Le « Jardin des Délices » de Jérôme Bosch source d’inspiration littéraire

 

 

D’autres écrivains qu’Anatole Atlas ont dû, à coup sûr, trouver de l’inspiration dans la peinture du maître de Bois-le-Duc (‘s-Hetogenbosch, d’où son nom). N’en rappelons, ici, brièvement qu’un seul, ne fût-ce que parce que nous l’avons publié :

 

 

Le hibou, le canard et – Miss Rowe ! Miss Rowe !

La Thalamège – 1986

 

 

 

John Cowper POWYS ne cacha pas à ses proches et à ses multiples correspondants l’impression  profonde que lui avait faite la rencontre avec ce tableau. On en trouve trace dans un petit conte de sa première vieillesse, écrit, si nous ne nous abusons, à Phud Bottom (Upstate New York), par un Powys sexagénaire et très pauvre, que tourmentait la perspective d’être envoyé par « les autorités » dans un « home » pour personnes âgées, où il serait séparé de sa compagne Phyllis Playter parce qu’ils n’étaient « pas mariés ». (Les États-Unis ne badinaient pas, alors, avec les couples irréguliers.)

Dans ce texte où il anime, à sa manière inimitable, toute une série d’inanimés, on retrouve, outre le fantôme d’une jeune vieille fille appelée Miss Rowe, qui joue le rôle du dieu miséricordieux (d’autres l’auraient appelée Allah ! Jésus ! ou Mondieumondieu !), et les statuettes des sages chinois Lao Tseu et Tchouang Tseu, quelques « personnes » par lui convoquées du Jardin des Délices : un hibou empaillé, un cheval blanc, un canard curieux au bec jaune et un poisson à la bouche ouverte, incarnant chacun une croyance ou une disposition philosophique. Si vous regardez bien le tableau, vous les y trouverez tous.

 

 

 

 

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Mai 2020

 

 

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