Prochaines présidentielles US :

 

 

 Bloomberg ou Goldstein, le simulacre ne tient plus, le système veut un retour à la normale : guerres = profits

 

Strategika 51 – 25 .11.2019

 

 

 

 

Avec la candidature du milliardaire et « philanthrope » Michael Bloomberg aux prochaines présidentielles US sous les couleurs du terrible parti « Démocrate », la dystopie décrite par George Orwell en 1948 devient une réalité : le système ne veut plus se risquer avec une marionnette ou un autre simulacre. L’Emmanuel Goldstein de 1984 n’est pas loin.

Les médias nous ont convaincus, preuves à l’appui, que 2+2=5 et que 1+1=3 même si depuis un peu plus de deux millénaires, on a tenté de convaincre le monde, souvent avec un bon coup de marteau sur le crâne, que 3=1 ou que 1=3.

En réalité, George Soros aurait très bien pu se présenter pour le parti Démocrate américain mais le vieux « philanthrope » n’a plus l’âge. Voici donc Bloomberg TV (les programmes de ces chaînes de TV sont parmi les plus lénifiants et les plus ennuyeux de la planète).

Michael Bloomberg [septuagénaire quand même, NdE], l’un des poulains du vrai Emmanuel Goldstein, a déclaré publiquement que sa candidature vise à contrecarrer celle de Donald Trump. Vaste programme.

Trump, pourtant une pure créature du « bling-bling », et des paillettes dorées de la télé-réalité la plus poussée, a profondément déçu Emmanuel Goldstein. D’où la fureur de la tentative de destitution.

Donald Trump avait le profil du parfait simulacre de président des États-Unis d’Amérique. Il s’est avéré incontrôlable même si c’était initialement l’effet recherché par le système. Ses Tweets ont dérangé au plus haut point les Gardiens du Temple. Trump a eu beau tenter d’apaiser le Moloch avec toutes les concessions morales et éthiques imaginables qu’aucun président US avant lui n’avait osé faire. Il s’est retrouvé sans aucun pouvoir, saboté par un État Profond sans âme, peuplé de bureaucrates anonymes zélés, non élus.

En filigrane le système reproche à Donald Trump l’absence d’une vraie « guerre » dans la plus pure tradition hollywoodienne, avec zéro mort et plein d’effets spéciaux comme ceux de George Lucas et la guerre des étoiles. Une guerre où l’ennemi sera montré en train de former de longues lignes de prisonniers se rendant à la merci des soldats de la liberté ou fêtant sa libération. Une guerre qui permettra plutôt aux grandes corporations de gagner des dizaines de milliards de dollars en contrats de reconstruction et au passage, faire main basse sur les réserves d’or et/ou sur les richesses minières et énergétiques du pays conquis par le rêve hollywoodien.

Le problème est que « l’achat d’une guerre tous packs inclus » en pré et post-payé comme ce fut le cas lors de l’invasion de l’Irak est une option impossible en 2019. Le mythe de la « guerre sans fin contre la terreur », typiquement Goldsteinien, a volé en mille éclats lors de la guerre du Levant. C’est en Syrie que furent débusqués un par un tous les mensonges autour d’Al-Qaïda, Daech et d’autres effluves de chlore vert-jaune. Le mensonge ne tient plus. Cette nouvelle donne est mauvaise pour le profit universel.

Un simulacre ne doit pas outrepasser son rôle assigné. La marionnette Obama avait, certes, joué sa partition hypocrite et bien-pensante dans la pure tradition du politiquement correct. Obama avait lancé une offensive hybride généralisée ayant emporté des régimes entiers et semé un chaos indescriptible au Proche et au Moyen-Orient. Il a, bien sûr, envoyé des renforts en Afghanistan, où se déroule la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis. Il a aussi endossé le programme secret d’assassinats ciblés par des drones de plus en plus sophistiqués. Enfin, il est allé jusqu’à déterrer une guerre froide bis avec la Russie, une fois de plus désignée comme le parfait traître de mélodrame.

Trump pose manifestement problème avec ses Tweets. Quel meilleur rival peut-on lui opposer qu’un autre milliardaire New-Yorkais ?

En réalité, un Michael Bloomberg à la Maison Blanche n’aura qu’un seul et unique programme : la guerre = davantage de profits. C’est aussi simple que cela.

L’avenir n’est pas pacifique. La dystopie mondiale s’est bien mise en place. « Les gens » ou « la populace » ne pensent qu’à consommer dans un circuit fermé ou en rond comme celui d’un hamster domestique. La plupart des gens se fichent pas mal de ce qui se passe autour d’eux. Jusqu’au jour où des missiles leur tomberont sur la tête. Et encore…

La guerre c’est la paix. Ça devrait être la devise officielle des Likudniks (la « Gauche » dite « Caviar » a toujours été plus belliciste et arrogante que toute les courants de la « Droite » réunies).

On y est. On est en pleine troisième guerre mondiale, avec ses fronts chauds, ses nouvelles lignes Maginot, ses arrières, ses drôles de guerres, la crise financière et monétaire, ses révolutions « colorées » ou pas, ses guerres hybrides, ses attaques sous faux drapeau, ses faux spectacles, la super propagande et le mensonge permanent.

Les États-Unis vivent une très grave crise politique et économique, marquée par un conflit interne au sommet du pouvoir. Cette lutte se traduit par un coup d’État soft en cours et une déstabilisation de l’ensemble du monde.

L’Europe est en train de sombrer dans la pauvreté et un esclavage socio-économique sans précédent dans l’histoire, au milieu de l’autosatisfaction béate d’un exceptionnalisme européocentré qui n’a rien à envier à l’exceptionnalisme américain. Les européens ont toujours été pires que les Américains à cet égard. Et à bien y regarder de près, les bureaucrates sans âme et sans cervelle de Bruxelles sont probablement pires que tout ce que vous pouvez imaginer comme dictature exotique. Israël est encore une fois sur la corde raide d’une guerre civile latente couvant depuis son origine en 1948. Le reste du monde est en feu ou menacé par l’incendie. Ceux qui peuvent se le permettre se préparent à la guerre. Les autres à une forme plus élaborée et plus brutale encore de servitude.

C’est le règne de la folie universelle. On invente des diversions de plus en plus puériles pour détourner l’attention des esclaves. Cela marche à merveille. Il y aura hélas toujours des esclaves qui croient être libres (uniquement pour s’autodétruire). Divide ut regnes.

Même mort ou fictif, Emmanuel Goldstein ne cesse de ressusciter. L’Anté-Christ n’est pas loin. Il va falloir serrer les sangles. La chute est vertigineuse. La science n’est plus que de la propagande. La philosophie a échoué et les religions sont combattues.

La bêtise humaine est coriace. L’esprit humain est donc limité. Ce qui explique pourquoi toutes les religions nous parlent d’une sorte d’ingérence extraterrestre ayant aidé les hommes à évoluer. On voit le résultat aujourd’hui, au milieu d’une énième ère de décadence: tuer son semblable pour le profit, c’est le niveau zéro de la civilisation.

Allumez la télé et regardez Bloomberg TV. Vous serez heureux. A votre insu. Et sans le vouloir.

 

 

Source : https://strategika51.org/2019/11/25/bloomberg-ou-goldstein-le-simulacre-ne-tient-plus-le-systeme-veut-le-retour-a-la-normale-guerres-profits/

 

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/bloomberg-ou-goldstein-le-simulacre-ne-tient-plus/

 

Nous laisserons à Strategika son Antéchrist et essayerons de suivre avec quelque intérêt la phase « élection 2020 » de la guerre civile zunienne en cours.

 

 

 

 

 

Novembre 2019

 

 

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