L’HISTOIRE CONTRE LA FABLE

II.

 

 

De quoi l’Aquarius est-il le nom ?

 

LE BRUIT DU TEMPS par Slobodan Despot

Aquarius, Opération Tartuffe en Méditerranée

Drone n° 41 – 21.10.2018

 

 

Depuis qu’il s’est vu retirer son pavillon panaméen, le repêcheur de migrants Aquarius (Verseau) est techniquement un vaisseau pirate. Des élus suisses militent pour qu’il soit frappé de la croix blanche. Les arguments émotionnels accaparent le débat. Or on a assez vu, ces dernières années, où les émotions médiatisées ont mené les démocraties pour y réfléchir à deux fois.

 

Partie I : Le verso du Verseau, ou les zones d’ombre de l’Aquarius

Juridiquement, le Panama est dans son droit. Même le secours en mer obéit à des règles, et l’Aquarius les a enfreintes.

Politiquement, il n’est de loin pas sûr que l’émotivité de nos belles âmes soit partagée par une majorité de la population. Pourquoi le Conseil fédéral devrait-il ignorer à la fois la loi et le sentiment populaire pour venir au secours de cette entreprise franco-allemande?

Car l’Aquarius n’est pas une voile solitaire. Il y a derrière lui une flotte de dix navires, des sponsors puis­sants, dont les organisations Soros, et des infrastructures complexes chapeautées par l’organisation SOS Méditerranée, créée pour l’occa­sion. Depuis 2016, selon le site de l’ONG, des centaines de milliers de personnes ont emprunté cette passe­relle.

De tels chiffres relèvent de la démographie et non des fortunes de mer. Justifier l’activité de cette flot­tille en invoquant les lois régissant l’aide aux naufragés depuis le Moyen Age est une mignardise roman­tique assez étrange. On peut aller à la pêche avec une canne ou un filet dérivant derrière un chalutier, mais est-il honnête de confondre ces deux outils ?

Il convient donc d’ouvrir les yeux. A tous les échelons de cette initiative, on parle allemand. Allemand, Klaus Vogel, le fondateur de SOS Médi­tarranée et capitaine de l’Aquarius. Allemand l’armateur, une Sàrl de Brême… dont les gérants seraient deux retraités tenant une pension de famille ! Qui croira que ce sont les vrais patrons de ce navire dont l’en­tretien coûte 11.000 € par jour, sans les salaires (selon le site de l’ONG) ? Auparavant, l’Aquarius apparte­nait aux gardes-côte allemands, l’un des outils de Frontex (l’agence garde-frontière de Schengen). Tiens donc… et SOS Méditerranée est présidée par l’armateur Francis Vallat, ex-vice-président de l’Agence européenne pour la sécurité mari­time, qui travaille en étroite colla­boration avec Frontex. Purs profils d’humanitaires !

De là à voir dans l’Aquarius le cheval de Troie d’une opération de RP visant à remplacer la filière terrestre politiquement grillée par une voie plus acceptable (et surtout moins visible) d’importation de migrants, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Nous noterons simplement que Mme Merkel a voulu et déclen­ché cette migration sans consulter personne, que cette décision lui a coûté très cher et que s’il est un pays qui doit offrir son pavillon à l’Aqua­rius, c’est bien son pays d’origine ! Voire la France, qui en déstabilisant la Libye a ouvert la bonde au sud de la Méditerranée. Mais la fixation sur l’Aquarius étouffe la réflexion sur les responsabilités réelles de ce mouve­ment de populations qui est en train de faire éclater l’Union européenne.

Ces arguments, je sais, ne décou­rageront en rien nos belles âmes. J’ai publié jadis une belle enquête de Maria Pace Ottieri sur les premiers boat people débarquant en Italie. La journaliste les abordait avec sympa­thie, mais à partir de leurs destinées individuelles, non du point de vue de la statistique ou de la morale. Le livre n’a intéressé personne chez nous. Le visage réel de ces gens demeure toujours aussi flou. Ce qui « nous » intéresse, c’est uniquement l’usage qu’on peut faire d’eux dans nos affaires internes.

L’urgence humanitaire justifie tout ! C’est ainsi qu’à la tête de nos avocats de l’Aquarius on trouve un tartuffe qui peut à la fois donner aux Suisses des leçons de morale huma­nitaire et se faire payer des voyages à Abu Dhabi par un « ami » faisant partie, selon la presse espagnole, d’une famille liée au trafic d’armes… Il serait intéressant d’avoir son opinion sur la moralité de la chose.

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(Article publié ce même 21 octobre 2018 dans Le Matin Dimanche).

 

Pour lire la suite, il faut vous abonner au Drone de l’Antipresse. Certes nous préconisons la gratuité sur Internet, mais… nous sommes retraités. Que notre retraite soit cossue ou infime, nous n’avons pas que le droit mais la possibilité d’en faire ce que nous voulons, nous privant au besoin de ce que nous pouvons larguer. Il n’en va pas de même pour ceux qui sont plus jeunes et doivent gagner leur vie. À fortiori quand ils la gagnent en se consacrant à des entreprises telles que faire la lumière sur ce que l’auteur appelle fort justement « une filière maritime qui s’apparente à de la traite négrière ». – Ah, le nombre incroyable d’ONG « humanitaires », Soros en tête, qui trempent dans ce juteux « trafic de bois d’ébène » new look ! – Mettre au jour les buts secrets et les rouages qui portent dommage à la fois aux victimes de la traite et aux ingénues populations que l’on rend complices du crime en les prenant au piège de leurs principes les plus altruistes, est une entreprise ardue et de longue haleine. De telles entreprises méritent que vous vous aidiez vous-mêmes en les aidant. ABONNEZ-VOUS.

 

 

 

 

Où il est également question d’immigration et de gens qui n’en veulent pas…

 

Avertissement aux juifs

Israël Adam Shamir – Entre la plume et l’enclume3.11.2018 Traduction : Maria Poumier

 

 

 

J’hésitais à écrire sur la question, tant que les morts de Pittsburgh n’étaient pas encore enterrés. Je sais, c’est une considération inappropriée, pour les mandarins du militantisme. Les juifs US ont accusé le président Trump, et les juifs israéliens ont accusé les Palestiniens mécaniquement, avant même que les victimes soient déclarées bien mortes. Cependant, on ne peut rien dire de sensé tant que les morts ne reposent pas sous terre. C’est maintenant que l’on peut débattre des responsabilités des uns et des autres.

L’homme qui a tué onze juifs à Pittsburgh l’a fait pour faire entendre son opposition à l’immigration. S’il avait été autorisé à dire cela sur sa page facebook, au lieu de se retrouver avec un compte bloqué, ces personnes âgées seraient encore en vie. Si le New York Times permettait que s’expriment et soient discutés les sentiments anti-immigration  sur le papier au lieu de les priver de toute légitimité, ces vieux messieurs seraient encore en vie. C’est l’obstacle à toute expression d’opinions qui ne soient pas ultra libérales responsable de la pression refoulée qui a jeté un homme déjà dérangé dans la folie furieuse.

Quand il n’y a pas un journal, pas une chaîne de  télé, pas une page Facebook qui disent ce que vous avez besoin d’entendre dire, tôt ou tard ce sont les flingues qui vont parler. Et ce qui est sûr, c’est que les gens qui ont organisé ce mutisme massif et cette campagne de censure sont des gens assez fins pour s’attendre précisément à ce genre de sortie. De leur part, la surprise n’est certes pas de mise.

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HEXAGONE

 

 « …la recherche de la connivence avec celui qui tient le manche est toujours vouée à l’échec… »

« Privilégier la tactique au détriment de la défense des principes est toujours un très mauvais placement »

 

Qu’il le sache ou non… que cela lui plaise ou pas… Me Régis de Castelnau envisage le Droit à la manière de Robespierre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il nous intéresse tant. Il a même, dans l’important article qui suit, des accents qui rappellent Saint-Just…

 

« Tout le système judiciaire d’un pays démocratique repose sur la défiance qu’il faut avoir vis-à-vis de l’institution. »

 

« Mélenchongate » : demandez le programme !

Régis de CastelnauVu du droit21.10.2018

 

Rencontre entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée, novembre 2017.

 

J’avais conclu mon précédent article relatif à ce que l’on va désormais appeler le « Mélenchongate » en prévenant le patron de la France insoumise qu’il allait vivre des moments assez difficiles et qu’il devait s’y préparer. A-t-il compris ce qui l’attend ?

 

Hier Fillon, aujourd’hui Mélenchon

On passera rapidement sur l’outrance maladroite de ses réactions, où il n’a pas compris que l’imprécation furieuse, registre où il excelle, n’était vraiment pas adaptée. Pas plus que ses attitudes précédentes face aux opérations judiciaires contre ses adversaires politiques. D’ailleurs, ses excès semblent le fruit d’une douloureuse surprise face à l’utilisation cynique de la violence d’État par le pouvoir. Comment ose-t-on infliger à Jean-Luc Mélenchon, pourtant consacré « adversaire et non ennemi » par Emmanuel Macron sur le Vieux-Port, le même traitement qu’à Sarkozy, Fillon et Le Pen ?

 

 

Depuis le temps, Jean-Luc Mélenchon, vous devriez savoir qu’en matière de justice politique, la recherche de la connivence avec celui qui tient le manche est toujours vouée à l’échec, mais également que l’innocence ne protège de rien. Là comme ailleurs, seul compte le rapport de force. Privilégier la tactique au détriment de la défense des principes est toujours un très mauvais placement.

Alors bien sûr, cher Monsieur Mélenchon, vos emportements ont permis aux gens d’en haut d’exprimer la haine qu’ils vous portent. Non seulement ce n’est pas grave mais cela va présenter quelques avantages. D’abord, ces gens-là, parmi lesquels tous les anciens amis du PS que vous essayez actuellement de débaucher, vous combattront toujours, quoi qu’il arrive, puisqu’ils ont définitivement choisi le camp d’en face. Quant aux couches populaires, celles à qui vous devriez vous adresser autrement qu’en enfilant les gilets de sauvetage de l’Aquarius, il y a longtemps qu’elles ne sont plus dupes et qu’elles savent très bien à quoi s’en tenir concernant l’attitude et les discours des serviteurs de l’oligarchie. À quelque chose malheur est bon, vous pourrez ainsi compter ceux qui vous ont soutenu dans l’épreuve.

Répétons une fois de plus que l’opération du 16 octobre, avec sa quinzaine de perquisitions, n’a probablement pas pu être organisée sans que le pouvoir exécutif soit au courant et qu’il ait pris lui-même la décision. Tout permet de le penser, à commencer, au-delà de l’expérience professionnelle, par l’utilisation du simple bon sens. Une opération de cette ampleur, le jour de l’annonce du remaniement, menée par le parquet et dirigée contre un des premiers partis d’opposition, sans que les services de la place Vendôme, et notamment le garde des Sceaux, soient au courant ? Sans que Madame Belloubet l’ait décidé en liaison étroite avec l’Élysée ? Une telle mobilisation policière sans que le ministère de l’Intérieur ne soit au courant et ait donné son feu vert ? Soyons sérieux.

Je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que la fameuse enquête préliminaire a déjà dû être fructueuse et que le parquet dispose d’un dossier bien étoffé. De la même façon, il me semble probable que la décision de l’ouverture de l’information judiciaire et la saisine d’un ou plusieurs juges d’instruction est déjà prise, et les magistrats instructeurs choisis. Lors du déclenchement de l’affaire Fillon par le Parquet national financier (PNF), tout le monde savait à l’avance, dans le monde judiciaire, qui serait le juge d’instruction désigné et que le candidat des Républicains serait immédiatement mis en examen.

 

La justice repose sur la défiance

Avec le grand cirque médiatico-judiciaire qui va se dérouler, le raid du 16 octobre va rapidement apparaître comme un léger hors-d’œuvre. Collection de convocations diverses et variées aux dirigeants et collaborateurs de la France insoumise – soit pour des mises en examen spectaculaires avec des qualifications sonores, de celles qui enjolivent les manchettes : « escroqueries en bande organisée, détournement de fonds publics en réunion, blanchiment de fraude fiscale », etc., soit pour des gardes à vue fatigantes dont les durées seront fonction des qualifications et pourront aller jusqu’à 96 heures… ; nouvelles perquisitions chez les mêmes, avec des écoutes téléphoniques tous azimuts ; la presse sera comme d’habitude scrupuleusement alimentée de copies partielles de procès-verbaux, de pièces de procédure de toute nature, de transcriptions trafiquées d’écoutes téléphoniques – il est d’ailleurs probable que les interlocuteurs privilégiés soient déjà choisis, l’officine Mediapart, fidèle et zélé petit télégraphiste du pouvoir étant bien sûr de la fête, et dans les médias la surenchère et l’effet de meute joueront à fond – ; et naturellement aussi, comme d’habitude, toutes les plaintes pour violation du secret de l’instruction (protégé, il faut le rappeler, par la loi), seront soigneusement rangées par le parquet avec les autres dans l’armoire prévue à cet effet. Rapidement couvertes de poussière, elles ne donneront jamais lieu à la moindre investigation.

Alors j’espère qu’à la France insoumise, on ne va plus entendre psalmodier l’incantation imbécile : « Il faut faire confiance à la Justice ! ». Tout le système judiciaire d’un pays démocratique repose sur la défiance qu’il faut avoir vis-à-vis de l’institution. Sinon, pourquoi avoir un avocat ? Pourquoi celui-ci doit-il disposer de prérogatives et de privilèges importants ? Pourquoi le double degré de juridiction, pourquoi la collégialité, pourquoi toutes ces règles de procédure ? Parce que l’on donne l’usage de la violence légitime de l’État à des hommes faillibles qu’il faut impérativement encadrer en rappelant qu’« ennemie jurée de l’arbitraire, la forme est la sœur jumelle de la liberté ».

 

Une affaire, une élection

Il y a ensuite l’autre incantation : « Mais puisqu’on n’a rien fait ! » Je partage depuis longtemps l’opinion du cardinal de Richelieu qui disait : « Donnez-moi deux lignes de la main d’un homme, et j’y trouverai de quoi suffire à sa condamnation. » Je sais bien qu’en France où l’on préfère l’ordre à la justice, prétendre que l’innocence ne protège de rien est blasphématoire, alors que c’est pourtant la réalité. Ce qui protège l’innocent, c’est le débat contradictoire dans le respect des règles et des principes fondamentaux, devant des juges impartiaux. On ajoutera que, dans les affaires politico-judiciaires, le risque est moins la sanction finale, si elle arrive un jour, que dans les mises en cause et le cirque médiatique qui les accompagne. Après son démarrage en fanfare, l’affaire Fillon a dormi paisiblement pendant près de deux ans. Les objectifs qui avaient justifié l’urgence initiale ayant été atteints avec l’élimination du candidat de droite. La particularité de ces affaires, et cela se vérifie à chaque fois, est que chaque emportement médiatique provoqué par des révélations opportunes issues des dossiers judiciaires est toujours directement corrélé à une actualité politique concernant les mis en cause.

Et c’est justement cette expérience de ce qui s’est produit pour Nicolas Sarkozy, François Fillon et Marine Le Pen, pour ne citer que les leaders politiques opposés au pouvoir de Hollande puis de Macron, qui permettent de faire ces prévisions. Mais il y a deux autres facteurs qui viennent nourrir ce diagnostic. Tout d’abord, Emmanuel Macron lui-même a délivré le verdict et annoncé à quelle sauce celui dont il avait dit qu’il n’était pas son ennemi va être dévoré. « L’autorité judiciaire est une autorité indépendante dans notre pays, et j’en suis le garant. Pour tout le monde. N’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception », a-t-il assuré. Invocation habituelle du mantra « indépendance » qui n’a aucun sens dès lors que l’on n’en fait pas uniquement le moyen de ce qui est essentiel à l’office du juge : l’impartialité. Le président de la République sait parfaitement à quoi s’en tenir : il dispose d’un haut appareil judiciaire qui n’a plus besoin de recevoir des ordres pour agir selon ses vœux. Il existe désormais des connivences sociologiques, politiques, professionnelles et idéologiques qui rendent en partie inutile la mise en place de courroies de transmission. C’est ici le deuxième facteur qui permet de prévoir ce qui va se passer. Dans la conduite des affaires politiques, les juridictions soi-disant spécialisées se sont transformées en juridictions d’exception, appuyées par les chambres d’instruction et validées par la Cour de cassation, utilisant des méthodes et mettant en place des jurisprudences qui portent directement atteinte à la liberté politique.

 

Quand la justice prend des libertés politiques

Arrêtons-nous sur les questions en cause dans les deux dossiers qui concernent Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise : les attachés parlementaires et les frais de campagne électorale. Les lois de 1988 et 1990, et les textes qui les ont complétées, ont mis en place un système de financement public de la vie politique dont les trois principes essentiels étaient : le financement par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses pendant les campagnes électorales, le contrôle financier enfin exercé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements de la vie politique (CNCCFP). Ce contrôle porte sur les recettes des partis, afin d’éviter les dons interdits, et sur les dépenses en période électorale. Le contrôle des dépenses, lui, ne doit porter que sur la réalité, afin de vérifier si celles-ci n’ont pas été minorées pour empêcher le dépassement du plafond avec toutes les conséquences désagréables qui en découlent. Mais la stratégie électorale est libre et la Commission nationale ne peut pas déterminer à la place du candidat ou du parti les dépenses qui étaient bonnes pour sa stratégie. Si un candidat pense que c’est bon pour son image de circuler en Ferrari, c’est son droit le plus strict. De même, s’il pense qu’il faut s’adresser à un grand traiteur plutôt que de demander à ses militants de passer chez Picard surgelés, c’est également sa liberté. À condition d’inscrire les factures correspondantes à leur prix réel dans le compte de campagne. Les magistrats du pôle financier ont trouvé une astuce pour contourner cette évidence. Comme l’État rembourse une partie des frais de campagne aux candidats qui ont atteint un pourcentage minimum, leur raisonnement consiste à dire que, du fait de ce versement de fonds publics, le juge a un droit de regard sur la nature des dépenses exposées. Il peut contrôler si elles étaient bien justifiées par la campagne, mais du point de vue du juge. Adieu donc la Ferrari, le traiteur Le Nôtre ou Fauchon et les rémunérations conséquentes éventuellement versées à la société de Madame Chikirou. Ou toute autre dépense qui aura l’heur de déplaire au président de la Commission nationale ou au juge d’instruction. Ils pourront ainsi les qualifier d’escroquerie, non pas vis-à-vis du candidat, des équipes de campagnes ou des militants mais vis-à-vis de l’État rembourseur. Adieu en fait, et par conséquent, à la liberté politique d’organiser votre campagne comme vous l’entendez, cette prérogative appartient désormais au juge.

Aucune surprise quand on voit de quelle façon la même Cour de cassation, suivant le pôle financier, a balancé par dessus les moulins les principes de liberté politique et de séparation des pouvoirs à propos des assistants parlementaires. Un certain nombre de moyens matériels sont mis à la disposition de celui qui a recueilli les suffrages nécessaires pour devenir représentant de la nation. Il n’a de compte à rendre sur l’exécution de son mandat qu’à ses électeurs. Le choix des assistants parlementaires l’organisation et la nature du travail qu’ils effectuent relèvent de sa liberté politique. Dans une affaire qui concernait le Sénat, et en justifiant indirectement le raid judiciaire contre François Fillon, la Cour de cassation vient de considérer que le juge avait un droit de regard sur l’organisation de leur travail par les parlementaires. C’est aussi ce qui s’est passé dans l’affaire Fillon et ce qui se passera, probablement, dans l’affaire Mélenchon. Nouvelles atteintes aux principes, par la grâce de la cour suprême, les députés de la république devront renoncer à la liberté d’exécuter leur mandat comme ils l’entendent, c’est désormais le juge qui imposera ses choix.

 

Il faut défendre Mélenchon

Cette volonté devenue évidente de la haute fonction publique judiciaire de s’abstraire des principes fondamentaux de la liberté politique et de la séparation des pouvoirs génère des dérives particulièrement inquiétantes. Inquiétude renforcée par le fait qu’aux procédures spectaculaires dirigées contre les représentants de l’opposition politique, s’ajoute une passivité troublante vis-à-vis des affaires concernant les entourages du pouvoir. Comment ne pas soupçonner que la gestion de ces dossiers puisse être conduite par des subjectivités politiques et idéologiques qui n’ont rien à y faire ?

Ce que nous rappelle l’agression médiatico-judiciaire dont sont l’objet aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon et son organisation politique, c’est bien l’existence de dérives dangereuses pour les libertés publiques. Alors quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est nécessaire aujourd’hui de le défendre. « Quand nos libertés sont sous la grêle, fol qui fait le délicat. »

 

Source : http://www.vududroit.com/2018/10/melenchongate-demandez-programme/

 

Régis de Castelnau – Avocat. Régis de Castelnau anime le blog « Vu du Droit » depuis 2012. En consacrant sa vie professionnelle d’abord au Droit social puis au Droit Public dont il fut un des premiers praticiens actifs au sein de la profession d’avocat. Il y ajouta une activité universitaire, doctrinale …

 

 

Oui, Me de Castelanu est un homme de droite. Et, oui, il publie même dans un organe sioniste, c’est d’ailleurs là qu’on l’a découvert. Bon. Et alors ? Alors, écoutez bien : si vous n’êtes pas prêts à aller chercher la vérité en enfer et jusque dans les mâchoires du diable, recouchez-vous et rendormez-vous les mecs, on fera sans vous.

 

Quid de Mélenchon ?

Pour l’avoir suivi depuis deux fois dix ans, en retenant notre souffle au début, notre opinion est faite : il n’y a rien à attendre du candidat Jean-Luc en ce qui concerne des lendemains qui ne déchanteraient pas.

Il n’est pas question de le lui reprocher ni de le considérer avec dédain, mais comme l’équation qu’il est : peut-il ou ne peut-il pas faire avancer le schmilblick ? La réponse, à notre avis, est « non ». Qu’il nous prouve s’il se peut notre erreur et nous serons les tout premiers à nous en réjouir sans réserve.

« Ce qui caractérise un révolutionnaire », disait John Cowper Powys, « c’est son tempérament, bien plus que ses idées. » Jean-Luc Mélenchon n’est pas un révolutionnaire. Mais on peut estimer que la réflexion vaut aussi pour « un homme », tout simplement. Rien n’empêche donc M. Mélenchon d’apporter, en tant qu’homme, sa pierre à l’édifice. Avec modestie. L’erreur serait, pour ceux qui le suivent, de se faire des illusions, et surtout, de tout bazarder en les perdant.

Nous persisterons à croire, nous, que les Français prouvent l’étendue de leur déréliction en ne suppliant pas, à genoux, le Dr Oberlin de poser sa candidature à la présidence de la République (pourvu qu’il ne le fasse pas ! on tient à sa vie) et en ne se débrouillant pas pour que soit confiée à des hommes comme Me de Castelnau la tâche herculéenne et délicate de réorganiser les affaires publiques, c’est-à-dire, peu ou prou les relations pratiques entre le Législatif et l’Exécutif, et la remise en ordre de leurs instruments du point de vue du Droit. Non seulement sur le papier, mais dans les faits.

 

Représentants : codification des tirelires

Henri Guillemin a fait remarquer un jour, et même souvent, qu’au sein de la Convention ­– celle qui a fondé la Première République – sur 750 représentants du peuple, il n’y avait qu’un seul ouvrier.

C’était normal. À l’époque, pour s’occuper des affaires publiques, il fallait non seulement avoir de la fortune mais encore l’employer à garantir le bien commun. C’était une règle implicite et ancienne. On peut citer à titre d’exemple, au XVIe siècle, les frères du Bellay (Guillaume, seigneur de Langey, et son frère Jean, évêque de Paris, puis cardinal) qui engloutirent leurs très considérables patrimoines au service de la France. Les mentalités, donc les choses, avaient changé en 1793, et il devenait urgent de faire accéder aux responsabilités publiques des hommes d’une autre extraction, qui, non seulement ne disposaient de rien en guise de « nerf de la guerre », mais perdaient leurs moyens de subsistance à chaque fois qu’ils devaient interrompre leur travail pour aller s’exprimer à « la tribune aux harangues ». C’est cette préoccupation qui devait pousser Robespierre à imaginer un moyen équitable de leur en donner la possibilité. D’où l’idée de rémunérer les représentants du peuple pour qu’ils puissent le servir. Solution qui connaît aujourd’hui les perverses dérives et instrumentalisations déplorées par Me de Castelnau.

Théroigne

 

 

 

 

Georges Ibrahim Abdallah mourra-t-il centenaire en prison ?

 

 

 

Depuis 1984, cinq présidents de la République – François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron – et, grosso modo 64 millions de Français, se sont couchés et se couchent devant le lobby israélien – état dans l’État en France – sauf quelques-uns, dont ceux qui suivent :

 

 

28 octobre 2018

Bilan de la semaine d’action internationale pour Georges Abdallah

 

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À l’EST ET JUSQU’EN ORIENT

 

Le nouveau film-scandale « La Fête » du blocus de Léningrad de Krassovsky ou des limites de la liberté artistique

Karine Bechet Golovko – Russie Politics 22.10.2018

 

 

Dans toute société, il y a un consensus autour des éléments sacrés qui forgent la mémoire nationale. Même si cela n’est pas formellement écrit dans la loi, l’on ne tournera pas de comédie autour du 11 septembre aux États-Unis, l’on ne tournera pas au ridicule l’Holocauste et ce pas uniquement à Tel Aviv, parce que ce sont des tragédies qui ont marqué les peuples, qui les soudent autour d’une même histoire. Parce que la conscience d’un peuple est faite de sang séché et de chairs brûlées. De cadavres qui ont permis de sauver le pays. De corps inertes sur lesquels les vivants s’appuient et sans lesquels ils tombent. En Russie, le blocus de Léningrad appartient à cette catégorie. Du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944, environ un million de personnes sont mortes et la plus grande partie d’entre elles de faim.

C’est dans ce « décor » que le nouveau réalisateur à la mode, Alexei Krassovsky, tourne une comédie noire mais légère pour le Nouvel An, qui se passe dans une famille « aisée » fêtant de manière gargantuesque le 31 décembre 1941, en petite robe légère, alors qu’il s’agit de l’hiver le plus froid, qu’il n’y a plus ni électricité ni chauffage. Une telle hargne du réalisateur face à l’histoire de son pays, cette manie de travestir la réalité en reprenant la propagande allemande et la participation d’acteurs connus obligent à s’interroger sur les déchirures de la société russe contemporaine, où une certaine « élite » postmoderne joue un rôle central dans la déstructuration du pays.

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Nouvelles révélations sur les massacres de Sabra et Chatila

Seth Anziska Orient XXI 26 .10.2018

 

 

 

Dans un livre sur la diplomatie américaine au Proche-Orient, le chercheur Seth Anziska revient sur les massacres de Sabra et Chatila (1982). Il apporte des éléments nouveaux sur l’implication du gouvernement israélien. Analyse de l’ouvrage et entretien avec l’auteur par Sylvain Cypel.

À l’automne 2012, à l’occasion des trente ans des massacres de Sabra et Chatila, le chercheur américain Seth Anziska publiait un article dans le New York Times sur la manière dont les dirigeants israéliens avaient, comme le déclarera le sous-secrétaire d’État Lawrence Eagleburger, « délibérément trompé » leurs interlocuteurs américains sur les massacres en cours dans les camps palestiniens dont ils avaient connaissance. L’article montrait aussi l’attitude peu courageuse que leur avait opposée l’administration Reagan, son ambassadeur itinérant au Proche-Orient Morris Draper au premier chef.

Pour ce faire, Anziska s’appuyait beaucoup sur des sources diplomatiques américaines. Aujourd’hui, il revient à la charge, et plus en profondeur. Dans un ouvrage intitulé Preventing Palestine : A Political History From Camp David to Oslo, une étude sur la diplomatie américaine au Proche-Orient pour la période qui va du premier accord de Camp David (1977) aux accords d’Oslo (1993)1, il consacre une vingtaine de pages aux massacres de Sabra et Chatila. Il a, cette fois, eu accès à de nouvelles sources, dont des documents classifiés des travaux de la célèbre commission Kahane qui, en Israël, avait évalué les responsabilités des dirigeants dans ces crimes2.

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De Karbala à Daech : pourquoi vous n’avez jamais entendu parler du plus grand pèlerinage au monde

Sayed Mahdi al-ModarresiSayed Hasan30.10.2018
Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr


Cet article est consacré au pèlerinage annuel de ‘Arbaeen effectué en ce moment même par les chi’ites à Karbala, en Irak, où l’Imam Hussein, petit-fils chéri du Prophète de l’Islam vénéré par tous les musulmans, a été décapité avec les siens pour avoir refusé de faire allégeance au calife illégitime et despotique Yazid b. Mu’awiya, qui bafouait les valeurs islamiques. L’auteur y décrit le caractère spectaculaire de cette procession, qui culmine le 30 octobre 2018, dans laquelle des millions de personnes bravent chaque année la menace terroriste de Daech pour qui les chi’ites sont la cible de prédilection.

Les racines historiques et idéologiques de Daech, dont la barbarie frappe avant tout les musulmans et foule aux pieds les principes les plus élémentaires de l’Islam, se retrouvent déjà à Karbala, il y a quatorze siècles, lorsque l’armée d’un calife usurpateur a massacré la famille du Prophète tout en se revendiquant de l’Islam.

 

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Ce n’est ni le Hajj musulman [pèlerinage à La Mecque], ni la Kumbh Mela hindoue. Désigné comme le « Arbaeen » [le quarantième jour], c’est le plus grand rassemblement au monde et vous n’en avez probablement jamais entendu parler ! Non seulement cette congrégation dépasse-t-elle le nombre de visiteurs à la Mecque (par un facteur de cinq, en fait), mais elle est encore plus importante que la Kumbh Mela, puisque cette dernière n’est commémorée que tous les trois ans. En bref, Arbaeen éclipse tous les autres rallyes de la planète, atteignant les vingt millions de participants l’an dernier. Cela représente une proportion impressionnante de 60% de toute la population d’Irak, et leur nombre est en augmentation année après année.

 

Procession des pèlerins en direction de Karbala

 

Surtout, Arbaeen est unique parce qu’il se déroule contre un arrière-fond de scènes géopolitiques chaotiques et dangereuses. Daech – alias « État islamique » – considère les chiites comme des ennemis mortels, si bien que rien n’exaspère le groupe terroriste plus que la vue des pèlerins chiites rassemblés pour leur plus grande démonstration de foi.

Il y a une autre particularité de Arbaeen. Bien que ce soit un exercice spirituel typiquement chiite, des sunnites, et même des chrétiens, des Yézidis, des Zoroastriens et des Sabéens prennent part à la fois au pèlerinage et au service des dévots. Cela est remarquable compte tenu de la nature exclusive des rituels religieux, et cela ne peut signifier qu’une chose : les peuples, indépendamment de leur couleur ou de leur croyance, considèrent Hussein comme un symbole universel de la liberté et de la compassion, sans frontières et méta-religieux.

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Hassan Nasrallah sur la lutte contre le terrorisme : la France et l’UE sont de grands hypocrites (en soutien au Centre Zahra)

Source : http://sayed7asan.blogspot.com/

 

 

 

 

 

BRÉSIL

 

 

29 octobre 2018

Brésil : 27 universités investies par la police

 

Jeudi 25 octobre, quelques jours avant l’élection du candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro, la police a investi 27 universités, à la demande des tribunaux électoraux. Les forces de police étaient à la recherche de supposé matériel de propagande électorale illégale. À Rio, une juge a fait enlever une banderole du fronton du bâtiment de la faculté de droit de l’université fédérale Fluminense (UFF) sur laquelle était inscrit, autour du symbole antifasciste : « Droit Antifasciste ». À l’université de l’État de Rio, les agents électoraux ont retiré une banderole en hommage à Marielle Franco, un élue municipale de gauche assassinée en mars dernier (voir notre article). Dans le Paraíba, les agents du tribunal électoral se sont introduits dans l’université pour retirer une banderole où était simplement inscrit « moins d’armes, plus de livres ».

Les conférences et des débats prévus sur la dictature militaire et le fascisme ont été interdits. C’est le cas d’un débat public intitulé « Contre la fascisme, pour la démocratie », qui devait avoir lieu à l’université fédérale de Rio Grande do Sul (la région de Porto Alegre). Dimanche dernier, dans une allocution filmée diffusée pour ses supporters rassemblés à São Paulo, Jair Bolsonaro a annoncé « nous allons balayer ces bandits rouges du Brésil » par un « nettoyage jamais vu dans l’histoire de ce pays ». Il a précisé qu’il allait classer le Mouvements des paysans sans Terre (MST) et le Mouvement des travailleurs sans toit (MTST) comme des organisations terroristes.

 

La Faculté de droit de l’Universidade Federal Fluminense avant l’intervention policière

 

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Source : https://secoursrouge.org/Bresil-27-universites-investies-par-la-police

 

 

ICI.

 

On adore cette nouvelle manière de répondre aux questions en les posant…

 

Libye : la Belgique a-t-elle financé des milices faisant du trafic d’êtres humains ?

RT France 29 .10.2018

 

Des combattants alliés au gouvernement libyen internationalement reconnu se battant contre un groupe armé à Tripoli, le 22 septembre 2018

 

La Belgique est encore éclaboussée dans l’affaire des fonds gelés de la Libye. Selon des informations publiées par la RTBF, le royaume aurait contribué au financement de milices libyennes responsables de trafic d’êtres humains.

La rédaction de la Radio-Télévision belge francophone (RTBF) a mené l’enquête dans l’affaire des fonds gelés de feu Mouammar Kadhafi et rapporte que l’État belge aurait joué un rôle dans le financement de milices libyennes coupables de trafic d’êtres humains. 

 

Libye : pour tromper les migrants, des passeurs se déguiseraient en travailleurs humanitaires

 

Selon les informations recueillies par le média public belge auprès d’une source « proche du milieu des agents secrets » sous couvert d’anonymat, les milices qui opèrent en Libye depuis la chute de Kadhafi en 2011 n’ont guère eu de difficultés à s’approvisionner en armements. « Certains pays les ont ouvertement armés mais ils ont trouvé l’armement par d’autres voies », déclare-t-elle. Elle évoque également « un ou deux scandales liés à des avions stoppés sur l’aéroport d’Ostende [Bruges, Belgique] avec des armes à l’intérieur ».

 

Trafics d’êtres humains

Pour rappel, après la mort du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en 2011, le Conseil de sécurité des Nations Unies a imposé le gel des actions et obligations libyennes.

En Belgique, les avoirs libyens devaient être gelés dans quatre banques : BNP Paribas-Fortis (43 millions), ING (376 millions), KBC (869 millions) et surtout Euroclear Bank (12,8 milliards). Pourtant, quelques années plus tard, selon la RTBF, il est apparu que les intérêts et dividendes n’avaient pas été gelés et que dès 2012, entre trois et cinq milliards d’euros d’intérêts et de dividendes avaient quitté des comptes belges, sans que l’on sache exactement ce qu’il est advenu de cet argent.

Lire la suite…

 

 

On ose à peine le dire, mais on a aussi des artistes…

 

COSMOGONIES

Le peintre Stéphanie Defays expose à Liège

 

Où ?

À la Société Libre d’Émulation, rue Charles Magnette 5 & 9.

 

Quand ?

Du 8 novembre au 15 décembre.

 

Vernissage 

Mercredi 7 novembre, de 18 h à 20h30

 

Samedi 17 novembre à 15 h.  

Rencontre avec Hervé Caps, physicien de l’Université de Liège, à propos du spectre lumineux des couleurs.

 

La société d’Émulation

a deux adresses e-mail pratiquement illisibles, que voilà :

soc.emulation@skynet.be

emulation.liege@skynet.be

et un lien d’accès :

www.emulation-liege.be

 

 

On souhaite le plus grand succès au peintre et un peu de gingin au concepteur d’affiches.

 

 

 

Mis en ligne le 4 novembre 2018.

 

 

 

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