Les massacres de Serbes pour leur prélever des organes n’ont pas commencé au Kosovo

 

 

Grey Carter Oriental Review – 5.8.2019

via Saker Italia

(traduction Raffaele Ucci)

 

 

 

 

 

 

Contrairement à la croyance générale, le trafic le plus sanguinaire de l’histoire, celui d’organes de Serbes du Kosovo enlevés et emprisonnés, n’a pas commencé au Kosovo. Comme cela a été rapporté par les médias serbes lors du procès intenté par la mission EULEX au Kosovo, « un des accusés a avoué avoir participé à la vente d’organes humains ».

 

Driton Jiljta s’est déclaré coupable d’« abus d’autorité et (de) pratiques médicales illégales ». Cette affaire faisait partie d’un procès plus large, où sept Albanais et deux étrangers avaient été incriminés de trafic d’organes, de criminalité organisée et de prélèvements d’organes décrits comme « activités médicales illégales », à l’hôpital Médicus de Pristina. Selon l’accusation, cet hôpital avait effectué, en 2008, trente transplantations de reins illégales, alors que, selon l’enquête, des pauvres de Turquie, de Russie, de Moldavie et du Kazakhstan affluaient à la clinique, attirés par la fausse promesse de 15.000 € pour leurs organes.

 

 

 

 

Procès discrédité

Toutefois, le procès n’a aucune signification sérieuse, et son objectif, au moyen des actions judiciaires entreprises par les États-Unis et l’Union Européenne, est de faire croire au public qu’un travail d’enquête significatif est en cours sur le trafic d’organes humains. C’est ce que disent les autorités et les médias mondialistes. Mais que s’est-il vraiment passé ? Les procès ont débuté à la suite d’un rapport de Dick Marty, haut fonctionnaire aux Nations Unies, rapport délibérément dévoyé par Washington et par Bruxelles, dans le but de protéger les organisateurs du trafic d’organes humains et de leur utilisation industrielle, l’industrie de la mort.

 

 

Dick Marty

 

 

Au début, Jiljta s’était déclaré non coupable du trafic d’organes mais coupable seulement d’abus de pratique médicale et de pratique médicale illégale. L’ablation illégale d’organes humains, appelée « transplantation d’organes » est définie comme une activité criminelle quand elle est pratiquée dans le cadre de la traite d’êtres humains. Pour ces crimes monstrueux, d’après le « Code pénal provisoire » de l’EULEX, la peine encourue n’est que de 2 à 12 ans de prison. D’autre part, l’EULEX, tout comme le TPIY, est hostile aux Serbes auxquels il impose des sanctions draconiennes ; il ne faut donc pas s’étonner que ses juges aient condamné, par exemple, Zoran Kolic à 14 ans d’emprisonnement pour « crimes de guerre », alors qu’il avait prouvé ne s’être pas trouvé dans la zone où étaient censés avoir été commis les crimes qu’on lui reprochait.

En outre, selon le procureur, l’affaire du trafic d’organes d’êtres humains au Kosovo se borne à une seule activité exercée sur « des pauvres désespérés en provenance de divers pays qui, par besoin d’argent, sont venus vendre leurs reins à l’hôpital privé Medicus de Pristina ».

Comment l’activité bien organisée de la soi-disant Armée de Libération du Kosovo, exercée sur des milliers de Serbes enlevés et (encore) portés disparus, indépendamment de l’âge et du sexe, peut-elle se trouver réduite à un simple acte criminel ?

 

 

 

 

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a ri et a traité de « fou » un reporter de Voice of America qui lui demandait de commenter l’affaire du trafic d’organes d’êtres humains au Kosovo. D’après un reportage de KIM Radio dans l’enclave serbe de Gračanica, le journaliste Budimir Ničić a demandé au ministre français de reconnaître les faits et de définir sa position par rapport aux accusations de trafic d’organes d’êtres humains.

Lorsque Ničić a posé sa question, Kouchner a « éclaté de rire » et a dit « Mais vous êtes malade, non ? J’ai une tête à vendre des organes, moi ? » ajoutant ensuite : « Mais vous êtes fou ! Vous croyez n’importe quelle connerie ! Rada et moi on aurait volé des cadavres pour prendre des organes, mais à qui ? ».

« Quelle maison jaune ? Pourquoi jaune ? Monsieur, vous devriez aller consulter. » Puis enfin : « Ça suffit, merci. Y’a pas eu de maison jaune, il n’y a pas eu de trafic d’organes ! »… « Elle était médecin et moi aussi. Les gens qui disent ça sont des salauds et des assassins », a affirmé la radio, citant l’important diplomate français. (N.B. : ceux qui PARLENT de ces choses sont des salauds et des assassins, pas ceux qui les ont FAITES). Kouchner a été administrateur des Nations Unies au Kosovo de 1999 à 2001.

Les procureurs de l’EULEX se sont contentés de n’accuser qu’un seul personnage insignifiant, dans le but évident de protéger les vrais organisateurs de ce crime monstrueux.

Naturellement, les États-Unis et leurs satellites, dès la publication du rapport de Dick Marty (ONU) ont essayé de tenir à l’écart des Nations Unies les enquêtes sur le trafic d’organes humains. Pour mieux contrôler ces enquêtes et les procédures judiciaires subséquentes, les USA, la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne se sont opposés à ce qu’il proposait et ont contraint la Serbie à accepter les enquêtes conduites exclusivement par l’EULEX

 

Qui est aux côtés de la Serbie ?

Aux côtés de la Serbie, on trouve la Russie, la Chine le Gabon et l’Afrique du Sud. Ces états ont fait valoir que le Conseil de Sécurité devrait instituer un organe d’investigation international, mais, suite aux pressions des États-Unis, il a été fait en sorte que leur proposition ne soit pas approuvée, et Washington a nommé une de ses créatures à la tête de la Commission d’enquête de l’EULEX : Clint Williamson. L’EULEX, à son tour, a nommé un procureur spécial britannique : Jonathan Ratel, à la suite de quoi Washinbgton et Londres ont fermé le cercle à l’intérieur de l’EULEX, comme ils l’avaient fait précédemment à La Haye, de manière telle que Florence Hartmann elle-même a écrit que leurs services secrets contrôlaient complètement la stratégie, les accusations et les jugements des procureurs.

 

 

Camp Bondsteel.

 

 

Dès la découverte des crimes du trafic d’organes, les USA et le Royaume-Uni ont tout fait pour discréditer le rapport de Dick Marty, qui indiquait que leur pantin, Hashim Thaçi, chef de la mafia au Kosovo et Premier ministre du « Kosovo », était impliqué dans le trafic des organes humains. Cependant, on trouve des traces du monstrueux business très en amont du rapport de Dick Marty, et elles conduisent à la découverte la plus épouvantable et la plus sombre de l’histoire de la guerre :

 

Ces crimes n’ont pas commencé au Kosovo, mais dans tous les territoires de la Yougoslavie, où l’OTAN s’est ingérée dans un conflit armé contre le peuple serbe.

 

Tout a commencé dans la République Serbe de Krajina (RSK)

La sanglante industrie de mort a commencé dans la RSK (les territoires serbes de Lika, Banovina, Kordun et Slavonia, illégalement occupés par la Croatie après 1995), où furent prélevés les organes de Serbes enlevés et emprisonnés, pour être vendus aux riches d’Occident et de la monarchie du pétrole, c’est-à-dire à l’Arabie Saoudite. Il y avait à Vukovar, un hôpital qui a été dirigé par la doctoresse Vesna Bosanac (entre le 30 juin et le 19 novembre 1991). C’est là que, pour la première fois, sont attestés de graves abus à l’encontre de l’éthique médicale et des droits humains : le refus de fournir une assistance médicale adéquate aux civils blessés de nationalité serbe (dont certains étaient des petits enfants) et l’envoi de civils serbes à la liquidation physique. Au nombre des crimes les plus graves commis dans l’hôpital de Vukovar, on compte le prélèvement forcé de sang à des personnes civiles serbes, littéralement jusqu’à la dernière goutte. À cette fin, les Serbes qui vivaient à Vukovar ont été amenés de force à l’hôpital, par des membres de la Guarde Nationale Croate.

Ensuite, le crime a continué en Bosnie Herzégovine. En 1996, Xavier Bernard Gaultier, journaliste au Figaro et spécialiste des Balkans a été trouvé pendu dans son appartement en Espagne. Les autorités espagnoles n’ont exprimé aucun doute sur la cause de la mort, qu’ils ont attribuée à un suicide. Les circonstances, pourtant, étaient plus qu’étranges : le « pendu » avait été retrouvé avec les mains liées. Sur le mur de la maison, on avait écrit « traître » et « Diable Rouge », sobriquet de Roberto delle Fave, mercenaire italien qui avait combattu en Bosnie Herzégovine pour les Croates et révélé à Gaultier de nombreux détails concernant les acheminements d’armes à partir de l’Autriche et les transports d’organes vers l’Italie. Journaliste français, Gaultier avait enquêté et rédigé un article sur des questions extrêmement dangereuses pour sa vie. « Il y était question de criminels de guerre de l’ex-Yougoslavie, mais aussi de VIP italiennes. » On y trouvait des informations selon lesquelles des milliers de Serbes de Sarajevo (dont la plupart sont toujours portés disparus !) ont connu un destin funeste et que leurs organes ont été vendus au Qatar par les États-Unis, l’Allemagne et des pays scandinaves.

 

Deux millions pour un seul corps

Alors que les procureurs de l’EULEX parlent surtout de « transplantations » de reins dont les donneurs seraient restés en vie et auraient été payés 10.000 €, les informations sont occultées sur ce qui est pourtant bien connu de l’industrie de la mort : à savoir qu’un seul corps peut rapporter jusqu’à deux millions d’euros. Xavier Gaultier a écrit que les chasseurs d’organes s’assuraient toujours que leurs victimes ne perdent pas « une seule goutte de sang », afin que ceux qui les dissectaient puissent utiliser le corps entier, dans sa totalité, pour la vente.

C’est pour ce motif que les chasseurs d’organes suivent les zones de guerre du monde, accumulant des profits énormes. Ce fait horrible dévoile les crimes les plus affreux quoique encore cachés dans l’ex-Yougoslavie : un véritable syndicat du crime contre le peuple serbe, hommes, femmes et enfants, crime que le monde enfouit sous nos yeux.

Outre Dick Marty, Gerard Gallucci (ex-chef de la MINUK au nord du Kosovo) a affirmé que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie étaient au courant du trafic d’organes et de la « chirurgie au noir » auxquels étaient soumis les Serbes enlevés au Kosovo. Que nous ayons ou non su ce qui se passait, le grand « Quintette » (les états susnommés), le savait certainement. Ils disposaient de toutes les informations, de toutes les ressources et d’une longue histoire de collaboration avec l’UCK. « Quelle que soit la vérité sur le trafic d’organes, l’implication des principaux leaders du monde est certaine, dans cette histoire internationale de crime et de corruption » affirme Gallucci. En 2011, le même Gallucci a prédit que le Premier ministre du « Kosovo » Thaçi resterait Premier ministre, indépendamment des révélations du rapport de Dick Marty, parce qu’il est le protégé des États-Unis et d’autres puissances occidentales.

 

C’était Camp Bondsteel, pas l’hôpital « Médicus ». Dans ce sens, l’endroit où il convenait d’enquêter sur les crimes du trafic d’organes des Serbes enlevés au Kosovo-et-Métochie, c’était la base militaire des USA, Camp Bondtsteel, pas « Medicus »

En 2008, cependant, des informations ont commencé à filtrer selon lesquelles toutes les expéditions d’organes prélevés à des Serbes enlevés ont eu pour destination des hôpitaux gérés par l’OTAN, d’où 6 à 14 vols par jour transportaient des organes en Occident ; une partie de ces organes serbes a abouti au Royal Hospital de Londres. Selon les accusations et les preuves, l’ex-ministre français et chef de l’ONG Médecins Sans Frontières Bernard Kouchner est lui aussi fortement impliqué dans ce crime.

Étant donné que les autorités serbes se sont avérées curieusement réticentes à l’égard du rapport de Dick Marty et n’ont pas voulu révéler les preuves aggravantes qui auraient risqué de mettre en danger ceux qui les avaient portées au pouvoir (après que la CIA ait organisé l’insurrection du 5 octobre 2000), il n’est pas surprenant que la Russie, après le début des enquêtes du Conseil de l’Europe et des Nations Unies, en ait ouvert une autre de son propre chef. Des plus clairs aussi est le motif pour lequel le procureur de l’EULEX, Ratel, s’en est pris à Moscou : Moscou reste peut-être l’unique espoir qui reste de voir éclaircir complètement les enquêtes grotesques organisées par Washington et Bruxelles au Kosovo. Qu’un jour, enfin, toute la lumière soit faite sur ces crimes monstrueux !

 

Source : http://sakeritalia.it/europa/jugoslavia/le-uccisioni-di-massa-di-serbi-per-espiantargli-gli-organi-non-sono-iniziate-in-kosovo/

Source d’origine : https://orientalreview.org/2019/08/05/mass-killings-of-serbs-for-organs-started-in-croatia/

Traduction en italien par Raffaele Ucci pour SakerItalia

Traduction en français : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Août 2019

 

 

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