NOSTALGIE !
…sur une scène de théâtre new-yorkaise !
La scène est celle du célèbre théâtre La Mama, à Greenwich Village, New York.
Et le jeune soixante-huitard bouclé dont la photo apparaît en grand dans le décor est Jean-Louis Lippert, alias Anatole Atlas, qui se rendit célèbre à l’époque en admonestant impétueusement Jacques Lacan venu donner une conférence à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), d’où il s’ensuivit un échange de vues à chaud entre le philosophe et l’étudiant contestataire, qui fut filmé par une caméra de la RTB.
C’est apparemment cet épisode qui doit être rappelé dans le spectacle que vient de produire La Mama.
Anatole !!!!
J’allais t’écrire demain, mais après avoir enfin rattrapé mon sommeil (10 heures aujourd’hui !), je n’ai pas pu attendre.
J’ai terminé la série dimanche soir et je suis retournée enseigner dès lundi matin. Et là… je manque encore de mots pour décrire cette semaine de représentations à La MaMa.
Nous avons joué à guichets fermés, chaque soir complet. Le public restait longtemps après les spectacles pour échanger avec nous—les gens étaient profondément touchés par le travail. La distribution intergénérationnelle (10 interprètes, de 25 à 92 ans !) et les trois designers ont créé quelque chose de vraiment singulier—en particulier le cinéaste, qui a construit toute cette narration visuelle incroyable, avec des images de nous au lac et à l’océan.
Environ 180 personnes sur les quatre soirs, et 50 à la répétition générale. Beaucoup souhaitent nous aider à trouver un autre lieu pour reprendre la pièce — je vais donc commencer à écrire à tout le monde pour organiser une nouvelle série. Peut-être même des festivals en Europe !
Tu étais très présent dans l’œuvre, comme une figure utopique d’une force révolutionnaire. Cela a énormément provoqué et stimulé les spectateurs. Le film avec Lacan, ainsi que de nombreuses images de Mai 68 et d’autres mouvements de masse, étaient tissés dans l’univers de la pièce — y compris Zabriskie Point, le grand film d’Antonioni sur Berkeley et le mouvement étudiant de 68.
Beaucoup de jeunes sont venus, et nous terminions par une grande fête dansée, à laquelle le public nous rejoignait sur scène.
Je crois que les gens ont été surpris de voir une œuvre qui appelle réellement à la transformation et au changement. Et à la fin, puisque nous ne pouvons pas proposer aujourd’hui une formule pour la révolution—sinon un changement de conscience face au monde oppressif et fascisant dans lequel nous vivons — nous avons dansé ensemble.
Ce fut un succès absolument incroyable.
Et je n’aurais jamais pu le faire sans ta présence, ton accompagnement et la ténacité de tes idées. La prochaine fois, tu seras là.
Quand le film du spectacle sera prêt (la bibliothèque des arts de la scène du Lincoln Center a réalisé une captation à trois caméras samedi), je t’enverrai le lien.
More very soon ! I am sooooo tired still it was a marathon 💪🏾💪🏾💪🏾💪🏾.
Pat
Source :
Ce n’est pas la première fois que cet événement belgeois est célébré de l’autre côté de l’Atlantique.
Il y a quelque années d’ici (peu), un jeune doctorant chilien lui a même consacré une thèse.
Qu’ont fait les deux universités de Santiago ? Elles ont invité le héros de l’histoire à une conférence organisée pour marquer la sortie du livre qu’on en avait tiré.
Nous nous sommes alors faits l’écho d’une des rares histoires belges ignorées de Coluche, à savoir que (on ne s’enrichit pas toujours dans les révolutions) Anatole Atlass, n’avait pas les moyens de se payer un billet d’avion pour s’y rendre. Devenu au fil des ans le plus intéressant des écrivains belges de sa génération sinon le seul, il a sollicité l’aide du ministère de la Culture dont il dépendait. Qui ne s’est même pas donné la peine de l’envoyer se faire foutre. Quil ne lui a tout simplement pas répondu.
Car, entretemps, tout ce qui était cultureux en Belgique officielle – ULB incluse, hélas ! – s’était engouffré avec délices dans ce que Dimitri Medvedev appelle « l’imbécile Union Européenne » (voir notre précédent post). Pour la petite histoire, c’est un groupe d’intellectuels bruxellois siégeant à Paris qui a crowdfundé le billet d’avion d’Anatole pour Santiago, d’où il est revenu avec un drapeau, cadeau des combattants Mapuche.
On dira ce qu’on voudra, mais les contestataires et les contestés étaient quand même plus civilisés en 1968.
Nous en fûmes et ne sommes pas trop fiers de nous être fait avoir dans une des toutes premières révolutions colorées.
Certes, le général avait des choses à se reprocher (sur le plan intérieur, envers les Français notamment). Mais tous les hommes d’État ont des choses à se reprocher selon leurs contestataires (voyez Vladimir Poutine). Sauf un seul, Fidel Castro, qui a toujours su tenir d’une main ferme les rênes de ses deux chevaux de Platon : la politique intérieure et celle à l’international. Particularité extrêmement rare qu’a peut-être partagé Mao…
Mais la fausse révolution atlanticiste chargée de faire tomber Charles De Gaulle ne fut pourtant pas la première. Et puisque nous sommes en Belgique… c’est probablement là qu’elle a eu lieu lorsque, en 1951, une insurrection pseudo-populaire a fait dégringoler de son trône le roi Leopold III, prétendu – et cru – collabo, pour cause de remariage pendant la guerre, alors qu’il se disait et se croyait sans doute prisonnier « comme ses soldats » des occupants nazis.
D’aucuns prétendent qu’il se serait opposé dès 1940, en refusant de se réfugier à Londres, à la particratie qu’il aurait été le premier à sentir venir, toute-puissante aujourd’hui dans l’Europe entière, qui fait de la Belgique (mais pas que d’elle seule) la loque qu’elle est devenue.
Nous sommes-nous déjà fait avoir, alors ? Nous étions trop jeunes, mais nos parents ?
Quoi qu’il en soit, Leopold III a été « par la rue » forcé d’abdiquer en faveur de son fils aîné, Baudoin Ier, élève et disciple du général Franco. Dans l’allégresse générale.
Pendant qu’on y est :
UN LIVRE
Jean-Louis Lippert
MAMIWATA
Edera ésition, 2025.
526 pages
Ici les acteurs effacent l’auteur. Ici les créatures, niant leur créateur, accèdent à la création. Une histoire ici se dit dans le regard de ses protagonistes. Leurs voix surgissent, éclairées l’une par l’autre. Ici la scène est une planète, animée d’autant d’univers qu’elle contient d’êtres, et le cosmos de chaque lecteur gravite autour comme un satellite Panoptic. Ici l’héroïne est une chimère et l’histoire – l’Histoire ! – n’est peut-être qu’une hallucination née du chant de cette sirène. Comme la musique est vibration du silence entre deux notes, la voix de Mamiwata se fait entendre dans le vide entre les mots de tous les personnages. Car l’hypnose programmée ne peut imposer silence au chant d’une sirène sur le fleuve Congo. Elle est le négatif, la face cachée, la bouche d’ombre oubliée de Dieu. (Anatole Atlas) Jean-Louis Lippert (né en 1951) serait une figure majeure de la littérature belge de langue française s’il en faisait partie. Refusant les stratégies et les discours du microcosme littéraire, il tire de son histoire personnelle, qui l’a fait naître en Afrique une décennie avant l’indépendance du Congo et l’assassinat de Lumumba, une partie de la matière de ses récits, sur laquelle se greffe une critique radicale de la société de consommation et du monde postmoderne. Partagé entre deux continents et deux cultures, il replace la problématique belge dans une perspective critique et historique longtemps occultée. Il écrit aussi sous les hétéronymes d’Anatole Atlas et de Juan Luis de Loyola.
Pour ceux qui l’ignorent, la sirène Mamiwata est la déesse-mère du fleuve Congo.
Actualité
Pendant que des acteurs de 16 à 92 ans faisaient de leur mieux sur une scène new yorkaise pour se rendre utiles à leurs semblables, d’autres « acteurs » faisaient l’actualité à Washington DC :
La Maison Blanche donnait une sauterie pour les représentants de la presse accréditée, laquelle fut interrompue – ô surprise ! – par des coups de feu.
Cole Tomas Allen identifié comme le suspect dans la fusillade survenue lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche
Tyler Durden – Zero Hedge – Sunday, Apr 26, 2026 – 02:59 AM
- Le tireur a été appréhendé et placé en garde à vue. Il était en possession d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux.
- Il été identifié comme étant Cole Tomas Allen, 31 ans, originaire de Torrance, en Californie.
- Ni M. Trump ni aucun invité n’ont été blessés.
- L’incident s’est produit près du portique de détection de métaux situé dans le hall d’entrée.
- Trump a salué la rapidité d’intervention des services secrets.
Le président Donald Trump a été évacué de la table d’honneur lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche samedi soir après qu’un homme armé, qui serait Cole Thomas Allen, 31 ans, originaire de Californie, a fait irruption dans la salle et tiré plusieurs coups de feu dans le hall. Les autorités confirment que le tireur présumé a été appréhendé et se trouve en garde à vue après avoir tiré près de la zone de contrôle du hall d’entrée. Le président Trump, la Première dame Melania Trump, le vice-président J. D. Vance et les autres personnes sous protection ont été évacuées en toute sécurité et aucun blessé n’est à déplorer. Les services secrets poursuivent leur enquête.
Trump a publié une photo du suspect sur Truth Social, accompagnée d’une vidéo :
« Une personne très malade »…. selon Donald J. Trump
Echos
Selon Just the News, le tireur n’a pas été blessé et était en possession d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux.
Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche organisée peu après l’incident, Trump a félicité les services secrets et les forces de l’ordre pour leur « travail fantastique » et leur réaction rapide, décrivant le tireur comme un « loup solitaire » et une « personne très malade » originaire de Californie, qui était armé de plusieurs armes et s’était précipité vers un poste de contrôle de sécurité. Il a révélé qu’un agent des services secrets avait été touché à bout portant mais avait été sauvé par son gilet pare-balles et qu’il « allait très bien », tout en confirmant que le suspect avait été rapidement appréhendé et placé en garde à vue sans avoir blessé aucune des personnalités protégées. Trump a indiqué qu’il s’était « battu comme un diable pour rester » au dîner, mais qu’il s’était plié au protocole de sécurité, ajoutant que cet événement effrayant avait de manière inattendue unifié la salle de bal et rapproché journalistes et politiciens ; il a annoncé que le dîner des correspondants de la Maison Blanche serait entièrement reprogrammé dans les 30 prochains jours.
Cette vidéo a été tournée à l’extérieur du lieu de l’évévement :
Cette vidéo de l’arrestation d’une femme armée d’un smartphone est visible sur le site de Zero Hedge, ainsi que d’autres, postées sur X par Mario Nawfal
Selon Karol Markowicz, de Fox News, le suspect est un homme de 31 ans originaire de Torrance, en Californie.
Des coups de feu ont été tirés samedi soir lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche (WHCD) de 2026, qui se tenait dans la salle de bal du Washington Hilton, ce qui a conduit les services secrets à évacuer immédiatement le président Donald Trump, la première dame Melania Trump, le vice-président et d’autres personnalités présentes. Les invités ont reçu l’ordre de se mettre à l’abri sous les tables pendant que des agents lourdement armés sécurisaient les lieux
Détails-clés issus des premiers rapports :
- Le président Trump et plusieurs personnalités — dont la Première dame, le vice-président, la présidente de la WHCA, Weijia Jiang et l’animateur/mentaliste Oz Pearlman — ont été rapidement évacués de la salle de bal.
- Des agents des services secrets ont bondi sur scène au milieu du chaos.
- Les agents de sécurité de la secrétaire à l’Éducation Linda McMahon ont déclaré en direct à CNN qu’il y avait un tireur dans le hall et que celui-ci était mort.
- Un autre rapport du pool de la Maison Blanche, rédigé par Jeff Mordock du Washington Times, indiquait que les services secrets avaient signalé que le tireur présumé était en garde à vue ; cependant, CNN rapporte que le tireur est mort. Le tireur est en garde à vue.
Les participants ont fait état de forts bruits (semblant provenir de coups de feu), d’un mouvement de panique, de personnes plongeant pour se protéger, d’un confinement de la salle et d’une fouille de l’hôtel par la police et les services secrets. M. Trump et la Première dame auraient été mis en sécurité après une évacuation rapide peu après leur arrivée sur les lieux. Aucun blessé parmi les participants ou les personnalités n’a été confirmé selon les premiers témoignages.
Ils n’ont quand même pas « fabriqué » tout ça eux-mêmes pour faire remonter la cote de D.T. ?
Faudrait demander aux acteurs professionnels de La Mama ce qu’ils en pensent.
Ce n’est pas le Petit-Clamart.
On diraut un false flag de patronage.
Mais l’ineffable Picrochole ne s’en est pas tenu là !
Pour s’occuper pendant qu’on le coinçait à l’abri malgré luii, il s’est empressé de mettre, via Truth Social, son grain de sel dans une bataille de dames (enfin… presque) opposant la très célèbre Candace Owens à une de ses propres groupies les plus déterminées, activiste d’extrême-droite (blanche), nationaliste jusqu’au nazisme, sioniste à n’en plus pouvoir (et plus si affinités) du nom de Laura Lowers, qui, faisant flèche de tout bois pour estourbir la bête (noire) du POTUS, a sorti, dans une émission publique télévisée, la photocopie d’un chèque assez élevé émis par l’époux anglais de Candace, pour s’acquitter d’un impôt immobilier, alors qu’en Amérique, ces choses-là passent par des trusts. « Ils font ça pour échapper aux Macron ou quoi ? » Et savez-vous quelque chose d’autre ? Ce n’est pas « une » propriété que possèdent en Floride les époux Farmer, mais « deux » ! (Elle ne connaît pas Zélensky.). «Tout ça n’est-il pas dégoûtant, quand on traite si mal ses enfants ? », s’exclame Laura. À qui Candace demande, en l’appelant Larry : « Peut-on savoir combien d’enfants tu as toi-même réussi à procréer ? » Veut-elle dire qu’il pourrait y avoir du travesti dans l’air, voire du transgenre façon Brigitte ?
Tout cela vole évidemment très haut. Et c’est pourtant juste à cet endroit-là que le Trumpinet, au plein milieu des coups de feu, a sauté dans l’arène pour venir, contre les méchants, au secours de son chevalier de l’apartheid.
Ce qui a fait dire à M. Alex Christoforou (The Duran) que se mêler à un crépage de chignons (l’un des deux fût-il samourai) est indigne d’un président de république et qu’il ferait bien de se surveiller.
Il nous semble à nous que M. Trump a sauté depuis longtemps par-dessus toutes les chicanes de l’auto-surveillance.
E,t franchement, si c’était là sa seule indignité…
Dernière minute
L’Europe joue avec le feu nucléaire.
Arrêt sur info — 26 avril 2026
La France entraîne ses pilotes au largage de bombes atomiques sur la Russie
Répéter des manœuvres simulant une guerre nucléaire contre deux pays voisins, depuis le territoire d’un troisième, en dehors de tout cadre officiel, tout en parlant d’«exercices». La France et la Pologne viennent de franchir une ligne rouge aux conséquences potentiellement catastrophiques.
Ainsi donc, les pilotes français vont gentiment survoler la Pologne pour simuler des attaques nucléaires contre la Russie et la Biélorussie ? C’est officiel : nos chers voisins européens, et en particulier la France et la Pologne, semblent avoir perdu tout discernement.
Qualifiés de simples « exercices », ces manœuvres constituent en réalité une provocation manifeste. Les Rafale français, ces redoutables appareils capables d’emporter des ogives nucléaires, vont jouer à la guerre version catastrophe dans le ciel de la Baltique et du nord de la Pologne. Pendant ce temps, les Polonais, eux, feront les petits soldats : missions de reconnaissance, collecte de données sur les cibles potentielles et tirs de missiles conventionnels.
Ne nous y trompons pas : derrière ces simulations se profile une dangereuse escalade verbale et militaire contrc Moscou.
Dangereuse escalade
Un représentant militaire polonais a précisé que ces scénarios constitueraient des plans « complémentaires » dans l’éventualité d’une attaque russe. Il a indiqué que leur activation ne pourrait intervenir qu’après de « longues discussions » menées conformément à l’article 5 du traité de l’OTAN.
La même source a ajouté que ces exercices permettraient à la France et à la Pologne de constituer une « unité militaire spécifique », laquelle fonctionnerait de manière indépendante par rapport aux structures de l’Alliance atlantique.
Un autre responsable militaire polonais a confié que les autorités françaises « reconnaissaient pleinement la puissance militaire que Varsovie était en mesure de déployer ». Il a indiqué qu’à l’horizon du milieu des années 2030, la Pologne disposerait de l’une des armées les plus importantes du continent européen. Dans ce contexte, la France apporterait son savoir-faire ainsi qu’une catégorie d’armement que la Pologne ne possède pas encore, à savoir, la capacité nucléaire.
Moscou demande des éclaircissements
Du côté russe, ces exercices sont perçus comme une provocation et une étape vers une militarisation accrue de la région. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir que la Russie souhaiterait obtenir des éclaircissements sur la teneur exacte de ces échanges franco-polonais. Il a estimé qu’un projet de cette nature illustrait la volonté européenne d’engager une nouvelle phase de militarisation et de nucléarisation régionales.
Sources : https://arretsurinfo.ch/leurope-joue-avec-le-feu-nucleaire/
Macron successeur d’ Henri III ? Intéressant…
Mis en ligne le 27 avril 2026
par Les Grosses Orchades






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