L’amnésie est-elle un symptôme du Covid-19 ?

 

Gilad Atzmon – The Unz Review – 20.4.2020

Traduction : Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Je demande ça, parce que, il y a juste trois ans, les USA ont subi une des plus sévères flambées de grippe de récente mémoire. Je parle de la grippe de 2017-18 qui, selon les CDC (Centres américains de contrôle et de prévention des maladies) a fait 45 millions de malades et entraîné 21 millions de visites médicales et 810.000 hospitalisations ». En septembre 2018, CNN annonçait qu’il y avait 80.000 morts de causes touchant à l’épidémie.

 

Le nombre des cas de grippe, cette année-là, rien qu’aux USA, fut donc 18 fois plus élevé que le nombre actuel de cas du Nouveau Coronavirus dans le monde entier (2,5 millions jusqu’à présent). Le nombre des patients américains hospitalisés fut plus de 4 fois supérieur à celui des patients hospitalisés avec les symptômes du Coronavirus (200.000 à ce jour). Le taux de décès/hospitalisations cette année-là fut de ± 0,1%, à peu près le même qu’on a vu dans le nord de l’Italie le mois dernier. Et si tout ça ne suffit pas, le nombre d’issues fatales en 2017-18 fut de trois fois le nombre de morts actuellement associées au Covid-19.

Au cas où ce qui précède n’aurait encore provoqué aucun soupçon dans vos cellules grises, peut-être un coup d’œil au groupe d’âge des victimes de la grippe de 2017-18 aux USA le fera-t-il. En 2017-18 le taux de mortalité dû à la grippe  a été le plus élevé chez les personnes de plus de 65 ans. Les CDC rapportent que « les gens de 65 ans et au-delà ont représenté approximativement 58% des hospitalisations dues à la grippe ». Mais l’histoire devient encore plus intéressante. Au cours de la saison des grippes de 2017-2018, le deuxième groupe le plus affecté a été celui des 50 à 64 ans. Ceci est réellement très inhabituel pour la grippe, puisque, normalement, le deuxième taux le plus élevé de morts concerne les enfants, de la naissance à 4 ans. Contagion-Infectious Disease Today a rapporté qu’en juin 2018 « la férocité de la saison de grippe 2017-18 dans son ensemble, combinée avec les impacts moyens ci-dessus ayant affecté les plus jeunes baby-boomers, a fait de 2017-18 une année à mettre dans le livre des records ».

En 2018, CNN a rapporté que, « dans l’ensemble, les États-Unis ont fait l’expérience d’une des saisons grippales les plus sévères des dernières décennies ». À ce stade, j’espère que vous ne serez pas surpris d’apprendre que la pneumonie a été la première complication fatale associée à l’épidémie de 2017.

Ce qui suit peut ressembler à la description de la pandémie actuelle de Nouveau Coronavirus : « La saison a commencé avec une augmentation du nombre de cas en novembre ; une haute activité s’est manifestée en janvier-février, et ensuite la maladie a continué jusqu’à la fin de mars ». Vous avez bien deviné : il ne s’agit pas de la description de la pandémie mondiale de Coronavirus, mais en réalité de la description, par CNN, de la flambée de grippe aux USA en septembre 2018.

Faut-il être un génie pour comprendre que la flambée de grippe américaine de 2017-18 a été drôlement similaire à l’actuelle épidémie de Nouveau Coronavirus ?

La première question qui vient à l’esprit est : pourquoi l’Amérique ne s’est-elle pas mise en confinement au cours de la catastrophe de 2018 comme elle vient de le faire à présent ? On peut se demander pourquoi les CDC n’ont pas réagi à la « sévérité » de la flambée, qui a été au moins trois fois plus mortifère que la crise sanitaire du Nouveau Coronavirus ? Mais le plus inquiétant encore est le fait  que, malgré la sévérité de la flambée de grippe de 2017 et ses conséquences meurtrières, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) n’ait pas vu la nécessité d’alerter le monde, de faire fermer toutes les entreprises et de confiner la planète comme elle le fait cette année. Bizarrement, l’OMS n’a même pas pris la peine d’étiqueter l’épidémie américaine « épidémie » ou « pandémie ». Cela a été juste une « grippe » ordinaire.

Ceci me pousse à me demander s’il est possible que ce que nous considérons aujourd’hui comme un Nouveau Coronavirus ne soit pas quelque chose de nouveau après tout. Si c’est le cas, comment se fait-il que l’Amérique n’ait pas du tout  réagi à un virus mortel qui a attaqué 11% de sa population et fait 80.000 morts ? A-t-elle été réduite au silence ou s’agit-il d’une histoire de dysfonctionnement  total à tous les niveaux imaginables ?

Les gens qui y connaissent quelque chose en pandémies – et je ne crois pas qu’Anthony Fauci et l’OMS entrent dans cette catégorie – nous disent que les pandémies mondiales des dernières décennies sont arrivées en trois vagues. La première vague est souvent sévère, la deuxième vague est catastrophique et la troisième vague relativement légère. Je me demande si le stade actuel de la crise du Coronavirus ne serait pas la deuxième vague de la précédente, plutôt qu’une « épidémie nouvelle ». Dans ce cas, la première vague nous aurait été dissimulée par ceux qui se prétendent nos gardiens, chargés de défendre notre planète des attaques virales.

Dans le cas où ce scénario serait correct, le président Trump peut épargner son énergie. Essayer de se débarrasser de sa responsabilité en la faisant endosser aux Chinois, dans l’espoir que les Chinois décideront de bâtir le mur à la place des Mexicains ne marchera pas. Le gouvernement américain pourrait avoir à  utiliser son énergie pour tenter de dissimuler la masse des informations largement disponibles sur la flambée de grippe de 2017-18.

Le Coronavirus actuel est à coup sûr in désastre financier mondial, mais ce n’est pas la Peste Noire. Cependant, il nous a très efficacement fait comprendre le danger que représente la virologie moderne et quelles peuvent être les conséquences possibles des armes biologiques et de l’ingénierie virale. Si la crise actuelle signifie quelque chose, c’est que la  réaction première du gouvernement doit être d’ouvrir une enquête criminelle immédiate. Des questions concernant l’OMS doivent être soulevées. Où étiez-vous en 2018 ? Pourquoi n’avez-vous pas averti le monde ? Qu’est-ce qui vous a empêchés d’appeler la flambée de grippe de 2018 « épidémie » ou « pandémie » ? Les 400 millions de dollars que l’OMS reçoit annuellement du gouvernement des États-Unis ? À moins que cela n’ait quelque chose à voir avec les relations intimes que l’OMS entretient avec l’industrie pharmaceutique américaine.

J’ai débuté en demandant si l’amnésie est un des symptômes du Covid-19. La réponse est un NON catégorique. En 2017-18, l’Amérique s’est trouvée dans une situation sanitaire alarmante, beaucoup plus dangereuse que celle d’aujourd’hui. Mais peu l’ont su en Amérique. Cela n’a pas été considéré comme un sujet d’information. Ce n’est donc pas que nous ayons oublié, nous n’avons jamais su. Nous y avons survécu, en dépit du fait que cette crise a été bien pire que l’actuelle.  Et la nécessaire question suivante est : QUI a décidé de faire de la crise actuelle un conte fantasmagorico-apocalyptique et POURQUOI ? Nous devrions bientôt le savoir quand viendra le retour de flamme.

Source : https://www.unz.com/gatzmon/is-amnesia-a-symptom-of-covid-19/

Traduction : c.l . pour Les Grosses Orchades

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lamnesie-est-elle-un-symptome-du-covid-19/

 

 

 

 

Avril 2020

 

 

 

0 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.