La Royal Navy brigue-t-elle, en Mer Noire, la succession de la Kriegsmarine ?

 

 

 

  

A la Librairie Tropiques, un livre :

 

 

L’Empire colonial britannique

 

 

 

 

 

Truganini (1812-1876), dernière représentante du peuple
tasmanien, figure emblématique rescapée de l’extermination et de la morgue ethno-suprémaciste du colon, mais aussi étendard de la résistance des peuples.[Charles Alfred Woolley (photographe) / State Library of New South Wales]

 

 

Dans cet ouvrage monumental, l’historien britannique Richard Gott terrasse le récit impérial mystificateur, celui d’un empire « civilisateur » et « libéral », pour révéler l’histoire de ceux qui se sont soulevés contre la machine coloniale. Des forêts d’Amérique du Nord aux collines de Ceylan, des plantations sucrières des Caraïbes aux champs de bataille du Pendjab, L’Empire colonial britannique raconte deux siècles de résistance, de répression et de révolte systématiquement occultés par l’historiographie classique.

Gott exhume des figures oubliées : chefs amérindiens comme Pontiac, rebelles gurkhas du Népal, marrons jamaïcains, paysans irlandais Whiteboys, princes musulmans du Mysore, cipayes mutinés, esclaves insurgés, prophètes xhosa… Il montre comment « chaque conquête fut d’abord une guerre d’extermination » et chaque occupation une tyrannie militaire. La loi martiale, les exécutions au canon, la famine comme arme, la déportation massive des prisonniers politiques – en Australie, en Tasmanie, aux Seychelles – furent les outils ordinaires d’un système qui n’a jamais hésité à massacrer les populations autochtones pour étendre son emprise.

Loin du récit héroïque, Gott montre que l’Empire britannique ne fut pas seulement une aventure économique et géopolitique : ce fut un « système de terreur global », préfigurant les fascismes du xxe siècle par sa bestialité. Pourtant, jamais les « sujets de l’Empire » ne se sont résignés. Année après année, des rébellions ont éclaté, des guérillas ont harcelé les armées d’occupation. Ce livre leur redonne une voix – et une place dans l’histoire.

En s’appuyant sur des archives souvent négligées – rapports coloniaux, mémoires de missionnaires, témoignages –, Gott compose une contre-histoire rigoureuse. Il ne s’agit pas d’un énième récit des victoires britanniques, mais d’une plongée dans les zones d’ombre de l’Empire, là où la violence était la règle et où la résistance, même atrocement réprimée, n’a jamais pu être éteinte.

 

L’auteur :

Richard Gott (1938‑2025), historien britannique et ancien correspondant du Guardian en Amérique latine, a consacré une partie de ses travaux à récuser les récits officiels de l’histoire occidentale. Spécialiste des guérillas et des mouvements de résistance, connu pour avoir identifié le corps de Che Guevara en 1967, il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment sur l’Amérique latine (Cuba, Venezuela, etc.).

 

 

***   

 

C’est lundi 31 août prochain, à 19h30 que la Librairie Tropiques, dans son programme de lectures et de rencontres, vous invite à discuter de ce livre avec son traducteur, à vous en faire éventuellement dédicacer un exemplaire et même à boire un coup si vous êtes restés jusque là..

 

 

 

Pour connaître la totalité de ces programmes au cours du mois de septembre, c’est ici :

https://www.librairie-tropiques.fr/2026/08/programme-actu-2026-2027-9.html

 

 

 

 

 

Et l’empire colonial US qui en découle

 

 

 

Dédié à Brian Berletič (The New Atlas) qui s’échine à nous faire comprendre tout ceci depuis des années.

 

 

 

Poutine, le Japon et les îles que l’Amérique n’a jamais voulu que Tokyo oublie

 

 

 (Putin, Japan and the Islands America Never Wanted Tokyo to Forget )

 

 

Des documents américains déclassifiés révèlent les soixante-dix ans de lutte géopolitique qui se cachent derrière la paix inachevée entre la Russie et le Japon.

 

Kautilya The Contemplator –  18.8.2026

 

Traduction : c.l. pour L.G.O.

 

 

 

 

 

 

Lorsque le président russe Vladimir Poutine s’est rendu sur l’île d’Iturup le 13 août 2026, il a suscité bien plus qu’une simple protestation diplomatique de la part du Japon. C’était la première fois, en vingt-six ans de présidence, qu’il se rendait dans les îles Kouriles, un territoire que le Japon considère comme contesté depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L’Union soviétique avait occupé ces îles dans les derniers jours de la guerre. Leur statut contesté a empêché jusqu’à présent la Russie et le Japon de conclure un traité de paix officiel.

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a qualifié cette visite d’« absolument inacceptable ».¹ L’ambassadeur russe a été convoqué au ministère japonais des Affaires étrangères. Moscou a répondu que ces îles relevaient de sa souveraineté et que le Japon n’avait pas le droit de dicter au président russe où il pouvait se rendre.

Ce qui rend cette visite significative, c’est que Poutine a évité de se rendre dans cet archipel tant que le dialogue avec Tokyo a été en cours. Sous le mandat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, ce dialogue avait pris une tournure plus constructive dans le cadre de sa stratégie ambitieuse visant à transformer les relations entre la Russie et le Japon.

La stratégie d’Abe reposait sur l’hypothèse que le Japon pouvait maintenir une alliance solide avec les États-Unis tout en nouant une relation stratégique indépendante avec Moscou. En 2018, il a rencontré Poutine à Singapour afin d’accélérer les négociations en vue d’un traité de paix fondé sur la Déclaration conjointe soviéto-japonaise de 1956. Ce cadre est resté la base des négociations même après le départ d’Abe du pouvoir.

La visite de Poutine dans ces îles revêt également une importance particulière dans la mesure où elle pourrait symboliser l’enterrement de la grande stratégie d’Abe. Il est remarquable de constater que des documents américains déclassifiés suggèrent que le dilemme géopolitique majeur qu’Abe tentait de surmonter avait déjà été identifié par Washington il y a près de soixante-dix ans.

 

 

 

 

 

 

Le différend que Washington percevait comme une question de géopolitique

 

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URL de cet article : https://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/poutine-le-japon-et-les-iles-que-lamerique-na-jamais-voulu-que-tokyo-oublie/

 

 

 

 

Résumons pour ceux qui sont nés avant-hier :

 

En ne remontant pas plus loin que l’avant-Deuxième guerre mondiale, soit quand les Soviétiques de Lénine et de Staline ont dû continuer à se battre d’une autre manière contre ceux – Empire britannique en tête – qui voulaient leur disparition.

Au premier rang des Etats les plus impliqués dans la subversion de l’URSS, il y avait l’Allemagne nazie en Europe et le Japon impérial en Asie, dont les espions pullulaient dans l’ex-Russie.

Après les espions, il y eut les armées et une guerre en règle (la fameuse Deuxième abusivement baptisée Seconde) qui vit l’Allemagne (IIIe Reich d’Hitler) envahir l’URSS-ex-Russie et le Japon envahir à la fois l’URSS et la Chine.

Qui a tenté d’envahir les USA ?

Personne.

Lorsque Brian. Berletič nous affirme que la politique des USA est immuable, quel que soit le président en exercice, il ne ment pas : les USA ne font rien d‘autre, depuis leur naissance, que poursuivre la géopolitique prédatrice de l’Empire britannique (à sa place ou en tandem suivant les circonstances).

Nous avons dit un jour ici même qu’Adolf Hitler a toujours été l’homme de main chargé de détruire l’USRS-ex-Russie pour le compte des Impériaux et qu’il n’a été partout diabolisé que parce qu’il a eu le grand tort de s’être fait battre, y compris dans sa lutte contre le peuple anglais par le blitz de Londres qui aurait dû compléter sa victoire contre les Soviets. La chose a été démontrée par Winston Churchill lui-même, qui, EN PLEINE CONFERENCE DE YALTA, a tenté d’obtenir de l’Armée britannique qu’elle bombarde la Russie aux gaz interdits par toutes les lois internationales, viiiiiiite, pendant qu’elle était à genoux, avec 27 millions de morts et toutes ses infrastructures détruites par le fer et par le feu. L’étape suivante devait être la bombe atomique, testée sur le Japon avec le résultat qu’on sait.

 

 

L’empereur Hirohito

1926-1989

 

 

En fait, pas vraiment sur le Japon mais sur les sans-dents du Japon- : l’empereur Hirohiito, grand criminel de guerre, n’ayant heureusement été égratigné par aucune balle perdue.

A la suite de toutes ces meurtrières péripéties, il y a eu, comme toujours, des conférences internationales entre vainqueurs pour disposer du sort des vaincus. C’est là qu’il a été décidé que les îles Kouriles du sud resteraient au Japon et que celles du nord seraient adjugées à l’URSS qui les estimait utiles à sa protection contre les invasions japonaises du futur.

C’était compter sans les dents longues de l’Empire (côté US) qui venait d’heureusement récupérer tout ce qui restait encore d’utilisable du grand Reich nazi, et qui allait réussir à mettre sur pied’s, avec l’aide des valeureux d’Israël – ne jamais oublier les Israéliens d’origine états-unienne et/ou contre-révolutionnaire russe, les vrais Hébreux étant devenus musulmans en cours de route ou judaïquement acclimatés ailleurs – ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui l’Internationale Nazie.

En somme, dans la IIe Mondiale, le nazisme a perdu la première manche. Il est occupé aujourd’hui à tenter de remporter la deuxième.

Dans ce but, il procède sans vergogne à une complète révision de l’Histoire, qui consiste tout simplement à inverser les rôles. D’où la réclamation par la PM new look du Japon, de deux îles qui avaient été octroyées aux Soviets EN COMPENSATION des massacres et des destructions infligées à l’URSS par l’Axe Berlin-Tokyo.

Cet axe est bien entendu presque aussitôt devenu un triangle, le bec de l’aigle ne pouvant jamais traîner loin du pot de confiture.

C’est ce dont il est question dans l’article du Contemplateur expliquant comment et pourquoi le PM Shinzō Abe a voulu le briser.

 

 

Shinzō Abe

1954 –2022

 

 

M. Shinzō Abe a été un assez grand homme d’Etat japonais, qui a essayé de servir son pays de façon honnête et civilisée. C’est pourquoi, il y a 4 ans, « on » l’a tué. Devinez qui.

Ceux qui ont pris sa place n’en ont rien à foutre des Japonais estourbis à Hiroshima et à Nagasaki, ni par qui, c’est pourquoi ils tiennent à ne  rien refuser aux lointains grands frères atomico-bombardeurs de Washington et d’Hollywood – ne jamais oublier Hollywood ! – et ils réclament aujourd’hui à leurs ex-victimes russes et chinoises, des compensations pour les conséquences de la guerre qu’ils ont perdue.

Vous avez dit « lutte des classes » ?

Oui, nous l’avons dit. Pas assez.

 

 

 

 

In cauda…

 

Nous ne voudrions pas clore ce petit post sans vous recommander le dernier échange hebdomadaire entre le seul et unique John HELMER (Dances with Bears) et Nima ALKHORSHID (Dialogue Works), au cours duquel on apprend par exemple que, si même l’AfD l’emporte en Allemagne dans sa lutte intérieure contre Merz & C°, cela ne signifiera aucun changement de la politique allemande, qui restera, le petit doigt sur la couture du pantalon, axée sur le calendrier-programme US,  bête noire à juste titre de Brian Berletič.

 

 

D’« Opération spéciale » à « Guerre totale » en Ukraine

 

John HELMER & Nima ALKHORSHID

Dialogue Works

 

 

 

 

 

On apprend ainsi que les duettistes Witkoff et Kushner,  grillés comme « négociateurs » parce que totalement incompétents et encore moins fiables, sont remplacés par un trio composé d’un dénommé Cook, restaurateur artistique de la Maison Blanche, Candace Owens, influenceuse sur Internet et Steven Seagal, fan autoproclamé de Poutine. Il s’agit donc du remplacement assez pitoyable, par l’administration Trump, de pions tarés par des pions insignifiants.

Il est aussi question de ce que pensent les sources de J. Helmer au Kremlin des affirmations répétées de Vladimir Poutine, selon lesquelles il va répondre « oeil pour œil, dent pour dent » aux mauvais coups qu’on lui porte, ou plutôt, que l’on porte de plus en plus aux civils russes. La partie Empire britannique de la Coalition des Volontaires ne le prend pas au sérieux : «Il bluffe. Il n’en est pas capable. »

« Rendre coup pour coup » ne signifie pas que nous allons faire à nos assaillants exactement ce qu’ils nous font », vient cependant de déclarer Sergueï Lavrov. « Nous ne voulons pas tomber aussi bas qu’eux ».

Et il nous semble à nous qu’il faut comprendre que le légaliste pinailleur qu’est Poutine ne veut pas prendre même les malfrats terroristes en traître, et que ce qu’il fait savoir aux « Volontaires » en général et aux Anglais en particulier, c’est que les coups bas qui vont leur être rendus ne seront pas identiques ni au même endroit, mais équivalents et sans doute ailleurs.

Point que Lavrov a davantage précisé encore en expliquant que ce que l’on qualifie aujourd’hui d’« actes de piraterie » n’est pas de la piraterie du tout mais des actes de guerre. Auxquels il convient de répondre par des actes de guerre légitimes et homologués.

L’empire britannique ne devrait pas tarder à être fixé.

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 22 août 2026

par Les Grosses Orchades

 

 

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