Folie des grandeurs chez les Euronouilles

 

 

 

 

L’UE renforce l’ingérence en Russie comme ligne politique

 

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics – 17.9.2021

 

 

 

 

 

Le Parlement européen vient de voter le rapport présenté sur les relations avec la Russie, prévoyant un durcissement de la ligne. Pourtant, durcir la ligne est devenu impossible, sinon à rompre des relations diplomatiques déjà anorexiques. Donc, alors que les élections législatives démarrent en Russie, l’UE annonce finalement une politique d’ingérence (autant qu’elle le peut …) chez son grand voisin, afin de le « démocratiser » par la force, pour finalement « sauver » le peuple russe du « régime de Poutine ». Entre folie des grandeurs et folie tout court, revenons sur ce document, qui est en soi une insulte à la tradition diplomatique européenne. Mais il est vrai que, une fois de plus, l’UE démontre bien qu’elle n’est pas l’Europe.

 

Que l’UE soit entièrement engagée dans le combat géopolitique atlantiste ne fait de doute pour personne. Et sa rhétorique à l’égard de la Russie ne fait que se radicaliser. Déjà en avril cette année, les parlementaires européens avaient adopté une déclaration va-t-en-guerre contre leur grand voisin, mêlant hystérie, faiblesse et agressivité (voir notre texte ici). La Russie était présentée comme une menace, presque militaire, qu’il fallait combattre.

 

 

Cette fois-ci, dans le rapport sur l’orientation des relations politiques entre l’UE et la Russie, le ton monte encore d’un cran.

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Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2021/09/lue-renforce-lingerence-en-russie-comme.html#more

 

 

 

 

Folie tous azimuts chez les mêmes

 

« Reconstruction », qu’ils disent

(en russe : perestroïka)

 

 

 

 

Petit parcours labyrinthique en images

L.G.O. –  20 septembre 2021

 

[ On, part de chez les complotistes… on passe par notre petite terre d’héroïsme et on aboutit, comme toujours, dans l’Hexagone qu’on n’en finit pas d’imiter. ]

 

Chez les uns…

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes sûrs ?

 

 

 

Comment vont-ils faire, maintenant, pour interdire le dopage ?

 

 

Pourtant…

 

 

 

 

 

Il faut s’en faire une raison : essayer de comprendre n’est plus à la mode (Et va te faire foutre, Simenon, t’as été remplacé par Amélie Nothomb !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne ratez pas « Pour déresponsabiliser les collabos »…

 

https://micheldogna.fr/

 

 

Chez les autres :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultat prévisible :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce la peine de traduire ? Ils parlent quand même tous en pidgin d’aéroport

 

 

 

 

 

Chez les anglophones aussi :

 

 

Vous savez quoi ? Apprenez l’anglais, ça fait partie du package deal.

 

 

 Personne ne les a lus à temps

 

 

 

Pas de raison  qu’on fasse des complexe, c’est « Bruxelles » partout !

 

 

 

 

Pas qu’en France… même si le piqueur n’a pas l’air très belge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand la Grande Thémis va se fâcher…

 

 

 

 

Que le virus soit enfin maîtrisé !

 

 

 

Que les couards soient punis comme ils le méritent !

 

 

 

Nous avons fauché pratiquement toutes ces images malséantes chez  E & R

 

 

 

 

 

« Donnez-vous la… donnez-vous la…. donnez-vous la peine de vous asseoir… mon jeune ami, mon jeune ami, mon jeune ami, vous allez vooiiir… »

 

L’Étoile, d’Emmanuel Chabrier, air du pal.

[Sur un texte de Paul Verlaine, édulcoré par les auteurs, parce que trop osé.]

 

 

 

 

Emmanuel CHABRIER – L’Étoile : Scène du Pal Orchestre de l’Opéra Comique avec Fanély Revoil, Lucie Thelin, Jeane Mattio, et René Herent, André Balbon, Alban Derroja, René Bonneval. Direction: Roger Désormière.

Enregistrement réalisé à Paris le 8 février, le 8 mars et le 7 juin 1943. C’est René Hérent qui chante. 

 

 

 

 

 

Allons, ne soyons pas pingres :

 

Production Atelier Lyrique de Tourcoing Février 2020

Juste avant ce que nous savons…

 

 

 

L’Étoile – 1er acte

 

 

 

 

L’Étoile – 2e acte

 

 

 

L’Étoile – 3e acte

 

 

 

 

 

 

On ne fait pas aujourd’hui dans les niouzes extracovidiennes, mais il nous a été impossible de résister à ce billet :

 

 

L’espion qui m’AI…mait

 

Observatus Geopoliticus – Chroniques du Grand jeu – 18.9.2021

 

 

 

 

 

L’étrange assassinat en novembre 2020 de Mohsen Fakhrizadeh, cerveau du programme nucléaire iranien, avait laissé pour le moins rêveur. Comment l’un des hommes les plus importants de la république islamique avait-il pu être mitraillé sur une route en plein coeur du pays ?

 

De nouveaux éléments, rapportés par le New York Times, qui pour une fois a fait un travail sérieux, sont venus corroborer ce que l’on soupçonnait déjà et donnent une réponse à peu près définitive. L’affaire est digne d’une aventure bondesque, teintée d’intelligence artificielle.

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Source : https://www.chroniquesdugrandjeu.com/2021/09/l-espion-qui-m-ai.mait.html

 

 

 

 

Et à celui-là (du rififi chez les Gribouille) :

 

Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français

 

Pour se protéger de l’hostilité des États-Unis.

 

 

https://lesakerfrancophone.fr/voici-la-raison-pour-laquelle-laustralie-a-annule-son-contrat-dachat-de-sous-marins-francais

 

 

 

 

 

Quand à celui-ci, ce qu’il révèle dépasse toute qualification :

 

Frappe de drone meurtrière en Afghanistan, le journalisme grand public de ces vingt dernières années en cause

Frappe de drone meurtrière en Afghanistan, le journalisme grand public de ces vingt dernières années en cause (entelekheia.fr)

 

 

 

 

Littérature russe à bicyclette

 

 

 

 

 

Viktor Pelevine

 

(Merci à Israël Shamir de nous l’avoir fait découvrir)

 

 

 

Viktor Pelevine

Critique macédonienne de la pensée française

Denoël et d’ailleurs – 2005

256 pages

Édition originale : Kazan – entre 1992 et 2002

 

Quatrième de couverture

Dans la quiétude de la cale d’un bateau, un certain Charles Darwin s’interroge sur les raisons de la survie des espèces et s’emploie à en percer les mystérieuses lois – en compagnie d’un orang-outan, puis d’un gorille. Un banquier au passé trouble confie la conception artistique de sa cérémonie de mariage à un linguiste féru de bandes dessinées – lequel ferait n’importe quoi pour faire financer ses travaux. Un tatar fortuné mais dément part en croisade pour sauver l’Europe de la décadence – due, selon lui, à la domination de maîtres penseurs français de l’après-guerre. Farce parodique des grands mythes de la civilisation occidentale, satire impitoyable des idéologies totalitaires, critique acerbe de la nouvelle élite moscovite, les douze nouvelles inédites qui composent Critique macédonienne de la pensée française constituent un échantillon représentatif de l’oeuvre de Viktor Pelevine et des interrogations profondes qui parcourent son oeuvre : un condensé de littérature décomplexée, une condamnation férocement drôle d’un monde en déclin.

L’auteur

Né en 1962, Viktor Pelevine réside à Moscou. Après avoir acquis une formation d’ingénieur, il a effectué des études de lettres. Il a commencé à publier à la fin des années 80, et a écrit depuis de très nombreux romans et nouvelles dont plusieurs ont été traduits en français. Il est l’un des meilleurs représentants de la nouvelle génération littéraire post-soviétique.

 

Extrait

(La nouvelle qui donne son titre au livre)

 

Critique macédonienne de la pensée française

 

 

« Toute conception forme la base d’un état dualiste de l’esprit, et cela produit la samsara suivante »

Tulku Urgyen Rimpotche

 

« Tout l’univers sent le pétrole »

William James

 

 

    Par son statut social, Nassykh Nafikov, connu de ses amis et d’Interpol sous le sobriquet de Kika, était un Nouveau Russe typique de l’époque de l’accumulation initiale du karma. En fait, d’un point de vue ethnique, il n’était pas russe, mais il aurait été trop osé de le qualifier de Nouveau Tatar. Passons-nous donc d’étiquettes pour raconter, en toute simplicité, son histoire horrible et fantasmagorique qui a poussé certains êtres sensibles, informés de l’affaire par la presse de caniveau, à le surnommer le Gilles de Rais de notre époque.

    Nafikov naquit à Kazan, mais grandit en Europe. Sa plus tendre enfance – moment où se forme le squelette de la personnalité – se déroula dans des crèches et maternelles anglophones, puis dans des écoles cosmopolites pour enfants de diplomates. Kika mémorisa à tout jamais un vers accroché au-dessus du lavabo dans un de ces établissements :

 

We condemn in strongest terms

Dirty nails that harbour germs1 !

 

    Les impressions de son enfance, qui échappaient au contrôle des parents, firent de Kika un Européen plutôt qu’un « Eurasien », comme aimait à se définir son père qui souhaitait que son fils lui ressemblât. Or, son rejeton percevait ce mot sauvage comme la dénomination d’un homme qui, en forme,  pourrait passer pour un Asiate en Europe, et pour un Européen en Asie. Quant à l’Eurasie dont son père aimait causer, elle était à ses yeux une sorte d’Atlantide virtuelle qui se serait noyée dans le porto bien avant sa naissance.

    Au moment où son fils vint au monde, Nasratullah Natikov était un gros bonnet du parti au Tatarstan. Lorsqu’il mourut, il était un magnat du pétrole qui avait échangé, avec profit, une rente du parti contre une rente dans les ressources naturelles. Il eut une apoplexie à la suite d’une décision du gouvernement, soit de réduire les quotas, soit d’augmenter les prélèvements. Mais on ne lui permit pas de s’en aller de mort naturelle : un sniper l’acheva discrètement à l’hôpital. On murmurait qu’il s’agissait d’Alexandre Solonik en personne, surnommé Choura de Macédoine2 à cause de son talent extraordinaire pour le tir à la macédonienne : faire feu des deux mains, sans viser. Il aurait dépensé beaucoup trop en faisant la noce à Kazan et, pour se renflouer, il aurait accepté un contrat. Un élément témoignait en faveur de cette hypothèse : dans le grenier de l’immeuble en face de l’hôpital, on retrouva un fusil belge de calibre 5,45, le modèle de prédilection du célèbre artiste liquidateur pour de telles occasions. Néanmoins, l’hypothèse présentait une faille : Solonik avait été tué à Athènes bien avant les événements de Kazan. Faut-il préciser que c’était justement pour ça que les gens y croyaient dur comme fer ?

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/critique-macedonienne-de-la-pensee-francaise/

 

 

 

 

 

Et puisqu’on est chez les Russes…

 

Ceci est une dernière minute en anglais (sorry).

Le 30 octobre qui vient, Fiodor Dostoïevski aura 200 ans.

Pour célébrer comme il convenait cet anniversaire, un Ulate U .S. du nom de Séamas Cain a écrit un texte qu’il a intitulé “ The Sadness of Feodor Dostoyevsky ”, texte qui vient de paraître sur le site (inconnu de nous jusqu’à ce jour) :

 

DANSE MACABRE

 

En voici le début (le reste à l’écran).

 

Séamas Cain

The Sadness of Feodor Dostoyevsky

 

 

Pierre Subleyras, Charon passant les âmes. Louvre

 

 

     First one sheet of paper, then another, blew off the table, until the floor was littered with them.  A windmill’s arms waved fast against the piled clouds.  Katerina Ivanovna, the woman in black on the hilltop opposite, stood motionless.  The lindens were in bloom.  Thus Dostoyevsky spoke :  “I felt for a moment that I was the only living thing in a world of dead machines; the ballet dancer hopping across the road in front of a steam roller.”  He had a lanky figure, chestnut hair, a regular, though somewhat long face, red cheeks, deep gray eyes.  His forehead, on which huge purple bruises had developed overnight, was swathed with a red cloth.  And the birds ?  They were silent.  The birds were very silent.

    Dostoyevsky sat silent, not listening to the talk, which was about the new atrocities in Indonesia and Africa.  He was staring up into the broad sun-splotched leaves of the house vines, remembering how the sun and shade had danced about Lisa Xoxlakova’s hair when they had been in the arbor alone the day before, turning it all to red flame.  She had opened a book haphazardly.  She had brilliant eyes, wide open, her appearance pensive, and very calm.  Although she had risen from bed early and was getting stronger, she still had a tired, weak look.  Suddenly there was the sound of a whistle from inside the house, inside his very own window.  All at once a bitter thought came to Dostoyevsky.  Was it the whistle, the book, the flame ?

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Source : https://dansemahttps://dansemacabreonline.wixsite.com/neudm/new-pageseamucabreonline.wixsite.com/neudm/new-pageseamus

 

Séamas Cain is a poet and performance-artist. His most recent book, The Mountains of Mourne, collects poems from over sixty years of writing. His novel, The Dangerous Islands, describes the civil war in Northern Ireland through the experiences and observations of a Surrealist poet/artist. Bienvenue au Danse, Séamas.

Od : Séamas Cain <seamascain@gmail.com>

Si vous ne trouvez pas les livres de Séamas Cain, poète surréaliste, vous pouvez toujours lire ceci en PDF :

https://www.academia.edu/23444877/A_Catalogue_of_British_and_Irish_Labouring_class_and_Self_taught_Poets_c_1700_1900

Quant au bicentenaire de Dostoïevski, promettons-nous d’y revenir.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 20 septembre 2021

 

 

One Responses

  • jean chérasse

    Superbes illustrations ! Une image bien composée est bien plus virulente qu’un texte bien écrit…Utilisons cette arme graphique pour abattre l’infâme Zemmour (cf mon billet du blog Vingtras de Mediapart, intitulé : « Zemmour, de Déroulède à Philippe Henriot »)

    Répondre

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