Manbij libérée par l’Armée Syrienne.

La patience russe létale pour les ambitions turques.

Les Kurdes coopèrent à contrecoeur.

 

Ziad Fadel  – Syrian Perspective – 18.10.2019

 

 

 

Des soldats syriens posent pour une photo en-dehors de Manbij, tandis que la victoire se   profile sans pertes humaines.

 

 

Il a fallu deux bouffons comme Erdogan et Trump pour faire de la journée d’aujourd’hui une des plus plaisantes pour le Dr Assad. D’abord, les Turcs ont envahi le nord-est de la Syrie, ostensiblement  pour bloquer la formation d’une espèce d’enclave kurde bricolée pour ressembler aux enjeux de marchandage habituels des USA quand ils voulaient essayer d’imposer des élections de leur cru au gouvernement syrien.

Ce que les Américains n’ont jamais su et toujours tu, c’est le fait inconfortable que le Dr Assad est follement populaire et aurait pu battre n’importe quel candidat maquereauté par les USA. Le stratagème des élections aurait été un échec s’il s’était concrétisé.

Trump, confronté à un ostracisme sans précédent par son propre parti, a envoyé ses évangélisateurs préférés à Erdogan, dans l’espoir que l’enquiquineur Turc pourrait être persuadé d’arrêter son invasion illégale de la Syrie, sous peine d’avoir à s’expliquer avec les habituelles sanctions casse-pieds yankees. Pence et Pompeo, catholiques régénérés recyclés en évangélisateurs, ont annoncé qu’ils avaient réussi à convaincre le Sultan de stopper son incursion pour cinq minables petits jours. Les Turcs ont répondu en déclarant une « pause » dans les combats. Les Américains ont annoncé un « cessez-le-feu ».

Simultanément les Américains truandent pour amener les Kurdes à s’éloigner de la frontière turque jusqu’à créer une zone de sécurité d’une trentaine de kilomètres de profondeur, où Ankara puisse se débarrasser des réfugiés syriens – tous les 3,5 millions ! La Turquie veut qu’on lui garantisse que les Kurdes ne reviendront pas, comme si la création d’une enclave remplie de 3,5 millions de sunnites syriens n’offrirait pas un parfait corridor aux Kurdes pour réattaquer l’Anatolie. Mais, vous savez, braves gens, moi, je n’ai rien à voir dans cette idée débile.

Pendant que ce tohu-bohu se déroule, l’Armée Arabe Syrienne a repris Manbij, où elle a aussitôt établi une présence légale et apporté des médicaments et des denrées de première nécessité à une population affamée presque à mort par les nuls américains. Et la Syrie a été capable d’accomplir tout cela en se contentant d’attendre la bonne convergence des événements. À Al-Raqqa, une énorme manifestation de Syriens loyaux a réclamé une éradication de toute influence kurde ou turque. Les Kurdes, pendant ce temps-là, essaient de « négocier » un petit bout d’autonomie, après avoir trahi l’armée, le drapeau et le peuple syriens. D’après mes sources, le Dr A1ssad commence à être fatigué de leur répondre « non ».

Avec les Kurdes obsédés par leur survie à la perspective d’un assaut brutal des turco-sunnites syriens, l’Iran s’en donne à cœur-joie, c’est-à-dire envoie de vastes quantités de petits cadeaux à ses alliés préférés. Et, avec toutes les turbulences actuelles au Liban, la chose leur devient d’autant plus facile. Vous remarquerez aussi que la force aérienne sioniste n’envoie pas de drones ni d’intercepteurs au-dessus de la Syrie, pour bloquer les convois iraniens. Elle ne peut pas, parce que Poutine a averti Mileikowski [Netanyahou, ndt] de la mise en train d’une nouvelle politique aérienne. Mais Mileikowski a bien plus à redouter en ce moment que les cargaisons iraniennes envoyées au Hezbollah. Il a du souci à se faire pour sa propre peau.

Entrée en piste de Jared Kushner, zélote sioniste favori et beau-fils de Trump, marié à sa shiksa de fille, Ivanka. Il conduit une autre délégation américaine dans l’état d’apartheid sioniste, pour voir s’il ne pourrait pas rétrécir le fossé qui divise les deux candidats concurrents au poste de Premier ministre. Vous comprenez, Trump a cette histoire d’amour avec Mileikowski et veut qu’il reste au pouvoir. C’est le même lien amoureux qu’il a avec Kim Jong Un, Erdogan, Duterte, Bolsonaro,… et la liste n’en finit pas de s’allonger. Mais Trump a ses propres problèmes à régler. Comme Mileikowski, il a de plus en plus l’air de l’oie blessée, en route vers la casserole proverbiale.

À présent, le Dr Assad doit décider quand frapper les Turcs pour les bouter hors de Syrie. De notoriété publique, la Turquie a une armée puissante. Elle aurait une armée puissante si Erdogan n’avait pas destitué tous ses officiers. Si les apparences signifient quelque chose, les Turcs se cachent derrière la non-existante Armée Syrienne Libre. Vous vous souvenez d’eux ?

Tout compte fait, les choses s’arrangent plutôt bien, maintenant que les États-Unis obéissent aux lois internationales en se retirant de Syrie. Certains d’entre vous pourraient avoir remarqué que les MSM [« merdias »,ndt] deviennent hystériques. Mais, cette fois, ce n’est plus à propos du gouvernement syrien. C’est à propos du merveilleux allié turc des USA.

 

Source : https://www.syrianperspective.com/2019/10/manbij-liberated-by-syrian-army.html

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/manbij-liberee/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

 

Octobre 2019

 

 

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