ARMISTICE

« 11 novembre 1918 »

I.

La mère de tous les leurres

Théroigne11 novembre 2018

 

J’avais en tête… pas de célébrer – fichtre non ! – mais de commémorer cette date mythique, fausse conclusion d’une guerre improprement appelée mondiale, mais probablement la pire de l’Histoire (et dieusait qu’il y en eut pourtant). Une guerre qui a vu tout un continent se saigner d’une génération entière de ses jeunes hommes, par rapacité, infantilisme, psychopathologie… complétez sur les pointillés. Ver sacrum d’un nouveau genre.

J’avais en tête de vous faire raconter d’abord cette guerre par les quelques rescapés devenus grands écrivains de quelques pays – France, Italie, Angleterre, Allemagne, Russie… – de leur consacrer cinq ou six posts étalés sur cette année et culminant aujourd’hui. Mais les blogueurs proposent et les oligarques de la numérisation disposent. Me voici donc à commencer cette entreprise là où elle aurait dû finir.

En débutant donc par la queue, je vous propose de trouver ici, en cinq ou six fois entre aujourd’hui et la saint Glinglin, les cailloux que je dépose au cairn de l’Europe mise à mort par ses parasites mêmes.

Par envie de partager avec vous ma conviction qu’à défaut d’être tout à fait mondiale, la bien nommée Grande Guerre a été un épisode crucial de la guerre des classes qui fait rage depuis un peu plus de deux siècles. Vraiment mondiale, celle-là, pour le coup. Ceci, bien entendu, à condition que les petits cochons ne nous mangent pas en route.

 

 

 

14-18, ses origines, ses joies, ses fastes

Tout a commencé un 9 Thermidor, où la sang s’est mis à couler pour de bon, pour de vrai, à flots.

Le seul pays d’Europe où la chose ait été possible car on l’avait unifié venait de faire un effort surhumain pour sortir d’enfance. Après cent mille ans de matriarcat et dix mille ans de patriarcat, la chose était nouvelle. « Les fils » avaient entrepris de réparer la sottise de Télémaque et d’envoyer à Pont-aux-Dames leurs infantiles de pères. Mais ceux-ci n’entendaient pas se laisser détrôner docilement – « raisonnablement » n’en parlons même pas. Cette floraison miraculeuse de conscience nouvelle fut fauchée dans sa fleur en quelques jours. Premier bain de sang de la Très Grande Guerre d’Émancipation Universelle.

Les vainqueurs du moment, petits ou grands bourgeois rapaces et reliquat des fin de race, avaient besoin d’un sabre pour lutter contre l’âme et la raison. Ils le trouvèrent en Napoléon Bonaparte (celui-là ou un autre !… ce fut celui-là).

Or, en prélevant un gamin sur deux dans chaque foyer rural pour aller les noyer dans la Bérézina, non sans s’être emparé au passage des veaux, vaches, cochons et couvées de leur parents car une Grande Armée il faut que ça mange, le sabre de M. Sieyès a disloqué à tout jamais le tissu social de l’Europe, de manière, voyez-vous, à ce qu’elle ne puisse opposer la moindre résistance cohérente aux virus et/ou métastases à venir de la cupidité à œillères.

On ne comprend rien à l’absurdité de la Grande Guerre et à une aussi incompréhensible patience des peuples, si on n’en connaît pas les origines et l’objectif réel

 

 

En ce temps où l’Histoire – par décret ! – n’est plus enseignée, où les maîtres d’école risquent un coup de pied aux fesses des hiérarchies au pouvoir s’ils osent apprendre la chanson de Craonne à leurs petits élèves et où le soi-disant président d’une république défunte choisit de célébrer la fin apparente des hostilités en exaltant précisément celui de ses galonnés qui l’a vendue ensuite à l’étranger avec le plus d’empressement…

 

 

… que faire pour raconter aux générations d’aujourd’hui comment les scrongneugneu d’avant-hier ont jeté gaiment dans la gueule ouverte du four non seulement leurs fils par millions mais ceux de leurs lointaines colonies, de préférence en première ligne ?

Comment s’y prendre pour leur faire voir pour ce qu’il fut un bébé tout sanglant – la Révolution russe – expulsé par les lois de la nature du corps grouillant de vers de sa mère morte, dans des convulsions inimaginables ?

Raconter ses souvenirs personnels quand on en a si peu ? Dire le grand-père maternel laissant derrière lui une femme avec trois enfants en bas-âge et cinquante centimes dans la poche d’un jupon, pour « répondre à l’appel du roi Albert » ? Dire la colère de l’épouse qui n’a cessé qu’à sa mort ? La résistance jusqu’à l’os du fort de Loncin et la reddition à des envahisseurs présentant les armes aux vaincus ? (Cela s’est encore fait, alors, pour la dernière fois sans doute.) La captivité dans une ferme des bords de la Baltique… Le refus « pour rester fidèle à sa femme » des avances de l’épouse frustrée d’un homme en train de se battre sur le front russe ?… La colonne vertébrale cassée à coups de crosse sur son ordre ?… Toute l’année 1919 pour en revenir à pied, en morceaux ? Raconter nos jeux d’enfants avec des corsets de plâtre et des jupons démodés en guise de crinolines ?

Que faire, quand on n’a obtenu, du côté paternel, en fait de réponse aux questions qu’un sobre « on a mangé des rats » ? [Ceci est une parenthèse, mais les neuf sur dix enfants survivants de mon grand-père Victor ont tous été, filles ou garçons, des champions du beefsteak fondant, des gaufres croustillantes et du flan aux œufs. À croire qu’avoir rôti des rats prédispose aux talents culinaires.]

Aller piocher dans les livres de classe de l’histoire officielle du temps qu’il y en avait ? Avec l’assurance de n’en retirer qu’un point de vue étroit, limité par les convenances, les œillères dominantes et un clocher comme point de repère ? L’entreprise est du genre « mission impossible ».

ET POURTANT QUELQU’UN A RELEVÉ LE DÉFI. Il l’a fait sous la forme d’un roman, que la critique et les éditeurs comparent au Confiteor de Jaume Cabré. La belle jambe que cela nous fait si on a une culture à trous, si on ne connaît pas le Confiteor et si on ne sait même pas qui est Jaume Cabré !

Ce que je peux vous dire, car je l’ai lu, c’est que le roman dont il va être question ici, réussit la gageure de raconter la Grande Guerre, dans le temps et dans l’espace, de tous les points de vue à la fois : individuels et collectifs, occidentaux, orientaux ou balkaniques, points de vue des chefs et de la piétaille, des civils et des militaires, des femmes, des hommes et même des autres, des bêtes, des paysages et aussi des objets, roman choral magistralement écrit et composé, que vous seriez bien avisés, chers internautes, d’offrir à vos enfants « de la part de saint Nicolas, du père Noël ou de la Befana », en lieu et place de smartphones espions hors de prix, vous substituant ainsi, en parents responsables que vous êtes, à cette guenille qui persiste à s’appeler « éducation nationale » d’un bout de l’Europe à l’autre.

D’ici là, s’il faut absolument le comparer à quelqu’un, ce récit polyphonique, ne s’apparente à mes yeux qu’au chef d’œuvre absolu qu’est le Porius de John Cowper Powys.

Non qu’ils se ressemblent tout à fait, car… par son roman « plus long que Guerre et Paix » qui offre plusieurs niveaux de lecture dont un alchimique et qui se déroule sur sept jours du mois d’octobre 499, un Powys presque octogénaire a essayé de rendre compte, par le biais d’une histoire mythique et non historique, de ce « blank century » que fut le Ve siècle de notre ère au Pays de Galles, avec ses Saxons envahisseurs, son dux bellorum d’Arthur se voulant empereur, ses Bretons romanisés, ses quelques légionnaires attardés, ses druides clandestins, ses chrétiens sûrs d’eux et dominateurs,  son dernier disciple de Mithra, ses « gens de la forêt » venus deux mille ans plus tôt du Maghreb apporter la culture du blé, l’élevage des abeilles et la domestication des porcs, leurs dernières matriarches – « nos grand-mères, les reines de Marrakech » – et jusqu’aux deux derniers géants, père et fille, en plus de l’enchanteur Merlin qui se sait un avatar de Cronos et voudrait tant s’arrêter… ce « monument of neglect » comme l’a dit quelqu’un, qui a eu le malheur de jaillir cinquante ans avant que quiconque entende parler de réalisme magique, est aussi une exploration vertigineuse de soi, c’est-à-dire de la psyché humaine en général et en particulier à l’injonction de Socrate, ce que n’est pas tout à fait l’œuvre qui va suivre, même si rien n’interdit que son auteur en produise une un jour.

 

 

Il est temps de dire de quoi et de qui on parle.

 

L’auteur :

 

« Né en 1964 à Belgrade, Aleksandar Gatalica est un des auteurs majeurs de la Serbie contemporaine. Il est également traducteur de nombreuses œuvres grecques classiques, critique musical et éditeur dans la presse. Il a publié six romans et autant de recueils de nouvelles ainsi qu’un guide de Belgrade pour les visiteurs étrangers. La musique, plus particulièrement le piano, est sa grande source d’inspiration. Il est aujourd’hui le responsable de la Fondation de la Bibliothèque Nationale de Serbie. »

 

 

Son livre :

Ce qu’en dit un internaute, sur Babelio

Somme-livre, livre-somme que ce chef d’oeuvre qui nous vient de Serbie. Lourd de 650 pages, À la guerre comme à la guerre est un prodige d’intelligence conté d’une manière chorale qui embrasse le conflit européen puis planétaire depuis le geste du médecin légiste Mehmed Graho constatant la mort de l’archiduc François Ferdinand le lendemain du 28 juin 1914, à Sarajevo. Pas moins de soixante-dix-huit personnages, certains fictifs inspirés par des récits d’archives, d’autres réels comme le roi de Serbie, le tsar Nicolas II, Fritz Haber, l’inventeur du gaz moutarde, Hans Dieter Uis, chanteur d’opéra ou encore Mata-Hari, Cocteau et Apollinaire. Aleksandar Gatalica qui se fait tour à tour historien et maître de chœur enchaîne morceaux de vie et faits historiques. Nous assistons à la fin de la Belle Époque et à la naissance d’un monde scientifique et planificateur. Roman chorale d’un genre inédit qui mêle chroniques, anecdotes, témoignages, ce livre restitue les quatre ans de la Grande Guerre par une multitude de points de vue et de vécus. On craint le fourre-tout un peu indigeste, l’éparpillement de surface. On a affaire à un récit rigoureux dans sa pluralité. Que j’ai trouvé prodigieux et passionnant comme un film d’aventures réussi. Le destin de chacun nous apparaît dans toute sa violence, souvent grotesque, parfois grandiose. Un officier serbe, un ténor allemand, un épicier turc, un typographe français, tous comptent autant, pour beaucoup dans cette fresque, et très peu sur le plan de l’Histoire. Silhouettes balayées par les tourments-tournants, chamarrées de grand-croix de ceci ou de cela, ou vêtues d’un tablier de bistrotier. Un égale un dans cette extraordinaire mêlée. À la guerre comme à la guerre fera date dans mes lectures, un peu plus à même de saisir ce conflit dont on a déjà tant discouru. Comme un metteur en scène d’opéra Aleksandar Gatalica place ses banderilles et ses pépites très astucieusement, comme dans un art feuilletonnesque, grand compliment. Quelques cailloux fantastiques agrémentent si j’ose dire ces quatre années et demie de feu et d’acier. Un miroir soi-disant protecteur, des poches qui se décousent et d’où la vie s’échappe, des montres à gousset qui s’arrêtent, condamnant les quatre lieutenants qui les portaient. Et d’autres surprises constellent cet objet littéraire de toute beauté, qui doit à Dumas et à Borges, et qui nous entraîne dans une euro-sarabande, nous laissant un peu exténués mais comblés. Mon personnage préféré ? La grippe espagnole qui finit par mettre tout le monde d’accord… Mais mention spéciale à Raspoutine que Gatalica fait assassiner à quatre reprises. En réalité je crois qu’il n’a été tué que trois fois. Ces écrivains hors du commun, faut toujours qu’ils en rajoutent.

Bellonzo – le 21 Avril 2018 

 

Qu’ajouter ?

Ah, le casque rouge de Cocteau ! Pas vrai ? Plus que vrai !

Ah, les antibiotiques du roi Pierre, jetés au caniveau par un médecin qui ne les connaît pas encore et se méfie des services secrets étrangers !…

Ah le Walther Schwieger, capitaine de l’U-20 qui a coulé le Lusitania, qui non seulement faisait partie du complot monté pour faire entrer l’Amérique en guerre mais qui voyait des serpents monstrueux et des Krakens dans les profondeurs… Ah le subordonné camarade d’enfance qui écrit aux journaux pour défendre sa mémoire, qui, lui, ne les a pas vus s’enrouler autour de leur sous-marin mais qui les a entendus !

Ah, la couturière de Belgrade, dont les clientes ne ressortent jamais de la cabine d’essayage, parce qu’elles y sont happées par une autre tranche d’espace-temps !… Ah, celle qui atterrit dans la Yougoslavie des années 70, qui s’émerveille des voitures inconnues, des gratte-ciels, des vêtements pimpants des femmes, qui est abordée et demandée en  mariage par un inconnu, qui l’épouse, puis qui se retrouve soudain dans un atelier de couture déserté, en plein siège de la ville… qui sort dans les rues pour prévenir tout le monde : « N’ayez pas peur ! »… « Tout va bien !… »  « L’avenir est formidable… radieux !…  »

On n’en finirait pas.

L’aile de la guerre balaie le continent comme un radar le ciel, en faisant surgir tout vifs, du néant, une multitude de faits et de protagonistes.

Une chose pourtant qu’elle ne fait qu’effleurer, dans ce livre-cathédrale – et c’est pourquoi il nous va falloir le faire – c’est la vague des fusillades « pour l’exemple » qui a semé la terreur dans les rangs combattants occidentaux, sitôt éclatée la Révolution russe. Terreur, rappelons-le, qui a causé plus de morts, pour la seule année 1917, que tous ceux des cinq ans de Révolution française…

Que serait aujourd’hui l’histoire du monde, si la contagion avait « pris » ?

 

 

Aleksandar GATALICA

À la guerre comme à la guerre !

Paris, Belfond, 2015

Traducteurs : Arthur et Harita WYBRANDS

570 pages

Dimensions : 15,7 x 3,2 x 24,2 cm

ISBN-10 : 2714457908

ISBN-13 : 978-2714457905

 

 

Comment il faut le lire

 

 

 

Quelques extraits

 

Le père de tous les médecins gothiques

 

http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/le-pere-de-tous-…decins-gothiques/

 

Un « festin de Trimalcion » sur le front russe

 

http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/2018/11/11/un-festin-de-tri…r-le-front-russe/

 

Lettre d’une mère heureuse et malheureuse

 

http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/lettre-dune-mere…e-et-malheureuse/

 

Lettre d’un soldat à sa fiancée absente

http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/2018/11/11/lettre-dun-solda…-fiancee-absente/

 

 

Parce que je suis une pimbêche… 

Petit message à la maison Belfond

Il est regrettable que le mot « événement » soit écrit au moins trente fois dans ce livre avec un accent grave, que les « canaux de sauvetage » du Lusitania aient en outre rejeté des naufragés et que la déesse soit appelée à chanter la colère du Péléide Achille, qui a coûté aux Grecs tant de « mots ». Un éditeur digne de ce nom ne devrait pas infliger ce genre de choses à un auteur de cette envergure. Dans le temps, il y avait des typographes…

Théroigne

 

 

 

Comme nous ne sommes pas seuls à nous intéresser à ces événements, nous avons l’honneur et l’avantage de vous présenter la contribution d’Aline de Diéguez aux commémorations du jour.

Elle le fait à l’intérieur de son essai sur la « déclaration Balfour », par l’entrée en guerre des États-Unis, en 1917. [Alors que tout aurait dû être fini,  puisque  l’Allemagne avait déjà demandé l’Armistice. Mais c’est qu’il s’en passait des choses qu’on ne nous a pas dites…]

 

Aline de Diéguez

L’entrée en guerre de l’Amérique 

Les coulisses de la Déclaration Rothschild-Balfour (3)

« Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre ».  Baruch Spinoza

Ou l’on découvre que l’entrée en guerre des États-Unis en 1917 est le fruit des efforts conjugués des banquiers anglo-saxons et du mouvement sioniste international.

 

Qui écrit l’histoire ?

Quelles sont les sources auxquelles nous puisons notre connaissance des évènements passés ? L’histoire d’aujourd’hui est la politique d’hier, or, la politique est une affaire d’hommes. Pour redonner du sens, donc de la vie, au passé, il faut, autant que possible, coller aux talons des hommes qui en furent les acteurs sur le devant de la scène ou dans les coulisses, devenir les Sherlock Holmes des indices, des Sioux sur le sentier de la guerre, afin de débusquer l’arrière-monde de ce qui fut volontairement caché, balayé sous le tapis, afin de tenter de réincarner ce qui fut et qui n’est plus, tout en continuant à exister dans le présent par ses conséquences. Cela fait toute la différence entre la connaissance des faits et leur compréhension.

Qui, dans la presse française grassement subventionnée par l’État et même dans l’Université conformiste, oserait aller contre le consensus sur des sujets sensibles, lorsque les retombées financières, les carrières et les avancements sont en jeu ?

Exemples

Comment est parvenu à s’imposer le conte digne d’Alice au pays des merveilles qui aurait pour héros un lord anglais – Arthur James Balfour – lequel aurait pris tout seul l’initiative d’adresser un message sibyllin à un richissime banquier juif dans lequel il promettait à un groupe d’immigrants un territoire qu’il ne possédait pas ? Ce qui n’empêche pas ce canard d’exercer l’autorité d’un « fait historique » depuis 1917.

Voir : Les coulisses de la Déclaration Rothschild-Balfour (1 et 2)

 

Par quels procédés plus ou moins volontairement mensongers est parvenue à acquérir le poids d’un fait historique la doxa que le Président américain Woodrow Wilson aurait été un chef énergique et génial, personnellement à l’origine de la création de la FED et qu’il aurait un beau jour pris librement la décision d’entrer en guerre aux côtés des alliés européens en 1917 ?
Voir :Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale – Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale

On peut même remonter plus haut : est-ce par aveuglement, par collusion ou par crainte politique de froisser la puissante communauté juive que les Églises chrétiennes évitent soigneusement de songer à lier la crucifixion de Jésus au scandale financier que le prophète a provoqué dans le temple, à peine quelques jours auparavant, lorsqu’il a chassé à grands coups de cordes tressées les changeurs véreux et autres filous et simoniaques qui officiaient dans le temple de Jérusalem ? Événements dont un courageux écrivain américain avait démontré la troublante concomitance, mais dont personne ni dans l’Église, ni dans la société civile n’a daigné tenir compte.

Voir : L’usure, axe central de l’histoire de l’Occident

Pour terminer, qu’arrive-t-il lorsque l’évidence universellement admise d’un événement se heurte à la réalité ? Ainsi, contrairement aux modélisateurs-réchauffistes d’origine anthropique du GIEC, on constate que la banquise de l’Arctique ne fond pas mais augmente, même si, ici et là, quelques glaciers rétrécissent, conformément aux variations locales plurimillénaires et naturelles du climat. Les hérétiques qui contestent la religion climatique officielle selon laquelle les activités humaines productrices calamiteuses de CO² sont la cause des modifications du climat, sont interdits de parole dans les médias, interdits de publication dans les revues scientifiques et barrés de tout avancement de leur carrière universitaire. En France, aucun média, aucun organisme officiel n’ose braver le très saint pape Jouzel et sa camarilla de cardinaux du réchauffisme d’origine humaine. Dans un siècle, nos descendants se moqueront de notre crédulité et de notre soumission à leurs injonctions politico-économiques fondées sur des données fantaisistes. En effet, occupées par des « marches pour le climat », les foules européennes culpabilisées et domestiquées ne pensent même plus à « marcher » contre la politique antisociale de leurs gouvernements.

Voir : SOS Nounours sur un glaçon

 

Il est passionnant de soulever le tapis sous lequel la vérité est balayée. Et cela, précisément en appliquant le conseil d’un des plus grands falsificateurs de la vérité historique – le Colonel House – lequel manifestera son talent de manipulateur dans la démonstration qui suit des circonstances réelles dans lesquelles les États-Unis se sont finalement joints tardivement à la France et à l’empire britannique dans la guerre contre l’Allemagne et ses alliés, qui faisait déjà rage en Europe depuis trois ans.

 

Le Colonel House par lui-même

« Les petites gens de ce pays sont d’incurables et invétérés adorateurs de héros. Avec un slogan qui exprime leurs «  vagues aspirations », on peut facilement les manipuler… »  

 

Ce pseudo colonel conseillait d’imiter les chiens truffiers. Il fallait, disait-il, tenter de remonter aussi haut que possible à la racine d’un événement ou d’une décision. En tant que père Joseph d’un Président des États-Unis inconsistant, faible, influençable puis malade et finalement quasiment remplacé par sa femme, il était bien placé pour savoir à quel point il est facile de leurrer les contemporains. C’est donc en fin connaisseur qu’il a prononcé ces paroles ailées : « La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n’importe quelle idée jusqu’à sa source ».

 

Lire la suite

http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/?p=590&preview=true

 

 

 

Mis en ligne le 11 novembre 2018

 

 

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