/repression-judiciaire-des-gilets-jaunes/

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Meyssan : POUR/CONTRE

 

 

La trajectoire personnelle de Thierry Meyssan est, par certains que nous prenons au sérieux, mise en question. Comme Le Saker sur la situation économique du Venezuela, nous n’avons pas d’opinion, faute de lumières et de compétences. Reste à savoir si le comportement, quel qu’il soit,  de Thierry Meyssan infirme ses analyses. Sont-elles ou ne sont-elles pas « fiables », dignes de considération ? Il nous semble que, là comme ailleurs, c’est le déroulement ultérieur des faits qui doit en définitive trancher. Lire – qui et quoi que ce soit – avec un esprit critique, est impératif. Jeter de temps en temps un regard en arrière pour voir si Untel, Untel et Untel ont parlé pour faire du vent, ont eu raison ou se sont trompés, devrait être l’abc du manuel du lecteur…

Dans cette optique, voici trois entretiens des éditions Demi-Lune avec un de leurs auteurs :

 

 

Entretien avec Thierry Meyssan (1/3)

Conspirationnisme et analyse

 

Pour Thierry Meyssan, les Relations internationales sont exclues aujourd’hui en France du débat démocratique —c’est la doctrine du « domaine réservé du président de la République »—. Par conséquent toute analyse qui ne s’inscrit pas dans la lignée du discours officiel sera qualifiée de « conspirationniste ». Or, c’est précisément le rôle de vrais journalistes, non pas de relayer la communication présidentielle, ni même de la décrypter, mais de chercher les faits et de les analyser.

 

Réseau Voltaire – Damas (Syrie) – 13.1.2019

 

 

 

 

Avant que l’Otan ne qualifie de « conspirationniste » toute recherche sur les attentats du 11 septembre 2001, les questions posées par Thierry Meyssan étaient considérées comme légitimes. Ici, une émission de la chaîne d’information continue LCI, en 2002.

Question / Éditions Demi-Lune : Tout d’abord, merci M. Meyssan d’avoir accepté cet entretien dont l’objet est d’expliquer à vos lecteurs, et au-delà, la cohérence de votre production éditoriale. Suite à la parution l’année dernière de Sous nos yeux, il nous a semblé important de rééditer L’Effroyable Imposture 2, ouvrage majeur mais malheureusement épuisé ; c’est chose faite depuis octobre dernier, et vos 3 derniers ouvrages sont donc maintenant disponibles dans la collection Résistances. Les internautes qui lisent le Réseau Voltaire connaissent l’importance de votre travail et sa portée considérable, mais pour les autres vous êtes le « polémiste » du 11-Septembre, et pour vos détracteurs, (c’est-à-dire les médias atlantistes dans leur ensemble, ou pour être plus précis, les directeurs de publication, les rédacteurs en chef et les éditocrates), vous êtes un dangereux « conspirationniste », voire le « pape des théories du complot ». Comment vous définiriez-vous ?

Thierry Meyssan : Comme un analyste des relations internationales. Je suis issu du monde politique français. J’ai été secrétaire national durant 12 ans d’un parti de gouvernement, celui de Jean Moulin. Comme lui, je suis radicalement républicain au sens de « dévoué à l’intérêt général ». C’est pourquoi je ne me suis pas tu lorsque le gouvernement de George W. Bush a présenté sa version des attentats du 11-Septembre. J’ai immédiatement fait l’objet de pressions et j’ai refusé de me soumettre. J’ai d’abord eu la chance d’être protégé par le président Chirac, mais suite à l’élection de Nicolas Sarkozy, un service de l’État a reçu l’ordre de m’éliminer. Plutôt que de baisser la tête, j’ai préféré tout perdre et m’exiler. Après quelques mois, j’ai cherché à comprendre le pouvoir que j’avais troublé. J’ai poursuivi les relations que j’avais établies avec des leaders comme le président vénézuélien Hugo Chavez et j’en ai noué de nouvelles avec d’autres comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Petit à petit, j’ai acquis une reconnaissance dans les milieux professionnels du monde entier —diplomatiques, militaires et politiques—. Il existe certainement quantité de meilleurs experts que moi, mais ils sont au sein de gouvernements et ne publient pas leurs travaux. Je suis le seul à avoir eu des expériences de gouvernement dans des pays différents et à avoir écrit dans la presse de nombreux pays.

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Source : https://www.voltairenet.org/article204719.html

 

 

 

 

Entretien avec Thierry Meyssan (2/3)

La presse refuse les travaux sur l’Histoire qu’elle a couverte

 

Ce second volet de l’entretien accordé par Thierry Meyssan aux éditions Demi-Lune porte sur son ouvrage consacré à la guerre d’Israël contre le Liban de 2006. Un travail de nature universitaire qui, pour le moment, fait autorité aussi bien pour l’établissement des faits que par ses réflexions contextuelles. Or, ce livre contredisant le traitement de cette guerre par la presse occidentale, il est ignoré par la presse qui s’était faite intoxiquer à l’époque.

 

Réseau VoltaireDamas (Syrie) – 19.1.2019

 

 

 

 

Question. Éditions Demi-Lune : Il était intéressant à différents égards de rééditer votre livre sur la guerre israélo-libanaise de 2006, L’Effroyable Imposture 2. Tout d’abord, parce que vous y développiez un point esquissé dans le premier livre, le sujet fascinant et trop peu connu de la théopolitique, à savoir le rôle et l’importance de la religion (en l’occurrence évangéliste) dans la politique des USA au Moyen-Orient.

Thierry Meyssan : S’il est tout à fait honorable de trouver dans sa foi la force de son action politique, il est toujours destructeur de maquiller ses ambitions politiques derrière un discours religieux. Ce qui est vrai en Iran, l’est aussi aux États-Unis.

Pendant la Guerre froide, le Pentagone a diffusé à tous les GI’s des livrets assurant que l’Otan défendait le judéo-christianisme face au communisme athée. C’est l’argument du Gott-mit-uns (« Dieu est avec nous »). Nous continuons d’ailleurs à parler de judéo-christianisme ce qui n’a aucun sens puisque le christianisme s’est affirmé contre le judaïsme.

La théopolitique au demeurant est le nom d’un courant politique puissant qui tient des congrès à visage découvert en Israël. Il réunit des leaders politiques, évangélistes chrétiens et leurs équivalents juifs, selon qui le règne de la paix universelle ne surviendra que lorsqu’un gouvernement mondial sera instauré à Jérusalem. C’est par exemple le discours que tient en France Jacques Attali.

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Source : https://www.voltairenet.org/article204762.html

 

 

 

 

 

 

Entretien avec Thierry Meyssan (3/3)

Il n’y a pas de recherche de la Vérité sans recherche des documents originaux

 

Alors que les journalistes interprètent les événements internationaux en fonction des positions de leur propre gouvernement, Thierry Meyssan s’est au contraire efforcé d’anticiper les faits pour permettre aux États cibles de protéger leur population le plus efficacement possible. Sa lecture des dix-huit dernières années n’a rien de « complotiste », comme ses adversaires tentent de le faire croire, mais s’appuie sur les documents de travail des pays occidentaux, dont certains sont libres d’accès quoiqu’ignorés par les grands médias. Elle se fonde donc sur une recherche systématique de ces documents et sur leur intégration dans son raisonnement, même lorsqu’il parvient à se les procurer plusieurs années après leur rédaction.

 

Réseau Voltaire  – 2.2.2019

 

 

 

 

Question. Éditions Demi-Lune : Venons-en maintenant à Sous nos yeux, un livre qui sort de l’ordinaire… Il est très bien écrit, court et facile d’accès, car vous avez un réel talent pour expliquer simplement des problématiques complexes. En fait, le reproche qu’on pourrait lui adresser, c’est qu’il est bien trop dense ! Il compte quasiment une révélation par page, et la plupart de vos collègues géopolitologues auraient sans doute distillé ces informations en plusieurs ouvrages. Il s’agit en fait du travail que vous avez effectué dans la période de 10 ans qui s’est écoulée depuis la parution de L’Effroyable Imposture 2.

Thierry Meyssan : Lorsque j’ai écrit L’Effroyable Imposture (en 2002), je réagissais à une contradiction visible entre le discours dominant et ce que tout le monde percevait : l’administration Bush ne disait pas la vérité. J’avais des arguments simples, faciles à vérifier et à comprendre. C’était un livre de journaliste. Puis, j’ai rédigé L’Effroyable Imposture 2 (2006), comme on rédige une thèse de doctorat. Avec des centaines de références bibliographiques. C’était un ouvrage de chercheur rédigé pour le grand public. Ce troisième volume, Sous nos yeux (2017), est une synthèse pour des décideurs présentée comme un voyage personnel. C’est un livre d’analyste gouvernemental.

Oui, il y a beaucoup trop d’informations, mais elles sont toutes utiles. Il ne s’agit pas de présenter en détail un événement ou un autre, mais de décrire le paysage général des rapports de force mondiaux depuis les attentats du 11-Septembre et la manière dont je l’ai compris. Personne n’a fait ce travail jusqu’ici et certainement beaucoup vont le copier. D’innombrables livres ont été publiés qui s’inspiraient de mes précédents ouvrages, ce sera surement encore le cas avec celui-ci.

Question : Et Sous nos yeux, tout comme votre livre précédent, a probablement 10 ans d’avance sur son temps… Peut-être vient-il trop tôt et ne sera-t-il compréhensible (c’est-à-dire acceptable) que dans une décennie ?

La révolte qui vient d’éclater en France va se propager à tout l’Occident

Thierry Meyssan : J’ai relu L’Effroyable Imposture 2 (sur la guerre israélo-libanaise de 2006) lorsque vous l’avez réédité. J’ai été stupéfait de son actualité, douze ans plus tard. Cela tient au fait que les problèmes d’Israël et du Liban ne sont toujours pas réglés.

Sous nos yeux deviendra un classique lorsque l’affrontement que je décris sera résolu. Or, la globalisation financière touche à sa fin. La révolte vient d’éclater en France et va se propager dans tout l’Occident. Les gens souffrent sans comprendre pourquoi ils s’appauvrissent. Il se peut que cette révolte aille vite désormais.

Question : Sa forme est très originale aussi puisqu’elle décrypte les « Printemps arabes » en 3 parties qui chacune adopte la perspective d’un acteur différent : la France, les Frères musulmans et l’axe Washington-Londres.

Thierry Meyssan : C’est pourquoi je parlais de « voyage personnel ».

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Source : https://www.voltairenet.org/article204927.html

 

 

 

 

  

 

Mis en ligne le 16 février 2019

 

 

 

 

 

Les coulisses de la Déclaration Rothschild-Balfour (4)

 

 

 

 

L’Inconscient collectif selon C.G. Jung  (extrait du Livre Rouge)

 

 

Aline de Diéguez poursuit ici sa réflexion en profondeur sur la calamiteuse « Déclaration Rothschild-Balfour ». Il faudra quand même bien qu’un jour l’ensemble paraisse en un seul ouvrage… Quand les poules auront des dents et la francophonie des éditeurs à la fois pécunieux et éclairés..

 

 

Aline de Diéguez

 

Les coulisses de la Déclaration Rothschild-Balfour (4)

D’Abraham à Arthur Balfour

 

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« Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre ». Baruch Spinoza

 

 

Où l’on tentera de comprendre comment la fiction extravagante de se croire protégé par une divinité particulière s’est incrustée dans les cervelles, y a prospéré de génération en génération depuis des dizaines de siècles, a conduit au sionisme contemporain et à l’extermination progressive des Palestiniens..

 

Un volcan géopolitique s’est allumé au début du XXe siècle, et s’est mis, à cracher sa lave et ses cendres incandescentes. Depuis lors, éruptions et tsunamis se sont succédé sans interruption. La terre s’est ouverte, des cheminées adventices sont apparues, des empires ont été balayés, d’autres ont surgi du néant. Le gigantesque empire ottoman et l’empire central d’Autriche-Hongrie ne sont plus que des souvenirs. A partir de l’Est, sur les ruines de l’Europe un empire idéologique puissant a étendu sa grande ombre. A l’Ouest un empire balbutiant a commencé de s’édifier dans le crime et la guerre permanente. Une maffia financière y a pris le pouvoir et a commencé de cimenter les fondations de sa violence et de ses rapines. L’arme financière perverse sera utilisée avec cynisme durant les décennies qui suivront et poursuit encore et encore la longue cohorte de ses crimes sur les planète entière.

Face à ces titanesques bouleversements, une pustule en apparence insignifiante mais d’une vigueur increvable, a émergé des quartiers juifs de l’Orient russe. Jouant des coudes à l’Est et à l’Ouest, la tête d’épingle sioniste s’est si vigoureusement plantée dans la géopolitique qu’elle est progressivement devenue le pieu ardent autour duquel la planète politique s’est mise à tourner. Le tourbillon ne s’est plus arrêté.

Deux tsunamis militaires étroitement liés à cet accouchement improbable ont durant cette période si profondément ravagé la vieille Europe que le continent ne s’est jamais remis de ces désastres. Des cadavres par millions ont recouvert le sol des patries. Un sang pauvre coule désormais dans les veines des survivants ahuris et soumis sans rechigner au suzerain fort en gueule qui les a domestiqués.

Le goût de la liberté s’est évanoui et la souveraineté est devenue un mot sonore que les bouches prononcent encore parfois, mais dont les cervelles ne comprennent plus le sens.

Pendant ce temps, les sillons mortifères des missiles zèbrent les cieux du Moyen-Orient. L’Etat des immigrés sionistes continue de jouer des coudes et tente d’agrandir son espace vital au nord, au sud et à l’est, au détriment des peuples autochtones, le tout au nom d’un vieux mythe porteur de calamités pour tous, y compris pour ceux qui tentent de s’en faire un bouclier.

Par une de ces ironies dont l’histoire a le secret, deux hommes aussi profondément médiocres l’un que l’autre, bien que dans des styles différents, furent les héros et les hérauts de cet exploit : Theodor Herlz et lord Arthur Balfour. Ils furent les généraux involontaires d’une saga à laquelle rien ne les destinait. L’un et l’autre ne furent que les porte-drapeau en miroir de deux cohortes qui se regroupèrent en une puissante armée de l’ombre. Elle cheminait d’autant plus efficacement sur le sentier de la guerre qu’elle était plus camouflée.

Derrière ces deux personnages de puissants  » stay behind  » tiraient les ficelles des marionnettes qui s’agitaient sur le devant de la scène. C’étaient eux les véritables maîtres du combat de Titans mené en vue de la réalisation du rêve sioniste.

Conformément à mon objectif constant, j’ai donc tenté de remonter aussi haut que possible sur la piste de la naissance, de l’élaboration et de la consolidation bimillénaire du mythe qui se trouve à la source des bouleversements politiques inachevables auxquels nous assistons. Inachevables, parce qu’ils dureront tant que subsistera dans les cervelles la croyance que le rêve peut devenir réalité ou, autrement formulé, que le rêve et la politique ne font qu’un et que les rêveurs peuvent imposer leur loi au reste de l’humanité.

 

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Qu’est-ce qui est « historique » dans un récit théologique ?

Un texte théologique ne poursuit qu’un seul objectif: l’édification des fidèles. Qu’est-ce qui est historique dans un mythe religieux? La difficulté réside dans la définition du mot « historique« . Bossuet croyait encore que « Dieu » avait créé le monde il y a quatre mille ans, prenant au pied de la lettre les dates de l’Ancien Testament. A partir du moment où le mythe crée l’histoire, parce que l’histoire véritable est aussi celle qui se déroule dans les têtes, le mythe est une forme de l’histoire. La religion devient une forme de la politique lorsque les défenseurs du mythe prétendent l’extraire de leur cervelle, habiller de chair et d’os les personnages qui gazouillent dans leur tête et les faire marcher sur la terre, les armes à la main.

Depuis une vingtaine d’années aucun historien sérieux, aucun archéologue, aucun exégète ne considère plus que les récits bibliques sont historiques au sens scientifique du terme. Ce sont des textes théologiques destinés à l’édification des croyants de la religion du dieu Jahvé. Ils nous renseignent sur la manière dont une petite tribu du Moyen-Orient, parfaitement localisée, a intériorisé ses relations avec le ciel et avec son environnement. C’est pourquoi on y trouve à la fois des personnages historiques réels comme les souverains des empires voisins auxquels cette tribu a été confrontée; mais on y rencontre également d’innombrables personnages inventés, mais symboliques, d’ailleurs empruntés aux mythologies des Etats voisins et qui s’expriment à ce titre – Adam, Eve, Noé, Moïse, Josué, Abraham, Agar, sont des personnages mythiques construits à partir d’un caléidoscope de légendes empruntées aux grands empires environnants, Egyptiens ou Assyriens. Repeints aux couleurs locales et adaptés aux mentalités tribales du lieu, ils n’ont jamais eu davantage d’existence historique concrète que Zeus, Hermès ou Athéna qui ont définitivement perdu leurs fidèles. D’autres personnages, qui eurent une existence historique plus que modeste, ont été transformés en mythes gigantesques – David, Salomon.

Mais à partir du moment où le mythe crée l’identité du groupe, parce qu’il s’est enkysté dans les psychismes d’une manière indéracinable, non seulement ce mythe est constitutif de la personnalité privée de chaque croyant, mais il crée un corps collectif si puissant que même des membres qui n’adhèrent plus aux rites et aux prescriptions de la mythologie de l’Ancien Testament continuent de se réclamer de leur « judéité« . Israël devient un seul corps et chaque unité est une parcelle de ce corps. Cette notion sera reprise par la doctrine chrétienne. L’Eglise est le Corpus Domini et chaque membre de l’Eglise est une parcelle du corps de Dieu.

Le mythe est donc auto-actif. Il EST celui qui EST pour reprendre la déclaration attribuée à Jahvé – « Je suis celui qui est » (Exode 3,14). Véritable axiome, sa réalité est tout entière contenue dans son affirmation. Le récit censé le démontrer n’a nul besoin de vraisemblance ou de cohérence. Il n’est là que pour théâtraliser l’axiome fondateur et en explorer toutes les facettes. Car le mythe est un théâtre. C’est ce théâtre psychique qui fait sens dans les esprits et entraîne la conviction par l’intermédiaire de son scénario.

Ainsi, au sujet d’un événement aussi capital pour le christianisme que l’est la croyance à la vie éternelle, et donc à la résurrection des corps, l’apôtre Paul dans sa Lettre aux Corinthiens (15,14-15) affirme en toutes lettres que la croyance précède le fait et il en fournit le code d’interprétation : « S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » Le postulat mythique de la croyance à la résurrection de tous les morts est donc premier. Il conditionne les déductions théologiques en chaîne, interprétées à la lumière du mythe: l’affirmation de la résurrection du Christ à partir de la constatation que le cadavre n’est plus dans son tombeau. Puis arrivent les prédicateurs chargés de diffuser la « bonne nouvelle » et enfin se répand la foi des fidèles.

 

 

La résurrection des corps

 

Comme le montre le spécialiste italien du récit biblique, Mario Liverani dans son passionnant La Bible et l’invention de l’histoire, (2003, trad. Ed. Bayard 2008) des tribus nomades, mais en voie de sédentarisation, se sont lancées à l’assaut d’une région occupée depuis des siècles. L’historien italien permet de suivre à la trace le passage de l’histoire réelle au récit théologique, donc mythologique et vice versa.

Exemple: Jéricho, ville prospère, existait depuis sept siècles lorsqu’elle fut victime du rezzou des tribus hébraïques et les fameuses murailles, victimes de la négligence des habitants, s’étaient déjà écroulées. Le Josué mythique et ses trompettes n’y ont été pour rien. Pour qui sait lire, le récit biblique porte les traces de la violence de cette première conquête. Ces guerriers rustiques, sortis du désert et pillards victorieux ont éprouvé le besoin de gommer les assassinats et les prédations auxquelles ils se sont livrés sur les habitants autochtones. Le vol des terres et des biens, l’installation en nouveau maîtres dans les maisons et les vergers du territoire conquis – un classique travail de colonisateurs – est devenu dans le récit mythique une « guerre juste » afin d’obéir à un décret du ciel.

La véritable histoire de la planète se déroule dans les têtes des peuples qui en sont les acteurs. Comme le démontre Manuel de Diéguez dans son site consacré à un décodage anthropologique de l’histoire contemporaine, la véritable compréhension de l’action des nations, des sociétés ou des individus réside dans l’analyse de leur imaginaire. Tous les peuples ont une tête, un corps, des bras et des jambes qui les mettent en mouvement. Mais c’est leur « corps mental » qui est le moteur de leur politique. Il se peut que, par accident, le dirigeant momentanément en charge des affaires d’une nation ne soit pas en adéquation avec le « corps mental » de la nation. Alors la nation trahie et rétive recrache l’élément étranger.

Ce qui est vrai pour tous les peuples de la terre l’est doublement pour le groupe humain dont l’imaginaire religieux était si puissant qu’il a survécu à un coma politique de près de deux millénaires. Le moribond s’est réveillé à la fin du XIXe siècle armé, casqué et revêtu de la cotte de mailles d’un sionisme belliqueux. Il a fini par débarquer dans l’histoire en 1947, non sans avoir renié son nom antique – Juda – et s’être baptisé du nom de son rival et ennemi détesté de l’antiquité – Israël – nom du Royaume de Samarie.

L’originalité de cette nation réside dans le fait qu’elle est la seule au monde à jouir d’une double réalité politique parce qu’elle possède deux histoires. L’histoire la plus connue est celle qui a été considérée comme tellement vraie par la religion chrétienne qui a succédé au judaïsme, qu’elle pouvait conduire au bûcher les individus téméraires qui mettaient en doute la chronologie proposée par les écrits bibliques. Il était admis qu’un « Dieu » avait créé, il y a quatre mille ans, le monde, l’homme et tutti quanti.

 

 

Tableau du Caravage, L’apôtre Matthieu, inspiration

 

 

C’est cette histoire-là qui continue de remplir les têtes des immigrants qui se sont précipités en Palestine; c’est ce récit-là qui constitue l’arrière-monde de toutes les actions de l’Etat nouvellement créé sur les terres palestiniennes. Or, la véritable histoire de la province de Judée est tout autre. Elle a été soigneusement occultée durant deux millénaires et demi. C’est peu de dire que les découvertes et les mises à jour récentes suscitent une indignation violente qui se manifeste par des menaces contre les audacieux Argonautes de la science historique, considérés comme d’horribles blasphémateurs commettant un sacrilège épouvantable, quand ce n’est pas pire encore.

 

Les tribulations du dieu Jahvé dans l’histoire

L’écriture du récit biblique possède une histoire, alors que le mythe prétend que Jahvé en est l’auteur par le truchement d’un personnage mythique auquel le personnage surnaturel aurait dicté ses directives, Moïse. L’important est de tenter de se mettre sur la piste des auteurs en chair et en os du récit et d’analyser les conditions dans lesquelles il a été rédigé, puis porté à la connaissance des fidèles.

Il est, en effet, désormais établi que la rédaction du texte de la Genèse est postérieure à la grande défaite de l’armée judéenne à Meggido (609 avant notre ère) et à la mort du roi Josias au cours de cette bataille. Ce roi avait été le grand réformateur du jahvisme. Il avait imposé et codifié officiellement un premier état du culte de ce dieu à l’intérieur de son petit royaume.

Or, depuis le grand désastre de Meggido, le dieu Jahvé était en perdition. Conformément à l’esprit de l’époque, la déroute d’une armée était vécue comme le signe de l’impuissance du dieu, qui était censé combattre à sa tête. C’était donc, dans l’esprit des populations de l’époque, le dieu Jahvé lui-même qui, à la tête de l’armée de Josias, avait été vaincu par le dieu égyptien, lequel avait permis la victoire de l’armée du pharaon Nechao II sur les troupes de Josias.

A la suite de cette défaite, les Judéens dépités et furieux d’avoir un dieu aussi faible, aussi peu fiable et aussi ingrat à l’égard d’un roi qui avait tant fait pour son culte, étaient retournés au culte d’idoles multiples et le royaume de Juda, auquel le roi Josias avait donné un éclat et une unité politiques tels qu’il n’en connut plus jamais de semblables durant sa courte existence, était tombé, avec le règne des successeurs incapables dans une décrépitude politique de plusieurs décennies dont la puissance babylonienne avait su profiter.

En effet, toute l’œuvre théologico-politique de Josias, le véritable instaurateur du jahvisme, était détruite, le temple inauguré par le roi Ezéchias – et non par Salomon – et embelli par son arrière-petit fils, Josias, avait été mis à sac et son trésor avait pris, lui aussi, le chemin de Babylone. La destruction de Jérusalem signait la fin de l’indépendance du petit royaume de Juda qui devint la province perse de Yehoud, selon la terminologie araméenne et les Judéens furent désormais nommés Yehoudim, ce qui fut abusivement traduit par Juifs.

J’ai détaillé dans L’invention du « peuple élu » et de la « Terre Promise » les circonstances de l’immense drame politique et théologique que fut la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor et le transport à Babylone de l’élite des habitants du royaume de Juda, à savoir le roi, sa famille, les fonctionnaires du temple et tous les artisans, notamment ceux qui étaient spécialisés dans la métallurgie et le travail des métaux, dont le nouvel empire avait un urgent besoin afin de renforcer son armée.

Le vide n’avait évidemment pas tardé à être comblé par une immigration de populations des cités environnantes, arrivées avec leurs dieux particuliers et qui ont ajouté, comme il était d’usage à l’époque, le culte du dieu local à leur panthéon, ce que a conduit la religion de la petite Judée à un polythéisme de fait, et l’a ramenée à une situation antérieure à la première réforme religieuse hénothéiste du roi Ezéchias.

Durant cette période, le dieu Jahvé, noyé au milieu d’une foule d’autres collègues, avait bien failli se trouver relégué, à l’instar de ses célestes contemporains, dans les oubliettes de l’histoire. L’exil à Babylone signait l’acmé de sa déroute, puisque cette fois, Jérusalem était en ruines, le temple rasé et la société du petit royaume entièrement décapitée.

Il s’agissait donc pour les scribes-lévites exilés à Babylone de rafistoler les éléments subsistants du mythe, de ranimer les braises de la tribu et de tenter de ressusciter le dieu vaincu et moribond. Ils s’y employèrent avec ardeur et le succès que l’on sait. Le principal acteur de la renaissance du dieu fut le lévite Esdras, que les Judéens se sont empressés sinon d’occulter complètement de leur histoire, du moins de reléguer ensuite à un rang mineur. Les personnages mythiques de la saga introduits dans le récit à Babylone sont sortis des parchemins et se sont incarnés en un roman à la fois théologique et patriotique.

C’est à cette occasion que la première version du Deutéronome, rédigé du temps de Josias, a subi une manière de toilettage théologique afin de l’intégrer aux quatre premiers livres du Pentateuque rédigés durant l’exil – ou Thora dans la terminologie du judaïsme. La première version du Deutéronome censée avoir été trouvée dans les caves du temple construit par le roi Ezéchias (-739 – -687) rénovée, complétée, prit place en cinquième position. De nombreux rédacteurs s’attelèrent à cette tâche, comme en témoignent les différents styles d’écriture dont on peut suivre la trace dans les chapitres successifs.

 

Quand et dans quelles circonstances le récit présente-t-il la naissance de la notion d' »alliance » des Hébreux avec leur dieu?

Lorsque les scribes judéens exilés au bord de l’Euphrate, après la conquête de la Judée par le roi Nabuchodonosor, inventèrent l’épisode de leur fiction dans lequel un personnage mythique – Abraham – était le héros principal, ils lui prêtèrent un rêve fabuleux dans la narration intitulée Genèse. C’est ainsi qu’au cours d’un « profond sommeil » (Gn 15,12), le héros eut « une vision » (Gn 15,1). De plus, il entendit une voix, qu’il attribua à son dieu, laquelle lui proposait une « alliance » (Gn 15,18). « Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. En ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abraham. » (Gn 15, 17-18).

Le contenu du pacte d’alliance et l’offre du dieu: « Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens. » (Gn 15,18).

Tout le monde rêve: pénétrer le sens des rêves a, depuis l’origine des temps, fasciné l’humanité, notamment, on le comprend aisément, ceux des puissants, en raison des conséquences politiques qui en résultaient. En effet, loin des interprétations sexuelles qui ont envahi un post-freudisme contemporain mal digéré, les humains y voyaient, dans l’antiquité, une forme de prémonition, d’irruption directe des dieux dans la politique. Ils utilisaient également ce stratagème afin de délivrer incognito un message aux dirigeants du monde. Il n’est donc pas étonnant que les scribes judéens exilés à Babylone et rédacteurs de la Genèse aient imaginé le stratagème d’un rêve comme véhicule de l’action de leur divinité. Ce procédé, banal à l’époque, permettait de délivrer un message d’une manière jugée convaincante par tout le monde.

C’est sur le fondement de ce scénario que les représentants officiels de l’actuel Etat d’Israël clament sur tous les tons que « La terre a été donnée par Dieu aux juifs« , et que, par conséquent, il ne peut y avoir de compromis avec les Palestiniens, qui sont priés de déguerpir.

Les protestants anglais du XIXe siècle et notamment Lord Arthur Balfour, continuent à défendre ce scénario qui a conduit, un demi-siècle plus tard, à la création d’un Etat indépendant destiné à accueillir les juifs du monde entier.

Même si la plupart des dirigeants de cet Etat ne sont pas des religieux pratiquants, tous sans exception se réclament des deux axiomes religieux qui structurent le « retour du peuple élu » sur sa « terre promise« .

Aucune preuve historique, aucune logique, ne convaincra les Israéliens qu’ils vénèrent des héros symboliques et que leur arrière-monde psychique repose sur un roman. Les juifs continueront à commémorer la fuite de leurs ancêtres hors d’Egypte et à croire que la mer Rouge s’est ouverte afin de faciliter leur passage, car cette mythologie est une rationalisation nécessaire et une justification politique de leur destin passé et de leur histoire présente. « Si Jahvé ne nous a pas donné cette terre, nous sommes des brigands » proclament aujourd’hui les plus lucides.

 

Religion et morale : l’illusion de la notion de « peuple élu »

Une religion ne détermine nullement le niveau moral d’une société, c’est au contraire le niveau moral du groupe qui prédétermine et dicte les formes que prend sa religion.

L’illusion du « peuple élu » n’est d’ailleurs pas propre au judaïsme; on la trouve même dans les croyances de tribus archaïques de Nouvelle-Zélande. On en comprend aisément les motivations psychologiques. En effet, la puissance de conviction qu’exerce une idée ou une croyance ne réside nullement dans le fait qu’elle relaterait des événements qui seraient réellement arrivés. Elle est crue vraie et s’impose grâce à la force de séduction qu’elle exerce sur les esprits et aux avantages que le groupe en escompte. Comment ne pas accepter avec enthousiasme de faire partie d’une tribu si exceptionnelle qu’un dieu aurait fait de vous ses chouchous et vous aurait fait un cadeau foncier ici et maintenant? Un cadeau immédiat, parfaitement palpable et autrement alléchant qu’une félicité potentielle dans un au-delà virtuel conditionné par la disparition de votre propre carcasse. Et peu importent les incohérences du récit s’il fait de vous un heureux propriétaire foncier.

Si un rouleau de parchemin ou de cuir avait bien été découvert du temps d’Ezéchias, comme certains historiens le sous-entendent, il ne pouvait s’agir que de l’énumération d’un corpus législatif très bref, appelé « loi de Moïse« et nullement rédigé par un prétendu Moïse et censé avoir existé en chair et en os deux millénaires plus tôt. Comme toutes les législations antiques – comme par exemple la loi des douze tables publiée à Rome sur douze tables d’airain entre -450 et -451 et qui a régi la vie des Romains jusqu’au premier siècle – ces codes législatifs se sont tous inspirées du Code d’Hammourabi, premier recueil de lois et de jurisprudence de l’histoire, rédigé environ deux millénaires avant notre ère.

 

 

Code d’Hammourabi : colonne de basalte noir de 2,25m, découverte en 1901 dans la ville de Suse, actuellement au musée du Louvre. Sur le haut de la stèle, le roi est représenté debout devant le dieu Shamash. Le texte est gravé sur tout le reste de la colonne

 

 

C’est sur cette fiction théologique digne d’Alice au pays des merveilles que repose la certitude des sionistes d’aujourd’hui que la terre de Palestine leur a été donnée par leur « dieu ». C’est au nom de ce roman fantastique que les émigrants venus de tous les continents chassent les habitants autochtones de leur patrie et cherchent à faire coïncider le pays de leurs rêves religieux avec le pays réel.

 

L’invention de la notion de « Thora orale » et le principe d’autorité

L’influence théologique et politique d’Esdras est capitale en ce qu’il n’était pas seulement un responsable religieux plein d’imagination et de talent et principal rédacteur des cinq rouleaux du Pentateuque, c’était également un véritable esprit politique. En effet, en tant que porteur des cinq chapitres du récit rédigés durant l’exil à Babylone et alors que le texte lui-même ne dit rien de tel, il a réussi l’exploit politique d’imposer la croyance qu’à côté de la Thora écrite, il existerait une Thora orale dont le personnage de Moïse aurait été le récipiendaire et le bénéficiaire.

Une multitude de secrets pratiques est censée avoir été révélée directement par le dieu au héros alpiniste au sommet de la montagne. Ces secrets auraient été ensuite transmis, tout aussi secrètement, à son successeur, le non moins mythique Josué, lequel les aurait communiqués, toujours oralement et secrètement, à ses successeurs et ainsi de suite de génération en génération. Depuis lors, l’ensemble des secrets destinés à une élite très étroite est appelé Loi orale.

Durant deux millénaires, cette Loi orale serait passée « d’oreille de sage » en « oreille de sage » par une chaîne ininterrompue de rabbins – de maîtres – et sa transmission aurait été si parfaite que sa mise par écrit dans les Talmud possède le même poids que le texte primaire de la Thora. Dans la pratique, elle en a même davantage.

L’invention de la notion de Thora orale est l’exploit théologico-politique le plus extraordinaire et le plus efficace, politiquement parlant, à mettre à l’actif du scribe Esdras. Elle est l’illustration la plus remarquable du fonctionnement du principe d’autorité. A partir du moment où un groupe se déclare détenteur de secrets surnaturels, son autorité est démultipliée par le mystère et la sacralité dont il s’est entouré. Il serait saugrenu et même sacrilège d’exiger des preuves ou des justifications de ce qui est affirmé.

Personne n’ose contester une autorité censée transmise de génération en génération depuis deux millénaires et directement chue de la nue. Elle finit par devenir in-contestable et donc sacralisée. C’est cette notion politique élastique qui a permis de mettre sur le compte de la révélation divine les commandements les plus restrictifs, les digressions les plus farfelues et les plus immorales, mais légitimées par le sceau d’une « loi orale » révélée par une divinité.

 

Les conséquences de l’invention de la notion de Thora orale: l’épuration ethnique

Du temps d’Esdras, la pureté des généalogies se comptait à partir du début de l’exil. Or, entre le début de l’exil et le retour du scribe donc entre -538 et -393 – c’est pour le moins six à sept générations qui se sont trouvées dans la ligne de mire de l’épurateur qui servira de modèle aux épurateurs nazis qui recherchaient des demis, des quarts ou des huitièmes d’ancêtres juifs chez leurs concitoyens persécutés.

Cet épisode tragique de l’histoire récente permet d’imaginer ce que fut la chasse aux femmes légitimement épousées, ainsi qu’à leurs enfants traqués par des fanatiques qui sillonnaient les ruelles et pénétraient dans les maisons. Certains cachèrent les enfants, quelques-uns résistèrent, mais l’immense majorité non seulement se soumit aux directives du fanatique réformateur, mais offrit des sacrifices expiatoires. Telle est la puissance du principe d’autorité.

En revanche, les femmes juives pouvaient conserver un mari non juif, ainsi que leurs enfants. C’est à partir de cet épurateur du quatrième siècle avant notre ère que l’identité juive a été définie à partir de la descendance par les femmes. Ainsi, aujourd’hui encore, des rabbins orthodoxes qui ont pris le pouvoir dans l’Etat d’Israël ont annulé certains mariages lorsque la femme ne correspondait pas aux critères de la définition orthodoxe de la judéité. Or, il n’existe pas de mariage civil dans cet Etat. Voilà bien la preuve absolue qu’Esdras est toujours vivant dans les têtes et dans les lois et qu’une ségrégation ethnique drastique continue en plein XXIe siècle d’être sournoisement appliquée sur le terrain, tout en étant officiellement niée.

Pour comprendre la profondeur du choc, de la terreur et du traumatisme social qui accompagnèrent cette mesure, il faut imaginer ce que serait aujourd’hui une France dont la population subirait une épuration ethnique sur la base d’un recensement datant du règne de Napoléon III !

Ainsi, l’autorité attachée à la détention de secrets divins a permis à Esdras de faire fi de deux siècles de modifications politiques et démographiques intervenus en Judée (exil: entre 597 et 538, retour d’Esdras vraisemblablement en -398, sous Artaxerxès II). C’est au nom de Jahvé que les « réformes » d’Esdras ont imposé la purification ethnique qui, depuis lors, continue de s’appliquer dans l’Etat sioniste moderne. Depuis les « réformes » d’Esdras, la politique de la Judée a définitivement basculé dans la régression et la fermeture, refusant toute forme d’intégration dans le courant de l’histoire en marche. L’idéal religieux et social gît quelque part dans un lointain passé, un passé imaginaire et mythifié, qu’il faudrait tenter de rejoindre. Pour Esdras, pour ses contemporains, pour ses successeurs et pour le sionisme politique contemporain, son héritier direct, comme dans le conte de La Belle au bois dormant, le temps s’est immobilisé.

Les mythologues sionistes actuels s’apparentent à une varié de saumons. L’œil fixé sur un passé idéal, ils rament de toutes leurs forces à contre-courant du fleuve du temps historique afin de tenter de ressusciter la Dulcinée de leurs rêves blottie dans la frayère originelle, c’est-à-dire une terre idéale, vide de tout habitant, donc sans intrus arabes et qui attendait le retour des chouchous du notaire extra-terrestre, mais nécessairement entretenue durant des millénaires par des légions de séraphins envoyés par le tabellion surnaturel.

Esdras, épaulé par son comparse Néhémie, fut le saumon athlétique qui, le premier, réussit cet exploit. C’est sous leur impulsion conjuguée qu’ont été posées les fondations d’un jahvisme exclusiviste qui reposait sur le principe de l’élection particulière de ce groupe humain et donc sur la nécessité de nettoyer la population des éléments impurs et impies qui s’étaient infiltrés sur la terre sacrée et l’avaient polluée de leur présence intempestive. Avec une brutalité qui n’était possible qu’en ce temps-là, ce scribe s’est mobilisé contre un siècle et demi de pratiques de mariages mixtes. Non seulement de tels mariages seraient interdits à l’avenir, mais les femmes légitimement épousées, ainsi que leurs enfants, seraient expulsés du « paradis jahviste » .

Face à ce délire psycho-théologique, l’existence des Palestiniens ou la réprobation internationale ne sont que vulgaires cascades à franchir. Or, l’on sait que les saumons sont capables de sauter des cascades de trois mètres ou de profiter des inondations pour franchir des routes. C’est pourquoi les sionistes s’appliquent à grignoter la Cisjordanie avec une persévérance de hannetons et, par de vigoureux coups de queue de saumons politiques, profitent de chaque circonstance favorable pour construire de nouvelles colonies ou pour agrandir celles qui sont déjà installées sur les territoires volés aux Palestiniens, espérant arriver un jour à rejoindre la frayère mythique, avant que le mâle et la femelle épuisés, aient succombé en route.

« Le pays […] est souillé par la souillure des peuples des pays (c’est-à-dire des étrangers), par les abominations dont ils l’ont rempli d’un bout à l’autre par leur impureté. Et maintenant, ne donnez pas vos filles à leurs fils, ne prenez pas leurs filles pour vos fils, ne recherchez jamais ni leur prospérité, ni leur bonheur. » Esdras, 9, 11-12

Lorsque le ministère de l’éducation de l’actuel Etat sioniste propose lors d’un examen d’instruction civique en Israël d’expliquer « pourquoi les jeunes filles juives ne doivent pas fréquenter les Arabes », il se place dans le sillage direct du racialisme d’Esdras.

Le Talmud enseigne explicitement qu’une descendance fait partie de « nos enfants juifs« , seulement si la mère est juive. (Talmud, Guemara Kidouchine : Daf 68b) Le sionisme est également redevable aux institutions mises en place par les deux compères Esdras et Néhémie, de la pérennisation d’un système exécutif, législatif et judiciaire si puissant qu’ils ont survécu à la disparition politique du petit Etat originel, à la destruction de l’édifice religieux central autour duquel se cristallisait toute la vie sociale et surtout, ils ont également survécu à la dispersion de la population.

 

De la Thora au Talmud

Or, c’est cette notion de « loi orale », absolument invérifiable et totalement laissée à la discrétion des oreilles et des cervelles des « récepteurs » et censée éclairer la « loi écrite », qui a donné toute sa puissance à la recréation d’un judaïsme post-exilique. Cette invention politique de « sages« , prétendument transmetteurs du message secret d’un dieu qui parlerait par leur bouche ouvre aux psychanalystes et aux anthropologues des religions un continent à explorer. Car il est impossible de ne pas voir que ces commentateurs s’identifient si bien à leur dieu qu’ils SONT, en réalité, Jahvé lui-même.

Dans cet ensemble utilisé actuellement pour la formation des rabbins et qui se prétend une compilation de la « tradition des anciens« , une partie est consacrée à la formulation d’une opinion sur tel ou tel sujet, laquelle est contredite ou développée par celle d’un second rabbin et un troisième rabbin est censé effectuer une sorte de synthèse, ce qui explique sa présentation. Ces formulations seraient dignes de figurer dans le Guinness des absurdités grotesques si elles n’avaient, de nos jours encore, des conséquences tragiques sur le comportement d’immigrants imbibés d’une mentalité talmudique prise au pied de la lettre, y compris dans ses déclarations les plus stupides et les plus immorales. Elle se traduit sur le terrain par la désinvolture avec laquelle l’armée sioniste tue des enfants palestiniens traités « d’insectes » engendrés par des « abrutis« .

« Ici, en Israël, la façon dont nous traitons les enfants palestiniens a longtemps été guidée par l’adage: « Les abrutis engendrent des insectes ». Certains le disent ouvertement, d’autres partagent ce point de vue en silence. Il n’y a pas de mois sans que plusieurs enfants palestiniens soient tués sous des prétextes douteux, que personne ne comprend. » (Prof. Nurit Peled-Elhanan)

Durant deux millénaires, cette Loi orale serait passée « d’oreille de sage » en « oreille de sage » par une chaîne ininterrompue de rabbins – de maîtres – et sa transmission aurait été si parfaite que sa mise par écrit dans les Talmud possède le même poids que le texte primaire de la Thora. Dans la pratique, elle en a même davantage.

 

La suite de la remontée à la source

Je développerai dans un prochain texte par quels canaux politiques et psychologiques s’était opérée l’unification des communautés juives dispersées dans le monde entier et comment ces groupes se nourrissaient des mêmes commentaires sur des commentaires de commentaires de la fiction originelle, dans lesquels les notables religieux avaient déversé toute la haine et tout le mépris qu’ils éprouvaient à l’encontre des tenants d’autres dieux – notamment des chrétiens et des musulmans. Les concentrés de détestation à l’égard de tous les goys, c’est-à-dire des non-israélites – le mot juif étant une création récente – et appelés Talmuds (au pluriel, car il en existe deux) imprégnaient profondément les cervelles des groupes dispersés dans le monde et continuent de diriger leurs actions politiques.

Comme l’écrivait l’historien Bernard Lazare dans son remarquable et particulièrement honnête ouvrage L’Antisémitisme, « Le Juif qui suivait ces préceptes (ceux du Talmud) s’isolait du reste des hommes ; il se retranchait derrière les haies qu’avaient élevées autour de la Torah Esdras et les premiers scribes, puis les Pharisiens et les Talmudistes héritiers d’Esdras, réformateurs du mosaïsme primitif et ennemis des prophètes. Il ne s’isola pas seulement en refusant de se soumettre aux coutumes qui établissaient des liens entre les habitants des contrées où il était établi, mais aussi en repoussant toute relation avec ces habitants eux-mêmes. À son insociabilité, le Juif ajouta l’exclusivisme.« 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, je rappelle la vigoureuse et efficace action de cet historien juif. Le premier il s’est mobilisé en faveur du combat destiné à prouver l’innocence du Capitaine Dreyfus. Emile Zola n’a fait que s’inspirer de son Manifeste, pour ne pas dire qu’il l’a pillé.

Mais tout cela n’aurait pas été suffisant s’il n’avait existé durant des siècles un gouvernement central secret et puissant qui, grâce à une toile d’araignée d’envoyés, sorte de missi dominici expédiés dans le monde entier, contrôlait et dirigeait tous les détails la vie quotidienne de chacune des communautés dispersées dans le monde entier.

 

Bibliographie

Mario Liverani, La Bible et l’invention de l’histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l’archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006

Ernest Renan, Histoire du peuple d’Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887

Douglas Reed , La Controverse de Sion

Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l’argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002

Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010

Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste , Fayard 2008

Israël Shahak, Le Racisme de l’Etat d’Israël , Guy Authier, 1975

 

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/balfour4/balfour4.htm

 

 

Mis en ligne le 13 février 2019

 

 

Le Saker et l’économiste

 

 

 

 

 

Le Saker et l’économiste

 

Interview de Michael Hudson par Le Saker sur le Venezuela – 7 février 2019

 

 

Introduction : La controverse fait rage sur le point de savoir quel est l’état réel de l’économie vénézuélienne et si les réformes et la politique d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro ont été décisives pour le peuple vénézuélien ou s’ils se sont fourvoyés et sont responsables de la crise actuelle. Tout le monde semble avoir des opinions très arrêtées sur la question. Mais moi je n’en ai pas, tout simplement parce que je manque des compétences qu’il faudrait pour en avoir. C’est pourquoi je me suis décidé à interroger un des économistes indépendants les plus considérés, Michael Hudson, pour qui j’ai un immense respect, et dont les analyses (y compris celles qu’il a écrites en collaboration avec Paul Craig Roberts) semblent les plus crédibles et les plus honnêtes qu’on puisse trouver. En fait, Paul Craig Roberts tient Hudson pour « le meilleur économiste au monde » ! Je suis très reconnaissant à Michael Hudson de ses réponses, qui contribueront, je l’espère, à permettre une compréhension honnête et objective de ce qui est en train de se passer au Venezuela.

Le Saker

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Saker : Pourriez-vous résumer l’état dans lequel se trouvait l’économie vénézuélienne quand Chavez est arrivé au pouvoir ?

Michael Hudson : Le Venezuela était un pays à monoculture pétrolière. Ses recettes provenant de l’exportation servaient majoritairement à importer des denrées alimentaires et autres marchandises de première nécessité qui n’auraient pu être produites dans le pays. Il commerçait surtout avec les États-Unis. Par conséquent, malgré sa richesse en pétrole, il a accumulé une dette extérieure

Dès l’origine, les compagnies pétrolières US ont craint que le Venezuela puisse, un jour, utiliser ses revenus pétroliers au bénéfice de sa population, au lieu de laisser l’industrie pétrolière US et son aristocratie nationale « compradore » siphonner ses richesses à leur gré. Donc, l’industrie du pétrole,  soutenue par la diplomatie US, a pris le Venezuela en otage de deux manières.

 

 

Pays classés par grandeur des réserves pétrolières prouvées.

 

 

Avant tout, il faut savoir que les raffineries de pétrole n’ont pas été construites au Venezuela, mais à Trinidad et sur les côtes US du Golfe du Mexique. Cela a permis aux compagnies pétrolières – ou au gouvernement US – de laisser le Venezuela sans aucun moyen de faire cavalier seul et de se doter d’une politique pétrolière indépendante, puisqu’il a besoin de faire raffiner son pétrole au dehors pour qu’il soit utilisable.

Deuxièmement, les banquiers centraux du Venezuela ont été persuadés de donner en gage leurs réserves de pétrole et tous les actifs de l’État dans le secteur pétrolier, y compris CITGO [Citgo Petroleum Corporation, ndt], comme caution financière pour garantir le remboursement de la dette extérieure. Ceci signifie que, si le Venezuela fait faillite (ou est poussé à la faillite par le refus des banques US d’effectuer dans les délais prévus les paiements nécessaires au remboursement de sa dette extérieure) les actionnaires et les principales compagnies pétrolières US ont la possibilité de prendre possession des actifs pétroliers vénézuéliens.

Cette politique pro-US a fait du Venezuela une oligarchie latino-américaine typiquement polarisée. Quoique le Venezuela soit nominalement très riche en réserves de pétrole, sa richesse a été concentrée dans les mains d’une oligarchie pro-US qui a laissé le soin de son développement national à la Banque Mondiale et au FMI. La population indigène, en particulier sa minorité raciale rurale et sa sous-classe urbaine, a été exclue du partage des richesses pétrolières du pays. Le refus arrogant de l’oligarchie de partager ces richesses ou même de rendre le Venezuela auto-suffisant en produits de première nécessité a fait de l’élection d’Hugo Chavez une issue naturelle.

Le Saker : Pourriez-vous esquisser les grandes lignes des diverses réformes et changements apportés par Hugo Chavez ? Qu’a-t-il fait de bien et qu’a-t-il fait de mal ?

Michael Hudson : Chavez a essayé de restaurer une économie mixte au Venezuela en se servant des revenus du gouvernement – principalement ceux du pétrole, bien sûr – pour développer les infrastructures et pour consacrer les dépenses intérieures à la santé publique, à l’éducation et à l’emploi, pour élever le niveau de vie et la productivité de son électorat.

Ce qu’il n’a pas été en mesure de faire, c’est assainir la pratique profondément enracinée des détournements de fonds et des pots-de-vin dans le secteur pétrolier. Et il n’a pas été capable d’endiguer l’évasion des capitaux par l’oligarchie qui a transporté ses richesses et elle-même à l’étranger.

Ce n’est pas quelque chose qu’il a « mal fait ». Parce qu’il faut très longtemps pour redresser la mise en coupe réglée d’une économie, alors que les USA usent d’une foule de « sanctions » et de sales tours pour en saboter le processus.  

Le Saker : Quelles sont, à votre avis, les causes de la crise économique actuelle au Venezuela ? Celle-ci est-elle principalement due aux erreurs de Chavez et de Maduro ou au sabotage, à la subversion et aux « sanctions » US ?

Michael Hudson : Il était totalement hors de question que Chavez et Maduro pussent poursuivre une politique pro-vénézuélienne visant à atteindre l’indépendance économique sans provoquer la fureur, la subversion et les « sanctions » des États-Unis. La politique étrangère de l’Amérique reste aussi focalisée sur le pétrole qu’elle l’était quand elle a envahi l’Irak sous le régime de Dick Cheney. La politique US consiste à traiter le Venezuela comme une simple extension de l’économie US avec un excédent commercial en pétrole à dépenser aux États-Unis ou une épargne à transférer dans les banques US. En imposant des « sanctions » qui empêchent le Venezuela  d’avoir accès à ses dépôts bancaires aux États-Unis et aux actifs de  CITCO, propriété d’État, les USA font en sorte que le Venezuela soit dans l’incapacité de rembourser sa dette extérieure. C’est le contraindre de force à une faillite, que les diplomates US espèrent utiliser comme excuse pour mettre la main sur les ressources pétrolières du Venezuela et pour saisir ses actifs à l’étranger, tout à fait comme les fonds spéculatifs de Paul Singer ont tenté de le faire avec les actifs à l’étranger de l’Argentine.

Comme la politique US sous Kissinger était de « faire hurler l’économie » du Chili, elle fait de même aujourd’hui avec le Venezuela. Les USA se servent de ce pays comme d’un exemple pour avertir les autres pays de ce qu’il pourra leur en coûter s’ils ne laissent pas siphonner leurs excédents économiques par les investisseurs US.

Le Saker :À votre avis, que devrait faire Maduro maintenant (à supposer qu’il reste au pouvoir et que les USA ne le renversent pas), pour sauver l’économie vénézuélienne ?

Michael Hudson : Je ne vois rien que le président Maduro devrait faire qu’il ne fasse pas déjà. Au mieux, il doit rechercher des soutiens à l’étranger et, ainsi, démontrer au monde entier la nécessité d’un système économique et financier international alternatif.

Il a d’ailleurs commencé à le faire en essayant de retirer l’or du Venezuela de la Banque d’Angleterre et de la Réserve Fédérale américaine. Ceci est en train de tourner à la « guerre asymétrique », avec la menace de dé-sanctifier l’étalon-dollar dans la finance internationale. Le refus de l’Angleterre et des États-Unis de laisser un gouvernement élu contrôler ses actifs à l’étranger a pour but de faire savoir au reste du monde que, seuls, les diplomates et les Cours US peuvent contrôler et contrôleront les pays étrangers comme s’ils étaient de simples extensions du nationalisme US.

Le prix à payer pour l’attaque économique US contre le Venezuela est donc la fracture du système monétaire international. La manœuvre défensive de Maduro montre aux autres pays la nécessité de se protéger pour ne pas devenir « un autre Venezuela », en se trouvant d’autres refuges et d’autres agents payeurs pour leur or, leurs réserves de change et le financement de leur dette extérieure, loin des zones dollar, sterling ou euro.

La seule manière, pour Maduro, de se battre avec succès est de le faire au niveau institutionnel, de mettre la barre encore plus haut en portant la lutte « hors du cadre et des sentiers battus ». Son plan – et bien entendu c’est un plan de longue haleine – doit être d’aider à catalyser un nouvel ordre économique international, indépendant du dollar-étalon US. Il ne peut marcher à brève échéance que si les États-Unis croient pouvoir émerger de cette lutte en honnête intermédiaire financier, en système bancaire honnête et en  honnête soutien des régimes démocratiquement élus. L’administration Trump est occupée à détruire toute illusion de ce genre plus totalement que ne pourrait le faire n’importe quel critique anti-impérialiste ou rival économique !

À plus longue échéance, Maduro doit développer l’agriculture vénézuélienne, plus ou moins comme les USA ont protégé et développé leur agriculture par la législation du New Deal dans les années 1930 – services d’assistance à l’extension agricole, caisses de crédit rurales, conseils en semences, organisations de marketing d’État pour l’achat des récoltes et la fourniture d’outillage mécanique, et le même genre de soutien des prix qui a été longtemps utilisé aux États-Unis pour subventionner les investissements au niveau des exploitations et augmenter la productivité.

Le Saker : Qu’en est-il du plan pour l’introduction d’une crypto-monnaie ? Est-ce que ce sera une alternative efficace au bolivar vénézuélien mourant ?

Michael Hudson : Seul un gouvernement national peut émettre une monnaie. Une « crypto » monnaie liée au prix du pétrole deviendrait un véhicule spéculatif, sujet à manipulations et à fluctuations considérables des prix, sous l’action des vendeurs et des acheteurs à terme. Une monnaie nationale doit se baser sur la capacité de lever l’impôt, et la source d’impôts principale du Venezuela, qui est le pétrole, est actuellement bloquée par les États-Unis. Ce qui fait que la situation présente du Venezuela est identique à celle de l’Allemagne sortant de son hyper-inflation des années 1920. La seule solution possible implique un soutien à la balance des paiements. Il semble bien qu’un tel soutien ne viendra que du dehors de la sphère « dollar ».

La solution à une hyperinflation doit être négociée diplomatiquement et être soutenue par d’autres gouvernements. Mon histoire du commerce international et ma théorie financière Trade, Development and Foreign Debt (« Commerce, développement et dette extérieure ») décrit le problème des réparations allemandes et montre comment l’hyperinflation de l’Allemagne a été résolue par le Rentenmark.

L’impôt sur la rente économique du Venezuela frapperait nécessairement le pétrole, les sites immobiliers de luxe, les prix monopolistiques et les hauts revenus (surtout les revenus financiers et ceux des monopoles [souvent multinationaux, ndt]). La charpente d’une telle taxe et d’une politique financière adéquate requiert une logique. Il y a un demi-siècle que j’essaie d’expliquer comment s’y prendre pour atteindre l’indépendance monétaire, donc politique. La Chine est en train d’appliquer cette politique avec beaucoup d’efficacité. Elle est capable de le faire parce que son économie est vaste et auto-suffisante en produits de première nécessité et qu’elle possède suffisamment de surplus à l’exportation pour payer ses importations alimentaires. Le Venezuela n’est pas du tout dans une situation de ce genre. C’est pourquoi il se tourne vers la Chine dont il espère un soutien.

Le Saker : Quelle aide lui apportent la Chine, la Russie et l’Iran, et dans quelle mesure ces pays peuvent-ils l’aider ? Croyez-vous que l’aide conjointe de ces trois pays peut réussir à neutraliser les sabotages, la subversion et les « sanctions » US ?

Michael Hudson : Aucun de ces trois pays ne possède en ce moment la capacité de raffiner le pétrole vénézuélien. Il leur est donc très difficile d’accepter d’être payés en pétrole vénézuélien. Seul un contrat de fourniture à long terme (payé à l’avance) serait réalisable. Et même dans ce cas, que feraient la Chine et la Russie, si les États-Unis s’emparaient tout simplement de leurs biens au Venezuela ou refusaient par exemple de laisser les compagnies pétrolières russes prendre possession de CITCO ? La seule réponse, dans ce cas, serait de saisir les investissements US dans leurs propres pays, en guise de compensation.

La Chine et la Russie sont au moins capables de fournir un mécanisme de compensation interbancaire autre que le SWIFT, de sorte que le Venezuela puisse contourner le système financier US et empêcher les autorités et les actionnaires US de s’emparer à volonté de ses avoirs. Et, bien entendu, elles peuvent offrir des abris sûrs où conserver ce que le Venezuela réussirait à arracher de son or à New York et à Londres.

Par conséquent, si on se tourne vers l’avenir, il est nécessaire que la Chine, la Russie, l’Iran et d’autres pays se mettent d’accord pour instituer une nouvelle Cour internationale apte à émettre des jugements dans la crise diplomatique en cours, ses conséquences financières et militaires. Il faut qu’une telle Cour – et sa banque internationale associée, en remplacement du FMI et de la Banque Mondiale contrôlés pars les USA – ait une idéologie claire, pour encadrer un jeu de principes relatifs aux droits nationaux et internationaux, avec pouvoir d’imposer et d’appliquer ses jugements.

Ceci mettrait les stratèges financiers US devant le seul choix (s’ils continuaient à traiter le FMI, la Banque Mondiale, l’ITO et l’OTAN  comme des extensions de la politique extérieure de plus en plus agressive des USA) d’isoler les États-Unis. L’Europe devra choisir soit de rester un satellite économique et militaire des USA, soit d’unir son destin à l’Eurasie.

Cependant, Daniel Yergin rapporte dans le Wall Street Journal du 7 février que la Chine serait en train de tenter d’assurer ses arrières en ouvrant des négociations en coulisses avec le groupe de Guaido, dans le but, apparemment, d’obtenir le même marché qu’elle a obtenu du gouvernement Maduro. Mais un marché de ce genre aurait peu de chances de se voir honorer dans la pratique, étant donnée l’animosité US envers la Chine et la totale sujétion de Guaido au soutien secret US.

Le Saker : Le Venezuela a gardé beaucoup de son or en Angleterre et de ses fonds aux USA. Comment Chavez et Maduro ont-ils pu faire confiance à ces pays ou est-ce qu’ils n’avaient pas d’autre choix ? Y a-t-il des alternatives en remplacement de New York et de Londres, ou ces deux places sont-elles la seule possibilité qui existe pour les Banques Centrales du monde ?

 

 

Tableau des voix obtenues aux élections présidentielles – en %

[Tiens, il n’y a pas Poutine ! ndt]

 

 

Michael Hudson : Il n’y a jamais eu aucune confiance dans la Banque d’Angleterre ou dans la Réserve Fédérale, mais il paraissait impensable qu’elles refuseraient un jour de laisser un dépositaire officiel retirer l’or qui lui appartient. La devise courante est « Faire confiance et vérifier ». Mais la mauvaise volonté (ou l’incapacité) de la Banque d’Angleterre à vérifier signifie que l’impensable est arrivé. Ces banques centrales ont-elles vendu cet or à terme dans le Pool de l’Or post-Londonien et les marchés en matières premières qui lui ont succédé, en essayant de maintenir les prix de l’or au plus bas, pour tenter de sauvegarder l’apparence d’un  dollar-étalon solvable ?

Paul Craig Roberts a expliqué comment ce système fonctionne. Il y a des marchés à terme pour les monnaies, les actions et les obligations. La Réserve Fédérale peut offrir d’acheter des actions à trois mois, à, disons 10% au-dessus du prix courant. Des spéculateurs achèteront ces actions en enchérissant sur le prix, de façon à tirer parti de la promesse des « marchés » de les acheter. Si bien qu’au bout de trois mois, le prix aura monté. C’est en grande partie comment le « Plunge Protection Team » US a soutenu jusqu’ici le marché boursier américain.

Ce système fonctionne en sens inverse pour maintenir les prix de l’or au plus bas. Les banques centrales qui détiennent de l’or peuvent s’entendre pour vendre de l’or à trois mois à bas prix. « Le marché » se rendra compte que, si on vend l’or à bas prix, il n’y a aucun intérêt à acheter de l’or et donc à en faire monter le prix. C’est ainsi que le marché des règlements à terme façonne le marché d’aujourd’hui.

La question qui se pose est : les acquéreurs d’or (comme les gouvernements de la Russie et de la Chine) ont-ils acheté tellement d’or que la Réserve Fédérale et la Banque d’Angleterre aient été obligées de réellement exécuter leurs ventes à terme et d’épuiser ainsi progressivement leur or ? Dans ce cas, elles auraient « vécu au jour le jour », maintenant les prix de l’or au plus bas aussi longtemps que possible, en sachant qu’une fois que le monde reviendrait au taux de change de l’or d’avant 1971 pour les règlements inter-gouvernementaux des déficits en balance des paiements, les USA se retrouveraient à court d’or et seraient incapables de maintenir leurs dépenses militaires d’outremer (sans parler de leur déficit commercial et des désinvestissements étrangers dans les marchés boursiers et obligataires US).

Le refus de l’Angleterre et des États-Unis de payer ce qu’ils doivent au Venezuela signifie que les réserves d’or d’autres pays peuvent aussi être prises en otage par la politique américaine, et même que des jugements, par des Cours US, peuvent adjuger leur or à des créditeurs étrangers ou à quiconque introduirait une action en justice contre eux devant les lois US.

Cette prise d’otages transforme en urgence pour les autres pays la nécessité de déveloper une alternative viable, surtout à l’heure où le monde dé-dollarise et où un étalon de change-or reste la seule possibilité d’imposer des limites au déficit de balance des paiements d’origine militaire des USA ou à celui de n’importe quel pays se lançant dans une attaque militaire. Un empire militaire est très coûteux – et l’or est une contrainte « pacifique » apte à imposer des limites aux déficits de paiements d’origine militaire. (J’explique clairement les détails de tout ceci dans mon Super Imperialism : The Economic Strategy of American Empire  Super Impérialisme : la stratégie économique de l’empire américain ») de 1972, mis à jour en allemand sous le titre Finanzimperium en 2017.

Les USA ont trop présumé en détruisant l’ordre financier mondial centré sur le dollar. Cet ordre a permis aux États-Unis de devenir « la nation exceptionnelle » capable de gérer le déficit de leur balance-des-paiements et une dette extérieure qu’ils n’ont aucune intention (ou aucune possibilité) de rembourser, en prétendant que les dollars semés à tout vent dans leurs dépenses militaires lointaines « fournissent » aux autres pays les réserves de leurs banques centrales (réserves détenues sous forme de prêts – en actions et obligations – du Trésor US) pour financer le déficit du budget US et ses dépenses militaires, de même d’ailleurs que le déficit, très largement militaire,  de la balance-des-paiements US.

Étant donné que l’U.E. agit comme une succursale de l’OTAN et du système bancaire US, cette alternative serait de s’associer à l’Organisation de coopération de Shanghaï et que l’or soit mis en sécurité en Russie ou en Chine.

Le Saker : Que peuvent faire les autres pays d’Amérique Latine tels que la Bolivie, le Nicaragua, Cuba et peut-être l’Uruguay et le Mexique, pour aider le Venezuela ?

Michael Hudson : La meilleur chose que puissent faire les pays voisins est de s’associer pour participer à la création d’un véhicule dont le but soit de promouvoir la dé-dollarisation et, dans la foulée, à celle d’une institution internationale dont la tâche soit de surveiller l’apurement des dettes qui dépassent les capacités de remboursement des pays, sans leur imposer des programmes d’austérité qui détruisent automatiquement leurs économies.

On a grand besoin aussi d’une alternative à la Banque Mondiale, qui accorderait des prêts en monnaies nationales, surtout pour subventionner les investissements dans la production intérieure de produits alimentaires, de manière à protéger les économies des « sanctions » étrangères, équivalent actuel des sièges militaires qui forçaient jadis une place à se rendre en affamant sa population. Cette Banque Mondiale pour l’Accélération Économique mettrait en tête de ses objectifs le développement de l’auto-suffisance de ses membres, au lieu de promouvoir la concurrence à l’exportation qui, en accablant les emprunteurs d’une dette extérieure, les expose au chantage financier dont le Venezuela est aujourd’hui victime.

En sa qualité de pays catholique romain, le Venezuela pourrait faire appel à un soutien papal pour obtenir l’effacement de sa dette extérieure, mais aussi pour la création d’une institution internationale chargée de surveiller la capacité de remboursement des pays débiteurs, sans que leur soient imposées l’austérité, l’émigration, la dépopulation et la privatisation forcée de leurs domaines publics..

Deux principes internationaux sont nécessaires.

Le premier – Aucun pays ne devrait être forcé de rembourser sa dette extérieure dans une monnaie (comme le dollar ou ses satellites) dont le système bancaire agit pour en empêcher le remboursement.

Le second – Aucun pays ne devrait être obligé de rembourser une dette extérieure qui lui fasse perdre son autonomie en tant qu’État : le droit de déterminer sa propre politique étrangère, de lever l’impôt et d’émettre sa propre monnaie, et celui de ne pas avoir à privatiser ses actifs publics pour rembourser des créditeurs étrangers.

Le Saker :  Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

 

Source : https://thesaker.is/saker-interview-with-michael-hudson-on-venezuela-february-7-2019/

Source d’origine : http://www.unz.com/tsaker/saker-interview-with-michael-hudson-on-venezuela/

Traduction : c.l pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

 

 

 

GILETS

 

 

Là-bas si j’y suis…

 

D’ordinaire, la violence est utilisée pour discréditer un mouvement. Mais voilà, ça ne prend plus, et depuis treize semaines, une petite musique monte : « QUI NE CASSE RIEN N’A RIEN ! »

« Le mouvement s’essouffle [1]. » Chaque semaine, les experts sont unanimes, « le mouvement s’essouffle ». Et chaque semaine, le nombre de manifestants est en baisse, selon le chiffre du ministère de l’Intérieur – une « source »que les journalistes oublient souvent d’indiquer. Ajoutez l’hostilité assumée de la plupart des médias et les accusations permanentes contre les « gilets jaunes » : homophobie, xénophobie, insultes raciales, infiltration par « les extrêmes » et même antisémitisme, suite à un tag découvert sur une vitrine alors qu’absolument aucun manifestant n’était présent dans ce quartier et que le tag – selon le commerçant lui-même – a été fait durant la nuit précédente [2] !

Bref, ce mouvement devrait être à l’agonie et rejeté depuis longtemps. Or – et c’est un chiffre moins cité par les hauts parleurs médiatiques – entre 55 % et 64 % des Français continuent de soutenir le mouvement [3]. Et ceci, malgré la violence ! D’ordinaire, au contraire, c’est la violence qui est instrumentalisée pour discréditer les revendications de la rue. Vieille ficelle policière, il suffit de laisser les casseurs casser, de laisser les journalistes filmer les casseurs pour le 20 Heures, et le tour est joué. Depuis le regretté Roger Gicquel, le 20 Heures sait faire peur à la France.

Or là, non, voilà treize semaines que les Français tolèrent cette violence. Est-ce qu’ils l’approuvent pour autant ? C’est moins certain, même si un slogan se fait entendre en manif : « QUI NE CASSE RIEN N’A RIEN ! »

 

 

 

La casse, ce samedi, c’est à nouveau une main arrachée devant l’Assemblée nationale. Sébastien M., plombier, originaire d’Argenteuil, a été visé par une grenade de désencerclement GLI-F4, qui a explosé à mi-hauteur et a réduit sa main droite en charpie. La scène a été filmé en direct par plusieurs caméras. Il devient difficile de tromper le petit peuple.

Chiffres, répression, manœuvres diverses, on finit par ne plus entendre les « gilets jaunes » écrasés sous une masse d’analyses savantes et des commentaires péremptoires de ceux qui « l’avaient toujours dit ». Surveillants et gardiens, désarçonnés par ce peuple qui leur a échappé, ne savent plus comment faire rentrer le troupeau à l’étable, sinon par la force. Walter Lippmann, l’un des grands penseurs du capitalisme américain, évoquait déjà ce peuple et sa « partialité bornée », avec « ses mugissements et ses piétinements de troupeau affolé [4] ».

Dans la manif, une pancarte disait : « ARRÊTEZ DE NOUS EXPLIQUER, ON A TOUT COMPRIS ».

 

Daniel Mermet

 

 

 

 

Folies hexagonales

 

 

Un nouveau chevalier de la légion du déshonneur au ministère des Zarzélettres… qui serait directeur du Festival d’Avignon. Tu te fous de nous ? Non, non, c’est vrai. Et en plus il chante.

Rendors-toi, Vilar, c’est pas un spectacle pour des macchabées convenables.

:

Ne parlez pas d’amour

 

 

Ben, à le voir et l’entendre, on n’en a pas envie.

On dira ce qu’on voudra, mais Michou en Marlène, c’était quand même autre chose !

 

DIAPORAMA

de la remise du machin au récipiendaire.

 

Source : https://www.delitdimages.org/marcronella-sous-le-charme-dolivier-py-video/

 

 

 

 

Mis en ligne le 12 février 2019

 

 

Chez les maudits

 

 

 

 

 

 

 

(Petite incursion du dimanche)

Chez les maudits

 

 

 

 

GILETS

Actes XII et XIII

 

 

« Non ! Non ! Non ! J’ai jamais micronisé, macronisé dans les meetings !… »

L.F. Céline, Bagatelles pour un massacre

 

 

 

LÀ-BAS Express

 

 « Même mutilé, je suis là, je ne lâcherai rien »

 

 

 

Le 7 février 2019

Devant la Sorbonne, alors que Castaner vient donner une « conférence », Franck Didron, 20 ans, éborgné lors de l’acte3, prend la parole : « même mutilé, je suis là, et je ne lâcherai rien ». @T_Bouhafs pic.twitter.com/EHTVe3RPpS

— Là-bas si j’y suis (@LabasOfficiel) 6 février 2019

Mercredi 6 février, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner donnait une conférence sur « l’intégration républicaine » (sic) à la Sorbonne, en clôture du colloque annuel « Claude Erignac », organisé pour les préfets. Évidemment, un comité d’accueil s’était réuni pour accueillir celui que les Gilets jaunes tiennent pour responsable de la répression et des violences policières. Parmi eux, Franck Didron, 20 ans, originaire de la Haute-Marne, a été éborgné par un tir de LBD en plein visage le 1er décembre, pendant l’Acte III. Il a pris la parole ce mercredi 6 février devant les portes de la Sorbonne.

[Comme on ne va pas sur twitter, on n’a pas la vidéo. NdGO]

 

Commentaire d’un auditeur (modeste et génial) de Là-bas :

 

Le 7 février à 17:41, par Dodos Gilles

Bonjour,
Une pétition qui circule sur MesOpinions.com, demandant la démission du maCrON, en est arrivée à plus de 508.000 signatures. Pourtant, personne n’en parle. Il serait bien d’en faire la pub, afin de la faire avancer bien plus vite vers le million de signatures ! Merci.

 

 

 

Voir le dossier…

 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/la-bas-express/meme-mutile-je-suis-la-je-ne-lacherai-rien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Acte XII vu de l’intérieur

 

LE BRUIT DU TEMPS par Slobodan Despot 

 

La voix des gens (Gilets jaunes, Acte XII)

 

 

 

 

 

Allant à la rencontre de ces Français qui ont enfilé l’armure jaune de la rébellion, j’ai suivi la manifestation de l’Acte XII de la Bastille à la République.

Et j’ai écouté et regardé jusqu’à ce que le gaz lacrymogène m’oblige à fermer les yeux.

Je n’ai jamais été un adepte des mouvements de foules. Pour cette raison première que je fuis la foule, les pétards et les festivités bruyantes.

Accessoirement aussi, parce qu’on estime — du moins l’ai-je lu quelque part — l’âge mental d’une masse humaine à douze ans environ. Mais avant que ce peuple rassemblé se transforme en une foule encerclée et terrorisée, j’ai surtout rencontré des gens.

Lire la suite…

 

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lacte-xii-vu-de-linterieur/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France : après l’acte XIII des gilets jaunes, vers la désobéissance civile permanente

Strategika 51 – 10.2.2019

 

 

(TF1 dixit)

 

L’acte XIII du mouvement de contestation des gilets jaunes démontre non seulement que ce mouvement ne s’est pas essoufflé mais qu’il prépare une forme inédite de désobéissance civile contre le régime.

Que l’on soit pour ou contre importe très peu. Seule compte l’observation de l’évolution des faits. Le régime semble se murer dans un autisme très préoccupant et dangereux car il ne dispose d’aucune capacité d’écoute. Or la logique aurait voulu que le régime adresse la situation [il veut dire « aborde », ndGO] en fédérant les français, pas en les dressant les uns contre les autres.

Si l’on y ajoute le mépris et la recherche de boucs émissaires-habituels par ailleurs, il n’est point étonnant de voir et de constater qu’un nombre grandissant de personnes n’a plus aucun respect ou estime pour les tenants de l’ordre inique.

Les faiseurs d’opinion et les bavards des plateaux télés ou encore les philosophes autoproclamés tel ce « Botul » virulent qui squatte le paysage médiatique français avec la complicité des grands patrons font tous bloc derrière le système corrompu et cela en a choqué plus d’un. En réalité cette posture a ouvert les yeux sur la nature réelle du régime.

Résultat des courses :  direction la case de la désobéissance civile permanente.

Certains individus ont franchi ce pas et ne reconnaissent plus le gouvernement.

Source : https://strategika51.blog/2019/02/10/france-apres-lacte-xiii-des-gilets-jaunes-vers-la-desobeissance-civile-permanente/

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/acte-xiii-desobeissance-civile/

 

 

 

 

 

 

 

Apologie de Charles de Courson

Jean-Paul Brighelli – Bonnet d’âne 9.2.2019

 

 

 

J’ignorais à peu près tout de Charles de Courson. Son père fut résistant, son grand-père, l’un des rares parlementaires à avoir refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain, fut résistant lui aussi et mourut de la cure de santé que lui imposèrent les autorités de Vichy au camp de concentration de Neuengamme. Pour parodier la Bible, les qualités des pères ne retombent pas forcément sur la tête des fils, et le « bon sang ne peut mentir » de l’aristocratie française n’est plus forcément de rigueur.

Je suis un peu plus impressionné, en revanche, de savoir que l’un de ses aïeux est Lepeletier de Saint-Fargeau, sur lequel il faudra que j’écrive, un de ces jours. Ce révolutionnaire intelligent a produit un Plan pour l’Education, parallèle au projet de Condorcet, qui mérite quelques égards : en fait, s’il n’avait pas été assassiné, peut-être serait-il parvenu à opérer la synthèse de l’élitisme de son rival et de l’égalisation des conditions pédagogiques qu’il avait imaginée. C’était un centriste avant l’heure, un autre adepte du « en même temps » — adversaire de la peine de mort, dans le droit fil de Beccaria et des Lumières, mais votant tout de même la décapitation de Louis XVI.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/apologie-de-charles-courson/

 

Et nous, on attend avec impatience M. Brighelli sur Lepeletier !

 

 

 

 

Pas de raison qu’il n’y en ait que pour les démêlés d’Annie Lacroix-Riz avec la CGT.

Des « forfaits accomplis comme si de rien n’était » sur le dos d’Anatole Atlas ? Ils sont fous ces ex-cocos !

 

 

 

 

 

Bafouille d’un écrivain belge à un ancien chroniqueur du Drapeau Rouge, dont la thèse de doctorat fut jadis consacrée à  « La littérature prolétarienne en Belgique francophone depuis 1900 », et qui s’est reconverti, comme tant d’autres, en élagueur d’écrivains non-conformes.

 

Lettre ouverte à Paul Aron

 

السلام عليكم و رحمة الله و بركاته

Assalamou aleikoum wa rahmatoullah wa barakatou !

 

Le professeur Paul Aron (premier à gauche) lors de la conférence à l’Université Jagellonne de Cracovie (c) Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Varsovie

 

C’est en ta compagnie, Paul, qu’en septembre 1990, à une table de la cafétéria de l’ULB, mon auteur découvrait l’article consacré par Hector Bianciotti à son premier roman, publié aux éditions Messidor…

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lettre-ouverte-a-paul-aron/

 

 

 

 

Avec nos excuses à Aline de Diéguez, qui n’a que sarcasmes pour cet amuse-gogos de « réchauffement climatique », mais qui verra qu’ici Israël Shamir, en dépit de se ses précautions oratoires (on n’est jamais trop prudent), est bien de son avis.

 

Mais d’abord :

 

Petit message d’Israël Shamir aux GILETS JAUNES :

 

Certains rétorquent aux GJ : alors la transition écologique, vous n’en avez rien à foutre ! ????

Voilà une bonne idée de réponse : nous, on  veut du pétrole et du gaz russe, avec des coûts faibles et des trajets courts, pas des éoliennes excessivement chères et délirantes, qui massacrent la campagne et les oiseaux. Et les panneaux solaires dont une fois usés, personne ne sait quoi faire, juste des tonnes de déchets toxiques (personne ne s’est demandé comment les recycler, avant de nous en inonder).

Si les GJ sont dans une impasse, c’est parce qu’on ne pose pas encore à haute voix la question des choix en politique internationale, qui sont ceux qui déterminent la politique intérieure.

Merci Salviani, et bientôt, rendez-vous chez Poutine.

 

 

 

 

 

De la pluie et du beau temps

Israel Adam Shamir – Réseau international 7.2.2019

Traduction : Maria Poumier

 

 

 

Il fait froid dans le Midwest, tellement froid que selon Rachel Maddow c’est la faute au méchant Poutine : « La Russie va te geler à mort, toi et ta famille ». Il fait très froid aussi en Angleterre. Je me disais que cette vague de glace pourrait en finir à l’idée bêtasse du réchauffement climatique. Mais pas du tout, les adeptes de la secte d’Al Gore ne sont pas si faciles à dissuader. Comme la Société de la terre plate, ils sont imperméables aux arguments; ces esprits éclairés continuent à batailler contre le réchauffement planétaire.

Ils ont décidé de retourner l’adage de Mark Twain « Tout le monde parle du temps qu’il fait, mais personne ne fait rien pour y remédier », et de faire quelque chose. Il y a un nouveau héros populaire, Greta Thunberg, une petite Suédoise de seize ans en tenue démodée, drôle, avec des tresses, qui s’est assise sur une congère et qui a déclaré qu’elle ne bougerait pas de là jusqu’à ce que quelqu’un fasse quelque chose contre le réchauffement global. Elle a enclenché une manif de gosses à l’appui, et les médias mainstream européens sont emballés par l’idée.

C’est le genre de manifs qu’ils adorent; rien à voir avec les GJ haïsseurs de juifs, avec les ouvriers qui demandent des augmentations, avec les nationalistes blancs réclamant l’arrêt de l’immigration, avec les pacifistes qui protestent contre les guerres hautement rentables en Syrie et en Afghanistan, encore moins avec les anarchistes qui ont la bave aux lèvres pour conspuer les banquiers innocents, juste une bonne petite marche sémillante de gens très divers, aux visages amicaux, ouverts, accueillants.

Pourquoi ne pas protester contre le climat? Le pouvoir occulte derrière les Maîtres du Discours aime ce genre d’évènements. Greta est aussitôt devenue un sauveur de la planète, elle a été envoyée à Davos pour faire un discours aux propriétaires de la planète Terre.

On l’a traitée de « quasi Messie« , et l’église suédoise a touité que Jésus avait désigné Greta comme successeur (pas vraiment; s’il avait défendu des causes aussi insignifiantes, personne ne l’aurait crucifié…) La pauvre petite (diagnostiquée autiste avec le syndrome d’Asperger auparavant, ce qui implique un désordre obsessif-compulsif et un mutisme sélectif) s’est retrouvée promue comme Stéphane de Cloyes, le berger français de 12 ans qui avait pris la tête de milliers d’enfants français et allemands lors de la Croisade des enfants qui partirent libérer la Terre sainte en 1212, et qui finirent sur les marchés aux esclaves en Orient, livrés par les adultes qui avaient encouragé l’expédition.

Greta a donc organisé une grève des élèves. Certains enseignants ont objecté, disant que les enfants pouvaient aller défiler en dehors du temps scolaire, mais les médias se sont insurgés: ils allaient apprendre bien plus en défilant contre le réchauffage qu’en faisant des maths et autres choses inutiles. Les ordinateurs sont bien meilleurs en calcul que les humains, et ceux-ci devraient surtout apprendre à marcher derrière les joueurs de pipeau. « Les enfants devraient être fiers de leurs absences injustifiées notées sur leurs carnets… Ils apprennent plus d’instruction civique en une journée de mobilisation, en démarchant leurs camarades, en fabriquant des bannières, en organisant des voyages neutres sur le climat et des débats (peut-être même avec enseignants et parents) que dans bien des cours sur la politique », a pontifié le germanique Die Zeit. Quant à l’autrichien Der Standard, il affirme que ceux qui ne sont pas d’accord avec Greta devraient être passibles des lois contre la haine: « les populistes d’extrême-droite ne se soucient pas du changement climatique, parce que les réponses sont compliquées et demandent un sacrifice à chacun. Cela ne rentre pas dans le schéma électoral arithmétique des populistes. C’est bien plus facile de s’en prendre aux étrangers, ou aux différents, catégorie dont relèverait Greta Thunberg ».

 

 

« Posez une question à Al Gore sur le climat, et il vous traitera de négationniste », The Spectator

 

Certes, il n’y a pas plus de place que dans les années 1930 pour la tolérance, ou pour les objections, dans les médias d’aujourd’hui. Les mots d’ordre ont changé, mais vous devez rester dans la ligne, ça n’a pas changé.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/de-la-pluie-et-du-beau-temps/

 

 

 

 

 

Ça, c’est juste pour respirer un peu « …pour ce que rire est le propre de l’homme ».

 

Manuel Valls, vous vous souvenez ?

La Lettre Patriote 9.2.2019

 

 

 

 

Ah, Manuel Valls, l’inénarrable. Sa main qui tremble, ses rodomontades, ses reniements et ses abandons. A lui tout seul, un résumé de ce que la classe politique française peut avoir de moins reluisant. Il faut être de gauche, sincèrement de gauche, pour avoir senti dans sa chair la puissance des reniements de ce gars-là.

Son dernier revirement : retourner en Espagne, à la recherche de quelques parts de marchés tombées au sol et qu’il espère bonnes à ramasser. L’ancien premier ministre de France veut devenir maire de Barcelone. On a les ambitions qu’on peut.

Mais ce qui est intéressant dans cette évolution, c’est que le bonhomme n’essaie même plus de se faire passer pour un homme de gauche. A tel point que Le Parisien nous apprend cette semaine que Manolo participera dimanche à une grande manifestation… CONTRE LE GOUVERNEMENT SOCIALISTE ! Oui, vous avez bien lu : l’ancien premier ministre de François Hollande manifestera aux côtés de la droite et de l’extrême-droite espagnole. Bien évidemment, il le nie ! Sur son compte Twitter, il s’offusque même qu’on puisse faire ce rapprochement. Nous traduisons en français :

 

Il est « faux » de dire que c’est une « manifestation de la droite ou de l’extrême droite ». « C’est une manifestation transversale, dans le même esprit que la manifestation constitutionnaliste du 8 octobre 2017 à Barcelone »

Manuel Valls, sur Twitter, en espagnol, le 8 février 2019

 

Reste que l’ancien locataire de Matignon n’a semble-t-il pas fini de faire des pirouettes. Lorsqu’il ne sera pas élu à la mairie de Barcelone, en mai, où décidera-t-il d’amener son auguste personne ?

 

 

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/manuel-valls-vous-vous-souvenez/

Source : https://lalettrepatriote.com/manuel-valls-vous-vous-souvenez/

 

 

 

 

Parlons  (Inter) Net

Un scoop que Le Grand Soir a hésité à diffuser

Théophratse R – LGS10.2.2019

 

 

Notre ami et correspondant à Caracas, Thierry Deronne, un Belge devenu Vénézuélien, envoie au Grand Soir, en s’amusant à le titrer en anglais (« Very good news »), un scoop si incroyable que legrandsoir.info hésite depuis deux jours à le diffuser.

Le Grand Soir contacte alors, (Thierry le lui pardonnera, il sait ce qu’est l’obsession du vrai) un journaliste, Marseillais d’adoption, qui se trouve ces jours-ci (et ce n’est pas par hasard) à Caracas. Il s’agit de Romain Migus, un autre collaborateur du GS qui a vécu dix ans au Venezuela.

Bing, bang ! Thierry et Romain citent leur source. Irréfutable. Elle est signée Diosdado Cabello, fidèle collaborateur de Chavez, puis de Maduro, aujourd’hui président de l’Assemblée Nationale Constituante du Venezuela.

Et que nous apprend-il sur son blog ?

Du 10 au 15 février, la Russie et la Chine participeront, avec l’armée vénézuélienne, à des manoeuvres militaires pour préparer les troupes à faire face à toute tentative d’agression par une puissance étrangère.

C’est surtout la participation de l’armée Chinoise dans ces manœuvres qui étonnait.

Du coup, l’hypothèse (quasi certaine ces derniers jours) d’une invasion du Venezuela fait un bond en arrière. Même Macron, on l’imagine, ne souhaite pas un affrontement armé des trois plus grandes puissances nucléaires pour installer au pouvoir Juan Guaido, traître à sa patrie (1).

Le bain de sang est, pour le moins, reporté. Very good news !

Théophraste R. Auteur de la thèse (en cours) : « L’extraordinaire essor de la démocratie dans les pays pétroliers libérées par les USA ».

_____________

Note (1). Nos correspondants à Caracas voient sur place ce qui se passe sans le truchement de nos médias. Pour eux, le putsch de Guaido a échoué. Même au plan international, les pays qui le soutiennent sont minoritaires et désavoués (ONU).

C’est pourquoi Guaido sort sa dernière carte : l’armée US sur le sol de son pays.

 

Voir avec les commentaires :

Source : https://www.legrandsoir.info/un-scoop-que-le-grand-soir-a-hesite-a-diffuser.html

 

 

 

 

Une virée chez les maudits sans passer par la Palestine ? Impensable.

 

Eurovision en Palestine…

À la mémoire de Rachel Corrie

Georges Stanechy – À contre-courant 5.2.2019

 

 

« La violence avec laquelle la féminitude est administrée dans le monde de la marchandise autoritaire rappelle comment « La Domination » se sent libre de malmener ses esclaves, quand bien même elle aurait besoin d’eux pour assurer sa reproduction. » – Tiqqun  (1)

 

 

Ce jeune homme a 19 ans…

Il va représenter la France à l’Eurovision 2019, pour y interpréter une chanson avec pour titre : « Roi ».

Déguisé en femme.

Il adore, nous dit-on, perruques multicolores, jupes et maquillage. (2)

Loin de moi, l’idée d’évaluer son talent.

Dans le même genre, en termes de niveau, d’après un de nos très rares critiques musicaux indépendants, Philippe Manœuvre, il se positionne à des années-lumière d’un Freddy Mercury ; artiste exceptionnel par sa voix, sa formation musicale (maitrisant plusieurs instruments, aussi bien que la composition), et son charisme (3) :

 

«Tu te demandes si le mec est très beau parce qu’avec une chanson comme ça, il n’y a que sur le physique qu’il peut les avoir. Clairement, ça va être le chanteur et pas la chanson.» 

 

Ou d’un Lou Reed, interprète-compositeur de la galaxie Andy Warhol mondialement connu pour ce bijou d’orchestration et de poésie nostalgique, avec son inoubliable chœur féminin au solo de saxo : Walk on the Wild Side…

Créé en 1956, le « Concours Eurovision de la Chanson » (en anglais : « Eurovision Song Contest »), son appellation officielle, est une compétition musicale annuelle organisée par l’Union Européenne de Radio-Télévision, l’UER. En même temps, émission de divertissement diffusée dans des dizaines de pays. Lors de ses premières années d’existence ce concours, avec ses rencontres entre artistes européens, révéla d’authentiques talents.  Y émergèrent, entre autres, le groupe suédois ABBA, ou Céline Dion (elle y représentait la Suisse…).

Depuis, à l’évidence, l’Eurovision est en plein naufrage.

Philippe Manœuvre est sans appel sur sa pitoyable dérive (4) :

 

« C’est la fête à neuneu l’Eurovision, il faut y aller avec des transsexuels barbus ou des bonnes femmes qui ont de l’abattage. […] En même temps, n’allez pas chercher la créativité à l’Eurovision. C’est comme si vous alliez chercher la créativité chez McDonald’s.»

 

Loin de moi, respectueux des tabous, de discuter des « orientations sexuelles » de notre représentant à l’Eurovision, à la gloire aussi soudaine que précaire. Dans nos sociétés occidentales « déboussolées », à chacun sa boussole pour « s’orienter »…

Plus intéressant est d’observer, avec compassion, les opérations de manipulation autour de ce qui n’est qu’une pathétique marionnette.

Notre « chanteur perruqué » bénéficia, en effet, d’une campagne publicitaire aussi massive que celle d’une nouvelle savonnette pour nos peaux à hydrater dans la mousse odorante… Heureux, de célébrer « l’amour et la tolérance » à Tel-Aviv-Jaffa ; où doit se dérouler la finale du concours de cette année, au mois de mai. Avec Madonna, en vedette, pour y interpréter deux chansons…

Bizarre…

Je ne savais pas que la Palestine occupée se trouvait en Europe. Mais, on en apprend tous les jours : concepts et aires géographiques sont ainsi à géométrie variable… Quoi de plus naturel, dans une époque chaotique ?…

Encore plus bizarre…

« Bilal Hassani délivre un message de tolérance… ». Ce n’est pas moi qui le dit, mais le journaliste du Figaro, pétrifié d’admiration… (5)

Délivrer un message de Tolérance et d’Amour dans une entité coloniale à la sauvagerie abjecte ; qui, à ce jour, n’a pas respecté une soixantaine de décisions de l’ONU : quel courage !… Les Palestiniens de Gaza et autres territoires spoliés, survivant aux opérations de terreur, massacres, assassinats quotidiens vont, enfin, se sentir réconfortés…

À propos de la situation en Palestine et en Syrie, dans deux « tweets », n’avait-il pas écrit en 2014  sur son compte personnel :

 

« Etes-vous stupide  ? Le crime contre l’humanité vient d’ISRAEL ».

 

 Mais non !

Dans d’énergiques répétitions, ponctuées de ses petits poings délicats, il vient de le démentir, le 1er février (6) :

 

« Même si c’était quelque chose qui était vraiment arrivé, je dirais que j’avais 14 ans et qu’on peut tous faire des grosses grosses grosses grosses bêtises.

La réalité dans tout ça, c’est que je n’ai même pas à vous dire ça parce que c’est faux.

Je n’ai jamais jamais jamais dit ou pensé ça.  »

 

Na !…

De quoi perdre le nord… Même en termes « d’orientations intellectuelles »…

Mais, la rédemption existe. J’y crois.

Entre deux répétitions en préparation de la finale, j’espère qu’il aura le temps de se recueillir sur la tombe d’une des héroïnes Palestiniennes abattues, froidement assassinées, l’année dernière, par un sniper des forces d’occupation : Razan Ashraf al-Najjar.

Elle avait son âge. Ou presque : 21 ans.

Infirmière bénévole, elle soignait les manifestants Palestiniens victimes des tirs de l’armée coloniale dans la localité de Khan Yunis, à 25 km au sud de Gaza.

 

 

Razan Ashraf al-Najjar

 

Ou encore, sur la tombe d’Aïsha Mohammed Aravi. Inoffensive Palestinienne de 47 ans, lapidée à mort par des colons sionistes ; assise à côté de son mari dans leur véhicule à un contrôle de police au sud de Naplouse. Le crâne et le haut du corps défoncés par un barrage de pierres (barrage of stones, d’après les témoignages en anglais) jetés à travers le pare-brise. Son mari, survivant à ses blessures.

Probablement les mêmes colons, bénéficiant de l’impunité, qui avaient fait irruption dans une école secondaire Palestinienne, dans la localité d’Urif au sud de Naplouse. Saccageant les locaux, après avoir blessé par des jets de pierre des dizaines d’élèves terrorisés.

 

 

Aisha Mohammed Aravi

 

 

La chanson de notre représentant en finale a pour titre « Roi »…

Choix pertinent.

Oui. Dans nos sociétés l’imposteur est : « Roi ».

Au point où nous en sommes…

Lors de la prochaine présidentielle élisons notre « Roi » !…

 

 

 

_______________________

 NOTES

  1. Tiqqun, Premiers Matériaux pour une Théorie de la Jeune-Fille, Dépôt Kelkal, octobre 2006, (téléchargeable gratuitement), p. 106
    2. Frédéric Pommier, Bilal Hassani – Chanteur qui bouleverse les genres – menacé par les homophobes et les racistes, France Inter, 25 janvier 2019,
    https ://www.franceinter.fr/emissions/le-quart-d-heure-de-celebrite/le-quart-d-heure-de-celebrite-25-janvier-2019
  2. http ://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/philippe-manoeuvre-tacle-the-voice-l-eurovision-et-bilal-hassani_0fd95624-196b-11e9-9c06-0c291deb7893/
  3. Philippe Manœuvre, Op. Cit.
  4. Emile Geffray, publié le 29 janvier 2019, http ://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/bilal-hassani-je-ne-prete-pas-attention-aux-insultes-pour-ne-pas-mettre-en-lumiere-la-haine-_17153f22-23a5-11e9-a262-40964c8f5d77/#xtor=AL-5
    6. https ://www.voici.fr/news-people/actu-people/bilal-hassani-eurovision-apres-ses-tweets-polemiques-une-video-de-2018-sur-les-attentats-en-france-indigne-les-internautes-655738

Source : http://stanechy.over-blog.com/2019/02/eurovision-en-palestine.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 10 février 2019

 

 

 

 

Un peu d’histoire

 

 

 

 

 

 

À l’intention de ceux qui seraient tentés de se faire des illusions… l’absence d’illusions n’étant pas une raison suffisante pour baisser les bras.

 

Un peu d’histoire

qu’on ne va sûrement pas vous apprendre à l’école

 

 

Sur le blog de jbl1960…

 

VERSION PDF

 

Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) dans une version PDF réalisée et complétée par JBL

 

 

 

 

 

C’est pour être arrivée à la même conclusion que je vous propose, cette version PDF toute personnelle autour du Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) qu’a publié Résistance 71 le 1er février 2019 :

 

 

Testament Moral & Politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) dans une version PDF complétée par Jo Busta Lally

N° 85 de 30 pages

 

 

 

 

 « Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons actuellement par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poissons, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Bartolomeo Vanzetti au juge Thayer, le 9 avril 1927.

 

 

C’est, là encore, parce que toute mon enfance, côté maternel originaire d’Italie du Nord (Udine), il s’échappait des conversations familiales des Sacco, Vanzetti, Malatesta, arnachisti rivoluzionari, mais aussi des camicie nere, fascisti, Benito Mussolini

quand, du côté paternel, tous originaires depuis des générations de Valladolid, il s’échappait des Franco, Revolución española, represión policial, camisas negras

… que ce texte lu à la veille de l’Acte XII des Gilets Jaunes a fait remonter, par flash, des lieux, des odeurs, des sons, des mots, des visages aussi, jamais oubliés et le rappel qu’avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007, j’ai compris, d’un coup, que je ne n’étais qu’une française de papier, puis avec la création du débat sur l’identité nationale, devant justifier de mes origines, je réalisai que j’avais été exclue de cette société-là puisque mes 4 grands-parents étaient italiens et espagnols et bien que née en France, tout comme mon père d’ailleurs, ma mère née en Italie étant devenue française par leur mariage, je ne me sentais plus vraiment « française » peut-être encore citoyenne du Monde mais déjà j’étais devenue une Invisible et je le suis toujours.

Jo Busta Lally

Lire la suite…

Source : https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/02/03/testament-moral-et-politique-de-bartolomeo-vanzetti-1927-dans-une-version-pdf-realisee-et-completee-par-jbl/

 

 

 

Sur Les 7 du Québec

 

Le papier suivant s’en prend, avec verve et raison, au dénommé Botul et à sa campagne en cours « pour sauver l’Europe », bras-dessus bras-dessous avec une trentaine des petites mains habituellement préposées à ces choses.

Mesloub Khider n’est pas le seul.

De Slobodan Despot (Le Drone) à Scott McConnell (The American Conservative) en passant par Anatole Atlas (Spherisme.be), des plumes de grand talent estiment de leur devoir (ou ne peuvent pas s’empêcher) de dire ce qu’elles pensent du personnage et de son initiative, sans même parler de sa pièce en cours, qu’il balade ici et là à compte d’auteur, version friquée des tournées Chichois.

Par principe, nous ne nous en faisons pas l’écho parce que nous avons décidé, il y a longtemps, que la seule chose qui convienne à un polichinelle qui a du sang sur les mains jusqu’aux cheveux est ce que lui-même a su imposer par la mort à tant d’innocents : le silence. Prononcer ou écrire son  nom, fût-ce pour le fustiger, est encore apporter de l’eau à son moulin. Pas nous !

Mais Mesloub Khider n’en parle qu’en passant, incidemment. Son article couvre un champ plus vaste et il faut bien entendu le lire.

C’est un autre rappel historique…

 

L’intelligentsia : hier comme aujourd’hui, chien de garde de l’ordre établi

 

Mesloub KhiderLes 7 du Quebec 4.2.2019

 

 

« Oui, Messieurs, c’est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l’ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu’il se défend quand il est attaqué. » – Louis-Auguste Blanqui – 1805-1881.

 

Décidément, l’histoire bégaie.  Et l’intelligentsia rote toujours aussi bruyamment son mépris du peuple.  Vomit toujours avec autant de répulsion sa haine contre les classes laborieuses, particulièrement en cette période de soulèvements populaires. Les intellectuels, ces parasites à la plume élitiste vénale, n’ont d’autre utilité sociale que de tresser des lauriers à leurs maîtres (les classes dirigeantes) et de se dresser avec hargne contre le peuple. Avec la révolte du mouvement des gilets jaunes, les médias et les intellectuels, ces voix de leurs maîtres, dévoilent, avec des aboiements rhétoriques emphatiques et dans un lexique mordant pour le peuple et léché pour les puissants, leur rôle de Chien de Garde de l’ordre établi. Leur aversion invétérée du peuple. Leur propension pavlovienne à se mettre au service des classes dominantes.

Lire la suite…

Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lintelligentsia-hier-comme-aujourdhui-chien-de-garde-de-lordre-etabli/

 

 

 

Ça y est ! La loi anti-casseurs vient d’être votée (aujourd’hui) par l’« Assemblée Nationale ». Les viandards pourront en tirer 4.000 de plus en février.

 

 

 

Et pourtant, elles n’ont pas de gilets jaunes…

 

B.B. piétine de Rugy

 

https://francais.rt.com/france/58799-vous-etes-nullite-incompetence-pitoyable-dangereuse-bardot-tacle-rugy?spotim_referrer=recirculation

 

 

 

À lire :

 

 

 

Encore un anar*…

 

 

Quand Médiapart livre ses sources à Macron

Plenel l’écouté devenu écouteur.

Jacques-Marie BOURGET – L.G.S. 5.2.2019

 

 

 

 

Médiapart a livré mardi 5 février 2019, 7 enregistrements à la Justice.
Que dire de plus…. Alors que des journalistes acceptent la prison plutôt que de balancer aux flics, aux juges -même aux Etats-Unis- le patron de Médiapart, tel un livreur Uber, s’en est allé donner son butin au Palais de justice.

Avec ce bon Edwy, nous vieillissons donc ensemble. Où en même temps si vous préférez. Mais en chambres séparées. Il me fait rire l’agité du local. Celui sacré où trône le buste de Léon. Voilà que le phare du journalisme se fait flic, ce qui est normal pour un trotskiste et un ami d’Alain Bauer. Et il balance. Tout le contraire de la vieille éthique apprise, alors que je suis hors d’âge. Jadis les poulets, c’étaient les poulets, les lardus, les juges des « fromages ». Et les journalistes des hommes indépendants, des mal élevés, des anars, souvent des ivrognes, cirrhotiques et divorcés. Mon frère Jacques Renard qui vient de mourir, l’étourdi, répétait « Je ne vais jamais au cinéma, j’ai trop peur qu’il se passe quelque chose dans la rue pendant ce temps ». Pas du genre à se rendre au commissariat avec un paquet cadeau lié de bolduc, façon Noël, pour tenir le secret à l’ombre. Mais l’insubmersible Edwy, lui, est toujours là et c’est pour notre bonheur, notre contre champ. Accompagnant, créant le nouveau journalisme celui de dénonciation. La dernière fois la victime était la malheureuse Sophia Chikirou trouvée dans l’appartement de Mélenchon à l’heure du matin où Edwy lit « La Révolution Permanente ».

Aux derniers coups de cloche de Notre Dame des Victoires je viens d’apprendre que notre Plenel national a confié des enregistrements – obtenus de façon illégale – à ses camarades policiers. C’est dans l’ordre des choses. Bravo Edwy. Avec mon abonnement à Médiapart je t’autorise à détourner quelques euros pour t’offrir la vision d’un film qui s’intitule « La Vie des Autres ». On croirait que tu joues dedans.

Pour les oublieux et les têtes en l’air, je rappelle que Plenel, en 1985, est celui qui a désigné la section du RPR de Nouvelle Calédonie comme responsable du naufrage du Rainbow Warrior, le bateau des écolos de Greenpeace. Qui a également révélé le financement du PS par Noriega (bidon), compté 700 000 morts au Kosovo (alors sous les bombes de ses amis de l’OTAN), un génocide accompli selon un schéma serbe, « Le Plan Fer à Cheval ». Hélas une farce noire inventée par les services secrets allemands. Tout le monde peut se tromper. Et même déclarer avoir le souhait « de construire une maison commune » avec Tariq Ramadan…

Lire la suite…

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* Bourget

Source : https://www.legrandsoir.info/plenel-l-ecoute-devenu-ecouteur.html

 

 

 

 

 

Histoire (suite)

 

MÉMOIRE DE LÀ-BAS. (8 avril 1994)

Un reportage de Zoé Varier et Daniel Mermet.

 

LENINGRAD, L’ORCHESTRE SOUS LES BOMBES

 

Là-Bas si j’y suis  – 5 février 2019

 

 

« On a mangé les chiens, les chats, les rats, et même la chair des cadavres »

Il y a juste 75 ans, le 27 janvier 1944, prenait fin le siège de Leningrad, un des cauchemars le plus monstrueux du 20e siècle. 800 000 morts de faim et de froid au cours des 872 jours du siège de la ville par la Wehrmacht. Hitler voulait l’anéantissement de la ville et l’extermination des habitants jusqu’au dernier. Mais Leningrad résistait. Pour survivre bien sur, par fierté sans doute et aussi parce que Staline l’ordonnait par la force. La résistance la plus inouïe fut la création d’une œuvre monumentale de Chostakovitch, la 7e symphonie, le 9 septembre 1942 alors que les gens mouraient dans les rues et que bien peu de musiciens étaient encore en vie.

En 1994, dans cette ville devenue Saint Petersbourg, nous avons rencontré l’une des dernières musiciennes de cet orchestre, Ksenia Makianovna Matus. C’était il y a 25 ans mais nous n’avons jamais oublié Ksenia, sa voix et son témoignage unique. Elle avait dû faire réparer son hautbois chez un menuisier qui lui demanda en paiement de lui apporter un chat à faire cuire. Malgré tout, le concert eut lieu et eut un retentissement mondial qui allait contribuer à renverser le cours de l’histoire jusqu’à la défaite allemande et à la libération de la ville, le 27 janvier 1944.

 

Voici une nouvelle diffusion de cette émission du 8 avril 1994, avec Ksenia Makianovna Matus.

Télécharger le MP3Écouter dans une nouvelle fenêtre

 

 

IL NE RESTE QUE TANYA

On comptait 3 500 à 4 000 morts de faim chaque jour en janvier 1942 dans Leningrad encerclée. De faim, de froid ou sous les bombes, la « mort sifflante ». Plus de 800 000 morts durant les 872 jours du blocus, du septembre 1941 au 27 janvier 1944. Hitler voulait l’anéantissement de la ville et l’extermination des habitants jusqu’au dernier. C’était son « plan famine » qui visait à exterminer les soviétiques par la faim.

Sur ces cadavres, la propagande soviétique a construit une mémoire héroïque et pompeuse. Il ne suffit pas d’exterminer les hommes, il faut savoir exploiter politiquement leurs cadavres. Mais les témoignages des survivants et les archives peu a peu ouvertes ont permis de retracer une toute autre histoire. Dans des documents classés confidentiels adressés à la police secrète, par exemple, on peut lire : « Un dénommé M. qui, le 20 décembre 1941 a abattu à la hache, une certaine W.. Il l’a découpée en morceaux pour s’en nourrir jusqu’à son arrestation ».

Ou bien c’est un homme qui est arrêté sortant d’un cimetière :
« Le 18 decembre 1941, N. un homme de 33 ans, a été interpelé dans la rue, sa mallette renfermait deux jambes humaines. Lors de l’interrogatoire, N. a déclaré que la faim l’avait poussé à se rendre au cimetière et à découper deux jambes pour sa consommation personnelle ».

Vérifiable ou non, les témoignages ont été nombreux. En mangeant des boulettes de viande achetées au marché noir, un homme découvre un ongle et comprend la nature de cette viande. L’historien Daniil Granin évoque une femme dont les deux enfants sont en train de mourir de faim et comment elle se coupe les veines et tente de les nourrir avec son propre sang.

Dans la terre profondément gelée il était impossible de creuser des tombes. Les cadavres gelés s’entassaient comme des tas de bois et des morceaux de corps étaient prélevés. Vrai ou faux, on parle de boucherie de chair humaine.

Mais Leningrad résistait. Pour survivre bien sûr, par fierté sans doute et aussi parce que Staline l’ordonnait par la force. Les autorités soviétiques exerçaient un contrôle sans pitié. La résistance la plus inouïe fut l’exécution de l’ œuvre monumentale de Chostakovitch, la 7ème symphonie, le 9 septembre 1942, dirigé par Carl Eliasberg, que notre amie Ksenia appelle Carolitch, selon son prénom « Carl Illitch ».

Le concert fut retransmis partout dans la ville par haut-parleur par la radio de Leningrad. Cette radio qui, tout au long du blocus, entre les émissions, signalait sa présence par le son d’un métronome, son qui fut le cœur battant de la ville et dont on dit qu’il battait plus ou moins vite selon les évènements. Le concert fut accompagné d’une offensive de l’artillerie soviétique baptisée « bourrasque ». Trois mille obus furent tirés contre « l’étau » allemand. Peut on imaginer la symphonie grandiose résonnant dans tous les haut-parleurs de la ville à moitié en ruine en même temps que les tirs d’obus déchirent la nuit ?

À la fin du concert, une jeune fille vint offrir à l’orchestre un bouquet de fleurs fraîches introuvables sous les bombes et la mort. L’ovation dura dit-on pas moins d’une heure, des applaudissements étouffés car le public portait des moufles. On raconte que les allemands saisis par le lyrisme de la musique suspendirent leurs bombardements.

Le témoignage le plus bouleversant du siège de Leningrad est celui d’une fillette, devenue une icône, Tanya Savicheva qui tenait son journal dans un carnet. Mais tout était bon pour lutter contre le froid et le carnet fut brulé. Il n’en reste que neuf pages avec très peu de mots, devenus symboles de cette tragédie.Tanya indique simplement la mort de ses proche de jour en jour, jusqu’à « Tout le monde est mort. Il ne reste que Tanya ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 9 pages restantes du carnet de Tanya Savicheva

 

« Grand-mère est décédée le 25 janvier à 3 heures. 1942. » 

« Leka est décédée le 17 mars à 5 heures du matin. 1942. »

« Oncle Vasya est décédé le 13 avril à 14 heures. 1942. »

« L’oncle Lyusha est décédé le 10 mai à 16 heures. 1942. »

« Maman est morte le 13 mars à 7h30 du matin. 1942 »

« Tout le monde est mort. Il ne reste que Tanya. »

 

Six mois après la libération de la ville, Tanya mourut le 1er juillet 1944.
Elle avait quatorze ans.

Daniel Mermet  

journaliste : Daniel Mermet
reportage : Zoé Varier et Daniel Mermet

 

 

 

 

Voir aussi, mais c’est la BBC donc en anglais :

 

« Leningrad and the Orchestra that Defied Hitler » (« Leningrad et l’orchestre qui défia Hitler »), un documentaire d’Amanda Vickery and Tom Service pour la BBC (2016).

 

Leningrad and the Orchestra that Defied Hitler

 

Leningrad and the Orchestra that Defied Hitler from Tim Kirby on Vimeo.

https://vimeo.com/188663567

 

 

Pour les mélomanes :

 

Symphonie n°7 en ut majeur « Leningrad »

de Dmitri Chostakovitch

Orchestre du Théâtre Mariinsky dirigé par Valeri Guerguiev

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, c’est de l’actualité, mais demain ce sera de l’histoire.

 

Mensaje de Ilich Ramírez Sánchez

por Ilich Ramirez Sanchez (« Carlos »)

Red Voltaire | Paris (Francia) | 1ro de febrero de 2019

 

 

 

Mensaje a mi pueblo de Venezuela este 23 de enero de 2019

 

Mis queridos compatriotas CHAVISTAS :

Con mi histórica experiencia de combatiente internacionalista, les expreso desde Francia mi solidaridad revolucionaria y mi respaldo bolivariano al Presidente Nicolás MADURO MOROS.

Golpes de Estado y pronunciamientos plagan la historia de nuestro país, algunos fueron justos. Pero nos queda la mala costumbre de lanzar levantamientos cuando las cosas van mal o no tan bién como quisiéramos. Y el enemigo hace lo posible para que las cosas empeoren. Por eso quisiera advertirles, para que no caigan en la trampa.

El sector imperialista norteamericano trata de provocar una guerra civil para que los venezolanos se desangren entre hermanos. No sería un combate entre derecha e izquierda, entre buenos y malos, entre militares y civiles, entre oligarcas y hambrientos, entre la iglesia y los chavistas, entre idealistas y pragmáticos, entre corruptos y « angelitos ».

Lo digo yo, veterano fedayin con el récord inigualado de operaciones exteriores de la Resistencia palestina, arriesgando mi vida cada día, los últimos 25 años encarcelado (10 en aislamiento total), siempre fiel a nuestra CAUSA PALESTINA.

El enemigo especula con la división de nuestro campo para debilitarnos, porque necesita un país hambriento, desorganizado y corrupto.

Luego de seis años de horrores provocados por Israel, Arabia Saudita y sus patrones de la OTAN, Siria (muy destruida) empieza a recuperar la paz, el pueblo a reconstruir su país y las familias a reunirse. Esto se debe a su patriótico Presidente, firme en la tormenta, generoso con los vencidos que no sean agentes imperialistas; a la intervención del Papa Francisco cuando en 2013 impidió la invasión norteamericana; a la valiente presencia de los rusos (desde hace más de 60 años). Los mercenarios y los fanáticos manipulados no han podido ganar.

No quiero que mi patria caiga en la guerra civil a favor de otro país, el cual desde el primer momento ha expresado su objetivo: derrocar a Nicolás Maduro Moros, heredero legítimo de nuestro Presidente mártir Hugo Chávez Frías.

Pueblo y ejército de Venezuela: como en la época del Libertador, no hay más que un tirano, el extranjero que quiere mantenernos en la miseria y la barbarie, para apoderarse de nuestra tierra y del alma de sus habitantes.

Como en los tiempos de Simón Bolívar, debemos ser la luz de toda América, la antorcha de la reconciliación nacional, sobre la base de la legalidad. Ya los tiempos no están para caudillos sin horizonte, bravuconadas y pistoleros. Diálogo, concesiones, generosidad; todas las fuerzas antiimpérialistas del mundo están con nosotros, podemos darnos el lujo de tender la mano incluso a quien nos la quisiera morder rabiosamente; la relación de fuerzas internacionales no es igual a la que imperaba en la época del Plan Cóndor y del derrocamiento de Salvador Allende.

Si nuestra Venezuela cae en un despiadado cainismo, toda América se hundirá en la anarquía, y sólo saldrán ganando los zamuros que codician nuestras riquezas y las de todo el continente: los gringos imperialistas y sus agentes sionistas y de la OTAN. ‎¡Unidos triunfaremos!‎

Viva VENEZUELA, sabia valiente y astuta.

 

 

 

 

Traduction :

Message à mon peuple du Venezuela le 23 janvier 2019

Ilich Ramirez Sanchez

 

Mes chers compatriotes « chavistes »

Avec mon expérience historique de combattant internationaliste, je tiens à vous exprimer depuis la France ma solidarité révolutionnaire et mon soutien bolivarien au président Nicolás Maduro Moros.

Des putschs et des coups d’État, notre pays en a connu beaucoup, certains tout à fait justifiés. Mais nous avons gardé la mauvaise habitude d’appeler à des soulèvements quand les choses ne vont pas bien ou pas très bien. Et l’ennemi fait tout ce qu’il peut pour que les choses empirent.

Voilà pourquoi je voudrais vous alerter, pour que vous ne tombiez pas dans le piège.

Le secteur impérialiste nord-américain tente de provoquer une guerre civile pour que les Vénézuéliens versent le sang de leurs frères. Il ne s’agirait pas d’un combat entre droite et gauche, entre méchants et gentils, entre militaires et civils, entre oligarques et affamés, entre l’Église et les chavistes, entre idéalistes et pragmatiques, ou entre corrompus et prétendument angéliques.

Moi qui vous parle, je suis un vétéran fedayi, et j’ai battu tous les records d’opérations extérieures  pour la Palestine, en risquant ma vie tous les jours. Ces 25 dernières années, je les ai passées en prison (jusqu’à ce jour), dont dix ans à l’isolement complet, toujours fidèle à la cause palestinienne qui est la nôtre. L’ennemi spécule sur la division de notre camp pour nous affaiblir, parce qu’il lui faut un pays famélique, désorganisé et corrompu.

Après six ans d’horreurs provoquées par Israël, l’Arabie saoudite et ses patrons de l’OTAN, la Syrie (terriblement détruite) commence à retrouver la paix, le peuple entreprend de reconstruire le pays et les familles se retrouvent. Cela, la Syrie le doit à son Président patriote, qui est resté solide dans la tourmente, généreux avec les vaincus, avec ceux qui n’étaient pas des agents impérialistes; elle le doit aussi à l’intervention du pape François lorsqu’en 2013 il a su empêcher une invasion nord-américaine; et à la courageuse présence des Russes (depuis plus de 60 ans). Les mercenaires et les fanatiques manipulés n’ont pas réussi à gagner.

Je ne veux pas que ma patrie sombre dans la guerre civile et fasse le jeu d’un pays tiers qui a depuis le premier jour proclamé son objectif : le renversement du président Nicolás Maduro Moros, héritier légitime de notre président martyr Hugo Chávez Frías.

Comprenez-le, vous le peuple et l’armée du Venezuela: comme à l’époque du Libertador, il n’y a qu’un tyran, l’étranger qui veut nous maintenir dans la misère et la barbarie, pour s’emparer de notre pays et de l’âme de ses habitants.

Comme au temps de Simón Bolívar, nous devons être la lumière de toute l’Amérique, le flambeau de la réconciliation nationale, sur la base de la légalité. Notre époque ne requiert plus de chefs de guerre locaux dépourvus d’horizon, ni d’as de la gâchette, ni de surenchère dans les bravades. Dialogue, concessions, générosité, voilà le mot d’ordre : toutes les forces anti-impérialistes du monde sont avec nous, nous pouvons nous offrir le luxe de tendre la main y compris à celui qui voudrait nous mordre rageusement : le rapport de forces internationales n’est plus celui qui régnait à l’époque du Plan Condor et du renversement du président Allende.

Si notre Venezuela tombe dans l’impitoyable logique caïnite, c’est toute l’Amérique qui plongera dans l’anarchie, et ceux qui en tireront profit, ce sont les vautours qui convoitent nos richesses et celles de tout le continent : les gringos impérialistes et leurs agents sionistes ainsi que l’OTAN. Unis nous triompherons !

Vive le Venezuela, sage, valeureux et rusé.

Ilich Ramirez Sanchez (« Carlos »)

 

Sources :   https://www.voltairenet.org/article204994.html

http://www.palestine-solidarite.org/message.ilich-ramirez-sanchez.020219.htm  (C’est à eux qu’on doit la traduction – MERCI !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur mai68.org…

http://mai68.org/spip2

 

…nos glanes du jour :

 

 

Campagne de diffamation contre Annie Lacroix-Riz au sein de la CGT

anonymemai68.org – 6.2.2019

 

 

Annie Lacroix-Riz :

« Je vous remercie de communiquer aussi largement que possible le document que j’adresse ce soir (4 février 2019) à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, pour protester solennellement contre les diffamations aggravées auxquelles s’est livré Pascal Debay, responsable de la « formation » des cadres de la CGT, artisan d’une manifeste déclaration de guerre à tous ceux qui ne partagent pas ses préceptes.

Après les Gilets jaunes qualifiés de racistes, xénophobes, fascistes, etc., tous les « déviants » idéologiques seraient donc des « négationnistes ». De telles méthodes provoquent la nausée. Il convient que tous les syndiqués soient informés, comme tous les démocrates, de méthodes dignes de la clique de René Belin.

Elles ne visent pas une personne, cela va de soi, mais tous ceux qui luttent contre le capitalisme, ses auxiliaires et ses représentants. »

Note de do : Annie Lacroix-Riz est une révolutionnaire digne de ce nom. Et elle fait un travail d’historienne formidable. Je vous livre une vidéo en exemple.

Cliquer ici pour l’article et les commentaires

 

 

 

 

Gilets Jaunes

 

Éric Drouet et Jérome Rodriguez sont déjà récupérés par le pouvoir (vidéo 13’11)

RT – Russia Today en français, le 30 janvier 2019

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Sur les « casseurs », le pouvoir tient un double langage, qui tient de la double-pensée décrite par Orwell dans son 1984. Et d’une, le pouvoir, quand il est représenté par Macron, prétend que les « Casseurs » sont ses ennemis, et qu’il veut protéger les manifs de Gilets Jaunes contre eux. Et de deux, le pouvoir, quand il est représenté par Mélenchon, prétend que les casseurs sont les amis de Macron. Mais, dans les deux cas, l’ennemi, c’est « les casseurs ».

Éric Drouet et Jérome Rodriguez tiennent maintenant le même genre de discours. L’ennemi, ce n’est plus le pouvoir, c’est « les casseurs », c’est le Black Bloc. Mais QUI peut nier que les émeutes généralisées des plus belles manifestations des Gilets Jaunes, les 1er et 8 décembre 2018, furent le fait d’une énorme partie des Gilets Jaunes de Paris ?

Peu après le 1er décembre 2018, je rencontrais une personne vaguement PS, pas plus « radicalisée » que ça, bref une personne tout à fait normale qui, en parlant des émeutes de Paris, me disait : « Bah, s’il faut en venir là, allons-y ! ». À comparer, Éric Drouet et Jérome Rodriguez devraient avoir honte de tenir aujourd’hui le langage qu’ils tiennent !

Mais, il n’est pas si étonnant de voir aujourd’hui Éric Drouet tenir le même discours que Mélenchon sur « les casseurs » et « le Black Bloc » ; puisque Mélenchon avait fait l’apologie d’Éric Drouet il y a peu dans le but justement de le récupérer.

En appelant à la non-violence, Éric Drouet et Jérome Rodriguez sont deux imbéciles qui participent ainsi à la pacification de la révolte des Gilets Jaunes, c’est-à-dire à sa domestication, et donc à sa défaite.

Bien à vous,
do

http://mai68.org/spip2

L’échec de la non-violence (livre et vidéo) :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1408

Source : http://mai68.org/spip2/spip.php?article2978

 

Cher do :

Ceci n’a rien de surprenant. Éric Drouet et Jérôme Rodriguez sont, comme la plupart d’entre nous, le produit de la destruction planifiée des transmissions familiales et de l’Éducation Nationale, si manipulée qu’elle ait été de tout temps. Ce n’est pas leur faute. La plupart des autres dérives ne le seront pas non plus. Ceux qui, comme vous et Jo Busta Lally ont eu la chance – dans la misère, il arrive qu’on en aie – d’hériter des choses de leurs vieux, doivent continuer à faire ce qu’ils font. D’arrache-pied. Fais ce que dois, advienne que pourra.

Mésalors… « Du passé faisons table rase » et repassons par les temps préhistoriques ? Ben, peut-être…

Théroigne

 

 

 

 

 

Grève générale… d’un jour

Ah, la CGT !

 

 

 

Gilets Jaunes – Qu’y a-t-il de commun entre le samedi 12 janvier 2019 ET le 5 février, jour de grève générale ?

Gilets Jaunes – CGT – La journée du 5 février 2019 d’après France 2 (vidéo)

Gilets Jaunes – Les directions syndicales sont contre la révolution (vidéo 8’41)

 

 

 

 

 

Voix alternatives

 

On a lu avec intérêt l’interview d’Hervé, du Saker Francophone, par Slobodan Despot, dans Le Drone.

C’est vrai qu’ils font du très bon travail.

Mais, nous, on regrette qu’ils ne se soient pas donné pour règle absolue de laisser tomber momentanément leurs préférences personnelles pour traduire leur saint patron en priorité, à chaque fois que le Saker lui-même se fend d’un article d’importance capitale, comme le fait généralement – et si bien ! – le Saker Italia – et comme c’est le cas, justement, à propos des événements du Venezuela.

Faute de pouvoir vous le traduire (on n’a pas vingt-quatre bras), le voici en V.O. :

 

The US aggression against Venezuela as a diagnostic tool

The Saker – Vineyard of the Saker 30.1.2019

 

 

The Neocons never cease to amaze me and their latest stunt with Venezuela falls into this bizarre category of events which are both absolutely unthinkable and simultaneously absolutely predictable.  This apparent logical contradiction is the direct result of a worldview and mindset which is, I believe, unique to the Neocons: a mix of imperial hubris and infinite arrogance, a complete lack of decency, a total contempt for the rest of mankind, crass ignorance, a narcissist/sociopath’s inability to have any kind of empathy or imagine another guy’s reaction and, finally, last but most certainly not least, crass stupidity.  There is so much which can be said about the latest US aggression on Venezuela that entire books could be (and will be) written about this, but I want to begin by look at a few specific but nonetheless very symptomatic aspects :

“In your face” stupidity or bootcamp-like deliberate public humiliation ?

Remember the almost universal reaction of horror when Bolton was appointed as National Security Advisor?  Well, apparently, either the Neocons completely missed that, which I doubt, or they did what they always do and decided to double-down by retrieving Elliott Abrams from storage and appointing him US Special Envoy to Venezuela.  I mean, yes, of course, the Neocons are stupid and sociopathic enough not to ever care about others, but in this case I think that we are dealing with a “Skripal tactic”: do something so ridiculously stupid and offensive that it places all your vassals before a stark choice: either submit and pretend like you did not notice or, alternatively, dare to say something and face with wrath of Uncle Shmuel (the Neocon’s version of Uncle Sam).  And it worked, in the name of “solidarity” or whatever else, the most faithful lackeys of the Empire immediate fell in line behind the latest US aggression against a sovereign nation in spite of the self-evident fact that this aggression violates every letter of the most sacred principles of international law.  This is exactly the same tactic as when they make you clean toilets with a toothbrush or do push-ups in the mud during basic training : not only to condition you to total obedience, but to make you publicly give up any semblance of dignity.

Read more…

Source : https://thesaker.is/the-us-aggression-against-venezuela-as-a-diagnostic-tool/

Source d’origine : http://www.unz.com/tsaker/the-us-aggression-against-venezuela-as-a-diagnostic-tool/

 

 

President Macrobama ?

 

Quel beau raccourci ! On voudrait l’avoir fait.

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 6 février 2019.

 

 

 

 

Opposition par-ci, opposition par là…

 

 

 

On dit merci qui ?

 

Opposition par-ci, opposition par-là, et

Bonne Année aux Chinois !

(c’est l’année du cochon)

 

 

 

 

 

Les bonnes nouvelles d’abord :

 

SAA HUNTING DOWN RODENTS IN IDLIB AND NORTH HAMA; FIRST LADY OF SYRIA BACK TO WORK AFTER SURGERY; MADURO MUST ARREST GUAIDO

 

Ziad Fadel – Syrian Perspective 31.1.2019

 

 

 

The Syrian First Lady, Asmaa Al-Assad, underwent surgery last Sunday, January 27, 2019, at the Damascus Military Hospital.  The First Lady was diagnosed with early stage breast cancer.  She recovered very quickly after the surgery and was photographed greeting the parents of Syria’s martyrs.

https://www.syrianperspective.com/2019/01/saa-hunting-down-rodents-in-idlib-and-north-hama-first-lady-of-syria-back-to-work-after-surgery-maduro-must-arrest-guaido.html

 

Autrement dit : Mme Al-Assad a subi, le dimanche 27 janvier, à l’Hôpital Militaire de Damas, une opération d’ablation d’un cancer du sein. Elle se remet rapidement de l’opération et a « repris le travail » en accueillant ici (jeudi 31) des parents de martyrs syriens.

 

Prompt rétablissement, Madame !

 

 

 

 

 

Maintenant, au tour des oppositions, et que Dieu reconnaisse les siens…

 

VENEZUELA

 

François Asselineau : Situation tendue au Venezuela

 

 

 

 

 

 Il restera à M. Asselineau à nous entretenir de ce qui, dans la « crise vénézuélienne », ne relève pas des affaires intérieures du pays…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la presse non-alignée US :

 

Préparation du terrain pour un changement de régime au Venezuela :

Des déserteurs de l’armée, des mercenaires russes et de l’or qui disparaît.

Southfront31.1.2019

 

 

Ces jours derniers, au Venezuela, l’intensité des manifestations anti-gouvernementales a décliné, en dépit des efforts du bloc dirigé par les USA pour les ranimer par des mesures à la fois publiques et clandestines. Mais le conflit entre le gouvernement Maduro et ses opposants du bloc soutenu par les USA  continue à se développer jusqu’à l’impasse aiguë dans la sphère médiatique,.

Le 23 janvier, CNN a diffusé une interview de deux « déserteurs de l’armée vénézuélienne » qui demandaient au président Trump de les armer pour défendre « la liberté » au Venezuela. Ils affirmaient être en contact avec des centaines de déserteurs potentiels, via des groupes WhatsApp, et appelaient les soldats vénézuéliens à se révolter contre le gouvernement du président Nicolas Maduro.

 

Lire la suite...

 URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/preparation-du-terrain-pour-un-changement-de-regime-au-venezuela/

Source : https://southfront.org/setting-scene-for-regime-change-in-venezuela-army-defectors-russian-mercenaries-and-disappearing-gold/

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

 

FRANCE

 

Et c’est ce mirliflore qui a donné jusqu’à aujourd’hui aux Vénézuéliens pour lui obéir. Si, si…

 

Gilets Jaunes – Acte XII

 

Comme nos lecteurs le savent désormais, nous ne fréquentons pas les filets dérivants du genre Facebook, Twitter, Instagram and so on. Nous ne pouvons donc pas vous rapporter, ni en détail ni en tout, ce qui s’est passé hier. Mais les GILETS, eux, ont une page Twitter, sur laquelle vous pouvez voir des vidéos, des témoignages et des photos comme s’il en pleuvait. C’est là :

 

https://twitter.com/hashtag/GiletsJaunes?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

 

 

 

 

 

Tout ce que nous pouvons dire au stade où on en est, c’est la même chose que l’ami Do : il y a des années que les Gazaouis font ça tous les vendredis, sans que leur courage et leurs martyrs les aient menés nulle part. Il nous semblerait donc opportun de commencer sans plus attendre à faire du brainstorming à mort sur les moyens de dénouer (ou de trancher) ces nœuds gordiens. Les manifs sont une belle chose, sauf qu’elles n’ont jamais servi à rien. Continuer à gesticuler dans le vide en laissant de plus en plus de sang partout ? Euh…

 

Mais commençons par le commencement :

 

 

 

Seulement à Lyon ?

 

 

 

Choses vues sur le terrain (relevées sur Internet) :

 

Des Gilets jaunes demandent « l’aide de Maduro » à l’ambassade du Venezuela (VIDÉO)

RT en français – 29.1.2019

 

 

Si l’opposant vénézuélien et président par intérim autoproclamé Juan Guaido remercie Emmanuel Macron pour son soutien « à la démocratie », un petit groupe de Gilets jaunes, pas de cet avis, s’est rendu devant l’ambassade du Venezuela à Paris.

Lire la suite…

https://francais.rt.com/france/58575-gilets-jaunes-demandent-aide-maduro-a-ambassade-venezuela-paris-video

 

 

 

 

Pour payer leurs amendes, ces Gilets jaunes choisissent un moyen peu commun

Sputniknews.com – 29.1.2019

 

 

À Nice, six Gilets jaunes ont décidé de régler leurs amendes avec une brouette remplie de pièces, selon la presse française. Pour des raisons de sécurité, les employés du centre des impôts, où les manifestants se sont rendus, ne les ont pas laissé entrer.

Voulant se débarrasser de leurs deux amendes pour un montant de 350 euros datant du 1er décembre, six membres du mouvement des Gilets jaunes ont opté pour les pièces en cuivre comme moyen de paiement. Ils les ont transportées au centre des impôts de Nice dans une brouette, signalent des médias français.

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Source : https://fr.sputniknews.com/france/201901291039828182-amendes-gilets-jaunes-moyen-paiement/

 

 

 

 

 

Pour ce XIIe acte, on va se contenter de quelques images qui nous ont accrochés…

 

Raccourci sanglant

 

 

En effet…

 

Et les Casques Bleus de l’ONU, ils sont où ?

 

 

C’était la journée d’hommage aux morts et blessés

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Che et la Vendée côte à côte… on ne pourra pas dire qu’on n’aura pas tout vu… On a même vu des Corses, avec leur drapeau et tout…

 

 

 

 

Vous savez ce qui vous reste à faire.

 

 

 

 

 

Nous compléterons par une volée de dessins et/ou de montages, etc.

 

Soutenons les dessinateurs qui ne sont pas Charlie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de cinéma

 

 

Cinéma encore. Et télé.

 

 

Ce n’est peut-être pas délicat, mais c’est parlant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage à Luc Ferry. Si, si, y’a pas de raison !

 

 

 

 

Rayonnement de la France dans le monde :

 

 

 

 

Et notre préféré :

 Source de la plupart de nos illustrations : https://www.egaliteetreconciliation.fr/+-Dessins-de-la-semaine-+.html

 

 

 

 

Frédéric Lordon s’est lâché deux fois à trois jours d’intervalle. Ne mégotons pas, les voilà ses deux articles.

 

Il est allé trop loin, il doit partir

Frédéric Lordon – Le Grand Soir 31.1.2019

 

 

 

 

La vidéo tournée d’un immeuble en hauteur plonge sur une cour de récréation du 19e arrondissement d’où monte un grand cri scandé : « Macron démission ! Macron démission ! ». Ce pouvoir est devenu l’objet du lazzi des enfants. Normalement un régime qui en est là ne connaît plus qu’une forme ou une autre de sursis.

On ne spéculera pas plus que ça sur le sens politique des petits. Davantage sur le degré auquel le pays est imprégné de la détestation du monarque pour que les mioches en aient capté quelque chose. En tout cas, les petites éponges de cour de récré ne se trompent pas : il est haï. Et pour des raisons écrasantes, incontestables, dont la gravité ne cesse d’ailleurs de croître. Dans la série graduée des actes par lesquels un souverain en vient à perdre sa légitimité, le point maximal est atteint quand il prend le parti de constituer sa population en ennemie, et par conséquent de lui faire la guerre. Nous en sommes là, littéralement. Déployer des blindés en ville, équiper les forces de police de fusils à pompe, et même de fusils d’assaut, infliger aux manifestants des blessures… de guerre, c’est bien être en guerre. Du reste, s’il en est à prévoir des plans d’exfiltration des ministres et à prépositionner un hélicoptère pour évacuer l’occupant de l’Élysée, c’est que ce régime lui-même ne s’illusionne pas tout à fait quant à la réalité de ses rapports avec « sa » population.

En vérité, ce pouvoir est symboliquement à terre. Il a franchi un à un tous les seuils du discrédit, et puis ceux du scandale. Il ne lui reste plus que la force armée pour contenir la contestation. Et, pour tenir le reste, celle des répétiteurs médiatiques qui s’acharneront jusqu’au bout à soutenir qu’élu régulièrement, haut la main ajouteront même les plus bêtes ou les plus oublieux des conditions réelles de son élection, il est entièrement « légitime ». Nous apprenons donc de leurs bouches autorisées qu’un dirigeant, pour peu qu’il ait satisfait à une comédie électorale entièrement truquée, peut parfaitement mutiler ses opposants, envisager de leur faire tirer dessus au fusil d’assaut — une image que, pour tout leur récent bon vouloir, les médias n’ont pas encore trouvé le temps de montrer —, s’engager dans des voies juridiques proto-totalitaires, sans que sa « légitimité » soit le moins du monde remise en question.

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/il-est-alle-trop-loin-il-doit-partir.html

 

 

 

Jojo, le Retour…

 

Le complotiste de l’Élysée

Frédéric Lordon – Les Crises 3.2.2019

 

Affiche de l’association anticommuniste Paix et liberté, 1952.

 

 

On peut tenir pour l’un des symptômes les plus caractéristiques des crises organiques l’emballement des événements, et la survenue à haute fréquence de faits ou de déclarations parfaitement renversants. En moins de 24 heures, nous aurons eu les enregistrements Benalla, aussitôt enchaînés avec une rafale de propos à demi-« off » signés Macron, et la mesure du dérèglement général est donnée à ceci que, dans la compétition des deux, c’est Benalla qui fait figure de gnome. En fait, on n’arrive plus à suivre.

Il le faut pourtant, car tout est magnifique. Macron en « off », c’est chatoyant. C’est qu’il est l’époque en personne, son plus haut point de réalisation : managérial, ignorant de tout ce qui n’est pas sa classe, le racisme social jusque dans la moelle des os, le mépris en toute innocence, et surtout l’absence complète de limite, de censure, de reprise de soi. C’est une compulsion venue de trop loin : dans l’instant même où il annonce sa propre réforme et jure de faire désormais « très attention » à ses « petites phrases », il se scandalise que le premier « Jojo avec un gilet jaune » ait « le même statut qu’un ministre ou un député » — « les petites phrases, j’arrête quand je veux », d’ailleurs « je commence demain ». Et c’est cet individu dont les « analystes » des grands médias se demandent « dans quelle mesure il tiendra compte des résultats du grand débat »… Mais peu importe, c’est tellement beau qu’on en reste émerveillé. Même une fiction à petit budget n’oserait pas se donner un personnage aussi énorme, aussi « cogné » — mais c’est sans doute le propre de cette époque que la fiction, même débridée, peine à se tenir au niveau de la réalité.

Avec « Jojo » déjà, il y avait de quoi faire — un hashtag #JeSuisJojo par exemple ? Mais on n’avait encore rien vu. C’est quand il entre dans « l’analyse » que le « patron » de Benalla se surpasse. La restitution par Le Point de ces merveilleux « off », assurément des documents pour l’Histoire, livre sur l’entendement, il faudrait plutôt dire sur la psyché présidentielle des aperçus proprement vertigineux — et, à chaque jour qui passe, nous savons un peu mieux à qui nous avons à faire.

Lire la suite…

Source : https://www.les-crises.fr/le-complotiste-de-lelysee-par-frederic-lordon/

 

 

 

 

78% des Français :

 

 

 

 

 

 

Évidemment, il se passe des tas d’autres choses dans le monde.

 

 

On ne dit plus « Rallye Paris-Dakar », mais « Rallye du Dakar ». C’est aussi bien, parce que, là, c’est à Arequipa… Pérou.

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez vu ? Il a neigé un peu partout, même au Cachemire.

Marchand de fruits ambulant sous la neige

En voilà encore qui feraient bien de profiter du temps qui leur reste. Parce qu’ils sont sur la liste des « à démocratiser » par les joyeux GI’s, microniens et assimilés .

 

 

Mis en ligne le 3 février 2019.

 

 

 

 

 

 

Brigandages illimited

 

 

 

 

 

 

BRIGANDAGES ILLIMITED

 

 

« Un intellectuel, un artiste, un homme de culture quel qu’il soit, ne peut pas, au Chili et dans toute l’Amérique du Sud, se mettre du côté du Club de l’Union, des propriétaires terriens, des gringos qui exploitent les mines de cuivre, des banques, de la bureaucratie corrompue, de la classe dirigeante inepte et avide. Il ne le peut pas, il ne le doit pas. Si j’étais chilien, si j’étais sud-américain, je serais du côté de Neruda, je serais du côté des poblaciones callampas. Il n’y a d’ailleurs pas d’autre possibilité : ou avec ceux du barrio alto et du Club de l’Union, ou avec ceux des callampas. Dans toute l’Amérique du Sud, il n’y a pas de moyen terme, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de solutions libérales. Ou la Cadillac ou la hutte de terre.– Curzio Malaparte – Lettre du 24 mars 1953 au Tempo

[Moment où Malaparte, après avoir rencontré Neruda, a commencé à ne plus se tromper en politique.]

 

 

 

 

 

Venezuela, un nouveau front de la guerre mondiale en cours

Strategika5126.1.2019 – (12 Commentaires )

 

 

Le Secrétaire général du mouvement politico-militaire libanais Hezbollah a publiquement apporté son soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro dans son bras de fer avec des putschistes soutenus par Washington. 

Après l’arrivée au Venezuela d’éléments de la milice privée Wagner et d’une autre société militaire privée ayant des liens directs avec le Kremlin, des « conseillers » militaires du Hezbollah seraient en route vers Caracas avec pour mission d’évaluer la situation politique et militaire de ce pays.

Dans un mouvement inédit, Moscou a déjà mis en garde Washington contre toute tentative d’intervention militaire au Venezuela.

Cuba, l’Iran et la Turquie ont également apporté leur soutien au président Maduro.

La situation est fort complexe dans un pays en plein effondrement socio-économique et sous le coup de sanctions américaines visant les hydrocarbures dont Caracas est mono-exportateur. Les troubles au Venezuela ont un impact direct sur les marchés pétroliers internationaux. 

Pour le moment le haut commandement militaire vénézuélien soutient Maduro dans ce bras de fer. 

Après le Front Sud (Syrie, Yémen), celui des marches occidentales de la Russie (Ukraine orientale et pays Baltes), la mer de Chine orientale, le Congo et la Centrafrique, le Venezuela est devenu un autre Front de la guerre mondiale en cours en Amérique du Sud/Caraïbes.

Source : https://strategika51.blog/2019/01/26/venezuela-un-nouveau-front-de-la-guerre-mondiale-en-cours/

 

Sur le site de Strategika51, ce texte est suivi d’importants commentaires, dont nous extrayons ceux-ci :

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/venezuela-un-nouveau-front-de-la-guerre-en-cours/

 

 

 

 

 

Chose promise, chose due. Traduction de l’article paru en anglais sur notre post précédent.

 

La Russie envoie des militaires privés au Venezuela pour protéger Maduro

 

Tyler Durden (Zerohedge) – Russia Insider26.1.2019

 

Tandis que la communauté internationale se divise en gouvernements qui soutiennent Nicolas Maduro et gouvernements sous houlette US qui reconnaissent officiellement le leader de l’opposition Juan Guaido pour chef de l’État, Reuters rapporte qu’un groupe de militaires privés russes a été envoyé au Venezuela pour assurer la protection  physique de Nicolas Maduro, aux prises avec la plus grande menace encourue par son gouvernement depuis six ans qu’il est au pouvoir.

 

 

 

 

Les sous-traitants, qui appartiennent au groupe Wagner, sont des agents militaires du privé qui ont rempli des missions secrètes pour le compte du gouvernement, par exemple en Syrie et en Ukraine. (On se rappelle notamment l’incident de février dernier où des mercenaires combattant pour le compte des USA ont tué 100 mercenaires russes dans ce qui a été le plus proche d’une guerre directe par procuration entre la Russie et les USA champ de bataille syrien). On ne sait pas au juste quand ces sous-traitants sont arrivés ni quand ils ont l’intention de partir. La Russie a offert sa médiation dans le conflit qui oppose Maduro et Guaido, tout en joignant sa voix à celle de la Chine  pour critiquer l’ingérence US dans les affaires vénézuéliennes.

Lire la suite…

 

Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/la-russie-envoie-des-militaires-prives-au-venezuela/

 

Mais Moscou dément :

https://fr.sputniknews.com/international/201901271039802588-moscou-presence-militaire-presumee-venezuela/

 

Espérons que M. Peskov ait appris quelques ficelles de ses partenaires occidentaux et que ce démenti soit purement diplomatique

 

 

 

 

 

 

Venezuela – Stratégie US pour un « regime change » et comment y répondre

 

Moon of AlabamaI.C.H. – 25.1.2019

 

Hier, les USA ont “reconnu” le « leader de l’opposition » d’extrême-droite Juan Guaido comme président du pays.

 

 

 

« leader de l’opposition, mon cul ! » (R.Q.)

 

 

Un certain nombre de pays d’Amérique du Sud à gouvernements d’extrême-droite se sont joints à cette manœuvre. Cuba, la Bolivie et le Mexique l’ont dénoncée. La Russie, la Chine, l’Iran et la Turquie continuent de soutenir le président élu Nicolas Maduro et ont condamné la tentative de coup d’État. L’Union Européenne n’est pas unie dans sa réaction, avec la France néo-libérale qui est pour et l’Espagne qui est contre.

Le Venezuela doit se préparer à un conflit de beaucoup d’années en faisant tous les efforts possibles pour en limiter le nombre.

Cette manoeuvre programmée de longue date des USA contre le gouvernement du Venezuela n’est qu’un début. C’est la phase préparatoire d’une escalade et, bientôt, la dérive des missions – « Nous ne pouvons pas nous en tenir là ! » – prendra le relais. Plus de 300 milliards de barils de pétrole (la plus grande réserve de pétrole au monde) sont en jeu. Le factotum US Guaido a promis de changer la loi vénézuélienne sur le pétrole au bénéfice des États-Unis, alors que le gouvernement bolivarien se sert du pétrole pour lutter contre la pauvreté.

La stratégie pour l’opération US de changement de régime en cours contre le gouvernement du Venezuela est l’œuvre du sénateur Marco Rubio, aidé par le vice-président Pence.

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/venezuela-strategie-us-pour-un-regime-change/

 

 

 

 

 

 

Trump trahit MAGA au Venezuela

[« Make America Great Again »]

 

Tom Luongo – Gold, Goats ‘Guns 25.1.2019

via Zero Hedge

 

 

 

Les USA viennent de soutenir, au Venezuela, un coup d’État qui a foiré. Et le président Trump en était l’architecte. C’est une farce autour d’une intrigue contenue dans une tragédie.

Ce qui est arrivé au Venezuela est tragique. Nicolas Maduro est un personnage comique égaré dans le « casting » d’un leader de junte sud-américaine. Mais ce sont les desseins des USA sur les réserves de pétrole et de gaz du Venezuela (les plus grande réserves prouvées au monde en 2017) qui sont le véritable scénario derrière les événements de cette semaine.

Lire la suite…

 

Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/trump-trahit-maga-au-venezuela/

 

 

 

 

En anglais pour les raisons habituelles.

Un manifeste d’intellectuels US – Chomsky et Pilger en tête – appelle les USA à mettre fin à leur ingérence au Venezuela :

 

Experts Call for US to Stop Interfering in Venezuela

 

Noam Chomsky, Alfred de Zayas, Sujatha Fernandes, Boots Riley, John Pilger, Vijay Prashad and many others oppose US interventionism in Venezuela. The statement is worth the read.


By Collective –
Information Clearing House  – Jan. 25, 2019

 

 

The United States government must cease interfering in Venezuela’s internal politics, especially for the purpose of overthrowing the country’s government. Actions by the Trump administration and its allies in the hemisphere are almost certain to make the situation in Venezuela worse, leading to unnecessary human suffering, violence, and instability.

Venezuela’s political polarization is not new; the country has long been divided along racial and socioeconomic lines. But the polarization has deepened in recent years. This is partly due to US support for an opposition strategy aimed at removing the government of Nicolás Maduro through extra-electoral means. While the opposition has been divided on this strategy, US support has backed hardline opposition sectors in their goal of ousting the Maduro government through often violent protests, a military coup d’État, or other avenues that sidestep the ballot box.

Read more…

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/50968.htm

 

 

 

 

On est en retard de deux jours !

 

26 janvier 2019 – Jour de la Honte, de l’Infamie, de l’Invasion des Terres Australes !

Jo Busta Lally – Réseau International 26.1.2019

 

 

 

 

Chaque 26 janvier tous les colons de papier d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de tous les territoires d’Australasie au N.O.M. de la Doctrine Chrétienne de la Découverte commémorent leur supériorité d’homme blanc sur les peuples originels :

 

 

Les colons de papier commémorent le débarquement du 26 janvier 1788

 

 

Ce jour-là : la première flotte, composée de 11 navires pas plus gros que les ferries que l’on voit aujourd’hui en baie de Sydney, a mis des canots à l’eau. Le Capitaine Arthur Phillip, qui commandait la flotte, a posé le pied sur le sol australien, suivi plus tard par les 1030 passagers – hommes, femmes et enfants, principalement des représentants officiels du royaume, des marins et des “convicts” (prisonniers déportés). Une écrasante majorité d’entre eux étaient Britanniques, mais il y a avait aussi quelques détenus africains, américains et français. Après 8 mois de voyage, ils ont débuté la fondation de la première colonie britannique en Australie.

 

Et leur fierté d’avoir tué l’aborigène pour sauver l’homme blanc !

C’est grâce à John Pilger et son film Utopia que nous savons de manière documentée que les Australiens originels représentent la plus vieille présence humaine, et dès 1838, le journal du Sydney Monitor rapporta : Il a été résolu d’exterminer toute la race noire dans ce quartier. Ceci faisait référence au peuple Darug qui vivait le long de la grande Hawkesbury River, pas très loin de Sydney.

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Source : https://reseauinternational.net/26-janvier-2019-jour-de-la-honte-de-linfamie-de-linvasion-des-terres-australes/

Source d’origine : https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/01/25/26-janvier-2019-jour-de-la-honte-de-linfamie-de-linvasion-des-terres-australes/

 

Notre contribution :

 

 

Le Fardeau de l’homme blanc

 

Ceci n’est pas un  dessin  satirique. C’est du premier degré : illustration du poème célèbre de Rudyard Kipling « The White Man’s Burden » (qu’on peut lire en cliquant sur la légende ci-dessus).

La créature assise sur ce qui ressemble furieusement à une montagne d’or, c’est « La Civilisation »…

Le dessin satirique (contemporain de l’autre), le voici :

 

 

 

 

 

 

Dernière minute – à Bruxelles

 

 

 

Chaire Marcel Liebman 2019 – Gérard Noiriel –Histoire populaire de la France : des « Croquants » aux « Gilets Jaunes »

 

 

 

 

Dans le cadre de la Chaire annuelle Marcel Liebman, nous avons l’honneur et le grand plaisir d’accueillir l’historien français Gérard Noiriel (directeur d’études à l’EHESS, spécialiste de l’histoire de l’immigration et de l’histoire de classe ouvrière) pour quatre leçons autour de son Histoire populaire de la France, de la guerre de Cent ans à nos jours, qu’il vient de paraître aux éditions Agone en septembre 2018.

 

Au cours de ces quatre leçons, Gérard Noiriel nous proposera une analyse historique des définitions et des représentations du peuple et du « populaire » et de l’importance des luttes antifiscales dans les résistances populaires, depuis les Croquants du XVIIe siècle jusqu’aux « gilets jaunes » d’aujourd’hui. Il se penchera également sur les conceptions « bourgeoise » et « prolétaire » de la citoyenneté, montrant que depuis les Sans-Culottes jusqu’aux « gilets jaunes », toutes les grandes révoltes sociales ont défendu un idéal fondé sur l’action directe contre la conception bourgeoise de la démocratie, fondée sur la délégation de pouvoir. Enfin, il abordera -toujours pour le cas français- les difficultés des organisations se donnent pour mission de défendre les classes populaires, à dépasser le cadre national, alors que le capitalisme, lui, s’est mondialisé.

 

Ce type d’éclairage de l’actualité par l’histoire s’inscrit pleinement dans les préoccupations de l’Institut Marcel Liebman, créé en 1986 dans le but « promouvoir une réflexion critique sur les pratiques des mouvements sociaux et un éclairage des enjeux politiques actuels par l’histoire »

 

Programme de la Chaire

(Toutes les leçons de déroulent de 18h à 20h à l’ULB, Campus du Solbosch).

  • Lundi 25 février 2019 (auditoire K.1.105), conférence inaugurale : Le «populaire», dans l’histoire de la France :des «croquants» jusqu’au «gilets jaunes» 
  • Mardi 26 février (auditoire H.2.215) : « Un peuple fabriqué par l’Etat »
  • Mercredi 27 février (auditoire H.2.215) : « Citoyenneté bourgeoise/citoyenneté populaire »
  • Jeudi 28 février (auditoire UD2.118A) : « La nationalisation du peuple français et ses conséquences »

ENTRÉE LIBRE
Renseignements : 02.650.33.86, institut.liebman@ulb.ac.be

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 28 janvier 2019

 

 

Exécutions capitales recommandées

 

 

 

 

 

 

 

Exécutions capitales recommandées

(en tous genres et des deux côtés de l’Atlantique)

 

 

Tale of two guillotines

 

 

« Syrie le Retour »

… à Caracas, où l’hypocrisie américaine clignote sur tous les panneaux d’affichage

Ziad Fadel  –  Syrian Perspective    24.1.2019

 

 

Ceci vous rappelle quelque chose ? La seule différence est que ce terroriste-là opère  à Caracas, Venezuela, alors que les autres rats avaient commencé leurs exploits à Deraa, Syrie. Tout ça provoqué par les mêmes motifs US

 

 

Est-ce que vous n’adorez pas les platitudes des refrains sirupeux qui vous poissent déjà à grandes louches de « peuple », de « démocratie », de « libération », de « justice », de « transparence » et de l’habituel charabia que dégoisent les gueules de ces faux-derches et menteurs professionnels ? M …. ! Je pensais que les Américains se seraient finalement rendu compte de l’étendue de leur défaite en Syrie. Même la Grande Bretagne, cette nation la plus pleine à ras-bords de scélérats, a bien dû finir par admettre que sa politique en Syrie s’est plantée, et que, si elle s’est plantée en Syrie, pourquoi marcherait-elle au Venezuela ?

Elle ne le fera pas. Point.

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/syrie-le-retouir/

 

 

 

 

Peleas à Caracas

 

Observatus geopoliticus – Chroniques du Grand jeu24.1.2019

 

 

 

 

La grande pelea, le combat final, a peut-être commencé au Venezuela. Le pion de Washington, et accessoirement leader de l’opposition, vient de s’y auto-proclamer « président par intérim », immédiatement reconnu par les États-Unis. Plus besoin d’élections désormais, c’est si pratique : les eurocrates en savent d’ailleurs quelque chose… Toute ressemblance avec un événement ou une situation existant ou ayant existé ne saurait être que fortuite, nous assurerait la CIA cinématographique, et seules les langues les plus mauvaises ou les esprits les plus taquins pourraient être tentés de dresser un parallèle avec un certain coup d’État il y a cinq ans, quelque part dans les grandes plaines (au hasard, l’Ukraine…)

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/01/peleas-a-caracas.html

 

 

 

 

Trump joue avec le feu à Caracas

 

Atilio BORON  – TELESUR 24.1.2019

 

 

 

 

L’empereur a publié son oukase et oint comme président Juan Guaidó, un moins-que- rien de la politique vénézuélienne, inconnu de la grande majorité de la population, mais construit « prêt à porter » par les médias américains et les spécialistes du marketing dans les deux dernières semaines.

Après l’éclat de Trump, les gouvernements qui tentent de transformer leur pays en républiques bananières – l’Argentine, le Brésil, la Colombie, le Paraguay, le Honduras et même le Canada – se sont précipités pour être les premiers à lécher les bottes du magnat new-yorkais. Tout ce grotesque juridique, qui nous ferait bien rire si ce n’est qu’il peut finir en tragédie, a la bénédiction de Luis Almagro (« Combien vous me donnez pour renverser Maduro ? ») et, jusqu’à présent, le silence tonitruant du Secrétaire Général des Nations Unies, le Portugais António Guterres qui, en bon social démocrate, souffre caractéristiquement du même tic que ses collègues, tic qui le fait regarder ailleurs chaque fois qu’il y a le feu quelque part dans le monde. À travers son porte-parole, il demande des « négociations politiques inclusives et fiables » oubliant ainsi que ces négociations-là ont été menées avec succès par José L. Rodríguez Zapatero dans les discussions qui ont eu lieu à Saint-Domingue et qu’au moment d’estampiller de sa signature les accords laborieusement obtenus, les représentants de « l’opposition démocratique » vénézuélienne se sont levés de table en laissant l’espagnol avec sa plume à la main : un appel d’Álvaro Uribe, garçon de courses habituel de la Maison-Blanche, venait de leur transmettre l’ordre de Trump d’interrompre le processus.

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Source : https://www.legrandsoir.info/trump-joue-avec-le-feu-a-caracas-telesur.html

 

 

 

 

On parie que les Gilets Jaunes vont trouver le moyen de se moquer…

 

Venezuela : la France appelle Maduro à « s’interdire toute forme de répression de l’opposition »

L’Union  – 25.1.2019

 

 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a « fermement » appelé vendredi le président vénézuélien Nicolas Maduro à « s’interdire toute forme de répression de l’opposition ».

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Source : http://www.lunion.fr/id33873/article/2019-01-25/venezuela-la-france-appelle-maduro-sinterdire-toute-forme-de-repression-de

 

 

 

 

En anglais parce qu’en dernière minute :

 

Russia sends “Security Contractors” to Venezuela to protect Maduro

Tyler Durden (Zerohedge)  2 hours ago |

 

As the international community splits along governments who continue to back embattled Venezuelan ruler Nicolas Maduro and governments, led by the US, who have officially recognized opposition leader Juan Guaido as the country’s legitimate head of state, Reuters reported that a group of Russian mercenaries with ties to the Kremlin have been sent to Venezuela to provide security for Maduro as he struggles with the biggest threat to his rule in his six years in power.

 

 

 

 

 

 

The contractors are believed to be from the Wagner Group, a group of private contractors who have performed secret missions on behalf of the government, including fighting in Syria and the Ukraine (which brings to mind this incident from last February when US-backed forces killed 100 Russian mercenaries in what was the closest thing to a direct proxy conflict between Russia and the US in Syria). It’s unclear when the contractors arrived, or when they intend to leave. Russia has offered to mediate the conflict between Maduro and Guaido, while joining with China to criticize the US for interfering in Venezuelan

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Source : https://russia-insider.com/en/russia-sends-security-contractors-venezuela-protect-maduro/ri26044

On essaie de vous le traduire demain : rendez-vous ici-même.

 

 

 

Parlons (Inter) Net

Coup d’État en Macronie

 

 

 

Devant les troubles qui agitent le pays et l’impopularité inédite d’Emmanuel Macron, Gérard Larcher, président du Sénat et, à ce titre, deuxième personnage de l’État, s’est autoproclamé président de la République par intérim.

Le président déchu appelle les militaires et les CRS à la loyauté et dénonce l’empressement de l’Union européenne pour valider le coup d’Etat en réclamant la tenue d’élections « libres et crédibles » (1).

Dans les prochaines heures, il fera une déclaration solennelle dans l’émission de Cyril Hanouna. Selon certaines indiscrétions, il déplorera la vitesse (« comparable à celle d’un projectile au sortir d’un flash ball ») avec laquelle des « socialistes » (sic) qui l’avaient rallié sont repartis vers leur ancienne mangeoire. Parmi eux, il citera : Christophe Castaner, Nicole Belloubet, Florence Parny, Jean-Yves Le Drian, Olivier Dussopt, Richard Ferrand, Marlène Schiappa, Élisabeth Borne, Mounir Mahjoubi, Benjamin Griveaux, Didier Guillaume, qui devraient être accueillis par Olivier Faure ou Benoît Hamon.

Il s’en prendra également à Angela Merkel qui, dans un fulgurant retournement de veste fluo, a déclaré qu’elle soutenait Larcher car : « Le romandisme de la lanke germanigue, z’est pien peau, mais la real politik auzi ».

Théophraste R. (billettiste anti-putschiste).

_________________

Note. (1) Par convention, on appellera « élections libres et crédibles » les élections comme celles qui ont fait de Nicolas Maduro le président de la république bolivarienne du Venezuela sous le contrôle d’organismes internationaux qui les ont validées.

Ne pas rater les intéressants commentaires !

Source : https://www.legrandsoir.info/coup-d-etat-en-macronie.html

 

 

 

 

Réflexion pour lendemain d’anniversaire :

 

« la monarchie n’est le meilleur système politique qu’à condition d’être modéré par la guillotine »

 

 

 

Louis Croix V Bâton, c’est fait. Macron, ça va se faire. Voici pourquoi et comment

De Louis Capet à Macron 1er, violences royales et vengeance du peuple

Maxime VIVAS – LGS 22.1.2019

 

 

 

 

Tous les lundis,  j’anime une émission culturelle d’une heure sur Radio Mon Païs à Toulouse. Je l’ouvre par un éditorial. Celui du 21 (trop saignant, dites-vous ?) avait la forme d’un double carcan qui emprisonnait le dernier roi de France et le premier président qui insultait assidûment son peuple :

« Excusez-moi de vous interrompre », le magazine de la culture et de vos loisirs, une émission de Michel Lafarge, feuilletée par votre serviteur, républicain, gilet jaune et admirateur des régicides : Maxime Vivas.

Bonjour et merci d’être à l’écoute de Radio Mon Païs en ce 21 janvier, date qui devrait être un jour de fête nationale et un jour chômé puisqu’il y a 226 ans jour pour jour, la France proclama aux yeux du monde ébahi, et d’une manière tranchante, qu’un autre système politique pouvait remplacer la royauté. La tête de Louis Capet, également connu sous le sobriquet de Louis Croix V Bâton roula dans la sciure en un endroit aujourd’hui appelé place de la Concorde, à 10h 22, le 21 janvier 1793.

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Url de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/de-louis-capet-a-macron-ier/

 

 

 

 

GILETS

 

 

On n’est pas sur place. On ne sait que ce qu’on reçoit . Ici, de Mai 68.org  en panne…

 

Eric Drouet appelle à la grève générale illimitée

À partir du 5 février 2019

 

 

Gilets jaunes : la BBC a découvert une piste russe

   

 

Bonjour à toutes et à tous,

La CGT appelle à la grève générale le 5 février 2019. Éric Drouet appelle à faire de ce jour le début d’une grève générale illimitée, sans mentionner l’appel de la CGT.

Maxime Nicolle pense qu’on ne peut pas faire de grève générale illimitée sans l’aide des syndicats, mais il ne veut pas des syndicats parce leurs directions font partie du pouvoir et sont nos ennemies tout autant que les grands patrons.

Or, les Gilets Jaunes ont prouvé qu’ils savaient organiser des manifestations puissantes sans l’aide des syndicats ; maintenant, il ne leur reste qu’un pas à franchir pour prouver qu’ils peuvent aussi organiser une grève générale illimitée sans l’aide des directions syndicales.

 Puisque ce qui gêne Maxime Nicolle, ce sont les syndicats, qu’il sache bien pour commencer, que si, parfois, les syndicats ont organisé des grèves générales, jamais ils n’ont organisé de grève générales ILLIMITÉES. Elles se sont toujours faites  sans eux, c’est-à-dire contre leurs directions. Par exemple, en mai 68, les syndicats ont appelé à UNE journée de grève générale. Ce sont ensuite les salariés qui ont décidé eux-mêmes de la prolonger en grève illimitée. PAS les directions syndicales !

Par conséquent, les réticences de Maxime Nicolle (« pas de grève illimitée sans les syndicats ») n’ont pas lieu d’être.

Autre chose :

Le mouvement des Gilets Jaunes fait des manifs tous les samedis depuis déjà deux mois, avec quelques actions entre temps. Cela rappelle la lutte des Palestiniens qui se manifestent tous les vendredis depuis des années, avec aussi quelques actions épisodiques.

De même que l’État israélien s’est accommodé d’avoir contre lui des manifs tous les vendredis, l’État français s’accommodera, et d’ailleurs s’accommode déjà, d’avoir des manifs contre lui tous les samedis. La preuve, il n’a encore cédé sur rien.

Les Gilets Jaunes veulent bloquer l’économie ? Eh bien, la seule façon de la bloquer vraiment, de façon efficace, c’est la grève générale totale et illimitée.

Bien à vous,

do

25 janvier 2019

http://mai68.org/spip2 (site « en panne » depuis le 22 janvier 2019)

 

 

 

 

 

AUX URGENCES

(suite)

 

Les avocats d’Assange tentent d’obliger l’administration Trump à révéler les charges secrètes portées contre leur client.

Equipe de Défense d’Assange

23.1.2019

 

Photo : Baltasar Garzón, un des avocats d’Assange, dont les bureaux ont été « visités » de manière « professionnelle » en décembre 2017.

 

Les avocats de Julian Assange ont déposé une requête urgente auprès de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH), basée à Washington D.C., pour demander à l’administration Trump de lever les scellés sur les charges qu’elle a secrètement déposées contre M. Assange. Ils demandent également à la Commission d’obliger l’Équateur à cesser ses activités d’espionnage contre M. Assange, à mettre fin à l’isolement qui lui a été imposé et à le protéger de l’extradition américaine. La demande urgente se présente sous la forme d’une demande détaillée de 1.172 pages de « mesures conservatoires » adressée à l’organisme international qui contrôle le respect par les États-Unis et l’Équateur de leurs obligations juridiques contraignantes. Les appels à extrader M. Assange vers les États-Unis, en raison de son travail d’éditeur et de rédacteur en chef, sont la raison pour laquelle M. Assange a obtenu l’asile politique à l’ambassade de l’Équateur à Londres en août 2012.

Baltasar Garzón, le coordinateur international de l’équipe juridique de M. Assange, souligne une situation qui mine gravement les garanties juridiques qui doivent être garanties par l’État protégeant M. Assange de la persécution politique du gouvernement Trump. M. Garzón demande à la CIDH d’intervenir d’urgence en faveur de M. Assange et appelle à « la solidarité internationale dans cette affaire où le droit d’accès et de diffusion libre de l’information est en danger ».

L’administration Trump refuse de révéler les détails des accusations portées contre M. Assange malgré le fait que des sources du ministère américain de la Justice ont confirmé à Associated Press et au New York Times que M. Assange fait bien l’objet d’une accusation sous scellés. « La révélation selon laquelle les États-Unis ont engagé des poursuites contre M. Assange a choqué la communauté internationale », affirme la soumission juridique. Le gouvernement américain « est tenu de fournir des informations sur les charges pénales qui sont imputées à M. Assange, dans leur intégralité », ajoute-t-il.

Le mémoire révèle pour la première fois qu’au cours des derniers mois, les procureurs fédéraux américains ont officiellement approché des gens aux États-Unis, en Allemagne et en Islande et les ont pressés de témoigner contre M. Assange en échange d’une immunité de poursuite. Les personnes approchées sont associées aux publications conjointes de WikiLeaks avec d’autres médias sur la diplomatie américaine, la baie de Guantanamo et les guerres en Irak et en Afghanistan. L’effort commun de publication entre WikiLeaks, The New York Times, McClatchy, The Guardian, The Telegraph, The UK’s Channel 4, Al Jazeera, The Bureau of Investigative Journalism, Der Spiegel, Le Monde, El País, The Hindu et Reuters, entre autres, a remporté de nombreux prix et créé le modèle de collaboration utilisé ultérieurement dans d’autres grandes publications comme les Panama Papers.

L’administration de Trump a intensifié ses efforts contre M. Assange avec le Grand Jury contre WikiLeaks mis en place dans le District Est de la Virginie depuis 2010. L’Administration a été en proie à des fuites d’informations classifiées au cours de ses deux premières années et a clairement l’intention d’utiliser les poursuites engagées contre Julian Assange comme un « brise-glace » pour créer un dangereux précédent qui permettrait de poursuivre les médias les plus sérieux, comme le New York Times, le Washington Post, AP, CNN et NBC qui obtiennent et publient régulièrement des informations classifiées.

La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme, qui est l’équivalent de la Cour européenne des droits de l’homme, interviendra si elle estime que les actions des États-Unis et de l’Équateur donnent lieu à une situation urgente et grave qui causera un préjudice irréparable à M. Assange. La demande des avocats de M. Assange identifie une série d’obligations juridiques que les États-Unis et l’Équateur ne respectent pas dans leur traitement de M. Assange.

Les avocats documentent les tentatives de l’administration Trump de faire pression sur l’Équateur pour qu’il livre M. Assange, notamment les menaces sérieuses proférées récemment contre l’Équateur par de hauts responsables politiques américains, contrairement aux menaces plus voilées proférées dans le passé. Ces menaces ont considérablement augmenté depuis que WikiLeaks a publié les documents « Vault 7 » de la CIA – la plus grande fuite d’informations classifiées de la CIA de l’histoire, qui, selon le gouvernement américain, a été fournie par un jeune officier de la CIA, Joshua Schulte.

La demande met également en lumière les opérations d’espionnage menées contre M. Assange à l’ambassade de Londres par les services de sécurité spécialisés engagés par l’Équateur qui, au lieu de protéger le refugié, l’ont espionné lui et ses visiteurs. Selon les médias, la société a également agi à titre d’informateur auprès des autorités américaines, en particulier le FBI.

Parmi les actes graves dénoncés dans la requête figurent le bâillon de l’exécutif équatorien à l’encontre de M. Assange et son ingérence dans les contacts de M. Assange avec ses avocats, ce qui porte atteinte à son droit à une défense légale. « L’Équateur est tenu de mettre fin au régime d’isolement imposé à M. Assange, en suspendant l’application du prétendu protocole spécial et en garantissant le plein respect de ses droits en tant que réfugié », déclare le requérant.

En décembre, le New York Times a rapporté que le nouveau président équatorien, Lénine Moreno, avait tenté de négocier le transfert de M. Assange aux États-Unis en échange d’un « allégement de la dette ».

En ce qui concerne les États-Unis, la communication souligne les graves implications pour la liberté des médias aux États-Unis qu’aura cette attaque sans précédent contre le droit de publier des informations vraies.

Le mois dernier, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire et le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’homme ont appelé tous les États à mettre en œuvre les conclusions du Groupe de travail de 2016 pour libérer Assange, ajoutant : « Il est temps que M. Assange, qui a déjà payé un lourd tribut à l’exercice pacifique de ses droits à la liberté d’opinion, d’expression et d’information, et à la promotion du droit à la vérité dans l’intérêt public, recouvre sa liberté. »

NOTES

La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH), basée à Washington D.C., est un organe de l’Organisation des États américains (OEA), dont la mission est de promouvoir et protéger les droits humains sur le continent américain.

Déclaration du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire appelant à la libération d’Assange, 21 décembre 2018 :

Pour plus d’informations, voir :

https://defend.wikileaks.org/
https://defend.wikileaks.org/about-julian
https://twitter.com/assangelegal
https://twitter.com/defendassange

Traduction « ça urge » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

Source :  https://www.legrandsoir.info/les-avocats-d-assange-tentent-d-obliger-l-administration-trump-a-reveler-les-charges-secretes-portees-contre-leur-client.html 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 25 janvier 2019

 

 

 

Relais

 

 

Relais

Partisans du moindre effort, on relaie aujourd’hui ce qu’on a lu de plus intéressant depuis le 19. On a sûrement raté plein de choses…

 

 

 

 

 

 

Gbagbo maintenu à la CPI : entretien avec François Mattéi

 

 

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2019/01/20/gbagbo-maintenu-cpi-entretien-francois-mattei/

 

 

 

 

Macron  fait de l’entrée de l’Allemagne au Conseil de Sécurité de l’ONU une priorité diplomatique (franco-allemande)

 

 

Source  : http://www.cercledesvolontaires.fr/2019/01/20/macron-entree-allemagne-conseil-securite-onu-priorite-diplomatique-franco-allemande/

 

 

 

 

Cachez « The Lobby », ce documentaire qu’Israël ne saurait voir

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2019/01/20/cachez-the-lobby-documentaire-israel-saurait-voir/

 

 

 

 

« Le Manifeste », un essai constituant écrit par des Gilets Jaunes

 

Un groupe de Gilets Jaunes a entrepris d’écrire une ébauche de texte constituant. Il le propose à tous les Gilets Jaunes qui voudraient bien en faire une base de discussion pour la société française future que nous désirons construire. Voici le texte :

 

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2019/01/20/manifeste-essai-constituant-ecrit-gilets-jaunes/

 

 

 

 

Tiens, il y avait longtemps…

 

« L’art de la guerre »

Israël, permis de tuer

Manlio Dinucci – il manifesto 22.1.2019

via Réseau Voltaire

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

 

Durant les sept années de la guerre contre la Syrie, Israël est intervenu secrètement en permanence pour fournir un appui aérien aux jihadistes afin qu’ils puissent renverser la République. Depuis la fin 2018, Tel-Aviv a changé de tactique et procède désormais à de très vastes opérations de bombardement et ne s’en cache plus. Il s’agirait de frapper des cibles iraniennes avec l’accord tacite de Moscou. Cependant, les cibles iraniennes semblent n’être qu’anecdotiques. Simultanément, Israël, qui a conclu un accord avec les dirigeants du Hamas et les finance publiquement via le Qatar, poursuit sa guerre contre les civils gazaouis.

« Avec une action vraiment insolite, Israël a officialisé l’attaque contre des objectifs militaires iraniens en Syrie et intimé aux autorités syriennes de ne pas se venger contre Israël » : ainsi les médias italiens rapportent-ils l’attaque effectuée hier par Israël en Syrie avec des missiles de croisière et des bombes guidées. « C’est un message aux Russes, qui avec l’Iran permettent la survie au pouvoir d’Assad », commente le Corriere della Sera.

Personne ne met en doute le « droit » d’Israël d’attaquer un État souverain pour imposer le gouvernement qu’il doit avoir, après que pendant huit années les USA, l’OTAN et les monarchies du Golfe ont essayé avec Israël de le démolir, comme ils l’avaient fait en 2011 avec l’État libyen.

Personne ne se scandalise que les attaques aériennes israéliennes, samedi et lundi, aient provoqué des dizaines de morts, dont au moins quatre enfants, et de graves dommages à l’aéroport international de Damas. Par contre on donne un large écho à la nouvelle que par prudence est restée fermée pendant une journée, au grand déplaisir des excursionnistes, la station de ski israélienne sur le Mont Hermon (entièrement occupé par Israël avec les hauteurs du Golan).

Personne ne se préoccupe du fait que l’intensification des attaques israéliennes en Syrie, au prétexte que celle-ci sert de base de lancement de missiles iraniens, entre dans la préparation d’une guerre à vaste échelle contre l’Iran, planifiée avec le Pentagone, dont les effets seraient catastrophiques.

La décision des États-Unis de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien —accord défini par Israël comme « la reddition de l’Occident à l’axe du Mal dirigé par l’Iran »— a provoqué une situation d’extrême dangerosité pas seulement pour le Moyen-Orient élargi. Israël, la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient élargi —non adhérent au Traité de non-prolifération, souscrit par contre par l’Iran— tient pointées contre l’Iran 200 armes nucléaires (comme l’a spécifié l’ex-secrétaire d’État états-unien Colin Powell en mars 2015 [1]). Parmi les divers vecteurs d’armes nucléaires Israël possède une première escadre de chasseurs F-35A, déclarée opérationnelle en décembre 2017.

 

 

Israël a non seulement été le premier pays à acheter le nouveau chasseur de cinquième génération de l’États-unien Lockheed Martin, mais avec ses propres industries militaires il joue un rôle important dans le développement de l’avion de chasse : les Israel Aerospace Industries ont commencé en décembre dernier la production de composants des ailes qui rendent les F-35 invisibles aux radars. Grâce à cette technologie, qui sera appliquée aussi aux F-35 italiens, Israël potentialise les capacités d’attaque de ses forces nucléaires, intégrées au système électronique Otan dans le cadre du « Programme de cooptation individuel avec Israël ».

Mais de tout cela on ne trouvera pas d’information sur nos médias, comme on n’en trouve pas non plus sur le fait que, en plus des victimes provoquées par l’attaque israélienne en Syrie, il y a celles encore plus nombreuses provoquées chez les Palestiniens par l’embargo israélien dans la Bande de Gaza. Où —à cause du blocus, décrété par le gouvernement israélien, de fonds internationaux destinés aux structures sanitaires de la Bande— six hôpitaux sur treize, dont les deux hôpitaux pédiatriques Nasser et Rantissi, ont dû fermer le 20 janvier par manque du carburant nécessaire pour produire de l’énergie électrique (dans la Bande la distribution par réseau est extrêmement sporadique).

On ne sait pas combien de victimes provoquera la fermeture délibérée des hôpitaux de Gaza. On ne trouvera de toutes façons pas d’information là-dessus sur nos médias, qui par contre ont largement diffusé ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre Matteo Salvini dans sa récente visite en Israël : « Tout mon engagement à soutenir le droit à la sécurité d’Israël, bastion de démocratie au Moyen-Orient ».

Source s
il manifesto

https://www.voltairenet.org/article204809.html

 

 

 

 

 

Vu du droit

 

Grand débat : le « Macron tour » est illégal

Régis de Castelnau – Vu du droit 22.1.2019

 

 

Après avoir fait organiser à sa main le fameux « grand débat » qu’il avait promis, Emmanuel Macron vient de se lancer dans une tournée de représentation que Johnny Hallyday n’aurait pas reniée.

 

Devant les caméras qui relaient à satiété ses meetings, accompagné par l’adoration enthousiaste des éditorialistes, des chroniqueurs et des intellectuels stipendiés, dans des villes mises en coupe réglée avec forces de l’ordre et blindés, Monsieur s’enferme dans une salle préalablement remplie des petits maires du coin et se livre à son show.

 

Un président bat la campagne…

La voix tremblante d’émotion et de ravissement des présentateurs télé vous annonce que, exploit digne du Guinness des records, il a parlé plus de six heures. Mais tout à leur logorrhée d’admiration, journalistes et commentateurs commettent une grave erreur. Les phrases qui reviennent le plus souvent sont les suivantes : « Il a retrouvé la verve de sa campagne électorale présidentielle. Il déroule brillamment son programme. »

Eh bien c’est justement là que le bât blesse gravement. Monsieur Emmanuel Macron, comme il l’avait fait pour ses vœux du Nouvel An, en désignant une partie du peuple français comme ennemi, ne se comporte pas en président de la République, pour tous les Français. Il essaie de rassembler et d’élargir son camp, dans la perspective des élections européennes. Il est donc en campagne, à quatre mois de l’échéance. Problème: c’est strictement illégal, et caractérise un comportement pénal. Et il faut le dire clairement, les élections européennes sont d’ores et déjà faussées. Si les organes de contrôle recommençaient à contrôler, leur contrôle devrait déboucher sur l’annulation du scrutin et sur des poursuites pénales.

 

Pour faire campagne…

Que dit le Code électoral ?

Rappelons tout d’abord que la loi du 25 juin 2018, relative à l’élection des représentants au Parlement européen, rétablit une circonscription électorale unique sur l’ensemble du territoire. Ce sera donc un scrutin de liste, le nombre de postes à pourvoir étant de 79. Le plafond des dépenses électorales est de 9 200 000 €.

Rappelons ensuite que les lois de 1988 de 1990 qui ont organisé le financement public de la vie politique, suivies par d’autres textes et une jurisprudence abondante, ont posé trois principes : une dotation financière par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses en période électorale et le contrôle par une Commission nationale. Concernant les sommes données aux partis ou aux candidats à des élections, il est possible d’ajouter à la dotation d’État. Mais ces dons sont réglementés et limités de façon stricte. Les dons des personnes morales sont interdits, apports en numéraire ou services directs ou indirects dont la valeur doit être calculée et intégrée aux comptes de campagne. La jurisprudence recèle quantité d’histoire de ce genre et, dans une année d’élections municipales, les services de communication des communes se gardent bien de mettre le maire sortant en avant, que ce soit en utilisant son nom ou en affichant une photo… Gare au couperet. Le juge est donc vigilant sur ces apports extérieurs qui se rattachent manifestement à de la propagande électorale surtout que le législateur a fixé une période de six mois pendant laquelle la surveillance est renforcée.

Nous sommes à quatre mois de l’échéance électorale, la mise en scène et les propos tenus le démontrent, les shows Macron ont toutes les apparences de meetings électoraux.

 

Un « Macron tour », deux gros problèmes

Nous sommes par conséquent confrontés à deux problèmes. Le premier est le coût de ces douze débats/meetings qui devra inéluctablement être réintégré aux comptes de campagne de la liste LREM. Compte tenu des moyens mis en œuvre par l’État, déplacement des personnalités, mise des villes-accueil en état de siège et mobilisation considérable de forces de sécurité, les sommes sont probablement exorbitantes.

On rappellera brièvement la mésaventure de Nicolas Sarkozy en 2012. Profitant d’un déplacement officiel à Toulon du président sortant, il avait tenu le soir un meeting. Le coût de l’ensemble avait été réparti à 30 % pour le compte de campagne et 70 % pour l’État. La Commission nationale, suivie par le Conseil constitutionnel de Jean-Louis Debré, inversa d’autorité les proportions, ce qui permit ainsi de dépasser le plafond autorisé et de rejeter le compte. Sanction : 300 000 € d’amende et non remboursement par l’État de 11 millions d’euros de frais de campagne.

Mais ce n’est pas tout, et c’est le second problème : la simple lecture de l’article L 52–8 du Code électoral démontre que les avantages en nature apportés à la liste LREM sont des dons interdits de personne morale, ce qu’est l’État. Le « Macron tour », tournée électorale en vue des élections européennes – le masque du « grand débat national » ne trompant personne – a, semble-t-il, ce caractère de dons interdits et impose le rejet du compte, son montant fut-il inférieur au plafond légal.

On peut donc d’ores et déjà penser que la régularité juridique des élections européennes est lourdement obérée.

 

Les contrôleurs regardent ailleurs

Le contentieux électoral des européennes relève de la compétence du Conseil d’État. Celui-ci aura à examiner les recours dont il aura été saisi et répondre à la question de savoir s’il n’a pas été porté atteinte à la sincérité du scrutin. Dans le contentieux électoral classique sont visées toutes les actions et manœuvres prohibées par le code électoral. En présence d’un faible écart de voix, le juge vérifiera si les manœuvres dolosives ont pu altérer la sincérité du scrutin et pourra prononcer l’annulation de l’élection. Mais, désormais, les lois sur le financement public de la vie politique ont apporté une modification très importante : la simple violation des règles de financement des campagnes peut entraîner l’annulation, quel que soit l’écart de voix. Et les juges disposent en plus de prérogatives importantes pour prononcer l’inéligibilité des candidats fautifs. Compte tenu du fait que tout électeur aura intérêt pour agir à saisir le juge d’un recours en annulation, il est à craindre que le rôle du Conseil d’État soit encombré au mois de juin prochain.

On ajoutera pour faire bonne mesure que ces dons possiblement interdits, représentés par le « Macron tour », ne seraient pas seulement susceptibles de plomber le scrutin lui-même mais ouvriraient la voie à des poursuites pénales. L’article L 113–1 alinéa IV prévoit pour l’auteur des dons interdits, même à l’insu du candidat, une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende… On pourrait aussi penser à la notion de « détournement de fonds publics » prévue et réprimée par l’article 432–15 du Code pénal. Et le fait que le président de la République est lui-même protégé par son immunité ne change rien pour ceux à qui il a donné des ordres pour organiser cette tournée. L’article 122–4 du Code pénal dit bien que l’on est responsable si l’on a commis une infraction pénale en obéissant à un ordre « manifestement illégal ». Pas besoin donc « d’aller chercher Emmanuel Macron » pour poursuivre les fonctionnaires qui auront organisé des meetings. Ils ont commis les infractions en toute connaissance de cause.

Etant donné la mansuétude dont le macronisme bénéficie de la part des institutions judiciaires, et du fait que les équipes qui entourent le chef de l’État et lui-même se comportent avec une désinvolture « no limit » assez époustouflante, il est peu probable que le président de la Commission nationale des Comptes de Campagne s’émeuve de ces opérations grossières. De la même façon, les parquets, occupés à chasser les gilets jaunes qui partagent des statuts Facebook, n’ont pas de temps à perdre avec ces vétilles.

 

Et si on contrôlait les contrôleurs ?

En revanche, ce qui pourrait être amusant, compte tenu du fait que, pour les recours électoraux, tout électeur a intérêt à agir et peut saisir le Conseil d’État d’une requête en annulation, c’est que beaucoup s’en avise. Concernant l’aspect pénal, l’intérêt à agir étant rattaché spécifiquement au statut d’électeurs, la recevabilité de la plainte pénale serait aussi probablement acquise.

Après tout, l’État de droit n’est pas à géométrie variable.

Source :  http://www.vududroit.com/2019/01/grand-debat-macron-tour-illegal/

 

 

 

 

 

Cesare Battisti : fin de parcours et misère du gauchisme mondain

 

Régis de Castelnau – Vu du droit 18.1.2019

 

 

Cesare Battisti vient donc d’être ramené en Italie après une cavale de 37 ans pour y effectuer la peine de réclusion criminelle à perpétuité prononcée par les juridictions italiennes. Salvini ministre de l’intérieur de ce pays auquel Emmanuel Macron a passé son temps à donner des leçons, n’a pas perdu l’occasion de se foutre de nous en accueillant sur le tarmac le fugitif qui va rejoindre définitivement sa prison. Hélas à juste titre compte tenu la façon dont notre camp du bien a ridiculisé notre pays, il y a maintenant 15 ans.

 

Cesare Battisti, meurtrier en fuite

On ne reviendra pas ici sur l’histoire particulière et complexe du terrorisme d’extrême gauche dans l’Italie des années 70, sur le rôle trouble de l’extrême droite, des réseaux et des agences gouvernementales d’Italie ou d’ailleurs. Simplement rappeler que ce terrorisme était pratiqué par de vrais militants mais aussi par des opportunistes voyant là, le moyen d’habiller leur délinquance sanglante et d’obtenir des soutiens. Battisti déjà délinquant avait compris cette opportunité lors d’un séjour en prison et par la suite l’activité de son groupe n’a consisté qu’en braquages et en meurtres. Période qu’il n’a jamais regrettée, allant parfois jusqu’à la revendiquer. Après une première condamnation il avait réussi à s’évader de la prison où il était incarcéré. Par la suite, mis en cause dans un certain nombre de faits ayant entraîné la mort de quatre personnes, Il a été jugé et condamné en Italie après une procédure régulière à laquelle il n’a pas voulu participer physiquement et directement et aux décisions de laquelle il a refusé de se soumettre. C’est son droit, vouloir échapper à la puissance et à la violence légitime de l’État est quelque chose de tout à fait normal, et le souhait de s’évader et de rester en liberté est pour un homme quelque chose de naturel. On ne peut reprocher à personne de le vouloir. Mais l’État de son côté est complètement légitime à tout faire pour empêcher cette évasion et pour la punir. C’est bien ce qu’a voulu faire l’État italien quand les condamnations de Battisti sont devenues définitives. Et c’est là que commence une étonnante tragi-comédie politique dans laquelle notre pays s’est ridiculisé.

 

Quand François Mitterrand amnistie à la volée

Qui commencera par une finesse tactique comme d’habitude assez intelligente de François Mitterrand. Qui fera savoir aux autorités italiennes qui à ce moment-là n’étaient peut-être pas trop pressées de récupérer des fournées de terroristes condamnés et réfugiés chez le voisin français. Le président de la république en exercice fit discrètement savoir par des émissaires qu’il n’était pas disposé à laisser extrader les condamnés en cavale et qu’il était peut-être préférable de laisser les choses se tasser et le temps faire son œuvre. Une espèce d’amnistie bizarre sur un coin de table par un dirigeant français qui n’avait ni titre ni compétence à le faire. D’après les participants aux discussions, la protection mitterrandienne n’était pas accordée aux auteurs de crimes de sang. Le problème c’est que ce bricolage n’avait aucune valeur juridique, aucune valeur morale, simplement un vague intérêt politique. Directement le fruit d’une discussion occulte et liant les dirigeants du moment des deux pays. Il n’était opposable à personne. Rappelons le cadre juridique dans lequel tout ceci s’est déroulé. L’Italie pays démocratique appartenant à l’Union Européenne avait régulièrement jugé et condamné un certain nombre de personnes en application de ses lois. Il lui était possible lorsque ces personnes étaient en cavale dans des pays avec lesquels elle était liée par des accords judiciaires d’en réclamer l’extradition. Celle-ci était alors de la responsabilité des juridictions du pays saisies de cette demande. Qui devaient l’accorder sauf à considérer souverainement que les conditions d’exécution des peines dans le pays demandeur étaient de nature à mettre en cause les droits de l’homme. La peine de mort pouvant ainsi par exemple être un motif légitime de refus d’extradition.

 

Entrée en scène des bateleurs français, BHL expert juridique (!)

 

Lire la suite…

Source : http://www.vududroit.com/2019/01/cesare-battisti-fin-de-parcours-misere-gauchisme-mondain/

 

 

 

 

 

Pour les nostalgiques de France-Inter d’avant :

 

L’AN 04 à LÀ-BAS SI J’Y SUIS

 

 

 

Lundi 21 janvier, c’était l’AN 04 de LÀ-BAS, comme chaque année au LIEU-DIT depuis 2015. Ah, pour une belle fête, c’était une belle fête…

MERCI !

Le 23 janvier 2019

(photo : Kévin Accart / LÀ-BAS SI J’Y SUIS)

 

Et mille excuses à celles et ceux qui n’ont pas pu entrer, on a repoussé les murs, on a viré les gros, on s’est serré jusqu’aux limites de la décence, mais rien à faire, et même, horreur, il n’y avait plus de bière ! Il a fallu courir en chercher chez les bistrots voisins. Mais consolation, les vidéos sont au montage et vous allez pouvoir très bientôt déguster cette soirée avec Juan BRANCO, Alexis CORBIÈRE et les musiciens Angelo DEBARRE, Marius APOSTOL, Raangy DEBARRE et William BRUNARD !

Encore merci à vous, les fidèles AMG, à ceux qui nous retrouvent, à ceux qui nous découvrent dans ces jours passionnants que nous vivons, dans ce soulèvement aussi désiré qu’inattendu. Les uns regardaient à gauche, les autres regardaient à droite, d’autres regardaient en l’air mais c’est par dessous qu’est venu le soulèvement des invisibles, depuis si longtemps passés sous le tapis, piétinés, laminés, enterrés. Et si longtemps et si intimement humiliés.

Mais Sire, ils ne gémissent pas, ils ne quémandent pas, ils se révoltent, ils débordent. C’est une révolte qui a pris racine dans le fumier de votre racisme social, Sire, sauf votre respect.

Une révolte pour des raisons simples, unanimes, évidentes, profondes, qui expliquent le souffle de la lutte et le soutien d’une vaste majorité.

Ce conflit est marqué par un profond rejet des grands médias qui, comme BFMTV et LCI, font appel à des services de sécurité pour leurs reportages. Nous, c’est le contraire, les « gilets jaunes » ne nous laissent plus partir, il faut qu’on reste dormir et qu’on lise des histoires aux enfants. C’est que nous ne faisons peut-être pas tout à fait le même journalisme. Mais ça, vous le saviez déjà.

Ce qu’on ne sait pas, c’est où va ce mouvement qui déborde de partout. Mais déjà, la victoire, c’est la chute du mur de la résignation. Le possible est revenu. Il est dans les voix, dans les vies, dans les colères que vous partagez dans nos émissions.

Grâce à vous, depuis quatre années, LÀ-BAS se porte bien (avec 20 000 abonnés, autant de visites quotidiennes et plus de 3 000 émissions disponibles en podcast et en replay), ça marche, mais nous pouvons aller plus loin, et nous savons que nous pouvons compter sur vous. Attention, la guerre de l’information et des idées n’est pas un vain mot par les temps qui courent. L’adversaire est coriace, l’enlisement est possible, entre Bolsonaro et Salvini, Marine pourrait bien descendre le grand escalier. Les risques existent, les chances aussi. Le possible sera ce que nous en ferons, vous et nous. Un jour, il faut prendre les trains qui partent. Et c’est maintenant.

Daniel Mermet

 

 

 

 

 

Le monde est un village :

 

Une génération d’autistes

Jean-Paul BrighelliBonnet d’âne 23.1.2019

 

 

Photo: Raphye Alexius/Image source

 

Jusque-là, je pensais qu’il y avait trois approches de la nourriture. D’un côté le souci d’assimiler des calories, quelles qu’en soient la source et la qualité — ce à quoi en sont réduits trop de gens, par les temps qui courent. Ou bien la Cène — le repas convivial, entre proches : peu importe qu’on partage seulement du pain industriel et du vin en cubi, en se faisant croire que c’est une côte de bœuf et du chambertin. Ou la pure gourmandise, la délectation quelque peu égoïste d’un produit d’exception, d’une sauce longuement mijotée, d’un dessert qui tente même quand il est de trop.

 

Du McDo à l’étoilé de Michelin

Bien obligé de constater qu’il existe aujourd’hui une quatrième approche : s’installer à table et ingurgiter ce qui s’y trouve, sans même y faire attention, parce qu’on a les yeux braqués sur son portable.

Entrez dans un restaurant — du McDo à l’étoilé de Michelin. Et jetez un œil autour de vous. Ce que vous verrez, la plupart du temps, c’est ça :

 

JPB

 

Les couples qui se tiennent par la main en échangeant des regards langoureux et des propos pleins de sous-entendus, c’est fini. Les parents exemplaires — les restos de Noël sont remplis de pères attentionnés qui sortent leur progéniture, à eux confiée pour quelques jours, en attendant de les en priver tout à fait — qui expliquent à leurs enfants la supériorité du tournedos Rossini sur le hamburger caoutchouteux, on n’en voit plus. Les gosses cliquent désespérément sur leur machine pendant que les pères en font autant, afin de communiquer en urgence avec leur maîtresse laissée au logis. Les copains qui parlent fort en racontant des blagues, et en renversant parfois leur verre de rosé sur la nappe en papier, n’y comptez plus. Chacun désormais vit chez son portable.

Et ne croyez pas que cette manie à proprement parler autistique soit réservée aux bouis-bouis infects ou aux antres de la fast-food. J’étais l’autre jour au Caffè Florian, piazza San Marco, et ce que j’y ai vu, c’est ça :

 

JPB

 

Terminé, l’attention à la décoration XVIIIe — le Florian a été créé en 1720, et a eu dans sa clientèle non seulement Casanova — avant qu’il soit incarcéré dans la prison des Plombs, de l’autre côté du Palais des Doges —, mais Musset et Sand (avant qu’elle le trompe sur le lit où il était ravagé par la fièvre avec Pagello, le médecin venu le soigner et qu’elle a ramené en France), Byron ou Verdi. Et, de 1908 à 1911, le Club des Longues Moustaches, réuni autour d’Henri de Régnier.

 

Pas dans leur assiette

J’aurais compris à la rigueur qu’ils restent la tête en l’air, au lieu de plonger le nez dans leur ciocolatte, parce que le plafond du Florian, c’est ça :

 

Plafond du café Florian. Photo: CC / S.A.C.R.A. srl

 

Ou qu’ils s’abiment dans la contemplation des seins bruns de la jeune esclave peinte dans la Salle Orientale où ils prenaient leur petit déjeuner :

 

Salle orientale, café Florian. Photo: CC/ S.A.C.R.A. srl

 

Mais non : ils jouaient à Candy Crush et aux Pokémons.

Ce qui me sidère, c’est que les grandes firmes qui leur font croire qu’on ne peut pas vivre sans son iPhone XS appellent cela de la Communication. En fait, chacun reste sur sa parallèle, comme les vaches dans le couloir de leur abattoir. Et encore, les vaches, qui ont une vague conscience de ce qui va leur arriver, meuglent. Eux, ils sont contents. Déjà morts, et contents. On peut leur vendre désormais n’importe quoi — ou n’importe qui. Et leur faire croire que FesseBouc est un lieu d’échanges et de liberté.

 

Pornfood generation

Dans l’avion au retour, les deux Asiatiques à côté de moi compulsaient avec frénésie les photos faites lors de leur séjour vénitien. Les deux-tiers des images enregistrées sur leur machine étaient des images de bouffe : on ne déguste plus ce qu’on mange, on le photographie pour l’envoyer aux copains. Ne croyez pas que ce soit par exotisme, ils avaient aussi photographié les sushis du Basaro (derrière Saint-Marc) et du Mirai (sur le Grand Canal). Mangé avec leur portable avant d’y mettre leurs baguettes.

 

Fusillez-moi ça. https://t.co/5yPBoLMjIO

— Eugénie Bastié (@EugenieBastie) 19 janvier 2019

 

Baisent-ils aussi avec leur portable à la main ? « Attends, j’ai un SMS… » De quoi vous la mettre en berne…

Mais peut-être photographient-ils ou…

>>> Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli <<<

 

Sources :

Là… https://www.causeur.fr/smartphone-telephone-restaurant-158395

Ou là… https://blog.causeur.fr/bonnetdane/une-generation-dautistes-002571.html#ligne

 

 

 

 

En Chine, un directeur d’école exaspéré par ses petits élèves accrochés à leur bidule au lieu de jouer, a employé les grands moyens : il s’est fait enseigner une danse et, désormais, la récré, c’est « danse pour tout le monde avec le directeur ». Nous, on trouve qu’il ne s’en tire pas mal pour un vieux.

 

Le directeur d’une école chinoise apprend à ses élèves… à danser !

 

Des élèves de cette école primaire, dans la province chinoise du Shanxi, peuvent danser avec leur directeur lors des récréations. Ainsi, ils luttent contre les risques de la sédentarité.

 

 

Zhang Pengfei a appris cette danse lui-même, et ensuite il l’a montrée à ses élèves. Il l’a fait car il veut que les enfants passent moins de temps devant leurs ordinateurs et portables et fassent plus d’exercice.

 

Source : https://fr.sputniknews.com/videoclub/201901221039731047-chine-directeur-ecole-danse/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 janvier 2019

 

 

Amazones ou pas Amazones ? – I/V

 

 

 

 

 

 

AMAZONES OU PAS AMAZONES ?

I/V.

 

À propos d’un livre paru aux USA en 2014 et en France en 2017

Calamity Jane

 

 

Le titre de ce livre est inapproprié et repose sur un malentendu, car il n’y est pas question un seul instant des vraies Amazones.

L’opus passionnant de Ms Mayor fera cependant date dans l’histoire des recherches universitaires sinon dans l’histoire tout court. En effet, cette somme d’une érudition véritable ne fait pas réellement avancer la connaissance de l’histoire, parce qu’elle est entachée (lestée ? grevée ? encombrée ?) de trois lacunes majeures (lester d’une lacune, oui, il faut oser…) :

 

1° Ms Mayor confond Amazones et femmes guerrières, qui n’ont (eu) en commun que leur sexe et quelques batailles.

2° Victime de la spécialisation contemporaine que chanta si bien Marilyn, Ms Mayor n’a pour ainsi dire pas la moindre notion sûre en matière de religions comparées. Or, aucune étude sérieuse des peuples de la préhistoire – fussent-ils grecs – ne peut se faire sans une connaissance approfondie de leurs croyances, rites, coutumes et traditions, transmises oralement, c’est-à-dire fidèlement, de génération en génération pendant des millénaires, jusqu’à ce que l’écriture, falsifiable, permette de tout mélanger, délibérément ou pas. En conséquence, Ms Mayor ne sait pas où se situe la ligne de partage entre l’histoire et le mythe, passe indifféremment de l’une à l’autre et traite ainsi assez souvent de l’histoire comme si elle fût du mythe et des fables de la mythologie comme si elles fussent de l’histoire.

3° Ms Mayor n’a pas lu Robert Graves, qui a su si magistralement, après une kyrielle d’autres chercheurs, entreprendre le tri nécessaire entre l’une et l’autre ou plutôt montrer ce qui, dans la fondation des mythes, est dû à l’histoire véritable et ce qui, dans l’histoire, reproduit quelquefois le mythe archétypal, non sans démontrer au passage quelques erreurs de Freud.

 

Le travail (remarquable, répétons-le) de Ms Mayor présente aussi des faiblesses qui lui sont propres. Mieux vaut les mentionner au passage pour bien nettoyer le paysage.

Visiblement, en femme élevée dans le pays au monde qui a poussé le plus loin les tares du patriarcat, elle n’arrive même pas à imaginer que « les hommes » aient TOUT appris des femmes, y compris à faire la guerre, et non l’inverse.

 

 0sh-Tisch la Guerrière « baté » de la tribu des Crow, qui excellait aussi bien aux travaux féminins que masculins, Amérique du Nord, fin du XIXe siècle.

 

L’idée, si profondément intériorisée par elle, qu’il soit glorieux pour des femmes d’arriver à « égaler » les hommes est ce que notre cher et irremplaçable Gustave (Flaubert) appelait « une idée reçue ». Et le propre des idées reçues est d’aveugler les esprits pour les empêcher de voir ce qui crève les yeux. Or, diriger des sociétés et s’entrebattre à main armée sont des faits de culture, pas de nature. Les loups ne se tuent pas entre eux, ni les lions, ni les aigles. Ce sont les humains qui le font et eux seuls, et pas depuis toujours. Ils le font par habitude acquise, grâce à ce cadeau à deux tranchants de notre Mère Nature qu’est notre « libre arbitre ».

Autre faiblesse, qui découle évidemment de ce qui précède : à partir d’un certain moment, c’est-à-dire à partir de l’épisode plus que douteux et traité comme histoire véritable de la rencontre d’Alexandre le Grand avec une pseudo-Amazone prénommée Thalestris, Ms Mayor se laisse aller avec délices à des fantasmes de midinette, se met à interpréter un mélange d’histoire et de mythe dans un sens de plus en plus hollywoodien, et gratifie son lecteur de productions à grand spectacle d’histoires d’amour édifiantes (selon une morale plus ou moins de la religion réformée) qui vont de Mithridate et de sa « reine des Amazones » Hypsioratéa à une reine Sémiramis qu’aurait adorée Cécil B. DeMille, en passant par un Pompée le Grand chevaleresque au point de renvoyer, au printemps de 65 avant notre ère, des prisonnières scythes étiquetées « amazones », dans leurs foyers, après les avoir fait défiler dans ses triomphes, au lieu de les étrangler suivant la coutume.

On en pleurerait d’attendrissement, si on n’était allergique aux machins du genre gentils-cowboys-et-méchants-Indiens en technicolor. Au fur et à mesure que le livre avance, on glisse de plus en plus dans les apparentements sollicités, au moyen de quelques légendes recueillies chez divers peuples du Caucase, et on se prend à rêver de ce que des poètes aussi intuitifs que Graves ou le Gallois Evan Evans en auraient tiré pour remonter le fil de l’histoire.

Ce qu’il faut mettre au crédit de Ms Mayor, c’est le travail de bénédictin auquel elle s’est livrée pour passer en revue tout ce qu’ont pu dire des « Amazones » les auteurs de l’Antiquité [quoique cela eût déjà été fait dans une large mesure en France par M. Pierre Samuel],  cités avec sérieux et irréprochablement référencés en notes. C’est là un outil de premier ordre mis à la disposition des chercheurs.

Ce qu’elle a fait aussi, c’est interroger les quelques milliers de poteries grecques dépeignant nommément des « Amazones »… ou ce qui en a tenu lieu dans l’imaginaire grec, sans parler des propagandes.

Exemplaire également le rapprochement entre ce que racontent ces poteries, de nombreux siècles après l’extinction des vraies Amazones et ce qu’ont révélé les plus récentes trouvailles archéologiques, dans les territoires où ces fidèles de la déesse-lune arménienne Amaz ont vécu, fondé et tenu des villes, avant d’être définitivement rayées de la surface terrestre par l’impérialisme grec le plus patriarcal qui, cependant, a davantage que tout autre contribué à en préserver la mémoire. Seule l’extermination des Amérindiens par les prédateurs européens peut donner une idée de ce que fut, quelque 1300 ans avant notre ère, le nettoyage par le vide de ce dernier carré de résistance matriarcale que furent les Amazones. Le livre dont il est question ici ne remonte pas au-delà de ± 800 ans avant J.-C.

Pour illustrer le décalage entre le livre de Ms Mayor et la réalité historique, ne prenons qu’un seul exemple : son prologue. Elle y « raconte » le mythe (car c’en est un) d’Atalante, tel que les Grecs nous l’ont transmis, bien qu’il ne fût grec en rien. Est aussi passée en revue de façon très détaillée cette histoire de la vierge chasseresse apparemment rétive au mariage, qui finit par se faire capturer par un moins rapide qu’elle à la course mais bien plus malin stratège, avec qui elle finit par s’unir, à un point tellement offensant pour Zeus (dans un de ses temples…), qu’il les punit tous les deux en les transformant en lions. Et Ms Mayor d’échafauder des hypothèses dont l’insanité l’aurait frappé si elle avait lu Les mythes grecs et La déesse blanche avant de se lancer dans la carrière. Et de s’étonner que Pline l’Ancien ait pu écrire que « le lion ne peut pas s’accoupler avec la lionne » alors que n’importe quel jardin zoologique vous prouvera le contraire, etc…

 

 

Une Katharine Hepburn de 24 ans dans le rôle d’Atalante : Le mari de la guerrière, Broadway 1932

 

 

[Incidente. Que les femmes des toutes premières sociétés humaines (matriarcales) aient été chasseresses paraît suffisamment évident et a été largement démontré n’en déplaise aux fables patriarcales modernes sur la division du travail entre les sexes et l’impossibilité de faire certaines choses quand on doit mettre bas, etc.

Or, on peut soutenir que l’humanité ne s’est pas tant divisée alors en mâles et femelles qu’en nomades et sédentaires. Je ne sais plus qui a dit que les nomades sont toujours libertaires et les sédentaires toujours conservateurs… autre évidence qui a poussé Byron à remettre en question le mythe (nomade) d’Abel et de Caïn, et même à le qualifier d’imposture. Parce que le sédentaire Caïn, agriculteur (l’agriculture étant une des multiples inventions matriarcales), faisait à son dieu offrande non sanglante des prémices de ses récoltes, alors que l’éleveur Abel en faisait au sien (le même ?) de toujours sanguinolentes, soient les premiers-nés de ses troupeaux. Pour le poète, c’est Abel qui, poussant devant lui ses moutons et ses chèvres, ne pouvait qu’envahir – et dévaster – les champs de son  « frère », écartant sa résistance de bouseux d’un couteau expert comme l’ont démontré des dizaines de générations de « cow-boys » de la steppe européenne, pour ensuite écrire l’histoire à la manière des vainqueurs : « Caïn m’a tuer ».]

 

 

Je signale en passant, pour être complète, que, si Ms Mayor traque les femmes guerrières dans beaucoup de pays –jusqu’en Chine – elle ne dit pas un mot des Libyennes, qui ont pourtant bien davantage que d’autres le droit d’ancienneté dans la carrière, puisqu’on sait qu’Athéna, sous le nom de Neith, avant d’émigrer en Grèce, est « née sur le lac Tritonis » – lequel se trouvait dans la Libye actuelle, entre Tripoli et la Thèbes d’Égypte – « chez les femmes-chèvres ». Elles se sont pourtant maintenues, en société patriarcale, jusqu’en 2011. Sans doute n’en parle-t-elle pas parce que son pays venait, quand elle a écrit son livre, de les rayer brutalement de la surface du globe. Je ne désespère pas de pouvoir réparer ici cette lacune.

 

 

Sur un chapitre qui nous en dit plus long qu’il ne croit.

 

Le chapitre XVII des Amazones, « Bataille pour Athènes » commence ainsi :

 

« Au moment de leur âge d’or, les mythiques Amazones, toujours à la recherche de nouveaux territoires, auraient envahi l’ouest et le sud, partant à la conquête de grandes zones autour de la mer Noire et en Asie Mineure, comme l’avaient fait, auparavant, les Scythes historiques. Les Grecs imaginaient une grande bataille dans laquelle Athènes elle-même avait été la cible des objectifs impériaux et de la colère des Amazones. Cette bataille terrifiante, qui signera leur échec après une ultime contre-attaque désespérée de Thésée et des Athéniens “ne fut pas, à ce qu’il paraît, une guerre de femmes, mais une affaire très sérieuse”, écrit Plutarque dans sa biographie de Thésée. Selon le récit grec, l’armée d’invasion de la reine des Amazones, Orithie, avait submergé le nord de la Grèce et mis le siège devant l’Acropole. Une victoire des Amazones aurait signifié une profonde humiliation et peut-être même la fin de la jeune cité athénienne.

Le cours de la bataille a été décrit avec de minutieux détails par Clidemus, un historien [?? ndA] de l’Attique (ve ou ive siècle av. J.-C.) dont l’oeuvre est malheureusement perdue ; il ne nous reste que quelques citations chez Plutarque qui a pu aussi consulter de nombreuses autres œuvres perdues… etc.etc.» p. 328

 

Ah, Plutarque !…

Ms Mayor atteint là des sommets dans l’art du méli-mélo et de l’amalgame.

Elle affirme avec aplomb un impérialisme des Amazones « au temps de leur splendeur » tout en les qualifiant (on n’est jamais trop prudent) de « mythiques ». On ne saurait pas qu’il s’agit, avec les Amazones, d’histoire presque inconnue d’il y a trois mille ans, on se croirait en plein exceptionnalisme US. S’étant mise à couvert par un « les Grecs imaginaient », elle fonce tête baissée dans le récit (très détaillé) de cette « grande bataille », qui fit d’Athènes « la cible de la colère » expansionniste de ces dames, expliquant qu’elle avait été provoquée par un méfait, à leur encontre, de Thésée, qui, aux dernières de nos nouvelles, n’est pas un personnage historique mais un mythe. Et de décrire avec moult détails circonstanciels le siège « selon l’histoire grecque » de l’Acropole, dont la chute aurait constitué « une profonde humiliation et peut-être même la fin de la jeune cité athénienne ». Fichtre.

 

[Accordons-nous une petite parenthèse et prenons l’exemple de Thésée : Donc, Thésée n’est pas un personnage historique, c’est un mythe. Mais un mythe rend toujours compte de quelque chose qui s’est réellement produit – progressivement, sur un certain nombre de siècles, voire de millénaires –. Thésée est le mythe secrété par l’imaginaire grec pour attester du passage à une société patriarcale, aristocratique et guerrière, à la faveur de la prise du pouvoir en Grèce par les envahisseurs achéens, et de leur expansion impérialiste en Méditerranée, qui a débuté par un affrontement décisif avec les Crétois. D’où l’histoire du fabuleux « Minotaure » qu’il fallait vaincre. (Les rois sacrés de Cnossos s’affublaient, dans certaines cérémonies religieuses, d’une tête de taureau, en l’honneur de leur déesse-mère de la fécondité, qui était une « vache en chaleur » ou Pasiphaé, titre que portaient les reines-prêtresses de ce pays.) D’où le mythe d’Ariane introduisant l’étranger dans la place mythe qui, d’ailleurs, se répétera bien plus tard en Italie, avec celui de Tarpéia (toutes des salopes !) introduisant les Romains dans sa ville étrusque (je mets un post it sur le buffet pour que Théroigne vous raconte ça quand elle en sera à l’Étrusque de la guerre 14-…).

Ms Mayor parle sans rire des Amazones comme des « filles d’Arès ». Qui était Arès ? Le dieu de la guerre olympien des Grecs. C’est-à-dire un des dieux mâles que se sont inventé les Achéens, lorsqu’ils ont dépouillé la grande Aphrodite de ses pouvoirs pour les « splitter » entre plusieurs mâles. Aphrodite, déesses de toutes les violences, fut ainsi supplantée par Zeus, dieu des violences du ciel, par Poséidon, dieu des violences maritimes et souterraines, par Arès, dieu des violences guerrières, par Aidoneos ou Hadès, dieu de la violence faite par la mort à la vie et par Eros, dieu des violences amoureuses, dont ils ont fait son fils, on ne sait pourquoi. Ils ont bien fait aussi d’Arès son amant. Alors que les derniers matriarcaux la voyaient en « épouse » d’Héphaïstos, demi-dieu des violences maîtrisées par les hommes…  Que les Grecs aient fait de leurs ennemies disparues des « filles » de leur dieu Arès pour rendre hommage à leur bravoure, on le comprend sans peine, mais qu’une anthropologue du XXIe siècle s’y laisse prendre à ce point ne donne pas une idée grandiose de l’état de nos cerveaux. ]

 

Comme il est absolument certain qu’il n’y eut jamais d’invasion de la Grèce par des Amazones – Hérodote, pour ne citer que lui, n’eut pas manqué de nous en informer, ne fût-ce que par ouï-dire – il ne reste qu’une seule éventualité : les Grecs l’ont inventée. La question titillante à 1.000 €, est : POURQUOI ? Et comment se fait-il que le récit fantasmé regorge d’indications précises sur les différents lieux de l’empoignade supposée, et ce jusqu’au travers des broderies chères à Diodore de Sicile et à Plutarque ?

 

 

« La mythique bataille pour Athènes. Les Amazones prirent position sur l’Aréopage et le mont des Nymphes. Les Athéniens attaquèrent leur position au Lycée, à l’Ardette, au Palladium et au mont des Muses. Les murs et les différentes structures ont été ajoutés pour faciliter l’orientation dans la topographie d’Athènes. © Michèle Angel »

 

 

C’est que, probablement, cette bataille pour Athènes fut réelle. Comme le furent des tas d’autres, qui opposèrent pendant des siècles TOUTES les villes grecques les unes aux autres, aux Mèdes, aux Perses, et tutti quanti.

Dans ce cas, si on veut bien laisser de côté pour un instant les Amazones et ne garder que le déroulement des « faits », on a l’impression de tomber en plein dans une Commune de Paris athénienne de l’Antiquité, autrement dit dans l’affrontement interne de deux parties d’une population. Quelles deux parties ? Non pas, ici, le peuple contre la bourgeoisie mais les femmes contre les hommes. Autrement dit, « l’invasion d’Athènes par les Amazones » avoue entre les lignes un soulèvement bien réel des femmes d’Athènes contre la société la plus machiste qui ait jamais existé, preuve qu’elles ne se sont pas laissé réduire sans combattre (combien de fois et pendant combien de siècles ?) avant d’être vaincues.

Les Amazones – les vraies – c’est, répétons-le pour enfoncer définitivement le clou, le dernier carré irréductible du matriarcat (hommes et femmes d’abord) voué à la disparition. La bataille d’Athènes, c’est un soulèvement des mères contre les pères, à l’intérieur d’un patriarcat déjà existant. Les femmes guerrières de Ms Mayor ont bien existé, c’est vrai, près d’un demi millénaire après la disparition des « Dames-Lunes à cheval » de Robert Graves, dans des sociétés patriarcales nomades qui ne pouvaient subsister qu’ainsi : les deux sexes participant à égalité à toutes les activités communes, à l’exception d’une seule, l’exercice du pouvoir.

On ne se lasse pas de citer M. Jacob_Dellacqua (« cent mille ans de matriarcat, dix mille ans de patriarcat »). Il est certain, même si la quasi-totalité de nos contemporains et contemporaines n’est pas prête à l’admettre, que les « mères » ont tout inventé et tout appris aux futurs « pères » : à se tenir sur deux jambes, à marcher, à parler, à subvenir à leurs besoins, à se tenir en santé, à communiquer par le langage, à écrire [il n’y a nulle part de dieu de l’écriture, seulement des déesses : le Thot du panthéon égyptien n’est pas un homme, c’est un ibis, et une appropriation tardive], à faire pousser des choses, à chasser, à apprivoiser d’abord des ânes ensuite des chevaux, à les monter, à fonder des villes, à fondre le fer, etc. etc., et sans doute aussi à se battre, personne n’est parfait. Peut-être, pour certaines de leurs inventions, auraient-elles mieux fait de s’abstenir, mais, admettons-le une fois pour toutes, chez les humains de quelque sexe qu’ils soient : tout ce qui est imaginable est faisable et sera fait.

Or, pour les pères, il ne suffisait pas d’avoir remporté sur les mères une victoire totale, il fallait aussi que l’ordre antérieur n’eut jamais été, que la société nouvelle eût existé de tout temps, fût « l’ordre naturel des choses ». D’où la nécessité d’occulter toute réalité qui dérangeait, dans cette « histoire » en fer de lance (début-déroulement-fin) qui n’existe que depuis eux (l’histoire des mères était circulaire ou, si on veut, cyclique ; elle se répétait à l’infini sans apparemment progresser, à l’imitation des saisons : « éternel retour », etc.)

Aujourd’hui, les pères sont en train de découvrir avec douleur – voire égarement – que le progrès censé animer leur histoire pourrait bien n’être qu’un leurre. Cette désillusion engendrera-t-elle une espèce d’embryon de sagesse ? Chi lo sa ?

Pour l’instant, les esprits, même les plus brillants parmi les mâles – à l’exception de quelques-uns, bénis soient-ils – ne sont pas prêts à regarder sans frémir cette réalité en face. C’est au point que M. Malaparte, dont il fut question ici récemment, dans les chapitres où il se déchaîne si violemment contre cette homosexualité qui à la fois le fascine et le révulse, en vient à classer les Athéniens (pères de la démocratie, pas vrai ?) parmi ceux dont l’homosexualité fut une réaction « de l’esprit » à la tyrannie. Cette société qui institutionnalisa la pédérastie ne lui paraît pas du tout avoir instauré une des formes de tyrannie les plus achevées qui aient existé [les femmes au gynécée pour la reproduction, les petits garçons pour la bagatelle et les hétaïres parce qu’il faut bien pouvoir aller se plaindre à quelqu’un], mais, comme son Italie fantasmée des XIV et XVe siècles, avoir été la réaction instinctive des malheureux mâles à « la tyrannie », à une perte brutale de leur liberté. Tyrannie de qui ? Des mythiques Amazones de Ms Mayor ?

Il faut dire que la déesse principale des ancêtres étrusques de MM. Malaparte et Pasolini s’appelait Turan, d’où nous est venu le mot « tyran » et que les mystères de l’ADN nous sont encore pour la plupart inconnus.

Nous mettrons donc au crédit de Ms Mayor qu’elle nous a, fût-ce involontairement et de manière indirecte, apporté la preuve que les femmes grecques de la haute Antiquité ne se sont pas laissé réduire sans combattre, et même qu’elles ont été vaincues par les moyens déloyaux qui ont cours encore aujourd’hui pour venir à bout de la spontanéité des peuples et de la démocratie qui en est une expression au moins approximative.

 

 

[À propos de MM. Malaparte et Pasolini, mais aussi Rabelais, Saint-Just, Baudelaire, Powys, Léautaud, Proust, Céline, Simenon, pour ne rien dire du fils de Folcoche, il y aurait une belle étude à faire sur le rapport entre ne fût-ce que les plus grands écrivains et leur mère, aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout.]

 

 

Quand elles ne faisaient pas trop la différence entre leurs petits et ceux des animaux

d’après ce qu’il en reste aujourd’hui

 

Femme allaitant une antilope (Inde-Népal)

 

Au Myanmar, femme allaitant deux bébés tigres en danger de mort (souvent les animaux allaités sont des orphelins)

 

En Nouvelle Guinée (chiots)

 

Au Zimbabwe

 

 

Une femme Awa Guaja – tribu presque éteinte du Brésil – allaitant un petit singe en même temps que son fils.

 

 

Une autre femme Awa Guaja allaitant un rat

 

En Afrique : bébé et porcelet orphelin frères de lait.

 

Là, c’est sur l’Orénoque (Venezuela ou Colombie) et c’est un autre petit porc.

 

 

Chez les Bishnoï du Rajasthan, bébé et faon

 

 

Un autre petit faon

 

 

Chevrettes et chevreaux chez les mêmes

 

 

Petit singe, en Inde.

 

 

Le petit frère du tigre

 

Là, c’est en Malaisie et le bébé-singe revient de loin

 

 

Oui, c’est en Amérique du Nord

 

Cette mère allaite deux bébés tigres

 

Là, c’est un petit chien

 

Encore un  porcelet

 

Mais les animaux plus grands y ont droit aussi.

 

 

Les petits veaux par exemple

 

Chez les Yanomami (Brésil et Vénézuela)

 

Elles allaitent aussi des animaux en Occident (surtout des chats et des chiens orphelins) mais ne se soucient pas trop qu’on le sache. Peut-être des siècles d’immixtion dans leurs consciences les ont-ils rendues prudentes…

 

 

 

Commentaires oiseux sur l’édition française, histoire de mériter mon surnom

 

La rareté et la qualité des images sont un atout majeur du livre dans sa version U.S. Elles sont indiscernables dans l’édition en français, rappelant hélas le légendaire « combat de nègres dans un tunnel » et c’est grand dommage. Dû à quoi ? Pauvre qualité de l’impression ? Papier bouffant ? Les deux ? Une réédition devrait s’en préoccuper.

On notera aussi l’absence de quelques photos (en couleurs sur papier glacé dans l’original) grâce auxquelles, pourtant, on apprend qu’il existe en Amérique des sociétés équestres où des jeunes femmes s’entraînent au tir à l’arc sur cheval au galop – flèche du Parthe incluse – et que, de nos jours encore, des jeunes femmes ou filles du Kazakhstan chassent à l’aigle, elles aussi sur des chevaux au galop (guider, d’une main, un cheval lancé à fond de train derrière une proie véloce, tout en maîtrisant de l’autre un aigle de six kilos qu’il faut faire s’envoler quand et comme il convient n’est certes pas à la portée de la première femme venue susceptible de devoir accoucher de temps en temps, mais du premier homme venu non plus). Preuves :

 

L’archère US Katie Stearns, montant Tasha (Ranch de la Flying Duchess, Arlington, Washington – photo Richard Beard)

 

 

L’archère Roberta Beene, des Rogue Mounted Archers, sur Tempo, exécutant un tir du Parthe à ± 23 miles/heure sur un arc à pression de tirage de 34 livres – photo communiquée par Darran Wardle, www.mountedarchers.org

 

 

La chasseresse à l’aigle Magpal Abrazakova, 25 ans et son aigle Akzhelke, 10 ans. Kazakhstan – photo Shamil Zhumatov, pour Reuters, 2013

 

Contentons-nous de constater que ces sports pourtant spectaculaires ne sont pas des disciplines olympiques. Tiens, tiens…

 

 

Un dernier mot sur l’édition en français :

 

Elle est précédée d’une préface de Mme Violaine Sébillotte Cuchet, qui trouve que :

 

« Adrienne Mayor a donc bien raison de tenter l’aventure. L’enquête sur les femmes combattantes, que l’on pourra par extension désigner comme les filles des Amazones, mérite d’être poursuivie y compris si l’on croit – malgré Adrienne Mayor –  que les Amazones des poètes et des peintres de la Grèce antique n’ont pas eu d’autre existence que fictionnelle. »

 

Cette condescendance de l’université, c’est-à-dire de la « Science », à l’égard de l’« Art », m’a amenée à conclure cette première tranche de mes « Amazones ou pas Amazones ? » sur une citation de Robert Graves, qu’il faudrait afficher au fronton de toutes les poussinières à écoliers limousins, comme « Liberté-Égalité-Fraternité » à celui de toutes les mairies.

 

« des assertions mythographiques parfaitement raisonnables pour les quelques poètes encore capables de penser et de s’exprimer en sténographie poétique ne sont que nonsens ou enfantillages pour la plupart des clercs. 

[…]

« Ce qui est plaisant, c’est que plus le cerveau d’un clerc est prosaïque, plus il est supposé capable d’interpréter la signification de l’ancienne poésie ; c’est qu’aucun n’oserait prétendre à une quelconque autorité sur plus d’un seul sujet nettement délimité, par peur d’encourir l’aversion et la méfiance de ses collègues. Ne bien connaître qu’une seule chose est le fait d’un esprit barbare : la civilisation n’existe pas sans un rapport plein de grâce entre toutes les variétés d’expérience et un système central de pensée humaniste.

[…]

« Mais que tant de clercs ne soient que des barbares, est au fond sans importance, dès lors que quelques-uns d’entre eux sont prêts à mettre leur savoir de spécialistes à la disposition des quelques penseurs indépendants, c’est-à-dire des poètes, qui essaient de maintenir la civilisation en vie. Le clerc est un carrier, pas un architecte, et tout ce qu’on attend de lui, c’est qu’il casse proprement ses pierres. Son travail est l’assurance du poète contre l’erreur factuelle. Il n’est que trop facile, hélas, au poète, dans ce monde en pleine pagaille livré aux à peu près, de se fourvoyer dans la fausse étymologie, l’anachronisme ou l’absurdité mathématique, en s’efforçant d’être ce qu’il n’est pas. Son affaire, c’est la vérité. Celle du clerc, c’est le fait. Le fait ne peut être éludé. On pourrait dire autrement que le fait est une tribune représentative sans droit législatif, mais avec droit de veto. En somme, le fait n’est pas la vérité, mais un poète qui croit pouvoir se passer du fait ne peut trouver la vérité. »

Robert Graves, La déesse blanche

 

 

 

Flèche du Parthe à ma mode :

Dans un ouvrage mentionné par une note en bas de page (Hommes et femmes dans l’Antiquité grecque et romaine. Le genre : méthode et documents, Colin, Paris, 2011), Mmes Violaine Sébillotte Cuchet et Sandra Boehringer soutiennent par exemple qu’il n’a pas existé, dans l’Ionie antique, patrie d’Homère, de Sapho et patrie d’origine de la jeune sicilienne auteur de l’Odyssée, de bardes ambulants au féminin, alors qu’elles apportent elles-mêmes les preuves du contraire, ce dont j’espère pouvoir vous entretenir un jour à propos de Samuel Butler, de sa célèbre thèse et de ceux qui n’ont pas craint de la prendre au sérieux, dont George Bernard Shaw mais pas que.

 

 

Pour les anglophones et compte tenu des bémols ci-dessus (répétons-le, les Amazones « égales des hommes » de Ms Mayor sont à lire, il faut juste savoir ce qu’elles ne sont pas).

 

 

Prof. Adrienne Mayor of Stanford visited Google’s Cambridge, MA office to discuss her book, “The Amazons : Lives and Legends of Warrior Women across the Ancient World”. It is the first comprehensive account of warrior women in myth and history across the ancient world, from the Mediterranean Sea to the Great Wall of China.

Adrienne Mayor is an independent folklorist/historian of science who investigates natural knowledge contained in pre-scientific myths and oral traditions. Her research looks at ancient “folk science” precursors, alternatives, and parallels to modern scientific methods. She is Research Scholar, Classics and History and Philosophy of Science, at Stanford.

 

 

Et voilà déjà que le livre suivant de l’auteur vient de sortir : sur les robots ! Ce sera pour plus tard.

 

 

Sans rapport avec ce qui précède mais parce que je viens de le lire* et que chaque gorgée est d’ambroisie…

 

Paul-Heinrich Dietrich baron d’HOLBACH

Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans… et autres conseils des classiques pour survivre en politique

Paris, J’ai Lu, 2015

Collection : Librio philosophie n° 1096

96 pages – 2 €.

 

En moins de cent pages et pour deux euros : d’Holbach, Machiavel, La Bruyère, La Fontaine, le duc de Saint-Simon, le cardinal de Retz et, feu d’artifice final : Chamfort ! Dont cette fusée :

 

« Les courtisans et ceux qui vivaient des abus monstrueux qui écrasaient la France, sont sans cesse à dire qu’on pouvait réformer les abus sans détruire comme on a détruit. Ils auraient bien voulu qu’on nettoyât l’étable d’Augias avec un plumeau. » (1795)

 

qui pourrait servir de réplique aux détracteurs des Gilets Jaunes. Quoi qu’il en soit, si vous n’achetez pas ce petit livre et si vous n’en faites pas votre bréviaire d’au moins une semaine, vous êtes des nuls.

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* Début 2018…

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 19 janvier 2019