Au coup par coup quand ça vaut le coup

 

 

 

 

 

 

Au coup par coup quand ça vaut le coup.

 

(Avec nos excuses pour la nature sporadique des publications de ce blog. LGO)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Note de la traductrice :

Cet entretien a été réalisé (questions réponses par écrit), avant la visite en Italie du Président de la Fédération de Russie, par deux journalistes du Corriere della Sera. Seuls des extraits ont été reportés dans la presse française. Qui a d’ailleurs parfois ignoré les détails au point de faire référence à un entretien réalisé par le même quotidien en 2015…

M-A P. 

 

 

 

 

Entretien avec Vladimir Poutine

 

Fabrizio Dragosei et Paolo Valentino – Corriere della Sera – 4.7.2019

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

 

 

 

Les rapports entre Russie et Italie semblent positifs. Notre gouvernement est parmi les rares en Europe à pousser pour une révision des sanctions. Et pourtant nous sommes ceux qui souffrent le plus du blocus de divers biens de consommation que votre gouvernement a décidé comme contre-mesure. Ne serait-ce pas un geste vers une possible détente si la Russie, unilatéralement, commençait à abolir les contre-sanctions ?

V. Poutine : « Avec l’Italie nous avons vraiment des rapports particuliers, qui ont fait leurs preuves au fil du temps. Un dialogue fondé sur la confiance avec ses dirigeants a été mis au point. Constamment, un travail conjoint est conduit dans la sphère politique, économique, scientifique et humaniste. Nous apprécions beaucoup ce capital de confiance réciproque et partenariat. Nous avons sans aucun doute tenu compte de ce fait. Et nous n’avions pas le désir d’étendre les limitations aux liens économiques avec l’Italie. Mais le fait est qu’en prenant les mesures de riposte -contre les sanctions illégitimement introduites – nous ne pouvions pas agir de façon sélective parce que, sinon, nous nous serions heurtés à des problèmes dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce. J’ajoute que les décisions sur l’introduction des sanctions contre la Russie ont été adoptées par la Commission européenne et que tous les pays de l’UE ont voté pour celles-ci. Je souligne, cependant, que les mesures russes ont un caractère partiel et ne nous empêchent pas dans l’ensemble de développer avec succès l’échange d’investissements et une coopération productive. Ainsi aucune entreprise italienne n’a quitté le marché russe. Au récent Forum de Saint Petersbourg ont été conclus des contrats bilatéraux prometteurs dans les secteurs industriels, du pétrole, du gaz et dans la pétrochimie. Pour ce qui concerne, par contre, l’abolition des sanctions, le premier pas doit être fait par celui qui les a promues, c’est-à-dire l’Union Européenne. Alors la Russie pourra effacer les mesures de riposte adoptées. Nous comptons qu’à la fin le bon sens prévaudra, que l’Europe se laissera guider avant tout par ses propres intérêts et pas par les suggestions des autres. Et nous pourrons développer pour notre bénéfice réciproque une collaboration tous azimuts tournée vers l’avenir ».

 

Dans un monde qui, dans un certain sens, semble plus instable maintenant qu’à la période de la guerre froide, les accords sur le désarmement entre Russie et États-Unis sont en crise. Sommes-nous à la veille d’une nouvelle course aux armements, aux issues imprévisibles malgré ce qui paraissait un bon début entre vous et Donald Trump. Dans quelle mesure votre pays a-t-il la responsabilité d’un tel développement ?

« En aucune mesure ! Le délitement du système de la sécurité internationale a commencé avec l’abandon unilatéral du Traité sur la défense anti-missile (ABM) par les États-Unis. Et celle-ci était la pierre angulaire de tout le système de contrôle sur les armements. Comparez ce que dépense pour sa défense la Russie – environ 48 milliards de dollars – et ce qui est le budget militaire des USA, plus de 700 milliards de dollars. Où est alors en réalité la course aux armements ? Nous n’avons pas l’intention de nous laisser entraîner dans une telle course, mais nous sommes obligés de garantir aussi notre sécurité. C’est justement pour cela que nous avons été obligés d’arriver à faire des projets de moyens et d’armements très modernes, en répondant à l’augmentation des dépenses militaires et aux actes manifestement délétères des USA. Un exemple éloquent en ce sens est la situation relative au traité FNI (missiles de portée intermédiaire, ndr). Nous avons plusieurs fois proposé aux États-Unis de clarifier de façon objective et concrète les questions qu’il y a dans ce document mais nous nous sommes trouvés face à un refus.  En conséquence les  USA sont de fait en train de démanteler encore un autre accord. Les perspectives de notre interaction dans la sphère de la réduction des armements stratégiques restent nébuleuses. Au début de 2021 viendra à échéance la durée du traité New Start (sur les missiles intercontinentaux, ndr). Mais aujourd’hui nous ne voyons pas de la part des USA de disponibilité pour parler de son prolongement ou de l’élaboration d’un nouvel accord complet. Il faut mentionner un autre fait encore. En octobre de l’an dernier nous avons proposé aux USA d’adopter une déclaration conjointe sur la “non admissibilité” d’une guerre nucléaire et sur la reconnaissance de ses conséquences destructrices. Mais, aujourd’hui encore, de la part étasunienne il n’y a pas eu de réaction. Ces derniers temps à Washington il semble qu’on commence à réfléchir à une relance du dialogue bilatéral sur un vaste agenda stratégique. Je pense qu’arriver à des ententes concrètes dans le domaine du contrôle sur les armements contribuerait à un renforcement de la stabilité internationale. La Russie a la volonté politique de faire un tel travail. Maintenant, cela appartient aux USA. J’ai parlé de cela avec le président Trump au cours de la récente rencontre en marge du sommet du G20  au Japon ».

 

En Russie on parle de l’expansion de l’OTAN, tandis que de nombreux pays européens, surtout de l’Est, affirment redouter d’éventuelles manifestations agressives de Moscou. Comment fait-on pour calmer ces peurs réciproques ? Peut-on faire l’hypothèse d’un nouvel accord d’Helsinki ? Pensez-vous qu’Italie et Russie pourraient lancer ensemble une nouvelle initiative de dialogue comme le conseil Russie-OTAN qui fut lancé à Pratica di Mare en 2002 ? 

« Pour dépasser la situation toxique actuelle il est nécessaire de renoncer aux conceptions archaïques du temps de la guerre froide, de “dissuasion” et “logique des blocs”. Le système de sécurité doit être unique et indivisible. Il doit reposer sur les principes fondamentaux fixés dans la Charte de l’ONU et dans l’Acte conclusif d’Helsinki y compris le non usage de la force ou de la menace de force, la non ingérence dans les affaires intérieures des États souverains, la recomposition pacifique, et politique des controverses. Nous apprécions l’engagement de l’Italie pour renforcer la compréhension réciproque dans l’aire euro-atlantique. Nous sommes toujours ouverts à un travail conjoint avec des partenaires italiens et occidentaux pour contrer les défis et les menaces réels à la sécurité, y compris le terrorisme international, le narcotrafic et la criminalité cybernétique »

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On a beaucoup parlé d’interférences de hackers basés dans votre pays pendant la campagne électorale [présidentielle aux USA] qui a précédé le vote. Certains pays ont directement accusé votre gouvernement. Que répondez-vous ? Ne croyez-vous pas que ces interférences sont un grave problème dans les rapports avec l’Europe ?

« Le comble de l’absurde a été l’accusation faite à la Russie d’ingérences dans les élections étasuniennes. On sait bien comment tout cela s’est terminé : un coup d’épée dans l’eau. Et claires sont les conclusions de la commission Mueller sur l’absence d’un tel complot ; on n’est pas arrivé à grappiller des faits concrets, tout simplement parce qu’ils n’existaient pas. Le point intéressant est que les sanctions lancées contre notre pays sous le prétexte de ces accusations, sont toujours en vigueur. Du même type est l’effervescence soulevée à propos d’une ingérence russe même dans les processus électoraux dans l’UE. Elle a été diffusée avec insistance à la veille des élections au Parlement européen. On aurait dit qu’on cherchait, de façon anticipée, à suggérer aux Européens que c’était justement la “maléfique interférence russe” qui était la cause des maigres résultats de certaines forces politiques aux élections. Mais l’objectif principal de leurs auteurs est là aussi demeuré identique : continuer à “diaboliser” la Russie aux yeux des citoyens européens ordinaires. Je veux le dire avec une extrême clarté : nous ne nous sommes pas ingérés et nous n’entendons pas nous ingérer dans les affaires intérieures que ce soit des pays membres de l’UE ou des autres États du monde. C’est en cela que réside notre différence de fond avec les USA et avec une série de leurs alliés lesquels, par exemple, ont soutenu un coup d’état en Ukraine en février 2014. Nous sommes intéressés par un rétablissement des rapports “de plein format” entre la Russie et l’Union, par un maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans notre continent commun. Et nous sommes prêts pour une relation constructive avec toutes les forces politiques qui ont obtenu un mandat des électeurs européens ».

 

Quels sont exactement les rapports de la Russie avec la Lega de Matteo Salvini ? Est-il votre leader de référence en Italie ? Comment définiriez-vous vos relations avec Silvio Berlusconi ?

« Les contacts avec les partis politiques des États étrangers restent en général sur une base inter-parti. Ainsi la Lega italienne et notre Russie Unie collaborent dans le cadre d’un accord de coopération. La Lega et son leader Salvini sont des soutiens actifs d’un remodelage de la pleine coopération entre Italie et Russie ; ils se prononcent pour une abolition plus rapide des sanctions anti-russes introduites par les USA et par l’UE. En ce point nos vues coïncident. Salvini a une attitude chaleureuse envers notre pays, il connaît bien la réalité russe. Nous nous sommes rencontrés en 2014 à Milan, nous avons discuté de perspectives de développement des liens italo-russes et des relations entre Russie et Union européenne. Depuis lors, pour ce que je sais, Monsieur Salvini et des représentants de son parti gardent des contacts avec les collègues russes intéressés au développement de la coopération avec leurs propres partenaires italiens. Je l’ai dit en diverses circonstances et je le répète : dans nos rapports avec les États étrangers nous nous référons aux dirigeants légalement élus, légitimes. Nous sommes prêts à travailler et nous travaillerons avec ceux qui ont été choisis par le peuple italien, abstraction faite de leur appartenance politique. En ce qui concerne Berlusconi, des rapports d’amitié de plusieurs années nous lient. Silvio est un homme politique de stature mondiale, un vrai leader qui défend fermement les intérêts de son pays dans l’arène internationale. Sa volonté sincère de préserver et multiplier le potentiel accumulé dans les rapports entre nos deux pays mérite le respect. Nous n’arrivons pas à nous rencontrer souvent, mais quand cette occasion se présente, il ne se permet jamais de discuter de questions de politique intérieure. Et je ne le fais pas non plus. C’est un fait important qu’il y ait en Italie un consensus absolu entre toutes les forces politiques autour du développement des bons rapports avec la Russie. Et nous répondons à cela avec une totale réciprocité ».

 

Pendant la récente visite du Premier ministre Conte à Moscou a-t-on parlé d’une éventuelle acquisition par la Russie de dette publique italienne ?

« Nous n’avons pas parlé de ce sujet. Et, que je sache, aucune requête officielle ne nous est même parvenue du côté italien ».

 

Avec l’élection de Vladimir Zelensky à la présidence ukrainienne, nombreux sont ceux qui s’attendaient à un dégel avec Moscou pour arriver à une solution rapide du conflit dans le Donbass et à la mise en place d’un dialogue constructif. Est-ce possible ?

« Oui, c’est possible si Zelensky commence à réaliser ses promesses pré-électorales. Y compris celle d’initier des contacts directs avec ses propres concitoyens dans le Donbass et de cesser de les appeler séparatistes. Si les autorités ukrainiennes  respectent les accords de Minsk, au lieu de les ignorer. L’”ukrainisation” coercitive, les interdictions d’employer la langue russe (qui est la langue maternelle de millions de citoyens de l’Ukraine), y compris son enseignement dans les universités et dans les écoles, les tentatives des pouvoirs précédents de détruire la fragile paix inter-confessionnelle, ne sont qu’une petite partie du bagage indigne que le nouveau président devra régler. Pour cela, je répète : les citoyens d’Ukraine attendent de Zelensky et de son équipe non pas des déclarations mais des actions concrètes et des changements au plus tôt. Et les autorités de Kiev doivent certes comprendre finalement qu’il n’y a pas d’intérêt commun à une confrontation entre Russie et Ukraine, mais bien un développement de la coopération pragmatique sur la base de la confiance et de la compréhension réciproque. Nous, nous sommes prêts ».

 

Vous n’avez pas de vrais adversaires politiques, vous avez obtenu presque 77% des voix aux élections présidentielles l’an dernier, l’opposition est quasi inexistante. Pourquoi alors vos plans de développement ont-ils du mal à décoller ? Quels sont les plus grands obstacles ?

« Ce n’est pas une question de pourcentage de votes aux élections mais des réalités économiques que la Russie se trouve devoir affronter : chutes ou oscillations des prix internationaux pour les marchandises traditionnelles de notre export, du pétrole au gaz, aux métaux. Et puis il y a aussi l’influence de limites extérieures. Toutefois nous sommes en train de mener une politique pondérée et réaliste. Nous assurons la stabilité macro-économique, nous ne nous permettons pas de croissance du chômage. Nous avons même pu concentrer de notables ressources pour lancer la réalisation de projets nationaux de grandes dimensions qui doivent assurer un développement décisif des secteurs clé de l’économie et de la sphère sociale, une hausse de la qualité de la vie pour les gens. Quant à la réalisation des plans, en vérité, ceux-ci ne sont pas toujours opérés aussi rapidement que nous voudrions. Des imprévus, des complications, des inexactitudes surgissent. Mais c’est là un problème commun à tous les pays et c’est compréhensible : aujourd’hui des devoirs immenses se posent face à nous tous. Ils ne concernent pas seulement l’économie mais aussi d’autres sphères. L’essentiel est que, à bien des égards, les gens doivent changer, prendre conscience des nécessités des transformations, de leur propre place dans ces processus, s’insérer dans le travail commun. Ce genre de choses n’advient pas sur commande. Il faut que chacun perçoive que le monde autour de soi change vertigineusement. Les technologies se développent à des rythmes croissants. De ce fait nos plans se tendent dans l’avenir. Nous sommes en train de créer des conditions pour la réalisation des talents, des capacités de tout un chacun, surtout pour les jeunes. Parmi les nombreux programmes nécessaires dans cette sphère, je considère comme très important le projet “La Russie est le pays des opportunités” consacré à un développement personnel et professionnel des gens de diverses générations. Nous atteindrons certainement nos objectifs en nous fondant sur énergie, liberté et initiative des citoyens ».

 

Pensez-vous à une Russie d’après Poutine à partir de 2024 ? Quitterez-vous la politique ou, comme beaucoup le croient, resterez-vous dans une autre fonction ?

« Il est prématuré d’en parler. Il y a encore cinq années de travail intense et avec ce dynamisme vertigineux que nous observons à présent dans le monde, il est difficile de faire des prévisions. Croyez-moi, j’ai en ce moment de quoi m’occuper dans le rôle qui m’incombe ».

 

Qu’est-ce qui constitue la base des relations économiques et commerciales entre l’Italie et la Russie ? Quels sont les projets à présent réalisés et discutés ?

« L’Italie est un des principaux partenaires commerciaux de notre pays, au cinquième rang dans le monde après la Chine, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Biélorussie. En Russie sont représentées environ 500 entreprises italiennes. Et malgré les sanctions dont nous avons parlé, les liens bilatéraux sont en train de se développer avec succès. Les échanges ont augmenté en 2018 de 12,7% à 26,9 milliards de dollars. Les investissements directs italiens au début de l’année en cours ont atteint 4,7 milliards de dollars, et même les investissements russes en Italie sont importants, équivalents à 2,7 milliards de dollars. Des sociétés des deux pays ont déjà réalisé une série de gros projets d’investissements. Parmi les plus importants il y a quatre centrales électriques dans les régions de Tver, Ekaterinburg et Sebastopol gérées par ENEL (Ente Nazionale per l’Energia Elettrica, Société nationale pour l’énergie électrique, NdT) ; deux joint ventures pour la production de pneumatiques à Voronezh et à Kirov avec Pirelli ; un établissement à Chelyabinsk qui fabrique des pompes pour l’industrie pétrolifère avec Termomeccanica SpA. À Chelyabinsk fonctionnent cinq autres entreprises en joint venture avec des partenaires italiens incluant une production sidérurgique, la fabrication d’équipements énergétiques et de machines cryogéniques. L’an dernier dans cette région a été mis en fonction un établissement pour la production de moteurs électriques à haut voltage avec la société italienne NIDEC. Investissent activement dans l’économie russe des géants comme ENI, Maire Tecnimont, IVECO. En Italie, comme exemple d’importants investissements russes je citerais le raffinement et la distribution de produits pétrolifères de LUKOIL, ainsi qu’une des plus grandes usines d’aluminium en Europe, en Sardaigne, propriété de RUSAL. Une série de gros projets d’investissements en Russie avec la participation italienne sont maintenant dans la phase d’élaboration. Des plans pour l’énergie éolienne d’ENEL ; la construction d’une usine chimique dans la région de Samara et d’une usine de transformation du méthane dans la région de l’Amour avec la participation de Maire Tecnimont ; une nouvelle fabrique de pâtes de BARILLA. Important aussi un gros projet russo-italien hors des frontières de notre pays, en Égypte. Je fais référence au gisement Zohr où travaillent ENI et ROSNEFT. Je voudrais remercier nos partenaires d’affaires italiens pour leur position en faveur du développement des liens entrepreneuriaux. Nous l’apprécions beaucoup et nous espérons que la coopération économique russo-italienne serve aussi à l’avenir pour le bien de nos pays et de nos peuples ». 

 

Source : Édition du 4 juillet 2019 du Corriere della Sera

https://www.corriere.it/esteri/19_luglio_04/siamo-prontia-riannodareil-filo-strategicocon-l-america-11aac0fc-9dd0-11e9-9326-3d0a58e59695.shtml 

 

 

 

 

NdT : Cet entretien a été publié par le Corriere sous le titre : « Poutine : “Prêts à dialoguer avec les USA. Contacts constants avec la Lega de Salvini”.

Le président russe sur les relations avec l’Occident : “Nous apprécions l’engagement de l’Italie pour renforcer la compréhension réciproque dans l’aire euro-atlantique. Silvio Berlusconi est un homme politique de stature mondiale”. »

Le lecteur jugera de la représentativité de ces titres et introduction par rapport à la totalité des propos du président Poutine qui “a accepté de répondre par écrit aux questions du Corriere”.

Par ailleurs, certains commentaires dans la presse française se réfèrent à un entretien fait par Il Corriere… en 2015. D’où l’intérêt, peut-être, de pouvoir disposer en français de l’intégralité de l’entretien, questions et réponses, ainsi que titre et chapeau de la rédaction du Corriere. 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez dit « Propagande » ?

 

 

 

 

 

Petit addendum des GO pour les cinéphiles :

 

 

 

Sur le 7 fois Premier ministre Giulio Andreotti

Auteur : Paolo Sorrentino

Réalisateur : Paolo Sorrentino

Acteurs : Toni Servillo, Anna Bonaiuto, Piera Degli Esposti, Paolo Graziosi, Giulio Bosetti

DVD  et  BLU-RAY

 

 

 

 

 

 

 

Titre original : Loro

Titre français : Silvio et les Autres

Réalisation : Paolo Sorrentino

Scénario : Paolo Sorrentino et Umberto Contarello

Acteurs : Toni Servillo, Elena Sofia Ricci

V.O. : italien

  • Loro 1 : 104 minutes
  • Loro 2 : 100 minutes

Version française

  • Silvio et les autres : 158 minutes

DVD et BLU RAY

 

 

 

 

 

 

Bande-annonce de Silvio et les autres

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 15 juillet 2019

 

 

 

On s’en fait volontiers l’écho

 

 

 

 

 

 

On s’en fait volontiers l’écho !

 

 

Appel : « Le 14 juillet doit redevenir le fête de la souveraineté nationale et populaire » – L Landini, M Debray, P Pranchère, G Blache, G Gastaud, O Delorme, A Lacroix-Riz] #14Juil.

Dans un appel lancé à la veille du 14 juillet, des personnalités, communistes, gaullistes républicains, figures de la résistance, appellent à ce que le 14 juillet redevienne « la fête de la souveraineté nationale et populaire » et à rompre la soumission de la France à l’OTAN et la collaboration militaire franco-allemande.

 

 

 

par Fadi Kassem, secrétaire national adjoint du PRCF

 

 

 

De la Révolution à la sauce réactionnaire…

 

 

 

Le 14 juillet 1989, la France célébrait le bicentenaire de la prise de la Bastille dans une parade ayant fait grand bruit, mais aussi grincé des dents. Et pour cause : était alors véhiculée la vision « furetiste » de la Révolution française, transposée avec de grossiers mensonges et des contre-vérités historiques de tendance réactionnaire dans le film La Révolution française sorti la même année. En effet, après le Danton de Wajda sorti en 1983, Richard T. Heffron reprenait dans Les Années terribles (qui commencent curieusement une fois le roi évincé du pouvoir après la prise du palais des Tuileries par les Fédérés le 10 août 1792…) la légende urbaine d’un Robespierre tyran, sanguinaire, qui pratiquerait la Terreur à l’encontre de tout le monde, et notamment de l’héroïque et vertueux Danton – pourtant célèbre pour avoir été rémunéré par la Couronne, suivant en cela la ligne de son ancien ami Mirabeau – ou des malheureux Girondins, qui auraient été « modérés »[i]. De fait, cette image est encore véhiculée dans les « manuels » du secondaire et les médias dominants, mais aussi par les politiques les plus ignares, y compris parfois même à « gauche » : ainsi, Jean-Christophe Cambadélis[ii], ancien trotskiste devenu social-libéral (soit le parfait exemple du « bobo-gaucho » …), déclarait-il que « Si la révolution est un bloc, nul n’ignore la Terreur et Robespierre »[iii].

Mais, outre le fait que cette image ne correspond qu’à un mensonger fantasme, développé du vivant même de Robespierre par ses adversaires enragés et/ou bourgeois conventionnels – que l’on songe notamment à Fouché, futur ministre de l’Intérieur de Napoléon Ier et à qui Robespierre reprocha avec fureur les grandes fusillades menées à Lyon en 1793 – et désormais bien démonté par la recherche historique[iv], elle n’est certainement pas neutre idéologiquement et politiquement – comme si d’ailleurs la « neutralité » existait en histoire ! Bien au contraire, cette caricature porte en elle les germes de la Réaction en Marche et de la Contre-révolution : ses ardents défenseurs tantôt pleurent la mort du roi – à commencer par « Jupiter » Macron qui affirmait avant son élection : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! »[v] ; tantôt défendent un « Pacte girondin »[vi] détruisant la République une et indivisible, pourtant au cœur de l’égalité promue par les Jacobins et les Sans-culottes[vii] ; tantôt (comme le « philosophe » Michel Onfray, qualifié de « girondiste » par Yann Moix[viii]) reprennent la thèse de l’extrême droite royaliste et fascisante selon laquelle il y aurait eu un génocide perpétré envers les Vendéens en 1793[ix] ; tantôt enfin assimilent les révolutionnaires de 1793… à la SS, à l’instar de Yann Moix qui déclarait qu’il y a une « corrélation entre la pensée rousseauiste et la pensée totalitaire » et que « Collot d’Herbois, Fouché, quand il exécutent les gens à la mitraillette ou au fusil de manière serial, ça rappelle évidemment la Shoah par balles, d’une certaine manière »[x]

 

Car l’année du bicentenaire de la Révolution française marque de fait le triomphe de la vision farouchement réactionnaire et contre-révolutionnaire de cet épisode historique….

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Source : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/14juillet-1789-1989-2019-pour-216588

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 13 juillet 2019

 

 

 

 

Le joli monde où nous vivons

 

 

 

 

 

 

Le joli monde où nous vivons

 

 

TV5MONDE

Libye : « Il n’est pas impossible que le pays en tant qu’entité politique ne puisse pas survivre »

Pierre Desorgues  – 6.7.2019

 

 

 

La Libye est en proie aux violences des milices armées depuis 2011, comme ici à Tripoli en septembre 2018.

 

L’Union africaine organise une réunion ce dimanche 7 juillet à Niamey sur la situation humanitaire et sécuritaire en Libye. Le 5 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU appelait à un « cessez-le feu urgent ». Le pays est en proie au chaos politique depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Une issue politique au conflit est-elle possible ? Analyse.
 

C’est un désastre humanitaire. Depuis le 4 avril 2019, les troupes du maréchal Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, sont engagées dans une offensive militaire pour s’emparer de Tripoli où siège le Gouvernement d’Union nationale ( le GNA). Les combats au sol et les raids aériens dans la bataille de Tripoli ont poussé, selon l’ONU, plus de 100.000 personnes à la fuite. Et d’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 1.000 personnes ont été tuées et près de 5.000 blessées dans les violences aux portes de la capitale libyenne en trois mois.

L’attaque aérienne du 2 juillet sur un centre de détention de migrants à Tajoura, une banlieue de Tripoli, a tué 53 personnes dont six enfants, selon l’ONU. Le GNA a accusé les forces du maréchal Khalifa Haftar de la frappe, mais celles-ci ont démenti. La communauté internationale peut-elle aider le pays à résoudre cette crise humanitaire et politique ? Éléments de réponse avec Brahim Oumansour, chercheur à l’IRIS, l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques.

 

 

Brahim Oumansour est chercheur associé à l’IRIS

 

TV5MONDE : Où en est la situation politique et militaire en Libye ?
Brahim Oumansour : Le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle actuellement l’est du pays, pensait s’emparer de Tripoli au cours d’une guerre éclair de quelques jours, et faire ainsi tomber le gouvernement de Tripoli reconnu par l’ONU. Son offensive lancée il y a trois mois s’est enrayée et il vient de subir un revers militaire dans la ville de Gharyan, à 100 kilomètres au sud-ouest de Tripoli, qu’il a dû abandonner. Cette contre-offensive des forces du GNA est un coup d’arrêt pour l’homme fort de l’Est du pays qui espérait réunir le pays sous sa botte. À l’image de Mouammar Kadhafi.

L’échec devant Tripoli des forces de Khalifa Haftar peut-il relancer un processus de négociations entre les deux parties, puisqu’aucune résolution militaire du conflit ne semble possible pour l’instant ?

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Source : https://information.tv5monde.com/afrique/libye-il-n-est-pas-impossible-que-le-pays-en-tant-qu-entite-politique-ne-puisse-pas-survivre

 

 

 

 

C’est en anglais mais vous comprendrez sans peine…

 

Ukraine Transports Heavy Weaponry to Tripoli

 

Steve Brown – TheDuran – 7.7.2019

 

 

 

 

It’s quite possible and even likely that the shipment contains a mixture or Russian weapons sourced from the Ukraine and/or Israeli weapons, in conjunction with Turkish- supplied NATO armaments and possibly tanks.

Alpha (Alfa) Air Ukraine engages in cargo transport by contract with other nations, or on behalf of the Ukraine government.  Alpha Air operates with aircraft such as the Ilyushin IL-76 heavy cargo lifter. For example it has been reported that on July 6th, 2019, IL-76 TD UR-COZ was employed to transport weaponry form Ankara, Turkey to Tripoli, Libya.”

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Source : https://theduran.com/ukraine-transports-heavy-weaponry-to-tripoli/

 

 

 

 

Une personnalité politique égyptienne « torturée à mort » en prison

 

Gilles Munier – France-Irak Actualités – 7.7.2019

 

 

 

Abdel Moneim Aboul Fotouh, ancien candidat à la présidentielle de 2012, a été victime de huit crises cardiaques en détention, a déclaré son fils (AFP)

 

 

Par le correspondant de Middle East Eye (MEE) en Egypte (5/7/19)*

Un éminent homme politique égyptien et ancien candidat à la présidentielle (en 2012) est victime d’un « meurtre à petit feu » en prison et pourrait connaître le même sort que Mohamed Morsi, alors que les autorités continuent de lui refuser l’accès à des soins médicaux, a averti son fils.

Lire la suite…

Source : http://www.france-irak-actualite.com/2019/07/une-personnalite-politique-egyptienne-torturee-a-mort-en-prison.html

 

 

 

 

La perte de réseaux d’espionnage en Iran et en Chine derrière le pic de tension entre Washington et Téhéran

 

Strategika51 – 7.7.2019

 

 

 

 

La crispation subite des tensions entre les États-Unis et la République islamique d’Iran ont coïncidé avec le démantèlement d’un immense réseau d’espionnage s’étendant de Téhéran jusqu’à Pékin, et à l’issue duquel une dizaine de réseaux souterrains ont été anéantis.

Après la formidable cyber-attaque de Stuxnet, en 2009, qui fut implanté en Iran, au moyen d’une clé USB, par un ingénieur de Siemens travaillant avec le renseignement US, la communauté du renseignement occidental s’était à nouveau focalisée sur le renseignement humain ou HUMINT en exploitant la très grave crise économique que subit l’Iran jusqu’à présent. Comme prévu, cette crise économique a aliéné des millions d’Iraniens au gouvernement dominé par le clan modéré du président Rouhani. Sur le terrain, cela a rendu possible une tentative de révolution colorée (la Révolution verte) qui a été neutralisée  par le redoutable ministère iranien du Renseignement et grâce au refus de larges fractions de la population de suivre un mouvement sponsorisé par les ennemis de la République .

Lire la suite…

Source : https://strategika51.org/archives/64428

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/la-perte-de-reseaux-despionnage-en-russie-et-en-chine/

 

 

 

 

 

 

En 2015, le site Les Crises avait consacré un dossier en deux parties à « l’affaire Nisman », autrement dit, au suicide maquillé en assassinat d’un sémillant procureur aux relations curieuses, par nos chers merdias de référence aux ordres de… qui a les moyens de leur en donner.

Il s’agissait alors de faire tomber la présidente de l’Argentine Christina Kirchner, qui gênait certains intérêts. Le procureur s’y était employé en vain. C’était donc elle qui…

 

 

[Propagande 1/2] Les médias chiens de garde à l’attaque de l’Argentine…

Les Crises – 28.5.2015

 

 

 

 

Nous allons ici décrypter l’affaire Nisman dont vous avez sans doute entendu parler – sans en connaitre le fin mot… (ce qui ne veut pas dire que cette série vise à dédouaner de toute critique la présidente argentine – je n’en sais rien. C’est la traitement médiatique qui est très intéressant…)

La narrative était simple : la très très méchante présidente argentine a fait maquiller en suicide le meurtre du gentil gentil juge qu’elle avait commandité, vu qu’il allait prouver à la face du monde sa malhonnêteté… (tiens, ça ne vous rappelle rien, en changeant juge par opposant ?)

Ce qu’on vous a montré :

 

LE MONDE

En Argentine la présidence Kirchner minée parl’affaire Nisman (C.Legrand)

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/02/05/en-argentine-la-presidence-kirchner-minee-par-l-affaire-nisman_4570528_3222.html?xtmc=kirchner_nisman&xtcr=20

« Deux semaines après la mort suspecte du procureur Alberto Nisman, et alors que l’enquête piétine, des milliers de personnes ont défilé dans Buenos Aires, mercredi 4 février, pour exiger « la fin de l’impunité … La

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Source : https://www.les-crises.fr/propagande-1-2-les-medias-chiens-de-garde-a-lattaque-de-largentine/

 

 

 

 

 

 

Oups ! Pardon… sans aucun rapport.

 

 

 

 

 

 [Propagande 2/2] Ce que vous n’avez pas appris dans les médias à propos de l’affaire Nisman

Les Crises – 28 .5.2015

 

 

 

 

 

Merci à Bernard Guerrien qui m’a proposé et a réalisé ce dossier pour nous…

On se souvient de l’énorme campagne médiatique mondiale sur le « petit magistrat suicidé-assassiné », alors qu’il venait de demander l’inculpation de la présidente de la République, de son ministre des affaires étrangères et de quelques députés et hauts fonctionnaires pour « félonie » – sombres manœuvres visant à disculper des dirigeants iraniens de l’attentat contre la mutuelle juive (AMIA), en 1994, à Buenos Aires. Gros titres dans la presse mondiale. Une « manifestation immense », une « marée humaine » selon Le Monde, d’une population meurtrie et « indignée». 400.000 personnes « selon la police de Bs As » (Le Monde, 19/2/2015). Le Monde omet de signaler que la police dont il parle dépend du maire, de droite, de la capitale, très hostile au gouvernement. 50.000 personnes selon la police fédérale et, le plus crédible, 80.000 selon une étude de densité faite par un journal trotskyste d’opposition (de gauche). Tout cela dans « une ambiance de fin de règne » pour une présidente cernée par les affaires de corruption :

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Source : https://www.les-crises.fr/laffaire-nisman-ce-que-vous-ne-trouverez-pas-dans-les-media/

 

 

 

 

Aujourd’hui, Entre la plume et l’enclume y revient. Pourquoi ? Parce qu’il semble que d’aucuns comptent bien s’en servir… contre l’Iran, qu’on va sans doute ré-accuser d’un attentat pas du tout commis sous faux drapeau. Car c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes.

 

Argentine : retour sur la sombre affaire Nisman

Entre la plume et l’enclume – 4.7.2019

 

 

 

 

En juillet 2015, le site http://plumenclume.net publiait ce qui suit ; nous le republions en prélude à la prochaine opération de propagande anti-iranienne qui va bientôt déferler, à l’occasion du 25e anniversaire de l’attentat terroriste contre le centre communautaire juif AMIA, qui eut lieu à Buenos Aires le 18 juillet 1994, et qui fit 85 morts et des centaines de blessés.

 

1. Le MOSSAD cherche à détourner l’attention, après le suicide du procureur Nisman, le 18 janvier 2015

Le site DEBKA vient de sortir un document qui raconte concrètement comment l’État iranien aurait fait assassiner le procureur Nisman, avec étapes bien détaillées, localisation précise de celles-ci, noms et prénoms à l’appui. Un superbe roman, qui ne peut qu’avoir été inspiré que par un modèle bien réel, et à lire avec admiration ici. (22.2.2015)

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Source : https://plumenclume.org/blog/469-argentine-retour-sur-la-sombre-affaire-nisman

 

 

 

On rappellera pour ceux qui n’étaient pas nés qu’un prétendu agent iranien avait alors été accusé de l’attentat contre le centre juif, et que, vingt ans plus tard et l’accusation-bidon dégonflée, la justice argentine poursuivait ses investigations, s’obstinant à rechercher la vérité vraie, en dépit des pressions extraordinaires qui étaient exercées sur elle pour qu’elle les abandonne.

 

 

 

 

 

Ou est la très sage Hellois
Pour qui chastré fut et puis moyne
Pierre Esbaillart a Saint Denis ?

 

Et ça continue…

Non pas, cette fois, les malheurs des Argentins et des Iraniens…

Sachez seulement que, cette fois, « des universitaires » se sont plaint à l’ONU du Rapporteur sur la torture Nils MELZER, qui ne met pas l’enthousiasme qu’on attend de lui à faire déchiqueter tout cru cet affreux violeur qui, que… vous savez : Assange.

Une jeune femme qui s’est fait violer – quoique pas par lui – a tenté de les contacter (les « universitaires ») pour leur dire qu’elle n’était pas d’accord avec leur démarche. Et, vous savez quoi ? Ils l’ont envoyée se faire f… Vous nous étonnez Suzie ! (elle s’appelle Suzie).

Du coup, elle fait comme eux : elle écrit à l’ONU pour se plaindre. D’eux. Vous pouvez même co-signer sa bafouille.

(L’article est un peu longuet et pas très clair dans les débuts, mais on finit par très bien voir ce qu’elle veut dire et même par l’approuver. Prenez cinq minutes pour la lire.)

 

Pas en mon nom : Des universitaires s’en prennent publiquement au Rapporteur de l’ONU sur la torture

Suzie Dawson – Contraspin – 7.7.2019

via Le Grand Soir

 

 

Suzie Dawson, citoyenne journaliste neo-zélandaise

 

 

Je suis la survivante d’un viol, d’un viol collectif et des abus des procédures policières auxquelles j’ai été confrontée lorsque je l’ai signalé, et j’en ai plus qu’assez de voir la violence sexuelle servir de couverture à des attaques politiques contre Julian Assange, ses collègues et ses supporters.

Je ne suis pas seule. De nombreuses autres survivantes m’ont tendu la main ce soir pour exprimer le même sentiment et nous méritons d’être entendues.

Aujourd’hui, des membres de ce qui est censé être un groupe de défense des droits des femmes ont publié une lettre ouverte adressée à la haute direction de l’ONU, du Secrétaire général jusqu’en bas, pour se plaindre d’un article écrit par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer [version française], et tenter de mettre en doute son aptitude à remplir son rôle.

Melzer a récemment transformé le débat autour de la situation de Julian Assange, nominé au prix Nobel de la paix 2019, en constatant officiellement qu’Assange est victime d’une torture psychologique parrainée (et perpétrée publiquement) par l’État.

Lire la suite…

Source :  https://www.legrandsoir.info/pas-en-mon-nom-des-universitaires-s-en-prennent-publiquement-au-rapporteur-de-l-onu-sur-la-torture-contraspin.html

 

 

 

 

 

Dernière minute :

Mais qu’est-ce que le président cubain va f… sur Twitter ?!

 

« Mensonges et calomnies » : Cuba rejette la liste noire des USA sur le trafic d’êtres humains.

teleSUR – ICH 7.7.2019

 

 

 

 

 

Les États-Unis viennent de mettre Cuba sur une liste noire, au prétexte que l’île se servirait de son programme international d’aide médicale pour s’adonner au trafic d’êtres humains.

Cuba dénonce cette nouvelle invention des États-Unis, qu’elle qualifie de « mensonges et calomnies ».

Le rapport annuel de Département d’État sur le trafic d’êtres humains, publié jeudi, ajoute Cuba et l’Arabie Saoudite à la liste des pays qui « n’en font pas assez » pour prévenir le trafic d’êtres humains et annonce que des sanctions pourraient s’ensuivre. Pour ajouter l’insulte à l’injure, les USA accusent également Cuba de se servir de son programme international d’aide médicale pour se livrer à ce genre de trafic.

Le Président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a tenu à rejeter ces accusations sur Twitter, où il écrit : « Encore des mensonges et des calomnies des USA, qui classent Cuba au niveau le plus bas des trafiquants en êtres humains, tout en attaquant le programme cubain de coopération médicale, exemple de solidarité, d’humanité, de noble et légitime coopération entre les pays du Sud. « Nous sommes Cuba. Nous sommes la continuité » a écrit le président Miguel Diaz Canel, toujours sur Twitter.

« Ce sont là les idées conservatrices qui prévalent aux USA et embrouillent les gens. Nous dénonçons ces accusations menteuses et perverses. Nous sommes Cuba : sont des médecins internationalistes, esclaves uniquement de leur amour pour les autres. »

Le programme cubain d’aide internationale Opération Miracle voyage dans le monde entier, en offrant un traitement médical gratuit aux communautés appauvries et nécessiteuses. Ses docteurs ont été loués par de nombreuses organisations internationales pour leur dévouement désintéressé à leurs patients et la rapidité de leur réaction à aider les régions frappées par des désastres.

Discréditer le programme en l’accusant d’aider au trafic d’êtres humains revient à discréditer, par association, les centaines de chirurgiens qui ont travaillé pour aider les victimes de cyclone au Mozambique, les habitants des villages les plus reculés de Bolivie, les victimes porto-ricaines d’ouragan , les survivants du tremblement de terre en Équateur et les patients cancéreux de Tchernobyl..

Diaz-Canel a dénoncé la manoeuvre comme un moyen d’encore accroître les « sanctions » contre l’île caribéenne. Les Nations Unies ont dénoncé l’accumulation d’agressions dénommées « sanctions » imposées à Cuba par les USA  comme étant une violation des droits humains et des lois internationales.

 

Source d’origine : teleSUR

Notre source : http://www.informationclearinghouse.info/51883.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Il est gênant de voir un  pays comme Cuba se préoccuper des gesticulations zuniennes comme si elles étaient dignes d’attention. Il est vrai que la Russie le fait aussi. Allez comprendre…

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 8 juillet 2019

 

 

 

Vous avez dit Révolution Culturelle ? – I/II

 

 

 

 

 

 

Vous avez dit Révolution Culturelle ?

I/II

Théroigne – L.G.O. – Mai-Juin 2019 

 

 

 

 

Parlant un jour à votre servante de Révolution Culturelle chinoise, M. Henri Guillemin lui confia : « Mon fils Philippe [attaché d’ambassade à Pékin pendant ces événements, nda]  m’a dit que ce qu’il a vu lui avait fait penser à l’An II en France ».

Influencée par tout ce qu’on en savait et surtout par les images dont nous avions été submergés, j’avoue m’être demandé alors : « Mais que sait M. Philippe Guillemin de l’An II ? » tant il me semblait  qu’il y avait entre les deux périodes, une différence à mes yeux capitale : l’An II avait été agité, certes, et riche en débordements, tous ses acteurs ayant tiré à hue et à dia dans des directions différentes en fonction de leurs intérêts ou de leurs convictions, mais ce qui était sûr, c’est qu’aucun n’avait obéi à un « mot d’ordre », qu’aucune poigne de fer n’avait dirigé d’en haut le chaos, qu’il fût constructif ou destructeur. Or, c’est bien ce qui avait paru être le cas en Chine : la Révolution Culturelle était quand même bien née d’une injonction du président Mao, oui ou non ?

À lire ce qui va suivre, je me dis qu’à propos de la Chine, j’avais peut-être tout faux…

 

[Incidemment, M. Philippe Guillemin étant toujours parmi nous, il serait peut-être opportun et en tout cas intéressant de lui demander quels souvenirs il a gardés de ce qu’il a vu il y a un peu plus d’un demi-siècle.]

 

Pour apprécier les événements historiques, il faut juste avoir assez de temps – de recul ? – et ne sauter aucun témoignage, aucune analyse.

Dans cet ordre d’idées, on ne perd jamais son temps à se promener sur le site du Saker, où s’expriment bien d’autres que lui, correspondants privilégiés d’un peu partout dans le monde. Dans le cadre du Saker’s Blog par exemple, qui devient de plus en plus riche.

C’est donc sur le Saker’s Blog que je suis tombée sur M. Ramin Mazaheri, un Iranien qui vit à Paris, où il est le chef-correspondant de Press-TV. Inutile de dire qu’il s’intéresse – et très fort – aux Gilets Jaunes et qu’il a bien des choses à en dire. Mais, tout récemment, il s’est embarqué dans une série d’articles (huit en tout) consacrés à cette fameuse Révolution Culturelle chinoise de 1966 à 1976.

À l’origine, un livre de l’auteur chinois Dongping Han, qui vit et enseigne aujourd’hui aux États-Unis, mais qui, lorsqu’il parle de Révolution Culturelle, parle de ce qu’il connaît car il l’a vécue.

S’inspirant du livre de son ami Han, Ramin Mazaheri vient à son tour de faire paraître un ouvrage de son cru.

 

Les voilà tous les deux (encore inédits en français) :

 

DONGPING Han

The Unknown Cultural Revolution : Life and Change in a Chinese Village

[La Révolution Culturelle inconnue – Vie et changement dans un village chinois]

En anglais.

Édit. Monthly Review Press,U.S. (24 mars 2009)

192 pages

Présentation de l’éditeur :

The Unknown Cultural Revolution challenges the established narrative of China’s Cultural Revolution, which assumes that this period of great social upheaval led to economic disaster, the persecution of intellectuals, and senseless violence. Dongping Han offers a powerful account of the dramatic improvements in the living conditions, infrastructure, and agricultural practices of China’s rural population that emerged in this period. Drawing on extensive local interviews and records in rural Jimo County, in Shandong Province, Han shows that the Cultural Revolution helped overthrow local hierarchies, establish participatory democracy and economic planning in the communes, and expand education and public services, especially for the elderly. Han lucidly illustrates how these changes fostered dramatic economic development in rural China.

The Unknown Cultural Revolution documents a neglected side of China’s Cultural Revolution, demonstrating the potential of mass education and empowerment for radical political and economic transformation. It is a bold and provocative work, which demands the attention not only of students of contemporary Chinese history but of all who are concerned with poverty and inequality in the world today.

 

Ramin MAZAHERI

I’ll Ruin Everything You Are – Ending Western Propaganda on Red China

[Je détruirai tout ce que vous êtes – Pour mettre fin à la propagande occidentale sur la Chine rouge]

En anglais

Édit. PT. Badak Merah Semesta (12 mars 2019)

312 pages

Extrait de la Préface de DONGPIN Han :

“I’LL RUIN EVERYTHING YOU ARE: Ending Western Propaganda on Red China” is a compilation of serialised articles published by The Saker and The Greanville Post. Ramin Mazaheri challenges the Western academics on their bad scholarship/propaganda on China. “It is time that the public in the US and the West wake up to modern reality. I recommend Mr. Mazaheri’s book to readers in China and the rest of the world because it is a refreshingly new perspective, and one which we urgently need right now. At this critical moment of our world, we need critical views like Mr. Ramin Mazaheri’s.” ~ Dongping Han (Author of The Unknown Cultural Revolution: Life and Change in a Chinese Village)

 

 

 

 

J’ai d’abord découvert la 2e Partie…

 

Histoire d’un martyre subi POUR et non PAR la Révolution Culturelle de Chine

(2 de 8)

 

Ramin Mazaheri – The Saker’s Blog – 4.4.2019

 

 

 

 

 

Adressez-vous à des paysans chinois, et vous entendrez certainement parler de gens qui ont souffert le martyre POUR la Révolution Culturelle ; adressez-vous à des élites déshonorées du Parti, à des patrons d’usine abusifs, à des enseignants tyranniques, à des technocrates suffisants, à des médecins charlatans ou à des moines parasites, et vous entendrez des histoires de gens martyrisés PAR la Révolution Culturelle.

Bon retour à votre lointain premier jour à l’école du journalisme ! « Le terroriste de l’un est le combattant de la liberté de l’autre ». Je ne suis pas en train de vous débiter des sottises du genre « toute vérité est relative », je vous dis simplement que le point de vue détermine l’opinion (il ne contrôle pas le fait).

Le fait est que vous n’avez probablement jamais entendu l’histoire d’une personne chinoise morte en soutenant la Révolution Culturelle (R.C.).

Et sans doute n’avez-vous jamais entendu parler non plus des bénéficiaires de la RC, probablement vous imaginez-vous même qu’il n’y en a pas eu, en dehors d’un Mao Tse Toung assoiffé de pouvoir.

Lire la suite…

Source : https://thesaker.is/the-story-of-a-martyr-for-and-not-by-chinas-cultural-revolution-2-8/

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/histoire-dun-martyre-subi-pour-et-non-par-la-revolution-culturelle-de-chine/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

DONGPING Han enseigne l’histoire et la science politique au Warren Wilson College (Caroline du Nord). Il est originaire du district agricole de Jimo, en Chine.

 

Ramin MAZAHERI est le correspondant en chef à Paris de PressTV et il vit en France depuis 2009. Il a été reporter pour un quotidien US en Iran, à Cuba, en Égypte, en Tunisie, en Corée du Sud et ailleurs. Ses articles sont publiés dans divers journaux, magazines et sites web, et il  s’exprime aussi à la radio et à la télévision.

 

 

 

 

Ce 2e article nous a incités à traduire aussi le premier. Vous pouvez les lire dans l’ordre que vous voulez.

 

Une révolution si nécessaire : la Révolution Culturelle de Chine

Discussion en huit parties

(1 de 8)

 

Ramin Mazaheri – The Saker’s Blog – 26.3.2019

 

 

 

 

Peut-être la plus importante dichotomie encore irrésolue en Occident n’est-elle pas la fracture mâle/femelle mais le clivage urbain/rural. Le mouvement Me-Too accomplit des avancées [?!! ndt] vers une plus grande égalité entre les sexes – résultat direct de l’élection du président US Donald Trump – mais la ville et la campagne restent bloquées dans un combat qui paraît sans issue.

Aux USA, c’est ce qui est connu comme la guerre socio-politique entre les Red States & Blue States, qui, pour l’essentiel, oppose les zones urbaines aux zones rurales plus conservatrices et réputées arriérées ; au Royaume-Uni, ce sont les Brexiters qui réclament leur souveraineté contre les anti-Brexiters ; en France, c’est le mouvement des Gilets Jaunes qui s’engage dans la désobéissance civile sur les Champs-Élysées, en réponse à la négligence méprisante et au snobisme glacé de ceux qui ont les moyens de vivre dans les principaux centre-villes*

Tout cela explique pourquoi je sens qu’étudier la Révolution Culturelle de Chine (CR) est plus important que jamais, vu qu’il n’existe aucun pays moderne qui ait fait jusqu’ici des efforts aussi radicaux pour corriger ce déséquilibre entre les villes et les campagnes, déséquilibre qu’on retrouve dans toutes les nations et qui est aussi fondamental à l’existence humaine que les oppositions féminin/masculin ou Yin/Yang

Cependant, et en particulier pour les pays en voie de développement, dans des endroits comme l’Inde, l’Afrique et l’Amérique Latine, où le travail agricole se fait toujours comme dans la Chine d’avant le XXIe siècle, les incroyables bénéfices pour la ruralité – économiques, politiques et culturels – qui furent l’objectif explicite de la RC, ne sont pas qu’importants, ils sont aussi une extraordinaire source d’inspiration. Cet article va rapidement prouver que tout ceci n’est pas de l’hyperbole, parce que les faits, en ce qui concerne « les incroyables bénéfices » qu’elle a entraînés pour le monde agricole, vont être dévoilés, en lieu et place d’un Nième entassement d’inventions propagandistes de l’impérialisme capitaliste destinées à les occulter.

Lire la suite…

Source : http://thesaker.is/a-necessary-revolution-in-discussing-chinas-cultural-revolution-an-8-part-series-1-8/

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/une-revolution-si-necessaire-la-revolution-culturelle-de-chine-1-de-8/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

Puisqu’on en est à revisiter l’histoire de la Chine…

 

À la mémoire de Domenico Losurdo, qui en est l’auteur, ce texte de 2009.

Tien an Men, c’était il y a 30 ans maintenant.

 

 

L’échec de la première « révolution colorée »

Tienanmen, 20 ans après

par Domenico Losurdo

traduction : Marie-Ange Patrizio

Réseau Voltaire | Urbin (Italie) | 9 juin 2009

 

 

 

 

Il y a 20 ans, Zhao Ziyang tentait de prendre le pouvoir en Chine avec l’appui de la CIA. Ce qui devait être la première « révolution colorée » de l’Histoire échoua. Dans une présentation totalement tronquée, la propagande atlantiste a imposé l’image d’un soulèvement populaire écrasé dans le sang par la cruelle dictature communiste. La presse occidentale en célèbre aujourd’hui l’anniversaire en grande pompe pour mieux dénigrer la Chine populaire, devenue seconde puissance économique du monde. Domenico Losurdo revient sur cette grande manipulation.

Cette photo symbolise les événements de Tienanmen. Pour la presse atlantiste, elle représente un homme défiant les chars de la dictature communiste. Pour les Chinois, elle illustre la maîtrise des forces de l’ordre qui réussirent à empêcher le coup d’État pro-US de Zhao Ziyang en évitant un bain de sang.

Ces jours-ci la grande presse d’ « information » s’emploie à rappeler le vingtième anniversaire du « massacre » de la place Tienanmen. Les évocations « émues » des événements, les interviews des « dissidents » et les éditoriaux « indignés », les multiples articles qui se succèdent et se préparent visent à recouvrir d’infamie perpétuelle la République Populaire de Chine, et à rendre un hommage solennel à la civilisation supérieure de l’Occident libéral. Mais qu’est-il réellement advenu il y a vingt ans ?

Lire la suite…

Sources : http://domenicolosurdoblogtienanmen.blogspot.com/

https://www.voltairenet.org/article160446.html

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/a-la-memoire-de-domenico-losurdo-tien-an-men-cetait-il-y-a-30-ans/

 

 

  

 

Aujourd’hui en France

 

Malgré la promesse de Macron, 400 écoles primaires rurales devraient fermer à la rentrée 2019

RT3.7.2019

 

 

 

 

Selon un document du ministère de l’Education nationale consulté par Le Parisien, 400 écoles devraient fermer dans les zones rurales. Au terme du grand débat, Emmanuel Macron s’était engagé à n’en fermer aucune… sans l’accord du maire.

C’était l’une des annonces phares d’apaisement d’Emmanuel Macron au terme du Grand débat, destiné à répondre aux attentes des Gilets jaunes : pas de fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’en 2022… mais il existait pourtant une nuance importante : sans l’accord du maire de la commune. Du moins « d’ici à la fin du quinquennat », avait-il promis lors de la conférence de presse de restitution du débat, le 25 avril dernier.

Mais l’engagement, pourtant confirmé par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer deux jours plus tard, le 27 avril, sur France Info, serait caduque. Enquête du ministère de l’Éducation nationale à l’appui, Le Parisien daté de ce 2 juillet révèle que 400 écoles pourraient fermer pour la rentrée 2019. Car les maires des communes concernées auraient donné leur accord. 150 fermetures sur les 400 dépendraient de l’administration. 250 seraient le résultat de fusions ou de regroupements d’établissements scolaires, les Regroupements pédagogiques concentrés (RPC).

De quoi hérisser encore un peu plus la « France périphérique » (selon le terme consacré par le géographe français Christophe Guilluy dans le livre du même nom) où l’éloignement des services publics et le coût des transports restent des questions cruciales. Le Parisien rapporte le cas de la Somme, département particulièrement touché, avec 30 fermetures d’écoles qui fonctionnaient sur le principe, faute d’élèves en nombre suffisant, de la classe unique.  

Source : https://francais.rt.com/france/63589-malgre-promesse-macron-400-ecoles

 

 

 

 

 

On ne va pas se mettre à reprendre ici point par point ce que préconise Ramin Mazaheri pour mettre la France à l’heure de la Révolution Culturelle Chinoise [voir nos deux prochains posts]. C’est un débat pour les enseigants et les enseignés, et nous ne sommes pas les uns et plus les autres. Mais il nous semble qu’on ne peut pas passer sous silence ceux qui ont eu des idées là-dessus et même qui se sont battus pour ce qu’ils préconisaient. Exemple : Liliane Lurçat, qui vient de mourir à 90 ans.

 

Hommage à Liliane Lurçat, pour son combat contre l’école totalitaire

Evelyne Tschirhart – 23.5.2019

(On notera avec intérêt qu’Évelyne Tschirhart a enseigné le français en Chine pendant la Révolution Culturelle.)

 

 

 

 

Liliane Lurçat vient de nous quitter. Insuffisamment connue du grand public, bien qu’elle ait publié de nombreux ouvrages, elle eut cependant un vrai succès d’estime auprès de ceux qui se sont intéressés à l’école et à sa lente destruction depuis bientôt cinquante ans. Son dernier livre, co-signé avec Laurent Lafforgue, des enseignants et philosophes : « La débâcle de l’école, une tragédie incomprise » sonnait le tocsin afin de susciter un sursaut des autorités de l’Éducation nationale, sursaut qui ne s’est pas produit mais l’Institution s’est enlisée un plus avant dans une vision de l’école égalitariste et déstructurante, qui ne pouvait que déboucher sur des résultats catastrophiques et une inégalité toujours plus grande.

Docteur en psychologie et docteur ès lettres, elle a été directrice de recherche au CNRS. Ses investigations l’ont menée à enquêter dans les écoles maternelles et primaires de Paris et de la région parisienne pendant toute sa carrière.

Enseignante, j’avais pris connaissance des œuvres de Liliane Lurçat dans les années 1990 quand j’ai été confrontée à la destruction programmée de l’école de Jules Ferry, imposée par les « penseurs » de l’éducation qui sévissent, hélas, encore aujourd’hui.

Lire la suite…

Source : https://ripostelaique.com/hommage-a-liliane-lurcat-pour-son-combat-contre-lecole-totalitaire.html

 

 

 

 

À paraître : 

Vous avez dit Révolution Culturelle ? II/II

  • Ce que l’Occident peut apprendre – Les Gilets Jaunes réclament une Révolution Culturelle – Ramin Mazaheri
  • Commentaire et réflexions sur les articles de Ramin Mazaheri, principalement le 8e LGO.

 

 

 

 

Justin Raimondo est mort

 

On savait qu’il se battait depuis des mois avec une chimio sans doute aussi pire que le mal, sinon pire. On n’a donc pas été surpris de l’issue. Mais l’annonce de sa mort sur ICH, où il était précisé que « son mari » avait été jusqu’au bout à, ses côtés, nous avait hérissés au point que nous n’avons pas relayé, assurés que nous étions que cet homme intrépide et discret n’eût jamais employé ce genre de langage et n’eût pas supporté, surtout, que sa vie privée fût étalée sur la place publique.

Philippe Grasset y va aujourd’hui de son eulogie et de son salut. On ne peut que s’y associer. LGO.

 

L’adieu aux armes

Philippe Grasset – R.I. – 1.7.2019

 

 

Dans notre époque si étrange, les mots, les phrases, les analyses, les recherches acharnées des vérités-de-situation, le système de la communication sont plus que jamais les armes des hommes plongés dans cette ultime bataille de notre-Armageddon postmoderniste. Le “lynchage médiatique”, qui passe par les mots et le système de la communication, est une pratique courante de la guerre d’aujourd’hui. L’internet est, pour nous les combattants, un fantastique champ de bataille où vous savez pourquoi vous vous battez. Nous savons tous, d’une façon ou d’une autre, avec des mots différents, des perceptions dissemblables, nous savons tous que nous menons la bataille suprême face au Système.

Je parle pour ceux qui savent. Pour ceux-là, il y a dans ces quelques jours, dans un instant ou pour un moment, une grande tristesse qui passe son chemin et qu’il faut éprouver dans toute sa force. Je ne connaissais pas Justin Raimondo et il m’étonnerait beaucoup qu’il ait jamais entendu parler de moi. Mais, comme moi, comme nous, comme vous qui nous lisez, c’était un guerrier engagé dans cette guerre, et sa mort est une triste nouvelle. Elle n’est nullement une surprise puisqu’il avait informé ses lecteurs de son état (un cancer de la gorge), mais pour moi c’est comme s’il était mort au combat. Il lutta héroïquement durant ces derniers mois, donnant épisodiquement un texte à sa chronique d’Antiwar.com dont il était le co-fondateur.

Lire la suite…

Source : https://reseauinternational.net/ladieu-aux-armes/

 

 

 

 

Mis en ligne le 6 juillet 2019

 

 

 

Tous des Hitler !

 

 

 

 

 

 

 

TOUS DES HITLER !

 

 

 

 

 

Ça nous a bien fait rire, mais…. c’est drôlement fortiche.

 

La hitlérisation de Jeremy Corbyn (et de quelques autres).

 

C.J. Hopkins – The Unz Review – 26.6.2019

Via Les Saker francophone

 

 

 

 

Chaque fois que vous pensez que l’hystérie de l’antisémitisme fabriqué par la « corporatocratie » a déjà atteint le sommet de l’absurde, elle réussit d’une certaine façon à se surpasser. OK, suivez-moi bien maintenant, parce que c’est bizarre.

Apparemment, l’Hitler américain [Lien en français] et ses acolytes conspirent avec un groupe secret de « hauts personnages juifs » pour empêcher l’Hitler britannique [Lien en français] de devenir premier ministre et d’exterminer tous les Juifs de Grande-Bretagne. Bizarre, non ? Mais ce n’est pas le plus bizarre, parce qu’il se pourrait que l’Hitler Américain veuille exterminer lui-même tous les Juifs de Grande-Bretagne, plutôt que de laisser à l’Hitler britannique [Lien en français] le soin de le faire… Les Hitlers étant notoirement jaloux de leurs actes génocidaires.

Non, le plus bizarre est que tout le monde sait que l’Hitler américain ne fait rien sans l’approbation de l’Hitler russe [Lien en français], qui est lui aussi obsédé par l’extermination des Juifs et la destruction du tissu démocratique occidental. Alors pourquoi l’Hitler russe voudrait-il laisser l’Hitler américain et ses hommes de main contrecarrer la montée en puissance de l’Hitler britannique qui, en plus de vouloir exterminer tous les Juifs, veut aussi détruire la démocratie en renflouant, de manière fasciste, la sécurité sociale, en renationalisant le système ferroviaire, etc.

Tout cela n’a pas beaucoup de sens, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est bien l’histoire officielle.

Dans « un enregistrement qui a fait l’objet d’une fuite au Washington Post », puis largement monté en mayonnaise par le reste des médias grand public, le Reichsminister des Auswärtigen, Mike Pompeo, a déclaré à un groupe de « hauts personnages juifs » anonymes que l’Hitler américain (c’est-à-dire Donald Trump) va « repousser » (c’est-à-dire intervenir) contre l’Hitler britannique (Jeremy Corbyn) pour protéger la vie des Juifs en Grande-Bretagne, au cas où l’Hitler britannique deviendrait Premier ministre (et il est fort possible qu’il le fasse déjà). L’identité de ces « hauts personnages juifs » n’a pas été révélée par les médias grand public, vraisemblablement pour les protéger d’assassinats perpétrés par l’escouade nazie dirigée par Corbyn. Qui qu’ils soient, ils voulaient savoir si l’Hitler américain et son cabinet fasciste étaient « prêts à travailler avec eux pour prendre des mesures si la vie devenait très difficile pour les Juifs » après que Jeremy Corbyn ait pris le pouvoir, se déclare Führer de la Grande-Bretagne communiste et ordonne l’invasion immédiate de la France.

 

 

 

 

Pour quiconque a suivi de près la couverture médiatique implacable du Culte de la mort nazi de Jeremy Corbyn (c’est-à-dire le Parti travailliste britannique) et de la pandémie mondiale d’antisémitisme, il n’est pas vraiment surprenant que ce groupe de « hauts personnages juifs » (qui qu’ils soient) veuille l’empêcher de devenir Premier ministre. En réalité, je doute que leurs motivations aient beaucoup à voir avec la lutte contre l’antisémitisme, ou quoi que ce soit d’autre spécifiquement « juif », mais… enfin, je suis un peu démodé de penser de cette façon. Je pense encore qu’il existe une différence fondamentale entre « les Juifs »  et les classes dirigeantes capitalistes mondiales.

Je me rends compte que tant l’establishment néolibéral que la frange néo-fasciste ne sont pas d’accord avec moi, et que les deux sont déterminés (pour des raisons différentes) à confondre les deux dans l’esprit du public, mais c’est mon opinion, et je m’y tiens. Je ne pense pas que le monde soit contrôlé par « les Juifs ». Je pense qu’il est contrôlé par le capitalisme mondial.

 

 

 

 

Allez-y, dites que je suis un complotiste. Voici à quoi me fait penser la panique antisémite au Royaume-Uni.

Après près de 40 ans de privatisation et de restructuration, la société britannique est sur le point de se transformer définitivement en un cauchemar sauvage, néo-féodal et ploutocrate, comme les États-Unis le sont déjà. Les classes dirigeantes capitalistes mondiales sont extrêmement satisfaites de cette situation. Elles aimeraient maintenant terminer la privatisation de la Grande-Bretagne, afin de pouvoir privatiser le reste de l’Europe. La dernière chose dont elles ont besoin en ce moment critique est que Jeremy Corbyn devienne premier ministre et commence à essayer de transformer leur marché néolibéral naissant en une société… vous savez, où les soins de santé sont garantis à tous, où vous n’avez pas besoin d’une hypothèque pour acheter un billet de train et où les gens n’ont pas à manger dans les poubelles.

Contrairement aux États-Unis, où il n’y a pas de gauche politique fonctionnelle et où le « système biparti » non parlementaire est presque totalement contrôlé par la « corporatocratie », au Royaume-Uni il y a encore quelques socialistes démodés et ils ont repris le contrôle du Parti travailliste aux néolibéraux partisans de Blair qui avaient géré la transformation de la Grande-Bretagne en ce cauchemar néo-feodal mentionné ci-dessus. Jeremy Corbyn est le leader de ces socialistes. La « corporatocratie » doit donc le détruire, reprendre le contrôle du Parti Travailliste pour qu’il reste un faux parti de gauche, comme le Parti Démocrate aux États-Unis, et se concentre sur la lutte contre les populistes de droite. Ainsi, ils doivent « hitleriser » Corbyn, afin de pouvoir le faire rentrer dans leur récit officiel, Démocratie Vs. les Poutino-Nazis.

Et, voyez-vous, c’est ce qui rend la guerre de la « corporatocratie » contre le populisme si visiblement psychotique… au moins pour quiconque y prête attention.

Aux États-Unis, l’insurrection populiste est avant tout un phénomène de droite (parce que, encore une fois, il n’y a pas de gauche pour parler). Ainsi, les classes dirigeantes néolibérales « hitlérisent » Donald Trump, stigmatisant les millions d’Américains qui ont voté pour lui en les faisant passer pour une bande de nazis. « Hitlériser » Trump a été ridiculement facile (il s’est presque hitlérisé lui-même), mais le but ultime est de délégitimer le sentiment populiste qui l’a mis au pouvoir. Ce sentiment est avant tout néo-nationaliste. Il s’agit donc d’une opération contre-insurrectionnelle à front unique (c.-à-d. le néo-libéralisme contre le néo-nationalisme).

 

 

 

 

Au Royaume-Uni, les choses ne sont pas si simples. Là-bas, les classes dirigeantes néolibérales mènent une opération anti-insurrectionnelle contre les forces populistes sur deux fronts majeurs : (1) les Brexiters (c’est-à-dire le nationalisme) ; et (2) les Corbynistes (c’est-à-dire le socialisme). Ils sont attaqués par la gauche et la droite, ce qui fout en l’air le récit officiel (selon lequel les « ennemis de la démocratie » sont censés être des néo-nationalistes de droite). Aussi contradictoire et absurde que cela puisse paraître, ils ont donc dû mélanger le populisme de gauche et de droite en un grand ennemi hitlérien effrayant. Ils ont donc eu besoin « d’hitlériser » Corbyn. Et hop… une crise d’antisémitisme au Parti travailliste !

 

 

 

 

Maintenant, quiconque n’est pas un idiot complet sait que Jeremy Corbyn n’est pas antisémite et que le Parti travailliste n’est pas un essaim de nazis. Le fait qu’une telle déclaration doive quand même être faite témoigne de la puissance des médias grand public… mais, bien sûr, c’est le but de la campagne de dénigrement menée par ces médias néolibéraux au cours des trois dernières années.

Les campagnes de diffamation sont simples et efficaces. Le but est de forcer votre cible et ses alliés à proclamer des choses comme « Je ne suis pas antisémite », « Je n’ai jamais eu de rapports sexuels avec des garçons mineurs », ou n’importe quelle calomnie que vous voulez les forcer à nier. Vous n’avez pas à prouver la culpabilité de votre cible. Vous essayez simplement de créer une « réalité » dans laquelle chaque fois que quelqu’un pense à votre cible, il l’associe immédiatement au contenu de vos diffamations.

C’est exactement ce que les médias grand public ont fait, ou font, à Jeremy Corbyn, à Donald Trump, à Poutine et à d’autres personnages moins connus. Ils l’ont fait à Sanders en 2016. Ils le font maintenant à Tulsi Gabbard. Le but n’est pas seulement de salir ces cibles, mais aussi, et surtout, de conjurer un « monde »  qui réifie le récit de ces diffamations… un monde binaire du « bien contre le mal », un monde dans lequel tout ce à quoi ils veulent accuser leurs cibles d’être liées (terrorisme, fascisme, racisme, ou autre) est l’ennemi officiel du bien.

Depuis le référendum sur le Brexit et l’élection de Trump, les classes dirigeantes racontent un monde où la « démocratie » est perpétuellement attaquée par une conspiration mondiale de « Russes » et de « nazis » (tout comme elles évoquaient auparavant un monde où elle était perpétuellement attaquée par des « terroristes »). Ils ont créé une réalité post-orwellienne où la « démocratie » (c’est-à-dire le capitalisme mondial) est la seule alternative au « néofascisme »  (c’est-à-dire à tout ce qui s’oppose au capitalisme mondial).

Et c’est pourquoi Corbyn a dû être « hitlérisé », et pourquoi Poutine, Trump, Assad, Gabbard, Assange, les manifestants Gilets Jaunes en France, et quiconque s’oppose au néolibéralisme mondial doit être « hitlérisé ». Le socialisme, le nationalisme… cela ne fait aucune différence pour les classes dirigeantes capitalistes mondiales. Il n’y a toujours que deux camps dans ces « mondes » que les classes dominantes nous évoquent, et il ne peut y avoir qu’un seul ennemi officiel. L’ennemi officiel du moment est le « fascisme ». Par conséquent, tous les « méchants » sont des Hitler, des nazis, des racistes, des antisémites, ou une autre variante « hitlérienne ».

Le fait que cette « réalité » qu’elles nous ont fabriquée est complètement psychotique ne la rend pas moins réelle. Et cela ne fera que s’aggraver jusqu’à ce que la « corporatocratie » rétablisse la « normalité ». Alors, allez-y, si vous vous considérez « normal », et essayez de forcer votre esprit à croire que les Juifs ne sont plus en sécurité en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France, ou aux États-Unis, et que Donald Trump est un agent russe, mais aussi, littéralement, un Adolf Hitler, et un antisémite suprématiste blanc qui conspire pourtant avec Israël et l’Arabie Saoudite dans leur campagne pour détruire l’Iran et la Syrie, qui sont pourtant des alliés de son maître russe, comme le Venezuela, qu’il menace également, et que le plan secret de Jeremy Corbyn est de transformer le Royaume-Uni en Allemagne nazie, avec le soutien de Trump, qui pourtant essaie de le détruire, que les Gilets Jaunes sont des fascistes soutenus par la Russie, que Julian Assange est un espion violeur qui a conspiré avec la Russie pour que Trump soit élu, c’est pourquoi Trump veut le poursuivre en justice, dès qu’il aura fini d’exterminer les juifs, avant de les protéger de Jeremy Corbyn ou de l’Iran, puis enfin de laver le cerveau des Noirs américains pour qu’ils le réélisent en 2020, avec l’aide d’une poignée de pubs russes sur Facebook.

Allez-y, essayez de concilier tout ça… ou peu importe, laissez tomber. Prenez n’importe quel médicament, allumez CNN, MSNBC, ou n’importe quel autre chaine médiatique grand public, et signalez-moi à la police de l’Internet pour avoir posté du contenu dangereux et « extrémiste ». Tu le sais, au fond de ton cœur, je le mérite probablement.

J. Hopkins

Source UNZ Review

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

Source : https://lesakerfrancophone.fr/cette-narrative-mediatique-remplie-dapprentis-hitler sous le titre : « Cette narrative médiatique remplie d’apprentis Hitler »

Sources d’origine : http://www.unz.com/chopkins/the-hitlerization-of-jeremy-corbyn-among-others/

https://southfront.org/the-hitlerization-of-jeremy-corbyn-among-others/

 

 

 

 

C.J. Hopkins est un citoyen US né en 1961, auteur dramatique, romancier et satiriste politique, lauréat de nombreux prix. Ses pièces (il a débuté off-off Broadway dans les années 1990) ont été représentées à Londres, New York, Édimbourg, Sydney, Toronto, Los Angeles, Atlanta et on en oublie.

Ses satires politiques paraissent dans des publications telles que NPR Berlin, Counterpunch, ColdType, The Unz Review, Black Agenda Report et autres de même acabit.

Il est l’auteur d’un roman décrété « hilarant » par ceux qui l’ont lu, qui se situe dans un  avenir post catastrophique.

 

C.J. HOPKINS

Zone 23

En anglais.

Snoggsworthy, Swaine & Cormorant, 2017

502 pages

 

 

 

 

 

Oups ! Pardon…

 

 

 

 

 

 

Ce n’est pas le général Delawarde qui démentira M. Hopkins, ou…  « Le Moyen Orient pour les nuls »

 

Pour mieux comprendre les politiques de défense et la diplomatie au Proche et Moyen-Orient

 

Gal Dominique Delawarde – R.I. – 25.6.2019

 

 

Ce sujet est à la fois très complexe à maîtriser pour l’homme de la rue, mais plus facile à comprendre et à exposer pour celui qui connaît quelques dessous des cartes.

 

 

 

 

Pour faire simple et aller droit au but, il existe deux grands types de politiques de défense et de diplomatie qui s’opposent clairement au Moyen Orient. Le premier est celui de la coalition occidentale conduite par le trio USA, Royaume-Uni et France qui comprend aussi l’état hébreu et l’Arabie Saoudite comme partenaires majeurs. Le second est celui de l’ensemble des pays qui s’opposent à cette «coalition occidentale». Au Moyen-Orient, cet ensemble est conduit aujourd’hui par la Russie, l’Iran et, à un certain degré la Turquie, sous l’oeil compréhensif de la Chine. Il comprend aussi, sur le terrain, la Syrie, le Hezbollah, l’Irak et le Yemen (Ansar Allah).

Ces politiques et ces diplomaties sont élaborées par des hommes, chefs d’état bien-sûr, mais aussi et peut-être surtout par leurs entourages, leurs ministres, leurs conseillers, ceux qui contrôlent vraiment les ministères des affaires étrangères et de la défense des pays concernés. Bien comprendre ces politiques, c’est d’abord et avant tout bien connaître les individus qui les ont élaboré. Comment ils ont été élus et/ou qui les a aidé à parvenir aux postes où ils sont. En clair, il faut savoir qui tire vraiment les ficelles et quels sont les objectifs que ces individus recherchent.

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Source : https://reseauinternational.net/pour-mieux-comprendre-les-politiques-de-defense-et-la-diplomatie-au-proche-et-moyen-orient/

 

 

 

 

 

 

Confirmation en quelque sorte…

 

Lettres persanes

 

Observatus geopoliticus  – Chroniques du Grand jeu – 25.6.2019

 

 

 

Lorsqu’il publia son roman épistolaire en 1721, Montesquieu ne s’imaginait peut-être pas que sa chère Perse serait dans l’oeil du cyclone géopolitique 298 ans plus tard… Beaucoup a déjà été dit, ici ou ailleurs, sur la crise du Golfe 3.0 ou 4.0 (on ne compte plus). Contentons-nous de revenir sur les tous derniers éléments pertinents.

Si beaucoup espéraient (du côté impérial) ou craignaient (du côté de la multipolarité) que Poutine « vende » l’Iran en échange de la Syrie, ils ont été déçus/soulagés. L’inédit sommet tripartite Russie-Israël-USA, lors duquel Washington et Tel Aviv étaient censés convaincre Moscou de lâcher l’Iran, a accouché d’une souris. Pire ! l’envoyé russe, Nikolaï Patrouchev, a renvoyé Bolton & Co dans les cordes :

« L’Iran a toujours été et demeure notre allié, avec qui nous développons nos relations dans un contexte aussi bien bilatéral que multilatéral. Nous croyons donc qu’il est inadmissible de qualifier l’Iran comme la principale menace de la région et de le mettre sur le même plan que l’Etat Islamique ou d’autres organisations terroristes. »

L’ami Nikolaï en a rajouté une couche en déclarant que, selon les données militaires russes, le drone US était bien dans l’espace aérien iranien et que les accusations américaines contre Téhéran concernant l’attaque de pétroliers étaient « de piètre qualité et peu professionnelles ». Pan, sur la moustache de Bolton qui, avec son siamois israélien, ne s’attendait visiblement pas à se faire reprendre aussi vertement. Voilà qui n’a pas dû lui arriver très souvent dans sa carrière…

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/06/lettres-persanes.html

 

 

 

 

 

ET DEUX CHRONIQUES DE THÉOPHRASTE R. POUR  LE PRIX D’UNE

 

Parlons (inter) net

 

Peut-on rire avec nos « fous du roi » qui se disent humoristes ?

Théophraste R – LGS – 23.6.2019

 

 

 

 

Un de mes amis anglophone m’assure que les humoristes états-uniens, par l’inspiration et l’impertinence, écrabouillent les nôtres. Oublions Gad Elmaleh(1), plagiaire avéré et si peu contestataire qu’il fréquenta la fille aînée de Caroline de Monaco assez longtemps pour lui faire (lui-même, semble-t-il) un enfant.

Les autres comiques de chez nous, à de rares exceptions près, virevoltent autour du Pouvoir comme des papillons de nuit autour d’une ampoule et se vautrent sur les puissants, les riches ou les notoires comme des mouches… je n’en dis pas plus.

Blanche Gardin (photo) fait exception.Elle vient d’écrire à Macron que sa décoration des Arts et des Lettres il pouvait se la mettre… je n’en dis pas plus.

– Impertinente, elle avoue en public (parmi lequel se sont « glissés des juifs », comme au temps de Desproges) qu’elle a obtenu le prix Molière de l’Humour, l’année de l’affaire Weinstein (coïncidence, mon oeil !) et alors que le « règne de la bienséance » a fait sélectionner un noir, un arabe, un Réunionnais, une femme et un « normal » (un mâle blanc de 40 ans) qui n’aura pas le prix, prédit-elle, « à moins qu’il ne soit pédé ».

Il me plait de parler ici (avant qu’elle me déçoive) de quelqu’un qui, comme moi, semble se demander chaque matin : « Comment faire pour ruiner en peu de mots et en se marrant mon capital de sympathie ? »

Théophraste R. Auteur de l’opuscule (inachevé) : « Un bon rire vaut-il un plat végétarien et peut-on rire fort avec les copains-copines en mangeant du quinoa-sauce-soja et en buvant de l’eau du robinet loin des fumeurs même pas abonnés à Télérama et infoutus de raconter une histoire sur les conductrices blondes, voire belges ? ».

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Note
(1) Inconscient et hors sol, il twetta, le 28 janvier 2013 : « Longue vie aux Restos du cœur ! ».

Source : https://www.legrandsoir.info/peut-on-rire-avec-nos-fous-du-roi-qui-se-disent-humoristes.html

 

 

 

 

 

Sur l’quai de Nantes, un bal y est donné….

Théophraste R – LGS – 25.6.2019

 

 

 

 

Ouest France, 24 juin 2019 : « Quatorze personnes qui participaient à une soirée électro, dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 juin, ont chuté en Loire après l’intervention des forces de l’ordre lors de la Fête de la musique à Nantes. Mais un jeune homme est toujours porté disparu. Des recherches sont en cours ».

Notez que les baigneurs nocturnes ont « chuté » (maladroits, imprudents, avinés…) et que les cops n’y sont pour rien car cela s’est produit « après » l’attaque policière.

Castaner a annoncé une enquête de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) dont la cheffe vient de dire qu’il n’y a pas eu de violence policière contre les Gilets Jaunes, passants ou vieille dame à sa fenêtre.

Circulez (dans la Loire, ou au fond) y a rien à voir.

Voici un reportage (presque vrai) de BFMTV :

 

«  Eh bien, je me trouve sur le quai de Nantes où un bal eh bien y était donné et où des jeunes obstinés eh bien sont venus danser et où le quai s’est écroulé et où eh bien 14 jeunes gens, à l’approche de la police se sont jetés dans les flots noirs de la Seine. Ceux qui ont cru à une arrivée de voyous ont continué à boire tranquillement eh bien leur bière et sont restés secs. L’identité des baigneurs nocturnes eh bien a été relevée et une amende de 135 euros leur a été eh bien infligée en application eh bien de l’arrêté signé par le maire de, heu, de Nantes qui interdit les burkinis dans la Garonne. Un baigneur s’est débrouillé pour ne pas payer. Il est activement recherché par les sapeurs-pompiers, les hommes-grenouilles et les femmes -crapaud qui fouillent le Rhône ».

 « Merci Anne-Sophie Bécassine. Retour dans le studio pour notre débat : Faut-il écouter de la musique au bord du Rhin quand on sait que la police risque d’arriver ? Si oui, faut-il rendre obligatoire les gilets, non pas jaunes, mais de sauvetage ? Pour en parler, etc… ».

 

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Théophraste R. Auteur du calembour policier : « Pousse-toi de là que je t’humecte » et de la nouvelle noire (inachevée) : « Chef, ils ont des tronches de Gilets Jaunes mais pas de lunettes de piscine, je les jette à l’eau ? Ben oui, t’as peur de quoi ? De l’IGPN ? Il est con, çui-là ! A croire qu’il est de la BAC ».

Source : https://www.legrandsoir.info/sur-l-quai-de-nantes-un-bal-y-est-donne.html

 

 

 

 

 

Et pour ceux qui éprouveraient le bizarroïde besoin de se rassurer :

 

L’ère des petits drones de combat lanceurs de grenades et de mitraille

 

Strategika51 – 23.6.2019

 

 

 

 

 

Cela rappelle un peu les débuts de l’aviation militaire entre 1911 et 1916. Les petits drones militaires lanceurs de grenades ou équipés de mitrailleuses sont déjà utilisées aussi bien par des armées régulières que par acteurs non-étatiques.

Ces drones bon marché et facilement accessibles au plus grand nombre préfigurent ce que sera la guerre durant les dix prochaines années.

 

 

 

 

En provenance de The Shenzhen International UAV Expo .

Source : https://strategika51.org/archives/63906

 

 

 

 

 

 

On vous l’avait bien dit que quand on laisse les femmes accéder à une fonction, c’est qu’elle est devenue obsolète !

 

 

Mme Carme Chacon († 2017), ministre de la « Défense » d’Espagne, passant en revue les troupes espagnoles en Afghanistan, enceinte de sept mois, en 2008.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 27 juin 2019

 

 

 

FRANCE – Remous licresques

 

 

 

 

 

 

FRANCE

Remous licresques (et autres si affinités)

 

 

 

 

Étienne Chouard viré de Sud-Radio

 

Julien MichelLa lettre patriote –  23.6.2019

 

 

 

 

L’enseignant Etienne Chouard, promoteur du référendum d’initiative citoyenne(RIC), ne présentera plus son émission hebdomadaire sur Sud Radio après des propos « confusionnistes » sur l’existence des chambres à gaz, a indiqué le PDG de la station Didier Maïsto.

Didier Maïsto, qui avait recruté Etienne Chouard en mars parce qu’il « questionnait le réel », l’a écarté parce qu’il pratique le « confusionnisme », a-t-il déclaré, confirmant des informations du site Arrêt sur images.

Lors d’une interview début juin sur le site Le Média, Etienne Chouard avait souligné qu’il ne pouvait pas s’exprimer sur l’existence ou non des chambres à gaz, n’ayant « jamais rien lu » sur le sujet.

Etienne Chouard avait ensuite reconnu sur son blog qu’il avait été « maladroit » et souligné qu’il devrait « refuser de s’exprimer sur ces sujets, qui servent surtout aux puissants du moment à museler leurs opposants politiques ».

Il n’animera pas les deux dernières émissions prévues sur l’antenne de Sud Radio, a indiqué Didier Maïsto. « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’il soit clair, il faut qu’il fasse son chemin. Si on n’a pas cette rigueur, ça disqualifie le reste », a souligné le PDG de Sud Radio et de Fiducial Médias (éditeur du magazine Lyon Capitale).

Le professeur marseillais d’économie-gestion était devenu célèbre lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, devenant avec son blog une voix du « non », puis avec les Gilets jaunes, qui sont nombreux à partager ses propositions en faveur du RIC.

Etienne Chouard avait notamment déclenché une polémique en manifestant son intérêt pour l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, ou en se définissant lui-même comme « complotiste »sur France Inter, c’est-à-dire « méfiant envers les complots des puissants ».

Source : https://lalettrepatriote.com/etienne-chouard-vire-par-sud-radio/

 

 

 

 

Mais il n’y a pas que Chouard… il y a (entre autres) le quidam qui a passé le temps qu’il avait à perdre à brûler la binette imprimée de Botul au coin d’une rue !

 

 

La Licra vue par Israël Adam Shamir

Entre la plume et l’enclume – 23.6.2019

Voir d’abord l’excellent clip « Gilets gilets jaunes » (rap) en question ici:

 

 

 

 

 Ca flambe et ça flamboie ! Face à ça, 6 assoc relevant du CRIF veulent la peau d’Alain Soral, et de nous tous qui sommes l’allumette et la termite, la thermite et la poutre, et la paille dans ton oeil, et la colère dans les coeurs.

Et voici l’apport d’un autre chevalier sans peur et sans reproche : Quenelle !

 

 

 

 

Laissez donc les juifs en dehors de tout ça !

 

Lettre ouverte d’Israël Shamir  – 18 juin 2019

 

 

 

 

Une photo de M. BHL a été brûlée par des protestataires à Paris. Un évènement constaté et montré sur un site lié à M. Alain Soral. La LICRA a aussitôt accusé celui-ci d’antisémitisme, ce qui est un délit passible de la loi, sur la base de ce fait. Je trouve leur mauvais usage de la position juive dans la société française totalement inacceptable, pour les raisons suivantes.

M. BHL est un citoyen français qui a droit à ses opinions. Néanmoins, aucune de ses opinions ne saurait ou ne devrait être agréée en tant que « la position juive ». Les juifs français, et certainement les juifs du monde entier, manifestent une large diversité d’opinions, les uns sont d’accord avec BHL sur certains points et d’autres pas, et parfois même s’opposent vivement à ses vues. M. BHL a été un soutien fervent, voire un instigateur, de l’attaque de l’OTAN contre la Libye en 2011, attaque qui a fait de ce pays d’Afrique du Nord relativement prospère un Etat failli tenu par des gangs islamistes armés. M. BHL a été un soutien fervent, voire un instigateur, du coup d’Etat à Kiev en 2014, qui a renversé le président légitime de l’Ukraine et qui a amené au pouvoir des gens qui soutiennent le collabo nazi Stepan Bandera. M. BHL a tenté de pousser à la colère ses compatriotes français contre les Gilets jaunes. Ces choix, et d’autres également déclarés par Mr BHL, ont été un motif d’indignation de certains citoyens français qui ont exprimé leur indignation en brûlant sa photo. Ces actes de M. BHL et de ses adversaires sont parfaitement légitimes et rentrent dans le cadre de la liberté d’expression publique.

Ce qui ne saurait être légitime, c’est une tentative de la LICRA pour créer l’impression fausse que ces opinions et conduites de M. BHL étaient une expression de la position juive. C’est là un mensonge odieusement antisémite. Les juifs de France, d’Israël et du reste du monde ne voulaient nullement le bombardement de la Libye ou les émeutes de Kiev; les juifs n’ont pas de position politique unifiée sur les élections françaises ou sur les mouvements politiques français. Il y a des juifs français qui soutiennent les Gilets jaunes, et d’autres qui les rejettent. Les uns votent pour M. Macron et d’autres pour Mme Le Pen ou M. Soral. Il n’y a que des antisémites pervers pour prétendre que tous les juifs suivent et soutiennent M. BHL. Or cette assertion maligne, c’est la LICRA, autoproclamée « organisation de lutte contre l’antisémitisme » qui l’a brandie.

Permettez-moi de le redire: l’entité appelée LICRA ne représente pas les juifs français, car elle n’a pas été élue par les juifs français. Ni les juifs français ni d’autres juifs n’acceptent d’être dirigés par la LICRA. C’est une organisation politique qui a ses propres objectifs; objectifs qui ne se superposent pas à ceux de la majorité des juifs en France ou ailleurs.

Tandis qu’il est possible d’argumenter que dans certains cas la LICRA agit dans l’intérêt des juifs en combattant le préjugé anti-juifs, dans le cas particulier, la LICRA agit contre les intérêts juifs, dans la mesure où cette action contribue à renforcer le préjugé anti-juif selon lequel tous les juifs agiraient de concert pour quelque finalité douteuse telle que la destruction de la Libye ou la déstabilisation de l’Ukraine, ou d’autres objectifs controversés.

Les juifs en tant que juifs n’ont pas de position sur ces sujets. M. BHL n’est pas un représentant élu ni une autorité spirituelle des juifs en France ni nulle part ailleurs. Il ne s’habille pas comme un juif pratiquant, n’observe pas les lois juives ni les coutumes juives; sa famille est célèbre pour comporter des apostats; ses actions ont toujours été celles d’un agent libre; il n’a jamais consulté les autorités juives, spirituelles ou temporelles. Il a parfaitement le droit d’avoir ses propres opinions et points de vue; néanmoins il ne saurait prétendre qu’il agit dans l’intérêt des juifs ni qu’il représente les juifs. La LICRA en a donc d’autant moins de droit à prétendre qu’une protestation contre BHL soit un acte contre le peuple juif comme un tout, ni donc comme un acte relevant de l’antisémitisme. S’il y a bien quelque chose d’antiémite c’est la LICRA qui suggère qu’une attaque contre BHL est une agression contre le peuple juif. Si c’était le cas, devrions-nous considérer une condamnation du comédien noir M Dieudonné comme un acte de racisme anti-noir?

Il est parfaitement légal de brûler l’image de BHL en Israël; et j’ai l’intention de le faire demain à Tel Aviv sur la Gordon Beach. Aucun tribunal en Israël ne m’accuserait d’antisémitisme si je mettais le feu à sa photo; même chose avec un portrait de M. Netanyahou, qui est d’ailleurs un représentant élu de l’Etat juif d’Israël. Tandis que le drapeau israélien est protégé contre la profanation, l’image d’une personne d’origine juive ne l’est pas. On est libre de la brûler ou d’en faire ce qu’on voudra, selon ses envies.

Je suis certain que les citoyens français ne sont pas moins libres que les citoyens israéliens, et j’espère que le tribunal français rejettera le grief sans fondement du LICRA, entité auto-proclamée, contre Alain Soral. Ce serait une bonne chose si M. BHL trouvait le courage de soutenir M. Soral contre la LICRA en affirmant que cette entité n’a pas agi ni n’agit en tant que représentante légitime ou autorité spirituelle des juifs français. Encore mieux, si la République française accusait la LICRA d’encourager le préjugé anti-judaïque par des griefs sans fondement.

Si la République française trouve nécessaire de condamner M. Alain Soral pour une raison ou une autre, qu’elle le fasse sans prétendre agir au nom de la cause juive. Laissez les juifs en dehors de cette polémique! Nous et nous ancêtres avons assez souffert sans être utilisés comme une sorte d’argument suprême dans une dispute intérieure entre Français.

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Affaire-du-clip-de-rap-Gilets-jaunes-les-conclusions-en-defense-devant-le-Tribunal-correctionnel-de-552

Source : https://plumenclume.org/blog/462-la-licra-vue-par-israel-adam-shamir

 

 

 

 

 

 

Pendant qu’on y est :

Une interview du même par Jean-Michel Vernochet, à propos de la sortie de son dernier livre :

 

 

 

Europe Insurrection Civique – 19.6.2019

 

Lors de cet entretien, Jean-Michel #Vernochet reçoit Israël Adam Shamir afin de commenter l’actualité en lien avec la sortie de son nouveau livre « Au Nom du Christ » et Maria Poumier, essayiste, dans le rôle de la traductrice pour cette entrevue.

 

 

 

 

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L’univers posthistorique est le premier où Javert n’est pas méprisé ; et où il se promène sous le surnom de Voltaire.

 

 

 

 

 

 

… écrivait Philippe Muray en 1999. On dirait, à voir les informations d’aujourd’hui, que c’est écrit de la nuit dernière.

Nous dédions les citations qui suivent à M.Didier Maïsto, de Sud-Radio, et à tous les traqueurs de malpensants, ses vertueux coreligionnaires.

 

[…]

 

Quand la réintégration par l’être humain du règne animal semble être devenue son unique projet, ainsi que la garantie de son bien-être futur, de sa protection et de sa sécurité, il est logique aussi qu’il consacre une grande part de son temps à éradiquer tout ce qui, sous de multiples formes, lui paraît hostile à ce programme.

La mort elle-même, la maladie et le risque, et encore bien d’autres choses comme le «vice », la corruption et même le doute, doivent être effacés de la nouvelle vie sur la nouvelle planète. Cette perspective de réintégration par l’être humain du règne animal, même si elle ne devait jamais être totalement réalisée, conduit à une sorte de monde idéal où Homo festivus, à l’opposé de son lointain ancêtre l’individu, ne conçoit plus ses ouvrages d’art, comme le disait Kojève, qu’à la façon dont « les oiseaux construisent leurs nids et les araignées tissent leurs toiles », où il n’exécute plus « des concerts musicaux» que comme le font « [les} grenouilles et [les} cigales », et où il ne joue plus que comme les «jeunes animaux ». C’est-à-dire qu’il peut y avoir encore des jeux, dans la post- Histoire, ainsi que des ouvrages d’art et des concerts, mais ceux-ci ne sont plus les produits, comme du temps de la période historique, de l’accident, de l’erreur, de la dialectique, de la lutte à mort ni de la négativité. Ils ne procèdent plus du désaccord des hommes avec le monde donné, autrement dit de ce qui les différenciait le plus radicalement de l’animal, mais au contraire de leur accord avec ce même monde transformé ou en cours de transformation accélérée. Et dont il ne reste plus alors qu’à chanter les louanges. Comme le confiait tout récemment à Télérama le directeur du Centre d’art contemporain de Vassivière (Limousin) : « En se familiarisant avec la présence de lart contemporain, les jeunes se préparent à un monde qui change. » On ne saurait mieux exprimer ce que devient, dans la post-Histoire (mais sans perdre le moins du monde son arrogance prétendument non conformiste), ce qui est encore abusivement nommé art: un système parmi d’autres de dressage ou de domestication, et l’un des bras armés du nouveau conditionnement. Ici comme partout, mais de façon encore plus étonnante qu’ailleurs, « lêtre coïncide enfin avec le concept» ; du moins y est-il encouragé de manière très pressante.

Pour que cet accord soit réalisé, et donc pour que la nouvelle animalité triomphe, il faut que les dissemblances ou les différences cessent d’être privilégiées, que l’accent ne soit plus mis sur ce qui sépare, et que le semblable ou le même rencontrant le même devienne le fondement d’un nouveau système de pensée, ou plus exactement de non-pensée à masque de nouvelle pensée.
Enfin qu’à l’opposé de tout ce qui avait eu lieu jusqu’à présent, l’indifférenciation soit désormais constitutive de l’identité; d’une identité toujours plus identique.

Et qu’en retour, bien entendu, ceux qui auraient encore l’effronterie de mettre l’accent sur ce qui sépare soient criminalisés à tour de bras.

Homo festivus revient en enfance comme on retourne à ses moutons, mais c’est pour chasser férocement les loups de sa bergerie. L’obsession des lois, la rage procédurière, le recours maniaque au droit, la passion de la justice et des tribunaux, la fringale croissante d’accusation et de délation, enfin la satanisation de tout ce qui ne contribue pas, ou pas assez, à accélérer le retour de tous dans le bercail de l’animalité indifférenciante. et doit en conséquence être traîné à la barre, accompagnent l’établissement du règne festiviste. Les individus non adaptés à la post-Histoire doivent être éliminés, et toute la démence pénalophile actuelle, camouflée généralement sous des revendications de « minorités» et de luttes contre « toutes les discriminations », n’est que l’équivalent de ce que fait la Nature quand elle produit par mégarde un « monstre» : elle le liquide sans hésitation. En même temps que notre époque réinvente le genre de la pastorale avec une ingénuité confondante, elle se signale par une apothéose irrésistible de pénalisation. Et tout ce qui se révèle en désaccord plus ou moins ouvert avec les nouvelles conditions d’existence est désormais un trouble à lordre public.

Il y a quelques semaines, c’est avec une certaine impatience que le Monde, l’un des organes les plus autorisés par lesquels s’expriment quotidiennement les pontes du tout-puissant syndrome maniacopressif contemporain, se plaignait .« Lionel Jospin tarde à élargir à lalcool et au tabac la lutte contre les toxicomanies. » Et en effet, il y avait quelque scandale à traîner les pieds, s’agissant d’adopter un décret permettant d’appliquer à ce que, par escroquerie, on appelle maintenant les « drogues licites» (alcool, tabac, médicaments), afin de les rendre un de ces prochains jours tout aussi illicites que les autres, le « champ de compétences du Comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie ». Le pieux albinos Jospin, qui se proposait par ailleurs, il y a peu de temps, et histoire de rendre la vie encore un peu plus rigolote qu’elle n’est déjà, de renforcer la loi contre le «harcèlement », avait-il soudain perdu la foi dans le harcèlement légalitaire comme méthode de gouvernement et comme avenir de l’individu posthumain ? Ce champion exemplaire des permanentes marathonades de la Vertu, qui avait déjà à son actif, parmi tant d’autres merveilles, la sinistre parité et l’étonnant pacs, allait-il décevoir, pour une fois, le troupeau aboyant des légalophiles, et toute la meute des petits savonaroles de la légifération perpétuelle dont on voyait déjà saliver les babines? Évidemment, non. Il y a eu, dans cette affaire, toutes proportions gardées, à peu près autant de suspense qu’à propos de l’issue de la récente « guerre» contre la Serbie. Et c’est sans étonnement qu’un peu plus tard le même journal triomphait, titrant cette fois avec allégresse: « L’alcool, le tabac et les psychotropes sont intégrés parmi les drogues ». La chasse, en somme, était ouverte. La bonne et juste chasse, évidemment, à ces substances psycho actives dont la « dangerosité sociale» n’est plus à démontrer, ne serait-ce que par les maladies qu’elles entraînent, ainsi que les morts prématurées, et le « coût global» que tout cela fait peser sur la « collectivité »

[…]

LA FÈTE CRACHE LA LOI

La fête crache la loi comme le dragon crache le feu; et elle n’avoue jamais mieux son désir le plus profond que dans ces occasions. C’est là, au milieu de l’effervescence et sous les bombardements de la musique, que la liturgie procédurière et le carnaval font le meilleur ménage à tous les points de vue ; et que la fête montre les dents contre ses dissidents. C’est ainsi que la Gay Pride de juillet dernier, ou plutôt la « marche de la fierté gay » comme l’écrit Le Monde, a été placée en toute logique « sous le signe du pacs et de la lutte contre l’homophobie ». Cette année, il s’agissait de marcher, comme renchérit Libération, pour « faire de l’homophobie un délit au même titre que le racisme ». Travestie en « combat démocratique » et non « identitaire » (toujours Libération),

cette nouvelle volonté liberticide, qui se développe au nom de la «protection des différences », et qui ose se légitimer d’un alignement de la « question gay» sur la « question juive », vise dans un délai relativement bref l’inscription de l’homo phobie dans le code pénal. Et, ainsi que l’annonce le redoutable Eribon : « Ilfaut évidemment que les propos homophobes soient passibles des tribunaux. » Ce qui promet par la même occasion une nouvelle grande purge du vocabulaire qui sera considérée comme un progrès; et une fructueuse entreprise d’épuration sémantique.

.

Il y a quelques semaines, sans susciter en apparence le moindre étonnement, un très étrange « réseau Voltaire» réclamait lui aussi une loi contre l’homophobie. Et c’était exactement comme si l’association Bakounine demandait le renforcement des lois garantissant la propriété. Ou comme si le comité des amis de Lacenaire exigeait le rétablissement de la peine de mort. Et on attend avec impatience que le club Gandhi revendique la guerre
à outrance. Que le groupe Alfred-Jarry pétitionne en faveur du retour de la messe en latin. Et surtout que la fédération DAF -de- Sade prône une répression accrue des outrages aux mœurs. Tous ces gens qui traitent si légèrement, et à chaque occasion, les autres de réactionnaires se sont octroyé le monopole de la réaction ; mais désormais, pour ainsi dire, sous pavillon de complaisance; en espérant que personne, vraiment personne, ne les remarquera puisqu’ils ont le label.

Le ventre fécond de la civilisation qui commence est rempli de décrets punisseurs et persécuteurs qui ne demandent qu’à voir le jour; et qui le verront. Le désir de procès trahit le souhait d’un monde délivré de toute fantaisie et de toute liberté, et la perspective de ces destructions, avancées sous le masque de la « revendication d’égalité contre toutes les discriminations », représente le dernier plaisir qui puisse subsister dans un univers sans libido. Il revenait à notre temps, lequel se vante si fort d’avoir naguère proclamé qu’il était interdit d’interdire, de porter aux nues, et sans y voir malice ni contradiction, les demandeurs, les préparateurs, les réclameurs et les fomentateurs de lois ou de dénonciations.

Homo festivus, quand il ne fait pas la fête, s’illustre dans le métier de  mouchard et il y excelle; et tout le monde l’applaudit. L’univers posthistorique est le premier où Javert n’est pas méprisé; et où il se promène sous le surnom de Voltaire. Toutes les autres sociétés avaient craché sur lui et sur ses semblable _
même s’il fallait bien qu’elles les utilisent pour leurs basses besognes; mais celle-ci est la première qui en vante les mérites et qui l’interviewe à longueur de temps. Les Javert innombrables d’aujourd’hui n’auront malheureusement pas l’excellente réaction du Javert de Hugo, lorsque ce dernier s’aperçoit que le monde qu’il s’était créé, partagé entre bons et méchants, n’était qu’un délire malfaisant, et qu’il choisit de se jeter dans la Seine. La persécution est pour eux un devoir, un plaisir, et aussi l’objet d’une compétition: c’est à qui, chaque soir, ramènera dans son carnier le plus de phobes possible. Car il ne s’agit plus, bien entendu, que de chasse aux phobes en général, et d’anéantissement de tout ce qui pourrait se manifester comme phobe, à quelque degré que ce soit, vis-à-vis des nouvelles conditions d’existence, nécessairement délectables dans leur ensemble comme en détail. C’est toujours le propre des totalitarismes de traiter de fous (et de traiter en fous) ceux qui ne succombent pas à leurs prestiges. Et en effet, est-ce qu’il ne faut pas être dérangé, névrosé jusqu’à l’os, perclus de peurs morbides, pour ne pas applaudir sans fin à ce qui est aujourd’hui proposé ?

 Extrait de « Après l’Histoire -18 », « Le bloc-notes », Revue des Deux Mondes, septembre 1999

 

 

Disponible en kiosques – 18 €

 

De février 1998 à février 2000, sous le titre « Après l’Histoire » , Philippe Muray (1945-2006) a publié vingt-trois chroniques jubilatoires dans la Revue des Deux Mondes, pour dézinguer l’époque, les Tartufes, la médiocrité culturelle et intellectuelle, sans oublier la bien-pensance. Ce hors-série est l’occasion de  découvrir ou redécouvrir, à travers une sélection de ses écrits de combat, ses analyses ciselées et son extraordinaire liberté de ton. Ce n° spécial est préfacé par Marin de Viry et Sébastien Lapaque, deux grands connaisseurs de Philippe Muray. Ils expliquent la postérité de l’auteur et ses liens avec la Revue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 juin 2019

 

 

 

FRANCE ET…

 

 

 

 

 

 

 

FRANCE ET…

 

 

 

 

Pétition

La France – et le reste – hors de l’OTAN !

L’OTAN hors de l’Europe !

 

 

 

 

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré
Appel pluraliste (pétition)

 

mardi 18 juin 2019, par Comité Valmy

 

Voir en ligne : Assemblée Nationale : Proposition de résolution visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord -par Gaby Charroux, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho

 

 

 

 

Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’UE, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les Etats Unis avec la complicité des Etats vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne.

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Signer…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

 

 

 

 

 

KURDISTAN IRAKIEN : LE QUAI D’ORSAY
CONFIE UNE MISSION A L’AFFAIRISTE BERNARD KOUCHNER…

 

Richard Labévière – Comité Valmy – 19.6.2019

 

 

 

 

Les États-Unis ont réussi à déclencher une guerre asymétrique dans le golfe persique. Comme si la région en avait besoin ! Mais c’est bon pour eux, pour les cours du pétrole et les actions en bourse du complexe militaro-industriel : America first ! Les bruits de bottes et de torpilles atténuent le fiasco annoncé du fameux « deal du siècle », un « plan de paix globale » entre Israël, la Palestine et le monde arabe. Préparé par le propre gendre de Donald Trump, cette imposture, qui doit être dévoilée à Bahreïn le 24 juin prochain, vient d’être qualifiée de « morte née » par le ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo lui-même… C’est dire ! Mais, pour ne pas être totalement ridicule, le même vient d’effectuer une tournée dans les pays arabes afin de s’assurer (chèques à l’appui) que les chaises ne seront pas complètement vides. Les « amicales » pressions ont surtout visé le Maroc et l’Egypte, les deux pays sunnites clefs du dispositif moyen-oriental de Washington. Par conséquent, la dernière petite guerre persique arrive à point nommé pour mettre toutes les difficultés de la région sur le dos de l’Iran. Voulant laisser se dissiper les fumées propagandistes, prochetmoyen-orient.ch reviendra sur ces différents événements, la semaine prochaine.


La rédaction

 

 

Richard LABÉVIÈRE  a été rédacteur en chef à la Télévision suisse romande (TSR) et à Radio France internationale (RFI). Rédacteur en chef bénévole de Défense, la revue de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de 2003 à 2011, il exerce depuis 2010 comme consultant en relations internationales6 et en questions de défense et sécurité. Il est rédacteur en chef de l’Observatoire de la Défense et de la Sécurité, un réseau d’experts des questions de défense et de sécurité. Depuis 2014, il est rédacteur en chef du site « Proche&Moyen-Orient – Observatoire Géostratégique ». Il est aussi membre de la rédaction du mensuel Afrique Asie. Il est présenté comme « spécialiste du Proche-Orient » par Le Monde diplomatique, « spécialiste du Monde arabe, du Maghreb, des questions de la défense et du terrorisme » par Afrique Asie. Il est officier de réserve opérationnelle de la Marine nationale.

 

Tripoli (Liban), Ehden, 13 juin 2019.

Se rendre par avion à Erbil – la capitale du Kurdistan irakien, à 70 kilomètres de Mossoul – est plus facile que d’aller à Nice, Dublin ou Genève. Pas besoin de visas, ni d’aucune formalité avec la capitale irakienne Bagdad. Un contrôle d’identité à l’aéroport est effectué par des vigiles dont les uniformes n’arborent aucun insigne, ni marque d’appartenance à une quelconque unité. Etrange pour cette région – pourtant politiquement et économiquement stratégique – qui continue d’appartenir officiellement à la République d’Irak.

C’est d’autant plus curieux… ou plutôt non c’est parfaitement logique, parce qu’à l’image du Kosovo, le Kurdistan irakien est devenu une petite dictature mafieuse dirigée par un clan – les Barzani -, et protégée par un État de la région : Israël.

 

TINTIN ET LE SCEPTRE DE BARZANI

Cette entité – hors-sol régalien – est, désormais dirigée par deux cousins : Netchirvan et Mansour Barzani. Les nouveaux président et Premier ministre du Kurdistan sont respectivement le neveu et le fils du chef historique Massoud Barzani. « Malgré le passage de relais entre générations, le spectre de celui qui fut président du Kurdistan depuis la création du poste en 2005 jusqu’à l’échec du référendum sur l’indépendance en 2017, continuera de planer sur la politique kurde », explique un diplomate européen en poste à Erbil. Lundi dernier, Netchirvan Premier ministre sortant (52 ans) a prêté serment comme nouveau président du Kurdistan. Il est le gendre de Massoud Barzani. Le lendemain, Masrour Barzani, patron des services kurdes de renseignement (50 ans) et cousin du nouveau président, a été nommé au poste de Premier ministre. A part les Etats-Unis de Donald Trump, aucune dictature jusqu’à aujourd’hui n’avait réussi un tel tour de force !

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11339

 

 

 

 

Infox, intox et poker menteur

 

Michel Raimbaud  –  R.I. 18.6.2019

 

 

Donald Trump entouré de soldats américains le 13 août 2018.

 

 

Loin de considérer que la politique américaine viole le droit international depuis la seule entrée en scène de Donald Trump, l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud revient sur trente ans de géopolitique dominés par l’arrogance de Washington.

 

 

Michel RAIMBAUD est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur. Retrouvez son nouvel ouvrage Les guerres de Syrie, aux éditions Glyphe.

 

 

C’est à l’ineffable George W. Bush, qui a dirigé durant huit ans une « puissance indispensable », que l’on attribue à tort la paternité de concepts qui allaient connaître la célébrité : le « Grand Moyen-Orient », zone « de bombardement démocratique » s’enflant au gré des pulsions américaines, « la guerre au terrorisme » (War on Terror), consistant à « épouvanter » les « États voyous » en terrorisant leurs populations, mais également – il suffit d’oser – « l’Axe du Bien » rassemblant les féaux et adorateurs des États-Unis et « l’Axe du Mal », perchoir de ses sinistres ennemis. Bush n’est évidemment pas le créateur de cet arsenal idéologique, n’en ayant eu que l’usufruit. C’est entre le rédacteur de ses discours (un certain David Frum), le « Vice » Dick Cheney (dont Bush était en quelque sorte le prête-nom) et les célébrités de l’Establishment néoconservateur (à la mode Bolton et Cie) qu’il faut chercher les théoriciens du degré zéro de la diplomatie.

Cette brocante intellectuelle aura fait les innombrables dégâts que l’on sait, dans l’espace arabo-musulman, mais également sur tous les continents, démolissant de surcroît toute notion de droit international et sapant les bases de la légalité onusienne établies par consensus à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. À contempler le spectacle navrant qui marque le début du troisième millénaire, on deviendrait sans trop se forcer nostalgique de la guerre froide, c’est-à-dire du temps où, au-delà de la propagande, de part et d’autre du rideau de fer, parler voulait dire quelque chose. Quand, après de longs marchandages, on s’accordait sur les mots, on était à peu près d’accord sur le contenu des engagements et des arrangements souhaitables. L’équilibre de la terreur a permis d’éviter beaucoup de conflits… Le souvenir des tueries, destructions, génocides était alors trop brûlant pour que l’on puisse envisager de gaieté de cœur d’aller en guerre en chantant mironton mirontaine. Le ridicule tuait encore un peu et le mensonge n’était pas une technique diplomatique à usage courant. Trente ans après la chute du mur de Berlin, ces précautions et ces scrupules ne sont plus de mise pour le camp qui se réclame toujours du «  monde libre », celui qui tente sans fin de resserrer son emprise, convaincu d’être « la civilisation » face aux voyous et aux barbares. Une séance au Conseil de Sécurité, tel ou tel discours présidentiel, illustreront parfaitement le propos de votre serviteur.

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Source : https://francais.rt.com/opinions/63057-infox-intox-poker-menteur-par-michel-raimbaud

 

 

 

 

Analyse des récentes attaques de pétroliers en mer d’Oman

 

Gal Dominique Delawarde   R.I. – 16.6.2019

 

 

 

 

En réponse à de nombreuses questions qui me sont posées sur les pétroliers attaqués à Fujaîrah ou en mer d’OMAN, je vous adresse ci-après mon analyse personnelle sous forme d’une réponse à l’un de mes interlocuteurs.

Il se trouve que je connais bien toutes les parties en cause dans cette affaire pour les avoir côtoyées et même fréquentées durant de longues périodes (US, UK, FR, Israël, Emirats, Iran).

Mon avis vaut ce qu’il vaut. À chacun de se faire sa propre idée en réfléchissant par lui-même….

 

 

Le général Dominique DELAWARDE est ancien chef « Situation-Renseignement-Guerre électronique » à l’état-major interarmées de planification opérationnelle.

 

 

Cher Jean-Paul,

Pour moi, il ne fait aucun doute, je dis bien « aucun doute » que le Mossad est directement impliqué dans l’affaire (avec ou sans l’aide de la CIA et des Américains).

Il est actuellement vital pour Israël de se débarrasser du régime des Mollah en Iran et, dans le cadre de l’extension de l’influence d’Israël aux Proche et Moyen-Orients, de se débarrasser de tous les « régimes ennemis » (Syrie, Irak, Yémen).

Lorsqu’il s’agit de sa survie, Israël ne recule devant rien. Il se sait soutenu par la « bande des trois » (USA, UK, FR), par les médias de ces pays qu’il contrôle et par les dirigeants de ces trois pays dont il a financé les élections par le biais des lobbies qui agissent au profit Israël.

Y a-t-il eu un précédent israélien avéré dans le terrorisme international sous faux drapeau ou dans le terrorisme international tout court ?

La réponse est OUI !

Il y a eu l’affaire du bateau USS Liberty attaqué le 8 juin 1967. 34 marins américains y ont perdu la vie. Il s’agissait au départ de faire porter le chapeau à l’Égypte. Ayant été pris la main dans le sac, les Israéliens se sont excusés et ont prétexté « une erreur » ….

Le secrétaire à la défense US McNamara a alors déclaré à l’amiral US qui voulait réagir : « Le président Johnson ne va pas déclencher une guerre ou « embarrasser un allié des Américains » (sic) pour quelques marins. » Ben voyons …….

Je n’évoque même pas l’explosion de l’Hôtel King David le 22 Juillet 1946, ses 91 morts et 46 blessés pour la plupart britanniques.

Je n’évoque pas non plus l’assassinat de l’envoyé spécial (suédois) de l’ONU Folke BERNADOTTE le 17 septembre 1948 et du colonel français André Sérot, commandant des observateurs de l’ONU en Palestine.

Je n’évoque pas enfin la triste affaire du massacre de Deir Yassin le 9 avril 1948 ……

Aujourd’hui plus encore qu’hier, Israël est assuré de l’impunité. Trump, May et Macron sont totalement sous la coupe des lobbies pro-israéliens dans leurs pays respectifs. Tous ceux qui, comme moi, osent faire ressurgir les leçons du passé et qui connaissent bien la partie « israélienne » pour l’avoir fréquentée, courent le risque de se voir « anathémiser » et accuser d’« antisémitisme ».

Ce genre de terrorisme « intellectuel » fonctionne encore puisque rares sont ceux qui ont évoqué Israël comme suspect numéro 1 des attaques de pétroliers dans le Golfe ou à ses abords, le but étant d’essayer d’entraîner la « coalition occidentale » dans une nouvelle « croisade anti-iranienne ».

Dans les indices qui accréditent cette thèse, il y a les réactions politiques et médiatiques plutôt précipitées et maladroites émanant des US et de l’UK, complices éternels d’Israël, et accusant l’Iran. C’est « cousu de fils blancs »…

Ces deux pays, comme Israël, ne reculent devant rien et prennent les citoyens du monde entier pour des cons en pensant qu’ils vont croire que, le jour même de la visite amicale du premier ministre japonais en Iran, les Iraniens chercheraient à couler deux pétroliers… liés au Japon… sous les yeux de caméras extérieures aux deux bateaux, qui se trouvaient là « par hasard » pour filmer « l’attentat iranien du siècle ».

Décidément, comme dans l’affaire Skripal, les services Israéliens et occidentaux, trop sûrs d’eux même, sont de plus en plus maladroits…

Dominique Delawarde

Source : https://reseauinternational.net/analyse-dun-general-francais-des-recentes-attaques-de-petroliers-en-mer-doman/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=analyse-dun-general-francais-des-recentes-attaques-de-petroliers-en-mer-domanv

 

 

 

 

La Pravda américaine : Comment Hitler a sauvé les Alliés

 

Ron UnzThe Unz Review13.5.2019

Traduction : Le Saker francophone

 

 

 

 

Né en 1961 en Californie (USA) dans une famille juive, Ron UNZ est un ancien homme d’affaires américain, connu pour son échec à l’élection des gouverneurs (républicains) de Californie en 1994 et pour ses propositions de promotion d’une éducation en immersion anglaise structurée. Il a été éditeur de The American Conservative de mars 2007 à août 2013.

Fin 2013, il a lancé The Unz Review, dont il est l’éditeur et le rédacteur en chef. Depuis 2016, Paul Craig Roberts et Norman Finkelstein collaborent à cette publication.

Ron Unz est accusé d’antisémitisme par l’ADL (Anti-Defamation League) pour sa persistance à remettre en question les « vérités » officielles sur  l’Holocauste et le rôle des Juifs en général dans l’histoire du monde.

Dans une série d’articles intitulés American Pravda, il revisite, d’ailleurs, les versions historiques officielles de pas mal de choses.

De nombreux chroniqueurs non-conformistes collaborent aujourd’hui régulièrement à The Unz Review, notamment Gilad Atzmon, The Saker, Israël Shamir, Kevin Barrett, Pat Buchannan, Patrick Cockburn, Jonathan Cook, Philip Giraldi, Linh Dinh, Eric Margolis, Ron Paul, James Petras, Andre Vltchek, Mike Whitney et d’autres.

 

 

Il y a quelques années, je lisais les mémoires de Sisley Huddleston, un journaliste américain vivant en France, pendant la Seconde guerre mondiale. Bien qu’oublié depuis longtemps, Huddleston avait passé des décennies comme l’un de nos correspondants étrangers les plus importants, et des douzaines de ses principaux articles avaient paru dans The Atlantic Monthly, The New Republic et Harpers, alors qu’il avait écrit quelque 19 livres. L’un de ses amis les plus anciens et les plus proches était William Bullitt, l’ambassadeur américain en France, qui avait déjà ouvert notre première ambassade soviétique sous FDR.

La crédibilité de Huddleston semblait impeccable, c’est pourquoi j’ai été si choqué par son témoignage de première main sur Vichy en temps de guerre, totalement contraire à ce que j’avais appris dans mes manuels d’histoire. J’avais toujours eu l’impression que le régime collaborationniste de Pétain avait peu de légitimité, mais ce n’était pas du tout le cas. Des majorités quasi unanimes des deux chambres du parlement français, dûment élues, avaient élu le vieux maréchal en dépit de ses profondes réticences personnelles, le considérant comme le seul espoir comme sauveur national unificateur de la France après la défaite écrasante de ce pays en 1940 face à Hitler.

Bien que les sympathies de Huddleston ne fussent guère en faveur des Allemands, il remarqua la correction scrupuleuse dont ils firent preuve à la suite de leur victoire écrasante, politique qui se poursuivit pendant les premières années de l’occupation. Et bien qu’il ait à quelques reprises rendu des services mineurs au mouvement naissant de la Résistance, lorsque le débarquement de Normandie en 1944 et le retrait allemand qui a suivi ont soudainement ouvert les portes du pouvoir aux forces anti-Pétainistes, celles-ci se sont engagées dans une orgie d’effusions de sang idéologiques, probablement sans précédent dans l’histoire française, dépassant largement le fameux règne de terreur de la révolution française, avec peut-être 100 000 civils ou plus massacrés sur la foi de preuves peu ou pas fondées, souvent uniquement pour régler leurs comptes personnels. Les exilés communistes de la guerre civile espagnole, qui avaient trouvé refuge en France après leur défaite, en ont profité pour renverser la vapeur et massacrer le même genre d’ennemis de classe « bourgeois » qui les avaient vaincus lors du conflit précédent, quelques années auparavant seulement.

Alors que je cherchais à comparer le témoignage de Huddleston au récit traditionnel de la France en temps de guerre que j’avais toujours pleinement accepté, la plupart des facteurs semblaient pencher en sa faveur. Après tout, ses références journalistiques étaient impeccables et, en tant qu’observateur direct et très bien informé des événements qu’il a rapportés, ses déclarations ont certainement compté pour beaucoup. Entre-temps, il est apparu que la plupart des récits classiques qui dominent nos livres d’histoire avaient été construits une génération ou deux plus tard par des écrivains vivant de l’autre côté de l’océan Atlantique, dont les conclusions pouvaient avoir été fortement influencées par le cadre idéologique noir et blanc qui avait été rigidement ancré dans les universités américaines de l’élite.

Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer une énorme faille dans le récit de Huddleston, une erreur si grave qu’elle a jeté de sérieux doutes sur sa crédibilité en tant que journaliste. Vers le début de son livre, il consacre une page environ à mentionner de façon fortuite qu’au début des années 1940, les Français et les Britanniques se préparaient à lancer une attaque contre l’Union soviétique, alors neutre, utilisant leurs bases en Syrie et en Irak pour une offensive de bombardement stratégique visant à détruire les champs de pétrole de Staline à Bakou dans le Caucase, alors une des principales sources mondiales de ce produit essentiel.

Évidemment, toutes les organisations militaires produisent une multitude de plans d’urgence pour toute éventualité couvrant toutes les situations et tous les adversaires possibles, mais Huddleston avait sans doute mal compris ces possibilités ou rumeurs, les prenants au premier degré. Selon lui, le bombardement de l’Union soviétique par les Alliés devait commencer le 15 mars, mais il a été retardé et reprogrammé pour diverses raisons politiques. Quelques semaines plus tard, les divisions de panzers allemands balayèrent la forêt ardennaise, encerclèrent les armées françaises et s’emparèrent de Paris, faisant avorter le projet de bombardement allié de la Russie.

Étant donné que l’URSS a joué un rôle de premier plan dans la défaite finale de l’Allemagne, une attaque précoce des Alliés contre la patrie soviétique aurait certainement changé l’issue de la guerre. Bien que les fantasmes bizarres de Huddleston aient eu raison de lui, il n’avait guère tort de s’exclamer « C’est passé si près ! »

L’idée que les Alliés se préparaient à lancer une offensive de bombardement majeure contre l’Union soviétique quelques mois seulement après le déclenchement de la Seconde guerre mondiale était évidemment absurde, si ridicule qu’aucune allusion à cette rumeur débridée depuis longtemps n’avait jamais été reprise dans les textes historiques standard que j’avais lus sur le conflit européen. Mais le fait que Huddleston se soit accroché à des croyances aussi absurdes, même plusieurs années après la fin de la guerre, a soulevé de grandes questions sur sa crédulité ou même sa santé mentale. Je me demandais si je pouvais lui faire confiance ne serait-ce qu’un seul mot sur autre chose.

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/la-pravda-americaine-comment-hitler-a-sauve-les-allies

Source d’origine : The Unz Review

 

 

 

 

Mais de quoi on se mêle aux Grosses Orchades ?

 

 

 

Deux ou trois réflexions comme ça, en passant

 

Théroigne – 20.6.2019

 

 

« Il y a quelque chose de trouble, d’équivoque, de maladivement sexuel dans la tactique opportuniste de Hitler, dans son aversion pour la violence révolutionnaire, dans sa haine de toute forme de liberté et de dignité individuelles. Dans la vie des peuples, au moment des grands malheurs, après les guerres, les invasions, les famines, il y a toujours un homme qui sort de la foule, qui impose sa volonté, son ambition, ses rancunes, et qui “se venge comme une femme” sur le peuple entier, de la liberté, de la puissance et du bonheur perdus. Dans l’histoire de l’Europe, c’est le tour de l’Allemagne. Hitler, c’est le dictateur, la femme que l’Allemagne mérite. C’est son côté féminin qui explique le succès de Hitler, son ascendant sur la foule, l’enthousiasme qu’il excite dans la jeunesse allemande. »

Écrivait en 1931 Curzio Malaparte (Technique du coup d’État), qui n’a jamais été raciste pour un fifrelin, sauf envers les femmes.

 

 

Pauvre Hitler ! Ravalé au rang des gonzesses…

Et voilà que M. Unz, dans le sillage d’un certain Huddleston, journaliste US, en fait un passeur d’assiettes aux Alliés. Rien, décidément, ne lui aura été épargné.

La probité intellectuelle de Ron Unz est touchante (je le dis sans rire) mais il y a quelque danger à remplacer une idée reçue par son contraire, tout aussi reçue sans doute et pas nécessairement plus juste.

Ainsi, dans sa révision des rôles joués par les uns et les autres, passe-t-il de celui, officiel, que s’est attribué la France d’après 1945 (lisez sa classe dirigeante), à une variante de fantasme américain, ces fantasmes dont il ne faut jamais oublier qu’ils sont ceux de gens qui ne savent pas ce que c’est que d’être envahis, colonisés militairement, en quelque sorte réduits en esclavage. Sort qui a été en revanche celui de tant de pays d’Europe un nombre incroyable de fois dans l’histoire, et d’autant plus difficile à supporter quand on a été soi-même pendant si longtemps une puissance impériale et, bien sûr, impérialiste, comme cela a été le cas pour la France.

Il va si loin, Ron Unz, dans sa volonté de faire amende honorable envers lui-même pour ses opinions passées, que, pour un peu, il en canoniserait le Maréchal et clouerait aux portes des granges les épouvantails-Manouchians que seule une mort préventive a sans doute empêchés de se muer en féroces tondeurs de femmes et fomenteurs d’Auschwitz à la française d’après-guerre.

 

Mais ce qu’il y a de plus étonnant dans cet article de « La Pravda américaine », c’est l’étonnement de Ron Unz à la découverte que

 

« … au début des années 1940, les Français et les Britanniques se préparaient à lancer une attaque contre l’Union soviétique, alors neutre, utilisant leurs bases en Syrie et en Irak pour une offensive de bombardement stratégique visant à détruire les champs de pétrole de Staline à Bakou, dans le Caucase, alors une des principales sources mondiales de ce produit essentiel. »

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/mais-de-quoi-on-se-mele-aux-grosses-orchades/

 

 

 

 

 

Addendum de dernière minute :

 

IMPÉRIALISME HUMANITAIRE

 

 

Kadhafi est mort. Vive Total !

 

Déclaration du

Comité International pour la défense des droits du peuple libyen

sur les événements actuels en Libye

 

Depuis l’année 2011, date du renversement du gouvernement légitime de la Libye et de la destruction de son État par les forces illégitimes de 40 nations qui ont envoyé pour ce faire des armadas de tous les coins du monde, le peuple libyen vit une tragédie qui n’en finit pas d’être exacerbée par la domination et l’affrontement entre eux de milices criminelles et de djihadistes extrémistes de toutes provenances, qui font subir quotidiennement aux Libyens : pillages, vols, viols, terreur, meurtres, enlèvements, tortures, néo-esclavagisme et famine..

L’élimination de toutes ces manifestations destructrices et la reconstruction de l’État libyen en tant qu’espace sûr et prospère ne peut être réalisée qu’avec la création d’une armée nationale forte, une police, des dispositifs de sécurité efficaces et des institutions constitutionnelles et économiques démocratiques et indépendantes. L’expérience humaine nous a appris, tout au long de l’histoire, que l’État moderne ne peut exister que sur ces bases, faute desquelles la vie et la sécurité des citoyens sont en danger, et vulnérables à toute intrusion et à toute violation.

 

 

Les événements qui se déroulent autour de Tripoli, où de violents affrontements se déroulent avec toutes sortes d’armes, résultent de l’incapacité de la « communauté internationale » à résoudre la crise libyenne, qu’elle a laissé se déclencher sans intervenir, et à mettre fin à la présence des innombrables milices qui ont plongé la Libye dans la nuit, le chaos, l’extrémisme, le pillage et le vol, et qui  y contrôlent toutes les installations de la vie depuis 2011. Nous rappelons sévèrement à ladite communauté internationale sa primordiale responsabilité non seulement dans le déclenchement mais dans la persistance du conflit

Le CPIL, dans le cadre de la réalisation de ses objectifs juridiques et humanitaires, s’engage aux côtés du peuple libyen victime de cette guerre qui vise tout le monde civil : enfants, femmes, vieillards Ces civils sont pris pour cible chaque jour, tués, agressés et  déplacés. Le comité dénonce cette violation du droit international pratiquée par les milices qui prennent les civils comme des boucliers humains pour marquer une victoire médiatique par des formules erronées et mensongères visant à différencier les Libyens et à en faire des ennemis qui s’affrontent, comme ce fut le cas en 2011 lorsqu’ils ont trompé le peuple libyen par leurs propagandes et les propos falsifiés qui ont amené le peuple libyen à cette situation tragique.

Le Comité souhaite que la paix règne sur la Libye et que toutes les formes de violence, de terrorisme et de combats s’arrêtent ; il appelle  les milices à  rendre leurs armes  et leurs munitions à l’armée libyenne, à se retirer des villes et à quitter toutes les institutions de l’État. Le Comité encourage les jeunes Libyens qui ont été engagés dans la guerre à se diriger vers les combats pour le développement plutôt qu’à se rendre sur les champs de bataille, appelant chacun à faire preuve de retenue et de respect pour le sang libyen et les droits des citoyens qui subissent chaque jour la violation de leurs droits politiques et de la plus élémentaire sécurité.

Le Comité appelle les composantes de la société libyenne et les forces de paix à prendre des mesures efficaces et à accélérer la tenue d’une réunion entre tous les Libyens sans intervention d’aucune force étrangère, réunion  dans laquelle toutes les parties puissent participer à l’élaboration des décisions qui aident la Libye à sortir de la crise. Toutes les parties doivent s’engager à les respecter et à les appliquer, y compris les Nations Unies.

Nous attirons l’attention de tous les acteurs sur le terrain sur la nécessité de respecter les règles du droit international et de protéger la vie et les biens des citoyens. Nous appelons les organisations de défense des droits de l’homme (Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Croissant rouge, Croix-Rouge, Human Rights Watch, Amnesty International et l’Office de secours des Nations Unies) à déployer un maximum d’efforts pour protéger les partisans de l’ancien régime incarcérés dans les prisons des milices, à les transférer dans des lieux sûrs et à accélérer leur libération, afin d’empêcher que les milices ne les utilisent comme boucliers humains ou leur fassent subir davantage de mauvais traitements.

Nous appelons tous les Libyens à rationaliser et à respecter les principes suivants afin de préserver l’unité et la souveraineté de la Libye, la liberté de ses citoyens et la protection de leurs droits :

 

/1. – Désarmement des milices  et surveillance des armes sous le contrôle d’une force d’observation africaine neutre jusqu’à ce que l’armé libyenne devienne une armée nationale bien construite.

/2. – Élaboration d’un accord de réconciliation nationale, sous l’égide du Conseil suprême des tribus et des villes libyennes, incluant toutes les composantes de la société libyenne.

/3. – Tenue d’une conférence nationale de dialogue pour élaborer une charte nationale définissant les caractéristiques du futur État libyen.

/4. – Formation d’un conseil de transition civil chargé de superviser la réconciliation nationale et le dialogue, et   organisation d’un référendum sur la constitution, suivi d’élections législatives et présidentielles.

/5. – Formation d’un gouvernement d’union nationale de conciliation dirigé par des technocrates.

/6. – Arrêt des  discours de  haine et d’incitation à la violence par tous les réseaux médiatiques.

/7. – Retrait de toutes les forces étrangères déployées sur le territoire entier de la Libye.

/8. – Libération de tous les détenus dans toutes les prisons.

/9. – Retour des personnes déplacées et refugiées à l’intérieur ou à l’extérieur de la Libye, et remise de tous les corps des morts à leurs familles. Signalement et recherche des personnes disparues.

 

En dehors de cette feuille de route on ne peut pas parler de la construction d’un État, de la restauration d’une Libye libre et indépendante, du maintien de son unité ni du rétablissement de sa stabilité et de sa sécurité. Cet objectif est difficile à atteindre  et peut prendre des dizaines d’années. Ne nous laissons pas décourager par les difficultés, si insurmontables qu’elles paraissent.

En avant !…

Comité international pour la défense des droits du peuple libyen

20/06/2019

 

 

 

Des Gilets Jaunes à Tripoli

 

 

 

 

 

 

 

 

Messages des Gilets Jaunes Libyens aux Gilets Jaunes français

 

 

 

 

 

 

Bien entendu, ils s’adressent au successeur de Petit Nicolas en anglais…

 

 

 

Ce que la France est devenue, hélas…

 

 

 

 

What next ?

 

 

Mis en ligne le 21juin 2019

 

 

Skripal bis et plus si affinités

 

 

 

 

 

 

Skripal bis

et plus si affinités

 

 

 

« Quels sont les obstacles à l’instruction du peuple ? Les écrivains mercenaires qui l’égarent par des impostures… »

Maximilien Robespierre

 

 

 

On ne cite jamais assez Robespierre.

Sa pertinence n’est jamais prise en défaut. Moins aujourd’hui que n’importe quand. Moins en Russie que n’importe où ailleurs. L’« affaire », qui secoue aujourd’hui le Landerneau moscovite et qui voudrait bien devenir une nouvelle « affaire Dreyfus », le prouve abondamment. Et le prouvera, si on la laisse faire.

On se croirait revenus au temps où Desmoulins et Danton, vendus au duc d’Orléans, père avisé d’un futur roi de France, se livraient ardemment aux activités dans lesquelles s’illustre aujourd’hui Ivan Golounov. Rien de nouveau sous le soleil.

Hélas – ou tant mieux – le temps n’est plus où on pouvait régler (très temporairement d’ailleurs) le problème en raccourcissant ce « pauvre Camille » et sa « délicieuse Lucile », après avoir neutralisé de même ce « cher Georges ».

Qu’y a-t-il de changé aujourd’hui ? Pas grand-chose, mais, quand même, quelques voix intègres ont gagné l’accès au domaine public (c. à d. aux médias, merci Internet), même si la lobotomisation en masse dudit public rend leurs efforts dérisoires. 

Karine Bechet Golovko (Russie Politics) est de ceux qui s’efforcent de débrouiller le nouvel écheveau en date enchevêtré à plaisir.

C’est pourquoi nous reproduisons ici, in extenso, sa réflexion sur le sujet. Nos lecteurs ne sauraient suivre avec trop d’attention ses efforts de compréhension. Il n’y a pas que le sort des Russes qui en dépende.

 

 

 

 

Pôv’ Golounov : les dessous pas très propres d’un conte pour grands enfants

 

Karine Bechet Golovko – Russie Politics – 13.6.2019

 

 

 

 

Avec la libération de Golounov, les rédactions laissent paraître des articles qui avaient été « retenus », je cite, « pour ne pas porter atteinte à Golonouv » (M. Simoniane), et sortent des interviews où les participants, des directeurs de médias d’opposition, expliquent comment ils ont fait libérer Golounov et fait prendre cette décision avant le passage devant la justice. Bref, la fameuse « corruption » de la police, les méchants flics pourris contre les gentils journalistes, tombe doucement, mais la manipulation, par des forces réelles, elle, est doucement mise au grand jour. Doucement et discrètement, alors aidons-la un peu. Voici les détails et les dessous du piège Golounov, dans lequel certaines élites russes à nouveau jettent le pays avec délices. Le relent nauséabond des années 89-90 ressort des égouts …

Nous avions déjà présenté le spectacle, assez désagréable, que nous offre l’affaire Golounov (voir le texte ici) et l’avènement du tribunal médiatique en Russie, qui a découlé de la libération de l’assignation à résidence, en vrac, prononcée par le ministre de l’Intérieur lui-même (voir notre texte ici).

Or, après la libération de Golounov, des articles intéressants commencent à sortir, la victoire a été acquise, maintenant l’on peut montrer sa force … Deux axes retiennent particulièrement notre attention : le premier concerne la personnalité de Andrei Schirov, directeur du département de lutte contre le trafic de drogue de la police de l’arrondissement Ouest de Moscou, celui qui a mené l’enquête contre Golounov et conduit son interpellation; le second concerne les pourparlers et les manoeuvres des directeurs de deux gros médias d’opposition Novaya Gazeta et Les Echos de Moscou, renvoyant aux oligarques A. Lebedev et Miller (Gazprom).

 

A. Schirov souligne les pressions sans précédent subies par la police dans l’affaire Golounov

A. Schirov, a donné plusieurs interviews importantes dans lesquelles il met les points sur les i quant aux spéculations de corruption et le respect de la légalité dans l’affaire Golounov, ainsi que sur les pressions sans précédent dont il fait l’objet, dans une affaire, somme toute banale, de trafic de drogue. 

Avant que le jugement concernant le placement de Golounov ne soit pris, il donne une interview à RT et, comme cela est indiqué sur le site, la rédactrice en chef – M. Simoniane – a personnellement décidé de ne pas publier cet article avant « que toutes les expertises » soient réalisées, pour ne pas porter atteinte à Golounov. L’on peut déjà s’interroger sur le parti-pris, l’objectivité du travail de journaliste. Bref, porter atteinte à la police, c’est bien vu, mais les siens doivent être protégés coûte que coûte …

 

 

 

 

Dans cette interview, A. Schirov affirme que cette affaire de trafic de drogue est une affaire banale, processuellement, il reste encore quelques points à éclaircir, mais cela ne soulève aucune question particulière; il dit que les règles ont été respectées, que tout est légal et qu’il ne craint aucune vérification. En revanche, la pression qu’ils subissent, lui et sa famille, de la part des journalistes qui prennent d’assaut la maison de campagne de ses parents âgés, où sont également sa femme et ses enfants, est hors des limites habituelles. Tout comme le niveau de contrôle. Ce qui est intéressant, c’est l’ambiance dans laquelle évolue cette affaire et c’est certainement cela qui a motivé la décision particulièrement subjective de « rétention » de la publication – pour que justement ces forces puissent tranquillement jouer en faveur de Golounov avant que la justice ne se prononce :

« Mais tout cela évolue d’une manière très étrange pour moi. Je ne parle pas de l’affaire elle-même, mais de tout ce qu’il y a autour. En tant que telle, l’affaire ne se différencie pas des autres affaires de ce genre. Mais vous voyez, tout ce qui se passe autour de cette affaire, je ne comprends pas. Certaines forces sont en jeu, les journalistes. Tout cela est bizarre.« 

Par ailleurs, dans une interview à currenttime.tv, Schirov a répondu aux accusations de corruption qui ont été lancées contre les policiers et contre lui-même dans cette affaire. Selon Transparency International, il serait en possession de terrains dans la région de Moscou pour une valeur de 70 millions de roubles (soit un peu moins d’un million d’euros). En réalité, comme il le déclare et comme cela est vérifiable sur le cadastre, ses parents sont en possession depuis longtemps d’une maison de famille, où ils se réunissent, son frère a un bout de terre adjacent et lui-même possède une vieille datcha de 6 m sur 9, avec les WC à l’extérieur et un terrain pour une valeur de 2,5 millions de roubles (un peu plus de 30 000 euros). 

« Si quelqu’un veut voir ces ruines, voir comment vivent les corrompus, qu’ils viennent, qu’ils regardent« 

En revanche, ces histoires de trafic de drogue et la pression mise sur la police dans ce domaine ne sont pas nouvelles. Il y a quelques mois de cela, un article est sorti sur Radio Liberty (financée par les États-Unis), dans lequel quelques noms de véritables policiers ont été mentionnés, ajoutés à des noms de policiers morts auxquels il n’était plus possible de rien demander, et qui furent accusés de transporter de la drogue par camions. Ce texte a été publié (les journalistes n’ont pas été inquiétés …). À l’époque, la police avait hésité à réagir, finalement Schirov avait décidé de ne pas perdre du temps avec ces idioties. Maintenant il déclare regretter, comprendre que c’était une erreur, car avec l’évolution de l’affaire Golounov, tout cela ressort, est utilisé et manipulé. La décision a été prise aujourd’hui de réagir à ces publications diffamantes, toutes les vérifications à l’époque ont été faites et rien de tout cela n’a pu être prouvé. Pour lui, c’est une forme de pression. 

En effet, des forces particulières semblent être mises en oeuvre. Si, juridiquement, cette affaire peut être assez simple, les dessous, les pressions sur l’enquête, sur la justice, éclatent au grand jour, du fait de ceux-là mêmes qui en sont à l’origine et s’en vantent dans la presse. Ils ont gagné, ils savourent leur victoire et traînent dans la boue le pouvoir, qui a par trop montré sa faiblesse.

 

Quand les décisions de « justice » sont prises dans les couloirs par les directeurs de presse

Le site The Bell a publié l’interview donnée par Dmitri Mouratov (Novaya Gazeta), dans laquelle il est expliqué en détail comment il a négocié la libération de Golounov. Ainsi, samedi, avant le jugement devant déterminer le mode de détention de Golounov, lors de l’enquête, D. Mouratov, à la tête du média d’opposition Novaya Gazeta, et A. Venediktov, à la tête des Échos de Moscou (faisant partie de Gazprom média, dirigé par l’oligarque A. Miller) se réunissent à la Mairie de Moscou (sic), avec la vice du Maire de Moscou S. Sobianine, Natalia Sergounina et la personne responsable de la politique de l’information et de la sécurité Alexandre Gorbenko. Mouratov demande à ce que soit présent, puisque manifestement tel est le but, le chef de la police de Moscou, Baranov. Et le travail de pression commence, couvert donc par la Mairie de Moscou, pour que Golounov soit tout d’abord non pas incarcéré (le pôv’ choupinet), mais assigné à résidence et sous contrôle judiciaire. Cela fonctionne, comme la suite de l’histoire l’a montré.

Mais ce n’est pas tout. Mouiller seul dans cette sale histoire le pouvoir local de Moscou n’est pas suffisant, il faut y entraîner le sommet de l’État. Le lundi, Mouratov raconte comment la décision finale a été prise. L’ombudsman T. Moskalkova (qui par ailleurs, ne cesse ces derniers temps de se prononcer avec virulence pour casser le Code de procédure pénale) a fait « son » rapport à V. Poutine et en sortant a déclaré que la bonne décision a été prise, puisque certainement (les Occidentaux disaient dans l’affaire Skripal « highly likely ») des milliers d’affaires semblables existent dans le pays. Ainsi, des expertises furent expédiées pour tenter de sauver quelques apparences et la décision ainsi prise antérieurement a été diffusée par le ministre de l’Intérieur, Kolokoltsev. Qui par ailleurs a demandé la tête de deux généraux.

 

Donc, dans une affaire où l’accusation de fabrication de cette affaire par des policiers découle de la pression de deux patrons de presse, action qui n’aurait pu être possible sans l’accord de leurs oligarques respectifs, la police a été mise à genoux et, démonstrativement, ont été mouillées les plus hautes autorités de l’État. 

Et pour quoi ? 

Pour arriver à légaliser la production de drogue, sa transformation, sa détention, son transport s’il s’agit de consommation personnelle, même en grande quantité ? Ou bien s’agit-il d’une belle technologie dirigée contre l’État, qui a montré trop de faiblesse ces derniers temps, depuis le virage pris avec l’arrivée de Kirienko à l’Administration présidentielle ? La peur manifeste qu’a inspirée le rattachement de la Crimée à une pseudo-élite « pro-européenne » dans le sens ukrainien, géorgien, kirghiz du terme a intensifié les exigences de cette élite de recevoir des « preuves » de bienveillance du sommet de l’État en contre-partie de son allégeance… temporaire. Certaines voix, discrètement, commencent à poser la question. Golounov n’est pas le but de tout ce bruit, il est le moyen. La dimension que prendra cette affaire va dépendre de l’instinct de survie de l’État, qui, espérons-le, ne nous ramènera pas aux années 89-90. La poussée de ces « élites » se répète, les mêmes causes produisent les mêmes effets. 

Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2019/06/pov-golounov-les-dessous-pas-tres.html#more

 

 

 

Pendant qu’on y est :

 

Nous venons de lire, coup sur coup, en anglais, une série d’articles d’une grande, voire d’une très grande importance. À notre connaissance, ils ne sont pas traduits. C’est une énorme lacune.

Il devrait exister une bourse aux articles non contournables en quête de traducteurs, qui éviterait aux âmes bénévoles de perdre leur temps en traductions routinières voire quelquefois inutiles… Mais qui sommes-nous pour en juger de la sorte ?

Nous avons pour l’instant décidé de faire de notre mieux pour résoudre le problème – à défaut de tout traduire nous-mêmes – en publiant désormais, sous l’en-tête « Articles en quête de traducteurs », ce qui nous paraîtra devoir retenir l’attention, mériter discussion, etc. etc. et vogue la galère.

On verra vite que le vivier principal de cette sorte de textes est le Saker’s Blog, endroit du site saker.is où se rencontrent de plus en plus des correspondants inattendus, parfois improbables, mais toujours dignes, à des titres divers, de la plus grande attention.

 

 

 

Articles en quête de traducteurs

 

(ordre chronologique)

 

Foreign backed terrorism in Iran : Part one -US/Israeli backed Salafists in Iran

Aram Mirzaei – The Saker’s Blog – 7.4.2019

https://thesaker.is/foreign-backed-terrorism-in-iran-part-one-us-israeli-backed-salafists-in-iran/

 

 

 

 

 

Foreign backed terrorism in Iran : Part two – US/Israeli backed insurgency and separatism in western Iran

Aram Mirzaei – The Saker’s Blog – 18.4.2019

https://thesaker.is/foreign-backed-terrorism-in-iran-part-two-us-israeli-backed-insurgency-and-separatism-in-western-iran/

 

 

 

 

 

White Paper reveals how US acted irresponsibly in trade war

Global Times –2.6.2019

http://www.globaltimes.cn/content/1152839.shtml

 

 

 

 

 

Special China SITREP & Analysis by Larchmonter445 : China Decouples : China Will Not Be Contained by Trade War

Larchmonter 445  – saker.is  – 2.6.2019

https://thesaker.is/special-china-sitrep-analysis-by-larchmonter445/

 

 

 

 

Explaining Russia’s position on Idlib

Ollie Richardson for The Saker’s Blog – 4.6.2019

https://thesaker.is/explaining-russias-position-on-idlib/

 

 

 

 

 

Why Trump wants talks with Iran

Pepe Escobar – Asia Times via saker.is – 5.6.2019

https://thesaker.is/why-trump-now-wants-talks-with-iran/

 

 

 

 

 

 

Why does Hashim Thaçi need another conflict with Serbia ?

By Rostislav Ishchenko

Translated by Ollie Richardson and Angelina Siard

zvesdaweekly.ru via saker.is – 6.6.2019

https://thesaker.is/why-does-hashim-thaci-need-another-conflict-with-serbia/

 

 

 

 

 

Sovereignists of all countries – unite !

The Saker – saker.is – 7.6.2019

[This analysis was written for the Unz Review]

https://thesaker.is/sovereignists-of-all-countries-unite/

 

Ah, le voilà traduit part Le Saker Francophone !

https://lesakerfrancophone.fr/souverainistes-de-tous-les-pays-unissez-vous  

 

 

 

 

À suivre…

 

 

Mis en ligne le 13 juin 2016.

 

 

Remember Bobby Sands ?

 

 

 

 

 

 

Remember Bobby Sands ?

 

« Il faut mourir, puisque les brigands triomphent »

Robespierre

 

Pour ceux qui n’étaient pas nés :

 

 

Le martyre de Bobby Sands

Antoine de Baecque dans mensuel 337
daté décembre 2008

 

Hunger  : un film choc sur un combattant de l’IRA mort en prison en 1981 après 66 jours de grève de la faim.

Le 5 mai 1981, Bobby Sands meurt à la prison de Maze, près de Belfast, à 27 ans, après 66 jours de grève de la faim. Le jeune homme est un des leaders des prisonniers de l’IRA Irish Republican Army. Il a été élu, un mois avant sa mort, député à l’Assemblée de Westminster, mais il n’y siégera jamais : son corps rejoint le cercueil que vont veiller deux hommes de l’IRA en uniforme. Le journaliste de Libération Sorj Chalandon l’a vu clandestinement le 7 mai, deux jours après la mort : « Le cercueil était levé, posé contre un mur. Sur le satin blanc, un visage de cire. Poudré, maquillé de vie, du coton dans les joues. Ses os perçaient. Il était translucide. Entre ses doigts, le petit crucifix envoyé par le pape. Un visage, deux mains, et puis rien. Un corps en creux. »

Source : https://www.lhistoire.fr/cin%C3%A9ma/le-martyre-de-bobby-sands

 

 

 

 

Obsèques de Bobby Sands

 

À Belfast, les obsèques de Bobby SANDS se sont déroulées dans le calme. Reportage à Belfast : les fenêtres des quartiers catholiques affichent toutes des drapeaux noirs. La foule se recueille sur le passage du cortège funéraire : le cercueil est entouré d’un drapeau irlandais. Il est escorté par des combattants de l’IRA masqués et armés. Au son des cornemuses, une foule de 50 000 personnes accompagne le cercueil jusqu’au cimetière.

Source :  www.ina.fr/video/CAB8101094001

 

 

 

 

Biographie de Bobby Sands

https://www.guide-irlande.com/culture/bobby-sands/

 

 

 

Hunger

Bobby Sands and the 1981 Hungerstrike (Documentary)

 

 

 

 

 

 

En anglais faute de mieux, avec nos plates excuses habituelles.

 

UN Special Rapporteur on Torture warns Julian Assange could die in prison

 

Kevin Reed – I.C.H. – 6.6.2019

 

 

 

June 06, 2019 « Information Clearing House » – In a June 1 interview with ABC Radio Adelaide, UN Special Rapporteur on Torture Nils Melzer warned that Julian Assange could die in prison if his persecution is not stopped immediately.

Last week, Melzer issued a scathing denunciation of Assange’s persecution, calling it “psychological torture.”

Reporter Philip Williams asked Melzer, “If your calls are ignored, do you fear that he could actually die in prison?” Melzer replied,

 

“Absolutely, yes. That’s a fear that I think is very real … the cumulative effects of that constant pressure, it will become unpredictable how this will end. What we see is that his health condition is currently deteriorating to the point that he cannot even appear at a court hearing. This is not prosecution; this is persecution and it has to stop here and it has to stop now.”

 

The full radio interview with Melzer can be heard here.

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Source : http://www.informationclearinghouse.info/51732.htm

 

 

 

 

 

The Murdering of Julian Assange

 

Peter Koenig – Global Research.ca – 4.6.2019

 

 

Julian Assange is being slowly murdered by “Her Majesty’s Prison Service” at Belmarsh prison in the south-east of London. The prison is notorious for holding people who have never been charged with a crime indefinitely. It is also called the British version of Guantanamo, and, typically used to detain so-called terrorists, thus called by the British police and secret service and aped by the British MSM and establishment. Terrorists that become terrorists by continuous and repeated accusations, by media propaganda, but not necessarily by fact.

Remember, if a lie is repeated often enough it becomes the truth in the minds of the braindead listeners. Its indoctrination of the public to demonize somebody or a group of people, or a country, who could become dangerous for the empire’s vicious and criminal endeavors. That’s what they are doing with Julian Assange. Exactly the same principle is applied, though on a different scale, against President Putin and against Russia and China. And it seems to work in a brainwashed-to-the-core, western society, ran by their spineless European US-vassalic leadership.

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Source : https://www.globalresearch.ca/murdering-julian-assange/5679492

 

 

 

 

L’article qui suit – un des meilleurs, des plus clairs, des mieux documentés, des plus irrévocables jamais écrits sur le sujet – n’est pas d’un « grand journaliste international ». Son auteur est un comique américain : une espèce de Coluche US (l’esprit souffle où il veut…), qui fait candidement comprendre pourquoi tant de monde ne se précipite pas pour sortir Julian des mâchoires du piège où on l’a pris, et pourquoi il n’y avait guère que l’Équateur de Raphael Correa auquel il pût s’adresser pour tenter d’y échapper, parce que Wikileaks n’avait jamais rien eu à en dire.

 

It Isn’t Just the US Government… Assange Has A Lot of Enemies

 

 

Lee Camp  – Russia Insider 31.5.2019

 

Julian Assange is a dick. It’s important you understand that.

Assange and WikiLeaks revealed the American military’s war crimes, the American government’s corruption and the American corporate media’s pathetic servile flattery to the power elite. So, if you’re a member of our ruling class, you would view those as textbook examples of dickery.

In a moment I’m going to list all the ways Julian Assange changed the world by being a dick.

 

 

In an evolved and fully realized society, the oligarchy would see Assange as a dangerous criminal (which they do), and the average working men and women would view him as justice personified (which they don’t). We would celebrate him even as the mass media told us to hope for his downfall—like a Batman or a Robin Hood or an Ozzy Osbourne (the early years, not the cleaning-dog-turds-off-his-carpet years).

But we are not evolved and this is not Gotham City and average Americans don’t root for the truth. Many Americans cheer for Assange’s imprisonment. They believe the corporate plutocratic talking points and yearn for the days when we no longer have to hear about our country’s crimes against humanity or our bankers’ crimes against the economy. Subconsciously they must believe that a life in which we’re tirelessly exploited by rich villains and know all about it thanks to the exhaustive efforts of an eccentric Australian is worse than one in which we’re tirelessly exploited by rich villains yet know nothing about it.

 

“Ignorance is bliss” is the meditative mantra of the United States of America.

Julian Assange has been arrested and is now locked away in British custody. The U.S. government wants to extradite him, regardless of the official version, for the crime of revealing our government’s crimes. Nearly every government on our third rock from the sun despises the man for bringing transparency to the process of ruling the unwashed masses. (The level of wash has, however, increased thanks to aggressive marketing campaigns from a variety of shampoo brands.)

It is politically inconvenient at this time for the screaming corporate news to remind our entire citizenry what exactly WikiLeaks has done for us. So you won’t see the following list of WikiLeaks’ accomplishments anywhere on your corporate airwaves—in the same way the mainstream media did not begin every report about Chelsea Manning’s trial with a rundown of the war crimes she helped reveal.

And Chelsea Manning’s most famous leak is arguably also WikiLeaks’ most famous leak, so it’ll top this list:

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Source : https://russia-insider.com/en/politics/it-isnt-just-us-government-assange-has-lot-enemies/ri27146

 

 

 

 

 

Celui-là en français…

Les abus contre Assange montrent qu’il n’a jamais été question d’appliquer la loi

 

Jonathan COOK – L.G.S. – 3 juin 2019

 

 

Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés, raisonnables par ailleurs, dire de Julian Assange : « Mais il a fui les accusations de viol en se cachant à l’ambassade de l’Equateur à Londres. »

Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faut au moins avoir vécu sur une île déserte ces dix dernières années ou, ce qui revient à peu près au même, compter sur les grands médias pour obtenir des informations sur Assange, y compris des médias supposément progressistes tels que The Guardian et la BBC.

Ce week-end, un éditorial du Guardian – la voix officielle du journal et probablement la rubrique la plus suivie par ses cadres dirigeants – a fait une déclaration tout aussi fausse :

Il y a ensuite l’accusation de viol à laquelle M. Assange était confronté en Suède et qui l’a conduit à se réfugier à l’ambassade de l’Équateur en premier lieu.

Le fait que le Guardian, soi-disant le principal défenseur des valeurs progressistes des médias britanniques, puisse faire cette déclaration erronée après près d’une décennie de couverture sur Assange est tout simplement stupéfiant. Et qu’il puisse faire une telle déclaration quelques jours après que les Etats-Unis aient finalement admis qu’ils voulaient enfermer Assange pendant 175 ans pour de fausses accusations d’ »espionnage » – il fallait être volontairement aveugle pour ne pas comprendre que les Etats-Unis avaient l’intention de le faire depuis le début – est encore plus choquant.

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Source : https://www.legrandsoir.info/les-abus-contre-assange-montrent-qu-il-n-a-jamais-ete-question-d-appliquer-la-loi.html

 

 

 

 

Une exposition chez les vivants :

 

 

 

 

 

 

Ah, le « D-Day ! »

 

Vous avez bien vu : Pas de Poutine mais Merkel ! Sans chapeau il est vrai. C’est à ça qu’on reconnaît les vaincus : pas de chapeau.

 

 

 

 

La main à des gens qu’on lit tout le temps mais qu’on ne relaie que de temps en temps… et ils n’y sont pas tous !

 

 

 

 

Do

 

Deuxième guerre mondiale

URSS = 25 000 000 de morts – USA = 350 000 morts

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3803

 

Bonjour à toutes et à tous,

À l’école, on apprenait quand j’étais gosse que l’URSS avait eu 25 millions de morts pendant la deuxième guerre mondiale. Plus tard, après Tchernobyl en 1986, sous Gorbatchev, un nouveau chiffre venu de Russie en donnait 30 millions, et même 33 millions.

À côté de ça, avec leur 350 000 morts, les Américains n’ont pas à la ramener, et on sait très bien que c’est aux soviétiques qu’on doit dire merci de s’être sacrifiés en si grand nombre pour nous libérer du nazisme.

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Rothschild et le complot Macron

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3799

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Quand Macron est sorti des urnes aux présidentielles 2017, on s’est dit que c’était un accident, et qu’il allait être tout seul. Mais, non ! il a été accompagné par tout un tas de gens sortis d’on ne sait où. De gens qui savaient parler ; notamment la langue de bois, et très adroitement de surcroît. Ces gens, il y en a eu non seulement suffisamment pour nommer des ministres, mais aussi pour faire élire des députés,

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URL de ces articles : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/deuxieme-guerre-mondiale/

 

 

 

 

 

Corinne Autey-Roussel

Entelekheia

 

Le nouveau D-Day ? Donald Trump ouvre un deuxième front au Royaume-Uni

 

George Galloway – Entelekheia – 6 juin 2°19

 

 

Le D-Day revu et corrigé, et les avances de Donald Trump au Royaume-Uni pour un accord de libre-échange post-Brexit décodées par George Galloway : un deuxième front se profile pour les Britanniques. Devront-ils combattre encore une fois, pour paraphraser Churchill, « sur les plages, sur les terrains de débarquement, dans les rues, dans les collines, dans les champs »… ?

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Source : http://www.entelekheia.fr/2019/06/06/le-nouveau-d-day-donald-trump-ouvre-un-deuxieme-front-au-royaume-uni/

 

 

 

Ma rencontre avec un Américain tranquille (et un Américain moins tranquille)

 

par Admin –  Entelekheia –29.5 2019 – m.à j. 30.5.2019

 

 

 

Ces derniers jours, George Galloway participait à l’Eurasian Media Forum, au Kazakhstan, dont il était l’un des intervenants principaux. Mais l’hôtel Ritz-Carlton d’Almaty, où il séjournait en compagnie des autres participants, abritait de bien étranges hôtes…

________________________ 

Par George Galloway

Paru sur RT sous le titre My encounter with a Quiet American (and a not so quiet American)

_________________________ 

Aux heures incertaines qui précèdent l’aube, la semaine dernière au Kazakhstan, ma femme et moi avons vécu le pire cauchemar des clients d’hôtels.

Endormis dans nos pyjamas, nous avons été tous deux réveillés par le bruit de quelqu’un qui essayait d’entrer dans notre chambre. Tout d’abord, la poignée qui tourne doucement, plus de plus en plus vite. Puis, le bruit d’une épaule qui, indubitablement, heurte à plusieurs reprises notre porte – une épaule dont nous n’avions aucun moyen de connaître la force.

Avec une louable promptitude, Mme Galloway s’est éjectée du lit comme une balle de revolver et a lancé tout ce qui comportait des roulettes contre la porte. Une fois sa barricade érigée, elle a couru au téléphone pour appeler la réception à l’aide, ce qui n’est pas la chose la plus facile à communiquer au milieu de la nuit à Almaty, comme vous pouvez l’imaginer.

Étant « l’homme de la maison », la seule chose que je pouvais offrir était de la force brute, avec mes deux mains exerçant une pression compensatoire sur la porte (qui commençait littéralement à se plier) et mon accent écossais à couper au couteau, exigeant de l’énergumène qu’il cesse ses menées (ou des mots écossais moins polis à cet effet). Bien sûr, j’ai regardé par le judas de la porte et j’ai pu en voir assez pour être sûr que ce n’était pas un cauchemar, que c’était bien un danger humain clair et net.

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Source :  http://www.entelekheia.fr/2019/05/29/ma-rencontre-avec-un-americain-tranquille-et-un-americain-moins-tranquille/

 

 

 

 

 

 

Jo BUSTA LALLY

 

 

 

 

 

Justin « WaterHole » Trudeau verse des larmes de crocodile sur les viols, la stérilisation et/ou l’assassinat des gardiennes de la Terre

 

Et, pour le moins…

Article à relier avec mon dernier billet ►

 

 Meurtre de masse sans conséquences au Canada, comment détrôner le mensonge ? Kevin Annett, 1er juin 2019

 

 

Génocide avoué = à moitié pardonné ?…

Nan…

Traduction R71 – Complété et enrichi d’anciens billets ad hoc et de PDF connexes par Jo Busta Lally

 

Pour lire tout le reste, c’est ici 

https://jbl1960blog.wordpress.com/

 

 

 

 

 

Gilles MUNIER

La voix de la Libye

 

 

 

Colloque: Sanctions extraterritoriales américaines et indépendance des États

19 mai 2019

Assemblée Nationale

Jeudi 13 Juin Salle Victor Hugo 101 rue de l’Université

De 14h00 à 19h00

 

Colloque organisé par l’IVERIS (Institut de Veille et d’Etude des Relations Internationales et Stratégiques), association loi de 1901 créée en 2015 et l’Académie Géopolitique de Paris, créé en 2000, établissement privé d’enseignement supérieur, déclarée auprès du rectorat de Paris.

Le sujet de l’extraterritorialité des programmes de sanctions américaines et de l’application du droit américain n’inquiétait, jusqu’à une période très récente, qu’un petit nombre d’experts et de parlementaires. Les affaires Alstom et BNP Paribas, et la fin du JPCoA, notamment, ont permis aux grands médias de s’intéresser à ce dossier capital pour l’industrie et la diplomatie française. Aujourd’hui nous sommes face à une véritable guerre du droit. L’extraterritorialité des programmes de sanctions américaines et des moyens mis en œuvre dans l’application et les sanctions dites secondaires sont utilisées comme des armes qui nuisent à la fois aux économies et aux relations internationales.

Cette conférence mettra en lumière les effets de l’application des sanctions extraterritoriales américaines sur l’industrie, les économies, l’indépendance et l’identité nationale des pays concernés, les relations transatlantiques, l’Union européenne, mais également sur l’autorité des Nations-Unies et du Conseil de Sécurité.

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Source : https://lavoixdelalibye.com/2019/05/19/colloque-sanctions-extraterritoriales-americaines-et-independance-des-etats/

 

 

 

 

 

Tom LUONGO

Gold, Goats’n Guns

 

La confiance est mise à l’épreuve en Europe, et dans le monde

via Le Saker Francophone – 26.5.2019

 

 

La confiance est l’aspect le plus important de l’activité humaine. Sans confiance, il ne peut y avoir d’interaction.

  • Pas de communication
  • Pas d’amitié
  • Pas d’amour
  • Pas de commerce

 

« Il semble que s’il y avait une quelconque vérité dans notre langue, le mot ‘confiance’ serait un mot de cinq lettres. » Joel – “Risky Business”

 

La clé de la compréhension de l’économie est la compréhension des gens. Toutes les interactions humaines reposent sur la confiance fondamentale qu’un contrat, une fois achevé, sera honoré.

L’économie mondiale ne repose que sur la confiance. Sans la confiance que les contrats signés aujourd’hui pourront être remplis demain et que les différends seront réglés avec un degré d’amitié raisonnable, il ne peut y avoir d’iPhone.

Pas d’Amazon.

Pas de pétrole.

Lorsque la politique devient toxique, lorsque les parties refusent de coopérer avec les fonctions de base du gouvernement, l’incertitude règne. Et l’incertitude dégouline jusqu’au peuple qui se lève chaque jour, va au travail et fournit un toit à lui-même et à sa famille.

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/la-confiance-est-mise-a-lepreuve-en-europe-et-dans-le-monde

 

 

 

Le Saker

chez le Saker francophone

 

Un Saker très pessimiste, sans doute avec raison.

 

Perspectives pour l’émergence d’une véritable opposition en Russie

 

thesaker.is via Unz Review – 29.5.2019

 

 

 

Comme prévu, la popularité de Poutine a plongé.

Ce fait n’est pas souvent discuté en Occident, mais la popularité de Vladimir Poutine est en déclin, et le reste, depuis qu’après sa réélection, il a conservé plus ou moins le même gouvernement – déjà impopulaire – alors que ce dernier tentait très maladroitement de fourguer, subrepticement, une réforme des retraites. Les derniers chiffres sont maintenant connus et ils ne sont pas bons : seulement 31,7% des Russes font confiance à Vladimir Poutine, son pire score en 13 ans ! Son score l’année dernière était de 47,4% – à propos, Shoigu n’a obtenu que 14,8%, Lavrov 13% et Medvedev 7,6%. Ce sont des scores désastreux à tous égards !

Je mets en garde à ce sujet depuis un moment maintenant – voir ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici – et nous pouvons maintenant essayer de comprendre ce qui s’est passé.

 

 

Ce sont les visages dont la plupart des Russes ont marre

 

Premièrement, il est évident que des millions de Russes – y compris votre serviteur – ont été profondément déçus que Poutine n’ait pas procédé à une réorganisation substantielle du gouvernement russe à la suite de sa réélection triomphale de l’année dernière. Poutine lui-même a déclaré deux choses à ce sujet : d’abord, qu’il est globalement satisfait de la performance du gouvernement et, ensuite, qu’il a besoin d’une équipe expérimentée pour mettre en œuvre son programme de réformes très ambitieux – plus à ce sujet dans un instant.

Deuxièmement, il est tout aussi évident que la réforme des retraites est profondément impopulaire et que la crédibilité personnelle de Poutine n’a jamais récupéré de ce fiasco politique.

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/perspectives-pour-lemergence-dune-veritable-opposition-en-russie

 

 

 

 

Sayed Hasan

Le cri des peuples

 

La liberté d’expression, Hassan Nasrallah et autres victimes de la censure sur Internet

Par Chris Wright  – 29.4.2019

Avec un commentaire de Norman Finkelstein

 

Source : https://dissidentvoice.org/2019/01/free-speech-hassan-nasrallah-and-other-victims-of-internet-censorship/

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

 

 

Le fait que nous vivions dans un monde où la diffusion de l’information est largement sous le contrôle de sociétés privées (et de gouvernements très largement influencés par ces grandes corporations) constitue en soi une mise en accusation suffisante de notre civilisation. Même si, de manière inconcevable, aucun autre crime n’était jamais commis nulle part et que les systèmes de pouvoir étaient généralement bienveillants envers les citoyens, un contrôle et une diffusion de l’information concentrés dans une poignée de mains privées justifieraient des tentatives de reconstruction de la société sur de nouvelles bases. Un tel contrôle est tout simplement trop contraire aux principes de la liberté d’expression et du libre accès à l’information pour être toléré par un peuple attaché à la démocratie, à la vérité et à une communication rationnelle et sans entrave. Mais c’est bien pire encore lorsque le contrôle de l’information par quelques consortiums & milliardaires est une condition préalable essentielle à ce que des crimes systématiques contre l’humanité soient commis sans cesse par ces mêmes entreprises et gouvernements. Si le public savait tout ce qui se passe, il est peu probable qu’il le tolère longtemps.

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Source : La liberté d’expression, Hassan Nasrallah et autres victimes de la censure sur Internet

 

 

 

 

Julian Assange : 7 ans de mensonges du système politico-médiatique et première extradition d’un journaliste

 

Jonathan Cook – 1.5.2019

 

Source : https://www.unz.com/article/after-7-years-of-deceptions-about-assange-the-us-readies-for-its-first-media-rendition/

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

 

 

Sept années durant, à compter du moment où Julian Assange s’est réfugié pour la première fois à l’ambassade d’Équateur à Londres, ils nous ont dit que nous avions tort, que nous étions des théoriciens du complot, des paranoïaques. On nous a dit et répété qu’il n’y avait pas de menace réelle d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, et que tout cela n’était que le fruit de notre imagination enflammée.

Pendant sept ans, nous avons dû écouter une foule de journalistes, de politiciens et d’ « experts » nous affirmer qu’Assange n’était qu’un fugitif face à la justice (« un justiciable comme les autres », dit aujourd’hui encore Le Monde), et qu’on pouvait se fier aux systèmes judiciaires britannique et suédois pour régler ce problème en toute conformité avec la loi. Durant toute cette période, on n’a entendu aucune voix « mainstream » s’élever en sa défense.

Dès le moment où il a demandé l’asile, Assange a été traité comme un paria, un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks – une plate-forme numérique qui, pour la première fois de l’histoire, a permis aux citoyens ordinaires de découvrir les recoins les plus sombres des coffres-forts les mieux gardés du plus profond des Etats profonds – a été effacé des registres.

Assange est passé du statut de l’une des rares figures dominantes de notre époque – un homme qui occupera une place centrale dans les livres d’histoire, si nous vivons assez longtemps pour écrire ces livres – à celui d’un simple parasite sexuel ayant violé les termes de sa libération conditionnelle.

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Source : https://sayed7asan.blogspot.com/2019/05/apres-7-ans-de-mensonges-contre-julian.html

 

Voir ici les derniers articles de ce blog, qui a déménagé à l’adresse :

Le cri des peuples

 

 

 

 

 

 

Karine BECHET GOLOVKO

Russie Politics

Billet d’humour : Crime de lèse-Macron ou le sermon Jaune qui ne plaît pas au préfet de l’Eure

Mardi 4 juin 2019

 

Chers amis, l’on ne plaisante pas avec le corps sacré du Monarque, même s’il est républicain et surtout s’il est impopulaire. Alors, quand un curé a le toupet de rappeler les traditions des prêtres ouvriers, de mettre l’Eglise du coté des faibles et non des puissants, et cela en poussant l’inconvenance jusqu’à se moquer du Souverain, non, c’en est trop, Monsieur le préfet, digne représentant non plus de l’Etat, mais du Monarque chahuté, en appelle à la justice. Celle des hommes, beaucoup plus conciliante que celle de Dieu. Pour qu’elle aille chercher ce curé irrévérencieux chez lui. Pendez-le haut et court, chers amis, qu’il serve d’exemple !

 

 

Dimanche 2 juin, un crime de lèse-Macron fut commis dans la joie et en musique. Double sacrilège, c’est le curé Jaune de Planquay en Normandie qui, lors du très sérieux office domincal, a poussé la chansonnette avec ses ouailles. Et avec ferveur. Une véritable prière, qui s’est élevée des cœurs et des âmes. Il fut une époque où ils étaient rouges, à l’époque où la gauche était de gauche, certains sont devenus Jaunes. Tout n’est pas perdu, l’esprit gaulois veille.

Lire la suite…

Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2019/06/billet-dhumour-crime-de-lese-macron-ou.html#more

Voir le reste ici :

http://russiepolitics.blogspot.com/

 

 

 

 

Castaner ? Non, Bruxelles, veille d’élections-z-européennes !

 

 

 

 

 

ÊTRE A-T-IL RAISON D’ÊTRE ?

Anatole Atlas – spherisme.be – 2.6.2019

 

 

L’Être est ET n’est pas ; l’État existe OU n’existe pas.

« L’État, c’est l’État », proclame l’État pour justifier sa guerre contre l’Être : aujourd’hui, le massacre des populations du Yémen par les armes françaises et l’agression programmée de l’Iran par l’axe Jérusalem-Washington-Riyad, avec l’appui de l’Europe.

Depuis l’humanisme de la Renaissance, en passant par les Lumières, le processus de la modernité conduisait à un dépassement dialectique du capitalisme. S’il s’agissait bien sûr d’une vue de l’Esprit — lequel baptisa « communisme » cette hypothèse — n’était-ce pas la plus haute vue de l’Esprit de tous les temps, prétendant réaliser liberté égalité et fraternité ?

N’était-il pas des plus légitimes pour l’humanité de concevoir, outre l’au-delà métaphysique, un au-delà historique ?…

L’ironie de l’histoire voulut que se revendiquât du « matérialisme » cette vue de l’Esprit, quand le prétendu « idéalisme » philosophique sous-tendait un capitalisme qui ne fut jamais rien d’autre que vue de la matière ayant la plus-value pour ultime idéal, où toute Parole est soumise à la Valeur…

Ce processus révolutionnaire fut stoppé par trois contre-révolutions, ayant disposé de moyens matériels incommensurables pour s’imposer :  fascisme/nazisme ; social-démocratie ; néo-libéralisme ; les trois idéologies ne se combinant qu’en feignant de s’opposer…

L’éradication de toute conscience historique est au coeur de ces trois régressions qui éliminent la conflictualité démocratique, donc les contradictions dialectiques à l’oeuvre dans l’histoire, pour ne laisser plus subsister que pré- et post-modernismes, symbolisés par l’axe Jérusalem-Washington-Riyad.

Lire la suite…

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/5061-2/

 

 

 

 

Et pour finir, la courte-échelle à un canard belge pas du tout mainstream…

 

EL BATIA MOÛRT SOÛ

(Le bateau mort saoul)

(N.B. La Haine et la Trouille sont deux rivières du Hainaut.)

 

 

On vous balance un vrai sommaire et les morceaux de pages qui ont bien voulu se laisser scanner :

Voir ici…

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/el-batia-mourt-sou/

 

 

 

 

Mis en ligne le 8 juin 2019