Chers Européens…

quand les missiles US et russo-irano-chinois s’affronteront, ce sera au-dessus de vos têtes. Il ne faudra pas venir pleurer, vous l’aurez voulu.

 

 

 

 

 

Le Traité FNI enterré, les nouveaux euromissiles arrivent – Union Européenne complice

 

Manlio Dinucciil manifesto3.8.2019

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

 

 

 

 

Le secrétaire d’état Mike Pompeo a annoncé hier (2 août 2019) après six mois de suspension, le retrait définitif des États-Unis du Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (INF ou FNI), accusant la Russie de l’avoir « délibérément violé, mettant en danger les intérêts suprêmes des USA ». À cette nouvelle n’a été donné en Italie que très peu d’écho politique et médiatique (l’ANSA – agence de presse nationale italienne – ne lui a consacré que quelques lignes). Et pourtant nous sommes devant une décision qui a de dramatiques implications pour l’Italie, exposée comme d’autres pays européens à se tenir en premières lignes dans une nouvelle confrontation nucléaire USA-Russie non moins dangereuse que celle de la guerre froide.

   Le Traité FNI, signé en 1987 par les présidents Gorbachev et Reagan, élimina tous les missiles nucléaires à courte portée et à portée intermédiaire (entre 500 et 5.500 Km) avec base au sol, avant tout les missiles balistiques Pershing 2, déployés par les États-Unis en Grande-Bretagne, Italie, Allemagne de l’Ouest, Belgique et Pays-Bas, et en même temps les missiles balistiques SS-20 (appellation occidentale) basés par l’Union Soviétique sur son propre territoire.

  En 2014 l’administration Obama accusait la Russie, sans apporter aucune preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) de la catégorie interdite par le Traité et, en 2015, annonçait que « face à la violation du Traité FNI par la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base au sol ». Le plan a été confirmé par l’administration Trump : en 2018 le Congrès a autorisé le financement d’« un programme de recherche et développement d’un missile de croisière lancé du sol par plate-forme mobile sur route ».

   De son côté, Moscou niait que son missile de croisière violât le Traité et, à son tour, accusait Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du « bouclier »), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisière à tête nucléaire. Dans ce cadre il convient de garder à l’esprit le facteur géographique : tandis qu’un missile nucléaire USA à portée intermédiaire, basé en Europe, peut frapper Moscou, un missile analogue basé par la Russie sur son propre territoire peut frapper les capitales européennes, mais pas Washington. Si l’on inverse le scénario, c’est comme si la Russie déployait des missiles nucléaires à portée intermédiaire au Mexique.

   « Les États-Unis – souligne Mike Pompeo dans sa déclaration – apprécient grandement la constante coopération et détermination des alliés OTAN dans leur réponse à la violation russe du Traité ». Appréciation méritée : les alliés, Italie comprise, ont déclaré la Russie coupable d’avoir violé le Traité en acceptant les yeux fermés l’accusation faite par les USA sans aucune preuve réelle.

   L’effacement du Traité FNI, suspendu aussi par la Russie le 3 juillet dernier, s’insère dans une nouvelle course aux armements désormais basée non tant sur la quantité mais sur la qualité des armes nucléaires et de leurs vecteurs, et sur leur localisation. Des sources militaires informent que les États-Unis sont en train de mettre au point de nouveaux missiles nucléaires à portée intermédiaire avec base au sol, aussi bien de croisière que balistiques (ceux-ci capables de frapper leurs objectifs à 6-8 minutes du lancement). La Russie a prévenu que, s’ils sont basés en Europe, elle pointera ses missiles nucléaires sur les territoires où les missiles USA seront installés.

   L’enterrement du Traité FNI a un objectif stratégique ultérieur. C’est ce qu’a révélé Pompeo lui-même, en accusant la Chine de déployer (sur son propre territoire) des missiles nucléaires à portée intermédiaire avec base au sol avec lesquels « elle menace les États-Unis et leurs alliés en Asie ». Le secrétaire d’état Pompeo prévient ensuite : « Il n’y a pas de raison que les États-Unis continuent à concéder cet avantage militaire crucial à des puissances comme la Chine ». Les USA, donc, se préparent à déployer de nouveaux missiles nucléaires à portée intermédiaire non seulement contre la Russie mais aussi contre la Chine. Toutes les deux en mesure de répondre en déployant de nouvelles armes nucléaires.

   Significative la position de la Commission Européenne, qui a déclaré hier : « Nous encourageons à préserver les résultats du Traité FNI, nous devons être attentifs à ne pas prendre la voie d’une nouvelle course aux armements qui réduirait les résultats significatifs atteints après la fin de la Guerre froide». Il faut un sacré toupet pour déclarer cela, après que cette même Union Européenne a contribué à l’enterrement du Traité FNI : à l’Assemblée Générale de l’ONU (21 décembre 2018), l’Union Européenne compacte a rejeté la résolution par laquelle la Russie proposait de préserver le Traité en établissant des mécanismes de vérification et des négociations. 

L’Union Européenne a donné ainsi de fait le feu vert à l’installation de nouveaux missiles nucléaires USA en Europe, Italie comprise.

Édition de samedi 3 août 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/affossato-il-trattato-inf-in-arrivo-nuovi-euromissili-europa-complice/ 

 

 

 

 

Mais vous n’aurez pas le temps de pleurer, quoi qu’ils vous fassent croire.

 

 

 

 

Les États-Unis se préparent à une guerre en Europe

 

NewsFront  – 1.8.2019

 

 

Les autorités états-uniennes cherchent à passer des contrats logistiques pour faciliter l’approvisionnement des troupes militaires dans le cas d’une guerre en Europe. Dans les demandes pour les fournisseurs sont indiqués d’éventuels itinéraires militaires concernant à peu près tous les pays européens.

 

 

 

 

Leministère de la Défense des États-Unis est en quête de prestataires pour le transport et le déploiement de forces militaires sur le territoire des pays européens, est-il indiqué sur le site officiel de l’administration des commandes publiques états-uniennes. L’annonce, publiée le 12 juillet, est constamment mise à jour.

Le ministère des Armées compte signer des contrats concernant les mouvements de personnes et de matériel militaire lourd pour le regroupement rapide des armées de terre des États-Unis en Europe (United States Army Europe ou USAREUR).

L’objectif des contrats est d’assurer la relocalisation et le déploiement rapide des troupes aussi bien que des moyens logistiques pour des manœuvres militaires essentielles. La demande officielle comprend des itinéraires approximatifs avec des points d’intersection aux frontières, des modalités de passage des postes de douane, des axes principaux et des distances. Presque tout le territoire européen est concerné, du Royaume-Uni jusqu’aux pays Baltes.

Le chargement et le déchargement de l’équipement militaire et des véhicules blindés seraient effectués par toute une gamme d’appareils de levage capables de soulever jusqu’à 300 tonnes. Le transport à travers l’Europe serait effectué à l’aide de véhicules tracteurs équipés de remorques déplaçant de 2,4 à 80 tonnes.

Des exigences rigoureuses sont imposées aux fournisseurs et aux conducteurs. Des autobus équipés de climatiseurs et de toilettes devraient être prêts à effectuer de longs parcours sans arrêts. Il est de plus indiqué que les conducteurs d’un certain nombre de pays ne pourront pas travailler sous contrat. L’accès limité des bases militaires des États-Unis et de l’OTAN aux tierces personnes fait l’objet d’un point particulier de la demande. Par exemple, le transport militaire sur le territoire du Royaume-Uni, de la Roumanie et de la Pologne n’est réservé qu’aux citoyens des pays membres de l’OTAN alors qu’en Espagne ce n’est le cas que pour les Espagnols. Des restrictions similaires sont appliquées en Italie, en Allemagne, au Luxembourg et en Belgique.

 

« Schengen militaire »

Ce n’est pas la première fois que les autorités états-uniennes prêtent une attention particulière à la logistique au sein de l’UE. Selon Ben Hodges, l’un des chefs militaires américains en Europe, les voies ferroviaires reliant l’Allemagne à la Pologne seront insuffisantes en cas de guerre tandis que la majorité des ponts ne supporteront pas le poids des chars.Il se prononce donc pour la création de la zone «Schengen militaire» qui permettrait l’acheminement rapide des troupes en Lituanie en passant par des pays de transit. À son avis, le ravitaillement pour d’éventuelles actions militaires à l’est de l’Europe sera assuré via la Pologne.

Source : https://fr.news-front.info/2019/08/01/les-etats-unis-se-prepare-a-une-guerre-en-europe/

 

 

 

 

 

 

Pendant qu’on y est, mettons-nous à jour :

 

Le modèle états-unien de gouvernement « souverainiste »

 

Manlio DinucciRéseau Voltaire – 30.7.2019

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

 

À l’occasion du grotesque discours de Giuseppe Conte devant les ambassadeurs italiens, Manlio Dinucci nous rappelle que, quelle que soit la sympathie que nous pouvons avoir pour les États-uniens, leur pays reste le principal prédateur de l’humanité. En aucun cas, nous ne pouvons et ne devons nous réclamer de ses « valeurs ».

 

 

 

 

Même si l’opposition attaque toujours le gouvernement et s’il y a des divergences à l’intérieur même du gouvernement, aucune voix critique ne s’est élevée de tout l’arc parlementaire quand le Premier ministre Giuseppe Conte a exposé à la Conférence des ambassadeurs (26 juillet) les lignes conductrices de la politique extérieure, comme preuve du vaste consensus multipartisan.

Conte a défini avant tout quel est le pivot de la place de l’Italie dans le monde : « Notre rapport avec les États-Unis reste qualitativement différent de celui que nous avons avec les autres puissances, parce qu’il se fonde sur des valeurs, sur des principes partagés qui sont le fondement même de la République et partie intégrante de notre Constitution : la souveraineté démocratique, la liberté et l’égalité des citoyens, la défense des droits fondamentaux de la personne ». Ainsi le Premier ministre Conte non seulement rappelle que les USA sont notre « allié privilégié », mais énonce un principe guide : l’Italie prend les États-Unis comme modèle de société démocratique.

C’est une mystification historique colossale.

En ce qui concerne « la liberté et l’égalité des citoyens », il suffit de rappeler que les citoyens états-uniens sont aujourd’hui encore recensés officiellement sur la base de la « race » — blancs (divisés entre non-hispaniques et hispaniques), noirs, indiens américains, asiatiques, indigènes hawaïens — et que les conditions moyennes de vie des noirs et des hispaniques (latino-américains appartenant à toutes « races ») sont de très loin les pires.

En ce qui concerne la « défense des droits fondamentaux de la personne », il suffit de rappeler qu’aux USA plus de 43 millions de citoyens (14 %) vivent dans la pauvreté et environ 30 millions n’ont pas d’assistance sanitaire, tandis que de nombreux autres en ont une insuffisante (par exemple, pour payer une longue chimiothérapie contre une tumeur). Et toujours concernant la « défense des droits de la personne », il suffit de rappeler les milliers de noirs sans armes assassinés impunément par des policiers blancs.

En ce qui concerne la « souveraineté démocratique » il suffit de rappeler la série de guerres et coups d’État effectuée par les États-Unis, de 1945 à nos jours, dans plus de 30 pays asiatiques, africains, européens et latino-américains, provoquant 20 à 30 millions de morts et des centaines de millions de blessés (voir la recherche de James Lucas présentée par le professeur Michel Chossudovsky sur le site Global Research [1]).

Voilà quelles sont les « valeurs partagées » sur lesquelles l’Italie fonde son rapport « qualitativement différent » avec les États-Unis. Et, pour montrer combien celui-ci est fructueux, Conte assure : « J’ai toujours trouvé chez le Président Trump un interlocuteur attentif aux légitimes intérêts italiens ». Intérêts que Washington considère comme « légitimes » tant que l’Italie reste en position grégaire dans l’Otan dominée par les États-Unis, les suit de guerre en guerre, augmente à leur demande sa dépense militaire, met son territoire à disposition des forces et bases US, forces nucléaires comprises.

Conte essaie de faire croire que son gouvernement, communément défini comme « souverainiste », ait un ample espace d’autonomie de « dialogue avec la Russie sur la base de l’approche Otan à double voie » (diplomatique et militaire) : approche qui en réalité suit la voie unique d’une confrontation militaire de plus en plus dangereuse.

À ce propos — informe La Stampa [2] — l’ambassadeur US Lewis Eisenberg à Rome a téléphoné au vice-président Luigi Di Maio (jugé par Washington le plus « fiable »), en lui demandant un éclaircissement sur les rapports avec Moscou notamment du vice-président Matteo Salvini (dont la visite à Washington, malgré ses efforts, a eu « une issue décevante »).

On ne sait pas si le gouvernement Conte va réussir l’examen. Mais on sait que se perpétue la tradition selon laquelle en Italie le gouvernement doit toujours avoir l’approbation de Washington, confirmant quelle est notre « souveraineté démocratique ».

Édition de mardi 30 juillet 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-modello-usa-del-governo-sovranista/ 

Source : https://www.voltairenet.org/article207161.html

 

 

 

 

 

 

Dans toutes les manières de faire la guerre aux non-militaires, il y a l’asphyxie financière par expulsion des gêneurs…

 

 

Qui veut tuer le Réseau Voltaire ?

 

 

« The Global Banking System »

 

 

Depuis 8 ans, le Réseau Voltaire ne parvient pas à ouvrir de compte bancaire dans un pays occidental. Où que ce soit, après avoir reçu un accord, nous avons été informés que notre compte était refusé par la Banque centrale du pays, sans motif. Tout se passe comme s’il existait une liste noire internationale confidentielle partagée par les Banques centrales.

Nous devons aujourd’hui rembourser les frais engagés pour l’hébergement et l’entretien du site durant les dernières années, soit 48 000 euros.

Il se trouve qu’un système de cagnotte a été créé en France par une filiale du Crédit mutuel Arkéa pour récolter de l’argent, le site internet Leetchi. En juin dernier, ce site a été bloqué par la justice après qu’il a pris sur lui de fermer une collecte en faveur du boxeur Christophe Dettinger, en l’accusant de vouloir non pas payer ses frais de justice, mais de provisionner pour payer d’éventuelles amendes, ce qui est illégal — M. Dettinger était poursuivi pour avoir frappé à mains nues des gendarmes en tenue d’émeute qui bousculaient une femme pendant une manifestation des Gilets jaunes —.

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Source : https://www.voltairenet.org/article207204.html

 

 

 

 

 

On en est là

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 4 août 2019

 

 

 

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