Ils étaient un million

 

 

 

 

 

 

 

L’attaque ukrainienne du pont de Crimée en 2024, « c’étaient les USA et le R.U. »… Vous êtes surpris ?

 

 

Ils étaient un million !

 

 

 

Les vidéos qui suivent  sont en anglais.

C’est devenu la règle.

Donc pour les anglophones

 

Nous continuons de le regretter mais nous n’y pouvons rien.

On les met ici en ligne pour qu’elles ne soient pas perdues.

C’était vendredi 28 (dernier du Ramadan), Le Jour d’Al Qods, où des foules considérables, principalement musulmanes, dans un très grand nombre de pays, manifestaient leur attachement à Jérusalem, leur protestation contre la présence de l’Israël sioniste dans leur mosquée et leur soutien fraternel à ce qui reste des Palestiniens pas encore morts.

Dans leur pays, sous les bombes US, un million de Yéménites se sont mis en dimanche pour aller, dehors, le faire savoir plus encore qu’urbi et orbi.

Comment les bombardeurs ont-ils pu résister à la tentation de creuser de larges tranchées de cadavres dans ce magma de refus lancé à leur domination ? À leur place, Netanyahou n’aurait pas hésité, lui, ni Erdogan, ni Al-Jolani. Mauviettes, les Zuniens ?

Ne manquez pas de regarder la vidéo publiée. par The Cradle :  les images sont polyglottes :

https://thecradle.co/articles/millions-rally-in-yemen-to-mark-quds-day-in-defiance-of-us-led-war

 

 

 

 

À la suite de quoi nous avons eu le privilège de voir Pepe Escobar, qui s’y trouvait, raconter un peu de tout ça au Juge Napolitano, avec la vivacité qui le caractérise :

 

 

 

 

Donc, il y était. En même temps que plusieurs autres invités, dont deux Américains et deux Chinois. Et il a même été invité à y prendre la parole (on le voit un moment dans la vidéo). Quel effet cela doit-il faire de parler à un million de personnes à la fois, dont la plupart savent qui vous êtes ? On dira ce qu’on voudra, c’est quand même une belle chose que l’Internet quelquefois. Et non seulement il a pu communiquer, en plein air, son message, mais il a aussi, avec ses compagnons, pu rencontrer le n°2 de la direction yéménite, où on a pourtant autre chose à faire qu’aller se promener dans les rues et y rencontrer des étrangers, quand le pays le plus puissant du monde est en train de bombarder les vôtres (surtout les femmes et les enfants ‘d’abord, selon son habitude) et vous cherche, vous, personnellement, avec des moyens de localisation faramineux, pour vous liquider.

« Il faudrait dix entretiens comme celui-ci », dit Pepe au juge, « pour vous raconter tout ce qu’on nous a dit, tout ce qu’on a vu ». Ajoutant qu’un des deux Chinois était musulman, que les Houthis lui ont dit que leurs liens avec les Chinois remontaient à Mao Tse Toung… qu’il les avait tellement aidés… et que, non, les Yéménites n’ont pas descendu un avion US comme le raconte Tulsi Gabbard, ils ont descendu des drones Reaper – 15 ou 16 – sans personne dedans. « La Faucheuse » (c’est ce que Reaper veut dire)… Àinsi, à chaque Reaper qu’ils détruisent, les Houthis retuent la mort. On a entendu parler d’une valeur totale d’un demi milliard de dollars pour cette quinzaine d’engins mis hors de combat. Bah, les États-Uniens sont réputés riches. Ceux qui les fabriquent en tout cas, et qui les vendent à nos pays cocus et fiers de l’être.

 

 

Et voilà que nous découvrons que Pepe vient juste de sortir un papier sur son équipée yéménite. Et voilà qu’en plus il y a des gens – en Inde ! – qui ont, en même temps, fait paraître la transcription intégrale de son entretien avec le juge.

Il ne nous restait qu’à vous les traduire.

 

 

Pepe Escobar : De Sana’a à Saada – Le Yemen en temps de guerre

 

[ Pepe Escobar : From Sana’a to Saada – Yemen During Wartime ]

 

Sputnik Globe – 31.3.2025

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

© Photo : Pepe Escobar

 

 

SAADA, nord-ouest du Yémen : Il est 14 heures, mercredi 26 mars, et je me trouve sur un boulevard désert de Saada, pendant le ramadan, dans le silence, entouré de montagnes, et je regarde un panneau routier qui m’indique que la frontière saoudienne n’est qu’à deux heures de route en voiture.

Nous étions arrivés dans le nord-ouest du Yémen – le berceau du mouvement Ansarallah – dans un convoi de SUV Toyota blancs, pas vraiment un convoi d’ailleurs, en fait un leurre, parce qu’ils ne roulent jamais ensemble, le long de l’autoroute spectaculaire, pour de sérieuses raisons de sécurité.

Nous étions un petit groupe d’une douzaine de personnes – de l’Est et de l’Ouest – qui avions passé les jours précédents à Sana’a, la capitale, dans le cadre d’une conférence sur la Palestine intitulée « Vous n’êtes pas seuls ». Comme l’ont souligné nos aimables hôtes, nous avons en fait brisé – physiquement – le blocus occidentalo-arabe du Yémen, en tant que premier groupe d’étrangers à visiter le pays depuis des années

Lire la suite

 

URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/pepe-escobar-de-sanaa-a-saada-le-yemen-en-temps-de-guerre/

Source . https://sputnikglobe.com/20250331/pepe-escobar-from-sanaa-to-saada–yemen-during-wartime-1121717925.html

 

 

 

Ce que je vois au Yémen – Reportage de Pepe Escobar à Sana’a

 

(Reportage verbal, puisqu’il s’agit d’un entretien à distance entre le juge et le journaliste, publié ci-dessus en anglais)

 

Singjupost.com – 29.3.2025

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

Bonjour à tous, ici le juge Andrew Napolitano pour Juger la liberté. Nous sommes le vendredi 28 mars 2025. Il est minuit à Sana’a, au Yémen, d’où nous parle notre cher ami, l’intrépide Pepe Escobar. Pepe, bienvenue mon cher ami. Merci d’avoir veillé tard pour nous. Merci de faire des reportages pour nous. Merci pour tout ce que vous faites. Vous êtes au Yémen depuis une semaine. Que voyez-vous ?

 

PEPE ESCOBAR : Mon Dieu ! Je ne peux pas vous répondre en une ou deux minutes. Il faudrait que nous ayons dix Juger la liberté d’affilée pour vous répondre si peu que ce soit… C’est une expérience étonnante, vous savez. Je suis un correspondant international de la vieille école : cette année, c’est ma 40e année à travers le monde. Alors, pour ce qui est de mes relations avec les Yéménites, de comprendre leur façon de penser, de voir à quoi ressemble leur vie… non seulement ici dans la capitale, bombardée tous ces jours-ci par le CENTCOM… Au milieu de cette semaine, j’étais dans le gouvernorat de Saada, dans le nord-ouest du Yémen, pas très loin, à un peu plus de 100 kilomètres de la frontière avec l’Arabie saoudite.

C’est le Yémen profond, profond, et c’est absolument extraordinaire. Nous avons vu, bien sûr, les effets des bombardements de la soi-disant coalition saoudienne, une guerre qui a commencé… et ce n’est pas une coïncidence… nous nous sommes rendus sur place au milieu de cette semaine, parce que le 25 mars, c’est-à-dire mercredi de cette semaine, il y aura exactement 10 ans que la coalition saoudienne a commencé sa guerre contre le Yémen.

Nous étions donc là à une date extrêmement importante,… et Ansar Allah est né dans le gouvernorat de Saada. Le chef d’Ansar Allah, Abdul Malik al-Houthi, vit à Saada. Il vient rarement à Sana’a, surtout maintenant… Aujourd’hui, c’est absolument impossible… Un diplomate m’a dit, lorsque nous étions là-bas, que le véritable siège du pouvoir au Yémen n’est pas Sana’a, la capitale. C’est ici. Et c’est où nous étions ce mercredi jusqu’à hier matin.

Lire la suite…

 

URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/ce-que-je-vois-au-yemen-reportage-de-pepe-escobar-a-sanaa/

Source : https://singjupost.com/transcript-of-pepe-escobar-what-i-am-seeing-in-yemen/

 

 

 

 

 

 

 

Quatre ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité. Voie libre au 3e Micron, dans les faibles meuglements des « veaux ».

 

 

La condamnation de Marine Le Pen, signe du mépris des normes démocratiques en Europe

 

 Dmitri Peskov – Kremlin.ru – 31.3.2025

 

 

 

 

« De plus en plus de pays européens s’engagent sur la voie du mépris des normes démocratiques », a déclaré Dmitri Peskov au sujet de la peine de Marine Le Pen : « Ils n’hésitent absolument pas à sortir du cadre de la démocratie dans l’exercice du processus politique  La Russie, précise-t-il, n’intervient pas dans les affaires intérieures de la France ».

 

 

Certes, il a raison. Et il est vrai que toute cette pantalonnade de « justice » ressemble fort aux temps où le père Adolf gravissait allègrement son tas de cadavres ascensionnels. Et où le pseudo vainqueur de Verdun faisait don de sa personne à une France qui ne lui avait rien demandé. Voilà qui nous rajeunit.

Cela dit…

Faut-il pleurer sur le sort de Marine Le Pen ? S’indigner ? Autrement dit : qu’a-t-elle fait pour mériter cet honneur ? Admettons-le : ce n’est pas elle qui vient d’être vaincue. C’est son électorat. Ce sont les quelques millions qui, au lien de se fabriquer une conscience et de prendre courageusement leur destin en mains, ont aveuglément fait cadeau de leur pouvoir à la première démagogue venue. Qui n’aurait eu pour seule excuse que sa sincérité, si elle en avait eu. Ils ont voté pour des détournements racistes de responsabilités de leurs malheurs. Et leur paladine n’a même pas attendu le moindre revers pour abandonner tout ce qui ressemblait à une conviction et retourner plusieurs fois sa veste jusqu’à aller, chez les équarisseurs de Tel Aviv, faire des ronds de jambes serviles, quand les moins dégoûtés s’enfuient.

Marine Le Pen – Sophie Binet, même combat !  Et ne parlons pas du petit Bardella, plîze !

Bien fait ? Oui, et c’est triste à dire.

Où est la France qui, depuis Thermidor, a vu chaque génération de ses fils saignée à blanc de ce qu’elle avait de meilleur ?

La génération des électeurs de Le Pen peut continuer à pédaler dans sa semoule : il n’y a plus rien à saigner.

Car, non, la France d’aujourd’hui n’est pas la Roumanie, et Marine Le Pen n’a rien à voir avec Calin Georgescu. Ils n’ont en commun que le modus operandi des immondes de Bruxelles.

On a les gouvernements qu’on mérite, et c’est partout pareil en Europe. On ne peut pas dire que ça nous rende gais.

 

 

 

 

Rien à voir avec Marine Le Pen !

Et il y a des années (14) que ceci dure.

 

 

La CPI… dieux du Ciel !

Le CS… vous voulez rire ?

 

 

 

Il n’y a pas que les terroristes qui savent porter le costume trois-pièces.

 

 

Traduction d’un communiqué du

 

CONSEIL SOCIAL DES TRIBUS ARABES SAAFAT – JAMIDAT

DANS LES VILLES DE GEMAYEL – SORMAN

 

Sujet : mémoire de solidarité adressé à la CPI et au CS des Nation Unies

 

(à la légitimité desquels M Poutine paraît croire)

 

Par l’intermédiaire du

 

Comité international de la défense des droits du peuple libyen

 

(dont le siège est en France ; pas chez Le Pen ni chez ses juges, ni au gouvernement, ni à la CGT)

 

 

Cet appel date d’août 2019.

Mais il n’y a pas le feu, n’est-ce pas ?

 

Après que la réalité de la conspiration internationale contre le peuple libyen et son État ait été révélée et suite à une situation humanitaire, politique et sécuritaire catastrophique frappant depuis 8 ans [maintenant 14, NdGO] la Libye et le peuple libyen, la poursuite de la procédure contre le docteur Saif al-Islam Kadhafi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité apparait sans fondement. Cette poursuite de Saif al-Islam, par la Cour Pénale Internationale, est de nature exclusivement politique : elle n’a rien à voir avec l’application du droit international humanitaire et des droits de l’homme ou de la répression des crimes internationaux, elle a pour seul objectif de prolonger une politique de deux poids et de deux mesures et d’entraver le processus de réforme politique en Libye. Quel crime est plus grave que celui du renversement par la force du régime libyen et la destruction totale de l’État, laissant le pays dans le chaos sans fin tout en laissant impunis les crimes commis contre le peuple libyen par les milices et les factions, ils sont sans commune mesure avec les faits reprochés à D. Saif al-Isl Kadhafi.

Les procédures contre le docteur Saif al-Islam menées par la Cour internationale et d’autres organisations signifie que ces organisations préfèrent laisser le peuple libyen dans un état de conflit incessant, de déchirures et de division continue.

Considérant que Saif al-Islam est soutenu par un grand nombre de Libyens, sa poursuite signifie que l’on veut faire avorter le processus de réconciliation entre les Libyens et que l’on veut détruire tout projet de reconstruction d’un État rénové et démocratique, celui de tous les Libyens.

Comment peut-on accepter juridiquement et pratiquement de poursuivre celui qui appelle à la paix, à la réconciliation et à la lutte contre le terrorisme tout en laissant continuer de sévir ceux qui ont semé la corruption et menacé l’humanité par leurs actes terroristes, que ce soit en Libye ou dans d’autres pays.

La CPI, dans la mission est de combattre l’impunité des criminels, est devenue un instrument partisan entravant la réconciliation.

La Libye vit maintenant une période de transition turbulente et chaotique. En tant qu’organe indépendant, le pouvoir judiciaire est considéré dans tous les États comme un organe neutre et efficace permettant de maintenir le niveau minimum de justice et la protection des droits de l’homme pendant cette période. Pour que le juge puisse contribuer au contrôle de cette phase turbulente, les lois internationales et nationales lui ont permis d’utiliser des règles juridiques spéciales et appropriées pour cette période.

Ce que la justice libyenne a fait entre dans cette perspective. En effet, la justice libyenne a engagé la procédure d’accusation de Saif al-Islam et le ministère public l’a interrogé conformément au Code de procédure pénale libyen. Il a appliqué les règles conformes aux exigences de la période de transition, certains articles ont été modifiés à l’occasion du jugement des partisans de l’ancien régime.

En conséquence, les poursuites engagées contre le docteur Saif al-islam Kadhafi devant la Cour pénale internationale sont devenues sans fondement, dans la mesure où les conditions de l’application des dispositions de l’article 20/3 relatives à la compétence supplémentaire de la Cour sont rempliées : l’accusé a été jugé. Il a purgé une partie de la peine, à laquelle il avait été condamné, puis il a bénéficié de la loi d’amnistie promulguée par le parlement libyen. Le système judiciaire interne a permis de juger les accusés dans le cadre d’un procès jugé équilibré sur le plan des procédures pénales et conforme aux normes internationales en matière de procès équitable, et adapté au contrôle de la période de transition que vit la Libye.

Les règles de procédures pénales appliquées à la situation transitoire en Libye répondent aux exigences de cette période et contribuent à la sortir de la confusion institutionnelle. La Cour internationale doit comprendre que cette situation devait être réglée de manière équilibrée, de sorte qu’elle assure en même temps une protection juridique aux victimes et à l’auteur présumé. En outre, cet équilibre a pu être réalisé dans le cadre du droit interne dans la mesure où ce droit combine le jugement, l’amnistie et conciliation en soumettant les règles de procédure à des règles de formes souples, compatibles à la fin, avec la situation de transition et les principes généraux du droit.

Pour toutes ces raisons, nous appelons la Cour pénale internationale et le Conseil de sécurité des Nations Unies à cesser la poursuite de Saif al-Islam et à déférer le dossier de M. Saif al-Islam à la justice libyenne, à l’instar des autres accusés qui l’ont précédé soit en Libye soit dans d’autres pays, et à laisser aux Libyens le soin de décider du sort de leurs enfants et à disposer d’eux-mêmes, conformément aux besoins de souveraineté revendiquée par tous les libyens

Nous attirons l’attention de la communauté internationale, y compris la Cour pénale internationale et le Conseil de sécurité, sur le fait que le peuple libyen est effectivement représenté dans ses institutions sociales et dans le Congrès de ses tribus et villes qui s’est engagé à conduire une véritable politique de réconciliation dirigée par M. Saif al-Islam Kadhafi en vue de la construction d’un État démocratique libyen issu du programme prometteur « la Libye d’un avenir prospère ». Nous rappelons aussi que toute solution de la crise libyenne ne peut être obtenue qu’en donnant la possibilité à ses conseils sociaux et au congrès des tribus et des villes de s’organiser et de se mobiliser afin de sortir la Libye des conflits politiques et idéologiques et de la lutte entre des factions exprimant des intérêts personnels et égoïstes. Les instances politiques et administratives qui ont été mises en place depuis 2011, ont prouvé leur incapacité à sortir la Libye de sa tragédie.

Conseil social des tributs arabes de Saafat -Jamidat à Gemil et à Surman

Fait À Gemil le/ 04/06/2019

 

 

Commentaire des G.O.

Il y a quelques mois, à l’occasion du passage à Moscou de Mme Aïcha Khadafi, venue y exposer les tableaux qu’elle a peints à la mémoire de son père, un membre du gouvernement russe dont le nom pour l’instant nous échappe, avait parlé de soutenir la candidature de M Saif al Islam Khadafi à la présidence de la Libye s’il s’y présentait, « au besoin par les armes ».

On  aimerait bien assister à une chose pareille. Non qu’on prenne plaisir à voir les gens se canarder, mais parce que ce serait une grande première. À l’heure qu’il est, les seuls pays à n’avoir jamais enfreint le principe de solidarité (ou de fraternité, si vous voulez) en matière de morale publique, depuis qu’il a été énoncé par Robespierre, sont Cuba, l’Afrique du Sud et le Yémen. Ce ne sont certes pas les Libyens, les Palestiniens ni les Syriens qui nous contrediront. Ni les Yougoslaves.

Nous ne sous-estimons pas du tout ce à quoi les gouvernants russes, chinois et iraniens sont confrontés dans la défense de leurs propres peuples. Nous disons que nous admirons sans réserves les Cubains, les Sud-Africains et les Yéménites, qui prennent aussi, collectivement, des risques pour les autres peuples.

 

 

Et ils ne sont pas tout à fait seuls…

 

Ce 31 mars 2025

 

 

 

Rassemblements de masse dans de nombreux endroits d’Égypte, pour s’opposer au déplacement forcé des Palestiniens, ordonné par Donald Trump

https://english.almayadeen.net/news/politics/mass-rallies-in-egypt-rejecting-forced-displacement-of-pales

 

 

 

 

 

Dans l’actualité qui pédale à mort :

 

Un article du New York Times qui fait beaucoup-beaucoup de bruit :

 

 

À Wiesbaden, vrai quartier général des opérations, quand on planifiait l’invasion et le dépeçage de la Russie, par Ukrainiens interposés

 

 

New York Times Fantasy Tale of Ukraine’s Almost Great Victory Over Russia

 

Larry Johnson – Sonar 21 – 30.3.2025

https://sonar21.com/new-york-times-fantasy-tale-of-ukraines-almost-great-victory-over-russia/

 

 

 

NYT, US waged COALITION WAR against Russia

Alexander Mercouris & Alex Christoforou

The Duran – 31.3.2025

https://theduran.com/nyt-us-waged-coalition-war-against-russia/

 

 

Cet article du New York Times, qui avoue une vérité criante tout en continuant d’entasser des paquets de mensonges, établit une fois pour toutes qu’il n’a jamais été, un seul instant, dans cette guerre, question de la souveraineté de l’Ukraine et que ce ne sont pas les Russes qui ont attaqué, mais qu’ils l’ont eux-mêmes été.

Ni remords ni regrets et surtout ni lucidité  : la fine équipe de généraux US planquée à Wiesbaden depuis bien avant 2022 avec son caniche UK et ses chihuahuas UE, a tout planifié et tout dirigé jusque dans les moindres détails, mais c’est la faute au sale caractère du Zé et à la nullité des généraux ukrainiens si on a perdu, et c’est celle à pas de chance si plus d’un million de soldats d’Ukraine sont descendus pour rien au Tartare, sans parler des femmes maquées dans des filières de traite des blanches et des orphelins vendus pour leurs organes ou pour le plaisir des amateurs de bambins.

Donc, soyons clairs : ils ont toujours voulu détruire l’armée russe, envahir la Russie, la découper en petits morceaux et se partager ses dépouilles. Mais ; attention : jamais ils n’ont été incapables de réaliser leurs projets ! Tout ça c’est la faute aux Ukros et aux Trumpistes. Si Biden avait pu diriger les opérations jusqu’au bout, la victoire aurait été totale, c’est l’évidence même. Donc, il n’y a pas d’alternative : il faut recommencer dès qu’on pourra, réarmer l’Europe à coups de livrets d’épargne saisis et naninanère. Quand Trump aura fini de tout gâcher par sa complicité avec Poutine, on verra ce qu’on verra.

Bref, la coalition qui avait déjà tout raté avec Napoléon, puis en 14-18-20 et ensuite avec Hitler (sans parler de la guerre de Crimée des Anglais au XIXe s.) doit être recommencée dès que possible et cette fois ses plans menés à bien.

Par qui ? Les néocons US bien sûr (à peu près tous d’origine européenne) et leurs petits copains « proxy » en Europe.

Et pourquoi pas, puisqu’on les laisse faire.

 

 

 

 

Quelqu’un qui a tout compris :

 

The Zionist Destruction of American Higher Education

 

(La destruction sioniste de l’enseignement supérieur américain)

 

Ron Unz – The Unz Review – 31.3.2025

Traduction de l’extrait : L.G.O.

 

 

https://www.unz.com/runz/the-zionist-destruction-of-american-higher-education/  

 

 

 

Nous sommes peut-être en train d’assister à la destruction de l’un des plus grands piliers de l’influence mondiale et de l’hégémonie américaine de l’après-guerre.

À la fin de la semaine dernière, un événement étonnant s’est produit dans la société américaine, et des clips vidéo de cet incident sont rapidement devenus viraux sur Internet.

Une doctorante de Tufts âgée de 30 ans et boursière Fulbright, originaire de Turquie, se promenait dans son quartier de Boston pour se rendre à un dîner de fête chez un ami lorsqu’elle a été soudainement saisie et enlevée en début de soirée par six agents fédéraux masqués du ministère de la Sécurité intérieure. La jeune femme terrifiée a été menottée et emmenée dans une voiture qui l’attendait. Elle a été détenue secrètement pendant les 24 heures suivantes, sans pouvoir contacter ses amis, sa famille ou son avocat, avant d’être envoyée dans une cellule de détention en Louisiane, d où elle devait être immédiatement expulsée, bien qu’un juge fédéral ait temporairement suspendu la procédure.

Un seul des tweets montrant un court extrait de cet incident a été visionné plus de 4,5 millions de fois, tandis qu’une vidéo YouTube beaucoup plus longue a été vue quelques centaines de milliers de fois supplémentaires.

 

 

 

 

Read whole article…

Source : https://www.unz.com/runz/the-zionist-destruction-of-american-higher-education/

 

 

Question bête : pourquoi veulent-ils détruire l’enseignement supérieur US, que personne n’avait réussi à détruire au moment de la guerre du Vietnam, où il était aussi à l’avant-garde de la résistance ?

 

 

 

 

 

Mais Ron Unz n’est pas le seul à pointer du doigt les malfaiteurs.

 

 

Le 6 jnvier, Max Blumenthal avait fait paraître ceci :

Leaked emails expose ‘collaborative efforts’ between Israeli govt and Center for Countering Digital Hate

 

 

Et, comme il n”y a pas qu’aux USA qu’ils sévissent, le 28 janvier, il publiait ceci :

https://thegrayzone.com/2025/01/28/swiss-official-journalist-ali-abunimah-pro-israel/

 

 

 

 

Et on ne vous parlera pas des quinze médecins du Croissant Rouge massacrés en Palestine : en uniformes et portant encore leurs gants, abattus menottés dans une fosse commune, parce qu’on manque de courage pour continuer aujourd’hui le catalogue des horreurs.

 

 

Comme à Katyn ? Ah, mais non, pardon, à Katyn cétélérusses ! (car Wikipedia ne ment jamais). Cette fois-ci, pas de doute : il y a trop de gens qui regardent.

 

 

 

Mis en ligne le 2 avril 2025

par es Grosses Orchades

 

 

Essayons de nous rendre au moins un peu utiles

 

 

 

 

 

 

 

Touché par les Yéménites 25.3.2025

 

 

 

Essayons de nous rendre au moins un peu utiles

 

 

 

Jeunes Gazaouis encore en vie. Enfin…  hier

 

 

Si on pense au temps qu’il faut pour les affamer au point qu’ils en meurent…

Si on pense à l’énorme gaspillage de linceuls…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on  tient compte du fait qu’il ne reste plus guère d’endroits où on puisse creuser pour les enterrer, même réduits à l’état de squelettes…

 

 

 

 

On se demande si les personnes chargées de préparer la construction de la Riviera ont bien réfléchi à tout… passé en revue la totalité des cas de figure…

Nous, on pense que non.

Par exemple, on vous parie un MacDo triple qu’ils n’ont pas pensé à les consommer.

Pourtant, si on y réfléchit, il y a là une solution qui n’offrirait que des avantages.

La viande d’enfants de cet âge – quand ils sont encore un peu dodus bien entendu – doit être tendre.

Il ne faudrait pas des heures pour la cuire : économie d’énergie !

Voyez, sinon, le genre de tableaux que ces animaux font traîner sur Internet :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IL y en a quand même tellement… est-ce bien la peine ?

 

 

 

 

Une fois aussi maigres, évidemment…

 

 

 

 

Ah, si vous saviez le mal qu’on a à s’en débarrasser !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si on se défonce pour faire ce qu’on peut, même si on les torture avec des insectes, même si on arrive à en déporter un certain nombre…

 

 

 

 

 

Et qu’est-ce qu’ils font, ces petits cons ? Ils jouent !

 

 

 

 

 

 

 

On n’est évidemment pas les premiers à qui cette idée soit venue.

Car, si l’hécatombe actuelle, que nul ne se permettrait d’appeler « holocauste », dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer jusqu’ici (et pourtant dieusait…), les pauvres n’’arrêtent jamais de se reproduire, même quand on n’a pas besoin de main d’oeuvre ! C’est ce qu’a déjà constaté avec accablement, il y a trois siècles, un de nos prédécesseurs, à qui nous tenons à rendre ici l’hommage qui lui est dû en le citant.

 

 

Modeste proposition

 

POUR EMPÊCHER LES ENFANTS DES PAUVRES EN IRLANDE D’ÊTRE À
CHARGE À LEURS PARENTS ET À LEUR PAYS ET
POUR LES RENDRE UTILES AU PUBLIC

 

Jonathan Swift – Dublin – 1729

Traduction : Léon de Wailly – 1859

 

 

 

 

C’est une triste chose pour ceux qui se promènent dans cette grande ville[1] ou voyagent dans la campagne, que de voir les rues, les routes et les portes des cabanes encombrées de mendiantes que suivent trois, quatre ou six enfants tous en haillons et importunant chaque passant pour avoir l’aumône. Ces mères, au lieu d’être en état de travailler pour gagner honnêtement leur vie, sont forcées de passer tout leur temps à mendier de quoi nourrir leurs malheureux enfants, qui, lorsqu’ils grandissent, deviennent voleurs faute d’ouvrage, ou quittent leur cher pays natal pour s’enrôler au service du prétendant en Espagne, ou se vendent aux Barbades.

Lire la suite…

URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/modeste-proposition/

 

 

 

 

Pour les jeunes (d’ici) :

 

Jonathan Swift est un Irlandais, né et mort à Dublin (1667-1745), qui fut doyen de la cathédrale Saint Patrick de cette ville, dans laquelle il est d’ailleurs enterré.

Il a écrit cette proposition 116 ans avant que la Grande Famine de 1845 fasse passer la population irlandaise de 8 à 4 millions à peu près, en en affamant à mort un million sur place, puis en en faisant déplacer deux autres millions en Amérique et le reste au fond de l’Atlantique.

Ne pouvant prévoir que la maladie de la patate s’ajouterait un jour aux autres fléaux, Swift avait identifié, pour causes de l’indicible misère des pauvres de son pays, principalement :

 

  • L’occupation-domination anglaise de l’Irlande, qui avait conduit à une situation économique catastrophique ;
  • Le fait que les occupants présentaient les Irlandais comme des paresseux et les appelaient « sauvages » par opposition aux « colons » anglais ;
  • Les économistes de l’époque, ancêtres des Prix Nobel de cette année, qui avaient tendance à relancer l’économie au détriment du peuple irlandais (et de quelques autres, mais n’extrapolons pas) ;
  • Les propriétaires (terriens et autres) que les scrupules n’ont jamais menacé de dévorer .

 

Et vous savez quoi ?

213 ans plus tard, les habitants de Leningrad et de Stalingrad assiégés en étaient à détacher le papier peint de leurs murs encore debout pour en lécher la colle, tellement ils avaient copulé depuis 1917…

et voilà que 296 ans plus tard, on gaspille de la bonne viande, engraissée avec amour, en commençant par gaspiller des balles hors de prix pour mettre fin à la prolifération de petits Palestiniens qui gênent (les grands sont déjà « déplacés » ou morts), au lieu de faire preuve de bon sens et de sens de l’économie.

Où est le progrès ?

 

 

Il y a 77 ans que dure cette pantalonnade. Au milieu de huit milliards de terriens frappés d’aveuglement et de surdité, parce que nous ne sommes pas du genre à parler d’indifférence crasse.

On le sait qu’il est inutile de dire « cliquez sur ceci ». On le fait quand même, parce qu’on est perfectionnistes :

https://www.france-palestine.org/50-000-enfants-palestiniens-ont-ete-detenus-par-Israel-depuis-1967

 

https://www.france-palestine.org/Non-au-blanchiment-des-crimes-d-Israel-par-le-cinema

 

 

 

 

 

 

 

 

France

 

Cet homme, qu’on ne connaît pas, s’appelle François Burgat.

Il a essayé, par des mots, d’arrêter le Massacre des Innocents nouvelle mouture.

Il sera jugé en avril pour apologie du terrorisme.

 

 

 

 

Et ça, c’est un tableau de Pieter Breughel l’Ancien,

qui se trouve au château de Windsor.

 

 

 

Source : Licence 3 EVMAN, promotion 2015, Université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

 

 

En décembre 2022, Daniel Mermet avait mis en ligne, sur Là-Bas si j’y suis, un superbe « Apprendre à regarder » Le massacre des innocents. On peut regretter que, près de trois ans plus tard, il soit toujours étroitement réservé aux abonnés. L’’esprit de boutique convient mal à ce genre de choses, dans ce genre de circonstances.

 

 

 

 

Mis en ligne le 29 mars 2025

par Les Grosses Orchades

 

Pas trop tôt !

 

 

 

 

 

 

 

« Iranian shadow fleet »

N’ayez pas peur, ils ne vont pas attaquer Ostende.

 

 

 

Pas trop tôt !

 

 

C’est l’histoire d’un livre qui a été victime d’une cabale en 1994 et qui renaît de ses cendres

 

 

 

Jean-Louis Lippert

Mamiwata

Edern Editions – 15 février 2025

1.526 pages

32 € relié

23 € broché

Ici les acteurs effacent l’auteur. Ici les créatures, niant leur créateur, accèdent à la création. Une histoire ici se dit dans le regard de ses protagonistes. Leurs voix surgissent, éclairées l’une par l’autre. Ici la scène est une planète, animée d’autant d’univers qu’elle contient d’êtres, et le cosmos de chaque lecteur gravite autour comme un satellite Panoptic. Ici l’héroïne est une chimère et l’histoire – l’Histoire ! – n’est peut-être qu’une hallucination née du chant de cette sirène. Comme la musique est vibration du silence entre deux notes, la voix de Mamiwata se fait entendre dans le vide entre les mots de tous les personnages. Car l’hypnose programmée ne peut imposer silence au chant d’une sirène sur le fleuve Congo. Elle est le négatif, la face cachée, la bouche d’ombre oubliée de Dieu. (Anatole Atlas) Jean-Louis Lippert (né en 1951) serait une figure majeure de la littérature belge de langue française s’il en faisait partie. Refusant les stratégies et les discours du microcosme littéraire, il tire de son histoire personnelle, qui l’a fait naître en Afrique une décennie avant l’indépendance du Congo et l’assassinat de Lumumba, une partie de la matière de ses récits, sur laquelle se greffe une critique radicale de la société de consommation et du monde postmoderne. Partagé entre deux continents et deux cultures, il replace la problématique belge dans une perspective critique et historique longtemps occultée. Il écrit aussi sous les hétéronymes d’Anatole Atlas et de Juan Luis de Loyola.

 

 

 

 

Quand fut mis au point l’assassinat de Patrice Lumumba, dans la résidence de ses parents fonctionnaires, l’auteur n’avait pas dix ans. Sur les genoux de sa nourrice congolaise, il a vu passer du beau monde… Baudouin 1er, Paul-Henri Spaak, des galonnés belgeois, Mobutu, qui n’était encore que caporal mais plus pour longtemps, et quelques humanistes venus des USA.

Plus tard, il a choisi son camp, appris à combattre avec les mots – dans la jeunesse estudiantine qui allait tant cafouiller, la plupart de bonne foi, en  1968 – et plus tard écrit ce livre sur et pour son pays de naissance. Un livre qui aurait dû être couronné d’un « Prix Rossel », version belge du Goncourt français.

Il aurait dû, mais cela ne convenait pas aux gens-z-en-place-et-de-pouvoir que l’on  pût parler, dans un livre, de l’Ennemi Public N°1 sans le traîner dans la boue. Le livre fut donc copieusement et très efficacement boycotté et le jury se coucha, ce qui n’est vraiment pas rare dans les jurys de n’importe où (Chhhht ! n’écoutez pas, les Nobel…). Mais l’hostilité ne s’arrêta pas là : lorsque celle qu’il appelle « la baronne Amélie » fut reçue à l’Académie Royale de Langue et de Littéraure françaises de Belgique (au fauteuil de Georges Simenon !!!!!!!!!), la dame ne dédaigna pas de consacrer une partie de son discours de réception à traîner à son tour dans la boue un auteur bâillonné depuis des années, par conséquent ignoré du grand public, car à quoi bon lésiner.

Quand un auteur chilien consacra un livre à une de ses « frasques » révolutionnaires de jeunesse et qu’il fut invité par deux universités à Santiago du Chili, l’auteur maudit ne put trouver la somme nécessaire à un billet d’avion, qui lui fut fastueusement refusé par le ministère dont les écrivains relèvent. Pas vraiment refusé d’ailleurs, soyons justes, puisque sa lettre de demande n’obtint aucune réponse, et il fallut quelques Belges résidant en France et s’occupant de choses culturelles pour se cotiser et lui permettre un inoubliable contact avec le Chili, dont il revint porteur « en souvenir » d’un drapeau offert par les Indiens Mapuche, en lutte contre tout le monde sait ou devrait savoir quoi.

Oui, bon, nul n’est prophète en son pays. Au temps de Baudelaire, les décrétés mal-pensants se voyaient traîner en justice. De nos jours, ceux que le père Guillemin appelait « les gens de biens » s’y prennent autrement, par le biais des petites manœuvres un peu mafieuses chères à Capitotal.

Et voilà qu’au pire moment de notre histoire, quelqu’un s’avise de republier le livre si bien tué jadis qu’il n’en reste pas même, sur Internet, une photo de couverture !

Qui que soit cet Edern Editions, saluons son courage et souhaitons-lui bon vent, avec ce livre-là et beaucoup d’autres.

Quant à vous, lecteurs, vous pouvez retrouver l’auteur et quelques autres qui ne se résignent pas à vivre sous la loi de Capitotal et de sa Tour Panoptic – moins que jamais depuis qu’elle se dit en IA – dans un endroit où il est impossible de mourir idiot :

 

 

spherisme.be

 

 

 

 

 

Mais en plus,

 

En septembre dernier,

Ayo, grande artiste, a enregistré un chant en l’honneur de cette déesse nigériane de la mer

 

 

 Mami Wata

 

 

 

 

 

 

 

Restons en Afrique :

 

Puisque aussi bien Sputnik Afrique vient de publier, dans « Identités africaines »,  deux interviews… de deux membres de la famille De’Gaulle, dont le premier s’exprime, justement, sur ce qui nous pend au nez.

 

 

France, Europe, conflit ukrainien : un regard sans filtre de Pierre de Gaulle

 

 

Maxime Mardoukhaev – Identités africaines – 19.3.2025

 

 

 

https://videon.img.ria.ru/Out/MP3/20250311/2025_11_03_IdentitesxAfricainesPierrexdexGau_2vu4hdet.erp.mp3

 

 

Dans cet épisode d’Identités Africaines, Pierre de Gaulle, économiste et petit-fils de Charles de Gaulle, critique l’illusion d’une armée européenne indépendante, la perte d’autonomie politique de la France et les sanctions contre la Russie.

Tout comme son grand-père, Pierre de Gaulle assure ne pas croire en l’armée européenne. Au micro d’Identités Africaines, il a rejeté la proposition de Macron de déployer des forces de l’UE sur le territoire ukrainien.

 

L’idée de faire une armée européenne qui serait indépendante, qui jouerait un rôle indépendant en Ukraine est une supercherie. C’est faux. C’est encore une utilisation et une manipulation des Européens et des pays membres, quels qu’ils soient. C’est une manipulation des Français de faire croire que l’armée européenne, qui est une utopie, est autonome avec des décisions autonomes pour défendre leurs propres intérêts. C’est faux, c’est un mensonge », affirme-t-il.

 

Revenant sur la politique extérieure de la France, il estime que le pays a perdu son rôle d’arbitre dans les crises mondiales et dénonce une absence de vision cohérente.

 

La France a perdu sa capacité d’être un arbitre dans le règlement des crises internationales. Elle n’a plus sa propre politique », déplore M.de Gaulle.

 

Concernant les sanctions contre la Russie, il critique leur impact sur l’Europe et pointe du doigt un manque de pragmatisme des dirigeants européens face aux décisions américaines.

 

L’Europe est perdante. Elle a voté 20.000 sanctions. Les Américains ont dit tout de suite… Monsieur Rubio a dit qu’il fallait considérer, envisager une levée des sanctions vis-à-vis de la Russie et l’Europe. Madame von der Leyen en tête, Monsieur Macron aussi, Monsieur Starmer disent: ‘Il faut maintenir ces sanctions et en plus il faut imposer une présence militaire en Ukraine’. Eh bien, l’Europe va continuer à se tirer une balle dans le pied, à se punir, à souffrir totalement inutilement puisque les Américains vont lever les sanctions », avance-t-il.

 

Source : https://fr.sputniknews.africa/20250311/france-europe-conflit-ukrainien-un-regard-sans-filtre-de-pierre-de-gaulle-1071038862.html

 

 

 

Laurent de Gaulle : « On ne peut pas se construire sans histoire »

 

Maxime Mardoukhaev – Identités africaines – 19.3.2025

 

 

https://videon.img.ria.ru/Out/MP3/20250228/2025_02_28_IdentitesxAfricainesLaurentxdexGa_pt1g0xnn.god.mp3

 

 

Dans cet épisode d’Identités Africaines, Laurent de Gaulle, écrivain et photographe, explore la mémoire, l’histoire et la quête de vérité. Petit-neveu du général, il partage son parcours personnel et sa vision du monde contemporain, marquée par une réflexion sur l’héritage, la transmission et le rôle de la France aujourd’hui

Laurent de Gaulle livre son analyse sur l’état actuel de la France, soulignant les transformations économiques et sociales qui ont affecté le pays ces dernières décennies.

 

L’organisme France en tant que corps, est malade de beaucoup de choses et donc il faut soigner et y compris pas simplement les symptômes, mais aussi les causes du problème. Et moi je crois que le général de Gaulle, il se trouverait bien seul s’il était là aujourd’hui parmi les dirigeants du monde. Parce qu’il y a peu de gens qui ont cette conscience, peu de gens qui ont cette volonté de ne pas être dans le mensonge, d’être dans un rapport direct avec loyauté, avec conviction pour défendre des choses qui méritent de l’être », avance l’écrivain.

 

Source : https://fr.sputniknews.africa/20250206/laurent-de-gaulle-on-ne-peut-pas-se-construire-sans-histoire-1070859017.html

 

 

 

 

Mais hélas, c’est bien en Europe qu’on est…

 

 

 

 Quand l’Europe nazie d’aujourd’hui veut dépasser l’Allemagne des années 1930.

 

 

Nous avons bien dit « au pire moment de notre histoire » et ce n’est pas exagéré. Ceux qui en doutent ont beaucoup de trains de retard. Sans nous attarder davantage à tenter de mettre un peu de plomb dans des cervelles trop légères ou trop molles, nous nous contenterons de vous traduire ce que racontait, ce 19 mars, avant-veille du printemps, Pepe Escobar sur le site de Ron Unz.

 

 

Une dure pluie va tomber

d’Occident en Orient

 

Pepe Escobar– The Unz Review –  19.3.2025 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

Dans cette incandescente conjoncture, ce qui compte n’est pas public

 

 

Commençons par cet appel téléphonique. Le compte rendu du Kremlin est assez sobre, mais il laisse apparaître quelques pépites. Il n’y a pas encore d’accord global entre Moscou et Washington. Loin de là : nous n’en sommes qu’à la phase initiale de discussions et d’échanges sur plusieurs dossiers interconnectés.

Le président Poutine n’a absolument rien révélé. La pause convenue sur les attaques contre les infrastructures énergétiques – et non les infrastructures et les infrastructures énergétiques (et en italiques) – doit se comprendre comme une imposition par Poutine d’un arrêt des dangereuses frappes ukrainiennes sur la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.

Cela peut être perdu au milieu de toute l’hystérie occidentale, mais il y a deux conditions absolues exprimées par Moscou pour que tout ce qui concerne ce casse-tête commence à se conformer à la réalité objective – et non à s’embrouiller comme un désastre narratif dans un reality show :

Lire la suite…

 

URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/une-dure-pluie-va-tomber/

Source : https://www.unz.com/pescobar/a-hard-rains-a-gonna-fall-from-the-west-down-to-the-east/

 

 

 

 

Comme le dit Pepe, c’était en 1962, Dylan avait 21 ans, et l’agent orange pleuvait depuis plusieurs mois sur les forêts du Vietnam. Une pluie qui allait durer dix ans.

 

Bob Dylan : A Hard Rain’s A Gonna Fall

 

 

 

Les paroles sont ici

https://www.bobdylan.com/songs/hard-rains-gonna-fall/

 

 

 

 

 

WAR IS HELL

 

 

 

 

Il faisait partie d’un bataillon de la 173e brigade aéroportée US. C’était à Phouc Vinh, Vietnam du Sud, le 18 juin 1965.

Il s’appelait Harry Wayne Chaffin et il avait 19 ans.

Il a pu rentrer vivant chez lui,… pour y mourir, à 39 ans, d’une maladie contractée par exposition à l’agent orange.

Mais Bayer, Monsanto, Dow Chemicals et quelques autres ont gagné assez d’argent pour décider qui a le droit d’être président des États-Unis.

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 mars 2025

par Les Grosses Orchades

 

Lavrov fait de l’éducation populaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lavrov fait de l’éducation populaire

 

Librairie Tropiques – 15.3.2025

 

 

Cette fois, ils ne l’ont pas sous-titré : ils l’ont traduit.

 

Il était temps que quelqu’un le fasse. La Librairie Tropiques, qui monte de plus en plus au créneau, et tant mieux, s’en est chargée.

L’histoire, c’est que deux de nos blogueurs préférés, à savoir Larry Johnson et le juge Napolitano, ont été reçus en privé par Sergueï Lavrov, plus tard rejoint par Maria Zakharova, et qu’il leur a accordé une intervew d’une heure et demie, au cours de laquelle il a répondu – en anglais – à leurs questions (et à celles d’un troisième larron que les Russes doivent connaître mais pas nous.).

À notre avis, qui n’est peut-être pas celui de la Librairie Tropiques, le but de tout ceci était double :

  • Premièrement, faire savoir au peuple américain, sans le filtre d’une presse occidentale archi-vendue et l’ostracisme archi-verrouillé d’une administration US prétendue démocrate, qui sont les Russes, ce qu’ils veulent, ce qu’ils font, comment et pourquoi.
  • Deuxièmement, lui faire savoir, par le biais d’hommes crédibles jouissant d’une forte audience chez eux, quelles sont les relations que la Russie (et avec elle le reste du monde normal) veut avoir avec le peuple US, non avec ses oligarques, ses fonctionnaires, ses factions et mafias diverses. Au peuple américain de décider si cela l’intéresse.

Un aussi long monologue (on peut dire que c’en est un) aurait pris beaucoup de temps à sous-titrer dans une vidéo. La Librairie Tropiques l’a donc traduit et mis par écrit, à la suite de la vidéo en version originale. Et l’a inséré dans un post, qui revient aussi, forcément, sur ce qui se passe en Syrie, en plus de la Palestine et du Liban, horreurs qui n’ont fait que prendre la suite de ce qui s’est passé en Yougoslavie de 1991 à 2001 – il y a donc quelques années mais dont nous avons le plus cuisant souvenir – et c’est vrai qu’un seul de ces mortels problèmes d’abattoirs de plus en plus engorgés ne peut être réglé isolément. Tant qu’ils ne le seront pas tous, rien ne le sera.

C’est peu dire que vous en avez pour des heures d’écoute ou de lecture. Bon courage ! Nous, on estime que vous êtes chanceux.

 

 

 

 

Lavrov fait de l’éducation populaire

15 Mars 2025

 

 

Lavrov fait de l’éducation populaire

 

à l’usage des blogueurs américains

 

 

Verbatim de l’entretien accordé à Moscou le 12 mars 2025
par le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie à trois blogueurs ) américains Mario Nawfal, Larry C. Johnson et Andrew Napolitano, soucieux d’en savoir plus sur l’histoire et les motifs réels des vicissitudes auxquels sont confrontés les pays occidentaux sous impérium étasunien.

 

 

 

Lire et voir la suite…

Source : https://www.librairie-tropiques.fr/2025/03/lavrov-fait-de-l-education-populaire.html

 

 

 

 

Pour que vous sachiez qui est qui :

 

Protagonistes de l’historique rencontre de Moscou

 

Maria Vladimirovna Zakharova

née le 24 décembre 1975 à Moscou, est la directrice de l’information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères et, de fait, la porte-parole de ce ministère depuis le 10 août 2015. Depuis fin 2017, elle a le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie.

 

Sergueï Viktorovitch Lavrov

né le 21 mars 1950 à Moscou – Bon Anniversaire, Monsieur le Ministre ! – est un diplomate et homme politique russe, membre du parti Russie Unie et ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie depuis 2004.

 

Andrew Peter Napolitano

est un homme de loi américain né le 6 juin 1950 à Newark, New Jersey – il dit à Sergueï Lavrov qu’ils ont le même âge – qui a siégé comme juge à la Cour Suprême du New Jersey de 1987 à 1995 et qui a enseigné le droit dans trois universités US. On le dit libertarien et il s’est surtout fait connaître d’un public plus large par ses critiques des administrations de George W. Bush, de Barack Obama, de Donald Trump et de Joseph Biden. Sur le plan de l’analyse politique, après avoir collaboré un certain temps  avec FOX News, Il a créé et anime sur Internet, son propre site appelé Judging Freedom, où il interviewe toutes les personnalités dignes de considération, susceptibles de lui apprendre quelque chose.

 

Larry C Johnson

né en 1952, est un vétéran des services secrets US (il a été analyste pour la CIA) et du Bureau de lutte contre le terrorisme du Département d’État. Il est le fondateur et directeur associé de BERG Associates, qui a été créé en 1998, mais également co-fondateur de Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS). Larry a dispensé une formation à la communauté des opérations spéciales de l’armée américaine pendant 24 ans. « Il a été vilipendé par la droite, par la gauche et par le centre, ce qui signifie qu’il doit faire quelque chose de bien », dit de lui El Correo. De l’avis des Grosses Orchades, Larry Johnson est surtout remarquable en ce qu’il pense par lui-même et qu’il est possible à quiconque de suivre et d’apprécier ou non ses raisonnements et ses opinions, en pleine connaissance de cause. Il n’est le porte-parole de rien ni de personne. Il anime le site Sonar 21

 

Mario Nawfal,

(inconnu à notre bataillon),

est un entrepreneur et homme d’affaires – millionnaire en dollars – né en 1994 au Liban, de nationalité australienne par émigration et détenteur d’un passeport des Émirats Arabes Unis, qui réside à Dubai. Il est aussi animateur de podcasts et commentateur politique, avec, dit-on, pas moins de 2 millions d’abonnés sur X  Le journal Le Point le qualifie de « nouvelle star médiatique des conservateurs ».

 

 

 

Mis en ligne le 16 mars 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Quand les soi-disant « élites » bradent leurs pays en prenant la tête d’ineptes « croisades ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand les soi-disant « élites » bradent leurs pays

 

en prenant la tête d’ineptes « croisades ».

 

 

Et quand les soi-disant « hégémons » en chute libre financent les terroristes dont ils ont mis les têtes à prix

 

 

 

 

Nous avons été entendus (ou plutôt prévenus)

 

La Librairie Tropiques met en ligne ce matin une vidéo de Brian Berletič, sur l’abominable situation qui prévaut en Syrie, en disant merci comme il se doit au président Donald Trump et à ses prédécesseurs (Bush, Obama et Biden entre autres), dont cette horreur est l’œuvre directe.

Notons qu’un passage de cette magistrale vidéo (superbement sous-titrée en français !) – celui concernant les Ouighours – devrait faire sacrément plaisir à Viktor Dedaj du Grand Soir qui doit, du coup, se sentir moins seul.

 

Nosra fait du bon boulot »

11 Mars 2025

 

 

LE CHAOS EST DE RETOUR

 

Des familles syriennes trouvent refuge dans une base russe

 

 

 

 

Plus de 1 300 civils auraient été tués suite à la résurgence des massacres
dans ce pays déchiré par la guerre.

 

Des centaines de civils ont trouvé refuge sur la base aérienne russe de Khmeimim, dans l’ouest de la Syrie, cherchant à se mettre à l’abri des violents affrontements qui ont éclaté la semaine dernière, comme le montrent plusieurs vidéos obtenues par RT. Selon les images, des centaines de personnes déplacées, dont des femmes et des enfants, se sont réfugiées dans des bâtiments et dans des espaces ouverts.

Lire la suite…

Source : https://www.librairie-tropiques.fr/2025/03/al-nosra-fait-un-bon-boulot.html

 

Mais pourquoi disent-ils « affrontements », alors qu’il s’agit de massacres de civils désarmés ?

 

 

Pour nos lecteurs anglophones, la vidéo en V.O.

 

 

 

 

 

 

Il ne faut pas moins d’un ancien marine US pour citer sans se faire écharper quatre vers qui ne salissent pas la Première République !

 

Perfidious Albion

(faut-il traduire ?)

 

Scott Ritter – 10.3.2025 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

Des Grecs et des Romains imitons le courage ;

Attaquons, dans ses eaux, la perfide Albion.

Que nos fastes, s’ouvrant par sa destruction

Marquent les jours de la victoire !

Marquis de Ximenès (1726-1817), L’ère républicaine

 

La perfidie des Britanniques est bien connue, le terme Perfidious Albion remontant à la décision de l’Angleterre, en 1793, de se joindre à l’alliance contre les forces de la Révolution Française. L’esprit de cette trahison perdure aujourd’hui, rendu ironique par le fait que la manifestation moderne de la perfidie d’Albion est désormais une entreprise conjointe impliquant les Français, qui se sont alignés sur les Britanniques pour s’opposer aux efforts du président Donald Trump qui visent à poursuivre la paix avec la Russie en mettant fin à la guerre en Ukraine.

Lire la suite…

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/perfide-albion/

 

Nous avons déjà dit que nous ne partageons pas les illusions de Scott Ritter sur la bonne foi et l’innocuité des USA. Un seul regard au document de Brian Berletic ci-dessus pourrait éclairer quiconque sur leur inanité. Mais les illusions que se fait Scott Ritter sur ses dirigeants actuels, ses espoirs probablement infondés et les idées fragmentaires qu’il se fait sur l’Europe n’ôtent rien à la pertinence de sa critique, fût-elle incomplète. Ce qui n’est pas incomplet, c’est sa bonne foi personnelle.

 

 

 

Reçu de Sputnik Afrique :

 

Comment l’armée russe a utilisé un gazoduc pour déboucher sur les arrières ukrainiens

 

La matinale de Sputnik Africa – 11.3.2025

 

 

© Sputnik . Alexey Mayshev

/

 

Les forces russes sont passées par un gazoduc pour surprendre les troupes ukrainiennes, au cours d’une opération minutieusement préparée pendant trois semaines, a déclaré à Sputnik un militaire répondant à l’indicatif Zombie.

L’opération baptisée Potok (« flot », en russe) a nécessité des préparatifs « colossaux », pour prendre par surprise les forces ukrainiennes et libérer plusieurs localités, a expliqué à Sputnik un militaire répondant à l’indicatif Zombie.

« Pour passer par le tuyau il a fallu arrêter le transfert de gaz. Procéder à l’évacuation du gaz, à l’injection de l’oxygène. Après, on a commencé à aménager des sorties vers la surface, des locaux de déploiement des effectifs, à acheminer des munitions, des vivres, de l’eau, à aménager des WC. Cela a pris plus de trois semaines », a-t-il déclaré.

De petits groupes ont ensuite été déployés en toute discrétion à travers ce tuyau de plus de 15 kilomètres, durant quatre jours.

« Les militaires -800 hommes- se sont installés dans les locaux aménagés. On a attendu l’ordre. Lorsque l’ordre a été reçu, nous sommes sortis à la surface. L’ennemi ne s’y attendait pas. Il était désorienté, pris de panique », explique le militaire.

Cette opération audacieuse a permis de libérer les localités de :

Tcherkasskoïé Poretchnoïé; 

Malaïa Loknia;

Martynovka;

Pravda;

Mikhaïlovka;

Koubatski.

 

 

 

Ne les quittons pas tout de suite :

 

Le Service russe de renseignement extérieur démonte la position britannique sur l’Ukraine

 

La matinale de Sputnik Africa – 11.3.2025

 

 

 

 

Le Royaume-Uni veut saper les efforts américains visant à mettre fin au conflit en Ukraine, a souligné le Service russe de renseignement extérieur (SVR).

Londres agit comme le « principal pyromane » du conflit mondial, a déclaré ce 10 mars le Service russe de renseignement extérieur (SVR) dans un communiqué publié à Moscou.

Points clés du communiqué :

Londres est irrité que Trump « mène un dialogue avec la Russie en tant que superpuissance et fasse preuve de dédain à l’égard de ses alliés les plus proches », a déclaré le Service russe de renseignement extérieur (SVR) dans un communiqué.

Autres déclarations clés du SVR :

  • Londres voit une menace pour ses intérêts dans la promotion du dialogue entre les États-Unis et la Russie pour résoudre le conflit ukrainien;
  • Les autorités britanniques considèrent comme une priorité de saper les efforts de « maintien de la paix » de Trump. Des médias et ONG ont été chargées de diaboliser le Président américain;
  • Londres a conclu que les États-Unis rejetaient les Britanniques en marge du processus de reformatage de la sécurité européenne et mondiale;
  • Le Royaume-Uni craint que la perte de contrôle sur l’Ukraine ne compromette les projets visant à créer une « ceinture d’États frontaliers russophobes » et à organiser un blocus naval;
  • Londres « se met en quatre » pour renforcer le régime de Kiev face aux pressions de Washington;
  • Il est temps d’envoyer un signal clair à Londres:« Vous ne réussirez pas ».

 

Notre source est sputniknews.com  (et bon courage).

On peut s’abonner à la matinale de Sputnik Africa, mais il faut leur envoyer un mail, car le site est bloqué par google et le reste de la clique. C’est par là :  Sputnik Afrique robot@sputniknews.com .

Ils ont aussi une zone de contact en podcasts (Afripods)  : https://afripods.africapodcast/95b7a089-4834-4862-8b8b-19a4319037a6

Pour comprendre à quel point Sputnik Afrique dérange, il suffit de consulter sa fiche Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sputnik_(agence_de_presse) Chez Wikipedia, on sait comment effacer la voix de tout un continent.

Sinon, ils sont (étaient ?) sur Twitter-X et sur Telegram

 

 

 

 

Cela dit…

N’ayant pas l’honneur de connaître le correspondant de Sputnik Afrique nommé Zombie, nous croyons avoir vu passer en janvier une info disant que le pipe-line en question, acheminant vers l’Europe, à travers l’Ukraine, le gaz russe liquéfié, venait d’être fermé par les autorités ukrainiennes.

Quoi qu’il en soit, nous avons suivi l’odyssée des héros (le mot n’est pas trop fort) de Koursk sur le site de notre Simplicius préféré, où nous avons même trouvé des photos et une vidéo. Que voici :

 

L’effondrement de Koursk s’accélère.

Un raid audacieux sur les pipelines frappe les Forces Armées « Ukrainiennes »

(Les guillemets sont de nous)

 

Simplicius10.3.2025

Extraits

Traduits par c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

Comme s’il avait été déclenché par l’enchaînement des récents échecs diplomatiques, le front ukrainien de Koursk a entamé un démantèlement rapide, autrement dit un effondrement catastrophique.

L’image qui en émerge n’est pas optimiste pour l’Ukraine, dont certaines personnalités vont jusqu’à déplorer des pertes « sans précédent ».

De l’important journaliste ukrainien Anatoli Shari :

 « Les pertes sont énormes, parmi les plus importantes dont se souviennent les soldats qui se battent là. »

 

Lire la suite…

 

URL de et article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/leffondrement-de-koursk-saccelere-un-raid/

Source :  https://simplicius76.substack.com/p/kursk-collapse-accelerates-as-daring

 

 

In cauda…

La matinale de Sputnik-Afrique d’aujourd’hui (12 mars, nous sommes en retard pour poster !) rapporte des déclarations que lui a faites M. Pierre De Gaulle.

À notre modeste avis de lambdas… si M. Dominique de Villepin était TRÈS intelligent, il persuaderait Pierre De Gaulle de se porter candidat à la présidence de la République comme l’a fait son grand-père, c. à d. en virant le polichinelle et la fausse gauche, et il ferait lui-même campagne pour la fonction de Premier ministre. Hélas, au point où en sont les choses, il y a peu de chances pour que deux hommes, même très bien intentionnés et supposés intègres, arrivent à renverser les mortels obstacles qui pullulent. Il leur manque avant tout ce qui a manqué jadis à M Mendès-France pour mettre fin à la guerre d’Indochine : l’armée.

Nos meilleurs vœux quand même à tous les Hexagonaux dignes de ce nom pour se sortir du merdier. Nous ne savons pas comment sortir du nôtre, au moment où le moribond Francisco Uno se prépare à canoniser le disciple très facho du général Franco, mis illégalement sur le trône en 1951 au détriment de son propre père par la toute première sans doute des révolutions colorées, et dont la participation au meurtre de Patrice Lumumba peut difficilement être niée.

L.G.O.

 

 

 

Mis en ligne le 12 mars 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Où va l’Empire ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où va l’empire ?

 

ou plutôt :

 

Qu’en est-il de la redistribution du travail entre l’empire et ses vassaux ?

 

 

En sont-ils arrivés au point de se combattre ou tout cela n’est-il que cinéma destiné à faire avaler des choses aux jobards ?

 

 

D’une part, vous avez M. Scott Ritter qui répète avec une  conviction qui confine à l’extase « C’est une RÉVOLUTION ! » Et d’un certain point de vue (américain) oui, on peut dire que c’en est peut-être une, mais rien n’est moins sûr.

D’autre part, vous avez M. Brian Berletč qui parle de The US-EU “Division of Labor” to continue confronting Russia  & China, autrement dit : « La division du travail entre les USA et l’UE a pour but de continuer à combattre la Russie et la Chine ».

Qu’ont en commun ces deux hommes ? Ce sont d’anciens marines que la guerre d’Irak a suffisamment écoeurés pour qu’ils quittent le service actif dans l’armée US.

M Ritter est devenu expert au service de l’ONU lorsqu’ !l a été question, entre les USA et l’URSS, de réduire certaines formes d’armement, pour se transformer ensuite en  un journaliste très engagé contre la guerre et pour le rapprochement entre les USA et la Russie.

M Berletč s’est reconverti dans le journalisme indépendant et a mis un maximum de distance entre lui et son pays, ce qui signifie qu’il vit et travaille en Thaïlande, à son propre compte.

Le premier nourrit un certain nombre d’illusions sur Donald Trump, dont quelques-unes sont peut-être fondées, le second semble n’en pas avoir du tout, indépendamment de la personnalité de Donald Trump. Leur analyse géostratégique de la situation actuelle n’est donc pas la même, les deux étant à notre avis de bonne foi.

Attardons-nous un instant sur l’analyse de M Berletic, puisque aussi bien nous la partageons. Grosso modo, il estime que Donald Trump ne va rien faire d’autre que tous ses prédécesseurs, sinon accompagner le naufrage de l’empire en sauvant ce qu’il pourra des meubles et de la face, mais sans même songer à prendre le contrepied de rien qui le caractérise depuis sa naissance. (Ce qui serait, pour le coup, une vraie révolution.) M Emmanuel Todd a dû dire il y a peu quelque chose qui va dans le même sens.

Donc, soyons clairs : Donald Trump n’est pas saint Paul sur la route de Damas, qui tombe de son cheval, qui voit la lumière, qui se relève et qui change son fusil d’épaule.

De quelle situation hérite-t-il au juste ? D’un empire en fin de course, creux à l’intérieur, qui commence à s’effondrer sur lui-même. Et d’abord, d’une dette si énorme que personne ne s’attend à ce qu’elle soit jamais honorée : des trillons de trillons de trillons de dollars, qui sont des quantités de milliards avec beaucoup de zéros en plus ! Et en dépit de cette acceptation universelle implicite de l’insolvabilité à long terme des USA, il hérite aussi d’un risque de dépôt de bilan o très court terme. Point final. Les 50 États conjointement déclarés en faillite. Trop gros pour tomber ? Tiens, fume !

Tout ce que Donald J. Trump vient d’entreprendre – à l’intérieur (USAID, CIA, FBI, Pentagone) et à l’extérieur (Ukraine) – est la conséquence directe de cette situation. Ce qu’ils ont d’abord entrepris, Elon Musk et lui, en hommes d’affaires qu’ils sont, c’est un audit général et des coupes sombres dans les dépenses que la situation exige.

Il entre dans ce tableau une composante additionnelle, à savoir la puissance, dans les affaires US, du lobby israélien. La situation n’est ni originale ni nouvelle : elle répète celle de l’ex-empire romain sous la coupe de l’Oligarchie étrusque (c. à d. toscane) laquelle, bien que militairement battue par les bouseux de Rome qu’elle attaquait, n’en a pas moins dirigé en sous-main sa politique pendant un millénaire pour finir par créer de toutes pièces, juste avant la chute, une religion nouvelle susceptible de faire tomber dans son tablier les restes juteux du « Monde Connu » en décomposition. Quoi qu’il en soit, les successeurs modernes de la Dodécapole vont continuer à diriger d’une main de fer à leur seul profit ceux qui essaient de limiter les dégâts à l’empire nord-américain. Les optimistes peuvent toujours se réjouir de ce que Donald Trump ait pu imposer Tulsi Gabbard et Robert F. Kennedy Jr au Congrès. Il n’en reste pas moins que l’une comme l’autre ont – ainsi que lui-même d’ailleurs – la laisse de l’AIPAC bien serrée autour du cou, par divers moyens qui sont peut-être de chantage mafieux mais peut-être aussi, qui sait, de conviction idéologique. On en ignore le mécanisme interne, mais la chose sûre est qu’ils n’iront que jusqu’où « on » voudra bien les laisser aller, l’empire US dût-il sombrer corps et biens au fond du Pacifique.

 

Pourquoi une redistribution du travail ?

C’est le nom qu’on peut donner à l’apparent affrontement entre les USA de Donald Trump et leurs vassaux d’Europe, à propos de la guerre d’Ukraine.

Mais quand Emmanuel Macron parle de parapluie nucléaire et d’attaquer comme elle le mérite la méchante Russie qui veut nous envahir, ce que vous entendz n’est pas la voix d’un Français qui a tort ou qui a raison, c’est celle des ventriloques en train de tirer ses ficelles (G7, Schwabe, Soros, Arnault et tutti quanti)

Et il ne s’agit ni d’Ukraine à sauver ni de démocratie-liberté-and-C° ni de règles à préserver, si abusives soient-elles.

Mais de quoi s’agit-il, alors ?

D’argent ! De fric, de flouze, de pèze, d’espèces, d’oseille, de blé, de braise, de grisbi, de thune, de pépètes et complétez la liste.

C’est ainsi que vous avez la fée Carabosse von der Leyen qui vous annonce sans battre un cil qu’il va vous falloir cracher huit cents (800) milliards d’euros pour soutenir la pauvre petite Ukraine martyre et empêcher les horribles cocos – pardon ! – Russes de vous envahir et de faire cuire vos petits enfants à la broche pour leur déjeuner de sauvages.

 

 

Résumé de Bart van Leeuwen,  2 mars 2025

 

 

Bien. Commençons par le commencement. Si nous ne crachons pas au bassinet, la Russie va nous envahir. Quelle est la situation au juste ?

 

1/ La Russie est le pays le plus étendu de la terre. Son territoire dépasse celui de la Chine ou de l’Inde, qui ne sont pas petits.

2/Elle est en même temps – par rapport à son territoire – le pays le moins peuplé du monde.

3/ Enfin et troisièmement,  elle regorge, plus que n’importe quel autre pays du globe, de ressources de toutes sortes, dans la terre et sur la terre : or, argent, diamants, pétrole, gaz, charbon, terres prétendues rares pleines de lithium, cobalt et autres substances convoitées par les fabricants de voiturettes électriques, de téléphones portables sans lesquels on ne peut plus vivre, etc., mais aussi de tout ce qui pousse dans et sur la terre : patates, blé, engrais, légumes, arbres à fruits de toutes sortes, rivières poissonneuses et forêts giboyeuses aussi, pour ceux qui mangent les animaux. Elle a même des tigres et des lions blancs encore en liberté. Et des loups qui, sur le territoire irradié de Tchernobyl, sont en train de développer – naturellement ! – des anticorps capables de résister aux cancers.

Arrêtons-nous là.

Et essayons d’imaginer pour quelle raison et dans quel but la Russie – qui ne l’a jamais fait de toute son histoire* – se mettrait en tête d’envahir l’Europe.

Pour s’emparer des cheveux morts et des pellicules tombés sur ses épaules de clocharde ?

Vous qui êtes jeunes et prudemment préservés de toute notion historique ou morale par les autoproclamées élites qu’on a laissé s’emparer de tous les leviers de contrôle dans nos pays rescapés de Thermidor, de Napoléon et de deux guerres mondiales, vous ne savez pas ce que fut, pour vos lointains ancêtres, l’Eldorado. (Sainte Ignorance priez pour nous !)

 

« Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal… »

a dit le poète (en l’occurrence José Maria de Heredia, dans Les conquérants  Il était cubain, l’auteur, il savait de quoi il causait). Vous ignorez donc ce que fut, pour vos aïeux, la ruée vers l’or qui suivit sans un seul jour de relâche depuis, le départ de Christophe Colomb cherchant (déjà !) la Chine par des voies nouvelles.

Vous ne pouvez même pas vous imaginer ce que fut, pour les « Indiens » d’Amérique – ceux du Nord et ceux du Sud  et ne parlons pas pour l’instant des Africains – cette insatiable, cette inextinguible soif d’or. La rapacité en lingots qu’elle a représenté. Eric von Stroheim a fait, sur cette compulsion, un film inoubliable – Greed – que Hollywood lui a détruit de fond en comble. Pas parler de tout ça ! Interdit ! Verboten ! Nous vous en avons entretenus par lettre il y a quelques mois.

Eh bien, voilà :

 

La Russie est le dernier Eldorado qui reste.

Il y a des siècles que la Grande Bretagne essaie de s’en emparer par tous les moyens possibles : l’assassinat de Raspoutine (calomnié en même temps que trucidé, méthode courante) n’est qu’une des innombrables batailles livrées dans ce but. Mais, comme disait Mongénéral : « une bataille n’est pas la guerre ». C’est ce qu’ils sont en train d’apprendre. Eux et tous ceux qui leur ont emboîté le pas dans l’espoir de les coiffer au poteau ou au moins de partager avec eux les dépouilles escomptées.

Et c’est de cette aimable cohorte, que fait partie dame Ursula, nazie de grand-père en fils et en fille, en passant par divers oncles. C’est dans ce même but d’accaparement aux dépens de tous les pauvres laborieux du monde qu’elle s’efforce de vous faire, jusque bien au fond, les poches.

Les huit cents milliards d’euros qu’elle réclame à grands cris ne sont en réalité destinés qu’à enrichir davantage encore le MIC (Complexe Militaro Industriel en français) sous couleur d’armer une prétendue héroïque Europe en danger. Le quel MIC ne manquera pas, of course, une fois sa mission accomplished, de lui verser sa commission.

Vous a-t-on dit de quoi il était question ? Oui.

 

___________________________

* D’aucuns vous diront que l’URSS était un empire et qu’elle a « conquis » divers pays d’Europe. Ce n’est pas vrai.

 

L’URSS et l’Europe après la guerre

 

Feu William Blum a bien clairement expliqué dans un de ses livres, comment et pourquoi le Maréchal Staline avait été positivement contraint, à la fin de la Deuxième mondiale, de faire en sorte qu’un certain nombre de pays entourant l’URSS soient gouvernés par la partie de leur population qui ne lui fût pas systématiquement hostile, se fondant pour cela sur ce que ces pays ont toujours été, depuis des siècles, des boulevards ouverts à tous les envahisseurs de la Russie, puis de l’URSS. Sans remonter plus loin que Charles XII et les Chevaliers teutoniques, puis la Pologne elle-même, puis Napoléon, puis Hitler, pour en arriver aujourd’hui à la coalition des croisés d’une quarantaine de pays du monde, y compris les USA, l’Australie et la Nouvelle Zélande, etc. « pour sauver l’Ukraine ».

 

 

Carte approximative de l’Europe actuelle

 

 

Élargissement de l’OTAN vers l’Europe orientale, « accéléré » depuis 1999.

 

Non provoqué, indeed ?

 

 

 

Pour ne pas mourir idiots

 

William Blum

Freeing the World to Death

Common Courgage Press, 2004

336 pages

 

Et d’autres dont certains même en français :

https://www.amazon.fr/stores/WilliamBlum/author/B000APW3VO?ref=ap_rdr&isDramIntegrated=true&shoppingPortalEnabled=true

 

 

Deux vidéos évidemment en anglais mais incontournables.

 

Si les valeureux de la Librairie Tropiques avaient la bonne idée de les sous-titrer en français, ils rendraient à l’humanité (au moins francophone) un signalé service :

 

The US-EU « Division of Labor » to Continue Confronting Russia & China

 

Brian BerletičThe New Atlas

 

 

 

 

 

Sur son site Il danse avec les ours, M. John Helmer a dit à Nima Alkhorshid (qui s’est fait couper les cheveux par un mauvais coiffeur) ce qu’il fallait penser des affirmations de Donald Trump quant aux milliards “donnés” par les USA à l’Ukraine…

 

 

John Helmer : Trump’s Ukraine War Numbers : The Truth vs. Lies

 

Dances with Bears – Dialogue Works – 5 mars 2025

 



 

Un commentaire :

@luisreveco4882

John Helmer is very deep, very knowledgeable and speak only after serious consideration. His analysis is unique, he presents new angles that no other analyst presents. For that reason, some people get a surprise. Listen to him carefully, follow his ideas and give a long thought sfterwards. He cannot be dismissed. He is unique. For that reason, he is great. Unique. But difficult to follow. He is an old school intellectual. Deep. Accurate. Factual. Different. I respect him completely. And therefore I follow him

[John Helmer est très profond, très bien informé et ne s’exprime qu’après mûre réflexion. Son analyse est unique, il présente de nouveaux angles qu’aucun autre analyste ne présente. C’est pourquoi certains sont surprises. Écoutez-le attentivement, suivez ses idées et ensuite réfléchissez-y bien. On ne peut pas l’ignorer. Il est unique. C’est pour cela qu’il est grand. Unique. Mais difficile à suivre. C’est un intellectuel de la vieille école. Profond. Précis. Factuel. Différent. Je le respecte totalement. C’est pour cela que je le suis.]

 

Couverture d’une 3e video, mise en ligne par Garland Nixon, où il discute avec M Harley Schlanger –  président de l’Institut  Schiller aux USA et  porte-parole national de Lyndon Larouch –  de la toute nouvelle « Entente cordiale » entre Keir Starmer et Emmanuel Macron.

 

https://www.youtube.com/watch?v=nAG1qYDYI1I

 

 

 

 

Mais avant tout cela, le 24 février 2025, M Jeffrey Sachs, conseiller des Nations Unies, avait prononcé, devant le Parlement européen, un discours suivi d’une séance de questions-réponses qui a fait grand bruit, dont France-Soir a eu l’excellente idée de publier la vidéo sous-titrée en français :

 

Le réveil ou la ruine : Jeffrey Sachs devant le Parlement Européen défie l’Europe face à l’Amérique et la Russie

 

France Soir

 

 

 

Voir ici :

Le réveil ou la ruine : Jeffrey Sachs devant le Parlement Européen défie l’Europe face à l’Amérique et la Russie | FranceSoir

 

Lire le texte ici….

Source : https://www.francesoir.fr/politique-france-monde-societe-economie/le-reveil-ou-la-ruine-jeffrey-sachs-devant-le-parlement

 

 

 

 

 

Il paraît donc qu’Emmanuel Macron veut partir en guerre contre la Russie (AVIA-PRO dixit).

Ah, bon ?

Il ne veut pas plutôt essayer d’amuser la Légion Étrangère, qui revient d’Afrique pas contente du tout et qui pourrait bien – qui sait – s’amuser à schtroumpfer un petit coup d’État à ses dépens ?

 

 

 

Attendons et voyons…

 

 

 

Entretemps,

 

Un général russe répond aux menaces de Macron

 

le cri des peuples7 mars 2025

 

 

 

 

Le général Apti Alaudinov est le chef adjoint de la Direction principale politico-militaire des Forces armées russes. Proche collaborateur de Ramzan Kadyrov, il jouit d’une grande popularité parmi les militaires et les forces spéciales russes, ainsi qu’au sein du grand public. Ce n’est pas un politicien occidental qui parle à la légère, mais un dirigeant de très haut rang qui pèse chaque mot qu’il prononce.

Lire la suite…

Source :  https://lecridespeuples.fr/2025/03/07/un-general-russe-repond-aux-menaces-de-macron/

 

 

 

D’un pantin l’autre…

Les fils de la marionnette cassent : Washington laisse entendre que Zelensky doit partir

 

Gerry Nolan – TheIslanderNews – 3.4.2025 

Traduction : cl pour L.G.O

 

 

 

 

Lorsque la patience du joueur d’orgue de Barbarie est à bout, il jette le singe, et c’est exactement ce qui se passe avec la marionnette en or de Washington, Vladimir Zelensky. Après l’affrontement désastreux de vendredi à la Maison Blanche, où Trump et Vance l’ont traité en enfant insupportable, le conseiller américain à la Sécurité nationale, Mike Waltz, évoque désormais ouvertement l’impensable : Zelensky devrait peut-être céder sa place à quelqu’un capable de négocier la paix au lieu de chercher à obtenir encore plus d’argent pour la guerre. 

Lire la suite…

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/?page_id=24731&preview=true

 

 

 

En guise de bisou du soir, en cette Journée des Phâmes, M. Pepe Escobar nous envoie ceci :

 

Paralyzed by acute dementia, Europe declares war on Russia all over again

 

Ce qui veut dire à peu près ceci :

 

Paralysée par une démence aiguë, l’Europe déclare à nouveau la guerre à la Russie

 

Pepe Escobar – The Unz Review  –  7.3.2025

75 Comments

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

L’OMS va continuer à rouler. Et, puisqu’ainsi le veulent les Européens : jusqu’au dernier Ukrainien.

Commençons par le moment « route de Damas » du secrétaire d’État US Marco Rubio :

« Pour être franc, il s’agit d’une guerre par procuration entre des puissances nucléaires : les USA, qui  aident l’Ukraine, et la Russie. Et il faut qu’elle s’arrête. »

Ou, si on veut un vrai coup de gueule. Jeffrey Sachs à la rescousse. Bien sûr, la formulation correcte devrait être « guerre par procuration déclenchée par les USA ». Mais Alléluia quand même : une pareille illumination venue du Ciel – « par procuration ! » – n’aurait jamais atteint le précédent Secrétaire américain au Génocide.

Maintenant, c’est la panique. La panique totale en Europe.

Lire la suite…

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/paralysee-par-une-demence-aigue-leurope-declare-a-nouveau-la-guerre-a-la-russie/

 

 

 

 

Mis en ligne le 9 mars 2025

par Les Grosses Orchades

Entre « The Apprentice » et le « Serviteur du Peuple », le torchon brûle

 

 

 

 

 

 

Drone maritime ukrainien

 

 

Entre « The Apprentice » et le « Serviteur du Peuple », le torchon brûle

 

 

Entre deux acteurs de télévision dont dépendent (ou ont dépendu) pour leur survie des millions d’êtres, les durs pépins de la réalité commencent à se faire cruellement sentir à des fesses peu encore bien habituées à leur présence.

Cette semaine, la Maison Blanche recevait la visite de trois élèves convoqués chez le proviseur : Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky.

Envers le plus faible des trois, le proviseur s’est permis deux choses que le savoir-vivre aurait dû lui interdire : peloter avec insistance un genou de son visiteur comme l’échine d’un chien mal dressé; en oubliant les 68 millions d’Hexagonaux qu’il est censé représenter, et ensuite envoyer le bonjour à  « sa ravissante épouse », après avoir payé quelqu’un pour répandre dans le monde entier des calomnies ou au moins de la diffamation sur l’intéressée.

Quoi qu’on en pense aux Zuhèssa, ce sont des choses qui ne se font pas quand on sait vivre. Imagine-t-on le Kaiser Guillaume ou l’empereur d’Autriche se comportant de la sorte ? Ou l’ayatollah Khamenei ? Ou les présidents Xi Jinping ou Poutine ?

On comprend que Scott Ritter s’extasie sur sa « révolution », qui en est une sans doute du point de vue américain. Reste à voir ce qu’elle sera dans l’absolu et surtout jusqu’à quelle profondeur elle ira.

Passons.

Et passons sur la visite de Keir Starmer. Ce qui nous importe, de la part des Îles Britanniques, est ce qu’y font George Galloway,  Jeremy Corbyn et quelques autres à qui nous souhaitions beaucoup de courage et autant de succès qu’ils en méritent. (Un jour, il faudra écrire l’histoire de la génération d’hommes qui a résisté à la guerre d’Irak, de ce côté-ci de l’Atlantique et de l’autre.)

Les trompettes de la Renommée résonnent  surtout aujourd’hui pour que nul n’ignore ce qui vient de se passer entre deux showmen jouant aux conducteurs de peuples. Ce ne fut pas triste. Quoique…

 

 

Comme nous ne sommes ni capables n i outillés pour vous en faire part, nous nous contentons de relayer ce que viennent d’en dire deux des meilleures sources de réflexion que nous connaissions. La première est en français, la seconde en anglais.

 

 

 

De la juste résolution des contradictions
au sein de la classe dirigeante occidentale

 

Macron, Starmer et Zelensky
sont dans un bateau …

Macron est le premier à se jeter à l’eau.

 

Librairie Tropiques – 1er mars 2025

 

SAISON 2025

« Le compte à rebours de la fin du régime de Zelensky a commencé » – les experts russes sur le fiasco des négociations avec Trump.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=9SuSc9_SFzg

 

 

La rencontre du leader ukrainien avec le président américain a été un désastre pour Kiev, mais il est peut-être trop tôt pour tirer des conclusions à long terme 

Lors de la visite du président ukrainien Vladimir Zelensky à Washington, une altercation publique a eu lieu entre lui et le président américain Donald Trump, ce qui a même conduit à l’interruption de la rencontre et à l’annulation de la conférence de presse prévue. Un échange d’accusations mutuelles aussi chargé d’émotion et teinté de négativité devant les caméras de la Maison Blanche n’a probablement jamais été vu auparavant.

Lire la suite…

Source : https://www.librairie-tropiques.fr/2025/03/de-la-juste-resolution-des-contradictions-au-sein-de-la-classe-dirigeante-occidentale.html

 

 

 

En guise de bonus :

 

WAR PARTY IN PARIS

 

Librairie Tropiques – 22.2.2025

https://www.librairie-tropiques.fr/2025/02/trump-toi-d-la-que-j-m-y-mette.html

 

Surtout ne ratez pas la sublime Cyd CHARISSE !

 

 

 

 

 

Et voici ce qu’en pense notre SIMPLICIUS préféré :

 

 

 

 

BLOODBATH IN THE OVAL OFFICE

 

A presidential dressing down for the ages.

 

 

flagellating him like the mewling fraud that he is.

 

Dugin summed it up succinctly:

 

 

 

And Medvedev added the relish:

 

 

 

First, a quick summary: it all began as Zelensky pulled up to the White House, with Trump immediately ribbing the disgraced leader about his unprofessional choice of attire:

 

Cell^phone video

 

It’s clear Trump was not pleased by Zelensky’s brazen disregard for diplomatic customs and courtesy. Axios noted this:

Read more…

Source : https://simplicius76.substack.com/p/bloodbath-in-the-oval-office?utm_,

 

 

We do hope you can read the whole article reserved to subscribers. If not and you are interested, you can subscribe on the site : 

https://simplicius76.substack.com/  L.G.O

 

 

 

 

Il manque ici une bannière étoilée.

 

 

 

 

Toute dernière minute :

 

Les Européens après le passage à tabac de Washington : « ça fait tout drôle d’être à poil »

 

Régis de Castelnau – Vu du Droit – 1er mars 2025

 

 

 

 

Au-delà de la schadenfreude qu’il a procuré à ceux qui essaient de résister depuis trois ans à l’inepte propagande russophobe et aux conséquences de l’aveuglement des élites à la réalité du monde, le traquenard tendu à Zelensky dans le bureau ovale appelle quelques observations.

Tout d’abord évidemment l’insondable sottise suffisante de ceux qui nous gouvernent en Europe incapables non seulement de prévoir mais d’imaginer que l’entretien entre Donald Trump et le président ukrainien ne puisse pas bien se passer. Certains allant même jusqu’à dire : « la rencontre entre Zelensky et Trump à Washington est une très grande victoire de l’effort diplomatique franco-britannico-ukrainien. Ce n’était pas facile mais Zelensky l’a fait : Trump le rencontre avant Poutine ». Après le bain de sang du bureau ovale on est contraint de se demander une nouvelle fois : mais qui sont ces gens ?

Lire la suite…

Source : https://www.vududroit.com/2025/03/les-europeens-apres-le-passage-a-tabac-washington-ca-fait-tout-drole-detre-a-poil/

 

 

 

 

 

Et les Français qui détestent le kéké rose et n’apprécient pas d’être humiliés par son biais, qu’est-ce qu’ils comptent faire pour s’en débarrasser ? Rien comme d’habitude ?… attendre que l’équipe de Villepin s’en occupe ?… ou s’en remettre à « la force des choses » ? L’expression est de Saint-Just. Aujourd’hui, Andreï Martyanov parle de « the strength of circumstances ». À deux siècles et demi de distance, cela veut dire exactement la même chose. Est-ce que c’est vraiment le seul héros sur lequel on puisse compter ?

 

 

 

Mais quand même…

 

Quand on entend le petit gnome vert-de-gris énumérer, en comptant sur ses doigts, tous les accords et les traités de paix que les paladins-z-associés (Biden, Merkel, Hollande et lui-même) ont en vain tenté de signer, accords qui ont tous été déchirés par l’abominable Poutine envahisseur, on se demande dans quel asile de siphonnés on est tombé. Et il ne faut compter sur aucun de ces trois-là pour rappeler qu’on n’envahit pas son propre pays… que Nikita Khrouchtchev n’avait aucun droit – AUCUN ! – à faire cadeau d’un  morceau de l’URSS à des particuliers, fussent-ils de ses amis. Car aucun de ces hommes n’a la moindre idée de ce qu’est un thermidorien ni de ce dont il est capable.

Les Français non plus d’ailleurs qui,  eux, le devraient.

 

 

 

Mis en ligne le 1er mars 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

 

AARON BUSHNELL 1999 – 2024 In memoriam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AARON BUSHNELL

1999 – 2024

In memoriam

 

 

Une deuxième génération de jeunes Américains s’oppose à la guerre en général et aux méfaits de l’empire en particulier.

 

 

 

 

 

Aaron Bushnell, le soldat américain qui s’est immolé pour Gaza

 

 

Mathias Delori – Orient XXI –  6.3.2024

 

 

Le 25 février, un Américain a commis l’irréparable en se sacrifiant devant l’ambassade d’Israël aux États-Unis. En France, sa mort a été ignorée par les médias. Elle s’inscrit toutefois dans des modes de protestation anciens qui méritent d’être analysés. Ce geste extrême illustre l’engagement d’une nouvelle génération de militants américains qui découvre la question palestinienne et s’y engage corps et âme.

 

 

 

 

 

 

DIMANCHE 25 FÉVRIER 2024, UN JEUNE HOMME DE 25 ANS  s’approche de l’entrée de l’ambassade d’Israël à Washington DC. Dans une vidéo extraordinaire, devenue virale sur les réseaux sociaux, il affirme :

 

Je m’appelle Aaron Bushnell, je suis un membre en service actif de l’armée de l’air des États-Unis et je ne serai plus complice d’un génocide. […] Je suis sur le point de m’engager dans un acte de protestation extrême, mais comparé à ce que les gens ont vécu en Palestine aux mains de leurs colonisateurs, ce n’est pas extrême du tout. » « »

 

La suite de la vidéo le montre en train de s’asperger d’un liquide inflammable, de mettre le feu à ses vêtements et de crier, malgré la douleur : « Free Palestine ! »

La veille, Bushnell avait posté un message sur Facebook :

 

Beaucoup d’entre nous aiment se demander : « Que ferais-je si j’avais vécu durant l’esclavage ? Ou sous les lois Jim Crow [nom des lois de ségrégation raciale dans le sud des États-Unis] ? Ou sous l’apartheid ? Que ferais-je si mon pays commettait un génocide ? ». La réponse est : ce que vous êtes en train de faire là. Tout de suite. »

 

 

 

 

Cette auto-immolation par le feu rappelle celles du moine bouddhiste Thich Quang Duc en 1963 pendant la guerre du Vietnam, de Jan Palach en 1969 au moment de l’occupation de la Tchécoslovaquie par le pacte de Varsovie, ou de Mohamed Bouazizi à la fin du règne du despote Ben Ali en 2011 en Tunisie. L’événement est donc considérable. On ne peut néanmoins pas compter sur les principaux médias francophones pour prendre connaissance de cette information. Une semaine après les faits, Mediapart, Le Figaro et L’Humanité ont purement et simplement ignoré cette immolation. La Croix et Libération ont publié chacun un court article factuel, et Le Monde ne lui a consacré que quatorze lignes. En octobre 2020, le même journal avait pourtant estimé, à juste titre, que l’auto-immolation par le feu de la journaliste russe Irina Slavina méritait trois longs articles rappelant son histoire, son courage et le sens politique de son geste.

 

Face au génocide

Aaron Bushnell a grandi dans une famille conservatrice membre du groupe religieux Community of Jesus, à Orleans dans le Massachusetts. Il s’est engagé en 2020 dans l’armée de l’air états-unienne en tant qu’informaticien formé aux questions de cyber sécurité. Profondément marqué par le meurtre de George Floyd, afro-américain tué par un policier en mai 2020, il a rompu avec ce groupe religieux et développé des sentiments de plus en plus critiques à l’encontre de l’armée. Son acte de protestation extrême le 25 février 2024 s’inscrit aussi dans le contexte plus général des mobilisations massives de citoyennes et citoyens américains contre le soutien quasi inconditionnel de leur pays à Israël. Ces femmes et ces hommes considèrent, comme de nombreux spécialistes du sujet, que les opérations militaires israéliennes à Gaza constituent un génocide.

Chaque jour, environ 150 Gazaouis sont tués par les forces armées israéliennes, dont une moitié de mineurs. La population est par ailleurs privée d’eau, de nourriture, de médicaments et de soins. À l’instar d’Aaron, les personnes mobilisées savent cela mais elles sont aussi mues par ce que Bertrand Badie appelle la « transnationalisation des imaginaires de la souffrance »1. Les vidéos d’habitations détruites et de corps carbonisés, de bébés agonisants dans les maternités et des scènes d’humiliation circulent sur les réseaux sociaux. L’indignation est plus grande aux États-Unis qu’en Europe, notamment du fait de leur responsabilité particulière dans la tragédie en cours. Ce pays a opposé son veto à toutes les résolutions du Conseil de sécurité appelant à un cessez-le-feu. Il met en œuvre un véritable pont aérien de livraisons d’armes et de munitions sans lesquelles Israël serait contraint d’arrêter les bombardements à Gaza en quelques jours. Il apporte enfin un soutien militaire technique à Israël, sous prétexte de l’aider à localiser les otages. Beaucoup considèrent, par conséquent, que les États-Unis ne sont pas simplement complices des massacres – ou du « génocide » si l’on admet cette qualification – mais qu’ils y participent activement.

L’acte d’Aaron Bushnell s’inscrit aussi dans un contexte de croissance du sentiment d’impuissance. Au cours des premiers mois de « l’offensive » israélienne à Gaza, les ONG de défense des droits humains et les activistes pro-palestiniens ont multiplié les appels aux manifestations, les pétitions, les sit-in et les prises de parole de personnalités publiques. Ce répertoire d’action traditionnel n’a pas infléchi la politique de l’administration Biden. Le jeu politique institutionnel est, lui-aussi, complètement cadenassé. Le jusqu’au-boutisme de « genocide Joe »2 va probablement lui coûter sa réélection, mais il est impossible, sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, de fonder le moindre espoir dans son concurrent Donald Trump. L’exaspération des personnes sensibles face à la tragédie humanitaire en cours à Gaza est de plus en plus perceptible dans les mobilisations. L’acte de protestation extrême d’Aaron Bushnell ne constitue d’ailleurs pas un acte isolé. Une femme s’est aussi immolée par le feu le 1er décembre 2023 à Atlanta pour les mêmes raisons. Elle a survécu et portera les brûlures sur son corps pour le reste de sa vie.

 

Force de la non-violence

Les « sacrifices politiques de soi », pour reprendre une expression de la politiste Karin Fierke, peuvent renverser des montagnes. Dans le cas de Mohamed Bouazizi en 2011, l’acte a constitué le détonateur et le moteur d’une révolution. Les actions de Jan Palach, de Thich Quang Duc et des personnes qui les ont imités ont décuplé l’énergie des mouvements de résistance contre les guerres impérialistes soviétiques et états-uniennes.

Le pouvoir mobilisateur de ces actes repose sur le même ressort que les autres types de résistance non-violente. Comme l’a montré Judith Butler dans un essai récent3, la « force de la non-violence » réside moins dans sa vertu d’exemplarité pacifique que dans le fait qu’elle expose la violence. Ce ressort était perceptible, par exemple, dans l’occupation non-violente de la place Tahrir pendant la révolution égyptienne. La police a dévoilé sa propre violence – et celle de l’État -, chaque fois qu’elle a essayé de déloger les manifestants. Dans les immolations par le feu comme celle d’Aaron Bushnell, une violence est représentée : un corps se consume et une personne meurt. Mais cette violence en symbolise une autre : celle perpétrée par l’État d’Israël et son allié (ou « complice ») états-unien. Aaron Bushnell l’a dit très explicitement en comparant son acte individuel à la souffrance collective endurée par les Palestiniens.

Les auto-immolations par le feu embarquent cependant une « force » supplémentaire. Elles nous interpellent car elles ne sont pas compréhensibles dans le référentiel moderne de l’action individualiste. On peut comprendre qu’une personne dépressive, désespérée ou en fin de vie mette fin à ses jours. Mais on ne peut pas appliquer cette grille de lecture à des jeunes gens socialement bien intégrés qui, pour le reste, semblent aimer leur vie. Le référentiel de l’action individualiste s’épuise encore plus à rendre compte du mode opératoire : une mort dans d’atroces souffrances.

 

Dépolitiser l’acte

Pourtant, toutes les auto-immolations par le feu n’engendrent pas des mouvements de résistance extraordinaires. Un certain nombre de conditions doivent être réunies pour qu’un sacrifice politique de soi produise des effets significatifs. Rappelons d’abord une évidence : l’événement doit, pour commencer, être porté à la connaissance du public. Or il n’existe aucune certitude en la matière comme l’illustre la couverture par les médias français de celle qui nous intéresse ici. Pour être performante, une auto-immolation par le feu doit aussi être majoritairement interprétée dans les termes voulus par l’auteur. Ce n’est pas évident car les adversaires de sa cause dépolitisent sa mort en la présentant comme l’œuvre d’un désespéré ou d’un fanatique. Dans le cas d’Aaron, on a pu lire qu’il souffrait de déséquilibres mentaux, qu’il appartenait à une secte chrétienne fondamentaliste ou encore qu’il pratiquait un « culte de la mort ». La palme de la dépolitisation est revenue au New York Times. Le 2 mars, le journal a dressé un portrait d’Aaron expliquant qu’il avait été victime d’« abus psychologiques » pendant son enfance, qu’il avait souffert « d’anxiété à l’adolescence » et qu’il avait « du mal à entrer en contact avec de nouvelles personnes ».

Dans un entretien vidéo diffusé par Al-Jazeera, une amie d’Aaron explique toutefois le contraire :

 

Non, je ne pense pas qu’il était malade mentalement. Il pensait probablement que cette société est malade d’autoriser ce qui se passe à Gaza en ce moment (…). C’est ça, ce qui est odieux, ce qui est malade. Et il était indigné par cela. »

 

Dans ce contexte de lutte pour l’imposition d’un cadre interprétatif, les partisanes et partisans de la cause défendue par la personne qui s’est auto-immolée doivent donc, comme cette amie, apporter une autre réponse à la question : « Qui a tué Aaron Bushnell ? ». Cette réponse est : il n’est pas le seul auteur de sa propre mort, celle-ci possède également une dimension sacrificielle. Tel est le sens des hommages rendus à Aaron depuis une semaine aux États-Unis, qu’il s’agisse des dépôts de bougies et de lettres, ou des manifestations plus originales comme celle où l’on voit des vétérans des forces armées brûler leur uniforme en scandant : « Souvenez-vous d’Aaron Bushnell, libérez la Palestine ». Le samedi 2 mars à Marseille, la manifestation hebdomadaire de soutien à la Palestine défilait derrière une banderole rendant hommage à l’Américain. Chaque citoyenne ou citoyen doit être libre de se positionner comme il l’entend dans cette querelle d’interprétation. Mais pour qu’elles ou ils puissent le faire, il faudrait au moins qu’elles ou ils soient informés de l’événement.

______________________

 

Source : https://orientxxi.info/magazine/aaron-bushnell-le-soldat-americain-qui-s-est-immole-pour-gaza,7114

_______________________

 

Mathias Delori  est Chercheur CNRS en sciences politiques, Centre Emile Durkheim / Centre Marc Bloch  

 

Orient XXI est membre des Médias indépendants du monde arabe

© Association Orient XXI, 2013-2025 – 7, rue des Carmes, Paris, France – ISSN 2270-0978

 

 

On ne voit pas où Mathias Delori a pu dénicher des guerres impérialistes soviétiques, mais on sait ce que valent nos Éducations Nationales, surtout en matière d’histoire : il a dû croire ce qu’on lui a appris à l’école.

Le Pacte de Varsovie n’a pas été un instrument de conquête mais de défense, ô combien légitime. La Perestroïka et ses suites l’ont amplement prouvé.

C’est le moment de rappeler, à lui et à tous, les écrits irremplaçables de feu William Blum.

L.G.O.

 

 

 

Ont-ils menacé de le tuer parce qu’il se tuait ?

 

L’hedomadaire Newsweek

se fait l’écho d’un incident sinistre :

 

Fact Check : Un garde israélien a-t-il pointé son arme vers le corps d’Aaron Bushnell ?

Publié le  27 février, 2024 àt 7:20 AM EST

 

 

 

 

La mort choquante d’Aaron Bushnell, membre de l’armée de l’air américaine, qui s’est immolé par le feu devant l’ambassade d’Israël à Washington dimanche, a été qualifiée d’« événement tragique » par le Pentagone, alors que les autorités continuent d’enquêter sur l’incident.

Bushnell, âgé de 25 ans, s’est filmé alors qu’il se tenait devant l’ambassade, criant à plusieurs reprises « Free Palestine » (Libérez la Palestine !) avant que les secouristes qui se trouvaient à proximité n’éteignent les flammes.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi, le porte-parole du Pentagone, général de division de l’armée de l’air Pat Ryder, a présenté les condoléances de son ministère à la famille de Bushnell, ajoutant que si les USA soutenaient « le droit inhérent d’Israël à se défendre », ils continuaient également à «  communiquer activement leurs attentes quant à la prise en compte par Israël de la sécurité des civils et de l’aide humanitaire, dans le cadre de ses opérations ».

Parmi les commentaires, on trouve une affirmation très répandue selon laquelle la personne que l’on voit dans la vidéo pointer une arme vers le corps d’Aaron Bushnell est un garde israélien.

(Traduction L.G.O.)

 

 

 

 

D’autres sources font état d’un policier US lui donnant l’ordre d’arrêter tandis qu’il brûlait…

 

 

L’ambassade d’Israël à Washington, affichant les portraits des otages, devant laquelle Aaron Bushnell s’est immolé.

 

 

Veillée en l’honneur d’Aaron Bushnell devant l’Ambassade d’Israël aux États-Unis, le 26 février 2024.

 

 

 

 

Une rue Aaron Bushnell en Palestine

 

Il reste une rue en Palestine ?

 

 

 

 

Nous devons l’image d’introduction de ce post à Mike Hampton, qui l’a mise en tête de son propre article « pour mémoire » sur son site, le 19.2.2025

 

The Human of Liberty

 

Remembering Aaron Bushnell, and wanting the freedom of Palestine.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 22 février 2025

par Les Grosses Orchades

ANNIVERSAIRE – Il y a 80 ans

 

 

 

 

 

 

 

Les guerres du capitalisme contre les peuples ne datent pas d’aujourd’hui.

Gravure rupestre de Boshulan, Suède – 1550 avJC

 

 

Anniversaire

Il y a 80 ans

 

 

 

 

De l’histoire des crimes de guerre occidentaux :

 

Le massacre de Dresde

(Février 1945)

 

  Vladislav B. Sotirovic The Duran – 14.2.2025

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

Le raid de Dresde a certainement été l’un des raids aériens les plus destructeurs de la Deuxième Guerre mondiale et de l’histoire mondiale en matière de destruction militaire massive et de crimes de guerre contre l’humanité.

 

Les trois hommes du carnage

C’est en mai 1945 en Europe et en septembre 1945 au Japon que s’est achevée la Deuxième Guerre mondiale, la plus sanglante et la plus horrible de l’histoire de l’humanité. Cette guerre a entraîné la création de l’ONU en 1945 afin de protéger le monde contre des événements similaires à l’avenir. Il s’agit d’une organisation politique et de sécurité à l’échelle mondiale dont le premier acte juridique a été la Charte des Nations unies, qui a inspiré la définition du génocide de la Convention de Genève de 1948.

Les procès de Nüremberg et de Tokyo ont été organisés comme étant « les dernières batailles » pour la justice, et comme premiers procès mondiaux de criminels de guerre et de meurtriers de masse, y compris des hommes d’État et des hommes politiques de la haute hiérarchie. Et pourtant, 80 ans après cette Deuxième Guerre mondiale, la question morale essentielle attend toujours une réponse satisfaisante : Tous les criminels de guerre de cette Deuxième Guerre mondiale ont-ils été traduits en justice lors des procès de Nüremberg et de Tokyo ? Ou du moins, ceux qui l’ont été n’ont pas échappé à la vie publique après la guerre. Nous ne présenterons ici qu’un seul des cas de cette guerre qui doive être qualifié de génocide, en mêle temps que les personnalités qui en ont été directement responsables : Le massacre de Dresde en 1945.

Le bombardement de Dresde en 1945 est certainement l’un des raids aériens les plus destructeurs de la Deuxième Guerre mondiale et même de l’histoire mondiale en matière de destruction militaire massive et de crimes de guerre contre l’humanité[1]. L’attaque la plus importante et la plus destructrice a été menée dans la nuit du 13 au 14 février par le Bomber Command britannique, attaque au cours de laquelle 805 bombardiers ont pris pour cible la ville de Dresde qui, jusqu’alors, avait été protégée de ce genre de raids, principalement pour deux raisons :

  1. Dresde était d’une extrême importance culturelle et historique paneuropéenne et un des plus beaux « musées à ciel ouvert » d’Europe, et elle possédait en outre probablement le plus bel héritage architectural baroque au monde[2].
  2. Elle n’avait aucune importance stratégique, économique ni militaire.

 

 

Le principal raid aérien fut suivi de trois raids similaires effectués de jour, mais par la 8e armée de l’air US.

 

Le commandant en chef suprême des États-Unis, le général cinq étoiles Dwight D. Eisenhower (1890-1969)[3], était soucieux de faire rejoindre, par les forces alliées, l’Armée rouge soviétique qui avançait en Allemagne du Sud. C’est pourquoi Dresde a soudain été perçue comme un point stratégique de première importance en tant que centre de communication, du moins aux yeux d’Eisenhower. Cependant, à l’époque, Dresde était connue pour être une ville surpeuplée, compte tenu en outre de 500.000 réfugiés en provenance d’Allemagne de l’Est. Pour le quartier général du commandement suprême britannique et américain, il était clair que tout bombardement aérien massif de la ville coûterait de nombreuses vies humaines civiles et provoquerait une catastrophe humaine.

 

 

 

 

Ce n’était pas à la conscience d’Eisenhower de décider de lancer ou non une attaque aérienne massive sur Dresde, car il ne faut pas oublier qu’Eisenhower n’était qu’un commandant militaire (un « stratège » chez les Grecs) et non un homme politique. Incontestablement, la question de Dresde en janvier-février 1945 était de nature politique et humaine et pas seulement de nature militaire. Par conséquent, outre le commandant en chef suprême des forces alliées, le Premier ministre britannique Winston Churchill (1874-1965) et le président des USA Franklin D. Roosevelt (1882-1945) portent eux aussi une responsabilité morale et humaine directe dans le massacre massif de Dresde de 1945.

Ces trois hommes ont toutefois fini par s’accorder sur le fait que les pertes qui seraient inévitablement très élevées à Dresde pourraient néanmoins contribuer à raccourcir la guerre, ce qui, d’un point de vue technique, était vrai. En une nuit et un jour de bombardements, plus de 30.000 bâtiments furent détruits, et le nombre de personnes tuées dans ces bombardements et dans les incendies qu’ils ont déclenchés fait toujours l’objet de controverses entre historiens, les estimations allant jusqu’à 140.000. Il convient de noter que si cette estimation la plus élevée est vraie, cela signifie que le massacre de Dresde en février a tué plus de personnes que celui d’Hiroshima en août de la même année, avec environ 100.000 personnes (soit un tiers de la population totale d’Hiroshima avant le bombardement).

 

« Harris le Bombardeur » et « Harry l’Atomique »

L’une des personnes directement responsables de la transformation de Dresde en un crématorium au grand air, alors que la ville était bombardée par des bombes inflammables interdites en vue d’une destruction massive (Saddam Hussein a été attaqué en 2003 par l’OTAN sous la prétendue et finalement fausse accusation de posséder exactement ce genre d’armes – ADM) est « Harris le bombardier », soit le commandant des forces aériennes royales britanniques pendant le raid de Dresde. « Bomber Harris » était, en fait, Arthur Travers Harris (1892-1984), chef du Bomber Command britannique en 1942-1945. Né à Cheltenham, il avait rejoint le Royal Flying Corps britannique en 1915, avant de combattre comme soldat en Afrique du Sud-Ouest. Il est devenu commandant du cinquième groupe de 1939 à 1942, date à laquelle il a pris la tête de ce groupe (Bomber Command). Le fait est que c’est précisément Arthur Travers Harris qui a obstinément exigé et défendu les bombardements massifs de l’Allemagne, dans l’idée qu’une telle pratique entraînerait sa destruction (y compris des colonies civiles), ce qui, selon lui, la forcerait finalement à se rendre sans entraîner les forces alliées dans une invasion militaire terrestre à grande échelle. Le point essentiel est que cette stratégie de « Bomber Harry » a reçu le soutien total du Premier ministre britannique Winston Churchill qui, par conséquent, est devenu l’homme politique qui a béni et légitimé les massacres aériens massifs sous la forme juridique du génocide tel qu’il est décrit dans la Charte de l’ONU de l’après-Deuxième Guerre mondiale et dans d’autres documents internationaux sur la protection des droits de l’homme (par exemple, les Conventions de Genève de 1949). Quoi qu’il en soit, en plus de « Bomber Harris », il y a eu « Bomber Harry »–Dwight Eisenhower, Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill, qui, de concert, ont transformé le bombardement de cibles sélectionnées telles que les systèmes de transport, les zones industrielles ou les raffineries de pétrole en une destruction aérienne totale de zones urbaines entières, les transformant en crématoriums à ciel ouvert, comme cela s’est produit, pour la première fois dans l’histoire avec Dresde – ville au patrimoine historique rare (aujourd’hui, la Dresde d’avant-guerre figurerait sur la liste de l’UNESCO des sites protégés du patrimoine mondial), mais rasée en une nuit et un jour[4].

 

 

Sept ans plus tard (1952), habitants de Dresde continuant à déblayer des décombres.

 

 

Cette réussite fut rapidement renouvelée par les forces alliées dans d’autres villes allemandes[5], telles que Würtzburg – cité médiévale très densément peuplée, qui a littéralement explosé dans une tempête de feu en une seule nuit de mars 1945, détruisant 90 % de son espace urbain sans aucune importance stratégique[6]. Cependant, le bombardement « stratégique » d’agglomérations urbaines au cours de la Deuxième Guerre mondiale a atteint son apogée avec la destruction d’Hiroshima et celle de Nagasaki, sur ordre du président (démocrate) américain Harry Truman : « Harry l’atomique » (1884-1972), qui a autorisé le largage de bombes atomiques sur ces deux villes japonaises « afin de mettre fin à la guerre contre le Japon », « sans perte supplémentaire de troupes militaires américaines », « en insistant sur la capitulation inconditionnelle [déjà acquise, NdT] du Japon »[7].

 

« La dernière bataille pour la justice » et « Les bouchers de Dresde »

Assurément, un des résultats les plus évidents de la Deuxième Guerre mondiale a été « son caractère destructeur sans précédent ». Ce fait a été particulièrement flagrant dans les villes dévastées d’Allemagne et du Japon, où les bombardements aériens massifs, – une des principales innovations de cette guerre – se sont révélés beaucoup plus coûteux en vies humaines et en quantité de bâtiments détruits que ne l’avaient été les bombardements des villes espagnoles pendant la guerre civile »[8]. Pour cette raison et pour d’autres encore, nous pensons que de nombreuses personnalités militaires et civiles de haut niveau, responsables de décisions prises au cours de cette sinistre Deuxième, devraient avoir été traduites en justice lors des procès de Nüremberg et de Tokyo, tout comme le furent Hitler, Eichmann, Pavelić et bien d’autres. Cependant, c’est une vieille vérité que les vainqueurs écrivent l’histoire et réécrivent l’historiographie. Par conséquent, on n’a pas vu Dwight D Eisenhower, Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt (FDR), Harry Truman ou Arthur Travers Harris dans les salles d’audience des procès de Nüremberg et de Tokyo, accusés de crimes contre l’humanité et de génocide comme l’ont été les accusés nazis, dont les responsables du NSDAP, des officiers militaires de haut rang, des industriels, des hommes de loi et des médecins allemands. Quatre-vingts ans après la Deuxième Guerre mondiale, nous lisons et nous faisons apprendre à nos enfants des biographies politiquement blanchies et embellies de ces véritables criminels de guerre qui ont détruit Dresde, Hiroshima et Nagasaki, qui y sont représentés en héros nationaux, en combattants de la liberté et en protecteurs de la démocratie[9]. Par exemple, dans aucune biographie officielle de Winston Churchill, il n’est écrit qu’il est responsable du nettoyage ethnique de civils allemands en 1945, mais on apprend pourtant que le P.M. britannique a clairement promis aux Polonais qu’après la guerre, ils obtiendraient un territoire « nettoyé des Allemands »[10].

Si le procès de Nüremberg, 1945-1949, a été « la dernière bataille » pour la justice[11], il a été bien incomplet. Mieux : deux des plus ardents assassins de Dresde – Churchill et Eisenhower – ont été récompensés après la guerre, le premier, par un second mandat de Premier ministre et le second, par un  double mandat de président, dans leurs pays respectifs[12].

____________________

 

Dr. Vladislav B. Sotirovic

Ancien professeur d’université

Chercheur au Centre d’études géostratégiques

Belgrade, Serbie

www.geostrategy.rs

sotirovic1967@gmail.com

© Vladislav B. Sotirovic 2025

Avertissement personnel : L’auteur écrit pour cette publication à titre privé et ne représente personne ni aucune organisation, à l’exception de ses opinions personnelles. Rien de ce qui est écrit par l’auteur ne doit être confondu avec les opinions éditoriales ou les positions officielles d’un autre média ou d’une autre institution.

_______________________

 

Notes :

[1] Sur cette question, voir [L. B. Kennett, A History of Strategic Bombing : From the First Hot-AirBaloons to Hiroshima and Nagasaki, Scribner, 1982].

[2] Sur l’histoire et l’architecture de Dresde, voir [W. Hädecke, Dresden : Eine Geschichte von Glanz, Katastrophe und Aufbruch, Carl Hanser Verlag, München-Vien, 2006 ; J. Vetter (ed.), Beautiful Dresden, Ljubljana : MKT Print, 2007].

[3] Il est né à Denison, au Texas, mais a grandi au Kansas. Il est diplômé de l’Académie militaire de West Point en 1915. Pendant la Grande Guerre, il commande une unité d’entraînement de chars et a eu de nombreuses affectations entre les deux guerres mondiales. En 1942, le général George Marshall l’a choisi pour commander les troupes US en Europe. En qualité de lieutenant-général, D. Eisenhower commande l’opération Torch en novembre 1942, le débarquement allié en Afrique du Nord. En décembre 1943, il est nommé commandant suprême des forces expéditionnaires alliées. C’est à ce titre qu’il devient responsable de la planification et de l’exécution du débarquement du jour J (été 1944) et des campagnes militaires suivantes en Europe de l’Ouest contre les troupes nazies allemandes.

[4] Sur le cas du bombardement de Dresde, voir [P. Addison, J. A. Crang (eds), Firestorm. Addison, J. A. Crang (eds.), Firestorm. The Bombing of Dresden, 1945, Ivan R. Dee, 2006 ; M. D. Bruhl, Firestorm : Allied Airpower and the Destruction of Dresden, New York : Random House, 2006 ; D. Irving, Apocalypse 1945 : The Destruction of Dresden, Focal Point Publications, 2007 ; F. Taylor, Dresden. Tuesday, February 13, 1945, HarpenCollins e-books, 2009 ; Charler River Editors, The Firebombing of Dresden : The History and Legacy of the Allies’ Most Controversial Attack on Germany, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014].

[5] Sur cette question, voir [J. Friedrich, The Bombing of Germany 1940-1945, New York : Columbia University Press, 2006 ; R. S. Hansen, Fire and Fury : The Allied Bombing of Germany, 1942-1945, New York : Penguin Group/New American Library, 2009].

[6] Sur le cas de Würtzburg, voir [H. Knell, To Destroy a City : Strategic Bombing and its Human Consequences in World War II, Cambridge, MA : Da Capo Press/Pireus Books Group, 2003].

[7] Sur cette question, voir [C. C. Crane, Bombs, Cities, & Civilians : American Airpower Strategy in World War II, Lawrence, Kansas : University Press of Kansas, 1993 ; A. C. Grayling, Among the Dead Cities : The History and Moral Legacy of the WWII Bombing of Civilians in Germany and Japan, New York : Walker & Company, 2007].

[8] J. M. Roberts, The New Penguin History of the World, quatrième édition, Londres : Allien Lane an imprint of the Penguin Press, 2002, p. 965.

[9] Voir, par exemple, [R. Dallek, Harry S. Truman, New York : Henry Holt and Company, LLC, 2008 ; J. E. Smith, FDR, New York : Random House, 2008 ; S. E. Ambrose, The Supreme Commander : The War Years of Dwight D. Eisenhover, New York : Anchor Books A Division of Random House, Inc, 2012 ; A. D. Donald, Citizen Soldier : A Life of Harry S. Truman, New York : Basic Books, 2012 ; W. Manchester, P. Reid, The Last Lion : Winston Spencer Churchill : Defender of the Realm, 1940-1965, New York : Penguin Random House Company, 2013 ; B. Johnson, The Churchill Factor : How One Man Made History, Londres : Hodder & Stoughton Ltd, 2014 ; B. Harper, Roosevelt, New York City, Inc. 2014 ; P. Johnson, Eisenhower : A Life, New York : Viking/Penguin Group, 2014].

[10] T. Snyder, Kruvinos Žemės. Europa tarp Hitlerio ir Stalino, Vilnius : Tyto alba, 2011, p. 348 (titre original : T. Snyder, Bloodlands. Europe Between Hitler and Stalin, New York : Basic Books, 2010).

[11] D. Irving, Nuremberg : The Last Battle, World War II Books, 1996.

[12] Après la Deuxième Guerre mondiale, Dwight Eisenhower est élu en novembre 1952 34e président des USA (1953-1961) sous l’étiquette républicaine, avec Richard Nixon comme vice-président. En juillet 1953, il tient sa promesse de mettre fin à la guerre de Corée en signant un armistice. Il est le premier président républicain depuis 1933. En 1957, il fait appel aux troupes fédérales pour réprimer les violences ségrégationnistes à Little Rock (Arkansas).

 

Sir Winston Leonard Spencer Churchill a rédigé son ouvrage en six volumes intitulé The Second World War (1948-1954), pour lequel il a reçu le prix Nobel de littérature en 1953 (en fait, il y blanchit considérablement son propre rôle en tant que dirigeant britannique pendant la Deuxi§me Guerre mondiale). Néanmoins, il est redevenu Premier ministre britannique en 1951, alors que sa santé s’était détériorée. Il a consacré l’essentiel de son énergie à maintenir des relations extraordinaires avec les USA, qui lui ont accordé la citoyenneté américaine à titre honorifique. Cependant, en dépit de sa rhétorique politico-patriotique de la gloire britannique, il a en fait dirigé le Royaume-Uni pendant la chute de ce dernier en tant que grande puissance mondiale. Comme Eisenhower, Churchill n’a jamais été accusé d’avoir commis des crimes de guerre contre l’humanité (que ce soit en Europe ou dans les colonies britanniques).

Source : https://theduran.com/from-the-history-of-western-war-crimes-the-dresden-massacre-february-1945/

 

 

Nulle part, sur tout l’Internet occidental, vous ne verrez la moindre photo des corps carbonisés parsemant les rues de Dresde. Il y a des choses qui ne se font pas, n’est-ce pas ?

 

 

Oui, ils sont de droite aussi.. Qui a dit que, la politique était chose facile ?.

 

 

 

 

 

Nous devrions préciser, mais cela va sans dire, que seuls les civils – et pas n’importe lesquels – furent bombardés dans le but de les extermiiner, et pas qu’à Dresde. Est-il vraiment plus utile de rappeler que la haute industrie du Reich – surtout militaire – ne le fut jamais, JA-MAIS, et surtout pas les Krupp, les Thyssen, les Preussa et autres  Rheinmetall. En ces jours de 80e anniversaire, toute l’industrie civile allemande est en faillite ou en voie d’émigration vers la Chine ou les USA, mais pas…

 

 

13, 14 et 15 février 2025

 

 

 

 

 

Un livre que tous les écoliers devraient étudier en classe, s’il y avait encore des écoles dignes de ce nom en Europe :

 

Écrit par un GI prisonnier de guerre à Dresde, à qui son travail forcé dans les abattoirs souterrains de la ville a sauvé la vie, et qui n’a jamais pu oublier les corps carbonisés qu’il a découverts dans les rues mortes en remontant à la surface.

 

 

Kurt Vonnegut Jr.

Abattoir 5

Seuil Poche

192 pages

Voir ici.

Billy Pèlerin, vieil opticien tranquille est ami avec les Tralfamadoriens, petits extraterrestres verts, hauts de deux pieds doués d’une vision particulièrement aiguisée. Avec eux, Billy s’extrait de la réalité, fait des bonds dans le temps, retourne souvent à l’époque où il servait son pays sous les drapeaux, quand les Allemands l’avaient fait prisonnier dans un vieil abattoir de Dresde…

 

On en a tiré un film que tout le monde peut voir :

 

Abattoir 5

Réalisateur : George Roy Hill ; 1972.

DVD

Langues : anglais – français

Sous-titres : français

1 H 39’

 

Mais…

 

À l’éternelle honte de l’édition francophone

 

Les livres du grand historien britannique David Irving cité par l’auteur et un des plus grands sur la dernière guerre en date, ne sont toujours pas publiés en français. Essayez de deviner pourquoi.

 

 

      

 

                                          

 

Et voir ici: :https://irvingbooks.com/fr/produit/apocalypse-1945-la-destruction-de-dresde-edition-speciale-collector-avec-etui/

 

On les trouve plus ou moins tous ici :

https://www.amazon.fr/stores/author/B001ITWT6U

 

Précisons que certains des travaux de David Irving sont en consultation libre, quoique en anglais, sur le site  US de Ron Unz :

The Remarkable Historiography of David Irving, by Ron Unz – The Unz Review

lequel s’honore de rendre un compte très informé de la longue et tenace persécution de David Irving par les habituelles forces obscurantistes.

 

 

 

 

 

Trous de mémoire assistés :

 

Opération UNTHINKABLE

(« impensable »)

 

Il n’est pas de bon ton de rappeler, surtout dans les merdias mais aussi chez la grande foule des historiens respectueux car ce serait de mauvais goût, que, pendant les pourparlers de Yalta entre les « alliés » vainqueurs du nazisme, Sir Winston Churchill a tenté de faire attaquer l’URSS au gaz sarin par l’Armée britannique et celle de ses alliés occidentaux. Sarin ? Oui, celui-là même que l’on utilisera bien des années plus tard contre les Syriens rétifs, en accusant Bachar al-Assad de l’avoir fait.

 

 

 

 

Churchill voyait dans l’état de l’URSS, avec sa trentaine de millions de morts et ses deux-tiers de pays rasés, l’occasion idéale d’en finir avec ces communistes honnis, qui avaient réussi a défaire le champion du capitalisme, sur qui tant d’espoirs avaient été fondés et tant de capitaux investis. Que l’Armée britannique n’ait pas  exécuté ses ordres parce qu’elle-même était à genoux et le pays presque aussi exsangue que l’URSS, ou parce que le descendant de Marlborough a buté sur des gens affligés d’une conscience moins accommodante que celle de leurs supérieurs hiérarchiques, c’est ce que nous ne savons pas mais que l’Histoire devrait découvrir un jour, car la vérité, comme l’eau, finit toujours par trouver son niveau. Peut-être est-ce, après tout, parce que la situation sur le terrain était à peu près la même que celle d’aujourd’hui et que, bon… allez savoir.

 

 

 

Cela dit, le PM britannique de si glorieuse mémoire officielle n’en était pas à son coup d’essai dans les entreprises machiavéliques pour la plus grande gloire de la démocratie à la sauce capitaliste, oui, nous nous répétons. Il était au début de sa carrière politique lorsqu’il a supervisé et peut-être organisé :

 

Le siège de Sydney Street 

 

C’était en janvier 1911 et nous ne nous étendrons pas là-dessus outre mesure. Qu’il nous suffise de rappeler que le ras-le-bol atteignait à son comble dans la classe laborieuse britannique et que des gèves allant jusqu’à l’émeute mobilisaient pas mal de monde et notamment les mineurs du pays de Galles. Pour la classe dirigeante (ialors conservatrice), il importait d’y mettre un terme. Comment ? Par un dérapement provoqué permettant un énergique « crackdown » d’apparence légitime.

L’occasion fut fournie par deux Baltes (des Lettons), qui logeaient à Whi!techapel, non loin de l’endroit où Joseph Staline, réfugié politique aussi, venait de passer trois ans.

On les décréta anarchistes et braqueurs – c’était la faste époque de la bande à Bonnot – et l’on décida de les arrêter, mais pas en venant frapper à leur porte et en réclamant leurs papiers : en faisant assiéger l’immeuble où ils logeaient. Et pas juste par la police, mais aussi par l’Armée.

Quand ils se virent assaillis, les deux hommes, qui ne parlaient pas un mot d’anglais, ripostèrent. Ce fut le signal de la fusillade générale. Il n’y manqua même pas une balle perdue pour crever un tuyau de gaz. L’incendie qu’elle déclencha faillit se communiquer aux immeubles voisins, et les pompiers entrèrent dans la danse. Mais enfin et grâce au ciel les deux hommes furent abattus, aucun malencontreux procès ne s’ensuivit et la classe laborieuse anglaise fut bel et bien roulée par un tour vieux comme le monde.

Heureusement pour tous ces braves gens – Sir Winston et ses compères – la Grande guerre (la seule, l’unique, celle de 14-18) arrivait, ouf, qui allait voir se précipiter pour combattre avec un enthousiasme qu’on ne reverrait jamais plus, des millions de jeunes gens, qui s’engagèrent tous de bonne foi, même les cocus les plus pauvres, pour servir qui les rois George ou Albert, qui la République, qui le Kaiser, qui le Tsar, selon leurs intimes et très sincères convictions.

Et ceux qui n’avaient pas écouté Jaurès, ni ses homologues d’Allemagne, continuèrent à ne pas écouter Lénine…

 

 

Winston Churchill (2e à partir de la gauche) au siège de Sydney Street

 

 

 

 

 

Tout frais du jour, pour nos lecteurs anglophones

 

Rise and Fall of a Churchillian Figure

Scott Ritter.com – Febr. 19.2025

 

https://scottritter.substack.com/p/vasily-goloborodkos-nightmare

 

 

 

Sacré M. Vance !

 

 

 

 

« Beurk ! » dit le chaudron à la poêle à frire : « Tu as le cul tout noir ! »

 

Le Vice-Président US s’est taillé cette semaine par un discours qui fait le tour du monde, un énorme succès public. Surtout en Europe d’ailleurs, ou beaucoup se sont sentis vengés de voir ainsi traîner sur la claie leurs tourmenteurs, ces compradores vendus et serviles, et qui plus est par un de leurs donneurs d’ordres.

Certes, ces pantins cocaïnomanes ont reçu leurs insupportables consignes de l’administration Biden, pas de M. Vance, mais M. Vance a-t-il dit quelque part qu’il n’allait pas emboîter le pas, du moins en ce qui nous concerne, à l’administration Biden ? Les choses vont-elles changer pour ceux qui, depuis avant-hier festoient et se réjouissent ?

Il nous semble, voyez-vous, que c’était à nous-mêmes qu’il incombait de fustiger les coupables, non pas après leurs crimes mais avant, bref de nous y opposer sans ménagements, au risque d’y prendre des coups. D’y perdre la vie ? C’est arrivé à certains, un peu partout dans le monde. C’est même trop souvent la récompense du courage.

Il nous semble aussi que M. Vance et les siens ont assez largement profité de ces crimes et en profitent encore. Et qu’en ce qui nous concerne, en ne nous opposant pas aux crimes de nos oppresseurs, nous les aidons très concrètement à opprimer les autres, en Palestine et ailleurs (de nombreux ailleurs). Il n’y a donc pas de quoi trop nous réjouir ni pavoiser, car il nous paraît que M. Vance et les siens vont continuer à interférer dans les affaires des autres pays, comme nos chihuahuas l’ont fait en Roumanie et en Géorgie et menacent de le faire en Allemagne. M. Vance, son président et leurs électeurs ne font que cela partout et depuis toujours. Quelqu’un espère-t-il qu’ils vont s’arrêter de voler leur pétrole aux Syriens par exemple ou de menacer les Palestiniens d’anéantissement ? Alors, où en est-on et où va-t-on ? Pas dans cette sempiternelle sentine de lâche obéissance si possible.

Nous, ce qu’on en dit… on n’a pas de recette et on n’est pas en état de donner des leçons aux autres. Laissons cet audacieux exercice à M Vance. Mais cela nous ferait foutrement plaisir que quelques-uns d’entre nous commencent à retrousser leurs manches contre leurs véritables ennemis, sans excepter personne.

 

 

 

With our deepest gratitude

to Zeinab al Saffar and to Larry Johnson,

for being.

 

 

 

 

 

 

 

Et une dernière petite réflexion que vous n’êtes pas obligés de suivre mais qui nous démange.

 

À propos de Gaza, de l’ultimatum trumpien et de ce qui en découle pour ceux que personne ne songe à consulter, une vidéo de M. Thierry Meyssan a récemment provoqué, sur Le Courrier des Stratèges, une controverse (que nos lecteurs peuvent suivre sur place ou retrouver sur notre post précédent).

En résumé, Thierry Meyssan a choqué beaucoup de monde en s’alignant sur une conviction du Grand cardinal, à savoir que la politique est l’art du possible. Ce qui est vrai. Il a donc dit que, s’il était dirigeant palestinien, il choisirait d’obtempérer aux injonctions léoniennes, si c’était la seule façon de sauver au moins la vie des enfants.

Premièrement, il est d’une hurlante évidence que personne – PERSONNE AU MONDE ! – n’a le droit d’émettre de pareils ultimatums – À PERSONNE ! – sans se mettre au ban de toutes les sociétés et sans donner à ces sociétés l’obligation morale absolue de les combattre au finish.

À quoi M. Meyssan pourrait répondre avec raison qu’entre la théorie et la pratique, il y a un abîme et que ce n’est pas sa faute si « les sociétés, toutes les sociétés du monde » manquent à leur devoir.

Certes.

Mais a-t-il souvenance de ce que nos aïeux se sont jadis trouvés, avant les Palestiniens, confrontés au même dilemme : c’était en 1793-1794, et se souvient-il du choix qu’ils ont fait ?

 

 

C’est ce qu’ils ont choisi alors, pour eux et pour leurs enfants.

Bon, d’accord, ils ont eu la mort, et leurs enfants en ont hérité.

De quel droit quelqu’un peut-il aujourd’hui leur dire qu’ils devaient choisir l’esclavage pour eux-mêmes et/ou pour leur descendance ?

Personne ne le peut. Parce que quiconque est de bonne foi est forcé d’admettre que la question qui se pose aux Palestiniens n’est pas politique mais existentielle :  être ou ne pas être.

À quoi cela sert-il de vivre ou de mourir, si vous n’êtes rien ?

Pourquoi croit-on que tant de femmes pauvres choisissent d’avorter ? Et de quoi osent se mêler ceux qui leur disent qu’elles n’ont pas le droit d’éviter l’esclavage à leurs petits, fût-ce au prix de leur mort, qu’elles risquent d’ailleurs aussi par ce choix ?

Quand l’espèce humaine sera devenue un  peu moins infantile et surtout moins indifférente (péché cardinal !), on pourra en reparler.

 

 

 

 

Mis en ligne le 19 Février 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

Panama, Groenland, Ukraine, Iran, Chine, Riviera, etc.

 

 

 

 

 

 

 

RUSSIA’S WAR AGAINST THE BALTIC PIRATES  

 

 

 

Panama, Groenland, Ukraine, Iran, Chine, Riviera, etc.

Et vidéos !

 

 

Et surtout avec nos excuses à nos lecteurs francophones pour cette double annonce de dernière minute en anglais :

 

 

SIMPLICIUS

Danger Ramps Up in the Baltics, as War Party Won’t Go Quietly

Hysteria Ignites as Trump Throws Ukraine on the Third Rail

Nos lecteurs du BENELUX (Belgium-Netherlands-Luxemburg) ne doivent pas s’étonner des grandes plages vides qui parsèment les communications de Simplicius : ce sont les espaces que devraient occuper les vidéos qu’ils n’ont pas le droit de voir.

13 février 2025 à 1H05 et à 5H57’

 

ALEX KRAINER

Is a grand bargain between US and Russia in the works ?

12 février à 22H34’

 

 

 

Et maintenant, le post du jour :

 

Notre Grosse Orchade sur la Syrie était déjà surchargée, au risque de couler. Nous avons transbordé ici une parie de sa cargaison :

 

 

État (d’une partie) du monde,

 ce 12 février 2025

 

Un monde qui subit, en ce moment, des bouleversements quasi quotidiens… Nous avons prélevé une petite brochette de vidéos significatives, un peu comme on extrait une carotte dans la croûte polaire pour en découvrir l’état.

Elles sont – lingua franca oblige – généralement en anglais, même quand les gens qui parlent sont australiens, brésiliens, russes  ou suisses, mais certaines, quand même et non des moindres, sont en français. Faites comme Qui-vous-savez : reconnaissez les vôtres.

L.G.O.

 

VIDÉOS

 

 

L’ingéniosité des hommes (des mâles surtout) n’est jamais aussi grande qu’en temps de guerre :

 

Le système « char secret » de l’armée russe en première ligne dans les combats contre l’Ukraine

 

[ Russian Army « Secret Tank » System In Frontline Combat Against Ukraine ]

 

 

 

 

Mais ces bricolages ne sont rien, comparés à ce qui nous est promis par la fameuse IA

 

 

 

 

 

Cogitation :

Robots d’abattage

 

On peut prédire l’avenir des démunis d’après les outils des nantis.

 

[ Cogitation: Slaughterbots

The future of the Have-Nots can be predicted through the tools of the Haves.

Chinese slaughterbots show that World War III would kill us all. ]

 

 

 

 

Les robots d’abattage chinois montrent que la troisième guerre mondiale nous tuerait tous.

 

 

 

 

Cette vidéo-là vous emmène, comme il est dit, jusqu’en Chine (en passant par les USA). Visitez Zhenzhen et Shanghai et ne devenez pas fous.

En voyant ces megabots et ces multirobots s’avancer vers des humains en viande, savez-vous à quoi àn a pensé, nous ?

À la fin d’un vieux film français qui a longtemps nourri nos cauchemars (Le peuple migrateur, de Jacques Perrin ?) où on voyait des oies sauvages, épuisées par la traversée de la Méditerranée, s’abattre sur le sable d’une plage (marocaine ?), et dont l’une, blessée par un orage, n’avait plus la force de bouger alors qu’elle voyait s’avancer vers elle, en formation serrée, les  crabes qui allaient la manger.

Et ces gratte-ciels qui nanisent Manhattan ?

À un superbe roman de John Cowper Powys (Atlantis) où l’ingénieux Ulysse, rembarqué sur un navire de Nausicaa, plonge à la verticale (grâce à un saladier de macaronis qu’il se met sur la tête), là où il croit que se trouve – et découvre – l’Atlantide engloutie par le courroux des dieux, que son hybris avait offensés. On dirait qu’on y va tout droit.

 

 

 

 

Pendant que les plaques tectoniqus s’en vont en ribote, voici un peu de ce qui arrive jusqu’à nous. Dans le désordre :

 

Trump en crise ! La démarche de la Chine aux BRICS choque les USA

 

Alex Krainer & Pepe Escobar

Chez NIma

 

 

 

 

 

« C’est si doux d’écouter ce qu’il dit… »

 

 

 

 

 

La Grande Bretagne est le seul pays qui n’ait pas condamné l’initiative riviéresque de Donald Trump  Deux hommes de ce pays, et non des moindres, se prononcent à titre personnel :

 

George Galloway

Seul homme politique occidental à s’être fait élire en défendant les Palestiniens

Are you crazy Donald ?

sur La Mère de tous les Talk Shows

 

 

 

 

 

 Piège pour Netanyahou

[Netanyahou’s Trap]

 

Alastair Crooke, interviewé par le juge

Napolitano, sur Judging Freedom

 

Ancien membre du MI6, il n’excuse pas

mais explique de façon impressionnante ce qu’il voit dans la démarche de Trump,

 

 

 

 

Est-ce que Netanyahou tombera dans le piège ?

À supposer qu’il ait le choix

Et les autres, MBS par exemple ?

 

 

 

 

Colonel Douglas MacGregor

 

Les États-Unis peuvent-ils posséder Gaza ?

 

[Can the US own Gaza ?]

 

Interrogé par le Juge Napolitano

sur Judging Freedom

 

 

Les États-Unis peuvent-ils prendre le contrôle de Gaza ?

[Can the US take Control of Gaza ?]

 

L’ambassadeur Chas Freeman interviewé par Nima Alkhorshid sur Dialogue Works

 

 

 

 

 

­­­­­­­­­­­­­­­­

INIMAGINABLE DÉMARCHE

 

L’ultimatum de Trump pour Gaza veut dire GUERRE

Israël et les USA face à la

DÉFAITE

 

[ UNTHINKABLE MOVE

Trump’s Gaza Ultimatum Means WAR –Israel & US Face DEFEAT ]

Danny Haiphong interroge

Larry Johnson et Scott Ritter

 

 

 

Le peuple de Gaza a déjà répondu à Trump : « Nous ne partons pas »

 

[The people of Gaza have already answered Trump : ‘We are not leaving’]

 

Middle East Eye

 

 

 

Et on revient à l’inévitable  future guerre avec le Mexique déjà évoquée par MacGregor.

 

Le problème, ici, c’est que les deux belligérants sont des trafiquants de drogue à énorme échelle et que l’un des deux doit néanmoins protéger ses ressortissants du fléau que, simultanément, il impose ailleurs… Et c’est bien beau de lancer des terroristes sur la Syrie, mais quand c’est chez vous qu’ils débarquent… Enfin, il faut voir le bon côté des choses : il ne s’agit pas des bandéristes tatoués en rupture d’Ukraine : ceux-là sont encore à venir. Par d’autres frontières. Mais vont sans doute commencer par se faire les dents sur l’Europe. Ouf

 

La violence à la frontière va s’intensifier

[BORDER VIOLENCE WILL ESCALATE]

 

Lt Col. Daniel Davis

 

 

Il s’y est pris comment, Mao Tse Toung, pour libérer toute la Chine de la drogue que l’Occident lui avait enfoncée dans le foie comme il fait aux oies ?

 

Trump est la conséquence de l’effondrement du leadership dans le monde

 

(On suppose qu’il veut dire occidental)

 

[Trump is the Consequence of Global Leadership Collapse]

Cest encore Scott Ritter, et c’est toujours chez Nima.

 

 

 

 

 

C’est à la Chine que les USA s’attaquent, en cherchant à s’emparer du Panama et du Groenland

 

Brian Berletić, sur The New Atlas

 

 

 

 

 

 

Ne ratez en tout cas pas ceci. John Helmer et Nima Alkhorshid viennent de se découvrir, et ils ont beaucoup de choses à se dire.

 

Le moment révolutionnaire pour la Russie – Podcast avec Nima Alkhorshid

 

THE REVOLUTIONARY MOMENT FOR RUSSIA — PODCAST WITH NIMA ALKHORSHID

 

John Helmer – Dances with Bears – 28.1.2025

Traduction : c.l. pour L.G.O

 

 

by John Helmer, Moscow
@bears_with

 

 

Dans notre première apparition ensemble sur Dialogue Works, Nima Alkhorshid ouvre la discussion sur la façon dont la Russie mène son combat contre le président Donald Trump : le meilleur ennemi que la Russie ait jamais eu dans la longue guerre US ; parce qu’il est impérialiste dans son idéologie, pathologique dans sa mentalité et tout à fait prévisible. (Il mesure aussi 15 centimètres de plus qu’Adolf Hitler).

Tandis que cette phase de la guerre se dévoile après des mois de négociations secrètes, le président Vladimir Poutine est obligé  d’aborder le moment révolutionnaire que cela signifie pour le pays : une guerre de 100 ans avec les USA pour l’ex-président Dmitri Medvedev ; le consensus de l’état-major général pour une campagne d’accélération, de décapitation et de mobilisation ; et les efforts des oligarques nationaux pour bloquer la nationalisation et le contrôle des capitaux, et pour préserver leur domination économique et leur pouvoir politique.

Cliquez pout écouter le podcast  d’une heure .

 

 

Source: https://www.youtube.com/

 

Pour le suivi et la lecture approfondie des sources russes et autres mentionnées dans la discussion :

[Au diable l’avarice ! On vous traduit au moins ce qui est écrit !]

Lire la suite…

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/le-moment-revolutionnaire-pour-la-russie/

 

 

Mais qu’y a-t-il à notre menu d’aujourd’hui pour les francophones ? D’abord ceci :

 

 

 

 

 

Prochain sommet des BRICS au Brésil : une dynamique irrésistible ! (Trump ? Et alors ?) par Umur Tugay Yücel

 

  Edouard Husson  – 11.2.2025

 

Le Courrier des Stratèges a déjà publié des articles du politiste turc Umur Tugay Yücel (ici, ici et ici). Voici son nouvel article, qui anticipe sur le prochain sommet des BRICS, qui aura lieu au Brésil, en juillet 2025. Ce qui transparait dans cet article, c’est l’optimisme: nous sommes heureux de reprendre cet article aussi pour que le lecteur français se rende compte que l’excitation (positive ou négative) provoquée par la présidence de Donald Trump n’est pas partagée hors du monde occidental. Le monde ne s’est pas arrêté de tourner le 20 janvier 2025: les choses essentielles, telles l’élargissement des BRICS, continuent. Tel est le message véhiculé par l’auteur qui insiste sur le fait que les BRICS rejettent le « choc des civilisations ».

 

 

 

Umur Tugay Yücel – politologue, auteur de « The Decline of American Power and Rising Powers (China-Russia-India-Brazil) » (Le déclin de la puissance américaine et les puissances montantes (Chine-Russie-Inde-Brésil)) @umur_tugay sur X

 

Trois élargissements en quinze ans

 

Lire la suite…

Source : https://lecourrierdesstrateges.fr/2025/02/11/prochain-sommet-des-brics-au-bresil-une-dynamique-irresistible-trump-et-alors/

 

 

 

 

Et puisque nous sommes sur Le Courrier des Stratèges, restons-y :

 

Trilatérale : vider Gaza ? Un accord de libre-échange avec l’Italie ? Trump y arrivera-t-il ?

 

Eric Verhaeghe – Edouard Husson – Thierry Meyssan

5.2.2025

 

 

 

 

 

Et de toute dernière minute :

 

Meyssan : « Vivre en exil ou mourir sur sa terre, le douloureux dilemme palestinien »

 

 

 

 

Thierry Meyssan a tenu des propos controversés, la semaine dernière, dans notre « trilatérale », sur les solutions à apporter à la crise de Gaza. J’ai voulu lui faire préciser sa vision, notamment sur la « moralité » d’un choix consistant à fuir sa terre. Dans cet exercice délicat, Thierry Meyssan apporte un éclairage malaisant mais nécessaire sur le dilemme moral qui se pose désormais aux dirigeants palestiniens.

 

 

 

 

Décidément, en moins d’un mois, Donald Trump aura profondément changé la donne dans le monde, y compris dans l’approche même des problèmes. C’est le cas à Gaza, ou son abandon apparent d’une solution à deux Etats, et sa proposition de déplacer la population palestinienne, oblige chacun à se positionner autrement.

Dans la pratique, les Palestiniens comprennent désormais qu’il n’y aura pas d’Etat pour eux sans une lutte destructrice dont ils paient déjà le prix depuis longtemps. Cette lutte a-t-elle un avenir ?

La question mérite d’être posée ne serait-ce que d’un point de vue « intime » : être parent en Palestine consiste aussi à mettre la vie de ses enfants en jeu pour défendre un projet politique très incertain. Politiquement, être dirigeant palestinien, c’est aussi devoir choisir entre une saignée meurtrière dans son peuple pour espérer la liberté, ou survivre dans le deuil d’un Etat indépendant, mais en offrant l’espérance d’un sort individuel meilleur.

Thierry Meyssan nous donne son analyse de ce dilemme…

 

 

 

DENÉCÉ : Jusqu’où Trump fera-t-il le ménage dans le Deep State ?

 

Eric Denécé – Eric Verhaeghe  – 10.2.2025

 

 

 

 

 

 

La droite gaulliste a oublié ses raciness pour se soumettre aux USA

 

Édouard Husson – 8.2.2025

 

 

 

 

 

 

Celui-là aussi parle français, même s’il se trouve à Moscou (ou ailleurs en Fédération de Russie)

 

 

 

 

 

Bulletin STRATPOL N°224. Stratpolisation MAGA, Mirages magiques, 6 février 1934.

 

Xavier Moreau – 07.02.2025.

 

(Attention : ce n’est pas sur Youtube)

 

 Nous, on  l’a pris sur E & R comme ceci

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Xavier-Moreau-Stratpolisation-MAGA-Mirage-magiques-77754.html 

 

 

 

Xavier MOREAU anime également un podcast 

qui se trouve sur L’Échiquier mondial .

 

Et il lui arrive aussi, sur ce même site, de mettre en ligne dcs videos-documentaires telles que celle-ci (la dernière en date à notre connaissance).

 

https://odysee.com/@HORIZONS:d/L%27Echiquier-Mondial%2C-xavier-MOREAU—10.05.2024—QUAND-L%E2%80%99HISTOIRE-B%C3%89GAIE:e

 

 

Bref, comme on nous disait quand nous étions petits « Cherchez, vous trouverez ».

 

 

Mais il y a aussi des dames qui s’expriment par vidéos

 

Allez savoir pourquoi, elles sont souvent lieutenant-colonel. Il y en a une en Amérique avec un nom polonais, on vous en reparlera peut-être un jour, mais en France, il y a Mme Galacteros

 

MONDOSCOPIE

Le nouveau partage du monde – Leçons de géostratégie

 

Caroline Galacteros

 

Attention, si vous avez droit à tout, celle-ci dure 3 heures !

 

 

 

 

Le site de Mme Galacteros s’appelle Paix et Guerre. Il y a des choses réservées aux membres et d’autres pour tout le monde. Allez-y faire un tour. C’est là :

https://www.youtube.com/@cgalacteros

 

 

 

 

Last mais pas least

 

Il y a encore – et ce sera tout pour aujourd’hui – l’incontournable Réseau Voltaire animé par Thierry  Meyssan, dont les vidéos sont aussi postées sur Le Réseau des Stratèges. Voici son dernier article :

 

 

Donald Trump et le conflit en Ukraine

Thierry Meyssan – Réseau Voltaire – 12.2.2025

 

 

Le président Donald Trump avait annoncé qu’il réglerait le conflit ukrainien en quelques jours, puis avait reconnu que cela lui demanderait probablement plusieurs semaines. Il a désigné le général Keith Kellogg comme envoyé spécial en Ukraine. Ce dernier succéda au général Michael Flynn comme conseiller national de sécurité, puis fut le chef d’état-major du Conseil de sécurité nationale, durant le premier mandat Trump.

 

 

À l’occasion de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024, le président réélu Donald Trump rencontre son homologue non-élu d’Ukraine, Volodymyr Zelensky, à l’initiative du président français Emmanuel Macron.

 

 

Durant la campagne électorale, Kellogg avait demandé à un de ses anciens collaborateurs, Frédérick H. Fleitz, de préparer un plan pour l’Ukraine. Il fut publié, le 11 avril 2024, par l’America First Policy Institute [1].

Ce texte est d’abord un éloge du candidat Trump et une critique du président Biden (alors candidat à sa réélection), mais il comprend aussi de nombreuses idées.

Mire la suite…

 

Source : https://www.voltairenet.org/article221784.html

 

 

Et pour détendre l’atmosphuère avant de vous quitter, un tour chez les merdias :

 

Le nouveau plan de l’Europe ?

S’emparer de la flotte fantôme de Poutine

 

C’est sur MSN, en page d’accueil obligatoire d’EDGE

(C. à d. que si vous voulez vous servir de ce moteur de recherche, vous ne pouvez pas y échapper. Merci l’USAID.)

 

 

 

 

Après les multiples incidents impliquant la destruction de câbles sous-marins en mer Baltique, les pays européens envisagent de s’emparer de la flotte secrète russe.

Un projet de loi est actuellement en préparation pour permettre la saisie de ces navires, pour piraterie et pour raisons environnementales, selon le média Politico, citant plusieurs sources diplomatiques européennes.

En décembre, un câble électrique reliant la Finlande et l’Estonie avait été coupé, les autorités finlandaises accusaient alors Moscou de sabotage.

Contexte

La Russie a constitué une flotte secrète pour contourner les sanctions financières imposées après son invasion de l’Ukraine en février 2022. Les pays occidentaux avaient plafonné le prix du pétrole russe à 60 dollars/baril pour limiter les revenus de guerre de Moscou.

L’Europe a néanmoins eu du mal à sévir contre cette flotte cachée, qui constitue également une grave menace environnementale.

(Manon Pierre avec QG – Newsweek / Photo : © Unsplash)

 

 

 

Mis en ligne le 13.2.2025

par Les Grosses Orchades