Caramba, encore raté !

 

 

 

 

 

 

 

Le poete-avions de classe Nimitz USS Abraham Lincoln et son escorte de navires destructeurs quittant les Philippines pour l’Iran.

 

 

 

Caramba, encore raté !

 

 

Ce que viennent de glorieusement faire bras-dessous, bras-dessus, les USA et Israël, c’est une véritable guerre, véritablement meurtrière, à l’Iran, mais pas en jouant franc jeu, pas en s’exposant aux balles à la traversée d’une frontière.

Ce qu’ils viennent de faire, c’est l’attaquer de l’intérieur :

 

1ère manche : on détruit méthodiquement un pays, depuis des lustres, en l’accablant de « sanctions ».

2me manche : les foules exténuées…. et déboussolées de toutes les manières et par tous les moyens, descendent dans la rue pour crier « ‘Ça ne va pas ! ».  À la cantonade, à leur gouvernement, aux djinns.

3me manche : les armées d’invasion – mercenaires et infiltrées depuis lurette – se mêlent aux naïfs rouspéteurs, avec des tas d’armes vicieuses et lourdes, importées petit à petit depuis longtemps, et se mettent à semar la merde la plus sanglante qu’on pouisse imaginer. La suite à l’écran.  Euh… sur leurs vidéos.

 

 

 

 

Les guerres non déclarées sont courantes. Tragiquement, notre gouvernement mène une guerre préventive, autrement dit une guerre d’agression, sans que le peuple américain s’en plaigne. Malheureusement, nous nous sommes habitués à vivre avec l’usage illégitime de la force par notre gouvernement. Pour développer une société véritablement libre, le choix du recours à la force doit être compris et rejeté. Et si, parfois, pour aimer son pays, il fallait modifier ou abolir le gouvernement ? Et si Jefferson avait raison ?  Si le gouvernement le meilleur était celui qui gouverne le moins ? Et s’il était dangereux d’avoir raison quand le gouvernement a tort ? Et s’il valait mieux périr en luttant pour la liberté que vivre en esclave ? Et si l’heure du plis grand danger pour la liberté, c’était maintenant ? Maintenant ?

Juge Andrew Napolitano

 

 

 

 

Protéger les manifestants ou manipuler les troubles ? Trump et l’Iran.

 

Max Blumenthal – Juge Napolitano

Judging Freedom

(diffusé en direct le 14.1.2026)

 

 

 

 

Tentative de traduction de la transcription : c.l. pour L.G.O

 

 

JUGE : Bonjour à tous. Ici, le juge Andrew Npalitano  pour Judging Freedom. Aujourd’hui, nous sommes le mercredi 14 janvier 2026.

Nous sommes rejoints par mon cher ami Max Blumenthal. Max, merci beaucoup de nous accorder de votre temps. Pouvez-vous discerner une force motrice centrale derrière la politique étrangère de Donald Trump ?

 

MAX : Oui, Israël.

 

JUGE : Euh, je ne suis pas surpris de vous entendre dire cela et les preuves sont nombreuses, mais pouvez-vous développer ?  Que c’est la seule raison pour laquelle Donald Trump soit sur le point de frapper l’Iran … Car cela semble violer tous les préceptes – ou du moins les préceptes affichés – d’America First et viole même la nouvelle Doctrine de Sécurité Nationale adoptée il y a seulement quelques semaines.

 

MAX :  Il y a aussi ce mélange de crédulité, d’hybris et d’inviabilité si on inclut la doctrine DonRoe, et alors… vous savez…  si vous… si on va vraiment au cœur de ce que représente l’administration Trump, ce n’est pas une administration du tout, c’est une sorte d’agglomérat de sociétés ou plutôt une mafia d’affairistes.  Et Trump et ses acolytes se définissent par cet « âge d’or » que Donald Trump a fait miroiter dans son discours d’investiture. Et je pense que si vous voulez comprendre tout ce que Donald Trump a fait, vous devez revenir à ce discours d’investiture. Vous n’avez même pas besoin d’écouter ce qu’il dit.

Reportez-vous à son investiture : elle s’est tenue dans une petite pièce. Pas devant l’Assemblée Nationale, n’est-ce pas… suppiosée représenter le peuple américain… mais dans une petite salle très exclusive, où des milliardaires occupaientt les meilleurs sièges. Et quelle milliardaire occupait le meilleur de tous ? Miriam Addelson… De meilleurs sièges que la plupart des membres de la future administration Trump, de meilleurs sièges que les membres du Congrès. Elle venait juste derrière Donald Trump et elle conduisait ce train… tout droit sur une confrontation avec l’Iran, son argent agissant au nom de son pays : Israël.  Et c’est vraiment ça qui définit la politique de Trump et qui constituera son héritage, s’il attaque l’Iran.

 

JUGE ; Y a-t-il un lien dont vous ayez conscience, entre…euh…Israël-Netanyahou d’une part et l’invasion du Venezuela et l’enlèvement de Maduro de l’autre ?

 

MAX :  Eh bien, Netanyahou s’est immédiatement manifesté pour célébrer le kidnapping de Maduro.

 

JUGE : Oui, c’est vrai. Pourquoi ? Pourquoi Netanyahou célébrerait-il cela ?

 

MAX : Zelinski l’a fait aussi, non ? On pourrait donc dire que c’est quelque chose qu’ils ont fait pour manifester leur étroite association…euh… amitié avec Donald Trump. Je veux dire, que, oui, c’était un succès du point de vue de Trump, mais les Israéliens en voulaient eux aussi au Venezuela de Hugo Chavez, qui avait expulsé leur ambassade, Chavez dénonçant le comportement barbare d’Israël envers la Palestine occupée. En outre, Il avait aussi ouvert des portes au Venezuela… vers l’Iran, et multiplié les relations de politique étrangère du Venezuela avec des pays du Sud Global… qu’Israël considère comme hostiles et ennemis. Chavez l’était lui aussi quand il a dit aux Nations Unies : « Je sens le soufre ici. » …  alors que George W. Bush venait simplement de se tenir au pupitre. Il attaquait Bush pour avoir mené cette campagne de changements de régimes dans huit pays en plus ou moins cinq ans,  après le 11 septembre , ce qui était essentiellement le programme de rupture nette présenté à Netanyahou à la fin des années 90 par ses conseillers néoconservateurs, ceux-là même qui ont ensuite conseillé George W. Bush Jr.  Je parle de Douglas Feith, de Mayav Worms, de Richard Pearl. Ce sont eux qui ont défini les cibles de George H. W. Bush, et toutes ses cibles étaient des ennemis désignés par Israël. Et à présent, ils atteignent la cible finale sur le tableau des cibles présenté pour la première fois à Netanyahou à la fin des années 90, alors que Netanyahou est en fin de carrière, et cette cible, c’est l’Iran. L’Iran est le cœur battant de l’axe de la résistance, et c’est le dernier rempart qui sépare les populations de la région de l’hégémonie et du contrôle absolu d’Israël.

 

[N’oublions pas, nous, que tout cela est l’accomplissement d’un projet des bourgeoisies d’argent franco-anglaises. NdT]

 

JUGE : Il nous faut maintenant aller en Iran, mais juste avant, pourrions-nous rester encore un peu sur les grands thèmes de la politique étrangère de Trump ? Au fait, Miriam Addelson avait même un meilleur siège à cette investiture que Joe Biden, qui était, au moins juste avant, le président en exercice des USA. Qui y gagne, quand Trump vole du pétrole et tue des innocents ?

 

MAX : Eh bien, ce que beaucoup de gens crédules du MAGA croient, c’est qu’ils gagnent quand Trump vole… vole du pétrole qui… vous savez, d’une manière ou d’une autre, les prix du pétrole vont baisser et les États-Unis n’avaient aucun lien avec… n’avaient aucune relation commerciale avec le Venezuela. C’était, en fait, depuis que, lors de son premier mandat, en 2019, Trump a interdit aux entreprises US de forer au Venezuela, et cette interdiction ne concernait pas seulement les compagnies pétrolières proprement dites, mais aussi l’industrie des services pétroliers comme, par exemple, Halliburton.

Imaginez : toutes ces entreprises rencontrent Trump à la Maison-Blanche, dans une scène qui, si elle s’était déroulée telle quelle dans les années 1970 ou 1980 aurait pu être une propagande très efficace pour l’Union Soviétique et son modèle, par l’absolue ploutocratie et la démence qu’elle étalait.  Imaginez Trump, se levant en plein milieu de la réunion, pour contempler les gradins en vieux chêne qu’il avait fait dresser pour construire sa « salle de bal en or » de la Maison Blanche…Tous les dirigeants de l’industrie pétrolière venaient d’être chassés par lui du Venezuela. Pourtant, ils… les Vénézuéliens offraient déjà du pétrole à très bas prix aux États-Unis, et à des prix libres de droits. Sous Chavez, il y avait un programme visant à fournir du fioul de chauffage gratuit aux Américains défavorisés du Massachusetts, du Bronx et d’ailleurs, dans tout le pays. Donc, le Venezuela souhaitait vraiment s’associer aux USA. Et même, pendant l’ouragan Katrina, Chavez a offert deux grands hôpitaux mobiles et quelque chose comme 50.000 tonnes de nourriture aux habitants sinistrés des quartiers pauvres de La Nouvelle-Orléans qui n’étaient pas pris en charge par leur propre gouvernement. Et les États-Unis ont rejeté son offre Le rejet est toujours venu de Washington, à chaque fois que le Venezuela a tendu la main. Et maintenant, Trump cherche à voler son pétrole, à le piller… au profit de ses complices en affaires, qui forment un cercle très restreint et, euh, de bénéficiaires du népotisme comme ses fils. Et ce qu’ils vont faire, dans leur rêve de pillage du Venezuela, c’est mettre tout ce pétrole sur un compte offshore… un compte offshore échappant du Trésor US. Richesses dont ils ne devront donc aucun compte au peuple américain, Il n’y aura, soyez-en sûr, aucune transparence, et cela deviendra un fonds occulte pour la Trump Incorporated, ce qui pourrait signifier que cela constituera aussi des fonds secrets pour les opérations illicites… militaires… en faveur de proches comme Erik Prince [Academi, ex-Blackwater, NdT] . Et nous avons déjà vu ça. Nous l’avons vu à travers le scandale de la BCCI. Et il y a eu un autre scandale, au Royaume-Uni, où un fonds offshore a été créé par le gouvernement et qui a parrainé beaucoup d’opérations occultes très inquiétantes et non enregistrées du MI6, lequei ne doit évidemment en rendre aucun compte au public britannique.

 

JUGE : Qu’est-ce qui se passe en…..en Iran, maintenant ? Y a-t-il quelque sérieux doute sur le fait que ce qui vient de se terminer ait été fomenté par la CIA, le MOSSAD et le MI6 ?

 

MAX :  Non. Le MOSSAD revendique ce qui s’est passé, mais nous ne sommes même pas autorisés à dire ce qui s’est passé, à rendre compte de la réalité de ce que les Iraniens viennent de vivre. Pas autorisés à dire un mot de la raison pour laquelle des millions d’Iraniens étaient aujourd’hui avec les cercueils des agents de sécurité, gardes non armés y compris, dans les rues de Téhéran et d’autres villes, pour pleurer ceux qui ont été tués lors de ces émeutes, émeutes de changement de régime militarisées, de plus en plus militarisées… Agressions par de véritables gangs. On n’a pas le droit d’en parler. La seule chose que vous avez le droit de dire, c’est que l’Iran tire sur les manifestants, comme si les dits manifestants avaient défilé paisiblement dans les rues avec des pancartes affichant leurs intentions pacifiques en chantant We shall overcome, en se tenant par les mains au passage du pont Edmund Pettuss et en entonnant de vieux spirituals iraniens aux comptoirs Woolworth. Comme si ce qui vient de se passer n’était pas des émeutes militarisées, qui ont détruit des villes entières dans tout l’Iran . Des villes qui ont vu mettre à feu leurs marchés, où des mosquées ont été incendiées devant les caméras, dans des tas de villes à travers l’Iran et au centre de Téhéran…. D’immenses mosquées ont pris feu… Des agents de sécurité ont été battus à mort dans les rues, par des bandes d’hommes armés, devant les caméras. Il y a eu des fusillades entre la police et des hommes lourdement armés. D’où venaient ces armes ? L’Iran n’est pas, comme les États-Unis, un pays où tout le monde possède une arme d’assaut ! Il y a même eu des incendies de casernes de pompiers. Environ 50 banques ont été incendiées en une seule nuit à Téhéran.  Des immeubles d’habitation ont été saccagés. Des juges, des procureurs publics ont été tués dans de violentes attaques. C’est un… c’est quelque chose…. c’est une vague de violence absolument sans précédent, qui a déferlé sur l’Iran. Et toutes ces vidéos que vous voyez, qui sont très nombreuses, ont été faites par les perpétrateurs…  Les forces monarchistes qui étaient derrière beaucoup de ces assauts, ne cachaient pas ce qu’elles faisaient et s’en vantent sur leurs réseaux sociaux. On y voit des bandes d’hommes masqués semer un chaos et une violence qu’aucune société n’accepterait. Et dans tout ça, ce que l’Iran a cherché à faire, c’est assurer la sécurité de ses citoyens, comme le ferait n’importe quel pays. D’ailleurs, il n’y a pas de choix : soit vous laissez ce chaos continuer et s’intensifier et vous devenez la Syrie en 2013, où des hommes armés prennent le contrôle de larges portions de vos villes, après quoi il vous faut faire intervenir des chars et des frappes anti-aériennes pour les empêcher de prendre le contrôle du gouvernement, comme al-Qaïda l’a fait en Syrie l’an dernier, soit il vous faut descendre dans la rue et les affronter euh… avec ce que vous avez d’armes, si vous en avez. Et c’est ce qui s’est passé. Et donc, maintenant, il y a les Israéliens…, il y a eu cette grande conférence […] à Miami, qui est le berceau de Marco Rubio […] et iil y a eu cet article du Jerusalem Post, où des grossiums du renseignement militaire israélien à la retraite et des actuels déclarent qu’il y aura absolument une guerre après l’autre et qu’elles finiront par détruire l’Iran, et que Donald Trump va en être. Ils ne mettent même pas en ddoute que Trump acceptra d’en être. Sur les réseaux sociaux, on assiste à une surenchère sans précédent de mensonges destinés à pousser Donald Trump à accepter une attaque militaire contre l’Iran.

Et il est évident… je crois en tout cas vraisemblable qu’il soit poussé, au cours de réunions comme celle qu’il a tenue hier avec son Conseil de Sécurité Nationale, à autoriser une sorte d’attaque contre l’Iran. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Théoriquement, pour « protéger les manifestants ». C’est quelque chose à quoi on s’attendrait…  genre responsabilité de protéger (R2P) de la part des libéraux interventionnistes humanitaires de Hillary Clinton, Samantha Power l’y poussant. En fait, Barack Obama, après la Libye, a résisté au lobbying incessant de Samantha P. pour qu’il fasse la même chose en Syrie, parce que lui et son principal conseiller Ben Rhodes avaient une certaine compréhension de la déstabilisation que cela représenterait.

Mais maintenant, Trump adopte en quelque sorte une doctrine R2P libérale d’interventionniste humanitaire pour attaquer l’Iran, parce qu’il en est à un stade précoce de démence après le Venezuela. Et nous avons même vu son principal émissaire… un de ses principaux envoyés en politique étrangère, Rick Grenell, censé sortir de MAGA et représenter les républicains conservateurs, aller sur Twitter déclarer qu’il fait sortir clandestinement des hommes gays et des lesbiennes d’Iran et qu’il est tellement heureux que le « régime » soit sur le point de tomber, parce qu’il y aura alors des défilés de la fierté gay à Téhéran.

Du coup est apparu  sur le net un cartoon où on voit un drone arc-en-ciel bombarder des personnes à la peau brune… L’idée est de se moquer des interventionnistes humanitaires libéraux, Parce qu’en effet, c’est à peu près ce qu’ils font : quelque chose de très néoconservateur et de très libéral, avec leur attaque proposée contre l’Iran. Ils y sont poussés par les forces de Netanyahou. Elon Musk, pour sa part, joue un rôle majeur en montant le volume de la puissante machine à décerveler sur Twitter. Ce n’est que mensonge après mensonge. CBS News, bien sûr, sous la direction de Barry Weiss, exhibe un bilan de 12.000 morts, ce qui est complètement faux et inventé par Israël, mais c’est le chiffre q’oni lui a fourni. C’est pour faire ça que Barry Weiss se trouve là. Et, donc, le racontar est cuit avec le reste du gâteau, et peu importe la réalité sur le terrain, que j’ai illustrée sur The Grayzone et sur mon propre compte Twitter X, à savoir que l’Iran a fait face à de violentes émeutes, organisées dans le but de provoquer un changement de régime, et qu’il a téussi à mettre fin aux manifestations anti-gouvernementales importées. C’est pratiquement fini à ce stade.

 

JUGE : Oui. Le professeur Morandi… qui nous a parlé depuis Téhéran il y a quelques heures, est d’accord avec vous. Je veux dire, je… je ne suis pas entré dans les détails… dans ceux que vous venez de nous donner, mais en ce qui concerne les manifestations actuelles dans les rues, elles sont toutes en soutien du gouvernement. Il a dit qu’il avait participé à une d’elles hier, avec trois millions d’autres personnes. Oui. Sur la place principale et les boulevards principaux de…  je ne connais pas la géographie de Téhéran… Et que le… les personnes que le MOSSAD et la CIA nourrissent sont soit mortes, soit arrêtées, soit en route pour rentrer chez elles.

Oui. Oui. J’ai aussi regardé le fil Twitter d’un journaliste turc qui se trouve en Iran et… il montre une vidéo de Téhéran en paix et une autre vidéo de, je crois, Machhad, une ville qui a enduré, samedi,  de gigantesques émeutes militarisées, qui y ont causé pour 18 millions de dollars de dégâts. Cette ville est maintenant en paix elle aussi. […], Vous savez, si votre producteur veut mettre ces choses à l’écran… tout est maintenant sur mon Twitter. Et ça vient de ma filière Twitter. On ne peut pas entendre parler de tout cela par les experts sur l’Iran des think tanks de la Beltway même par les relativement bons : ils refusent de parler de la violence que le gouvernement iranien a vu se déchaîner contre lui. Pourtant… la Cchaîne 14 d’Israël, qui est un peu comme le Fox News israélien… – un réseau pro-Netanyahou, pro-colons, pro-génocide – et cette chaîne affirme que…  dit assez ouvertement que cela s’est produit. Attendez une seconde, je vais vous lire le passage… euh, « Ce soir, nous avons publié dans l’édition principale de la Chaîne 14 »… C’st de Tamir Morog, qui est correspondant… « Des éléments étrangers arment les manifestants en Iran avec des armes réelles. Et c’est la cause des centaines de morts parmi les habitants fidèles au régime. Tout le monde peut deviner de qui nous parlons. » Donc ils ne parlent pas du Lichtenstein. Ils s’en vantent. Et ils revendiquent les centaines de morts. En regardant toutes ces vidéos… à la vue de ces sacs mortuaires dans les morgues d’Iran, les propagandistes de l’opposition vous dirontt : « Regardez la femme qui pleure. » Mais ils ne demanderont jamais : « Cette femme pleure-t-elle pour quelqu’un qui a été tué par les émeutiers, par les hommes armés par le Mossad ? »

 

MAX :  Non, ils ne donnent jamais de contexte ! Mais oui. Oui, c’est ce que ces sacs sont le plus souvent… la plupart de ces sacs mortuaires contiennent des personnes tuées par l’opposition monarchiste, explicitement encouragée par le clown-prince [et non crown-prince, NdT]  Reza Pahlavi, à tuer des fonctionnaires, à attaquer les médias d’État et à détruire le plus possible.  Et Trump leur a demandé de suivre un script israélien qui lui a été transmis, pour prendre le contrôle des institutions. Ils ont donc, essentiellement, été lâchés dans les rues, armés jusqu’aux dents, pour tout ravager. Ils y ont fait des choses tout simplement incroyables et insupportables pour l’Iranien moyen – parce que l’Iranien moyen est religieux, chi’ite – et ils brûlent des mosquées sur… Et tout est filmé ! Une grande mosquée qui se trouvait sur la place Sadate-Abbad, au nord-ouest de Téhéran. a été incendiée devant des gens qui poussaient des cris de joie…. Il y avait une autre mosquée euh… Sabz Sabzaka [?] C’est la mosquée où l’arrière-arrière-arrière-petit-fils du Prophète Mohammed serait enterré… et ils l’ont incendiée. Et ils sont encouragés à faire cela par des influenceurs islamophobes israéliens et émiratis rémunérés sur tout Twitter. Influenceurs dont fait partie Steven Yakley Lenon alias Tommy Robinson, le premier hooligan islamophobe à avoir mené des émeutes contre les musulmans au Royaume-Uni, et qui pousse maintenant à incendier des mosquées parce que, pourquoi pas ?

 

[Il ne serait pas passé par Notre-Dame ? NdT]

 

Ainsi, maintenant, en plein milieu de l’Iran, vous avez un mouvement anti-Islam qui piaffe. Imaginez ce que cela signifie pour des pays voisins comme la Turquie… des États islamiques ou à majorité musulmane comme la Turquie, l’Irak, le Qatar ou la Syrie… La Syrie, dont, ironiquement, la Turquie et le Qatar ont aidé à renverser le gouvernement, permettant ce qui vient d‘arriver en Iran…

 

JUGE :  Permettez-moi de vous interrompre une seconde, Max. Je voudrais que le public sache que ce qu’il voit maintenant vient de votre Twitter X et quune partie vient de Press TV, à Téhéran, (c’est là que le professeur Morandi se trouvait lors de notre entretien d’il  y a quelques heures). Je tiens vraiment à citer ce tweet absolument cinglé de… Mike Pompeo (Mike Pompeo entre tous !!!) Personne n’ignore qui il est : l’ancien secrétaire d’État US et directeur de la Central Intelligence Agency. Écoutez ça… J’ai hâte d’en arriver à la dernière ligne, mais je le lis en entier  :  « Le régime iranien est en difficulté. Faire venir des mercenaires est son dernier espoir. Des émeutes dans des dizaines de villes. Je n’ai pas besoin de les nommer. 47 ans de ce régime. 47e POTUS. Coïncidence ? Bonne Année à tous les Iraniens dans la rue ! Et aussi à chaque agent du MOSSAD qui marche à leurs côtés. »   Pourquoi fallait-il qu’il dise ça ?

 

MAX : Parce qu’on lui a dit que le MOSSAD voulait que cela se sache. Le MOSSAD est ensuite sorti sur sa chaîne en farsi, sur Twitter X, pour déclaeré ceci… presque la même chose dans presque les mêmes termes que Pompeo : « Levez-vous, Iraniens, empoignez votre… Il est temps de sortir dans la rue et de savoir que nous marcherons à vos côtés et que nous sommes là, avec vous, dans les rues ». Donc ils s’en vantent.. Quand ils se vantent de quelque chose, c’est qu’ils l’ont fait. Ils ne sont pas… C’est une des rares fois où on voit des Israéliens dire la vérité. Ce qu’ils veulent faire est pour moi très clair… Ce qu’ils veulent faire en revendiquant….Vous savez, c’est une guerre psychologique… ils veulent pousser les forces de sécurité iraniennes à adopter une approche plus maladroite envers les manifestants. Ils veulent faire grimper le nombre des morts. Mais ils veulent aussi que les Iraniens qui soutiennent au moins vaguement la République islamique en veuillent à la République islamique et en particulier au CGRI de ne pas avoir veillé à leur sécurité, face à l’infiltration du MOSSAD. Et c’est pourquoi ils se vantent et font la promotion de leur implication dans la guerre des 12 jours par le recrutement de cellules composées non seulement d’Iraniens mais aussi,… de travailleurs migrants venus d’autres pays, souvent maltraités en Iran comme agents du MOSSAD, justement, reponsables  d’attentats à la bombe à l’intérieur de l’Iran, de sabotages des systèmes radar iraniens, comme informateurs sur la localisationt de scientifiques nucléaires. Je veux dire… ils n’ont jamais caché ça. Alors, nous…  Je pense qu’il est réaliste et objectif de qualifier la violence qui frappe l’Iran d’émeutes de changement de régime fomentées par le Mossad et de plus en plus militarisées. Les armes peuvent passer par le Kurdistan.  Il existe en fait un groupe au Kurdistan appelé KOMALA… Ça s’écrit comme… presque comme le nom de Kamala Harris,  et c’est… c’est similaire au MEK, euh… le MEK du peuple qui était autrefois une organisation marxiste. C’est un groupe séparatiste kurde lourdement armé. Armé par les États-Unis. Ils ont un bureau ici à Washington. Ils sont soutenus par les services de renseignement US et des groupes similaires ont aidé à faire entrer des armes en Iran. L’Iran a des frontières assez poreuses. Et, vous savez… c’est quelque chose qu’on sait…  on le sait quand on a visité le pays :  l’Iran, c’est une société  plutôt chaotique, dans des villes gigantesques. Ce n’est pas du tout un État policier fortement contrôlé. Mais, tenez, voici une autre déclaration de, euh… du général de division Tamir Hyman à des médias israéliens. Il a été le chef de la direction du renseignement militaire israélien. Et il dit : « Si la question est “Y a-t-il une opération zéro en ce moment ?”, la réponse est non, car il y a déjà une opération. Il existe actuellement une opération d’influence américaine très importante. » Et c’est un autre point que je considère important. L’Internet est une arme majeure pointée contre l’Iran. C’est là que non seulement les émeutiers et les saboteurs reçoivent leurs instructions et font l’objet de propagande, mais c’est là aussi qu’ils sont payés. Ils sont payés via la crypto. Ce fait est connu grâce à des émeutiers, des saboteurs, et des tireurs qui ont été capturés et qui ont avoué avoir été payés en cryptomonnaie, souvent via l’Allemagne. L’Allemagne est l’endroit d’où le MOSSAD opère pour communiquer avec ses agents en Iran, et il recrute ouvertement beaucoup d’Iraniens via l’Allemagne. Ainsi, l’Internet est véritablement une arme braquée sur l’Iran. Et c’est pourquoi l’Iran a plus ou moins coupé l’Internet. Puis, le Starlink d’Elon Musk est devenu le maillon clé des émeutiers du changement de régime soutenus par l’Occident et Israël. Mais il semble que la Russie vienne de fournir à l’Iran la capacité de couper Starlink, ce qui a été un coup dur pour cette opération de guerre hybride faite à l’Iran. Et c’est ainsi que l’Iran a pu prendre l’avantage sur ses envahisseurs. Les Iraniens ne coupent pas l’Internet par horreur de la liberté. Ils l’éteignent parce que l’Internet est utilisé pour détruire leur société. Et ceci est… en quelque sorte… une leçon semblable à celle reçue de la Corée du Nord, à savoir : « Débrouillez-vous pour avoir vos propres armes nucléaires, sinon, l’Occident viendra vous détruire comme il a détruit la Libye, après que vous aurez négocié à mort et cru avoir normalisé les choses » La leçon est ici : « Développez votre propre Internet. Ayez vos propres câbles à fibre optique. Ne comptez pas sur l’Internet de l’Occident – surtout pas ! – parce que ce n’est rien d’autre, en fait, qu’une arme de changement de régime. Et c’est dommage car, pour ma part, j’ai tellement bénéficié de tous les liens culturels, politiques et personnels que j’ai noués sur Internet. Je trouve très triste d’avoir à dire ça, mais ce n’est pas moi qui ai empoisonné l’Internet. Et si on revient un peu en arrière, pour voir qui a conçu Internet… À la base… il y a eu beaucoup de subventions provenant de l’ARPANET, de l’ARPA et de la DARPA du Pentagone, ainsi que de la CIA et de sa branche capital-risque In-Q-Tel.

 

JUGE : Ouph ! Quelle analyse extraordinaire, Max ! On pourrait vous écouterr pendant des heures. et il ne me reste que quelques minutes. Pourquoi Netanyahu risquerait-il l’existence d’Israël dans une attaque, alors qu’il sait que les répercussions seront plus lourdes qu’il ne peut le supporter ?

 

MAX : Eh bien, différentes options sont envisagées et je pense que l’une d’elles risque l’existence d’Israël, mais ce n’est peut-être rien d’autre qu’une option ambitieuse. Et Netanyahu est connu pour avoir déjà mis en danger l’existence d’Israël. C’est en quelque sorte sa marque de fabrique. Mais… jusqu’à présent, il pense avoir réussi en étant agressif et en gardant Trump sous son contrôle. C’est une carte d’atout pour Netanyahu et ses forces, des USA à Tel Aviv. Une autre option est une frappe limitée…Trump intervient et cause des dégâts aux installations pétrolières iraniennes ou aux CGRI, puis exige que l’Iran s’assoie et négocie dans une position plus faible.

Une autre option encore, que j’ai entendu mettre sur la table pour Trump par des personnalités du renseignement militaire, sur la sécurité nationale israélienne, au cours de cette conférence du Jerusalem Post à Miami, consisterait en frappes de décapitation, qui prendraient pour cibles des symboles de la République islamique, des cibles civiles telles que le Majlis d’Iran (c’est son Parlement), en gros, comme quand al-Qaeda a essayé de bombarder le Capitole américain ou la Cour suprême iranienne, puis, en visant la direction iranienne. C’est aussi très possible. Et… dans ce cas, le résultat sera de resserrer les rangs autour du drapeau et de faire surgir des personnalités nouvelles, qui viendront combler les vides. Les institutions iraniennes sont extrêmement unies en ce moment et elles sont durables. Cela ne pourra qu’entraîner d’énormes dégâts en Israël, sans compter que les bases militaires US seront attaquées par le très grand stock de missiles balistiques à courte portée de l’Iran, car ces bases sont beaucoup plus proches de l’Iran qu’Israël. En réalité, elles sont la cible d’élection de l’Iran si les États-Unis attaquent.

Enfin, la troisième option serait de tout risquer, de tout donner dans un grand coup, en tentant carrément de détruire la République islamique d’Iran par une gigantesque guerre combinée USA-Israël. Mais c’est une option à laquelle l’Arabie saoudite a déjà exprimé son opposition lors de réunions et de discussions avec Trump. Je ne sais même pas si les Émirats Arabes Unis ne sont pas d’accord avec elle. Tous les voisins de la région s’y opposent. La Turquie, c’est certain.  L’Irak aussi s’y oppose. Cela pourrait déstabiliser l’Irak à cause de la présence des Hashel Shabi, ces unités de mobilisation populaire qui défendraient l’Iran. Et l’Iran riposterait et démontrerait, je pense, sa capacité à tenir bon d’une manière ou d’une autre. Nous verrions alors un pays de 80 à 100 millions d’habitants affronter une situation à la syrienne. La Syrie est un pays bien plus petit et l’avoir inondée d’armes a eu pour résultat de provoquer la plus grande vague migratoire depuis la Deuxième Guerre mondiale. Imaginez de quelle manière cela déstabiliserait non seulement l’Asie centrale et le Levant, mais aussi l’Europe… et tout ça pour faire tomber l’Iran.Cc’est potentiellement là où les choses pourraient évoluer. Car il faut aussi considérer à quel point de radicalité en est arrivée la direction d’Israël, et à quel point de démence. J’ai récemment vu sur la Chaîne 12 d’Israël, un ancien responsable de l’armée israélienne déclarer qu’après avoir obtenu un changement de régime en Iran, ils continueront à frapper l’Iran comme ils continuent à frapper la Syrie. Donc il n’y a pas de bonne solution pour les changeurs de régime et les opposants à l’Iran. C’est presque comme s’ils recherchaient la destruction et la guerre pour elles-mêmes. Le changement de régime, c’est à Tel-Aviv qu’il est urgent.

 

JUGE : Max, votre savoir est encyclopédique ! Littéralement. Merci de le partager avec nous. J’aurais aimé qu’on ait plus de temps. Nous avons tous hâte de vous retrouver la semaine prochaine. Bonne chance, mon cher ami.

 

MAX : Merci beaucoup, juge.

 

JUGE : Merci. Réellement… Réellementt… quelle analysee extraordinaire, encyclopédique, merveilleuse, brillante et si clairvoyante sur le véritable état des choses en Iran aujourd’hui. Vous n’entendrez cela nulle part. Vous en entendrez peut-être de mes collègues, oui… dans les médias alternatifs, mais vous n’entendrez jamais rien de tout ceci dans les médias courants.

 Juge Napalitano pour Judging Freedom.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 18 janvier 2026

par Les Grosses Orchades

 

HONEST IAGA ?

 

 

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’ils attendent, les dieux, pour replonger Atlantis au fond de l’océan ?

 

 

 

HONEST IAGA ?

ou

Par qui

Nicolas Maduro

(et les Vénézuéliens) ont-ils été trahis ?

 

Dans le concert voire la cacophonie des réactions, des analyses et des tentatives d’explications qui n’en finit pas de nous déferler dessus, une des hypothèsequi nous a frappés  (très tôt lundi natin), fut celle de Simplicius (. Nous nous trompons peut-être, mais Simplicius ne nous a jamais sciemment trompés et ne s’est pas souvent trompé lui-même. Jamais peut-être. C’est pourquoi nous nous en faisons l’écho.

 

 

Visite au Jardin du Savoir de Simplicius

 

 

Simplicius – Jan 05, 2026

 

 

Questions importantes,

qui ont finalement reçu des réponses, sur l’aventure vénézuélienne de Trump

 

 

 

 

Les questions que nous avons soulevées dans notre article d’hier ont finalement trouvé réponse auprès de l’administration Trump elle-même. La principale et la plus importante était la suivante : quelle est exactement la situation réelle au Venezuela par rapport au contrôle américain ? La prise de pouvoir de Maduro était-elle un événement isolé, les États-Unis n’ayant en réalité aucun contrôle sur le terrain et au sein du gouvernement vénézuélien ?

La réponse est venue directement de Marco Rubio, qui a déclaré ouvertement que la situation au Venezuela n’avait pas changé du tout. La capture de Maduro n’était que cela : la destitution du président en exercice, et les nouveaux dirigeants et militaires vénézuéliens contrôlent le pays, les États-Unis se contentant d’« espérer » qu’ils se plieront aux volontés de Trump :

Lire la suite…

Source : https://simplicius76.substack.com/p/major-questions-finally-answered

 

Oui, c’est en anglais.

Vous pouvez, Mesdames et Messieurs, vous faire traduire la suite par Google. Même si c’est en français approximatif, vous aurez compris l’essentiel.

 

 

Comme nous sommes en retard de 4 jours,

Nous avons eu le temps de recevoir, du même Simplicius, cette image :

 

 

 

 

Mais revenons à notre récit :

 

Il paraissait clair à l’auteur que Nicolas Maduro avait été trahi, même si de farfelues thèses d’un coup monté entre lui et ses ravisseurs ont fleuri ici et là.

Restait à savoir par qui. Car les services d’enfumage US n’ont pas chômé pour brouiller les pistes et faire passer pour crédibles des affirmations qui ne l’étaient pas, en les noyant dans un minestrone bien épais d’affirmations invérifiables, de vidéos attribuées à des gens sérieux mais fabriquées par l’I.A.  etc. etc.

D’abord, il n’y avait pas eu de morts du tout, ou alors très peu, Trump se prévalant à sa manière inimitable qu’il n’y ait eu aucun GI tombé dans cette victoire digne de Zeus.

Mais la vérité est désormais plus ou moins connue.

D’abord, il y a bien eu des morts : pour commencer, les sept membres de la garde rapprochée du Président (des Wagner russes, semble-t-il) ; ensuite 32 gardes volontaires cubains,  unsoupçonnables par définition (mais tellement odieux à Narco Rubio, si vous saviez !) et enfin un nombre indéfini de civils vénézuéliens dans plusieurs endroits du pays.

Eh, c’est qu ’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, et ne sommes-nous pas tous des œufs sans dents et déplorables ?

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que la chose s’est passée en pleine nuit (vers 2 heures du matin) et que la ville de Caracas avait été préventivement plongée dans un parfait blackout par une opportune coupure d’électricité. Effet de surprise garanti. Juste assez pour pouvoir mener à bien avec dextérité l’élimination de ceux qui auraient pu poser problème.

 

Mission accomplished.

 

Il faut dire que les Zuniens sont passés maîtres dans ce genre de sulfatage dans un garage fermé dont leur histoire est pleine.

Mais il faut surtout dire aussi qu »un tel scénario n’était réalisable qu’avec une ou des trahisons au plus haut niveau, là où on sait tout sur les détails les plus secrets. C’est presque toujours ainsi que les choses se passent, quand les infiltrés du MOSSAD ne suffisent pas.

Bref, des informations (trop ?) obligeamment fournies à notre auteur et à d’autres, il ressortait que Mme Delcy Rodriguez aurait planqué son bas de laine au Qatar et qu’elle aurait – le Qatar servant d’obligeant go-between – rencontré des émissaires US quelque temps avant les faits. On allait aussi remarquer que son discours de prise de fonction, en remplacement du président absent, ressemblait vraiment très très fort à celui prononcé par Al-Joulani à Damas, lors de sa propre investiture de président non élu de Syrie… Il y avait bien les menaces tonitruantes de Donald Trump de lui réserver un sort horrifique si elle ne marchait pas droit, mais… ces menaces sonnaient faux. Exprès ?

Quand sont arrivés jusqu’à nous les témoignages de quatre journalistes de premier ordre : Max Blumenthal, de The Grayzone et son épouse Anya Parampil, Aaron Maté et son associée du podcast Useful idiots Katie Halper. Leurs contacts séparés, au Venezuela, étaient formels : personne, dans le pays, ne doutait de Delcy Rodriguez, absolument personne !

La seule autre hypothèse posible était alors que les Zuniens se donnaient un mal de chien pour faire soupçonner la dame, dans le but de soustraire quelqu’un d’autre aux regards inquisiteurs.

 

Dans la première des deux vidéos qui suivent, Larry Johnson (ex-analyste de la CIA, ne l’oublions pas) dit qu’à son avis, la trahison doit avoir été le fait d’une partie au moins des services secrets vénézuéliens.

Dans la seconde, Pepe Escobar, latino-américain lui-même et qui connaît tout le monde sur la terre, confirme, de façon catégorique ce qu’ont découvert les quatre journalistes de la Grayzone : non seulement Delcy Rodriguez est une avocate de grand talent et une « chavista » éprouvée en même temps qu’une diplomate de premier ordre admirée par Sergueï Lavrov, mais son père est mort dans une prison US, aux mains de la CIA.

Le régime trumpien, à la manière de son complice israélien, s’est donc donné du mal pour faire porter les soupçons sur elle. Et Pepe Escobar va plus loin que ses collègues en révélant à Mario Nawfal que l’artisan et orchestrateur de la trahison est « le propre responsable de la sécurité du président Maduro », qui, selon lui, a été démis de ses fonctions mais pas encore officiellement arrêté « pour laisser au gouvernement le temps de faire avaler cette amère pilule au reste de la nation ».

On en revient donc à la réalité et à un régime Trump se vantant de ses imaginaires exploits – ni plus ni moins qu’il y a peu en Mer Rouge – et voué à retourner à sa base un jour prochain, la queue entre les jambes, en se proclamant vainqueur d’une dixième guerre et artisan d’une dixième paix.

Alors, tout baigne ? Pas vraiment.

Parce qu’il y a eu d’autres acteurs impliqués dans ce kabuki, en plus du vilain traître, du Donald et de l’évanescente Maria Machado, désinvoltement jetée sous le bus, ou plutôt en route pour les USA afin d’y présenter à son véritable adjudicataire, le Prix Nobel de la Paix qu’elle dira ne pas mériter autant que lui.

Et parce que rien ne nous fera avaler que les véritables metteurs en scène du Grand Guignol (qui serait drôle s’il n’y avait tous ces morts et ces deux prisonniers) ne se trouvent qu’à Langley, car tout ceci porte trop la griffe des orfèvres en la matière, à savoir ceux qui n’ont pas hésité, le 7 octobre 2023, à massacrer froidement des compatriotes pour pouvoir en accuser le Hamas. Parce que ce n’est pas par innocente coïncidence que Trump et Netanyahou se sont esbaubis de concert à Mar-a-Lago juste un peu avant la sauterie de Caracas.

Mais encore parce que nous croyons savoir que l’oligarque zuno-israélien (et plus si affinités) Paul Singer, ex-avocat d’affaires pour investisseurs immobiliers à Wall Street et un des principaux « donateurs » du candidat Trump (pas que les Addelsons !),  outre actionnaire principal des hedge funds vautours Elliott Management (il pèserait 6,7 milliards), est le propriétaire et le cornac de Narco Rubio depuis sa prime jeunesse et parce que l’assassinat des 32 Cubains dans leur sommeil ressemble  furieusement à un salaire ou à une récompense pour mission accomplished.

 

 

 

 

 

 

 

Si une hirondelle ne fait pas le printemps…

 

… un seul multimilliardaire sioniste aux dents longues ne peut pas non plus être l’unique forban intéressé à l’accaparement de la plus grande source de pétrole du monde.

Alors qui d’autre ?

C’est là qu’un peu d’histoire nous serait utile. Celle, par exemple, de la nationalisation des pharamineuses réserves par Hugo Chavez, qui, en fait, n’a rien nationalisé du tout, parce que la nationalisation avait été faite en 1976, la totalité des puits ayant été regroupée en une seule société appelée Petroleos de Venezuela (POVSA,; étant bien entendu que ces sociétés avaient toutes, pour actionnaires principaux, des compagnies pétrolières multinationales mais principalement US.

Ce qu’a fait Chavez en 2001, c’est passer la fameuse « loi sur les hydrocarbures » , par laquelle l’Etat se rendait acquéreur de 60% du total des actions, en dédommageant largement les actionnaires étrangers et en leur permettant de rester actionnaires et opérateurs des puits à hauteur de 40%.

Cette reprise en mains à la fois politique et opérationnelle des richesses nationales devait permettre à l’État d’utiliser les bénéfices qu’elles généreraient pour financer des programmes sociaux, c’est-à-dire de les distribuer sous cette forme à leurs propriétaires légitimes, au lieu de laisser des étrangers les exporter vers des paradis fiscaux.

Il l’a fait avec une générosité rare, non seulement, répétons-le, en les indemnisant largement et en leur permettant de rester actionnaires de 40% des sites et de continuer à les exploiter.

C’’est si vrai que toutes les compagnies ont accepté, sont restées et y sont encore. Sauf deux : Exxon Mobil et ConocoPhillips (ne parlons pas pour l’instant de Chevron), qui ont refusé et sont parties.

Inutile de dire qu’elles ne faisaient là que laisser intentionnellement le pied dans la porte qui leur permettrait de revenir plus tard, dès qu’une occasion de nuire se présenterait. C’est cette occasion ou prétexte qu’allait leur fournir le coup d’État-de janvier 2026. Coup d’État qui aurait dû, pour être efficace, s’assortir d’une invasion. Laquelle n’a pas (encore) eu lieu.

Car pour espérer s’emparer aujourd’hui de ce qu’ils ont refusé avec hauteur en 2001, il leur faut expulser du pays deux alliés du Venezuela – la Russie et la Chine – qui oont, depuis ce quart de siècle, investi des milliards dans le pays, non pour s’emparer de son pétrole mais pour l’aider à se sortir  du marasme inhumain, criminel et illégal, dans lequel l’ont plongé avec acharnement les « sanctions » US.

Il faudrait des heures pour expliquer de quelle manière les USA dépouillent leurs victimes jusqu’à l’os, les suffoquent jusqu’au dernier souffle, pour ensuite venir leur offrir, avec une leçon de morale, « l’aide » qui les étranglera davantage en finissant de totalement les asservir.

 

 

Trump is LOSING, Venezuela Oil War

BACKFIRES into WW3

 

Larry Johnson et Patrick Henningsen

Intervuewés par 

Danny Haiphong – 10.1.2026

 

 

 

 

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=zqulqCOkffo

 

 

Dans la vidéo ci-dessus, M. Patrick Henningsen donne un véritable cours magistral sur ce mécanisme, qui ne fait que répéter celui imposé à la Palestine dès la fin de la IIe Guerre mondiale par les Anglo-Français et prolongé jusqu’à la présente fureur homicide par les nazis sionistes. Ce que démontre aussi, à merveille, M. Henningsen, c’est que les USA n’ont jamais cessé, depuis lors, d’appliquer ce mécanisme initial à tous les pays qu’ils ont détruits, qu’ils n’ont pas un seul instant cessé de détruire l’un après l’autre, après l’autre, après l’autre. De préférence avec massacre de leurs dirigeants à la clé. Assassinats déguisés en jugements moraux car à quoi bon lésiner.

 

Si on égrène le très long chapelet des assassinés (connus !) par les malfrats US, on ne peut qu’une nouvelle fois s’émerveiller de la résilience de Fidel Castro, qui a échappé à plus de six cents tentatives de ce genre et sur qui tous les candidats tueurs se sont cassé les dents. Plus fort que Mithridate ! Cas absolument unique dans l’Histoire, qui en dit aussi long sur les Cubains que sur la volonté des Parques.

 

La tactique ptéférée du régime trumpiste consistant à foncer dans le brouillard sans s’occuper du jour d’après a jusqu’à présent eu l’air de donner des résultats : Madame Rodriguez a même parlé de coopérer avec les vainqueurs et de laisser les mains libres aux deux compagnies chargées de faire fructifier les prises de guerre au profit des États-Unis. N’oublions pas qu’elle est une diplomate fort habile et qu’il lui faut récupérer son président, si possible entier et vivant.

Reste à savoir si les potentiels expulsés vont se laisser faire.

 

 

 

EXTREMELY

CRITICAL DAYS

 

Challenging Pepe Escobar On Iran Protests, Maduro Capture & Oreshnik Strike

 

Pepe Escobar

interviewé par Mario Nawfal

mise en ligne en LIVE par Jackson Hinkle

le 9.1.2026

 

 

 

 

Dans cette autre vidéo – en direct – mise en ligne avant-hier par Jackson Hinkle, nous avons vu passer le commandant Alaoudinov, héros de la guerre d’Ukraine dont on parle comme successeur de Ramzan Kadyrov à la tête de la Tchétchénie, qui disait en substance que les Russes sont allés aussi loin qu’on pouvait leur demander d’aller dans des négociations, mais que Trump venait de laisser tomber le masque et qu’il ne restait plus à la Russie qu’à gagner la guerre, « ce qu’elle est capable de faire parce qu’elle est unie sous les ordres de son Président ».

Gagner la guerre veut dire gagner la guerre, pas jouer en Ukraine et se laisser entuber ailleurs.

Le commandant Alaoudinov parlait-il d’une « guerre mondiale » ? Vu la propension des nazis trmpistes à foncer dans le magasin de porcelaine sans se préoccuper de ce qu’ils feront quand ils auront cassé la baraque, on a bien peur que oui.

 

 

 

 

Et oui, nous avons bien dit « nazis trumpistes » !

 

 

Lever de rideau sur la

 

GUERRE CIVILE US

 

après les 3 coups fatidiques

 

 

C’était mercredi (7janvier), dans un quartier résidentiel de Minneapolis, Minnesota. Il y avait de la neige, du soleil, des voitures et des gens dans la rue.

Une jeune veuve de 37 ans, Renée Good, mère de trois enfants, aimée et estimée de tous, est morte au volant de sa voiture, de trois coups de feu dans la figure tirés à bout portant. La chose a été filmée par plusieurs personnes présentes sur les lieux, sous des angles différents.

Presque aussitôt (dans la demi-heure suivante), Trump a posté sur Truth Social, pour traiter la victime, qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam, de « terroriste », et pour promettre à la nation qu’il n’allait pas laisser les « terroristes professionnels » semer le chaos dans ses États-Unis.

M. Dimitri Lascaris, Canadien d’origine grecque, avocat et podcasteur infatigable, qui consacre désormais tout son temps à défendre les Palestiniens, évoque ce sanglant événement dans le document qui suit. Bien entendu c’est en anglais, mais sa vidéo contient, en totalité, celle qui montre en direct le meurtre, de sang-froid, de la jeune femme.

 

 

The Rise of American Fascism

 

[La montée du fascisme américain]

 

 

 Un porc des ICE a abattu une citoyenne US non armée à Minneapolis.

La victime était une mère de trois enfants, âgée de 37 ans, qui était admirée pour sa compassion. Elle s’appelait Renée Good.

En dépit de preuves abondantes, enregistrées sur vidéo, qu’il n’existe pas la moinre justification à ce meurtre, le régime fasciste de Trump s’est immédiatement mobilisé pour défendre le tueur.

Sur Reason2Resist, j’examine de près les preuves apportées par le vidéo-enregistrement et je soutiens qu’il n’y avait aucune justification crédible à cet assassinat.

J’ai examiné la vidéo de près et sous toutes les coutures : il en résulte absolument que rien ne justifiait ce meurtre.

Je soutiens en outre que cette atrocité est le signe le plus récent prouvant que le gouvernement US est en pleine descente dans le fascisme absolu.

 

 

>

 

 

Lui, il dit fascisme. Il dit comme il veut.

Nus avons, bien entendu, scruté la vidéo de l’événement contenue dans la sienne.

On voit une voiture garée sur le côté de la route, avec d’autres voitures garées, des voitures qui passent et des gens qui vaquent.

En fait, on est devant une école maternelle, où une jeune femme vient d’amener son gosse de six ans.

On voit un homme s’approcher de la voiture (qui manœuvre pour se dégager et partir), presque jusqu’à toucher la portière. On ne l’entend pas ordonner à la conductrice de descendre.

Au lieu d’obtempérer, la conductrice (qu’on ne voit pas) braque légèrement vers la droite pour continuer de se dégager. C’est alors que l’homme défouraille et tire posément trois coups à travers la vitre.

Il paraît (version officielle) que sa voiture empêchait celles de l’ICE de passer. C’est manifestement faux.

On devine alors que des hommes (les ICE que Lascaris appelle des porcs) forcent les passants et les spectateurs à s’écarter, pour les éloigner du lieu de la tuerie.

On entend alors, longuement, la voix suraigüe d’une femme qui crie « Vous avez tué quelqu’un ! », et qui, inlassablement, va hurler pendant de longues minutes, d’une voix de plus en plus stridente « est-ce que vous avez une conscience ? est-ce que vous avez une conscience ? », en état évident de crise de nerfs.

Ce q’oin apprend par la suite, c’est qu’un médecin arrivé sur les lieux, supplie qu’on le laisse approcher de la personne blessée et qu’on le lui interdit, qu’une ambulance arrivée un quart d’heure plus tard se voit, elle aussi, intimer l’ordre de s’écarter et ne pourra approcher de la victime agonisante que quand il sera trop tard.

Dans la demi-heure qui suit les coups de feu, Donald Trump poste sur Truth Social sa version d’un événement dont il ne sait rien, où il traite la victime encore inconnue de « terroriste professionnelle », et félicite le tireur qu’il prétend sur un lit d’hôpital en train de lutter pour sa vie.

Mais quoi, les tueurs ont bien le droit de se défendre des civils non armés qui obstruent leur chemin, non ? Il nous semble avoir déjà entendu cela quelque part.

M Lascaris n’a aucun mal à montrer, en isolant des extraits de la vidéo-témoin, le tueur se promener sur les lieux de son forfait et dire à quelqu’un qu’il s’en fout (« I don’t care »), sans même boîter un peu pour essayer de faire croire que le véhicule lui a passé sir le pied. Tout le monde peut voir qu’il n’en a rien été.

Si quelqu’un se pose la question de savoir pourquoi cette dame n’a pas obtempéré à l’ordre qui lui était donné de sortir de son véhicule, la réponse est simple : c’est parce qu’elle avait peur. Parce que ces soi-disant « policiers fédéraux » qui se sont abattus sur plusieurs États par-dessus la tête des polices nationales ne sont pas des policiers du tout, ce sont des escadrons de la mort : ceux-là même qui ont terrorisé, pendant des décennies, les pays d’Amérique latine où ils ont commis toutes les atrocités possibles et imaginables, le Chili de Pinochet étant loin d’être le seul.

Ce qu’a fait ce mélange de Néron et de Caligula qu’est Donald Trump, c’est les importer at home. Pour l’’instant, dans les seuls États qui ont majoritairement voté pour le parti adverse aux dernières élections.

Pour l’instant.

Méthode Netanyahou brevetée.

Reste à savoir s’il s’agit d’un acte criminel désinvolte ou d’une exécution délibérée. Si la compassion de la jeune femme dont parlent ceux qui la connaissaient s’est par exemple exercée en faveur des immigrés parqués dans les Auschwitz et les Buchenwald US, il peut s’agir d’une exécution extra-judiciaire, et dans ce cas, le tueur n’a pas agi spontanément : il attendait sa victime pour exécuter un ordre.

Il y a peu de chances pour qu’une enquête gouvernementale fasse jamais là-dessus la lumière.

Un peu plus loin dans la vidéo de M. Lascaris, on voit le maire de Minneapolis, un homme plutôt jeune, qui sous le coup de l’indignation, proclame haut et fort et publiquement ce qu’il pense de ce qui vient de se dérouler dans sa ville et finit son exorde sur une injonction musclée à ceux que tout le monde et pas seulement M Lascaris appelle pigs, d’avoir à quitter sa ville séance tenante, ce que, si on les connaît bien, ils ne feront assurément pas. À côté de lui, figé dans l’attente de la balle qui risque d’abattre son maire sous ses yeux : un officier de la police nationale du Minnesota.

 

Le rideau vient ainsi de se lever sur la deuxième Guerre Civile américaine. Précédé des trois coups de rigueur.

A quoi peut-on s’attendre, dans un pays où il se trouve plus d’armes que d’habitants ? Les États-Unis entament leur descente aux enfers, sur les traces de Gaza.

 

 

 

Elle s’appelait Renée Good

 

Elle avait trois enfants. D’un premier mariage : deux pré-adolescents – une fille et un garçon – qui vivent avec leur père, et, d’un second mari défunt, un petit garçon de 6 ans, désormais orphelin de ses deux parents, que son grand-père maternel va venir chercher « puisque maintenant, il est tout seul ».

 

 

 

 

Précisions apportées par le site Contre Attaque :

 

L’ICE [Immigration and Customs Enforcement, NdGO] est une milice fasciste. Il s’agit de l’agence fédérale la mieux financée de l’histoire des États-Unis, depuis que Donald Trump a débloqué des milliards pour la renforcer. Elle emploie environ 20.000 personnes, réparties dans près de 400 bureaux aux États-Unis, et recrute à tour de bras pour mener des raids racistes. L’agence comprend également plusieurs « divisions de soutien » composées de « partenaires » qui viennent aider les agents de police. C’est-à-dire des volontaires, des miliciens, qui rejoignent l’ICE par engagement d’extrême droite. L’été dernier, le Pentagone encourageait ses employés à rejoindre la campagne d’expulsions massives de Donald Trump, en se portant volontaire dans les centres d’enfermement pour migrants. Sur les réseaux sociaux, l’ICE publie des clips de recrutement montrant des arrestations brutales d’immigrés sur fond de musique entraînante, ou des photos de personnes enchaînées et emmenées vers un avion.

À Minneapolis, l’ICE menait une opération baptisée « métro surge ». Le 15 décembre, une vidéo prise dans cette ville montrait une femme traînée au sol par un agent de l’ICE jusqu’à un véhicule de police, alors qu’un agent sortait son arme et braquait les témoins. Des milliers d’exilés ont été raflés et enfermés dans cette ville. « Ils arrêtent des gens dans la rue. Ils arrêtent n’importe qui. Ils attrapent tous ceux qui n’ont pas l’air blancs » expliquait un commerçant, Daniel Hernandez, à la chaine CBS en décembre. Il racontait que des personnes non blanches n’osaient plus sortir de chez elles à cause des raids, et que son magasin était vide.

En 2025, l’ICE a commencé à utiliser une application utilisant la reconnaissance faciale pour identifier plus facilement les « cibles » à arrêter dans la rue. Au sein des nombreuses prisons et centres de rétention de cette sinistre police, des centaines de plaintes pour abus sexuels et même pour des stérilisations forcées ont été déposées. Des enfants y sont enfermés et séparés de leurs familles, des dizaines de milliers de personnes y sont enfermées en continu.

C’était ce contre quoi Renee Nicole Good s’était levée : un système policier autoritaire et raciste. Elle en est morte. N’oublions pas son nom.

 

 

 

Mis en ligne par Contre Attaque .

 

 

 

Vous pouvez aussi vous informer sur Info

 

Qu’est-ce que l’ICE, cette police d’immigration chère à Trump?

 

…dont l’article est assez largemment illustré.

 

 

 

 

Une vidéo arrivée dans notre boîte,

juste après la précédente et du même auteur : 

 

 

Dieudonné : The Most Censored Comedian In Europe

 

[ Interview  d’un Breton noir par un Palestinien qui lui parle avec l’accent québécois parce qu’il habite à Montréal. ]

 

Rami  – Reason2Resist  – 11.1.2026

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=GNXWJ3KhNv0&t=27s

 

 

 

 

 

Nos excuses si on pinaille.

 

Mais les gens n’en finissent pas, ces temps-ci, de tous bafouiller « fascisme » quand il s’agit de « nazisme ». Même Dieudonné !

Pour avoir connu en vrai l’un et l’autre – les historiques – mais aussi les écoles où on parlait français, qui était bien alors la langue la plus précise du monde, on se permet de rappeler ceci :

 

fascisme

nom masculin

(italien fascismo, de fascio, faisceau)

      • Régime établi en Italie de 1922 à 1945, fondé sur la dictature d’un parti unique, l’exaltation nationaliste et le corporatisme.
      • Doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire rappelant le fascisme italien ; ce régime lui-même.
      • Attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu’un à un groupe quelconque, à son entourage.

 

LAROUSSE ne dit rien des faisceaux romains (ex-étrusques), qu’arboraient en botte, en public, les officiers municipaux détenteurs du pouvoir exécutif, dans l’ordre civil romain antique auquel ont voulu se référer les fascisti mussoliniens des années 1930. Le message délivré par les fasci liés en botte était, en gros : « un pour tous, tous pour un ».

 

nazisme

nom masculin

(de nazi)

 national-socialisme

  nom masculin singulier

(allemand National-Sozialismus)

      • Doctrine exacerbant les tendances nationalistes et racistes et qui a été l’idéologie politique de l’Allemagne hitlérienne (1933-1945).

 

Il ne se mouille pas beaucoup LAROUSSE.  Surtout, il s’exprime comme si le nazisme allemand était le seul au monde.

Si ses successeurs d’un peu partout peuvent servir à quelque chose, c’est à faire comprendre l’essence de la chose, qui n’a rien à voir avec la brutalité assumée du fascisme, ni même avec le seul nationalisme, si exacerbé soit-il.

Le nazisme consiste essentiellement à NIER L’AUTRE, humain ou animal, à le retrancher de la création, à lui refuser toute forme d’existence légitime, à l’assimiler à des insectes décrétés nuisibles, voire à l’utiliser comme objet insensible dans des recherches de connaissances censées être importantes puisque voulues par le chercheur, qui se voit en être supérieur. D’où les pires traitements infligés de sang-froid et même avec plaisir (sadisme) par des malades mentaux qui se veulent des sortes de dieux. D’où Guantanamo, d’où, aussi, la vivisection, etc. etc.

C’est pourquoi il faut savoir un gré infini non seulement à M. Paul Léautaud mais aussi, après lui, à Mme Brigitte Bardot, qui a passé la moitié de son existence à faire entrer dans quelques crânes bornés qu’aucun animal n’est inférieur à aucun humain et que tout être vivant a le droit de jouir du fait d’exister. (Il faut lui en savoir gré, quelles qu’aient pu être les conneries politiquement incorrectes qu’il lui est arrivé de proférer au contact des hommes de sa vie). Nous ne rappellerons que pour mémoire le prisonnier politique russe relâché par on ne sait plus quel tsar, dont le premier acte, une fois dehors, fut de remettre en liberté, délicatement, un par un, les poux logés dans sa barbe, dont la présence l’avait fait souffrir mais qu’il n’aurait tués pour rien au monde.

À l’inverse, nazis sont tous les dégénérés enrôlés dans les ICE trumpistes, qui choisissent d’exercer ce métier infâme parce qu’il leur permet de se donner, sans conséquences fâcheuses pour eux-mêmes, le plaisir d’infliger humiliations et souffrances, Et nazi est M. Bill Gates, qui a fait mourir des quantités d’adolescents indiens et africains, dans sa recherche de « vaccins » susceptibles de le débarrasser à loisir d’une partie, par lui jugée superflue, de l’espèce humaine.

On est bien d’accord pour trouver que les fachos ne sont pas des enfants de chœur et qu’il vaut mieux passer au large quand on les croise, mais ils ne divisent pas l’humanité en übermensch et untermensch : ils veulent faire marcher tout le monde au pas comme eux-mêmes. Ce sont des tabasseurs et des grosses brutes, pas des malades mentaux qui salivent à arracher les pattes des mouches en se félicitant d’être si magnanimes. Ceux-là, les vrais nazis, sont littéralement aliénés et devraient être enfermés pour leur bien. Et quand ils ont trop d’argent, ils sont aussi inoffensifs qu’une dizaine de scorpions entre les draps d’un lit.

 

 

 

 

Sur le site de Contre Attaque, nous avons aussi trouvé ceci :

 

 

Début d’une campagne populaire contre les USA ?

 

 

 

 

 

Dans les rues de Paris ces derniers jours, un drapeau des USA a été brûlé sous les acclamations Place de la République et des graffitis contre Trump fleurissent.

 

Alors que l’hostilité à l’impérialisme Étatsunien était très largement partagée en France pendant des décennies, notamment quand le Parti Communiste était un mouvement de masse, le triomphe du néolibéralisme ces 20 dernières années, et surtout l’arrivée au pouvoir de politiciens directement formés outre-Atlantique, travaillant parfois même pour des entreprises et cabinets de conseils basés aux USA, a constitué un grave recul.

Les USA n’ont jamais cessé leurs crimes de guerre ni calmé leur soif d’hégémonie. Mais à présent, c’est un régime néofasciste qui s’est installé et se renforce chaque jour dans la première puissance mondiale. À l’image des totalitarismes des années 1930, Trump affiche un expansionnisme décomplexé et multiplie les menaces d’annexions, il a élaboré une nouvelle doctrine impériale détaillée dans un document paru le 5 décembre dernier, il augmente massivement les budgets militaires de son armée qui est déjà, de loin, la plus puissante et présente dans le monde, il instaure un régime dictatorial et meurtrier contre sa propre population, il organise des coups d’État et proclame que « rien ne pourra l’arrêter »… Tous les voyants sont au rouge.

Un grand mouvement de boycott culturel et économique des USA et de ses relais, afin d’isoler ce pays de la scène internationale, peut-il émerger actuellement en Europe, depuis les mouvements populaires, comme cela a été le cas contre Israël ? Ce serait salutaire.

 

 

 

 

Qui sommes-nous pour ergoter ?

Mais tant pis, non, nous ne sommes pas d’accord.

 

Pas d’accord avec les deux démarches que préconisent les deux images.

Parce que les deux « actions » auxquelles elles se réfèrent ne sont, à nos yeux, que de la quintessence d’impuissance, dont il n’y a pas lieu de se réjouir. On peut accuser de cette impuissance qui on veut – le PC dégénéré, la CGT devenue instrument d’oppression de petits-bourgeois médiocres, les enseignants qui ont prêté la main, par admiration jobarde pour tout ce qui venait de loin à la destruction des Éducations Nationales –  etc, etc.

Dessiner « Fuck Trump » sur un mur ? Non !  Pendre Macron par les pieds en vrai avec le reste de la coterie compradore ? Ou tout ACTE équivalent ? Oui.

 

Élargissons un tantinet le débat.

 

Vous parlez d’empire ?

N’a-t-on pas vu, ces jours-ci, le brave colonel Douglas McGregor, homme non sans conscience encore que militaire, se livrer à une analyse plutôt lucide des soubresauts du temps présent, tout en déplorant que le gnome vert-de-gris de Kiev soit « aussi pire que Staline », et tout ça avec un buste du petit tondu trônant dans son dos ! Courage et cafouillis à tous les étages.

 

It’s your Constitution, stupid !

 

Il ne faut pas se lasser de le dire et de le répéter : toutes les atrocités passées, présentes et à venir de l’empire découlent nécessairement, forcément, fatalement de la Constitution US, dans laquelle les meilleurs des Américains d’aujourd’hui s’obstinent à voir leur palladium maltraité, alors qu’avec la place quasi divine qu’elle donne à l’argent, elle est au contraire la cause et la source de tous les maux qu’ils ont infligés au monde et de tous ceux qu’ils ont eux-mêmes subis et s’apprêtent à subir encore. Tout petit Américain qui naît est lobotomisé au berceau et cerveaulavé le reste de sa vie dans le but de lui faire ployer le genouil (Diderot) devant cette monstrueuse idole.

Ce que Robespierre a vu et dit au printemps de 1793 (nous l’avons expliqué ICI), M. Brian Berletič le voit et le dit aujourd’hui, quand il parle de fausse guerre USA-UE et de division du travail.

Le travail en question est simple : il consiste à nous livrer, à nous, déplorables sans-dents, une guerre sempiternelle. Il consiste à nous exploiter, à nous asservir, à nous utiliser comme chair à canons dans les guéguerres de possédants qu’ils se livrent, comme viennent de le démontrer les 2 millions d’Ukrainiens morts par leur propre faute : pour n’avoir pas su identifier leur véritable ennemi et pour n’avoir pas eu la présence d’esprit ni le courage de le combattre avant n’importe quoi et n’importe qui d’autre.

Leur sort est  celui qui nous attend si tout ce que nous trouvons à faire c’est brûler des drapeaux et dessiner des caricatures à la craie sur des murs. Se rend-on foutredieu compte que sans Ethel et Julius Rosenberg, il n’y aurait pas aujourd ‘hui de Fédération de Russie et que sans Staline, il n’y aurait pas d’Oreshniks ?

Le tableau de chasse des fils de la Constitution US est, reconnaissons-le, impressionnant. Et pas complet.

Les malheurs des Vénézuéliens ont beau ne pas faire oublier ceux des Palestiniens : tout ce qu’on a fait jusqu ‘à présent pour les aider les uns et les autres (manifs, pétitions, flotilles, grèves de la faim) s’est avéré inutile et aisément vaincu. Alors…

Que faire ?

 

 Ça :

 

Des défenseurs de la Palestine ont attaqué au marteau une usine écossaise, tard dans la nuit, aux premières heures de 2026

 

 

Quelle usine écossaise ?

La Brunton’s Aero Products située sur l’Inverest Industrial Estate de Musselburgh, proche d’Edimbourg.

Cette usine, fondée en 1876, qui se vante de produire depuis plus de cent ans des pièces d’armement précises et fiables, produit notamment, pour le géant de l’aeronautique italien Leonardo, des pièces nécessaires au fonctionnement des avions de chasse F-35, utilisés à Gaza par les Israéliens pour y bombarderr les civils en masse, dont un nombre énorme d’enfants que la famine n’a pas encore éliminés.

Déjà, en juillet, trois personnes avaient été arrêtées pour avoir, avec un camion, enfoncé une clôture de l’usine, et en octobre trois groupes en avaient bloqué l’entrée. Cette fois, les manifestations pacifiques ont été abandonnées

La vidéo mise en ligne par les attaquants montre des machines CNC (à commande numérique), des serveurs et des ordinateurs, fracassés à coups de marteaux par des gens masqués et gantés.

On peut les voir en action sur Open Source Intel, sur X et sur Telegram.

 

« Des militants pro-palestiniens écossais ont vandalisé une usine de la région d’Édimbourg liée au programme F35 aux premières heures de 2026. Un groupe pro-palestinien a pénétré par effraction dans l’usine Bruntons Aero Products de Musselburgh, endommageant des machines à commande numérique, des serveurs et des ordinateurs. »

 

 

 

 

Un des graffiti laisssé sur place proclamait :

 

Il n’y a qu’UNE seule issue possible

 

et le groupe a déclaré que Brunton’s était visé « à titre de fournisseur de Leonardo, qui produit des systèmes de ciblage laser pour les avions de chasse F-35 et des équipements militaires utilisés par Israël contre Gaza. »

 Si vous allez sur ces sources : X, Telegram, Open Source Intel, des videos publiées par eux-mêmes vous les feront voir en action.

C’est là et c’est ainsi que les choses se passent !

Ce n’est peut-être pas énorme dans l’absolu, mais c’est un début. Pas dans la rue à défiler avec des pancartes ni sur des pétitions, à signer.

C’est à la portée de beaucoup de gens  : il suffit de s’informer correctement de qui fait quoi, dans quel but, et d’aller jeter un peu de sable dans les belles mécniques des machines à tuer.

C’est risqué, certes, mais c’est faisable.

D’ailleurs les grèves de la faim aussi sont risquées et même pire, puisqu’« on » est trop content de les laisser mourir.

 

 

Le 2 janier, elle  en était  à plus de 64 jours de grève de la faim et n’arrivait plus à parler.

 

 

Et Keir Starmer ne se croit pas inférieur à Margaret Thatcher, qui a bel et bien laissé aller Bobby Sands jusqu’à la mort le 5 mai 1981, sans susciter de réaction majeure chez nos belles âmes européennes.

Nous voici revenus au temps où Róisín McAliskey, la fille de Bernadette Devlin, accouchait menottée à un lit de prison sous l’œil goguenard de ses tortionnaires !

 

Imaginez…

Si les fêtards de Crans Montana leur avaient donné un coup de main (c’était juste aux mêmes heures) ils seraient encore en vie.

 

 

Chapeau les Écossais !

Vous êtes des pionniers.

 

 

 

 

 

 Mis en ligne le 12 janvier 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

 

GOOGLE et FIREFOX des voleurs organisés ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Censure

 

 

GOOGLE et FIREFOX

 

des voleurs organisés ?

 

  

Les Grosses Orchades sont abonnées à la newsletter de plusieurs sites d’information hébergés par la plateforme Substack.

Or, elles commencent à recevoir, de certains de ces sites, en lieu et place de leurs alertes de parution, des « informations » de ce genre :

 

 

Ce site est trompeur

Firefox a bloqué cette page, car elle pourrait vous amener à réaliser des actions dangereuses comme installer un logiciel ou révéler des informations personnelles telles que vos mots de passe ou votre numéro de carte bancaire.

Avis émis par Google Safe Browsing.

 

 

Le surlendemain, dans le même mail, ce texte est remplacé par : 

 

 

  Tentative de                                                hameçonnage potentielle

Cette page web tente de tromper les visiteurs pour qu’ils soumettent des informations personnelles sensibles comme des données de connexion ou des numéros de cartes de crédit.

Voulrz-vous revenir à la page précédente. 

 

 

Ce qui signifie que les émetteurs de ces avis entrent et sortent de la boîte de réception des Grosses Orchades comme s’ils étaient chez eux : viol de correspondance privée.

Au début de 2025, Substack hébergeait plus de 78.000 sites émetteurs.

Substack, Google et Firefox sont des entreprises privées.

Leurs services sont payants.

Il nous semble par conséquent que Substack est fondé à entreprendre une action en justice, à l’encontre de Google et de Firefox pour ce qui s’assimile à des actes de piraterie. Nous dirions même qu’il y est obligé.

Google et Firefox ont le droit de faire d’autres choix politiques que les organes d’information clients de Substack. Ils n’ont pas le droit de substituer leurs choix personnels aux lois des États où résident Substack et ses 75.000 clients.

Tous sont indistinctement soumis au droit international, qui interdit ces pratiques.

 

Un cas d’école

Le peu d’informations non poivrées qui nous parviennent encore font état de la tentative de vol, pardes bureaucrates non élus de l’Union Européenne, de sommes considérables confiées par la Fédération de Russie.à une entreprise située en Belgique,

Ces « avoirs » n’appartiennent pas au gouvernement russe mais au peuple russe dans son ensemble.

Les peuples, quels qu’ils soient, doivent pouvoir compter sur la protection des lois internationales émises avec l’approbation de tous les pays concernés. Quiconque les enfreint se met au ban de tous les États, se conduit comme un hors hors-la-loi et doit être poursuivi comme tel.

Selon les informations crédibles qui nous arrivent encore au compte-gouttes, la Fédération de Russie a entrepris des actions en justice contre les voleurs de l’U.E. Les tribunaux russes lui donnent raison. Il serait stupide de croire que ceux de tous les autres États vont en juger différemment.

 

Deux questions qu’on a honte de devoir poser

Que font à la tête de l’Europe, des incapables voleurs qui le sont même aussi en tant que voleurs ?

Que font les peuples européens, rançonnés sans raison défendable à hauteur de 90 milliards d’euros empruntés sur deux ans, assortis d’intérêts astrponomiques qu’ils ne pourront rembourser qu’en se ré-endettant davantage ? Leurs enfants encore à naître sont ainsi couverts de dettes avant de savoir respirer.

 

Pour conclure

Il faut que non seulement Substack, mais auissi ses 75.000 clients, et plus encore tous ceux qui bénéficient, souvent gratuitement, du travail fourni par les publications attaquées, se constituent collectivement ou individuellement parties civiles dans un dépôt de plainte assorti d’une réclamation de dommages et intérêts à l’encontre de Google, de Firefox et de quiconque les imiterait.

Comment faire ?

Outre l’action de Substack : par une pétition qui tiendraitt lieu de document d’identification officiel de plaignants ?

Nous ne connaissons pas le mécanisme prévu par la loi. Mais peut-être MM. Régis de Castelnau et Dimitri Medvedev, qui sont, eux, des juristes reconnus dans deux pays différents, pourraient-ils éclairer les lambdas humiliés et offensés par ceux qui osent se qualifier d’élites.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 28 décembre 2025

pat Les Grosses Orchades

 

 

Holodomor, Immigrés, Salafistes et Pressetitués

 

 

 

 

 

 

Pétrolier attaqué par des bateaux sans équipage dans la Mer Noire

 

 

Holodomor,

Immigrés,

Salafistes

et

Pressetitués

 

 

 

 

Un mémorial à la mythologie anti-russe

 

Scott Ritter – Real Scott Ritter – 16.12.2025

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

« Jay Nordlinger – À Washingtojn, la semaine dernière, je suis passé devant un mémorial aux victimes de l’Holodomor, la famine terroriste infligée par le Kremlin aux Ukrainiens (1932-1933). L ‘idée m’est venue de les aider maintenant, plutôt que de leur dédier un mémorial plus tard »

 

 

La guerre de l’information joue sur les émotions des ignorants. Parfois, il vaut la peine de creuser un peu avant d’accepter quelque chose qui fait appel à votre sympathie.

Jay a plus ou moins le même âge que moi.

Il se revendique « Américain patriote ».

Il a choisi non de servir dans l’armée mais de plutôt travailler comme journaliste d’opinion conservateur, dont la carrière s’est bâtie en critiquant les idées et les actions des autres sans jamais faire aucun effort pour bâtir quelque chose à partir de ses propres idées et de son propre travail.

Il est passé, à Washington DC devant un « mémorial » à l’ « Holodomor » , et il a été pris d’un  désir irrépressible de « les aider maintenant » plutôt que de « leur élever un mémorial plus tard ».

Jay, fais une honnête petite vérification préalable.

L’« Holodomor » est la création d’un propagandiste anti-soviétique britannique appelé Robert Conquest. Conquest a travaillé pour le Département des Recherches en Information (TDR) du Foreign Office. C’est son travail à l’IDR qui a produit les matériaux qu’il a plus tard utilisés pour écrire Sanglantes moissons (« Harvest of Sorrow ») qui est devenu la source d’information fondatrice qui a conduit à la fabrication du mythe de l’Holodomor (le terme « Holodomor » est une invention d’Oleksiy Musiyenko, un nationaliste ukrainien qui a publié un discours sur le sujet de la famine des années 1930 dans un journal en février 1988).

La mythologie de Conquest créée autour d’un « génocide ukrainien » prétendument d’origine soviétique (donc russe) a servi de cri de ralliement à l’Ortganisation des Nationalistes Ukrainiens  (OUN-B), la faction de Bandera, depuis les années 1980.

À cette époque, l’OUN-B a pris le contrôle du Comité du Congrès ukrainien d’Amérique (UCCA). Ce coup d’État a permis à la diaspora banderiste en Amérique de contrôler les relations entre les USA et l’Ukraine (je me contente de rappeler que Stepan Bandera était un collaborateur nazi responsable du meurtre de dizaines de milliers de Juifs et de centaines de milliers de Polonais, d’Ukrainiens et de Russes pendant la Deuxième Guerre mondiale).

L’UCCA a pris la tête des efforts visant à ériger un mémorial dédié à l’«dHolodomor » et a chargé Larysa Kurylas, fille de banderistes émigrés d’Ukraine aux USA dans les années 1950, de concevoir ce mémorial. Kurylas avait été profondément imprégnée de l’idéologie banderiste en tant que membre de l’organisation scoute ukrainienne Plast de la région de Baltimore, dans le Maryland, et avait été endoctrinée sur l’« Holodomor » lors d’un cours d’été sur les études ukrainiennes à l’université Harvard, sous la tutelle de James Mace, assistant de recherche de Robert Conquest.

Jay, le « mémorial de l’Holodomor » à Washington, DC n’est rien d’autre qu’une ode à la mythologie banderiste, conçue pour promouvoir la cause sanglante du nationalisme ukrainien occidental, synonyme de certains des pires crimes de l’histoire moderne, l’Holocauste y compris.

Ce mémorial n’aurait jamais dû être construit, parce qu’il ne fait que perpétuer les mythes historiques utilisés pour légitimer l’idéologie odieuse de Stepan Bandera.

Kurylas reconnaît elle-même son désir de voir le mémorial servir d’outil de motivation idéologique pour les futures générations de banderistes formées ici en Amérique par le mouvement scout Plast et d’autres organisations affiliées aux banderistes, telles que l’Association de la Jeunesse Ukrainienne, qui organise un camp d’été destiné à endoctriner les jeunes Ukraino-Américains sur les enseignements de Stepan Bandera.

Et maintenant, tu veux que l’Amérique soutienne le nationalisme banéeriste qui a replanté ses crocs dans l’Ukraine d’aujourd’hui,  un nationalisme qui a déclenché une guerre avec la Russie et qui a tué des centaines de milliers d’Ukrainiens.

Soutenir la descendance des nazis ukrainiens – littéralement parlant – n’est pas la manière dont devrait s’exprimer le « patriotisme américain.

Source : https://scottritter.substack.com/p/a-memorial-to-anti-russian-mythology  

 

 

 

Je suis un Mutt-American*.

Et vous ?

 

Marre de « Heritage America » !

 

Bill AstoreBracing Views – 11.12.2025

Traduction : c.l. pour L.G.O. 

 

 

Je suis un Mutt-Américain : je suis à moitié italien, pour 3/8e anglais et pour 1/8e suédois. Mais je ne me suis jamais considéré comme autre chose qu’un Américain 100%.

Mes ancêtres maternels remontent aux années 1630, époque où ils ont traversé l’Atlantique et se sont établis dans la Colonie de Massachusett Bay. Avec des noms de famille comme Wilder, Bird et Hayward. J’ai pu remonter leurs traces  jusqu’en Angleterre et jusqu’à  des régions spécifiques, même jusqu’aux noms des navires qu’ils ont pris pour émigrer au Nouveau Monde. Au moins un des ancêtres de ma mère a combattu dans la guerre d’indépendance américaine. Prends ça, J.D. Vance**.

Un autre ancêtre du côté de ma mère, du nom de famille de Johnson, est venu de Suède au XIXe siècle. C’était un concierge. D’autres ancêtres ont été des révérends, des horlogers et des tanneurs, entre autres occupations, encore une fois, typiquement américaines.

Les parents de mon père sont venus d’Italie en 1902 et 1913, donc, de ce côté-là, mon pedigree américain est plus récent. Cela dit, mon père et ses deux frères ont tous servi pendant la Deuxième Guerre mondiale, mon père restant aux USA alors que ses deux frères ont servi à l’étranger, l’un en Europe, l’autre dans le Pacifique.

Je pense que mon parcours familial est à peu près aussi typique et aussi exceptionnel qu’il est « normal ». À moins que vous ne soyez d’origine amérindienne, vos racines, ici , en Amérique, sont assez peu profondes, relativement parlant. Quelques siècles au mieux, pas grand-chose sur l’échelle du temps cosmique.

Je mentionne tout cela en raison de la diffamation de l’administration Trump à l’égard des immigrants, notamment ceux qu’elle appelle illégaux. Oui, bien sûr, je pense que tout le monde devrait immigrer légalement dans ce pays, mais je pense aussi qu’on n’a le droit de diaboliser personne.

 

 

Ilhan Omar, Américaine (portrait officiel, 2019)

 

 

Trump aime en particulier s’en prendre à la députée Ilhan Omar, qui est une Somali-Américaine. La rhétorique brutale dont il use à son égard est dangereusement irresponsable et haineuse. Personnellement, je vois Omar comme semblable à ma grand-mère italienne, qui est fièrement devenue une citoyenne américaine naturalisée en 1945.

Trump est un homme remarquablement insignifiant – un homme qui croit qu’il peut se donner de l’importance en rabaissant les autres. C’est un comportement honteux. Il devrait être destitué par le Congrès et banni pour ses attaques anti-américaines, qui mettent en danger d’autres législateurs, pour sa propension à rabaisser les autres et à semer la discorde.

Tant d’immigrants sont venus (et viennent encore) dans ce pays à la recherche d’une vie meilleure, d’un nouveau départ, d’une terre où l’on vous juge sur ce que vous êtes vraiment, sur votre caractère. Par ses attaques contre les immigrants, l’administration Trump s’est révélée sans caractère et dépourvue de tout véritable esprit américain.

À moins que vous ne soyez Cheyenne ou Pawnee ou Iroquois ou un autre groupe de parenté provenant des peuples autochtones, vous êtes un Américain récent, et probablement un Mutt-Américain comme moi. En tant qu’Américains, nous sommes là-dedans tous ensemble,  tous égaux devant  la loi, tous nous efforçant de former une union plus parfaite.

Sauf Trump et sa tribu de diviseurs. Il est grand temps qu’ils quittent l’Amérique. Peut-être Elon Musk dispose-t-il de quelques fusées capables de les envoyer dans la lune, et si possible au-delà.

 

____________________

* Un « mutt » aux USA est une personne aux ancêtres ethniquement et racialement mélangés, comme on dit d’un animal sans pedigree « chien bâtard » ou « chat de gouttière ».

** Tandis que l’administration Trump, dans la foulée de son MAGA, ne cesse d’en rajouter sur la guerre aux immigrés décrétés clandestins et entend bloquer le chemin établi de longue date vers la citoyenneté US, à savoir l’adhésion à des valeurs communes, l’idée incluse dans le slogan « Heritage America » veut que les seuls Américains admissibles soient ceux qui ont eu des ancêtres dans la colonisation originelle (plus ou moins le Mayflower ou rien), autrement dit les anglo-protestants, les irlandos-écossais, quelques rares descendants de natifs non-occis et d’ADOS (descendants de l’esclavage). Et tous les autres : dehors.

Toute une esthétique est en voie de développement aux États-Unis, notamment à base de nostalgie pour les peintures du XIXe siècle.

Il est impossible de ne pas faire le lien avec la volonté d’expulser les non-Aryens en général et les Juifs en particulier de l’Allemagne nazie. Non plus qu’avec la meurtrière colonisation en cours de la Cisjordanie, par des gens venus de Brooklyn, se prétendant héritiers légitimes de la Palestine. Comme si la colonisation meurtrière de l’Amérique revenait sur ses pas pour poursuivre l’accaparement sur le Vieux continent.

Il semble que J.D.Vance ait fait, dans deux discours importans, l’apologie des choix de cet « Heritage America ». D’où l’exclamation de l’auteur. Il semble aussi que les recommandations du Vice-Président lui reviennent brutalement au visage, ses propres partisans le mettant en demeure de « se débarrasser » de son épouse Indienne (donc de religion hindoue).

Source : https://bracingviews.substack.com/p/im-a-mutt-american

 

Bill Astore est lieutenant-colonel de l’USAF à la retraite, professeur d’histoire et l’auteur de plusieurs livres. Il anime le site Bracing Views

 

 

 

 

L’exploiter ou le provoquer ?

 

 

Exploiter un massacre pour couvrir un génocide

 

Joe Lauria – Consortium News – 16.12.2025

 

 

 

 

Ceux qui ont manifesté  au mois d’août, dans le port de Sydney, contre le génocide en cours font partie de ceux qui sont accusés d’être responsables de l’horrible attaque terroriste de dimanche.  

Au premier rang, de gauche à droite : Mary Kostakidi, Gabriel Shipton et Julian Assange. (Consortium News)

 

Accusés par qui ? 

Par les génocideurs et leurs soutiens tabasseurs de vieux Anglais en fauteuils roulants, soucieux également de renouveler l’exploit de Margaret Thatcher contre Bobby Sands.

Vous pouvez lire l’article en français en vous le faisant traduire par Google.

Source : https://consortiumnews.com/2025/12/15/exploiting-a-massacre-to-cover-up-a-genocide/

 

 

 

Cui bono ?

 

 

 

 

George Galloway est le seul à notre connaissance qui ait aussitôt dit clairement ce que nous avions instantanément pensé : «S’il s’agissait d’un faux drapeau, il n’aurait rien dit ni fait d’autre ».

« il » c’est Netanyahou.

Et le possible faux drapeau, c’est la tuerie sur la plage de Bondi, à Sydney, en Australie, qui a coûté la vie à seize personnes et causé un nombre indéterminé de blessés.

Presque une nécessité pour lui, si on veut bien un peu oser être cynique : les Palestiniens sont en train de voler aux Juifs la vedette, au palmarès des peuples les plus martyrisés de l’histoire connue. Certes, il y en a eu bien d’autres, mais on ne les avait jamais vu massacrer en direct et ae toute la planète à la fois. Ce n’est pas dans l’absolu qu’une compétition entre les deux peuples existe sur ce point, c’est dans la tête des Israéliens et dans le lavage de cerveau qu’il leur importe de faire subir aux foules.

Les Israéliens étant ce qu’ils sont, la nécessité de reprendre la main dans leur narrative et la place au premier rang devant leurs victimes, devenait assurément urgente.  

Sans trop de surprise, comme dans l’affaire des « Je suis Charlie », un des deux tireurs est mort et l’autre dans le coma ou peu s’en faut. Et les hauts cris à « la barbarie antisémite » de déferler comme traînées de poudre.

Dans la vidéo qui suit, M. Galloway a parfaitement raison de dire que si les seize victimes et les nombreux blessés avaient été des Palestiniens en train de faire la queue pour un peu de nourriture à Gaza, ils n’auraient pas eu droit à une seule ligne dans aucun des merdias mainstream.

On sait qu’un civil aux réflexes prompts a réussi à désarmer à mains nues l’un des deux tireurs, ce qui lui vaut de se retrouver sur un lit d’hôpital.

Grâce aux bons soins des journaputes, le courageux civil est un juif qui fêtait Hanouka sur la plage ou un chrétien libanais, au choix, et les deux tireurs, présumés salafistes, des émissaires de l’Iran.

Outre que les Iraniens sont des chi’ites, à couteaux tirés depuis des siècles avec les salafistes, lesquels  ont en revanche fourni de nombreuses escouades terroristes aux USA qui les recrutent, les entraînent, les arment et les paient depuis des décennies pour faire du Moyen Orient l’enfer terrestre qu’il est devenu, le brave qui n’a pas attendu de savoir de quel côté de la couillonnade officielle se trouvaient d’autres humains en danger pour leur porter secours est un vendeur de fruits musulman du nom d’Ahmad al-Ahmad.

 

Se souvient-on de l’attentat de l’AMIA uu 10 juillet 1994 ? Nous, oui. C’était à Buenos Ayres. L’Argentine est, depuis la Deuxième Guerre mondiale, le pays d’Amérique Latine qui compte le plus de citoyens juifs. Ils se disaient argentins. L’étaient. Et refusaient alors de cracher au bassinet pour financer les guerres d’Israël.

Un sinistre jour, une bombe a explosé, endommageant un bâtiment qui abritait plusieurs associations juives, dont l’AMIA : 85 morts, 230 blessés. « On » en a aussitôt et sans preuves accusé l’Iran. Arrêté même un conducteur de camion iranien, qui allait passer des années en prison avant d’être reconnu innocent. Tout cela, suivi d’un procès interminable sans conclusion, d’un certain nombre de morts mystérieuses, et de Mme Cristina Fernandez de Kirchner, accusée de « favoriser l’impunité de suspects iraniens » attrapant opportunément le cancer qui allait mettre fin à sa carrière.

Il y a 31 ans que ce procès dure sans avoir jamais rien prouvé, rebondissant dans un sens puis dans l’autre au gré des changements d’orientation politique du pays. Mileï vient de relancer la chasse aux Iraniens fantômes.

 

En Angleterre, aujourd’hui, George Galloway exige du roi Charles qu’il décore Ahmad al-Ahmad de la George Cross, qui est la plus haute distinction civile britannique pour faits de bravoure :

 

 

Award the George Cross, KIng Charles, to the Muslim hero of Bondi

 

George Galloway – MOATS – 16.12.2025

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=t3ouGLuGFGg&t=169s 

 

 

 

 

La George Cross (GC) est la plus haute décoration civile du Royaume-Uni et du Commonwealth pour des actes de bravoure exceptionnelle. Elle est l’équivalent de la Croix de Victoria(VC) réservée aux militaires en situation de combat. Wikipedia.

 

 

 

 

 

Aux dernières nouvelles

 

Selon la vidéo qui suit, M. Ebrahim Azizi, président de la Commission de la Sécurité Nationalele, des Affaiires étrangères et de la Défense au Parlement iranien aurait accusé Tel Aviv (le Mossad ?) d’avoir organisé la tuerie. Certes, on ne prête qu’aux riches et nous n’allons pas remonter jusqu’aux résultats peu évoqués par la pressetituée des tractations entre nazis allemands et nazis sionistes (dont on sait qu’il y en a eu), à l’issue desquelles un grand nombre de « juifs qans importance » ont fini dans des camps d’extermination qui n’ont jamais vu débarquer un seul banquier.

Un jour, des historiens dignes de ce nom – juifs et autres – feront la lumière sur ces choses. La vérité, comme l’eau, trouve toujours son chemin et son niveau.

En Europe, quand on a quelque chose à stigmatiser, la formule consacrée,  inévitable, est « céléRusses ». Mais quand « cépasléRusses» ou quand c’est Israël qui cause, « célésIraniens ». À toutes fins utiles et à tous les coups.

N’est-il pas édifiant, aussi, de voir avec quel touchant ensemble les vidéos traitant du sinistre événement de dimanche arborent le portrait en gros plan de l’ayatollah Ali Khamenei ?  

 

IsraeliI Mossad  Behind Sydney Attack ? Huge Iran Bombshell After Israel Probe Into Bondi Massacre

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=scniqxl8QzY

 

 

Oui, c’est en anglais.

Joyeux Noël !

 

 

 

 

Mis en ligne le  20  décembre 2025

par Les Grosses Orchades

 

Rififi en Europe

 

 

 

 

 

 

Le Herald of Free Enterprise. C’était à Zeebruges, il y a 38 ans.

 Ils n’ont pas pris l’avertissement au sérieux.

 

..

 

Rififi en Europe

 

Deux événements rapportés en langues étrangères

 

Le premier se passe de mots tant les images sont parlantes.

 

Le suivant parle beaucoup…

–  pour s’exclamer qu’il se passe à Bruxelles des choses ahurissantes, dont l’énormité n’est peut-être pas comprise par tout le monde.

 

On vous explique un peu après.

 

 

LE PLAN DE CONSCRIPTION DE MERZ ! 

 

Des manifestations éclatent en Allemagne contre la politique de « défense » de l’OTAN |

 

[MERZ’S CONSCRIPTION PLAN!: Germany Protests Erupt Over NATO Defence Push ]

 

Times Now World – 6.12.2025

 

 

 

 

 

 

La baleine blanche d’Ursula, les avoirs russes gelés

 

[ Europe’s white whale, Russia’s frozen assets ]

 

Alex Christoforou et Alexander Mercouris – The Duran – 6.12.2025

 

 

 

 

Bon.

On aura compris que les populations européennes sont loin d’être d’accord avec les classes dirigeantes qu’elles se sont laissé refiler par dieusait qui, et qui le font savoir par des manifestations diverses, à défaut de le faire par des actes.

En Allemagne, par exemple, ce sont les jeunes concernés au premier chef qui font savoir dans les rues ce qu’ils pensent et qui disent carrément NEIN ! au service militaire qu’on veut leur imposer.

En Grande Bretagne, vous n’aurez sans doute pas entendu parler, dans les merdias, de la Grève de la Faim qui s’y déroule, pour dire à Keir Starmer ce que pensent de lui et de ses choix ceux qu’il qualifie de « terroristes ».

 

The Hunger Strike Is Not Being Televised – Nor Will the Last Gasps of Our Dying Freedoms

 

[ La grève de la fam n’est pas télévisée  –  Pas plus que ne le seront les derniers soubresauts de nos libertés mourantes. ]

 

Jonathan Cook – The Unz Review – 4.12.2025

 

 

 

Six prisonniers politiques, condamnés pour avoir manifesté contre des fabriques d’armements qui alimentent le génocide israélien, sont en grève de la faim depuis des semaines. Mais, contrairement à la grève de la faim de l’IRA en 1980, celle-ci est occultée par tous les médias.

 

Chers lecteurs des Grosses Orchades, vous pouvez vous faire traduire cet article automatiquement – même mal – par Google. Cela suffit pour comprendre ce que tient à vous dire Jonathan Cook.

https://www.unz.com/jcook/the-hunger-strike-is-not-being-televised-nor-will-the-last-gasps-of-our-dying-freedoms/

 

 

 

 

Mais il n’y a pas que les grévistes de la faim, il y a les terroristes en chaises roulantes

 

 

 

 

 

 

Quant à la Baleine blanche d’Ursula….

 

Elle mérite quelques ùmots d’explication sommaire. Sur Le Duran, les deux Alex en parlent depuis des mois. Contentons-nous de résumer très fort.

Tous les pays ont pour coutume de planquer leurs trésors en numéraire ou en or dans des endroits réputés sûrs.

Ainsi, les pays susceptibles d’être agressés ou aisément détroussés ont presque tous « déposé » leurs réserves d’or entre les mains de ce qui fut l’Empire Britannique, c’est-à-dire de la banque Rothschild.

Jusqu’à ce que S. M. Elisabeth II… ou la famille Rothschild… ou les deux… se soient servies à des fins personnelles de certaines de ces réserves (celle du Venezuela par exemple) et, n’étant pas en mesure de les rendre à leurs propriétaires, refusent de s’exécuter quand on les leur redemande, en inventant des prétextes divers pour tenter de faire passer pour légitime un vol manifeste.

D’autres endroits que Londres ont aussi accueilli les bas de laine de certains pays. Ainsi EUROCLEAR, entreprise privée siégeant à Bruxelles, s’est vu confier, par la Fédération de Russie, des avoirs (pas tous !) à la hauteur de 300 milliards d’euros.

Ce genre de transaction repose sur la réputation d’honnêteté des récipiendaires et sur la confiance que peuvent leur accorder les dépositaires. Cela va de soi.

Malheureusement, l’exemple grand-breton n’a pas été perdu pour tout le monde, et, chez les bureaucrates de Bruxelles, il s’en est trouvé pour penser que…. si, eux, ils peuvent, pourquoi pas nous ?

À leur tête, deux nazillonnes aussi privées de cervelle que de conscience : Ursula von der Leyen et Kaja Kallas (passons sur les autres).

Les budgétivores aux dents longues et aux petites cellules grises en berne se sont lancés dans toutes les aventures les plus démentes, dans le sillage de leurs maîtres et propriétaires des USA. Lesquels ont pour habitude immémoriale de changer d’avis quand cela leur chante en abandonnant en rase campagne leurs esclaves volontaires se prétendant « alliés ».

Pour écourter un discours trop long, ce qui était prévu depuis longtemps arrive : la conquête de la Russie par Ukrainiens interposés est en pleine Berezina.

La would be épopée ukrainienne n’est qu’une parmi tant d’autres et, comme prévu aussi, les USA se tirent en laissant leurs chihuahuas se débrouiller tout seuls : vous êtes chargés de poursuivre la conquête sans nous, en nous achetant des armes aux frais de vos contribuables.

L’achat d’armes aux USA passe par le financement de la fine équipe Azov & Zelensky Inc, qui n’a jamais rien été d’autre qu’une machine à laver l’argent sale supposé finir en apparence propre dans les poches des bienfaiteurs Étatsuniens. Demandez à Hunter Biden si vous voulez savoir comment.

Qu’est-ce qu’ont fait les Pieds Nickelés de Bruxelles ? Ils ont emprunté… 800 milliards d’euros, que les contribuables européens, leurs enfants et leurs petits-enfants devront rembourser, avec les intérêts déments qui s’imposeront, jusqu’à la 2e, 3e ou 4e génération.

Mais pour pouvoir emprunter, quelle que soit l’arnaque, il faut verser quelque chose.

Verser quoi, quand il n’y a plus rien au fond des caisses ex-nationales ni au fond des poches contribuables ?

Eh, c’est que, justement, à Bruxelles, il y a EUROCLEAR… oh, que c’est tentant !

Alors, l’histoire est connue : on a d’abord commencé par « geler », c’est à dire VOLER, des biens déposés entre nos mains par le gouvernement russe. Et on s’est déjà servi – pour les refiler à l’Ukraine, c’est-à-dire au MIC (Military Industrial Complex) US, les intérêts dûs par les banquiers de Belgique ou d’autres pays d’Europe à leurs clients russes (deuxième vol).

Ce que les deux Alex trouvent hallucinant, dans la vidéo ci-dessus, c’est que, lorsqu’on en parle, le montant (le capital) des avoirs russes a plusieurs fois changé de taille, allant de 300 à 200, puis à 190. Il semble qu’il s’agisse à présent de 185 milliards (pas des billes, des milliards).

 

Où sont passés les 115 milliards dont il n’est plus question nulle part ?

Il n’y a pas d’hésitation possible sur la réponse : ils ont été chouravés par l’Union Européenne. Qui veut en ce moment même faire légiférer à l’international pour justifier ce vol en invoquant, c’est-à-dire en inventant des circonstances impossibles qui rendraient le vol légal parce que les Russes seraient coupables de quelque chose…

 

Célérusses !

selon l’ironique formule chère à Me Régis de Castelnau.

 

Oui mais… quid de l’argent qui est en Belgique, sous la garde de l’État belge ?

 

 

 

 

Bart De Wever a beau être flamand et malheureusement européiste convaincu, comme d’ailleurs toute la classe politique belge (PTB excepté), il n’est pas complètement dépourvu de jugeotte.

En résistant à l’aventurisme des folles nazies, il ne fait pas un cadeau à la Russie, il essaie de sauver l’Union européenne de son suicide en cours.

 

 

 

 

Il ne devrait peut-être pas.

Il devrait peut-être laisser abréger ce qui nous sépare d’un « BON DÉBARRAS ! » devenu inévitable.

Le problème, c’est qu’il ne peut pas les laisser aller jusqu’au bout sans rendre la Belgique dans son ensemble complice du forfait.

Et, si vous voulez savoir, la première conséquence, absolument directe, de ce vol en bande organisée serait la perte totale de confiance des nations et des entreprises du monde entier dans tout ce qui est belge ou situé en Belgique.

Bart De Wever doit se dire qu’il n’est peut-être pas nécessaire d’ajouter cela aux malheurs que nous subissons déjà et à ceux que nous allons tous subir encore, les plus privés de pouvoir – c’est-à-dire la classe laborieuse – en tête.

C’est pourquoi, ici, on soutient ce flamand de droite. 

Tout arrive.

 

 

 

 

Il nous reste à mettre sous vos yeux deux autre vidéos toujours en anglais et à vous en dire quelques mots faute de mieux.

 

JIMMY DORE : TUCKER CARLSON FOR PRESIDENT !

https://www.youtube.com/watch?v=RNU-4QRrdNI 

 

 

Dans cet entretien, le célèbre animateur Jimmy Dore et le grand journaliste qu’est Jackson Hinkle discutent de ce qui est en train de prendre son essor aux USA, où de plus en plus de gens souhaitent voir l’autre célèbre animateur Tucker Carlson se présenter à la présidence du pays, après ou à la place de Donald Trump (à qui Carlson avait été le premier à donner la parole quand il était poursuivi avec acharnement par le Parti Démocrate alors au pouvoir).

 

 

 

 

Et ceci qui revêt à nos yeux une plus grande importance

 

 

Pepe Escobar : Will Russia and China Help Venezuela?

 

[ Pepe Escobar : La Russie et la Chine aideront-elles le Venezuela ? ]

 

Andrew Napolitano – Judging Freedom – 5.12.2025

 

 

 

 

 

On vous raconte.

 

On est sur Judging Freedom, le podcast du fameux juge US d’origine italienne Andrew Napolitano.

Au bout du fil : Pepe Escobar, qui se trouve dans le Frioul (nord de l’Italie) pour la sortie en italien d’un de ses livres les plus célèbres. Les deux hommes ont des entretiens réguliers, où que se trouve Pepe : en Chine, en Russie, en Azerbaïdjan, en Europe ou en Thaïlande où il réside. Pour mémoire : Pepe est brésilien, parle au moins dix langues, dont le français à la perfection, et il officie comme journaliste international depuis quarante ans.

Donc, là, il est à Bologne (qui, soit dit en passant, est jumelée non sans raison avec Verviers, au pays de Liège).

L’entretien porte d’abord sur le Venezuela (Trump va-t-il attaquer ou pas ?).

Ce qui nous intéresse particulièrement ici est le tour plus personnel que prend leur entretien, quand Pepe se met à évoquer le grand nombre de bases américaines qui se trouvent en Italie. Le juge en connaît plusieurs, mais il ne savait pas qu’il y en avait autant que cela. Les deux hommes finissent par dire en clair que l’Italie n’est rien d’autre (et depuis 1943 !) qu’une colonie américaine, qu’il n’y a jamais eu depuis la fin de la guerre de véritable gouvernement italien, et que celui de Georgia Meloni (clamé fasciste par Greta Thunberg sur une place de Rome il y a quelques jours) n’est que l’expression locale du pouvoir US et ne pourra jamais être autre chose sans une guerre d’indépendance. Ni plus ni moins que celles du Congo ou de l’Angola, contre la Belgique et le Portugal il y a quelques décennies. C’est à la lumière de ce fait qu’il faut considérer les années de plomb et toutes les convulsions qui ont agité ce pays depuis la « libération » de l’Europe par les troupes US.

Disons en passant que, sans le général De Gaulle, cela eût été aussi le sort de la France, où le débarquement n’a été, pour les dirigeants US, qu’une opération en pays ennemi, exactement comme celle contre l’Allemagne d’Hitler et non une libération comme on nous le serine. Il n’y a qu’à voir l’état où ils ont mis alors la Normandie pour ne pouvoir en douter.

De ces considérations, les deux hommes passent ensuite à la plus brûlante actualité, à savoir, les prétendues négociations qui viennent tout juste d’avoir lieu à Moscou.

 

Pourquoi Witkof et Kushner seuls ?

Avec Poutine et sans un seul militaire ?

Pendant 5 heures d’horloge ?

 

C’est que, dit Pepe, un des hommes les mieux informés de la planète, il ne s’agissait pas de diplomatie ni de négociations sur la guerre d’Ukraine du tout.

Steven Witkoff et Jared Kushner ne sont pas des diplomates, ce sont des investisseurs immobiliers, et ils ne sont en rien habilités à parler au nom des USA.

Ces gens étaient là pour eux-mêmes (et pour la famille Trump).

Pour quoi faire ?

Pour parler argent.

Pour offrir aux Russes d’investir en Russie (en Sibérie et/ou dans l’arctique), non pas leurs milliards, mais leurs trilliards et plus sûrement encore leurs Zilliards.

Pour résumer un peu grossièrement ce que Pepe explique poliment au juge, disons que les rats se préparent à quitter le navire sur le pont de couler et veulent au plus tôt planquer leur pognon dans un endroit sûr.

Sur le point de couler ?

Oui : sauf miracle ou super entourloupe, les USA n’arriveront pas, cette fois, à payer les intérêts dûs sur leur himalayenne dette. Cela se dit banqueroute.

Qui va les payer, alors ?

Ceux qui ne pourront pas s’en aller avec armes et bagages.

Les contribuables US ?

Qui d’autre ?

Et vous aurez compris, n’est-ce pas, que la Russie est le seul endroit sûr qui reste ?

Avec sans doute la Chine, mais la Chine… on n’a pas encore renoncé à lui faire la guerre.

C’est ce qu’on appelle une pierre d’achoppement.

Car la Russie ne peut accepter une telle offre qu’en courant de grands risques : suivre les traces de la Palestine et, aujourd’hui, de l’île de Chypre en voie de colonisation accélérée par ces mêmes moyens.

Et elle ne peut l’accepter qu’en trahissant ses alliés chinois. 

À moins que l’offre soit examinée de concert avec la Chine et soumise à des conditions qui protègent les deux pays d’une manœuvre d’invasion, ou si on veut, d’une prise de possession commençant par la Russie.

Les deux émissaires du clan Trump sont des Khazars. Il ne faudrait pas oublier que c’est contre la Grande Khazarie, pour s’en protéger, qu’a été édifiée la Grande Muraille de Chine. Et ne pas oublier non plus que c’est la Russie qui a vaincu jadis la Grande Khazarie. D’où la présence de tant de Juifs (Khazars convertis de force par leurs chefs) sur l’immense territoire de la Russie.

Il semble aux lambdas que nous sommes que les Russes seront plus ou moins forcés, faute de pouvoir s’en débarrasser, de conserver en leur sein et de métamorphoser l’immense horde en autre chose que les nomades parasites et prédateurs qu’ils furent et sont encore pour certains.

Est-ce possible ?

Toute généralisation étant stupide, il faut savoir qu’il y a eu, dans la Révolution russe, des juifs révolutionnaires et des juifs contre-révolutionnaires.

Dans sa biographie de Lénine, M. Gérard Walter raconte par exemple, un épisode peu connu de cette révolution : le moment où les troupes mêmes de Lénine ont quitté Saint Petersbourg pour venir à Moscou le fusiller sans jugement, au motif qu’il voulait arrêter la guerre contre l’Allemagne, parce qu’il refusait d’aller en finir avec le Kaiser, estimant que cette guerre n’était pas celle du peuple russe mais celle de ses dirigeants contestés.

Heureusement, les bolcheviks n’ont pu mener cette entreprise à bien, mais, pendant quelques jours, Lénine a été seul à Moscou, en grand danger, avec trois personnes restées fidèles envers et contre tout : sa femme Kroupskaïa, Staline et un juif dont le nom (à notre grande honte) nous échappe.

C’est même en voyant ce nom sur une liste de prétendus traîtres à fusiller que Staline a compris à quel point il était trahi, qu’il a refusé de signer l’ordre d’exécution et qu’il a entrepris la purge qui lui a valu la réputation que se sont empressés de lui faire les rapaces occidentaux, Américains en tête.

Il y a aujourd’hui deux grands historiens (un Américain et un Russe), qui sont occupés à mettre au clair ces points d’histoire, mais ce n’est pas ici le lieu ni le moment d’en parler.

Qu’il nous suffise de dire qu’à la lumière du passé, il n’est pas impossible que la Russie de Poutine poursuive les efforts de la Russie de Lénine et de celle de Staline pour assimiler, une fois pour toutes, les descendants des nomades prédateurs khazars et en faire de sédentaires citoyens russes. C’est une entreprise qui ne nous paraît possible, de nos jours, qu’en association avec la Chine. Qui est, elle aussi, attaquée au Xinjiang, la Grande Muraille n’y pouvant plus mais.

Il faut donc souhaiter que les responsables russes et leurs alliés chinois fassent bien attention où ils mettent les pieds et tiennent le coup assez longtemps pour mener cette énorme entreprise non guerrière à bien.

Ne laissons pas passer cette Xième occasion de préciser que les nazis Israéliens ne sont pas des Hébreux. Ils descendent des Turco-mongols que leur grand Khan a convertis, au VIIIe siècle de notre ère, à une religion qui n’était pas la leur. Ce n’est donc pas à eux que Yahwé a donné priorité sur tout le monde. Les seuls Hébreux authentiques qui restent sont une partie au moins des Palestiniens, convertis, de force eux aussi, à l’Islam, plus ou moins à la même époque, et les citoyens juifs d’Iran, accueillis et assimilés par la Perse, après leur sortie de captivité à Babylone, où les avait contraints Nabuchodonozor. Ils y sont encore et ils siègent au Parlement.

Et voilà où nous entraîne Pepe Escobar, « force de la nature » selon Maria Zakharova qui ne se trompe pas souvent.

 

 

 

In cauda…

 

« La moitié des voitures de luxe à Monaco ont des plaques ukrainiennes »: Donald Trump Jr

21:32 07.12.2025

© telegram sputnik_afrique

Pour le voir :

Accéder à la base multi

 

 

 

 

Mis en ligne le 8 décembre 2025

par Les Grosses Orchades

 

Vont-ils le laisser vivre ou l’ont-ils déjà fait mourir ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vont-ils le laisser vivre ou l’ont-ils déjà fait mourir ?

 

 

 

Imran Khan est en prison depuis plus de deux ans. 

Sa famille et ses avocats sont sans nouvelles et ne sont plus autorisés à le voir.

 

 

 

Ses geôliers prétendent qu’il va bien mais refusent qu’on le voie ou qu’on lui parle au téléphone, et les rumeurs de mort réfusent de se calmer.

On dirait presque que ceux qui le détiennent ne savent que faire de lui ou alors l’ont déjà tué et ne savent comment l’admettre, dans un pays qu’une telle fin pourrait faire exploser.

 

 

 

Mario Nawfal, journaliste australien que nous vîmes, il y a quelques mois, reçu avec Larry Johnson et le juge Napolitano au Ministère des Affaires étrangères de Russie par Sergueï Lavrov et Maria Zakharova, et qui a pris à cœur le sort de l’ex-Premier ministre pakistanais, embastillé parce que son existence dérangeait une grande puissance lointaine, propriétaire de l’armée de son pays. Mais aussi, peut-être, parce que le chef de cette armée a fait de lui et de son épouse, pour des raisons inconnues, ses ennemis personnels.

 

 

 

Asim Munir et Imran Khan, pakistanais inconciliables

 

 

 

Comme il le dit lui-même, Mario Nawfal a déjà parlé avec Imran Khan et avec plusieurs membres de sa famille. Il s’entretient aujourd’hui, pas pour la première fois, avec sa sœur Alima Khan.

 

 

Des bruits courent avec insistance, selon lesquels Imran Khan aurait été empoisonné ou transféré en cachette dans une prison inconnue où il subirait des pressions, voire des tortures, pour l’amener à abandonner sa lutte en faveur d’un Pakistan démocratique.

Il y a maintenant 24 jours que personne ne l’a vu ni ne lui a parlé. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’ils essaient de cacher ?

Aujourd’hui, je parle à nouveau avec sa courageuse sœur, Alima Khan, qui, elle aussi, subit toutes sortes de pressions et est menacée d’incarcération, tandis qu’elle et d’autres membres de leur famille continuent de se battre pour la liberté d’Imran.

La dernière fois que j’ai parlé avec Alima, c’était il y a trois mois, ses deux fils venaient juste d’être enlevés e jetés en prison, et son neveu [Nous ignorons qui est ce neveu, fils d’une de ses autres sœurs sans doute NdGO] continuait de subir sa condamnation à 10 ans d’emprisonnement.

J’ai déjà été confronté à la corruption ; j’ai défendu la liberté de parole et la démocratie un peu partout dans le monde. Mais le Pakistan est un cas à part. Un ancien Premier ministre est en prison, sa famille est persécutée et des milliers de ses partisans sont derrière les barreaux. Pourtant, la résistance ne s’est pas calmée. C’est pourquoi je suis à nouveau là. J’ai parlé à Imran Khan. J’ai offert de l’espace à ses deux fils pour qu’ils puissent s’exprimer en public et j’ai parlé plusieurs fois avec Alima Khan, au fil de la lutte qu’elle mène en soutien de son frère.

Aujpourd’hui, avec des précautions accrues pour ma propre sécurité, mon but reste simple : que le monde entende directement ce qu’ont à dire ceux qui subissent cette répression. »

 

 

Et, oui, c’est en anglais.

 

 

Imran Khan’s Sister Shares Latest News On Brother, Physical Assault, Prison Visits & Pakistan...

 

[La soeur d’Imran Khan parle de son frère, d’agressions physiques, de visites en prison déniées et du Pakistan]

 

 

 

 

 

 

Pour ceux de nos lecteurs qui débarqueraient :

 

 

L’homme dont on parle ici est Imran Khan, ancien champion international de cricket, né le 5 octobre 1952 à Lahore et homme d’État pakistanais.

En avril 1996, Khan a fondé le Mouvement du Pakistan pour la justice (PTI), un parti politique longtemps marginal, dont il a été le seul membre élu au Parlement jusqu’en 2013. (Wikipedia).

Mais le PTI, parti d’opposition – c’est-à-dire plus favorable au peuple qu’aux « protecteurs » étrangers, n’a cessé de croître, si bien qu’en 2018, Imran Khan a été élu Premier ministre.

En 2022, il a été, sans surprise, renversé par une motion de censure préfabriquée. Il faut dire qu’il voulait que son pays entretienne avec la Russie des relations civilisées, fussent-elles juste commerciales.

« L’armée pakistanaise et les États-Unis sont intervenus en coulisse pour favoriser la destitution d’Imran Khan » dit encore Wikipedia, qui poursuit :  « Le nouveau gouvernement, dirigé par Shehbaz Sharif, frère cadet de Nawaz Sharif, qui fut Premier ministre à trois reprises depuis les années 1990, tente de l’éliminer de la vie politique en lançant contre lui de multiples procédures judiciaires. Au total, Imran Khan est poursuivi dans plus de 200 affaires depuis qu’il a été chassé du pouvoir. Il est condamné, entre août 2022 et février 2024, à quatre peines de prison pour des accusations de corruption et pour s’être marié sans avoir attendu un délai de trois mois après le divorce d’avec son épouse. Son entourage politique et son parti sont également ciblés par la répression. Un panel d’experts de l’O NU a estimé que sa détention « n’a aucune base légale et semble avoir été destinée à disqualifier sa candidature à une fonction politique ». Il reste considéré comme la figure politique la plus populaire du Pakistan. »

Bref, les accusations de circonstance et les actes arbitraires ne cessent de pleuvoir, sur lui et sur ses partisans, mais aussi sur ses proches.

Ce que ne dit pas Wikipedia, c’est que la popularité d’Imran Khan au Pakistan n’a cessé de croître elle aussi et que le peuple pakistanais, en ce compris des parties de l’armée et de la police, reconnaît en lui son défenseur. Sa popularité avoisinerait même les 80% chez les jeunes hommes de moins de 36 ans, ce qui lui ferait frôler la cote de Vladimir Poutine en Russie.

Le mouvement du Pakistan pour la Justice (PTI) a un site officiel en ligne, mais il est censuré en Belgique. Vous avez bien lu :  il est interdit aux Belges de s’en informer.

Vous pouvez toujours regarder ce qu’en dit Wikipedia. On vous le redonne ici :

Movement du Pakistan pour la justice

 

 

 

L’épouse d’Imran Khan, Bushra Bibi, est également incarcérée. Elle a été transférée en prison en mai 2024, après une période d’assignation à résidence.

Les enfants d’Imran Khanses fils Kasim et Sulaiman – vivent en Angleterre, où ils ont fait leurs études, et ne sont donc pas emprisonnés. Le cadet avait écrit à Donald Trump, au début de son second mandat, lui demandant d’intervenir pour qu’un traitement légalement correct soit accordé à son père, l’aîné vient d’exiger du gouvernement pakistanais, par voie de réseaux sociaux, une « preuve de vie ».

Ses trois sœurs, Noreen Niazi, Alima Khan et le Dr Uzma Khan, ne sont pas non plus emprisonnées – pas encore – mais se sont vu refuser l’accès à toute visite à leur frère, en dépit des autorisations judiciaires. Car l’armée vendue aux USA est au-dessus des lois.

 

Voici ce que Kasim Khan a publié sur X :

 

  Mon père est détenu depuis 845 jours. Depuis six semaines, il est maintenu à l’isolement dans une cellule de couloir de la mort, sans aucune transparence. Ses sœurs se voient refuser toute visite, malgré des ordonnances judiciaires claires les autorisant. Aucun appel téléphonique, aucune rencontre, aucune preuve de vie. Mon frère et moi n’avons aucun contact avec lui.

Ce black-out total n’est pas un protocole de sécurité. C’est une tentative délibérée de dissimuler son état et d’empêcher notre famille de savoir s’il est en sécurité. Que les choses soient claires : le gouvernement pakistanais et ses complices devront répondre pleinement de leurs actes sur les plans juridique, moral et international quant à la sécurité de mon père et à toutes les conséquences de cet isolement inhumain.

J’appelle la communauté internationale, les organisations mondiales de défense des droits humains et toutes les voix démocratiques à intervenir d’urgence. Exigez une preuve de vie, faites respecter les droits de visite ordonnés par la justice, mettez fin à cet isolement inhumain et demandez la libération du dirigeant politique le plus populaire du Pakistan, détenu pour des raisons purement politiques. »

 

 

 

Cette semaine, des manifestations se sont multipliées – ici c’est à Karachi – pour réclamer la levée du secret sur le sort d’Imran Khan

 

 

 

 

Où est-il le temps où le monde entier se passionnait pour la lutte de Gandhi réclamant la liberté de l’Inde ? De l’Inde qui n’aurait jamais dû, en 1947, être séparée du Pakistan (les Grand-Bretons n’en font jamais d’autres et même c’est leur truc préféré) !

 

 

12 mars 1930 : Gandhi entame la marche du sel

 

 

Le monde entier assiste aujourd’hui en direct,  et sans que cela dérange sa digestion, au massacre des Palestiniens, de toutes les façons possibles, y compris les plus inventives.

Et pour comble d’ironie, alors que l’Inde et le Pakistan sont en guerre ouverte (merci, les Zuniens !), c’est Narendra Modi qui, finalement,marchant sur les traces de son prédécesseur Imran Khan, se rapproche de la Russie.

 

 

 

 

 

 

Hélas, l’emprisonnement arbitraire, pour complaire aux Zuniens, d’un homme politique du bout du monde, surtout s’il est populaire, ne suffit pas à réveiller les humains qui ronflent.

 

Pourtant, pendant qu’ils dorment, au Pakistan…

 

 

 

 

Des militants du PTI ont manifesté récemment contre des amendements constitutionnels anti-constitutionnels par une protestation anti-gouvernementale . Ici, encore à Karachi, Photo Reuters.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 29 novembre 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Le MACHIN sombre dans l’ignominie et le déshonneur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MACHIN

sombre dans l’ignominie et le déshonneur

 

En d’autres termes

 

La résolution que vient d’adopter son

Conseil de Sécurité

Viole toutes les lois internationales,

Viole la « Charte des Nations Unies »

S’associe à la colonisation de la Palestine

Donne les pleins pouvoirs sur les Palestiniens qui restent

à leurs assassins, à leurs bourreaux et à leurs violeurs

C’est-à-dire

Aident les voleurs, assassins, bourreaux et violeurs

à perpétrer leurs crimes.

 

 

Expliquons-nous mieux

 

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies est composé de 5 membres permanents – la Chine, le Royaume-Uni, la Russie, les USA et la France (à la requête du maréchal Staline) – et de dix membres non permaments élus pour un mandat de deux ans. Les dix membres non permanents, poour 2024 et 2025, sont  l’Algérie, le Danemark, la Grèce, la Guyane, le Pakistan, Panama, la République de Corée, le Sierra Leone, la Slovénie et la Somalie.

Les cinq membres du Conseil Permanent disposent d’un droit de veto, droit dont n’ont cessé d’user et d’abuser les USA depuis le début (officiel) du génocide, c. à d. depuis octobre 2023.

Face à l’infâme résolution qui vient d’être prise, les deux pays membres qui avaient le pouvoir de s’y opposer – la Chine et la Russie – se sont abstenus, les trois autres étant complices actifs du mauvais coup et complices actifs du génocide depuis ses débuts.

Certes, les représentants d’un pays ont pour premier devoir de défendre les intérêts de leurs propres populations, en l’occurrence les populations chinoise et russe.

 

Pas à ce prix-là !

 

On ne défend pas les intérêts d’une population en la rendant malgré elle complice d’un crime qui bafoue toutes les lois humaines, crime dont elle ne peut qu’être, tôt ou tard, victime à son tour, le premier crime n’étant jamais qu’un précédent.

Que reste-t-il aux Palestiniens encore en vie au milieu des décombres, que l’on vient de jeter pieds et poings liens à la merci de leurs tortionnaires, victimes d’un apartheid désormais mondialement institutionnalisé ?

Il reste l’Assemblée Générale des Nations Unies, soient les 193 pays qui la constituent : les 15 du CS plus 178 autres. Au sein de cette AG, un nombre de pays se comportent de manière exemplaire, au premier rang desquels Cuba, la Colombie et le Yemen. Ceux-là ne vont pas se contenter d’accepter le déshonneur collectif que viennent de tenter de leur imposer les cinq chefs de file et leurs dix séides.

C’est ce qu’explique, dans la vidéo qui suit (hélas en anglais, pas notre faute si aucun francophone sur tant de millions ne semble vouloir s’y coller) Craig Mokhiber (avocat international et ancien responsable des droits humains aux Nations Unies) à Rachel Blevin.

 

 

TRAHISON HISTORIQUE – Le Conseil de Sécurité des Nations Unies approuve le plan US pour contrôler Gaza, la Russie et la Chine s’abstenant

 

Titre original :

 

[ HISTORIC BETRAYAL’ UNSC Approves US Plan to Control Gaza as Russia, China Abstain ]

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=4wc8UCkWdKA

https://youtu.be/4wc8UCkWdKA?si=HB2YMgVM3NmxVacF

 

 

 

Le sionisme est-il impérialiste par essence ?

Tout ce qui suit apporte des réponses à cette question.

 

 

 

Le sionisme : l’ultime croisade de l’Occident

 

Le sionisme va au-delà du judaïsme et même du colonialisme de peuplement. Voici un article pour comprendre la violence incessante en Terre Sainte, dans le cadre d’une obsession idéologique européenne qui dure depuis longtemps.

 

Pascal Lottaz – Le Saker francophone  – 18.11.2025

Source Blog de l’auteur

Publié le  21 novembre  2025 par Wayan

 

 

 

 

Je ne fais plus souvent de récapitulations de mes conférences sur la chaîne YouTube, simplement parce que ce serait une surcharge (pour les lecteurs et l’auteur). Mais au cours des dernières semaines, j’ai eu quelques discussions exceptionnellement intéressantes, dont j’aimerais partager ce qui suit par écrit. L’analyse du Dr Manuel João Ramos, professeur agrégé d’anthropologie à l’Institut universitaire de Lisbonne, m’a vraiment aidé à ajouter une perspective socio-historique nouvelle et importante à l’horreur que nous appelons maintenant le génocide de Gaza.

En résumé, Ramos propose que le sionisme contemporain ne soit pas considéré uniquement comme une forme tardive de colonialisme de peuplement européen, mais comme une excroissance spécifique d’un projet civilisationnel européen beaucoup plus ancien, dont les racines se trouvent dans le christianisme médiéval, l’idéologie des croisades et les attentes millénaires centrées sur Jérusalem. Le sionisme sous sa forme moderne, y compris le sionisme politique juif, apparaît dans son récit comme la dernière articulation d’une tentative millénaire de l’Europe chrétienne de sacraliser l’ordre mondial autour de la Ville Sainte.

Dans cette optique, le cadre cognitif et symbolique de la compréhension du monde – et de la place de l’Europe dans le monde – s’est développé au Moyen Âge et s’est épanoui au cours des siècles qui ont suivi. Un élément clé de ce cadre est la légende du Prêtre Jean : un “roi des rois” prétendument chrétien situé quelque part en Orient, qui promet une alliance avec la Chrétienté occidentale pour reconquérir Jérusalem. Bien que la lettre attribuée au Prêtre Jean fût presque certainement un faux produit à la cour de Hohenstaufen, son effet politique fut profond. Largement diffusé en latin, dans les langues vernaculaires européennes, en hébreu, en Grec et en langues slaves, il a contribué à justifier la Troisième Croisade et, surtout, a nourri l’imagination des générations ultérieures d’élites européennes.

Dans la lecture de Ramos,…….

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/le-sionisme-lultime-croisade-de-loccident

 

 

 

On ne lit jamais trop ce genre de choses, parce qu’on n’en sait jamais assez sur ce dont on provient, sur comment on en est arrivés là, etc. etc.

Mais…

 

Et l’argent dans tout ça ? Père et mère de tous les vices…

 

Et la volonté de puissance si chère aux infantiles ? Et l’égocentrisme naturel du bipède si bien documenté par le baron d’Holbach ? On a beau s’être inventé un Yahwé pas mal tordu, inventeur d’un feu éternel pour punir de leur nullité les créatures qu’il a ratées. Mais qui doute encore que les humains aient créé leurs dieux à leur image et non l’inverse ?

C’est qu’on en a fait du chemin depuis que le nomade Abel trucidait le sédentaire Caïn pour lui voler les fruits et les légumes qu’il avait fait pousser et s’en aller ensuite clamer partout « Caïn m’a tuer ». Ceux qui croient que le Mossad a inventé sa devise à la gloire du mensonge sont d’irrémédiables naïfs.

 

Dans l’état actuel des choses…

 

On se retrouve avec une terre volée et un peuple froidement et délibérément anéanti, qui le sont par des êtres qu’on se permettra d’appeler dégénérés, dévorés de volonté de puissance, de rapacité et en fin de compte d’un sadisme très inventif, qu’il convient pour simplifier d’appeler nazis.

Dans l’ordre chronologique les bourgeois capitalistes anglais et français à la pointe du progrès dégénératif et des appétits en tous genres viennent en tête. L’empire US n’a fait qu’en prendre la suite. On ne rappellera que pour enfoncer le clou qu’un jaconin au moins, montagnard et même membre du Comité de Salut Public  – Jacques-Nicolas Billaud Varenne –  a terminé sa vie à Haïti, après la Guyane, planteur et propriétaire d’esclaves.

On n’est pas nazi par provenance ethnique ni religion. Sans doute même pas par idéologie. On l’est par ses actes, par sa dégénérée indifférence aux autres. Le nazisme commence dans l’indifférence aux souffrances animales. Quiconque comprendrait ce qu’endure une poule de batterie ne mangerait plus un seul œuf.

 

 

 

Craig Mokhiber chez Nima Alkhorshid

 

Répétons-le : Craig Mokhiber est un avocat US spécialisé dans le droit international et dans les droits de l’homme en particulier, qui a été haut fonctionnaire de l’ONU en charge des droits humains.  Ce n’est pas parce qu’il parle d’une voix posée et civilisée qu’il n’a pas – à  100% – raison.

Une des choses les plus importantes qu’il dise dans cette interview, c’est : « Israël ne représente pas le peuple juif ».

Si les voix juives que vous entendez s’élever contre les atrocités en cours sont peu nombreuses, ce n’est pas parce qu’elles n’existent pas, c’est parce qu’ON vous empêche de les entendre. ON = vos gouvernements non élus et leur haut-parleur totalitaire : l’appareil médiatique vendu jusqu’à l’os² qui vous gave de mensonges plus fatalement encore qu’on ne gave les oies pour en faire du pâté à Noël. Contrôler la jeune génération Z qui – juifs et non-juifs mêlés – résiste à l’imposture, est la raison de l’achat de Tik-Tok par l’oligarchie sioniste, qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane.

Craig Mokhiber rappelle aussi à quel point l’abstention russe et chinoise n’est pas funeste qu’aux Palestiniens,  mais qu’elle l’est aussi au reste du monde, Russes et Chinois inclus.

 

 

West Asia : The Endless War They Don’t Want You To Understand

 

[ Asie occidentale – La guerre sans fin qu’ils ne veulent pas que vous compreniez.]

 

Nima – Dialogue works – 22 novembre 2025

 

 

 

https://www.youtube.com/live/viQTGnjjjps?si=qz7q_yqsRYAG0605

https://www.youtube.com/watch?v=viQTGnjjjps&t=2820s

 

 

 

Une infâme abstention

 

Max Blumenthal & Aaron Maté – The Grayzone

M. à j. du 25.11.2025

 

 

 

 

 

 

Sur le même sujet brûlant :

 

Pascal LOTTAZ  est un universitaire suisse qui enseigne des matières distinctes  (les relations internationales et la politique européenne) dans deux universités de Tokyo, au Japon. Il anime en outre le site Internet Neutrality Studies où il publie des vidéos sur Youtube : https://www.youtube.com/@neutralitystudies .

 

Sheng ZHANG est un chercheur chinois, actuellement visiting scholar 2025 au Koç Unioversity Center for Asian Studies (KUASIA), à Istanboul, en Turquie. Il est candidat au doctorat de sociologie de l’université Johns Hopkins, de Baltimore (USA) et titulaire d’un masters en Études sur le Moyen Orient de Harvard (USA)

Ses recherches principales se portent sur l’évolution et la transformation de l’engagement chinois au Moyen Orient, sur les relations sino-turques ainsi que sur la diplomatie et la politique chinoises , depuis l’établissement de la RPCC en 1949.

Son échange d’une heure avec Pascal Lottaz permet d’apprécier à quel point il maîtrise ces matières.

Il est affilié à plusieurs think tanks en Chine et au Nepal. Tout en poursuivant sa carrière de chercheur, il contribue , par des articles d’opinion, à plusieurs publications, dont le Global Times, et intervient fréquemment sur diverses chaînes  de télévision en Chine, en Égypte, en Jordanie, en Russie et au Nepal.

 

 

CHINA’S SILENCE ON GAZA IS STRATEGIC

 

[ Le silence de la Chine sur Gaza est stratégique ]

 

 

 

https ://youtu.be/vbewnsfZCsc?si=MrX6R6hdw0vvOulU

https ://www.youtube.com/watch?v=vbewnsfZCsc

 

 

Que dire, quand on vient d’entendre deux hommes extrêmement intelligents et apparemment non moins honnêtes, échanger pendant une heure ce qu’ils croient avoir compris d’un événement aussi perturbant ?

Il est clair que les dits événements ont sérieusement ébranlé Pascal LOTTAZ et non moins clair que Sheng ZHANG a une vision plus nuancée des motivations de son pays, puisqu’il les dit stratégiques.

Cela nous vaut un survol à la fois savant et empathique de l’évolution de la Chine envers la Palestine et le Moyen-Orient en général, que ni Pascal Lottaz ni aucun d’entre nous ne soupçonnions vraiment.

Car ce n’est pas jusqu’en 1949 qu’il remonte, dans l’histoire de son pays, c’est jusqu’aux relations de Sun Yat Sen avee le Sionisme en 1920, en surfant ensuite sur les relations de la Chine avec les Juifs, qui n’étaient pas tous affiliés au sionisme, loin de là, puisqu’il y a même eu des combattants juifs communistes dans la guerrilla maoiste

Mais nous apprenons – sans surprise – que, vers 1980, les Chinois se sont mis à investir en Israël, notamment dans le port de Haifa, et les Israéliens d’investir en Chine, les Chinois alors, et toujours sans surprise, se mettant à soutenir la « solution à 2 états »,  qui n’a jamais été ni juste ni viable, évidence qu’aurait dû leur imposer d’emblée  leur matérialisme dialectique, à défaut du simple bon sens.

Tout baignait ainsi dans le beurre d’une vague acceptation mutuelle (idem d’ailleurs pour la Russie), quand a éclaté dans un ciel bleu le 7 octobre 2023. C’est là que les excellentes relations commerciales ont commencé à se fendiller. Et c’est l’Occident bavard et péremptoire qui en été la cause, avec ses vitupérations effrontées sur le Hamas « terroriste », « extrémiste », etc.

Car, en dépit du malaise qu’éprouvent les Chinois matérialistes et généralement athées pour l’épine dorsale religieuse du Hamas, il faut savoir que la Chine, depuis 1949, n’a jamais permis que soit traité de terroriste quiconque se bat avec les moyens du bord contre le colonialisme ou n’importe quelle autre forme d’oppression. Elle se rappelle trop bien, et même elle revendique, la guerre de guerrilla des communistes qui l’a libérée d’un siècle d’humiliations. C’est par cette question de principe qu’est arrivée l’eau dans le gaz entre les Chinois et les Israéliens.

Vers la fin de cet entretien Sheng ZHANG admet que, dans le fond, il se pourrait bien que les autorités chinoises ne se battent pas avec bec et ongles contre les résolutions franchement nazies des Trump et des Netanyahou, parce qu’elle sait que l’ONU est tellement nulle et non avenue qu’aucune résolution n’y sera jamais suivie d’effet. Mais alors, pourquoi y siéger ?

La chose la plus intéressante, enfin, qu’on apprend de ce jeune homme, c’est que la dernière génération chinoise, la plus jeune, celle qui entre dans l’âge adulte entre la guerre d’Ukraine et le génocide palestinien, – la génration Tik Tok pour faire court – puisqu’aussi bien c’est dans ce genre d’endroit qu’elle partage ses impressions et ses opinions avec ses homologues de partout ailleurs dans le mnde, notamment celle, appelée Z, des USA. Ce qui la pousse à quoi ? À ne plus rien croire ni apprécier de ce qu’elle voit et à se tourner vers ce que croyait et voulait une autre génération des siens, celle de 1970, qui emboîtait le pas à son leader Mao.

 

[Ce qui rappellera des choses à certains, aussi vieux que nous, qui n’ont pas oublié les soixante-huitards français qui, petit Livre Rouge au poing, s’en allaient bouffer du trotskard et du pseudo-stalinien  – ô Marchais !]

 

C’est ce que présentement et en masse ils étudient pour se former un jugement. Inévitablement, ils influencent leurs familles, qui, à leur tour, exercent quelque pression sur les autorités…

On en est là.

À suivre.

On peut ajouter à tout ceci une réflexion de notre cru déjà évoquée plus haut, à savoir que quelque chose du même genre se passe aux USA, où la génération correspondante est en train de se débattre au milieu de l’invraisemblable galimatias de leurs laveurs de cerveaux qui – les éculées et ressassées menteries ne suffisant plus à lobotomiser les jeunes foules  – se lancent à corps perdu dans la répression fachote à l’intérieur et dans l’agression nazie au-dehors. Là, hélas, pas d’exemple qui vaille chez les pères fondateurs, même en remontant très loin. Il leur faut tout réinventer, à partir des souffrances palestiniennes, comme la génération soixante-huitarde l’a fait sur le socle idéologique des souffrances vietnamiennes.

Espérons donc que les jeunes Chinois feront à temps des choix judicieux, espérons qu’ils passeront aux actes et qu’il restera quelques Palestiniens vivants pour en bénéficier.

Vu la foultitude de religions et de religionnettes qui nous grouillent dessu d’un bout de la planète à l’autre pour nous décerveler, ce n’est pas joué d’avance. Et nos excuses aux croyants.

 

 

 

 

 

 

Quoi ? !!!

 

FRANCE

Un incertain Fabien Mandon, général de son état, vient de faire du zèle devant une assemblée de maires (qu’est-ce qu’ils faisaient là ceux-là à perdre leur temps et l’argent de leurs administrés avec des arriérés shootés au Dettol ?). L’insuffisant mental et néanplus galonné n’a rien trouvé de mieux à dire à ces moules sur leur bouchot <ue :

 

« Nous devons être prêts à perdre nos enfants dans une guerre contre la Russie ».

 

Et quoi-z-encore ?  Car pas question qu’il aille, lui, risquer un rhume en première lifgne, n’est-ce pas.

Il est vrai qu’éjaculer des enfants est à la portée du premier couillon venu, puisqu’il y a des femmes assez étourdies pour se laisser souiller par des raclures de bidet et pour ensuite élever le produit de l’enjambement et le laisser jeter en fin de compte dans la bouche grande ouverte de Moloch. Des indignes du nom de femmes, qui sont assez nulles pour ne même pas apprendre à leurs moutards comment poser un coussin sur la gueule de leur père et s’asseoir dessus.

 

 

 

 

 

 

La méduse toxique de Bruxelles

 

a les généraux qu’elle mérite. Les places vont être chères pour voir se dégonfler tout ça, mais le spectacle, assurément, vaudra le prix de la chandelle.

En attendant, la nullité qu’elle a fourguée en guise de

 

«  Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne »

 

à 493 mlllions d’hîlotes – celle que M. Pepe Escobar appelle, si nous avons bien entendu « déjection de chauve-souris » – a des dents qui commencent à lui pousser au point de râcler les parquets : elle veut davantage.

S.M. Nazillonne n’est pas d’accord. Bref, il y a du crépage de chignon dans l’air. Comme si l’imminente invasion russe tant espérée ne suffisait pas à nous narguer par son absence.

 

 

 

« Comme dans Game of Thrones »  a titré l’imMonde

 

 

 

 

D’autres dents qui poussent…

 

Il fallait s’y attendre : les fameux 300 milliards d’avoirs russes détournés par l’Union Européenne ont fini par donner des idées à la mafia trumpiste. Qui, maintenant, les veut pour elle.

Oh la belle empoignade en perspective ! Comme des chiffonniers qu’ils vont se battre, vous allez voir.

 

 

Donald Trump en son bureau ovale organisant le hold up des avoirs russes chouravés par l’Unon Européenne.

 

Sur TOUT l’Internet : pas une seule caricature pour célébrer l’événement !

TOUS les petits mickeys sont à la charge de Poutine.

Célérusses qui se pickpockettent tout seuls.

 

 

 

 

Mis en ligne le 24 novembre 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

« On ne l’appelle pas NARCO RUBIO pour rien ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« On ne l’appelle pas NARCO RUBIO pour rien ! »

 

 

La stupéfiante hypocrisie de la narcoguerre contre le Venezuela révélée

 

 

Max Blumenthal et Aaron Maté – The Grayzone – 18.11.2025

 

 

Malheureusement en anglais et même pas avec de pauvres sous-titres en français.

 

 

 

 

Où l’on apprend des choses abracadabrantesques sur les multiples narcoguerres (côté trafic) des USA, sur l’implication de « Narco » Rubio dans icelles, et où l’on voit les trois grâces John McCain, Lindsey Graham et Joe Lieberman. photographiées tout sourires avec le pire drug lord des Caraïbes (serait-ce Alvaro Uribe, l’ex-président colombien aujourd’hui condamné à douze ans d’arrêts dans son pays ?).

Où l’on voit Maria Machado, prix dynamiteNobel de la paix, offrir les richesses de son pays pour trois francs cinquante aux affairistes Yankees et se faire traiter de « concierge » (en français dans le texte) par Max Blumenthal, ce qui n’est pas gentil pour les vraies concierges, même s’il pensait à Macron en le disant, puisque c’est exactement ce qu’il a fait à la France.

On y évoque bien d’autres choses encore…

Vous souvenez-vous, anciens lecteurs, de Manuel Zelaya – c’était en 2009 – enlevé en pleine nuit et même en pyjama de la Présidence du Honduras pour être embarqué de force vers le Costa Rica quelques heures avant une consultation populaire décrétée illégale par les kidnappeurs, pour être remplacé par un président non élu mais narco-compatible et pro-US (pléonasme)  ?

C’est à se demander comment ils osent. Mais, bien entendu, « ils » sont sûrs de leur pressetiituée de partout et sûrs de l’avachissement irrémédiable des foules non caraïbéennes, qui gobent n’importe quoi c’est tellement plus facile.

 

Les trumpistes MIGA ex-MAGA vont même jusqu’à montrer, dans des montages en ligne, des policiers vénézuéliens d’avant Chavez en train de passer les plats de coke à la puissance occupante, c’est-à-dire à eux-mêmes, en mettant bien en évidence l’insigne qui les désignait alors comme collabos de la CIA.

 

Aucun gouvernement ne devrait se relever d’évidences pareilles. Ha ha ha ! ceux-là se relèvent de tout et vont se mettre d’ici peu à massacrer au Venezuela, comme ils l’ont fait au Vietnam et comme ils le font à Gaza, avec exactement le même genre de droits.

 

Ils osent même revendiquer, au Conseil de Sécurité de l’ONU, la charge du « maintien de la paix » dans un pays dont ils ont fait un irrémédiable cimetière à ciel ouvert.

 

ET PERSONNE N’OSE LES METTRE EN ACCUSATION POUR LES NAZIS QU’ILS SONT. Ni plus ni moins qu’Adolf Hitler, Hermann Goering, Joseph Goebbels et Heinrich Himmler. (C’est de Trump & C° que nous parlons ici.)

 

 

 

 

LATUFF en 2019

 

 

 

LATUFF en 2024

 

 

 

LATUFF en 2025

 

 

 

 

Enfin une nouvelle réconfortante !

 

 

Des bases militaires US massivement rejetées par le peuple équatorien

 

 

 

 

 

 

 

Niouze du 19 novembre au soir…

Vos merdias vous en ont parlé ?

 

 

L’Armée algérienne stoppe un avion israélien parti d’Espagne.

 

 

 

 

Et quel avion !

 

 

 

 

 

Jour noir pour l’ONU 

 

La Russie et la Chine dénoncent le projet Trump pour Gaza

 

Le cri des peuples  – 19.11.2025

 

 

Le cri des peuples  – Un jour noir pour l’ONU : la Russie et la Chine dénoncent le projet Trump pour Gaza

 

 

Et qu’est-ce qui empêche la Chine et la Russie d’user de leur droit de veto ?

 

Comment peuvent-elles faire semblant de croire que les Zuniens, les Israéliens et lescolons brooklyniens déchaînés vont s’arrêter de tuer, de torturer et de violer, sous prétexte qu’on leur aura confié le « maintien de l’ordre » sur le charnier qui est leur œuvre ?

 

Doit-on comprendre que « les affaires sont les affaires » et que business as usual pour tout le monde  ?

 

 

 

 

 

Pour les mordus de la vérité qui entravent le grand-breton…

 

 

NEOCONS AND NARCOS

 

RUBIO’S DRUG CONNECTIONS AS US THREATENS VENEZUELA

 

Garland Nixon w/Max Reed – 20.11.2025

 

 

 

 

Pour mémoire :

Rubio est le fils d’un mafieux cubain réfugié à Miami en 1959.

Il hait tous les gouvernements d’Amérique Latine qui n’appartiennent pas à sa « famille ».

 

 

 

 

Mis en ligne le 21 novembre 2025

par Les Grosses Orchades

 

 

 

Picrocholand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PICROCHOLAND

 

 

Il arrive qu’on ne sache plus comment se débarrasser de son ras-le-bol, à voir le peuple européen qui dort.

Quelqu’un qui fréquente Rabelais, La Fontaine, Montaigne, Voltaire, Monteverdi et des latins qu’on ne connaît pas nous a envoyé ceci.

Partage.

 

L’empire qui n’avait pas de nom

 

Aline de Diéguez

 

 

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NB : Un pays qui, après deux siècles d’existence n’a toujours pas de nom et qui squatte impunément celui d’un double continent, prétend dominer la planète entière. J’ai donc décidé, en toute modestie, de faire cesser cet abus et de combler ce vide. Je crois avoir démontré qu’il est impossible de trouver un nom plus seyant et plus conforme à la nature profonde des habitants qui sont venus s’y loger après avoir délogé ceux qui y vivaient depuis les temps immémoriaux.

 

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I – Picrocholand

 

 1 – Les temps  héroïques

Un groupe de bipèdes décida un beau matin, de quitter ses chaumines enfumées et de s’en aller squatter une terre qu’ils déclarèrent vierge de toute présence humaine. Telle dame Belette s’emparant du logis de Jeannot Lapin, ils se déclarèrent les propriétaires de la terre sur laquelle ils venaient de débarquer, ainsi que de tout ce qui court, vole et rampe.

Une fois sur place, ils découvrirent qu’il y avait bien en ces lieux quelques bipèdes emplumés, mais les éclaireurs avaient rapidement nettoyé le terrain. Pas de pitié pour quelques groupes à moitié nus et coiffés de plumes, qui se permettaient de défendre leurs terres et de s’opposer à l’arrivée de la civilisation. Les colons avaient immédiatement proclamé que le territoire était vide avant leur arrivée.

 Ils avaientt d’abord baptisé leur Nouveau Monde Eden, mais depuis peu, sons l’impulsion de leurs nouveaux Empereurs, cette région a pris le nom de Picrocholand. Les arrivants décidèrent que les sous-hommes emplumés ne méritaient pas de vivre et le prouvèrent de la manière la plus expéditive qui soit.

Il faut savoir que leur ancêtre éponyme, Picrochole 1er, s’était illustré dans la féroce Guerre des fouaces dont les échos résonnent encore en pays angevin. Les épisodes de cette guerre mémorable nous sont connus grâce au récit minutieux qu’en fit le talentueux chroniqueur de l’époque, François Rabelais, dans ses célèbres Aventures du géant Gargantua, de son père Grandgousier et de son fils Pantagruel.

On se souvient que sur le point d’être submergé par ses ennemis, le noble  Grandgousier avait fait appel à son géant de fils, Gargantua, qui était arrivé à bride abattue sur son énorme jument, laquelle, en urinant, avait provoqué une crue si phénoménale qu’elle avait noyé toute l’armée de Picrochole et sauvé le royaume de Grandgousier.

Comme il arrive souvent, la prospérité de la colonie a dépassé celle de la maison-mère. Les Pïcrocholiens en ont été tellement fiers, et même si bouffis d’orgueil, que leur tête s’est mise à enfler. La petite bulle d’air et de folie qui permet à chacun de flotter légèrement au-dessus du sol a grossi, grossi et a fini par envahir leurs lobes frontaux.

Désormais, tous les Picrocholiens sont affligés d’une grosse tête dans laquelle se logent commodément leur bonne conscience, leurs illusions sur eux-mêmes et leur indifférence à tout ce qui grouille au-delà de leurs frontières. Ils sont persuadés qu’ils représentent, comme le proclamait leur Jefferson, « the world’s best hope », c’est-à-dire un fanal pour les autres peuples – et que la terre conquise sur les emplumés est le lieu idéal où se réaliseront les desseins divins.

C’est donc en ce lieu béni, laboratoire d’un futur mirobolant, que le retour d’un nouveau messie coïncidera avec un avenir glorieux dont ils seront les heureux bénéficiaires. En conséquence, ils se sont donné pour devise : Per aspera ad astra et se proclament en toute modestie la « nouvelle Jérusalem » ou le « nouveau Canaan ».

 

2 – Les Rowiens

Pour faire court, ils appellent ROW – abréviation de Rest of the World – les territoires mystérieux, barbares et bizarres qui clapotent à leurs frontières et qu’ils se donnent pour mission de « sauver » des maléfices de Satan. Ces territoires occupent-ils 99% de la superficie de la machine ronde ? Qu’à cela ne tienne, les vaillants missionnaires de la démocratie bottée, messagers du progrès, sont sur le pied de guerre de manière permanente. Brandissant l’étendard de la « Manifest Destiny » qui leur permet de débouler sur le monde, ils en profitent pour s’approprier terres et richesses sous couleur de le délivrer de l’oppression des tyrans. L’opinion de l’amas exogène et indistinct des Rowiens possède pour eux aussi peu d’importance que celle du vermisseau qu’ils écrasent d’un gros orteil dédaigneux.

Il faut dire que leur orteil, les Picrocholiens l’ont fort gros. En effet, leur silhouette a, elle aussi, subi des modifications morphologiques spectaculaires. Comme la plupart d’entre eux mangent habituellement de grosses miches de pain fourrées de mélanges gras et sucrés, beaucoup ressemblent aux beignets soufflés cuits dans l’huile ou aux vers blancs qui se cachent sous les pierres plates.

Les Picrocholiens prétendent que leur empereur possède une ligne téléphonique directe avec le Créateur et que celui-ci non seulement veille sur l’empire d’une manière toute particulière, mais qu’il a chargé ses habitants de la mission de civiliser les Rowiens en leur faisant avaler, de gré ou de force, les règles et les lois picrocholines. Ils ont ainsi prétendu remplacer les lois universelles par leurs propres « règles », mais qu’ils refusent mordicus de publier de peur que la lumière les fasse moisir. Ils ont même donné un nom à ce procédé. Ils appellent « exterritorialité » le fait de piéger les Rowiens naïfs dans des transactions commerciales imprévisibles.  Ces derniers, confiants dans la législation de leurs nations, se voient assommés de punitions financières vertigineuses pouvant se compter en milliards quand ils découvrent, parfois par hasard, qu’un élément mineur dans une transaction est lié à la législation du Picrocholand. Tant pis pour eux. Nul n’est censé ignorer les lois du paradis, même si elles sont secrètes. En effet, leur Dieu tout-puissant n’est pas, ils en sont sûrs, un Grand Trompeur comme un de ces Frenchies honnis, gardiens des portes de l’enfer, avait voulu l’insinuer.

 

3 – Découverte de la martingale

D’ailleurs, les Picrocholiens ont le génie et la bosse du commerce. Ils peuvent d’autant plus aisément accumuler des richesses qu’ils ont trouvé une fabuleuse martingale qui leur permet de satisfaire tous leurs désirs. Je reviendrai en détail sur cette trouvaille miraculeuse, que certains malveillants appellent l’escroquerie du millénaire, et que d’aucuns vont jusqu’à affirmer qu’on n’a rien vu de plus pervers et de plus néfaste depuis l’apparition de l’homo erectus.

Grâce à une ruse financière qui leur a permis, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, de vivre grassement en bénéficiant d’un jackpot permanent, les Picrocholiens ont pu, d’abord subrepticement, puis ouvertement, édifier un empire économique et militaire. Ils se sont alors imaginé qu’ils étaient tout puissants et omniscients et qu’en conséquence, ils jouissaient en tous domaines d’une impunité et d’une immunité qui leur assuraient un statut suréminent par rapport à la masse des Rowiens.

 

Lire la suite…

URL de cet arricle : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lempire-qui-navait-pas-de-nom/ 

 

 

 

 

Réflexions subséquentes des G. O.

 

 

Drogues picrocholines

 

En remontant le cours de l’histoire – la récente et l’éloignée – on trouve partout l’accusation de trafic de drogues brandie par les USA contre les gens qu’ils veulent soumettre (et pas juste envers Noriega !). Il faut aller voir chez le très informé Max Blumenthal pour en avoir une idée, du moins en ce qui concerne l’Amérique Latine. Mais ailleurs ?

Poutine et Xi ne sont pas encore de dangereux trafiquants de fentanyl ? Ils ne perdent rien pour attendre.

L’«abominable-dictateur-Maduro-trafiquant-de-drogue-&-dangereux-pour-les-USA » n’est donc que le dernier en date d’une assez longue série. Au moins n’exporte-t-il pas la drogue du meurtre en masse, qui est une spécialité brevetée US-ISRAËL–LINDSEY GRAHAM.

Pourtant…

…cette vertueuse croisade picrocholine contre les drogues ne colle pas tout à fait avec nos souvenirs personnels. La guerre d’Afghanistan (quel prétexte, là ?), ce n’est pourtant pas si vieux (2001-2021) !

Rappelez-vous :

 

Les USA et les drogues en Afghanistan

 

GI’s patrouillant dans un champ de pavots.

 

 

Idem

 

 

Des autres, ailleurs

 

 

Le boom de l’opium business sous l’occupation US

C’est en anglais, et, bien sûr, la version officielle était que les Picrocholes étaient là pour empêcher les affreux talibans de financer leur abominable résistance en vendant de la cocaïne à tours de bras aux riches populations afghanes…

Mais quelques voix mal inspirées (ici, celle de la BBC) se mêlaient de titrer :

 

 Au cœur de la guerre des talibans aux drogues : des récoltes de pavots détruites

En ce comprise une petite vidéo d’époque montrant les dictateurs barbus en action.

On sait que les Talibans détruisaient les champs de pavots des fermiers qui n’avaient pas obtempéré à l’ordre de cultiver du blé – beaucoup moins rentable ! – à la place.

 

PHOTOS À CONVICTION :

 

Troupes US et de l’OTAN patrouillant dans les champs de pavots producteurs d’opium en Afghanistan

 

Encore plus de photos de troupes US et de l’OTAN patrouillant les champs de pavots en Afghanistan

 

Pour les détruire ? Pour s’opposer aux récoltes ?

Ou pour empêcher les talibans de les supprimer ?

Qui peut encore ignorer que le trafic d’opium a surtout servi à financer les vingt ans d’occupation armée de ce malheureux pays ?

Qui n’est pas le seul et encore moins le premier :

 

Les guerres de l’opium en Chine

Les guerres de l’opium sont deux conflits qui ont opposé la Chine de la dynastie Qing au Royaume-Uni (et à la France pour la seconde) au XIXe siècle, principalement entre 1839 et 1842 (la première) et entre 1856 et 1860 (la seconde). Car Picrocholand, Messieurs-Dames, a des racines européennes.

C’est ce que les Chinois appellent leur « siècle d’humiliation ».

 

Pendant les guerres de l’opium, les puissances occidentales ont imposé leur volonté aux populations chinoises des villes en utilisant leur supériorité militaire pour forcer la Chine à ouvrir ses ports au commerce, notamment celui de l’opium, et à céder des territoires.

Les Britanniques, par exemple, ont détruit la marine chinoise et imposé le Traité de Nankin, qui ouvrait plusieurs ports au commerce étranger, créant des zones d’influence et affaiblissant le contrôle chinois sur son propre territoire. 

        • Domination militaire : Les puissances occidentales utilisaient une technologie militaire supérieure (navires et armes) pour vaincre les forces chinoises, même dans les villes.
        • Ouverture des ports : Les traités signés sous la contrainte obligeaient les villes chinoises à ouvrir des ports au commerce étranger, permettant aux Européens d’y établir des bases commerciales et des zones d’influence.
        • Exterritorialité et traités inégaux : Les puissances occidentales ont imposé des traités qui accordaient des privilèges aux étrangers, souvent au détriment de la souveraineté chinoise. Cela a donné aux puissances occidentales une influence considérable sur la vie dans les villes chinoises.
        • Imposition de l’opium : Malgré les efforts de la Chine pour interdire l’opium, les puissances occidentales ont imposé leur commerce, ce qui a eu des conséquences dévastatrices sur la population chinoise. 

Et ceci n’est qu’un aperçu IA !

 

Les grandes puissances prévoient de découper la Chine pour elles-mêmes. Les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la France, la Russie et l’Autriche sont représentés par Guillaume II, Humbert Ier, John Bull, François-Joseph Ier (à l’arrière-plan), l’oncle Sam, Nicolas II, et Émile Loubet. Puck du 23 août 1899, par J. S. Pughe.

 

Caricature politique représentant la reine Victoria (Grande-Bretagne), Guillaume II (Allemagne), Nicolas II (Russie), Marianne (France) et un samouraï (Japon) se partageant la Chine.

 

 

Jusqu’à ce que Mao Tse Toung ait l’idée de génie d’entreprendre une Longue Marche avec – uniquement – les habitants beaucoup plus éparpillés des campagnes et encore plus pauvres que ceux des villes, mais moins accessibles aux dealers de la drogue obligatoire censée les transformer en esclaves obéissants réduits à une impuissance abjecte.

Commencée le 15 octobre 1934, la Longue Marche prit fin le 19 octobre 1935 et fit entre 90.000 et 100.000 morts rien qu’au sein des troupes communistes. (Et c’est Wikipedia qui le dit.)

 

 

 

 

Une Odyssée communiste racontée par un journal catholique, belge de surcroît, mais nous ne sommes pas sectaires

 

La Longue Marche, légende

 dorée de la Chine

communiste

 

Philippe Paquet  – La libre.be – s.d.

 

https://dossiers.lalibre.be/la_longue_marche_legende_doree_de_la_chine_communiste/

 

 

Mao, qui souffrait de la malaria, ne l’a pas faite à pied mais à cheval.

 

 

 

1er octobre 1949

« La Chine s’est mise en Commune »

 

Quand Léo Ferré a-t-il chanté ce vers pour la première fois ? À la fin des années cinquante ? Au début des années soixante ? Notre mémoire flanche, plus encore que celle de Jeanne Moreau.

C’est dans Le roman inachevé de Louis Aragon (1956), et cela s’appelle « Je chante pour passer le temps » :

 

 

 

 

 

LIVRES

 

 

Sumone de Beauvoir

La Longue marche

Gallimard 1957

(édition originale, tirée à 46 exemplaires)

 

Simone de Beauvoir

La longue marche – Essai sur la Chine

Folio – 2022

640 pages

« Ce livre n’est pas un reportage : le reporter explore un présent stable, dont les éléments plus ou moins contingents se servent réciproquement de clés. En Chine, aujourd’hui, rien n’est contingent ; chaque chose tire son sens de l’avenir qui leur est commun à toutes ; le présent se définit par le passé qu’il dépasse et les nouveautés qu’il annonce : on le dénaturerait si on le considérait comme arrêté. Il n’est qu’une étape de cette « longue marche » qui achemine pacifiquement la Chine de la révolution démocratique à la révolution socialiste. Il ne suffit donc pas de le décrire : il faut l’expliquer. C’est à quoi je me suis efforcée. Certes, je ne tiens pas du tout pour négligeable ce qu’au cours d’un voyage de six semaines j’ai pu voir de mes yeux : se promener dans une rue, c’est une expérience irrécusable, irremplaçable, qui en enseigne plus long sur une ville que les plus ingénieuses hypothèses. Mais toutes les connaissances acquises sur place par des visites, conférences, conversations, etc., j’ai tenté de les éclairer à la lumière de la Chine d’hier, et dans la perspective de ses transformations futures. C’est seulement quand on le saisit dans son devenir que ce pays apparaît sous un jour véritable : ni paradis, ni infernale fourmilière, mais une région bien terrestre, où des hommes qui viennent de briser le cycle sans espoir d’une existence animale luttent durement pour édifier un monde humain. »

Simone de Beauvoir.

 

 

André Malraux

La condition humaine

Le livre de poche – 1966

352 pages

Folio – 1972

432 pages

Contexte historique :

En mars 1927, l’Armée révolutionnaire du Kuomintang sous le commandement de Tchang Kaï-Chek est en marche vers Shanghai. Afin de faciliter la prise de la ville, dont le port représente un important point stratégique, les cellules communistes de la ville préparent le soulèvement des ouvriers locaux. Mais inquiet de la puissance de ces derniers et gêné dans sa quête de pouvoir personnel, Tchang Kaï-Chek se retourne contre les communistes. Aidé en cela par les Occidentaux occupant les concessions, qui espèrent l’éclatement du Kuomintang, et des milieux d’affaires chinois, il fait assassiner le 12 avril 1927 des milliers d’ouvriers et dirigeants communistes par la Bande Verte, une société criminelle secrète. (Wikipedia)

« Outre l’irréductible échéance liée à la mort, outre les multiples et indicibles souffrances, n’est-il pas donné à tous de choisir son destin ? Certes la vie est tragique mais elle doit avoir un sens. Un sens, peut-être des sens, mais seuls quelques-uns aux vertus salvatrices s’offrent aux hommes pour les affranchir de leur condition. La Révolution, au nom d’une foi en la fraternité, est une arme tournée contre la misère, celle qui enchaîne l’homme parce qu’elle le prive de sa dignité. Vaincre l’humiliation en leur nom propre ou pour les autres par le biais de la Révolution, voici le combat que se sont choisis les héros de La Condition humaine. Pour échapper à l’angoisse de « n’être qu’un homme », l’amour est un autre de ces moyens, mais seul l’amour véritable et fusionnel qu’éprouvent Kyo et May l’un pour l’autre est susceptible de briser la profonde solitude des êtres. Misérable humanité, humanité héroïque et grandiose, c’est « la condition humaine »… Elle résonnera à jamais comme un écho au fond de soi, tant il est vrai que ce roman est « d’une intelligence admirable et, malgré cela, profondément enfoncé dans la vie, engagé, et pantelant d’une angoisse parfois insoutenable », comme l’avait écrit Gide.

 

 

 

Louis Aragon

Le roman inachevé

Poème

Préface d’Etiemble

NRF – 1966

255 pages

Le Roman inachevé est une œuvre majeure de Louis Aragon publiée en 1956, et non un roman écrit par Etiemble. Ce recueil de poèmes, sous-titré « Poème », est une autobiographie poétique qui retrace les événements de sa vie, de son enfance pendant la Première Guerre mondiale jusqu’à sa relation avec Elsa, et explore les thèmes de l’amour, de la mémoire et des épreuves. Etiemble a préfacé certaines éditions de l’œuvre, notamment celle de 1966

Quatrième de couverture :

Ce poème s’appelle « Roman » : c’est qu’il est un roman, au sens ancien du mot, au sens des romans médiévaux ; et surtout parce que, malgré le caractère autobiographique, ce poème est plus que le récit – journal ou mémoires – de la vie de l’auteur, un roman qui en est tiré.

Il faut le lire dans le contexte de l’oeuvre d’Aragon. Il s’agissait ici d’éviter les redites : on n’y trouvera pas le côté politique des Yeux et la Mémoire ou les heures de la Résistance de La Diane française ou du Musée Grévin. Le domaine privé, cette fois, l’emporte sur le domaine public. Même si nous traversons deux guerres, et le surréalisme, et bien des pays étrangers. Poème au sens des Yeux et de la Mémoire, ce Roman inachevé ne pouvait être achevé justement en raison de ces redites que cela eût comporté pour l’auteur. Peut-être la nouveauté de ce livre tient-elle d’abord à la diversité des formes poétiques employées. Diversité des mètres employés qui viendra contredire une idée courante qu’on se fait de la poésie d’Aragon. Il semble que, plus que le pas donné à telle ou telle méthode d’écriture, Aragon ait voulu marquer que la poésie est d’abord langage, et que le langage, sous toutes ses formes, a droit de cité dans ce royaume sans frontières qu’on appelle la poésie. Plus que jamais, ici, l’amour tient la première place.

 

 

YAN Lianke

Bons baisers de Lénine

Traduction :  Sylvie Gentil

Picquier – 2003

558 pages

Un des plus grands romans du XXe siècle. À ranger dans une bibliothèque entre le Voyage de Céline et le Porius de Powys, avec Pablo Neruda et Günter Grass. Son titre, en chinois, est La joie de vivre. Il commence au cours de la Longue Marche, à laquelle une petite fille prend part avec sa mère. Un matin, elle ne la retrouve pas à côté d’elle : ses camarades viennent de la fusiller, persuadés qu’elle les a trahis. La petite continue toute seule, mais elle est handicapée et finit par s’abattre, incapable d’aller plus loin, dans un village perdu des montagnes du Henan appelé Benaise, où se sont agglutinés, depuis l’époque des Ming, toutes sortes d’autres handicapés – sourds, muets, aveugles, boîteux, manchots, etc. – qui, tous développent des capacités inconnues aux « gens complets ». Et l’histoire de la Chine se déroule. Benaise, situé à l’intersection de plusieurs régions administratives, est complètement oubliée des autorités. Heureusement oubliée ! mais de plus en plus incapable de nouer les deux bouts pour survivre. Jusqu’au jour où un de ses responsables apprend que la Fédération de Russie envisage de se débarrasser de la momie de Lénine. L’idée jaillit de transformer Benaise en miraculé touristique à la manière de Lourdes. Mais comment réunir la somme nécessaire au rachat du surhomme ? Pourquoi ne pas utiliser les capacités exceptionnelles développées par les habitants dans un spectacle ambulant, de cirque pour ainsi dire ? Et tout le monde s’y met. C’est cette odyssée que raconte le livre, jusqu’à la mort de Mao Zhi, la petite fille devenue très vieille, qui ne se déplace plus sans son linceul bien plié sur le dos « en cas de besoin ».

On ne peut pas raconter cette merveille, il faut la lire. En ne faisant pas trop attention aux bavardages de l’édition et de la critique françaises sur les « persécutions » subies par l’auteur dans son pays, où il a obtenu des prix. Il faut bien vendre.

La merveille d’écriture, d’invention virtuose du langage, ne disparaît pas à la traduction. Osmose assez rare pour être signalée.

 

François Rabelais

Gargantua

Texte original et translation

en français moderne

Points Seuil 1997

508 pages

Le troisième jour de février ? Gargantua naît de l’oreille de sa mère. Immédiatement, le nouveau-né assoiffé réclame à boire. Fils de Grandgousier et père de Pantagruel, le géant Gargantua est élevé librement. Il développe sa connaissance des textes anciens et de la nature. Puis vient la guerre avec Picrochole, Gargantua doit à tout prix protéger le royaume…

Quatrième de couverture :

« C’est que vous, mes bons disciples, et quelques autres fols en disponibilité, lorsque vous lisez les joyeux titres de certains livres de notre invention comme Gargantua, Pantagruel, Fessepinte, La Dignité des Braguettes, Des Pois au lard, assaisonnés d’un commentaire, etc., vous jugez trop facilement qu’il n’y est question au-dedans que de moqueries, pitreries et joyeuses menteries vu qu’à l’extérieur l’écriteau (c’est-à-dire le titre) est habituellement compris, sans examen plus approfondi, dans le sens de la dérision ou de la plaisanterie. Mais ce n’est pas avec une telle désinvolture qu’il convient de juger les oeuvres des humains »

 

 

Picrochole vaincu

Gustave Doré, 1873

 

Ainsi soit-il !

 

 

 

Mis en ligne le 9 novembre 2025

par Les Grosses Orchades

 

LIVRES et autres bricoles

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouvrir ici :  https://media.cnn.com/api/v1/loops/stellar/prod/uss-ronald-reagan.mp4?q=h_524,w_930,x_0,y_0

 

 

 

LIVRES

et autres bricoles

 

 

Ananoïa

 

Anatole Atlas  – Sphère convulsiviste – 2.11.2025

 

 

Le canular n’a fait l’objet d’aucun démenti des autorités académiques. Avec l’efficacité des excavatrices, pelleteuses et bull-dosers arrachant lianes et racines aux dernières forêts sauvages pour faire place nette à des surfaces herbues qui nourriront le bétail nécessaire à l’alimentation des troupeaux humains dans leurs fastfoods mondialisés, l’industrie livresque a déraciné les ultimes brousses de l’esprit pour couvrir le marché de produits conditionnés, dont la ponte annuelle d’Amélie Nothomb représentait un modèle de business plan depuis plus de trois décennies. Mais une rumeur, malveillante pour les deux Universités libres de Bruxelles (francophone et néerlandophone), laisse entendre que celles-ci se seraient coalisées pour décerner à la baronne Amélie le label recherché d’un doctorat Honoris Causa. Nul marché n’est plus prospère, il est vrai, que celui des vessies vendues pour des lanternes. Ainsi, cette plus surfaite fabrication romanesque du XXe siècle qu’est L’Étranger de Camus, bénéficie-t-elle d’une promotion médiatique sans commune mesure avec son importance réelle, quand le vrai grand roman français écrit durant la deuxième guerre mondiale sur le thème de l’extranéité sans illusions fait l’objet d’une complète occultation : Aurélien d’Aragon. C’est dire si la marque Nothomb représente un produit culturel éminemment consensuel, quand la concentration des secteurs éditoriaux et médiatiques en exclut le point de vue de l’aède.

Un mât central fut donc renversé, qui s’assimilait à une transcendance métaphysique ou historique. L’édifice mental du monde occidental, cul par-dessus tête, confond désormais sa cave et son grenier. C’est pour confirmer un tel contexte que survient ce qui, hier encore, aurait été pris pour une plaisanterie douteuse. Pourquoi pas le Nobel à Amélie et le doctorat à Donald ? Ou plutôt, à l’axe Washington-Jérusalem pour son incinération techniquement réussie de Ghaza ? L’on y voit déjà à l’œuvre excavatrices et pelleteuses, gages d’ouverture de juteux marchés. Quant au Nobel, quel récipiendaire plus méritoire que la grande bourgeoisie catholique belge dans son ensemble, dont les Nothomb sont une quintessence depuis l’Empire, avant même l’arrivée des Saxe-Cobourg sur le trône. La famille possèderait, en richesses foncières, la moitié de la province du Luxembourg et la moitié de la commune d’Ixelles en immobilier. Faut-il parler de mauvaises langues, s’il est établi que plus rien ne viendra jamais menacer la quiète supériorité des valeurs bourgeoises ? Ainsi la baronne Amélie, reçue à l’Académie belge, ne manqua pas d’y fustiger, dès son discours d’entrée, les « élucubrations obscures qui ont accouché de livres indigestes et d’idéologies monstrueuses ». Sous la subtilité du style, on est frappé par la vigueur d’une pensée qui, s’identifiant birn sûr à l’idéologie de sa classe, ne craint pas de piquer fantasmatiquement le bout de son ombrelle dans l’œil des Marx, Engels, Lénine, Rosa Luxemburg, Georg Lukacs, Gramsci, Bertolt Brecht, Ernst Bloch, Yannis Ritsos, Walter Benjamin, Nazim Hikmet, Theodor Adorno, Pablo Neruda, Noam Chomsky, Mahmoud Darwich parmi bien d’autres, ainsi que ces garces faisaient avec les Communards au cours de la Semaine sanglante. Heureusement, fut expurgée l’engeance révolutionnaire qui hier encore infectait l’Université. Un tel progrès historique – et peut-être anthropologique – est preuve que la domination matérielle ne va pas sans précellence de l’esprit. Sans quoi, la canaille aurait tôt fait de laisser entendre que des flux de capitaux échappant à tout contrôle, dans un capitalisme inapte à maîtriser les explosions sociales qui lui sont intrinsèques, signent une inéluctable agonie de la démocratie ! Pareil type d’analyse a été éradiqué, avec son logiciel hégélo-marxiste. A l’heure où l’intelligence artificielle est appelée à guérir l’humanité des maux de l’inter-legere (choisir entre) grâce au gouvernement des algorithmes, il se murmure dans les milieux d’affaires assurant le lien entre zones de récalcitrance intellectuelle et entreprises, que doivent être mis sous l’éteignoir les derniers feux d’une pensée critique de triste mémoire. Quel meilleur ersatz de substitution que celui de la championne nationale du bavardage insignifiant ? Quant à savoir s’il subsiste quelque forme de servitude : n’est-elle pas volontaire ? Et si furent chassées du paysage académique aussi bien la Divine Comédie que la Comédie humaine (sans parler de cette divine comédie ivre que se voulait Sous le Volcan de Malcolm Lowry), n’est-il pas avantageux d’avoir vu surgir sur ces décombres le simulacre Amélie ?

Sans doute un danger subsiste-t-il : celui de l’aède. Selon qui l’étymologie même du mot  » intel-liger  » supposerait l’existence d’une alternative. Les masses, douées d’intelligence, ne risqueraient-elles pas de poser la question taboue de la propriété des moyens de production ; donc celle de la finalité du cycle de consommation ? Selon l’aède, le capitalisme classique autorisait l’existence d’un idéal profane qui rayonnait tel un astre concentrant des luminescences héritées du passé, mais ouvrant sur un possible autre. Cet astre indiquait un sens de l’histoire en éclairant une dialectique historique. Depuis un tiers de siècle, il s’est abîmé tel une comète morte : le temps depuis lequel prit son essor la marque Nothomb.

L’aède voit la vie comme un jaillissement vertical entre terre et ciel, dont l’arbre est la plus manifeste expression symbolique. Ces dernières décennies s’est propagée l’idéologie du rhizome, depuis la couveuse universitaire de Vincennes. Opposant à l’élan dendrique l’horizontalité de racines peu profondes, cette prolifération rampante fut à l’origine des réseaux dits sociaux. Rien n’en a pâti comme l’ancienne relation entre terre et ciel. Toutes les révoltes éparpillées de par le monde ne prêchent-elles pas un même évangile de refus des leaderships, d’autant plus radical que leur horizontalité n’a pas d’horizon politique ? La planète entière hurle sa souffrance, mais des maîtres invisibles lui insufflent : pas de Parti, pas de syndicat, pas d’organisation hiérarchique. Combattez sans tête !

Ceux qui se réjouissent du discrédit frappant les vieilles hiérarchies, l’aède implore leur pardon pour crime d’appartenance à la confrérie des clochards célestes. Le fait qu’il n’ait jamais revendiqué le moindre pouvoir ou statut social vaudra peut-être quelque indulgence à sa défense de l’arbre, de la verticalité, des degrés entre haut et bas. Ce n’est pas ici le lieu de déplorer l’anéantissement des formes d’autorité qui assuraient une dialectique de transmission des savoirs, par processus ascensionnel vers un avenir meilleur. L’Université libre de Bruxelles bannit Béatrice et promeut Amélie, conformément à la doxa de son temps. Les diplômés d’aujourd’hui ne sont pas supposés apprendre que Dante envisageait pour son œuvre quatre niveaux de lecture : littéral, figuré, symbolique, anagogique. Ce dernier terme supposait mouvement vers le haut, en relation avec un au-delà. Sur la même racine, l’aède brave les interdits ministériels, universitaires et médiatiques de MUMMY – toujours au service de TINA (There Is No Alternative) – en invitant à lever les yeux de l’esprit plutôt vers la lucarne du grenier que vers le soupirail de la cave, dans une manifestation d’ananoïa. Qu’une blague de mauvais goût ait le mérite de diriger les regards vers la Béatrice de Dante et la Bérénice d’Aragon, favorisera l’intelligence de ces mots écrits en postface des Communistes (1966) : « Le roman est un langage qui ne dit pas seulement ce qu’il dit, mais quelque chose en plus, au-delà ».                         

Anatole Atlas

Fête de tous les Saints 2025

 

 

 

 

 

 

Et allons-y puisque nous y sommes !

 

 

Louis ARAGON

 

 

 

Louis ARAGON

Louis Aragon

AURÉLIEN

Folio –1986

635 pages

Dans cette chronique parisienne de l’entre-deux guerres, Aragon décrit la toute nouvelle société surréaliste. Aurélien, jeune homme sensible et oisif, fréquente les salons parisiens d’avant-garde, y côtoie les poètes, les actrices, les peintres qui ne sont autres que Picabia ou Cocteau. Au sein de ce microcosme insouciant et sans entraves, un amour irrésistible mais inavoué naît entre Aurélien et Bérénice, une jeune provinciale venue à Paris pour quelques jours. Malgré la séparation, leur passion ne se démentira pas malgré le temps et la distance qui les auront transformés tous deux. Dans ce roman, c’est Aragon poète que l’on retrouve, « le fou d’Elsa » laissant sa plume courir au gré d’un lyrisme profond et sobre inspiré par l’amour (voir Les Yeux d’Elsa). Il a d’ailleurs bien volontiers reconnu la présence d’éléments autobiographiques dans son oeuvre, lui qui pourtant reconnaissaitt : « L’art du roman, c’est de savoir mentir. » Quel plus noble et plus délicieux mensonge que ce roman d’amour ? –Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot

 

 

 

Malcolm LOWRY

 

 

Malcolm Lowry

Sous le volcan

Grasset – 2008

560 pages

Sur le rivage d’un brûlant Mexique, Geoffrey Firmin consume sa vie et son destin. Chaleur, mescal, passions et alcools torrides lui dévorent l’âme, il se meurt… Yvonne, son épouse, est revenue ; vont-ils repartir ensemble – et vers où ? Le ciel, l’enfer, il faudra choisir… Partout à l’entour, le bruit de la mer et du monde. L’Apocalypse ressemble toujours à la musique d’un volcan… Pendant dix ans, Malcom Lowry a écrit, et remanié, le texte de Under the volcano. Il en a fait l’un des plus grand romans du XXème siècle, un roman-culte, magique, un de ces chefs-d’œuvre qui témoignent à jamais en faveur du sublime. Après une première traduction française, publiée dans les années cinquante, ce livre attendait pourtant sa véritable naissance dans notre langue. Il fallait montrer à quel point ce roman est simple, et fort, comme une nuit mystique, inflexible comme la roue du temps… C’est à cette entreprise que s’est attaché Jacques Darras, déjà traducteur d’Ezra Pound et de Walt Whitman… Le roman qu’il nous révèle aujourd’hui – car Sous le volcan est, ainsi retraduit, une incontestable révélation – sera un classique qu’il est urgent, désormais, de découvrir.

 

 

 

 

DANTE

 

 

Dante Alighieri

La divine comédie

Edition spéciale 2021

Illustrations de Gustave Doré

Traduction de Lucienne Portier

587 pages

Pour le 700e anniversaire de la mort d’un des génies de l’Occident, l’édition dans une traduction exemplaire, avec les gravures de Gustave Doré, du maître-livre où théologie, poésie, politique ne font qu’une. De la belle ouvrage. Il en existe plusieurs autres traductions, toutes renommées.

 

 

 

 

Et à quoi bon lésiner : un des livres de l’auteur :

 

 

Anatole Atlas

Axiome de le Sphère

Miroir sphérique.

Se trouve dans quelques librairies,

à Paris et à Bruxelles.

 « J’entre au vrai royaume des enfants de Cham »
Rimbaud  

Toute parole naît d’un silence musical.

C’est ce qu’enseigne un pèlerinage migrabond de cinq millénaires. J’hésitais à m’asseoir devant une écritoire, moi qui n’ai pas le talent d’un scribe, et dont le nom fut enregistré par l’histoire comme celui d’un héros d’épopée…

Si je me suis résolu à consigner ce que j’ai vu, c’est afin d’élucider carnages et pillages ayant ravagé ma contrée d’origine. Les contrats mafieux passés entre l’Europe et les gangs au pouvoir sur le rivage des Syrtes, pour concentrationner au prix de mille hécatombes les troupeaux migrateurs issus des terres sinistrées d’Afrique et d’Orient, m’ont convaincu de rédiger ces pages à Bruxelles…

Un metteur en scène inconnu m’y ferait rencontrer le Parrain de la Belgique, avant le départ d’un équipage tiré par un âne qui se révélerait la réincarnation d’un certain Tonton. Cette fantasmagorie convoquerait les souverains d’un monde criminel et grotesque, bouffons de carnaval agitant des bombes en guise de clochettes, sous l’extralucide regard de Jérôme Bosch…Depuis les tablettes en argile où fut écrite ma légende, l’histoire se lit ainsi qu’un livre écrit dans une langue incompréhensible, au cœur de tempêtes qui en arrachèrent les pages en ne laissant que le nom des vainqueurs.

La Drang nach Osten du IIIe Reich eut pour objectifs, outre la fin du régime soviétique, de conquérir le pétrole de Bagdad.

Où le nazisme échoua, s’imposent les nouvelles puissances de l’Axe : Washington-Jérusalem-Riyad…

 

 

 

 

Sans tout à fait quitter le monde de Gilgamesh…

 

 

A WARNING TO AMERICA

 

A New Axis of Defiance : North Korea, Venezuela, and

the Fall of U.S. Deterrence !!

 

 

Nov. 2025 #jeffreysachs #NorthKorea #KimJongUn 

In November 2025, during the U.S. Secretary of War’s visit to South Korea, Kim Jong-un sent a chilling warning : “We will transfer nuclear weapons to Venezuela if Washington continues sending arms to Seoul.” This in-depth Jeffrey Sachs–style analysis breaks down the geopolitical logic behind Kim’s statement — and why it marks the dawn of a new era of symbolic nuclear diplomacy. We’ll examine how this crisis reveal s:

  • The limits of the Trump Doctrine in a multipolar world
  • Why North Korea is now exporting deterrence as strategy
  • How China and Russia quietly gain from Washington’s distraction
  • And why Venezuela has become the symbolic frontline of global defiance

👉 A new Cold War may not come from Europe or Asia — but from the unexpected link between Pyongyang and Caracas.

 

Jeffrey Sachs – Daily fans Jeffrey Sachs – 4.11.2025

 

 

 

Regarder ici :

 

https://www.youtube.com/watch?v=TecajhDUlwo

 

De quoi s’agit-il

 

dans cette vidéo qui a, depuis hier, été désactivée pour le partage par le « fan » mal inspiré ?

 

De l’envoyé US en Corée du Sud chargé de faire pression sur l’Asie en la menaçant de ceci-cela.

Et… du président  KIM JONG UN qui, jouant en solo, vient de faire savoir que si les USA bougent seulement le petit doigt dans la péninsule coréenne, il se fera, lui, un plaisir d’envoyer quelques-unes de ses bombes atomiques au président MADURO.

 

 

 

 

À l’insu même de ses alliés russes ? Ben, faut croire. Tout le monde a été pris de court. Même les Chinois.

Ce qui est génial, estime le Pr. Sachs, c’est qu’il n’a même pas besoin de le faire. Il suffit qu’il le dise.

À la Maison Blanche et au Pentagone, on dit qu’il bluffe. Mais d’aucuns pretendent que, derrière les portes closes, on n’en mène pas large.

Bref, Kim a donné un grand coup de pied dans la fourmilière et flanqué le chaos partout… dans les esprits.

Et dans l’IA ? Bof !

Cela dure 28 minutes, et, bien sûr, c’est en anglais.

Comme ceci :

 

 

 

 

 

 

Toute dernière minute !

 

 

Zohran MANDANI

élu maire de New York

 

 

 

 

 

Lre plus jeune de l’histoire

Le premier musulman de l’histoire

Le premier né en Afrique de l’histoire

 

 

Pour une fois, nous prenons les niouzes chez la BBC :

https://www.bbc.com/news/articles/cly4kr8gzr2o

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 novembre 2025

par Les Grosses Orchades