« Nous ne prenons pas nos ordres de Bolton » : Le retrait des troupes US de Syrie a commencé

 

Tyler Durden Zero Hedge 11.1.2019

 

 

Contrairement aux assurances données par le conseiller en sécurité nationale de Trump, le néocon John Bolton, et par le secrétaire d’État Mike Pompeo, qui avaient laissé entendre au début de la semaine que les troupes US allaient rester en Syrie pour quelque temps encore, l’Associated Press a rapporté vendredi que les USA ont commencé le processus de retrait des 2.000 soldats qui stationnaient dans le nord-est de la Syrie.    

Citant des informations reçues d’activistes de l’Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme, le retrait officiel a commencé jeudi soir, heure locale. Un convoi de dix véhicules blindés et de quelques camions a quitté la ville de Rmeilan en direction de l’Irak. Le colonel Sean Ryan,  porte-parole de la coalition qui combat l’État Islamique a confirmé ultérieurement que les USA avaient entamé « le processus de notre retrait délibéré de Syrie ».

 

 

L’abrupte décision de Trump le mois dernier, d’ordonner le retrait des troupes de Syrie avait rendu furieux l’ex-secrétaire à la Défense James Mattis, qui avait aussitôt démissionné et qui attisait les craintes que l’abandon, des Kurdes par Trump conduirait à leur massacre par les forces turques, lesquelles ont juré de prendre le relais dans la lutte contre l’ISIS en Syrie.

« Il y a des gens qui se sont battus avec nous, et il est important que nous fassions tout ce que nous pouvons pour garantir que ces gens qui se sont battus avec nous soient protégés » a dit Pompeo, parlant des Kurdes, lors d’une visite qu’il a faite à Irbil, capitale de la région semi-autonome du Kurdistan irakien, après des négociations auxquelles il venait de participer à Bagdad.

Après avoir lancé une campagne de frappes aériennes contre ISIS en 2014, le président Obama avait déployé des troupes au sol l’année suivante, pour « combattre ISIS » qui, à l’époque, contrôlait de vastes morceaux du nord-est de la Syrie. Depuis lors, le groupe, battu, a reculé partout au point de ne plus contrôler que 1% de son territoire d’alors.

Au départ, Trump avait dit que le retrait serait l’affaire de quelques semaines, mais ces plans se sont obscurcis quand le Pentagone a exigé quatre mois pour compléter l’opération. Hier au soir, cependant, le Wall Street Journal a annoncé que le retrait allait commencer immédiatement.

Des soldats de terrain en grand nombre se dirigent vers la Syrie pour aider les forces US à en sortir, et un groupe de vaisseaux conduit par le navire d’assaut amphibie USS Kearsarge se dirige vers la région pour soutenir les troupes au moment vulnérable où elles quittent le pays, déclarent les porte-parole officiels. Le Kearsarge transporte des centaines de marines, des hélicoptères et des avions.

« Rien n’a changé » a dit un fonctionnaire de la Défense, « Nous ne prenons pas nos ordres de Bolton. »

Pour tenir compte des changements de plans, l’armée va organiser [débarquer ? ndt] les hommes et les équipements nécessaires à la possibilité d’un retrait, plutôt que déménager purement et simplement les troupes. Des forces chargées d’aider à la possibilité d’un retrait sont déjà présentes, dans des endroits comme le Koweit et la base aérienne d’al-Asad en Irak occidental.

Après avoir exprimé son immense déplaisir de la reculade US sur ses plans de retraite, le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan –qui est allé récemment jusqu’à menacer les USA à propos de leur intention de s’attarder en Syrie – sera certainement content d’apprendre ces nouvelles.

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Source : https://www.zerohedge.com/news/2019-01-11/we-dont-take-orders-bolton-us-withdrawal-syria-begins

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Forces de soutien à la retraite ou renforts ?…

 

 

 

13 janvier 2019

 

 

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