De chez les intermittents de la pause…

 

 

 

 

 

 

Parce que, quand meurt un homme comme Ramsey Clark, on ne peut pas ne pas le saluer.

 

 

Ramsey Clark, ancien procureur général des États-Unis et critique de principe de l’État de guerre des États-Unis, meurt à 93 ans

 

 

Frank Dorrel – Covert Action Magazine – 13.4.2021

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

Le 9 avril, Ramsey Clark est décédé à son domicile entouré de sa famille.

 

 

Clark a été procureur général des États-Unis de 1967 à 1969 sous Lyndon Johnson, période au cours de laquelle il a ouvert la voie au droit de vote pour les Afro-Américains, et à la déségrégation scolaire et a rédigé le paragraphe du Civil Rights Act de 1968 connu sous le nom de fair housing act, qui a abordé la discrimination en matière de logement.

 

 

 

 

En tant que procureur général le plus progressiste de l’histoire des États-Unis, Clark a également ordonné un moratoire sur les exécutions fédérales et la construction des prisons; interdit les écoutes téléphoniques dans les affaires criminelles; et a refusé d’appliquer une loi qui visait à abolir les restrictions de la Cour suprême en matière d’interrogatoire des suspects, prétendûment en vertu de la loi Miranda .

Clark a critiqué la guerre du Vietnam, bien qu’en 1967, il ait fait savoir au président Johnson que des manifestations anti-guerre avaient été infiltrées par des communistes, et que, la même année, à Boston, il ait poursuivi le célèbre pédiatre Dr Benjamin Spock, l’aumônier de Yale William Sloane Coffin et trois autres militants anti-guerre pour conspiration contre les lois sur les services sélectifs.

 

 

De gauche à droite : Dr Benjamin Spock, révérend William Sloane Coffin, Mitchell Goodman, Michael Ferber. Clark se sentait coupable de les poursuivre pour avoir conspiré pour saper les lois sur les services sélectifs et il a plus tard défendu les militants anti-guerre. [Source: woodstockwhisperer.info]

 

 

 

C’est la culpabilité que Clark a ressentie pour ces actions passées qui a fait naître et inspiré son activisme ultérieur contre la guerre.

En 1970, il a défendu les Harrisburg Seven, militants anti-guerre dirigés par le révérend Philip Berrigan, prêtre catholique radical, qui étaient poursuivis  pour pas moins de 23 chefs d’accusation, y compris celui de complot pour kidnapper Henry A. Kissinger, et en 1972, il s’est rendu à Hanoi pour y rencontrer des responsables nord-vietnamiens et a publiquement critiqué la conduite de la guerre par les États-Unis

 

 

  1. Clark, à gauche, au Nord-Vietnam en 1972. Il a rencontré des responsables communistes à Hanoi et a critiqué publiquement la conduite américaine de la guerre du Vietnam. [Source: nytimes.com]

 

 

Dans les années suivantes, Clark a publiquement dénoncé le soutien des États-Unis au Shah d’Iran, le bombardement de la Libye (en 1986 et en 2011), de la Grenade, de la Bosnie, du Kosovo, du Panama, de l’Afghanistan et de l’Irak, entre autres, et a critiqué le soutien des États-Unis aux Tutsis du Rwanda, ce qui, selon lui, a commencé la guerre et tué davantage que les Hutus[1] (voir CAM exclusive sur ce).

En 1991, Clark a déposé une plainte auprès du Tribunal International pour les Crimes de Guerre, accusant le président George H.W. Bush desdits crimes de guerre, après avoir passé deux semaines en Irak et constaté les effets de l’invasion sur le peuple de ce pays.

Clark a constaté que les bombes dites « intelligentes » des États-Unis frappaient bien plus que des cibles militaires, détruisaient les habitations, anéantissaient des infrastructures vitales et tuaient des milliers de civils innocents, et surtout, que les sanctions américaines aggravaient encore toutes ces misères humaines.

Dans son livre de 1992 The Fire This Time: U.S. War Crimes in Iraq, Clark écrit que :

 

« toute une nation [l’Irak] gît impuissante sous les coups d’une armée extraterrestre, qui peut attaquer et détruire en toute impunité… Les avions américains [contre l’Irak] ont effectué plus de 109.000 sorties et déversé 88.000 tonnes de bombes, soit l’équivalent de sept Hiroshima, et tué sans discernement à travers tout le pays[2] ».

 

[Source: amazon.com]

 

 

Clark a aidé à fonder, dans les années 1990, le Centre d’Action Internationale,  établi à New York, qui, entre autres activités, a organisé des manifestations de rues en 1999 pour condamner le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, chapeauté  par les États-Unis.

En 2018, Clark a déclaré qu’il considérait la politique étrangère des États-Unis comme « le plus grand crime depuis la Seconde Guerre mondiale », estimant que les agressions américaines avaient créé des niveaux incalculables de misère dans le monde. Les pauvres de la planète, disait-il, sont appauvris, dominés et exploités par les politiques étrangères des États-Unis et de leurs riches alliés. L’invasion de l’Irak par les États-Unis est une guerre d’agression, c’est le délit qualifié de « crime international suprême » par le jugement de Nuremberg.

Clark a dit encore :

« Notre but primordial, du début de notre existence jusqu’à ce jour, a été de dominer le monde. Mais le but de notre politique étrangère de domination n’est pas seulement de faire sauter le reste du monde à travers des cerceaux; son objectif est aussi de faciliter à notre bénéfice l’exploitation de ses ressources. Et dans la mesure où tout peuple ou État se met en travers de notre domination, il doit être éliminé ou, à tout le moins, tancé et sévèrement puni pour son erreur ».

 

 

 

 

Voyez ce discours remarquable de Ramsey Clark critiquant la politique étrangère des États-Unis en défense de  ses seuls intérêts ploutocratiques et stigmatisant sa guerre injuste contre le tiers monde.

Cet  extrait d’une vidéo consacrée à Clark avait été posté sur YouTube, mais il a inexplicablement disparu dès l’annonce de sa mort. Cam l’a repris dans notre chaîne YouTube covert TV grâce à l’excellent film de Frank Dorrel intitulé «  What I’ve Learned About U.S. Foreign Policy: The War Against The Third World », qui présente le clip. [Source: youtube.com]

Malheureusement pas sous-titré en français.

 

 

En 2008, l’Assemblée générale des Nations Unies a décerné à Clark le prix qu’elle remet tous les cinq ans aux défenseurs des droits de l’homme.

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/ramsey-clark-ancien-procureur-general-des-etats-unis-et-critique-de-principe-de-letat-de-guerre-des-etats-unis-meurt-a-93-ans/ 

 

 

 

 

 

 

Le 14 avril, nous avons adressé à nos abonnés, l’e-mail qui suit :

 

 

Covert Action Magazine est une publication dont nous ne nous sommes jamais fait l’écho sur notre blog « en pause ».

Elle est animée par Chris Agee. Et Chris Agee est le fils de Philip Agee, dont le nom est resté célèbre depuis qu’il quitta  la CIA pour l’exposer dans un livre qui fit grand bruit à l’époque.

Le fils aujourd’hui, fait ce qu’il peut pour suivre les traces du père.

Covert Action Magazine est une publication qu’on peut comparer, pour ses buts et sa rigueur, à la Unz Review de Ron Unz, même si le nombre de ses contributeurs paraît moins élevé. Son but est d’informer aussi honnêtement que possible un public US au cerveau lavé.Mais le public US n’est pas le seul à avoir le cerveau dans cet état. Et une honnête voix de plus n’est pas un luxe à dédaigner.

Nous avons lancé une petite bouteille à la mer , dans l’espoir que des âmes généreuses en traduiraient de temps en temps quelque chose. C’est Maria Poumier qui a aussitôt répondu « présente » pour deux articles.

Et c’est sa première traduction que nous vous envoyons aujourd’hui, faute de mieux sous forme de document word et de PDF (à vous de choisir ou à Microsoft de trancher en bloquant l’un ou l’autre).

Nous sommes peu de chose en ce monde digitalisé.

Voici le lien du site : https://covertactionmagazine.com/

Voici l’article original pour les anglophones :

https://covertactionmagazine.com/2021/03/13/is-russian-opposition-leader-alexey-navalny-a-key-prop-in-a-psychological-warfare-operation-designed-to-bring-down-vladimir-putin/

Et voici, en pièces jointes, sa traduction – grand merci, Maria ! 

Bonne lecture à tous et nos excuses à ceux qui ne sont pas ici pour l’instant.

 

 

C’est cet article de Jeremy Kuzmarov que  voici :

 

 

 

 

 

Le « chef de l’opposition russe » Alexeï Navalny est-il un élément clé d’une opération de guerre psychologique destinée à faire tomber Vladimir Poutine ?

 

Jeremy Kuzmarov – Covert Action Magazine – 13.3.2021

 

Traduction : Maria Poumier pour Les Grosses Orchades

 

 

Le « leader de l’opposition russe » Alexeï Navalny s’adresse aux manifestants lors d’un rassemblement anti-Poutine à Moscou. [Source : cnn.com]

 

 

Le 2 mars 2021, l’administration Biden a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie pour la punir de ce qu’elle a décrit comme la tentative de Moscou d’empoisonner le leader de l’opposition Alexey Navalny avec un agent neurotoxique l’année dernière.

Alexeï Navalny a été arrêté en janvier à son retour d’Allemagne après avoir été soigné pour empoisonnement avec ce que de nombreux pays occidentaux considèrent comme un agent neurotoxique de qualité militaire.

Il a été incarcéré le 2 février pour violation de sa liberté conditionnelle à la suite d’une précédente condamnation pour détournement de fonds et envoyé dans une colonie pénitentiaire le 1er mars.

 

 

Navalny pendant l’audience de mise en accusation. [Source : zoombola.com]

 

 

Le 2 mars, l’administration Biden a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie pour la punir de ce qu’elle a décrit comme la tentative de Moscou d’empoisonner le leader de l’opposition Alexey Navalny avec un agent neurotoxique l’année dernière.

« La tentative de la Russie pour tuer M. Navalny s’inscrit dans un schéma alarmant d’utilisation d’armes chimiques par la Russie », a déclaré un haut responsable américain aux journalistes, faisant référence à l’empoisonnement en mars 2018 de l’ancien officier du renseignement militaire russe Sergueï Skripal à Salisbury, en Angleterre, avec un agent neurotoxique de qualité militaire.

Sept hauts responsables du gouvernement russe feront l’objet d’un gel des avoirs dans le cadre des sanctions, dont Andrei Yarin, le chef de la direction de la politique intérieure du Kremlin, et Alexander Bortnikov, le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB), ainsi que 14 entités associées à la production d’agents biologiques et chimiques de la Russie et un institut de recherche du gouvernement russe.

 

 

Alexander Bortnikov [Source : mirror.co.uk]

 

 

Parmi les sept responsables gouvernementaux figurent également Igor Kranov, procureur général, et Alexander Kalashnikov, directeur des systèmes pénitentiaires fédéraux, responsable de l’emprisonnement de Navalny.

En annonçant ces nouvelles sanctions, l’administration Biden a déclassifié un rapport des services de renseignement indiquant que le FSB avait orchestré l’empoisonnement de Navalny le 20 août 2020.

Aucun rapport officiel n’a été publié pour accompagner cette conclusion.

Le 30 décembre 2020, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnes Callamard, et Irene Khan, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ont envoyé une lettre aux autorités russes pour demander une enquête sur l’empoisonnement présumé de Navalny.

 

 

Agnès Callamard [Source : globalnation.inquirer.net]

 

 

Irene Khan [Source : ohcr.org]

 

 

Callamard et Khan ont écrit que « si elles sont prouvées, les allégations [d’empoisonnement de Navalny par le FSB] constituent une violation du droit à la vie ». Les mots « si elles sont prouvées » sont essentiels car ils soulignent ce qui suit : les sanctions sont prématurées étant donné que les allégations selon lesquelles le FSB était derrière l’empoisonnement de Navalny n’ont pas encore été prouvées.

 

 

Qui a empoisonné Navalny ?

Dans leur lettre, Mme Callamard et M. Khan présentent une chronologie détaillée des événements liés à l’empoisonnement.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/le-chef-de-lopposition-russe-alexey-navalny-est-il-un-element-cle-dune-operation-de-guerre-psychologique-destinee-a-faire-tomber-poutine/

 

 

 

 

 

 

Ce n’est pas Barak Obama qui nous intéresse. Nous n’ignorons rien de ses méfaits largement prouvés et documentés.

Celui qui nous intéresse ici, c’est Daniel Hale, qui a rejoint sans peut-être que vous le sachiez  – car s’il faut compter sur les merdias ! – le bataillon sacré des Julian Assange, Edward Snowden, Brad Manning et quelques autres. De ceux-là, on ne parle jamais trop.

 

 

Le roi des drones et le lanceur d’alertes

 

Jeremy Kuzmarov – Covert Action Magazine – 9.4.2021


Traduction : Maria Poumier pour Les Grosses Orchades

 

 

 

Daniel Hale lors d’une manifestation pour la paix, contre la guerre des drones. [Source: diy.rootsaction.org]

 

 

Le roi des drones, Obama, profite de la vie dans un manoir de 11 millions de dollars, tandis que le lanceur d’alerte sur les drones, Daniel Hale, va en prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre.

 

Le cas de Hale reflète la moralité tordue et la corruption du système juridique dans une nation impérialiste.

Dans notre monde à l’envers, il arrive souvent que les bons aillent en prison et que les méchants soient honorés et vivent luxueusement.

L’ex-président Barack Obama, architecte-clé de la guerre moderne des drones, vit aujourd’hui dans un manoir de 11,75 millions de dollars et de 640 m2, au milieu d’une propriété de plus de 1200 ares sise sur Martha’s Vineyard, et il est considéré par beaucoup de gens comme un grand leader moral.

 

 

Le manoir d’Obama. [Source: mansionglobal.com]

 

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En attendant, il s’en passe des choses…

 

 

 

Finalement, Biden a téléphoné au « tueur »

 

The Saker – Vineyard of the Saker – 13.4.2021

 

Traduction : Le Saker francophone

 

 

 

 

 

 

La grande nouvelle du jour est que Biden a décidé d’appeler Poutine. Voici comment les Russes ont rapporté l’événement :

 

À l’initiative de la partie américaine, une conversation téléphonique a eu lieu entre le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le président des États-Unis d’Amérique, Joseph Biden. L’état actuel des relations russo-américaines et certains aspects pertinents de l’agenda international ont été discutés en détail. Joseph Biden a confirmé l’invitation qu’il avait adressée au président russe de participer au sommet sur le climat, qui se tiendra par vidéoconférence les 22 et 23 avril. Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre le dialogue sur les domaines les plus importants pour assurer la sécurité mondiale, ce qui répondrait aux intérêts non seulement de la Russie et des États-Unis, mais aussi de l’ensemble de la communauté mondiale. En outre, Joseph Biden a exprimé son intérêt pour la normalisation de la situation, d’une manière bilatérale, et l’établissement d’une coopération stable et prévisible sur des questions urgentes telles que la garantie de la stabilité stratégique et le contrôle des armements, le programme nucléaire iranien, la situation en Afghanistan et le changement climatique mondial. Dans ce contexte, le président américain a proposé d’envisager la possibilité d’organiser une réunion au sommet personnelle dans un avenir proche. Au cours de l’échange de vues sur la crise interne ukrainienne, Vladimir Poutine a exposé les approches d’un règlement politique fondé sur le paquet de mesures de Minsk. Il a été convenu de donner des instructions aux services compétents afin de régler les questions soulevées lors de la conversation téléphonique.

 

Voici la version américaine :

 

Le président Joseph R. Biden, Jr. s’est entretenu aujourd’hui avec le président russe, Vladimir Poutine. Ils ont discuté d’un certain nombre de questions régionales et mondiales, notamment de l’intention des États-Unis et de la Russie de poursuivre un dialogue de stabilité stratégique sur le contrôle des armements et la sécurité, en s’appuyant sur l’extension du nouveau traité START. Le président Biden a également précisé que les États-Unis agiront fermement pour défendre leurs intérêts nationaux en réponse aux actions de la Russie, telles que les cyber-intrusions et l’ingérence dans les élections. Le président Biden a souligné l’engagement inébranlable des États-Unis envers la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Le président a fait part de ses préoccupations concernant le soudain renforcement militaire russe en Crimée occupée et aux frontières de l’Ukraine, et a appelé la Russie à désamorcer les tensions. Le président Biden a réaffirmé son objectif de construire avec la Russie une relation stable et prévisible, conforme aux intérêts des États-Unis, et a proposé une réunion au sommet dans un pays tiers dans les mois à venir pour discuter de l’ensemble des questions auxquelles sont confrontés les États-Unis et la Russie.

 

Pourquoi cette différence de ton ? Parce que les Russes ne croient pas aux déclarations fracassantes avant une négociation et, contrairement à « Biden », ils ne sont pas incertains de leur légitimité (à la fois la légitimité de leurs politiques et la légitimité de leur gouvernement). Quant à Biden, il ne fait que produire exactement le même type d’air chaud que l’administration Trump. Je peux vous dire ce que la plupart des Russes pensent lorsqu’ils entendent cela. Ils pensent : « J’ai bien l’impression que le vieil homme essaie désespérément de s’encourager lui-même ! ». Je suis tout à fait d’accord.

Ceci étant dit, il y a aussi un triomphalisme très prématuré en Russie. Beaucoup de « patriotes hurlants » disent que « Biden a cédé le premier ». Leurs arguments sont à peu près les suivants :

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/finalement-biden-a-telephone-au-tueur/

 

 

 

 

 

 

Dernière minute :

Quand on veut battre un chien, on trouve toujours le bâton qui convient. Il suffit de bien chercher.

 

 

Jean-Bernard Fourtillan, intervenant dans le documentaire Hold-Up, arrêté à Chaudes-Aigues (Cantal)

 

Yann Bayssat et Pierre ChambaudLa Montagne –16/04/2021

 

 

Jean-Bernard Fourtillan, qui avait dénoncé dans le documentaire Hold-Up un complot faisant du Covid-19 une création de l’institut Pasteur, a été interpellé ce jeudi 15 avril à Chaudes-Aigues (Cantal). © capture d’écran ThanaTV

 

 

 

Jean-Bernard Fourtillan, mis en examen et suspecté d’avoir organisé des essais thérapeutiques illégaux, également connu pour ses prises de positions sur le Covid-19 – une création de l’Institut-Pasteur selon lui – a été interpellé ce jeudi 15 avril à Chaudes-Aigues (Cantal). Il a été incarcéré à la maison d’arrêt d’Aurillac.

L’information est sortie sur les réseaux sociaux, en masse : Jean-Bernard Fourtillan, intervenant dans le documentaire Hold-up où il dénonçait le caractère artificiel du Covid-19 – une création de l’Institut-Pasteur selon lui – mais également mis en examen et suspecté d’avoir organisé des essais thérapeutiques illégaux sur des personnes atteintes d’Alzheimer et de Parkinson, a été arrêté hier, à Chaudes-Aigues, dans le Cantal.

Un essai clinique sauvage, mené dans une abbaye de la Vienne sur 350 patients, interdit

L’arrestation s’est déroulée à la mi-journée, dans un hôtel de la commune thermale. Le professeur Jean-Bernard Fourtillan avait à son encontre un mandat d’arrêt, qui a été exécuté jeudi. Il est passé devant un juge de la liberté et de la détention jeudi, en fin d’après-midi, avant d’être incarcéré à la maison d’arrêt d’Aurillac.

Il devrait être transféré aujourd’hui vers la capitale, pour y rencontrer le magistrat instructeur en charge de son dossier ce samedi 17 avril. Selon France Inter, qui lui avait consacré une enquête en début d’année, il ne respectait pas le contrôle judiciaire qui lui était imposé. En décembre, il avait été arrêté et placé dans un hôpital psychiatrique.

 

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Source : https://www.lamontagne.fr/chaudes-aigues-15110/actualites/jean-bernard-fourtillan-intervenant-dans-le-documentaire-hold-up-arrete-a-chaudes-aigues_13941745/

 

 

 

 

Mis en ligne le 17 avril 2021

 

 

 

 

 

Mise à jour du 18 avril 2021 :

 

La Russie et la Chine passent à l’attaque

 

 

 

Politiquement pour l’instant

 

 

 

 

Sanctions américaines : la Russie relève le défi avec force

 

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics – 17.4.2021

 

 

 

 

Suite à l’annonce des dernières sanctions américaines, la réponse de la Russie fut politique, forte et rapide. Elle donne ainsi le signal qu’elle entend relever le défi et n’accepte pas le chantage à la soumission dont le pays fait l’objet. Et les Etats-Unis ont, eux aussi, parfaitement reçu le message, en déclarant interpréter ces sanctions comme une « escalade » appelant une réponse. L’enjeu du rapport de force est à la hauteur des coups qui peuvent être portés : soit nous allons être enchaînés dans un monde global atlantiste sans compromis, autrement dit dans un nouveau totalitarisme, dont nous sentons déjà les effets délétères, soit une nouvelle partition du monde et du pouvoir va s’installer.  

 

Les États-Unis enchaînent les sanctions, individuelles, sectorielles, politiques ou économiques sur des fondements divers et variés, devant simplement servir à justifier le combat pour le monopole du pouvoir qu’ils mènent, autrement dit le combat pour le monde global dont ils entendent être le seul centre politique, dont ils entendent être Dieu et Maître.

Mais la patience de la Russie semble prendre fin, avec la chute des derniers espoirs d’un sursaut de bon sens. Ainsi, suite aux dernières sanctions adoptées par les États-Unis (voir notre texte ici), la réponse de la Russie a fusé et les sanctions russes furent annoncées publiquement par Lavrov, après que l’ambassadeur américain ait été convoqué par le conseiller du Président russe pour qu’elles lui soient signifiées, autant que son départ souhaitable « pour consultation », rapidement, ce qui évitera qu’il ne soit déclaré persona non grata.

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Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2021/04/sanctions-americaines-la-russie-releve.html

 

 

 

 

Guerre de l’info : la Chine contre-attaque

 

Tom Fowdy – Entelekheia – 14/15.4.2021

Paru sur RT sous le titre China’s right. The long, grim death toll from America’s 201 military conflicts since 1945 reveals the world’s real bad guy

 

 

 

 

Jusqu’à ces dernières années, face aux attaques verbales, aux accusations et aux sanctions des USA, la Chine gardait un silence imperturbable. Mais il semble qu’elle ait compris que son impassibilité confucianiste ne faisait que céder le terrain de la communication à son adversaire, et qu’elle se soit décidée à donner de la voix. Il faut s’attendre à ce que, dans les mois qui viennent, elle perde ce qu’il lui reste de complexes et qu’elle contre-attaque les USA de plus en plus bruyamment, notamment sur leur flanc le plus exposé au discrédit, leur « ventre mou » : les justifications plus ou moins crédibles de leurs guerres perpétuelles.

L’escalade de la guerre des mots dont il sera question dans l’article n’est qu’un début.

 

Une organisation chinoise a publié [*] un rapport dans lequel elle accuse les États-Unis d’être responsables d’une « histoire de catastrophes humanitaires », citant ce qu’elle a décrit comme des « agressions américaines » et soulignant les conséquences dévastatrices des guerres menées par les États-Unis, le plus souvent sous couvert d’ « interventions humanitaires » ou de « droits de l’homme ».

Le document de la China Society for Human Rights Studies (CSHRS) indique que les conflits américains ont parfois causé la destruction de pays entiers et fait des millions de victimes civiles. Il note que sur les 248 conflits armés qu’a connus la planète de 1945 à nos jours, 201 (81%) ont été le fait des USA, et qualifie leur comportement d’ « hégémonique ».

Le rapport indique que l’action des États-Unis a « non seulement coûté aux parties belligérantes un grand nombre de vies de soldats, mais aussi causé des pertes civiles et des dommages matériels extrêmement graves, entraînant des « catastrophes humanitaires horrifiantes ».

Cette critique est la dernière salve en date dans l’escalade de la compétition géopolitique entre la Chine et les États-Unis, qui a vu Washington réprimander sévèrement Pékin dans le registre des droits de l’homme, en concentrant ses critiques sur la région autonome du Xinjiang. La Chine a répliqué en dénonçant avec fermeté la politique étrangère américaine, en soulignant l’hypocrisie des Américains et en exposant la réalité de leurs actions dans le monde. Dans le même temps, Pékin cherche à présenter sa propre version des « droits de l’homme », fondée sur un angle économique par opposition à la liberté classique.

Dans le monde moderne, les États-Unis utilisent la rhétorique des droits de l’homme comme outil pour atteindre leurs objectifs de politique étrangère, ce qui s’inscrit dans leur auto-définition comme pays « exceptionnel » et vise à présenter leurs intérêts nationaux et leur activité militaire comme une lutte binaire du « bien contre le mal ».

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Source : http://www.entelekheia.fr/2021/04/14/guerre-de-linfo-la-chine-contre-attaque/

 

 

 

 

Tiens, pendant qu’on y est, au diable l’avarice…

(Ah, « le droit des femmes » !)

 

USA : Levée de boucliers médiatique contre le retrait d’Afghanistan

 

Caitlin Johnstone – Entelekheia – 16/17.4.2021

Paru sur Consortium News sous le titre Media Once Again Trolling US Withdrawal from Afghanistan

 

 

 

 

Si feu l’historien William Blum avait intitulé l’un de ses livres sur les interventions militaires américaines dans le monde Killing Hope (Tueurs d’espoir), ce n’était pas sans raison.

À Washington, Biden s’est engagé à retirer les troupes américaines d’Afghanistan ; mais, pendant que sur Asia Times, l’ancien ambassadeur M.K. Bhadrakumar réclame une commission d’enquête pour comprendre comment une « expédition punitive » menée par les USA a pu se transformer en une guerre interminable (plus de dix-neuf ans !) et une occupation militaire qui a détruit le tissu social du pays, pour sa part, Caitlin Johnstone doute de la sincérité des annonces des USA : ici comme à chaque fois, l’annonce présidentielle d’un retrait militaire déclenche une levée de boucliers de la part de ceux qui ont tout intérêt à rester. Est-ce comme toujours, les avis contraires finiront par gagner ? On se rappellera que Trump avait déjà décidé de partir d’Afghanistan, avant de reculer. Pendant combien de temps encore ce pays martyr devra-t-il endurer la présence américaine, et les niveaux vertigineux d’arbitraire et de corruption qu’elle a engendrés ?

 

Le président Joe Biden a annoncé mercredi que toutes les troupes américaines seraient retirées d’Afghanistan d’ici le 1er septembre de cette année. Il a rejeté un « retrait sous conditions », parce que cela signifierait que les États-Unis ne partiraient jamais. Biden a créé un tollé pour sa volonté de retrait, et le Pentagone s’y oppose.

« Des inquiétudes montent quant au fait que le retrait des États-Unis d’Afghanistan pourrait compromettre les progrès en matière de droits des femmes », titre CNN.

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Source : USA : Levée de boucliers médiatique contre le retrait d’Afghanistan (entelekheia.fr)

 

 

 

 

On  parlait récemment d’aèdes…

… en sucrant le nôtre.

Impardonnable !

 

 

 

Profitons de la circonstance pour nous mettre à jour là aussi.

 

Pseudologies

 

Anatole Atlas  – spherismes.be – 18.4.2021

 

Qu’est-ce qu’un pouvoir légitime, si les critères de légitimité sont définis par les agents de ce pouvoir ? Quelles modalités logiques autorisent-elles à le décréter légitime ici, illégitime chez l’ennemi désigné ?

Supposons, par exemple, qu’un sursaut de conscience universelle fasse émerger demain comme normes supérieures de toute action politique les critères absolus de la prophétie biblique, de la réflexion philosophique et de l’intuition poétique : Justice et Vérité. Le rapport social capitaliste, en son aboutissement qu’est la dictature techno-financière, ne serait-il pas condamné par toutes les instances intellectuelles et spirituelles, de même que serait invalidé comme une grossière mascarade le cirque électoral prétendument démocratique en honneur dans le monde occidental ?…

Ce ne sont pas des instances arbitrales neutres et impartiales qui édictent aujourd’hui les normes prétendant s’imposer à l’échelle mondiale – tout en permettant de les transgresser au gré de puissants intérêts particuliers – mais des agences d’influence usant de leur force de frappe médiatique pour à la fois séduire et assommer, hystériser et anesthésier les opinions publiques. Les armes de la publicité commerciale sont ainsi mises au service de la propagande politique pour énoncer, dans un même discours, que tout ce qui émane du pouvoir en Russie relève du complot, quand tout ce qui met en question le pouvoir occidental relève du complotisme. Tel est le schéma logique proposé au cerveau de l’homo sapiens. Peut-il encore faire preuve d’une indépendance d’esprit minimale, telle que celle exigée pour voir un film de James Bond ? Il est à craindre que non…

Que des services de l’ombre (dont la réputation n’est plus à faire), auxquels est imputée la tentative d’empoisonnement d’un Navalny, s’ils en avaient eu l’intention auraient raté leur coup, d’une manière aussi peu professionnelle que cet échec propulse la soi-disant victime au rang de héros planétaire, champion de la résistance et déjà vainqueur moral d’un match préfabriqué l’opposant au Kremlin : jamais scénario aussi ridicule n’aurait été accepté par les producteurs de James Bond. Car il mine un nécessaire élément logique : la dangerosité de ces services de l’ombre. Mais ce scénario insensé est cautionné par la quasi-totalité du personnel médiatico-politique occidental, justifiant le bien-fondé d’une agressivité travestie en légitime défense contre les noirs desseins de la Russie, selon les vœux du complexe militaro-industriel maître du Pentagone…

Comme si quiconque, de Moscou à Vladivostok, avait le moindre intérêt à une guerre avec l’OTAN ! La stupidité d’une telle imagerie ne désole pas seulement James Bond. Elle insulte l’intelligence humaine et inquiète les psychiatres soucieux de la santé mentale des populations occidentales. Si celles-ci furent toujours les dupes de leurs dirigeants lors des précédentes crises du capitalisme sans autre issue que la guerre, auraient-elles aujourd’hui le droit d’accéder à plus de lucidité ?…

Poser la question c’est y répondre. Nous assistons donc à une démentielle surenchère de propagande pour convaincre ces populations précarisées, paupérisées, commotionnées, terrifiées par les perspectives d’avenir sans autre alternative qu’une cybernétisation toujours accélérée, que la plus grave menace pour leur existence est Vladimir Poutine !

 

 

 

Univoque est le discours public européen relatif à la Russie, fondé sur un syllogisme implicite hors de discussion, dont la prémisse incontestable identifie l’Europe à une démocratie sociale inspirée par des « valeurs » d’autant moins précisées qu’elles s’auréolent d’une aura transcendantale. S’agit-il des principes moraux de l’humanisme formulés par Erasme et la philosophie des Lumières ? Mais ceux-ci ne sont-ils pas contredits par l’emprise de la raison technique ? Et où en sont encore les promesses universelles de la modernité quand chacun voit une course vers l’abîme ? Le deuxième terme du raisonnement postule que la Russie ne correspond pas à cette belle idéalité. Contingentes sont les raisons fournies par l’actualité : des situations complexes, méritant analyses approfondies si l’on avait pour but une conciliation, sont systématiquement simplifiées pour être réduites à un cliché caricatural : ce sous-produit de l’Union soviétique est incapable de se conformer au modèle illustré par l’Europe. Il en résulte que ce cap éclairé de l’humanité dispose de toute légitimité pour sanctionner économiquement, contraindre politiquement, discréditer culturellement la Russie. Ce qui présente les apparences d’un syllogisme rigoureux ne peut s’imposer à l’opinion publique douée de saine raison qu’à une condition : que les prémisses aient parfaite validité. Mais si quelque réflexion critique interrogeait la nature démocratique de l’Europe ? Si quelque effort anthropologique révélait dans la civilisation russe une autre modalité d’être-au-monde, constitutive de richesse pour l’humanité ? Si quelque recherche historique suspendait la condamnation prononcée en bloc à propos de l’Ukraine, du Donbass, de la Crimée, du Caucase, de la Syrie, de la Libye, de l’affaire Navalny ? Tout jugement ne suppose-t-il pas un examen des circonstances du crime ? Et dans un tribunal démocratique, s’il s’avère que l’inculpé fut conduit à commettre ses actes par la pression de circonstances telles qu’il ne pouvait opérer d’une autre manière sans périr, la responsabilité de ses fautes ne sera-t-elle pas relativisée ? La mise à genoux d’un être, couteau sur la gorge, pour détruire son identité (comme ce fut le cas de la Russie d’Eltsine, dépecée par l’oligarchie financière occidentale) ne vaut-elle pas quelques circonstances atténuantes aux coups qu’il donne pour sauver sa peau ? À la Russie de Poutine ne sont accordées que circonstances aggravantes, confirmant une culpabilité ontologique, y compris lorsqu’elle est la seule puissance internationale infligeant défaite militaire à l’État islamique et à ses nébuleuses terroristes. Relève-t-on les liens entre ceux-ci et les mêmes oligarchies financières occidentales ? Le Kremlin sera d’autant plus sanctionné, qu’il a puni les oligarques russes complices de cette finance internationale. Ce qui permet d’observer que, dans cet étrange procès, l’instance arbitrale n’est autre que l’une des parties en jeu…

Ne devrait-il donc pas s’ensuivre un écroulement de toute la construction prétendument syllogistique – et de ses conclusions ? Parmi celles-ci, la plus préjudiciable aux intérêts de l’Europe n’est-elle pas l’annulation du projet de gazoduc pour obéir aux intérêts américains ? Tout au contraire, le raisonnement vicieux fera l’objet de surenchères verbales pour être démultiplié par toutes les instances « démocratiques », le Parlement européen allant jusqu’à reprocher à l’émissaire Josep Borrell de n’avoir pas été assez ferme à Moscou, face à Sergueï Lavrov, dans la défense d’une pseudologie servant d’argumentaire pour incriminer toujours plus la Russie, nécessaire coupable avec la Chine de tous les maux du monde. Si l’on poussait à l’extrême un raisonnement qui ne mépriserait pas les règles élémentaires de la logique, il faudrait envisager que l’Occident mène une guerre comparable à un accomplissement de ce que tentèrent Napoléon puis Hitler, mais sous d’autres formes, avec un grand luxe de précautions dans la mise en scène et les travestissements d’une pièce de théâtre. Cette hypothèse, digne de l’esprit des Lumières, je la soumets à l’ensemble des dispositifs idéologiques du continent sur lequel je vis, sachant qu’aucune place ne peut lui être réservée dans l’espace public libre et démocratique. Où est à jamais forclos le nom de Stalingrad.

 

 

 

 

Impossible de produire un diagnostic sur le caractère pathologique de la situation mondiale, sans employer les mots adéquats pour désigner le mal : KAPITOTAL (ensemble des structures du crime organisé de nature mafieuse intégrant finances, drogues, armes, prostitution, medias) ; TOUR PANOPTIC (tour de contrôle des systèmes de représentations fonctionnant par illusion d’optique autorisant à grossir démesurément tel phénomène insignifiant comme l’existence d’un escroc de droit commun psychopathe et agent des services de l’ombre, propulsé en pleine lumière sous l’apparence d’un chevalier du combat pour la juste cause, héros de la résistance au mal et opposant mondial à la dictature sur le modèle de James Bond) ; PSEUDOCOSME (falsification systémique des réalités, plongeant les populations planétaires dans un Fake World sur le modèle des vidéogames) ; SCHIZONOÏA (psychopathologie consubstantielle aux trois notions précédentes, pouvant être considérée comme une forme aiguë de fausse conscience, par quoi un projet totalitaire d’exploitation économique, de domination politique et d’aliénation idéologique requiert pour son accomplissement une perversion des facultés mentales le faisant accepter comme projet d’émancipation démocratique dont bénéficierait le plus grand nombre…

Il arrive rarement qu’un individu s’oppose frontalement, structurellement et stratégiquement à l’ensemble du système organisant le pouvoir dans sa communauté d’origine. Opposition pouvant être politique (pouvoir temporel) ou culturelle (pouvoir spirituel). Les raisons de cette rareté sont évidentes : hors structures sociales, un individu meurt. Mais il peut être le ferment d’une contestation organisée mettant en difficulté les forces dominantes. C’est pourquoi le pouvoir le plus sophistiqué se caractérise par la récupération et la gestion de son opposition, jusqu’à prendre une forme structurellement bicéphale (gauche/droite) apte à assurer sa perpétuation par un jeu de bascule autour de son centre de gravité qui ne peut être mis en question. Sortir de ce schéma, pour une opposition, l’introduit au royaume du mythe. Ce fut le cas du général de Gaulle en 1940 sur le plan politique. Ce fut le cas de Charlie Chaplin (déchu de la nationalité américaine pour cause de génie) suite à son film Le Dictateur sur le plan culturel. En tant qu’écrivain belge revendiquant l’héritage de Charles De Coster (1825-1877), mort à 52 ans pour avoir fait de son immortel chef d’œuvre Thyl Ulenspiegel une arme de combat contre la tyrannie de son époque, il m’est impossible de ne pas signaler les similitudes entre le Second Empire et l’Europe contemporaine…

Sans espoir d’avoir plus d’écho dans mon pays que Charles De Coster en son temps, je m’en remets à la Russie pour publier* ce texte.

Anatole Atlas, Février 2020.

 

 

 

 

L’Œil imaginal

 

À la mémoire de Jacques De Decker  

 

Cultural Animation & Entertainment Strategy for Anesthesia of Revolution

 

http://www.spherisme.be/Texte/%C5%93il_imaginal.htm

 

 

 

 

 

 

 

Qui fait quoi avec l’alphabet ?

Quelqu’un parle depuis cinq secondes et c’est déjà trop ; depuis cinq millénaires et c’est encore trop peu. Sa phrase va son cours narrant une histoire à travers l’Histoire, et c’est la raison pour laquelle elle n’existe pas plus que son auteur. Comment pourrait avoir droit de cité la conclusion d’un périple de cinquante siècles ?  Gilgamesh n’a-t-il pas montré, dans Axiome de la Sphère, combien la domination de la Valeur exige une soumission de la Parole ? D’où l’actuelle obéissance des lettres aux logiques du chiffre…

Lire la suite…

Source : http://www.spherisme.be/Texte/Theorema.htm

 

 

 

 

Réclame pour la boutique du Bourgeois Gentilhomme

 

Anatole Atlasspherisme.be – 24.2.2021

 

 

La pyramide intellectuelle en Belgique s’honore de personnages ayant publié des bibliothèques sans avoir jamais écrit une véritable phrase. Aussi Le Soir de Bruxelles rend-il hommage au plus moliéresque d’entre eux, mélange de Georges Dandin et de Monsieur Jourdain…

La distribution des talents de l’esprit n’étant guère démocratique, Hervé Hasquin en conçut de bonne heure un noble ressentiment qui lui fit occuper tous les sièges de la distinction universitaire, parlementaire, sénatoriale, ministérielle et académique. Ne fallait-il pas être parvenu au sommet du cursus honorum pour oser graver dans le marbre une sentence définitive, de celles dont la postérité s’empare pour enluminer de gloire la mémoire de leur auteur : « Aragon est une crapule » ?…

Quand l’humanité, pour la première fois de son histoire, n’a pas de plus haute obligation que celle de penser en commun à ce qui lui est commun, penser le communisme ne fait-il pas l’objet, pour le Bourgeois Gentilhomme, d’une juste condamnation ?…

 

Car il en va de la réputation des vitrines d’une boutique planétaire où le comptoir doit paraître propre, le tiroir-caisse honnêtement géré, le coffre-fort généreux pour un personnel domestiqué : qu’en serait-il si l’on ne mettait à l’index quelques aèdes coupables d’en voir les caves grouiller d’esclaves et les arrière-cours d’innumérables cadavres ?…

A.A.

www.spherisme.be

 

 

 

Et, pour le reste, allez-y donc voir :

www.spherisme.be

 

 

 

 

Mis en ligne le 17 avril 2021

Mis à jour le 18 avril 2021

 

 

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