FRANCE – Remous licresques

 

 

 

 

 

 

FRANCE

Remous licresques (et autres si affinités)

 

 

 

 

Étienne Chouard viré de Sud-Radio

 

Julien MichelLa lettre patriote –  23.6.2019

 

 

 

 

L’enseignant Etienne Chouard, promoteur du référendum d’initiative citoyenne(RIC), ne présentera plus son émission hebdomadaire sur Sud Radio après des propos « confusionnistes » sur l’existence des chambres à gaz, a indiqué le PDG de la station Didier Maïsto.

Didier Maïsto, qui avait recruté Etienne Chouard en mars parce qu’il « questionnait le réel », l’a écarté parce qu’il pratique le « confusionnisme », a-t-il déclaré, confirmant des informations du site Arrêt sur images.

Lors d’une interview début juin sur le site Le Média, Etienne Chouard avait souligné qu’il ne pouvait pas s’exprimer sur l’existence ou non des chambres à gaz, n’ayant « jamais rien lu » sur le sujet.

Etienne Chouard avait ensuite reconnu sur son blog qu’il avait été « maladroit » et souligné qu’il devrait « refuser de s’exprimer sur ces sujets, qui servent surtout aux puissants du moment à museler leurs opposants politiques ».

Il n’animera pas les deux dernières émissions prévues sur l’antenne de Sud Radio, a indiqué Didier Maïsto. « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’il soit clair, il faut qu’il fasse son chemin. Si on n’a pas cette rigueur, ça disqualifie le reste », a souligné le PDG de Sud Radio et de Fiducial Médias (éditeur du magazine Lyon Capitale).

Le professeur marseillais d’économie-gestion était devenu célèbre lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, devenant avec son blog une voix du « non », puis avec les Gilets jaunes, qui sont nombreux à partager ses propositions en faveur du RIC.

Etienne Chouard avait notamment déclenché une polémique en manifestant son intérêt pour l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, ou en se définissant lui-même comme « complotiste »sur France Inter, c’est-à-dire « méfiant envers les complots des puissants ».

Source : https://lalettrepatriote.com/etienne-chouard-vire-par-sud-radio/

 

 

 

 

Mais il n’y a pas que Chouard… il y a (entre autres) le quidam qui a passé le temps qu’il avait à perdre à brûler la binette imprimée de Botul au coin d’une rue !

 

 

La Licra vue par Israël Adam Shamir

Entre la plume et l’enclume – 23.6.2019

Voir d’abord l’excellent clip « Gilets gilets jaunes » (rap) en question ici:

 

 

 

 

 Ca flambe et ça flamboie ! Face à ça, 6 assoc relevant du CRIF veulent la peau d’Alain Soral, et de nous tous qui sommes l’allumette et la termite, la thermite et la poutre, et la paille dans ton oeil, et la colère dans les coeurs.

Et voici l’apport d’un autre chevalier sans peur et sans reproche : Quenelle !

 

 

 

 

Laissez donc les juifs en dehors de tout ça !

 

Lettre ouverte d’Israël Shamir  – 18 juin 2019

 

 

 

 

Une photo de M. BHL a été brûlée par des protestataires à Paris. Un évènement constaté et montré sur un site lié à M. Alain Soral. La LICRA a aussitôt accusé celui-ci d’antisémitisme, ce qui est un délit passible de la loi, sur la base de ce fait. Je trouve leur mauvais usage de la position juive dans la société française totalement inacceptable, pour les raisons suivantes.

M. BHL est un citoyen français qui a droit à ses opinions. Néanmoins, aucune de ses opinions ne saurait ou ne devrait être agréée en tant que « la position juive ». Les juifs français, et certainement les juifs du monde entier, manifestent une large diversité d’opinions, les uns sont d’accord avec BHL sur certains points et d’autres pas, et parfois même s’opposent vivement à ses vues. M. BHL a été un soutien fervent, voire un instigateur, de l’attaque de l’OTAN contre la Libye en 2011, attaque qui a fait de ce pays d’Afrique du Nord relativement prospère un Etat failli tenu par des gangs islamistes armés. M. BHL a été un soutien fervent, voire un instigateur, du coup d’Etat à Kiev en 2014, qui a renversé le président légitime de l’Ukraine et qui a amené au pouvoir des gens qui soutiennent le collabo nazi Stepan Bandera. M. BHL a tenté de pousser à la colère ses compatriotes français contre les Gilets jaunes. Ces choix, et d’autres également déclarés par Mr BHL, ont été un motif d’indignation de certains citoyens français qui ont exprimé leur indignation en brûlant sa photo. Ces actes de M. BHL et de ses adversaires sont parfaitement légitimes et rentrent dans le cadre de la liberté d’expression publique.

Ce qui ne saurait être légitime, c’est une tentative de la LICRA pour créer l’impression fausse que ces opinions et conduites de M. BHL étaient une expression de la position juive. C’est là un mensonge odieusement antisémite. Les juifs de France, d’Israël et du reste du monde ne voulaient nullement le bombardement de la Libye ou les émeutes de Kiev; les juifs n’ont pas de position politique unifiée sur les élections françaises ou sur les mouvements politiques français. Il y a des juifs français qui soutiennent les Gilets jaunes, et d’autres qui les rejettent. Les uns votent pour M. Macron et d’autres pour Mme Le Pen ou M. Soral. Il n’y a que des antisémites pervers pour prétendre que tous les juifs suivent et soutiennent M. BHL. Or cette assertion maligne, c’est la LICRA, autoproclamée « organisation de lutte contre l’antisémitisme » qui l’a brandie.

Permettez-moi de le redire: l’entité appelée LICRA ne représente pas les juifs français, car elle n’a pas été élue par les juifs français. Ni les juifs français ni d’autres juifs n’acceptent d’être dirigés par la LICRA. C’est une organisation politique qui a ses propres objectifs; objectifs qui ne se superposent pas à ceux de la majorité des juifs en France ou ailleurs.

Tandis qu’il est possible d’argumenter que dans certains cas la LICRA agit dans l’intérêt des juifs en combattant le préjugé anti-juifs, dans le cas particulier, la LICRA agit contre les intérêts juifs, dans la mesure où cette action contribue à renforcer le préjugé anti-juif selon lequel tous les juifs agiraient de concert pour quelque finalité douteuse telle que la destruction de la Libye ou la déstabilisation de l’Ukraine, ou d’autres objectifs controversés.

Les juifs en tant que juifs n’ont pas de position sur ces sujets. M. BHL n’est pas un représentant élu ni une autorité spirituelle des juifs en France ni nulle part ailleurs. Il ne s’habille pas comme un juif pratiquant, n’observe pas les lois juives ni les coutumes juives; sa famille est célèbre pour comporter des apostats; ses actions ont toujours été celles d’un agent libre; il n’a jamais consulté les autorités juives, spirituelles ou temporelles. Il a parfaitement le droit d’avoir ses propres opinions et points de vue; néanmoins il ne saurait prétendre qu’il agit dans l’intérêt des juifs ni qu’il représente les juifs. La LICRA en a donc d’autant moins de droit à prétendre qu’une protestation contre BHL soit un acte contre le peuple juif comme un tout, ni donc comme un acte relevant de l’antisémitisme. S’il y a bien quelque chose d’antiémite c’est la LICRA qui suggère qu’une attaque contre BHL est une agression contre le peuple juif. Si c’était le cas, devrions-nous considérer une condamnation du comédien noir M Dieudonné comme un acte de racisme anti-noir?

Il est parfaitement légal de brûler l’image de BHL en Israël; et j’ai l’intention de le faire demain à Tel Aviv sur la Gordon Beach. Aucun tribunal en Israël ne m’accuserait d’antisémitisme si je mettais le feu à sa photo; même chose avec un portrait de M. Netanyahou, qui est d’ailleurs un représentant élu de l’Etat juif d’Israël. Tandis que le drapeau israélien est protégé contre la profanation, l’image d’une personne d’origine juive ne l’est pas. On est libre de la brûler ou d’en faire ce qu’on voudra, selon ses envies.

Je suis certain que les citoyens français ne sont pas moins libres que les citoyens israéliens, et j’espère que le tribunal français rejettera le grief sans fondement du LICRA, entité auto-proclamée, contre Alain Soral. Ce serait une bonne chose si M. BHL trouvait le courage de soutenir M. Soral contre la LICRA en affirmant que cette entité n’a pas agi ni n’agit en tant que représentante légitime ou autorité spirituelle des juifs français. Encore mieux, si la République française accusait la LICRA d’encourager le préjugé anti-judaïque par des griefs sans fondement.

Si la République française trouve nécessaire de condamner M. Alain Soral pour une raison ou une autre, qu’elle le fasse sans prétendre agir au nom de la cause juive. Laissez les juifs en dehors de cette polémique! Nous et nous ancêtres avons assez souffert sans être utilisés comme une sorte d’argument suprême dans une dispute intérieure entre Français.

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Affaire-du-clip-de-rap-Gilets-jaunes-les-conclusions-en-defense-devant-le-Tribunal-correctionnel-de-552

Source : https://plumenclume.org/blog/462-la-licra-vue-par-israel-adam-shamir

 

 

 

 

 

 

Pendant qu’on y est :

Une interview du même par Jean-Michel Vernochet, à propos de la sortie de son dernier livre :

 

 

 

Europe Insurrection Civique – 19.6.2019

 

Lors de cet entretien, Jean-Michel #Vernochet reçoit Israël Adam Shamir afin de commenter l’actualité en lien avec la sortie de son nouveau livre « Au Nom du Christ » et Maria Poumier, essayiste, dans le rôle de la traductrice pour cette entrevue.

 

 

 

 

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L’univers posthistorique est le premier où Javert n’est pas méprisé ; et où il se promène sous le surnom de Voltaire.

 

 

 

 

 

 

… écrivait Philippe Muray en 1999. On dirait, à voir les informations d’aujourd’hui, que c’est écrit de la nuit dernière.

Nous dédions les citations qui suivent à M.Didier Maïsto, de Sud-Radio, et à tous les traqueurs de malpensants, ses vertueux coreligionnaires.

 

[…]

 

Quand la réintégration par l’être humain du règne animal semble être devenue son unique projet, ainsi que la garantie de son bien-être futur, de sa protection et de sa sécurité, il est logique aussi qu’il consacre une grande part de son temps à éradiquer tout ce qui, sous de multiples formes, lui paraît hostile à ce programme.

La mort elle-même, la maladie et le risque, et encore bien d’autres choses comme le «vice », la corruption et même le doute, doivent être effacés de la nouvelle vie sur la nouvelle planète. Cette perspective de réintégration par l’être humain du règne animal, même si elle ne devait jamais être totalement réalisée, conduit à une sorte de monde idéal où Homo festivus, à l’opposé de son lointain ancêtre l’individu, ne conçoit plus ses ouvrages d’art, comme le disait Kojève, qu’à la façon dont « les oiseaux construisent leurs nids et les araignées tissent leurs toiles », où il n’exécute plus « des concerts musicaux» que comme le font « [les} grenouilles et [les} cigales », et où il ne joue plus que comme les «jeunes animaux ». C’est-à-dire qu’il peut y avoir encore des jeux, dans la post- Histoire, ainsi que des ouvrages d’art et des concerts, mais ceux-ci ne sont plus les produits, comme du temps de la période historique, de l’accident, de l’erreur, de la dialectique, de la lutte à mort ni de la négativité. Ils ne procèdent plus du désaccord des hommes avec le monde donné, autrement dit de ce qui les différenciait le plus radicalement de l’animal, mais au contraire de leur accord avec ce même monde transformé ou en cours de transformation accélérée. Et dont il ne reste plus alors qu’à chanter les louanges. Comme le confiait tout récemment à Télérama le directeur du Centre d’art contemporain de Vassivière (Limousin) : « En se familiarisant avec la présence de lart contemporain, les jeunes se préparent à un monde qui change. » On ne saurait mieux exprimer ce que devient, dans la post-Histoire (mais sans perdre le moins du monde son arrogance prétendument non conformiste), ce qui est encore abusivement nommé art: un système parmi d’autres de dressage ou de domestication, et l’un des bras armés du nouveau conditionnement. Ici comme partout, mais de façon encore plus étonnante qu’ailleurs, « lêtre coïncide enfin avec le concept» ; du moins y est-il encouragé de manière très pressante.

Pour que cet accord soit réalisé, et donc pour que la nouvelle animalité triomphe, il faut que les dissemblances ou les différences cessent d’être privilégiées, que l’accent ne soit plus mis sur ce qui sépare, et que le semblable ou le même rencontrant le même devienne le fondement d’un nouveau système de pensée, ou plus exactement de non-pensée à masque de nouvelle pensée.
Enfin qu’à l’opposé de tout ce qui avait eu lieu jusqu’à présent, l’indifférenciation soit désormais constitutive de l’identité; d’une identité toujours plus identique.

Et qu’en retour, bien entendu, ceux qui auraient encore l’effronterie de mettre l’accent sur ce qui sépare soient criminalisés à tour de bras.

Homo festivus revient en enfance comme on retourne à ses moutons, mais c’est pour chasser férocement les loups de sa bergerie. L’obsession des lois, la rage procédurière, le recours maniaque au droit, la passion de la justice et des tribunaux, la fringale croissante d’accusation et de délation, enfin la satanisation de tout ce qui ne contribue pas, ou pas assez, à accélérer le retour de tous dans le bercail de l’animalité indifférenciante. et doit en conséquence être traîné à la barre, accompagnent l’établissement du règne festiviste. Les individus non adaptés à la post-Histoire doivent être éliminés, et toute la démence pénalophile actuelle, camouflée généralement sous des revendications de « minorités» et de luttes contre « toutes les discriminations », n’est que l’équivalent de ce que fait la Nature quand elle produit par mégarde un « monstre» : elle le liquide sans hésitation. En même temps que notre époque réinvente le genre de la pastorale avec une ingénuité confondante, elle se signale par une apothéose irrésistible de pénalisation. Et tout ce qui se révèle en désaccord plus ou moins ouvert avec les nouvelles conditions d’existence est désormais un trouble à lordre public.

Il y a quelques semaines, c’est avec une certaine impatience que le Monde, l’un des organes les plus autorisés par lesquels s’expriment quotidiennement les pontes du tout-puissant syndrome maniacopressif contemporain, se plaignait .« Lionel Jospin tarde à élargir à lalcool et au tabac la lutte contre les toxicomanies. » Et en effet, il y avait quelque scandale à traîner les pieds, s’agissant d’adopter un décret permettant d’appliquer à ce que, par escroquerie, on appelle maintenant les « drogues licites» (alcool, tabac, médicaments), afin de les rendre un de ces prochains jours tout aussi illicites que les autres, le « champ de compétences du Comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie ». Le pieux albinos Jospin, qui se proposait par ailleurs, il y a peu de temps, et histoire de rendre la vie encore un peu plus rigolote qu’elle n’est déjà, de renforcer la loi contre le «harcèlement », avait-il soudain perdu la foi dans le harcèlement légalitaire comme méthode de gouvernement et comme avenir de l’individu posthumain ? Ce champion exemplaire des permanentes marathonades de la Vertu, qui avait déjà à son actif, parmi tant d’autres merveilles, la sinistre parité et l’étonnant pacs, allait-il décevoir, pour une fois, le troupeau aboyant des légalophiles, et toute la meute des petits savonaroles de la légifération perpétuelle dont on voyait déjà saliver les babines? Évidemment, non. Il y a eu, dans cette affaire, toutes proportions gardées, à peu près autant de suspense qu’à propos de l’issue de la récente « guerre» contre la Serbie. Et c’est sans étonnement qu’un peu plus tard le même journal triomphait, titrant cette fois avec allégresse: « L’alcool, le tabac et les psychotropes sont intégrés parmi les drogues ». La chasse, en somme, était ouverte. La bonne et juste chasse, évidemment, à ces substances psycho actives dont la « dangerosité sociale» n’est plus à démontrer, ne serait-ce que par les maladies qu’elles entraînent, ainsi que les morts prématurées, et le « coût global» que tout cela fait peser sur la « collectivité »

[…]

LA FÈTE CRACHE LA LOI

La fête crache la loi comme le dragon crache le feu; et elle n’avoue jamais mieux son désir le plus profond que dans ces occasions. C’est là, au milieu de l’effervescence et sous les bombardements de la musique, que la liturgie procédurière et le carnaval font le meilleur ménage à tous les points de vue ; et que la fête montre les dents contre ses dissidents. C’est ainsi que la Gay Pride de juillet dernier, ou plutôt la « marche de la fierté gay » comme l’écrit Le Monde, a été placée en toute logique « sous le signe du pacs et de la lutte contre l’homophobie ». Cette année, il s’agissait de marcher, comme renchérit Libération, pour « faire de l’homophobie un délit au même titre que le racisme ». Travestie en « combat démocratique » et non « identitaire » (toujours Libération),

cette nouvelle volonté liberticide, qui se développe au nom de la «protection des différences », et qui ose se légitimer d’un alignement de la « question gay» sur la « question juive », vise dans un délai relativement bref l’inscription de l’homo phobie dans le code pénal. Et, ainsi que l’annonce le redoutable Eribon : « Ilfaut évidemment que les propos homophobes soient passibles des tribunaux. » Ce qui promet par la même occasion une nouvelle grande purge du vocabulaire qui sera considérée comme un progrès; et une fructueuse entreprise d’épuration sémantique.

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Il y a quelques semaines, sans susciter en apparence le moindre étonnement, un très étrange « réseau Voltaire» réclamait lui aussi une loi contre l’homophobie. Et c’était exactement comme si l’association Bakounine demandait le renforcement des lois garantissant la propriété. Ou comme si le comité des amis de Lacenaire exigeait le rétablissement de la peine de mort. Et on attend avec impatience que le club Gandhi revendique la guerre
à outrance. Que le groupe Alfred-Jarry pétitionne en faveur du retour de la messe en latin. Et surtout que la fédération DAF -de- Sade prône une répression accrue des outrages aux mœurs. Tous ces gens qui traitent si légèrement, et à chaque occasion, les autres de réactionnaires se sont octroyé le monopole de la réaction ; mais désormais, pour ainsi dire, sous pavillon de complaisance; en espérant que personne, vraiment personne, ne les remarquera puisqu’ils ont le label.

Le ventre fécond de la civilisation qui commence est rempli de décrets punisseurs et persécuteurs qui ne demandent qu’à voir le jour; et qui le verront. Le désir de procès trahit le souhait d’un monde délivré de toute fantaisie et de toute liberté, et la perspective de ces destructions, avancées sous le masque de la « revendication d’égalité contre toutes les discriminations », représente le dernier plaisir qui puisse subsister dans un univers sans libido. Il revenait à notre temps, lequel se vante si fort d’avoir naguère proclamé qu’il était interdit d’interdire, de porter aux nues, et sans y voir malice ni contradiction, les demandeurs, les préparateurs, les réclameurs et les fomentateurs de lois ou de dénonciations.

Homo festivus, quand il ne fait pas la fête, s’illustre dans le métier de  mouchard et il y excelle; et tout le monde l’applaudit. L’univers posthistorique est le premier où Javert n’est pas méprisé; et où il se promène sous le surnom de Voltaire. Toutes les autres sociétés avaient craché sur lui et sur ses semblable _
même s’il fallait bien qu’elles les utilisent pour leurs basses besognes; mais celle-ci est la première qui en vante les mérites et qui l’interviewe à longueur de temps. Les Javert innombrables d’aujourd’hui n’auront malheureusement pas l’excellente réaction du Javert de Hugo, lorsque ce dernier s’aperçoit que le monde qu’il s’était créé, partagé entre bons et méchants, n’était qu’un délire malfaisant, et qu’il choisit de se jeter dans la Seine. La persécution est pour eux un devoir, un plaisir, et aussi l’objet d’une compétition: c’est à qui, chaque soir, ramènera dans son carnier le plus de phobes possible. Car il ne s’agit plus, bien entendu, que de chasse aux phobes en général, et d’anéantissement de tout ce qui pourrait se manifester comme phobe, à quelque degré que ce soit, vis-à-vis des nouvelles conditions d’existence, nécessairement délectables dans leur ensemble comme en détail. C’est toujours le propre des totalitarismes de traiter de fous (et de traiter en fous) ceux qui ne succombent pas à leurs prestiges. Et en effet, est-ce qu’il ne faut pas être dérangé, névrosé jusqu’à l’os, perclus de peurs morbides, pour ne pas applaudir sans fin à ce qui est aujourd’hui proposé ?

 Extrait de « Après l’Histoire -18 », « Le bloc-notes », Revue des Deux Mondes, septembre 1999

 

 

Disponible en kiosques – 18 €

 

De février 1998 à février 2000, sous le titre « Après l’Histoire » , Philippe Muray (1945-2006) a publié vingt-trois chroniques jubilatoires dans la Revue des Deux Mondes, pour dézinguer l’époque, les Tartufes, la médiocrité culturelle et intellectuelle, sans oublier la bien-pensance. Ce hors-série est l’occasion de  découvrir ou redécouvrir, à travers une sélection de ses écrits de combat, ses analyses ciselées et son extraordinaire liberté de ton. Ce n° spécial est préfacé par Marin de Viry et Sébastien Lapaque, deux grands connaisseurs de Philippe Muray. Ils expliquent la postérité de l’auteur et ses liens avec la Revue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 juin 2019

 

 

 

FRANCE ET…

 

 

 

 

 

 

 

FRANCE ET…

 

 

 

 

Pétition

La France – et le reste – hors de l’OTAN !

L’OTAN hors de l’Europe !

 

 

 

 

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré
Appel pluraliste (pétition)

 

mardi 18 juin 2019, par Comité Valmy

 

Voir en ligne : Assemblée Nationale : Proposition de résolution visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord -par Gaby Charroux, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho

 

 

 

 

Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’UE, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les Etats Unis avec la complicité des Etats vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne.

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Signer…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

 

 

 

 

 

KURDISTAN IRAKIEN : LE QUAI D’ORSAY
CONFIE UNE MISSION A L’AFFAIRISTE BERNARD KOUCHNER…

 

Richard Labévière – Comité Valmy – 19.6.2019

 

 

 

 

Les États-Unis ont réussi à déclencher une guerre asymétrique dans le golfe persique. Comme si la région en avait besoin ! Mais c’est bon pour eux, pour les cours du pétrole et les actions en bourse du complexe militaro-industriel : America first ! Les bruits de bottes et de torpilles atténuent le fiasco annoncé du fameux « deal du siècle », un « plan de paix globale » entre Israël, la Palestine et le monde arabe. Préparé par le propre gendre de Donald Trump, cette imposture, qui doit être dévoilée à Bahreïn le 24 juin prochain, vient d’être qualifiée de « morte née » par le ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo lui-même… C’est dire ! Mais, pour ne pas être totalement ridicule, le même vient d’effectuer une tournée dans les pays arabes afin de s’assurer (chèques à l’appui) que les chaises ne seront pas complètement vides. Les « amicales » pressions ont surtout visé le Maroc et l’Egypte, les deux pays sunnites clefs du dispositif moyen-oriental de Washington. Par conséquent, la dernière petite guerre persique arrive à point nommé pour mettre toutes les difficultés de la région sur le dos de l’Iran. Voulant laisser se dissiper les fumées propagandistes, prochetmoyen-orient.ch reviendra sur ces différents événements, la semaine prochaine.


La rédaction

 

 

Richard LABÉVIÈRE  a été rédacteur en chef à la Télévision suisse romande (TSR) et à Radio France internationale (RFI). Rédacteur en chef bénévole de Défense, la revue de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de 2003 à 2011, il exerce depuis 2010 comme consultant en relations internationales6 et en questions de défense et sécurité. Il est rédacteur en chef de l’Observatoire de la Défense et de la Sécurité, un réseau d’experts des questions de défense et de sécurité. Depuis 2014, il est rédacteur en chef du site « Proche&Moyen-Orient – Observatoire Géostratégique ». Il est aussi membre de la rédaction du mensuel Afrique Asie. Il est présenté comme « spécialiste du Proche-Orient » par Le Monde diplomatique, « spécialiste du Monde arabe, du Maghreb, des questions de la défense et du terrorisme » par Afrique Asie. Il est officier de réserve opérationnelle de la Marine nationale.

 

Tripoli (Liban), Ehden, 13 juin 2019.

Se rendre par avion à Erbil – la capitale du Kurdistan irakien, à 70 kilomètres de Mossoul – est plus facile que d’aller à Nice, Dublin ou Genève. Pas besoin de visas, ni d’aucune formalité avec la capitale irakienne Bagdad. Un contrôle d’identité à l’aéroport est effectué par des vigiles dont les uniformes n’arborent aucun insigne, ni marque d’appartenance à une quelconque unité. Etrange pour cette région – pourtant politiquement et économiquement stratégique – qui continue d’appartenir officiellement à la République d’Irak.

C’est d’autant plus curieux… ou plutôt non c’est parfaitement logique, parce qu’à l’image du Kosovo, le Kurdistan irakien est devenu une petite dictature mafieuse dirigée par un clan – les Barzani -, et protégée par un État de la région : Israël.

 

TINTIN ET LE SCEPTRE DE BARZANI

Cette entité – hors-sol régalien – est, désormais dirigée par deux cousins : Netchirvan et Mansour Barzani. Les nouveaux président et Premier ministre du Kurdistan sont respectivement le neveu et le fils du chef historique Massoud Barzani. « Malgré le passage de relais entre générations, le spectre de celui qui fut président du Kurdistan depuis la création du poste en 2005 jusqu’à l’échec du référendum sur l’indépendance en 2017, continuera de planer sur la politique kurde », explique un diplomate européen en poste à Erbil. Lundi dernier, Netchirvan Premier ministre sortant (52 ans) a prêté serment comme nouveau président du Kurdistan. Il est le gendre de Massoud Barzani. Le lendemain, Masrour Barzani, patron des services kurdes de renseignement (50 ans) et cousin du nouveau président, a été nommé au poste de Premier ministre. A part les Etats-Unis de Donald Trump, aucune dictature jusqu’à aujourd’hui n’avait réussi un tel tour de force !

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11339

 

 

 

 

Infox, intox et poker menteur

 

Michel Raimbaud  –  R.I. 18.6.2019

 

 

Donald Trump entouré de soldats américains le 13 août 2018.

 

 

Loin de considérer que la politique américaine viole le droit international depuis la seule entrée en scène de Donald Trump, l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud revient sur trente ans de géopolitique dominés par l’arrogance de Washington.

 

 

Michel RAIMBAUD est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur. Retrouvez son nouvel ouvrage Les guerres de Syrie, aux éditions Glyphe.

 

 

C’est à l’ineffable George W. Bush, qui a dirigé durant huit ans une « puissance indispensable », que l’on attribue à tort la paternité de concepts qui allaient connaître la célébrité : le « Grand Moyen-Orient », zone « de bombardement démocratique » s’enflant au gré des pulsions américaines, « la guerre au terrorisme » (War on Terror), consistant à « épouvanter » les « États voyous » en terrorisant leurs populations, mais également – il suffit d’oser – « l’Axe du Bien » rassemblant les féaux et adorateurs des États-Unis et « l’Axe du Mal », perchoir de ses sinistres ennemis. Bush n’est évidemment pas le créateur de cet arsenal idéologique, n’en ayant eu que l’usufruit. C’est entre le rédacteur de ses discours (un certain David Frum), le « Vice » Dick Cheney (dont Bush était en quelque sorte le prête-nom) et les célébrités de l’Establishment néoconservateur (à la mode Bolton et Cie) qu’il faut chercher les théoriciens du degré zéro de la diplomatie.

Cette brocante intellectuelle aura fait les innombrables dégâts que l’on sait, dans l’espace arabo-musulman, mais également sur tous les continents, démolissant de surcroît toute notion de droit international et sapant les bases de la légalité onusienne établies par consensus à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. À contempler le spectacle navrant qui marque le début du troisième millénaire, on deviendrait sans trop se forcer nostalgique de la guerre froide, c’est-à-dire du temps où, au-delà de la propagande, de part et d’autre du rideau de fer, parler voulait dire quelque chose. Quand, après de longs marchandages, on s’accordait sur les mots, on était à peu près d’accord sur le contenu des engagements et des arrangements souhaitables. L’équilibre de la terreur a permis d’éviter beaucoup de conflits… Le souvenir des tueries, destructions, génocides était alors trop brûlant pour que l’on puisse envisager de gaieté de cœur d’aller en guerre en chantant mironton mirontaine. Le ridicule tuait encore un peu et le mensonge n’était pas une technique diplomatique à usage courant. Trente ans après la chute du mur de Berlin, ces précautions et ces scrupules ne sont plus de mise pour le camp qui se réclame toujours du «  monde libre », celui qui tente sans fin de resserrer son emprise, convaincu d’être « la civilisation » face aux voyous et aux barbares. Une séance au Conseil de Sécurité, tel ou tel discours présidentiel, illustreront parfaitement le propos de votre serviteur.

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Source : https://francais.rt.com/opinions/63057-infox-intox-poker-menteur-par-michel-raimbaud

 

 

 

 

Analyse des récentes attaques de pétroliers en mer d’Oman

 

Gal Dominique Delawarde   R.I. – 16.6.2019

 

 

 

 

En réponse à de nombreuses questions qui me sont posées sur les pétroliers attaqués à Fujaîrah ou en mer d’OMAN, je vous adresse ci-après mon analyse personnelle sous forme d’une réponse à l’un de mes interlocuteurs.

Il se trouve que je connais bien toutes les parties en cause dans cette affaire pour les avoir côtoyées et même fréquentées durant de longues périodes (US, UK, FR, Israël, Emirats, Iran).

Mon avis vaut ce qu’il vaut. À chacun de se faire sa propre idée en réfléchissant par lui-même….

 

 

Le général Dominique DELAWARDE est ancien chef « Situation-Renseignement-Guerre électronique » à l’état-major interarmées de planification opérationnelle.

 

 

Cher Jean-Paul,

Pour moi, il ne fait aucun doute, je dis bien « aucun doute » que le Mossad est directement impliqué dans l’affaire (avec ou sans l’aide de la CIA et des Américains).

Il est actuellement vital pour Israël de se débarrasser du régime des Mollah en Iran et, dans le cadre de l’extension de l’influence d’Israël aux Proche et Moyen-Orients, de se débarrasser de tous les « régimes ennemis » (Syrie, Irak, Yémen).

Lorsqu’il s’agit de sa survie, Israël ne recule devant rien. Il se sait soutenu par la « bande des trois » (USA, UK, FR), par les médias de ces pays qu’il contrôle et par les dirigeants de ces trois pays dont il a financé les élections par le biais des lobbies qui agissent au profit Israël.

Y a-t-il eu un précédent israélien avéré dans le terrorisme international sous faux drapeau ou dans le terrorisme international tout court ?

La réponse est OUI !

Il y a eu l’affaire du bateau USS Liberty attaqué le 8 juin 1967. 34 marins américains y ont perdu la vie. Il s’agissait au départ de faire porter le chapeau à l’Égypte. Ayant été pris la main dans le sac, les Israéliens se sont excusés et ont prétexté « une erreur » ….

Le secrétaire à la défense US McNamara a alors déclaré à l’amiral US qui voulait réagir : « Le président Johnson ne va pas déclencher une guerre ou « embarrasser un allié des Américains » (sic) pour quelques marins. » Ben voyons …….

Je n’évoque même pas l’explosion de l’Hôtel King David le 22 Juillet 1946, ses 91 morts et 46 blessés pour la plupart britanniques.

Je n’évoque pas non plus l’assassinat de l’envoyé spécial (suédois) de l’ONU Folke BERNADOTTE le 17 septembre 1948 et du colonel français André Sérot, commandant des observateurs de l’ONU en Palestine.

Je n’évoque pas enfin la triste affaire du massacre de Deir Yassin le 9 avril 1948 ……

Aujourd’hui plus encore qu’hier, Israël est assuré de l’impunité. Trump, May et Macron sont totalement sous la coupe des lobbies pro-israéliens dans leurs pays respectifs. Tous ceux qui, comme moi, osent faire ressurgir les leçons du passé et qui connaissent bien la partie « israélienne » pour l’avoir fréquentée, courent le risque de se voir « anathémiser » et accuser d’« antisémitisme ».

Ce genre de terrorisme « intellectuel » fonctionne encore puisque rares sont ceux qui ont évoqué Israël comme suspect numéro 1 des attaques de pétroliers dans le Golfe ou à ses abords, le but étant d’essayer d’entraîner la « coalition occidentale » dans une nouvelle « croisade anti-iranienne ».

Dans les indices qui accréditent cette thèse, il y a les réactions politiques et médiatiques plutôt précipitées et maladroites émanant des US et de l’UK, complices éternels d’Israël, et accusant l’Iran. C’est « cousu de fils blancs »…

Ces deux pays, comme Israël, ne reculent devant rien et prennent les citoyens du monde entier pour des cons en pensant qu’ils vont croire que, le jour même de la visite amicale du premier ministre japonais en Iran, les Iraniens chercheraient à couler deux pétroliers… liés au Japon… sous les yeux de caméras extérieures aux deux bateaux, qui se trouvaient là « par hasard » pour filmer « l’attentat iranien du siècle ».

Décidément, comme dans l’affaire Skripal, les services Israéliens et occidentaux, trop sûrs d’eux même, sont de plus en plus maladroits…

Dominique Delawarde

Source : https://reseauinternational.net/analyse-dun-general-francais-des-recentes-attaques-de-petroliers-en-mer-doman/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=analyse-dun-general-francais-des-recentes-attaques-de-petroliers-en-mer-domanv

 

 

 

 

La Pravda américaine : Comment Hitler a sauvé les Alliés

 

Ron UnzThe Unz Review13.5.2019

Traduction : Le Saker francophone

 

 

 

 

Né en 1961 en Californie (USA) dans une famille juive, Ron UNZ est un ancien homme d’affaires américain, connu pour son échec à l’élection des gouverneurs (républicains) de Californie en 1994 et pour ses propositions de promotion d’une éducation en immersion anglaise structurée. Il a été éditeur de The American Conservative de mars 2007 à août 2013.

Fin 2013, il a lancé The Unz Review, dont il est l’éditeur et le rédacteur en chef. Depuis 2016, Paul Craig Roberts et Norman Finkelstein collaborent à cette publication.

Ron Unz est accusé d’antisémitisme par l’ADL (Anti-Defamation League) pour sa persistance à remettre en question les « vérités » officielles sur  l’Holocauste et le rôle des Juifs en général dans l’histoire du monde.

Dans une série d’articles intitulés American Pravda, il revisite, d’ailleurs, les versions historiques officielles de pas mal de choses.

De nombreux chroniqueurs non-conformistes collaborent aujourd’hui régulièrement à The Unz Review, notamment Gilad Atzmon, The Saker, Israël Shamir, Kevin Barrett, Pat Buchannan, Patrick Cockburn, Jonathan Cook, Philip Giraldi, Linh Dinh, Eric Margolis, Ron Paul, James Petras, Andre Vltchek, Mike Whitney et d’autres.

 

 

Il y a quelques années, je lisais les mémoires de Sisley Huddleston, un journaliste américain vivant en France, pendant la Seconde guerre mondiale. Bien qu’oublié depuis longtemps, Huddleston avait passé des décennies comme l’un de nos correspondants étrangers les plus importants, et des douzaines de ses principaux articles avaient paru dans The Atlantic Monthly, The New Republic et Harpers, alors qu’il avait écrit quelque 19 livres. L’un de ses amis les plus anciens et les plus proches était William Bullitt, l’ambassadeur américain en France, qui avait déjà ouvert notre première ambassade soviétique sous FDR.

La crédibilité de Huddleston semblait impeccable, c’est pourquoi j’ai été si choqué par son témoignage de première main sur Vichy en temps de guerre, totalement contraire à ce que j’avais appris dans mes manuels d’histoire. J’avais toujours eu l’impression que le régime collaborationniste de Pétain avait peu de légitimité, mais ce n’était pas du tout le cas. Des majorités quasi unanimes des deux chambres du parlement français, dûment élues, avaient élu le vieux maréchal en dépit de ses profondes réticences personnelles, le considérant comme le seul espoir comme sauveur national unificateur de la France après la défaite écrasante de ce pays en 1940 face à Hitler.

Bien que les sympathies de Huddleston ne fussent guère en faveur des Allemands, il remarqua la correction scrupuleuse dont ils firent preuve à la suite de leur victoire écrasante, politique qui se poursuivit pendant les premières années de l’occupation. Et bien qu’il ait à quelques reprises rendu des services mineurs au mouvement naissant de la Résistance, lorsque le débarquement de Normandie en 1944 et le retrait allemand qui a suivi ont soudainement ouvert les portes du pouvoir aux forces anti-Pétainistes, celles-ci se sont engagées dans une orgie d’effusions de sang idéologiques, probablement sans précédent dans l’histoire française, dépassant largement le fameux règne de terreur de la révolution française, avec peut-être 100 000 civils ou plus massacrés sur la foi de preuves peu ou pas fondées, souvent uniquement pour régler leurs comptes personnels. Les exilés communistes de la guerre civile espagnole, qui avaient trouvé refuge en France après leur défaite, en ont profité pour renverser la vapeur et massacrer le même genre d’ennemis de classe « bourgeois » qui les avaient vaincus lors du conflit précédent, quelques années auparavant seulement.

Alors que je cherchais à comparer le témoignage de Huddleston au récit traditionnel de la France en temps de guerre que j’avais toujours pleinement accepté, la plupart des facteurs semblaient pencher en sa faveur. Après tout, ses références journalistiques étaient impeccables et, en tant qu’observateur direct et très bien informé des événements qu’il a rapportés, ses déclarations ont certainement compté pour beaucoup. Entre-temps, il est apparu que la plupart des récits classiques qui dominent nos livres d’histoire avaient été construits une génération ou deux plus tard par des écrivains vivant de l’autre côté de l’océan Atlantique, dont les conclusions pouvaient avoir été fortement influencées par le cadre idéologique noir et blanc qui avait été rigidement ancré dans les universités américaines de l’élite.

Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer une énorme faille dans le récit de Huddleston, une erreur si grave qu’elle a jeté de sérieux doutes sur sa crédibilité en tant que journaliste. Vers le début de son livre, il consacre une page environ à mentionner de façon fortuite qu’au début des années 1940, les Français et les Britanniques se préparaient à lancer une attaque contre l’Union soviétique, alors neutre, utilisant leurs bases en Syrie et en Irak pour une offensive de bombardement stratégique visant à détruire les champs de pétrole de Staline à Bakou dans le Caucase, alors une des principales sources mondiales de ce produit essentiel.

Évidemment, toutes les organisations militaires produisent une multitude de plans d’urgence pour toute éventualité couvrant toutes les situations et tous les adversaires possibles, mais Huddleston avait sans doute mal compris ces possibilités ou rumeurs, les prenants au premier degré. Selon lui, le bombardement de l’Union soviétique par les Alliés devait commencer le 15 mars, mais il a été retardé et reprogrammé pour diverses raisons politiques. Quelques semaines plus tard, les divisions de panzers allemands balayèrent la forêt ardennaise, encerclèrent les armées françaises et s’emparèrent de Paris, faisant avorter le projet de bombardement allié de la Russie.

Étant donné que l’URSS a joué un rôle de premier plan dans la défaite finale de l’Allemagne, une attaque précoce des Alliés contre la patrie soviétique aurait certainement changé l’issue de la guerre. Bien que les fantasmes bizarres de Huddleston aient eu raison de lui, il n’avait guère tort de s’exclamer « C’est passé si près ! »

L’idée que les Alliés se préparaient à lancer une offensive de bombardement majeure contre l’Union soviétique quelques mois seulement après le déclenchement de la Seconde guerre mondiale était évidemment absurde, si ridicule qu’aucune allusion à cette rumeur débridée depuis longtemps n’avait jamais été reprise dans les textes historiques standard que j’avais lus sur le conflit européen. Mais le fait que Huddleston se soit accroché à des croyances aussi absurdes, même plusieurs années après la fin de la guerre, a soulevé de grandes questions sur sa crédulité ou même sa santé mentale. Je me demandais si je pouvais lui faire confiance ne serait-ce qu’un seul mot sur autre chose.

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/la-pravda-americaine-comment-hitler-a-sauve-les-allies

Source d’origine : The Unz Review

 

 

 

 

Mais de quoi on se mêle aux Grosses Orchades ?

 

 

 

Deux ou trois réflexions comme ça, en passant

 

Théroigne – 20.6.2019

 

 

« Il y a quelque chose de trouble, d’équivoque, de maladivement sexuel dans la tactique opportuniste de Hitler, dans son aversion pour la violence révolutionnaire, dans sa haine de toute forme de liberté et de dignité individuelles. Dans la vie des peuples, au moment des grands malheurs, après les guerres, les invasions, les famines, il y a toujours un homme qui sort de la foule, qui impose sa volonté, son ambition, ses rancunes, et qui “se venge comme une femme” sur le peuple entier, de la liberté, de la puissance et du bonheur perdus. Dans l’histoire de l’Europe, c’est le tour de l’Allemagne. Hitler, c’est le dictateur, la femme que l’Allemagne mérite. C’est son côté féminin qui explique le succès de Hitler, son ascendant sur la foule, l’enthousiasme qu’il excite dans la jeunesse allemande. »

Écrivait en 1931 Curzio Malaparte (Technique du coup d’État), qui n’a jamais été raciste pour un fifrelin, sauf envers les femmes.

 

 

Pauvre Hitler ! Ravalé au rang des gonzesses…

Et voilà que M. Unz, dans le sillage d’un certain Huddleston, journaliste US, en fait un passeur d’assiettes aux Alliés. Rien, décidément, ne lui aura été épargné.

La probité intellectuelle de Ron Unz est touchante (je le dis sans rire) mais il y a quelque danger à remplacer une idée reçue par son contraire, tout aussi reçue sans doute et pas nécessairement plus juste.

Ainsi, dans sa révision des rôles joués par les uns et les autres, passe-t-il de celui, officiel, que s’est attribué la France d’après 1945 (lisez sa classe dirigeante), à une variante de fantasme américain, ces fantasmes dont il ne faut jamais oublier qu’ils sont ceux de gens qui ne savent pas ce que c’est que d’être envahis, colonisés militairement, en quelque sorte réduits en esclavage. Sort qui a été en revanche celui de tant de pays d’Europe un nombre incroyable de fois dans l’histoire, et d’autant plus difficile à supporter quand on a été soi-même pendant si longtemps une puissance impériale et, bien sûr, impérialiste, comme cela a été le cas pour la France.

Il va si loin, Ron Unz, dans sa volonté de faire amende honorable envers lui-même pour ses opinions passées, que, pour un peu, il en canoniserait le Maréchal et clouerait aux portes des granges les épouvantails-Manouchians que seule une mort préventive a sans doute empêchés de se muer en féroces tondeurs de femmes et fomenteurs d’Auschwitz à la française d’après-guerre.

 

Mais ce qu’il y a de plus étonnant dans cet article de « La Pravda américaine », c’est l’étonnement de Ron Unz à la découverte que

 

« … au début des années 1940, les Français et les Britanniques se préparaient à lancer une attaque contre l’Union soviétique, alors neutre, utilisant leurs bases en Syrie et en Irak pour une offensive de bombardement stratégique visant à détruire les champs de pétrole de Staline à Bakou, dans le Caucase, alors une des principales sources mondiales de ce produit essentiel. »

 

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/mais-de-quoi-on-se-mele-aux-grosses-orchades/

 

 

 

 

 

Addendum de dernière minute :

 

IMPÉRIALISME HUMANITAIRE

 

 

Kadhafi est mort. Vive Total !

 

Déclaration du

Comité International pour la défense des droits du peuple libyen

sur les événements actuels en Libye

 

Depuis l’année 2011, date du renversement du gouvernement légitime de la Libye et de la destruction de son État par les forces illégitimes de 40 nations qui ont envoyé pour ce faire des armadas de tous les coins du monde, le peuple libyen vit une tragédie qui n’en finit pas d’être exacerbée par la domination et l’affrontement entre eux de milices criminelles et de djihadistes extrémistes de toutes provenances, qui font subir quotidiennement aux Libyens : pillages, vols, viols, terreur, meurtres, enlèvements, tortures, néo-esclavagisme et famine..

L’élimination de toutes ces manifestations destructrices et la reconstruction de l’État libyen en tant qu’espace sûr et prospère ne peut être réalisée qu’avec la création d’une armée nationale forte, une police, des dispositifs de sécurité efficaces et des institutions constitutionnelles et économiques démocratiques et indépendantes. L’expérience humaine nous a appris, tout au long de l’histoire, que l’État moderne ne peut exister que sur ces bases, faute desquelles la vie et la sécurité des citoyens sont en danger, et vulnérables à toute intrusion et à toute violation.

 

 

Les événements qui se déroulent autour de Tripoli, où de violents affrontements se déroulent avec toutes sortes d’armes, résultent de l’incapacité de la « communauté internationale » à résoudre la crise libyenne, qu’elle a laissé se déclencher sans intervenir, et à mettre fin à la présence des innombrables milices qui ont plongé la Libye dans la nuit, le chaos, l’extrémisme, le pillage et le vol, et qui  y contrôlent toutes les installations de la vie depuis 2011. Nous rappelons sévèrement à ladite communauté internationale sa primordiale responsabilité non seulement dans le déclenchement mais dans la persistance du conflit

Le CPIL, dans le cadre de la réalisation de ses objectifs juridiques et humanitaires, s’engage aux côtés du peuple libyen victime de cette guerre qui vise tout le monde civil : enfants, femmes, vieillards Ces civils sont pris pour cible chaque jour, tués, agressés et  déplacés. Le comité dénonce cette violation du droit international pratiquée par les milices qui prennent les civils comme des boucliers humains pour marquer une victoire médiatique par des formules erronées et mensongères visant à différencier les Libyens et à en faire des ennemis qui s’affrontent, comme ce fut le cas en 2011 lorsqu’ils ont trompé le peuple libyen par leurs propagandes et les propos falsifiés qui ont amené le peuple libyen à cette situation tragique.

Le Comité souhaite que la paix règne sur la Libye et que toutes les formes de violence, de terrorisme et de combats s’arrêtent ; il appelle  les milices à  rendre leurs armes  et leurs munitions à l’armée libyenne, à se retirer des villes et à quitter toutes les institutions de l’État. Le Comité encourage les jeunes Libyens qui ont été engagés dans la guerre à se diriger vers les combats pour le développement plutôt qu’à se rendre sur les champs de bataille, appelant chacun à faire preuve de retenue et de respect pour le sang libyen et les droits des citoyens qui subissent chaque jour la violation de leurs droits politiques et de la plus élémentaire sécurité.

Le Comité appelle les composantes de la société libyenne et les forces de paix à prendre des mesures efficaces et à accélérer la tenue d’une réunion entre tous les Libyens sans intervention d’aucune force étrangère, réunion  dans laquelle toutes les parties puissent participer à l’élaboration des décisions qui aident la Libye à sortir de la crise. Toutes les parties doivent s’engager à les respecter et à les appliquer, y compris les Nations Unies.

Nous attirons l’attention de tous les acteurs sur le terrain sur la nécessité de respecter les règles du droit international et de protéger la vie et les biens des citoyens. Nous appelons les organisations de défense des droits de l’homme (Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Croissant rouge, Croix-Rouge, Human Rights Watch, Amnesty International et l’Office de secours des Nations Unies) à déployer un maximum d’efforts pour protéger les partisans de l’ancien régime incarcérés dans les prisons des milices, à les transférer dans des lieux sûrs et à accélérer leur libération, afin d’empêcher que les milices ne les utilisent comme boucliers humains ou leur fassent subir davantage de mauvais traitements.

Nous appelons tous les Libyens à rationaliser et à respecter les principes suivants afin de préserver l’unité et la souveraineté de la Libye, la liberté de ses citoyens et la protection de leurs droits :

 

/1. – Désarmement des milices  et surveillance des armes sous le contrôle d’une force d’observation africaine neutre jusqu’à ce que l’armé libyenne devienne une armée nationale bien construite.

/2. – Élaboration d’un accord de réconciliation nationale, sous l’égide du Conseil suprême des tribus et des villes libyennes, incluant toutes les composantes de la société libyenne.

/3. – Tenue d’une conférence nationale de dialogue pour élaborer une charte nationale définissant les caractéristiques du futur État libyen.

/4. – Formation d’un conseil de transition civil chargé de superviser la réconciliation nationale et le dialogue, et   organisation d’un référendum sur la constitution, suivi d’élections législatives et présidentielles.

/5. – Formation d’un gouvernement d’union nationale de conciliation dirigé par des technocrates.

/6. – Arrêt des  discours de  haine et d’incitation à la violence par tous les réseaux médiatiques.

/7. – Retrait de toutes les forces étrangères déployées sur le territoire entier de la Libye.

/8. – Libération de tous les détenus dans toutes les prisons.

/9. – Retour des personnes déplacées et refugiées à l’intérieur ou à l’extérieur de la Libye, et remise de tous les corps des morts à leurs familles. Signalement et recherche des personnes disparues.

 

En dehors de cette feuille de route on ne peut pas parler de la construction d’un État, de la restauration d’une Libye libre et indépendante, du maintien de son unité ni du rétablissement de sa stabilité et de sa sécurité. Cet objectif est difficile à atteindre  et peut prendre des dizaines d’années. Ne nous laissons pas décourager par les difficultés, si insurmontables qu’elles paraissent.

En avant !…

Comité international pour la défense des droits du peuple libyen

20/06/2019

 

 

 

Des Gilets Jaunes à Tripoli

 

 

 

 

 

 

 

 

Messages des Gilets Jaunes Libyens aux Gilets Jaunes français

 

 

 

 

 

 

Bien entendu, ils s’adressent au successeur de Petit Nicolas en anglais…

 

 

 

Ce que la France est devenue, hélas…

 

 

 

 

What next ?

 

 

Mis en ligne le 21juin 2019

 

 

Skripal bis et plus si affinités

 

 

 

 

 

 

Skripal bis

et plus si affinités

 

 

 

« Quels sont les obstacles à l’instruction du peuple ? Les écrivains mercenaires qui l’égarent par des impostures… »

Maximilien Robespierre

 

 

 

On ne cite jamais assez Robespierre.

Sa pertinence n’est jamais prise en défaut. Moins aujourd’hui que n’importe quand. Moins en Russie que n’importe où ailleurs. L’« affaire », qui secoue aujourd’hui le Landerneau moscovite et qui voudrait bien devenir une nouvelle « affaire Dreyfus », le prouve abondamment. Et le prouvera, si on la laisse faire.

On se croirait revenus au temps où Desmoulins et Danton, vendus au duc d’Orléans, père avisé d’un futur roi de France, se livraient ardemment aux activités dans lesquelles s’illustre aujourd’hui Ivan Golounov. Rien de nouveau sous le soleil.

Hélas – ou tant mieux – le temps n’est plus où on pouvait régler (très temporairement d’ailleurs) le problème en raccourcissant ce « pauvre Camille » et sa « délicieuse Lucile », après avoir neutralisé de même ce « cher Georges ».

Qu’y a-t-il de changé aujourd’hui ? Pas grand-chose, mais, quand même, quelques voix intègres ont gagné l’accès au domaine public (c. à d. aux médias, merci Internet), même si la lobotomisation en masse dudit public rend leurs efforts dérisoires. 

Karine Bechet Golovko (Russie Politics) est de ceux qui s’efforcent de débrouiller le nouvel écheveau en date enchevêtré à plaisir.

C’est pourquoi nous reproduisons ici, in extenso, sa réflexion sur le sujet. Nos lecteurs ne sauraient suivre avec trop d’attention ses efforts de compréhension. Il n’y a pas que le sort des Russes qui en dépende.

 

 

 

 

Pôv’ Golounov : les dessous pas très propres d’un conte pour grands enfants

 

Karine Bechet Golovko – Russie Politics – 13.6.2019

 

 

 

 

Avec la libération de Golounov, les rédactions laissent paraître des articles qui avaient été « retenus », je cite, « pour ne pas porter atteinte à Golonouv » (M. Simoniane), et sortent des interviews où les participants, des directeurs de médias d’opposition, expliquent comment ils ont fait libérer Golounov et fait prendre cette décision avant le passage devant la justice. Bref, la fameuse « corruption » de la police, les méchants flics pourris contre les gentils journalistes, tombe doucement, mais la manipulation, par des forces réelles, elle, est doucement mise au grand jour. Doucement et discrètement, alors aidons-la un peu. Voici les détails et les dessous du piège Golounov, dans lequel certaines élites russes à nouveau jettent le pays avec délices. Le relent nauséabond des années 89-90 ressort des égouts …

Nous avions déjà présenté le spectacle, assez désagréable, que nous offre l’affaire Golounov (voir le texte ici) et l’avènement du tribunal médiatique en Russie, qui a découlé de la libération de l’assignation à résidence, en vrac, prononcée par le ministre de l’Intérieur lui-même (voir notre texte ici).

Or, après la libération de Golounov, des articles intéressants commencent à sortir, la victoire a été acquise, maintenant l’on peut montrer sa force … Deux axes retiennent particulièrement notre attention : le premier concerne la personnalité de Andrei Schirov, directeur du département de lutte contre le trafic de drogue de la police de l’arrondissement Ouest de Moscou, celui qui a mené l’enquête contre Golounov et conduit son interpellation; le second concerne les pourparlers et les manoeuvres des directeurs de deux gros médias d’opposition Novaya Gazeta et Les Echos de Moscou, renvoyant aux oligarques A. Lebedev et Miller (Gazprom).

 

A. Schirov souligne les pressions sans précédent subies par la police dans l’affaire Golounov

A. Schirov, a donné plusieurs interviews importantes dans lesquelles il met les points sur les i quant aux spéculations de corruption et le respect de la légalité dans l’affaire Golounov, ainsi que sur les pressions sans précédent dont il fait l’objet, dans une affaire, somme toute banale, de trafic de drogue. 

Avant que le jugement concernant le placement de Golounov ne soit pris, il donne une interview à RT et, comme cela est indiqué sur le site, la rédactrice en chef – M. Simoniane – a personnellement décidé de ne pas publier cet article avant « que toutes les expertises » soient réalisées, pour ne pas porter atteinte à Golounov. L’on peut déjà s’interroger sur le parti-pris, l’objectivité du travail de journaliste. Bref, porter atteinte à la police, c’est bien vu, mais les siens doivent être protégés coûte que coûte …

 

 

 

 

Dans cette interview, A. Schirov affirme que cette affaire de trafic de drogue est une affaire banale, processuellement, il reste encore quelques points à éclaircir, mais cela ne soulève aucune question particulière; il dit que les règles ont été respectées, que tout est légal et qu’il ne craint aucune vérification. En revanche, la pression qu’ils subissent, lui et sa famille, de la part des journalistes qui prennent d’assaut la maison de campagne de ses parents âgés, où sont également sa femme et ses enfants, est hors des limites habituelles. Tout comme le niveau de contrôle. Ce qui est intéressant, c’est l’ambiance dans laquelle évolue cette affaire et c’est certainement cela qui a motivé la décision particulièrement subjective de « rétention » de la publication – pour que justement ces forces puissent tranquillement jouer en faveur de Golounov avant que la justice ne se prononce :

« Mais tout cela évolue d’une manière très étrange pour moi. Je ne parle pas de l’affaire elle-même, mais de tout ce qu’il y a autour. En tant que telle, l’affaire ne se différencie pas des autres affaires de ce genre. Mais vous voyez, tout ce qui se passe autour de cette affaire, je ne comprends pas. Certaines forces sont en jeu, les journalistes. Tout cela est bizarre.« 

Par ailleurs, dans une interview à currenttime.tv, Schirov a répondu aux accusations de corruption qui ont été lancées contre les policiers et contre lui-même dans cette affaire. Selon Transparency International, il serait en possession de terrains dans la région de Moscou pour une valeur de 70 millions de roubles (soit un peu moins d’un million d’euros). En réalité, comme il le déclare et comme cela est vérifiable sur le cadastre, ses parents sont en possession depuis longtemps d’une maison de famille, où ils se réunissent, son frère a un bout de terre adjacent et lui-même possède une vieille datcha de 6 m sur 9, avec les WC à l’extérieur et un terrain pour une valeur de 2,5 millions de roubles (un peu plus de 30 000 euros). 

« Si quelqu’un veut voir ces ruines, voir comment vivent les corrompus, qu’ils viennent, qu’ils regardent« 

En revanche, ces histoires de trafic de drogue et la pression mise sur la police dans ce domaine ne sont pas nouvelles. Il y a quelques mois de cela, un article est sorti sur Radio Liberty (financée par les États-Unis), dans lequel quelques noms de véritables policiers ont été mentionnés, ajoutés à des noms de policiers morts auxquels il n’était plus possible de rien demander, et qui furent accusés de transporter de la drogue par camions. Ce texte a été publié (les journalistes n’ont pas été inquiétés …). À l’époque, la police avait hésité à réagir, finalement Schirov avait décidé de ne pas perdre du temps avec ces idioties. Maintenant il déclare regretter, comprendre que c’était une erreur, car avec l’évolution de l’affaire Golounov, tout cela ressort, est utilisé et manipulé. La décision a été prise aujourd’hui de réagir à ces publications diffamantes, toutes les vérifications à l’époque ont été faites et rien de tout cela n’a pu être prouvé. Pour lui, c’est une forme de pression. 

En effet, des forces particulières semblent être mises en oeuvre. Si, juridiquement, cette affaire peut être assez simple, les dessous, les pressions sur l’enquête, sur la justice, éclatent au grand jour, du fait de ceux-là mêmes qui en sont à l’origine et s’en vantent dans la presse. Ils ont gagné, ils savourent leur victoire et traînent dans la boue le pouvoir, qui a par trop montré sa faiblesse.

 

Quand les décisions de « justice » sont prises dans les couloirs par les directeurs de presse

Le site The Bell a publié l’interview donnée par Dmitri Mouratov (Novaya Gazeta), dans laquelle il est expliqué en détail comment il a négocié la libération de Golounov. Ainsi, samedi, avant le jugement devant déterminer le mode de détention de Golounov, lors de l’enquête, D. Mouratov, à la tête du média d’opposition Novaya Gazeta, et A. Venediktov, à la tête des Échos de Moscou (faisant partie de Gazprom média, dirigé par l’oligarque A. Miller) se réunissent à la Mairie de Moscou (sic), avec la vice du Maire de Moscou S. Sobianine, Natalia Sergounina et la personne responsable de la politique de l’information et de la sécurité Alexandre Gorbenko. Mouratov demande à ce que soit présent, puisque manifestement tel est le but, le chef de la police de Moscou, Baranov. Et le travail de pression commence, couvert donc par la Mairie de Moscou, pour que Golounov soit tout d’abord non pas incarcéré (le pôv’ choupinet), mais assigné à résidence et sous contrôle judiciaire. Cela fonctionne, comme la suite de l’histoire l’a montré.

Mais ce n’est pas tout. Mouiller seul dans cette sale histoire le pouvoir local de Moscou n’est pas suffisant, il faut y entraîner le sommet de l’État. Le lundi, Mouratov raconte comment la décision finale a été prise. L’ombudsman T. Moskalkova (qui par ailleurs, ne cesse ces derniers temps de se prononcer avec virulence pour casser le Code de procédure pénale) a fait « son » rapport à V. Poutine et en sortant a déclaré que la bonne décision a été prise, puisque certainement (les Occidentaux disaient dans l’affaire Skripal « highly likely ») des milliers d’affaires semblables existent dans le pays. Ainsi, des expertises furent expédiées pour tenter de sauver quelques apparences et la décision ainsi prise antérieurement a été diffusée par le ministre de l’Intérieur, Kolokoltsev. Qui par ailleurs a demandé la tête de deux généraux.

 

Donc, dans une affaire où l’accusation de fabrication de cette affaire par des policiers découle de la pression de deux patrons de presse, action qui n’aurait pu être possible sans l’accord de leurs oligarques respectifs, la police a été mise à genoux et, démonstrativement, ont été mouillées les plus hautes autorités de l’État. 

Et pour quoi ? 

Pour arriver à légaliser la production de drogue, sa transformation, sa détention, son transport s’il s’agit de consommation personnelle, même en grande quantité ? Ou bien s’agit-il d’une belle technologie dirigée contre l’État, qui a montré trop de faiblesse ces derniers temps, depuis le virage pris avec l’arrivée de Kirienko à l’Administration présidentielle ? La peur manifeste qu’a inspirée le rattachement de la Crimée à une pseudo-élite « pro-européenne » dans le sens ukrainien, géorgien, kirghiz du terme a intensifié les exigences de cette élite de recevoir des « preuves » de bienveillance du sommet de l’État en contre-partie de son allégeance… temporaire. Certaines voix, discrètement, commencent à poser la question. Golounov n’est pas le but de tout ce bruit, il est le moyen. La dimension que prendra cette affaire va dépendre de l’instinct de survie de l’État, qui, espérons-le, ne nous ramènera pas aux années 89-90. La poussée de ces « élites » se répète, les mêmes causes produisent les mêmes effets. 

Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2019/06/pov-golounov-les-dessous-pas-tres.html#more

 

 

 

Pendant qu’on y est :

 

Nous venons de lire, coup sur coup, en anglais, une série d’articles d’une grande, voire d’une très grande importance. À notre connaissance, ils ne sont pas traduits. C’est une énorme lacune.

Il devrait exister une bourse aux articles non contournables en quête de traducteurs, qui éviterait aux âmes bénévoles de perdre leur temps en traductions routinières voire quelquefois inutiles… Mais qui sommes-nous pour en juger de la sorte ?

Nous avons pour l’instant décidé de faire de notre mieux pour résoudre le problème – à défaut de tout traduire nous-mêmes – en publiant désormais, sous l’en-tête « Articles en quête de traducteurs », ce qui nous paraîtra devoir retenir l’attention, mériter discussion, etc. etc. et vogue la galère.

On verra vite que le vivier principal de cette sorte de textes est le Saker’s Blog, endroit du site saker.is où se rencontrent de plus en plus des correspondants inattendus, parfois improbables, mais toujours dignes, à des titres divers, de la plus grande attention.

 

 

 

Articles en quête de traducteurs

 

(ordre chronologique)

 

Foreign backed terrorism in Iran : Part one -US/Israeli backed Salafists in Iran

Aram Mirzaei – The Saker’s Blog – 7.4.2019

https://thesaker.is/foreign-backed-terrorism-in-iran-part-one-us-israeli-backed-salafists-in-iran/

 

 

 

 

 

Foreign backed terrorism in Iran : Part two – US/Israeli backed insurgency and separatism in western Iran

Aram Mirzaei – The Saker’s Blog – 18.4.2019

https://thesaker.is/foreign-backed-terrorism-in-iran-part-two-us-israeli-backed-insurgency-and-separatism-in-western-iran/

 

 

 

 

 

White Paper reveals how US acted irresponsibly in trade war

Global Times –2.6.2019

http://www.globaltimes.cn/content/1152839.shtml

 

 

 

 

 

Special China SITREP & Analysis by Larchmonter445 : China Decouples : China Will Not Be Contained by Trade War

Larchmonter 445  – saker.is  – 2.6.2019

https://thesaker.is/special-china-sitrep-analysis-by-larchmonter445/

 

 

 

 

Explaining Russia’s position on Idlib

Ollie Richardson for The Saker’s Blog – 4.6.2019

https://thesaker.is/explaining-russias-position-on-idlib/

 

 

 

 

 

Why Trump wants talks with Iran

Pepe Escobar – Asia Times via saker.is – 5.6.2019

https://thesaker.is/why-trump-now-wants-talks-with-iran/

 

 

 

 

 

 

Why does Hashim Thaçi need another conflict with Serbia ?

By Rostislav Ishchenko

Translated by Ollie Richardson and Angelina Siard

zvesdaweekly.ru via saker.is – 6.6.2019

https://thesaker.is/why-does-hashim-thaci-need-another-conflict-with-serbia/

 

 

 

 

 

Sovereignists of all countries – unite !

The Saker – saker.is – 7.6.2019

[This analysis was written for the Unz Review]

https://thesaker.is/sovereignists-of-all-countries-unite/

 

Ah, le voilà traduit part Le Saker Francophone !

https://lesakerfrancophone.fr/souverainistes-de-tous-les-pays-unissez-vous  

 

 

 

 

À suivre…

 

 

Mis en ligne le 13 juin 2016.

 

 

Remember Bobby Sands ?

 

 

 

 

 

 

Remember Bobby Sands ?

 

« Il faut mourir, puisque les brigands triomphent »

Robespierre

 

Pour ceux qui n’étaient pas nés :

 

 

Le martyre de Bobby Sands

Antoine de Baecque dans mensuel 337
daté décembre 2008

 

Hunger  : un film choc sur un combattant de l’IRA mort en prison en 1981 après 66 jours de grève de la faim.

Le 5 mai 1981, Bobby Sands meurt à la prison de Maze, près de Belfast, à 27 ans, après 66 jours de grève de la faim. Le jeune homme est un des leaders des prisonniers de l’IRA Irish Republican Army. Il a été élu, un mois avant sa mort, député à l’Assemblée de Westminster, mais il n’y siégera jamais : son corps rejoint le cercueil que vont veiller deux hommes de l’IRA en uniforme. Le journaliste de Libération Sorj Chalandon l’a vu clandestinement le 7 mai, deux jours après la mort : « Le cercueil était levé, posé contre un mur. Sur le satin blanc, un visage de cire. Poudré, maquillé de vie, du coton dans les joues. Ses os perçaient. Il était translucide. Entre ses doigts, le petit crucifix envoyé par le pape. Un visage, deux mains, et puis rien. Un corps en creux. »

Source : https://www.lhistoire.fr/cin%C3%A9ma/le-martyre-de-bobby-sands

 

 

 

 

Obsèques de Bobby Sands

 

À Belfast, les obsèques de Bobby SANDS se sont déroulées dans le calme. Reportage à Belfast : les fenêtres des quartiers catholiques affichent toutes des drapeaux noirs. La foule se recueille sur le passage du cortège funéraire : le cercueil est entouré d’un drapeau irlandais. Il est escorté par des combattants de l’IRA masqués et armés. Au son des cornemuses, une foule de 50 000 personnes accompagne le cercueil jusqu’au cimetière.

Source :  www.ina.fr/video/CAB8101094001

 

 

 

 

Biographie de Bobby Sands

https://www.guide-irlande.com/culture/bobby-sands/

 

 

 

Hunger

Bobby Sands and the 1981 Hungerstrike (Documentary)

 

 

 

 

 

 

En anglais faute de mieux, avec nos plates excuses habituelles.

 

UN Special Rapporteur on Torture warns Julian Assange could die in prison

 

Kevin Reed – I.C.H. – 6.6.2019

 

 

 

June 06, 2019 « Information Clearing House » – In a June 1 interview with ABC Radio Adelaide, UN Special Rapporteur on Torture Nils Melzer warned that Julian Assange could die in prison if his persecution is not stopped immediately.

Last week, Melzer issued a scathing denunciation of Assange’s persecution, calling it “psychological torture.”

Reporter Philip Williams asked Melzer, “If your calls are ignored, do you fear that he could actually die in prison?” Melzer replied,

 

“Absolutely, yes. That’s a fear that I think is very real … the cumulative effects of that constant pressure, it will become unpredictable how this will end. What we see is that his health condition is currently deteriorating to the point that he cannot even appear at a court hearing. This is not prosecution; this is persecution and it has to stop here and it has to stop now.”

 

The full radio interview with Melzer can be heard here.

Read more…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/51732.htm

 

 

 

 

 

The Murdering of Julian Assange

 

Peter Koenig – Global Research.ca – 4.6.2019

 

 

Julian Assange is being slowly murdered by “Her Majesty’s Prison Service” at Belmarsh prison in the south-east of London. The prison is notorious for holding people who have never been charged with a crime indefinitely. It is also called the British version of Guantanamo, and, typically used to detain so-called terrorists, thus called by the British police and secret service and aped by the British MSM and establishment. Terrorists that become terrorists by continuous and repeated accusations, by media propaganda, but not necessarily by fact.

Remember, if a lie is repeated often enough it becomes the truth in the minds of the braindead listeners. Its indoctrination of the public to demonize somebody or a group of people, or a country, who could become dangerous for the empire’s vicious and criminal endeavors. That’s what they are doing with Julian Assange. Exactly the same principle is applied, though on a different scale, against President Putin and against Russia and China. And it seems to work in a brainwashed-to-the-core, western society, ran by their spineless European US-vassalic leadership.

Read more …

Source : https://www.globalresearch.ca/murdering-julian-assange/5679492

 

 

 

 

L’article qui suit – un des meilleurs, des plus clairs, des mieux documentés, des plus irrévocables jamais écrits sur le sujet – n’est pas d’un « grand journaliste international ». Son auteur est un comique américain : une espèce de Coluche US (l’esprit souffle où il veut…), qui fait candidement comprendre pourquoi tant de monde ne se précipite pas pour sortir Julian des mâchoires du piège où on l’a pris, et pourquoi il n’y avait guère que l’Équateur de Raphael Correa auquel il pût s’adresser pour tenter d’y échapper, parce que Wikileaks n’avait jamais rien eu à en dire.

 

It Isn’t Just the US Government… Assange Has A Lot of Enemies

 

 

Lee Camp  – Russia Insider 31.5.2019

 

Julian Assange is a dick. It’s important you understand that.

Assange and WikiLeaks revealed the American military’s war crimes, the American government’s corruption and the American corporate media’s pathetic servile flattery to the power elite. So, if you’re a member of our ruling class, you would view those as textbook examples of dickery.

In a moment I’m going to list all the ways Julian Assange changed the world by being a dick.

 

 

In an evolved and fully realized society, the oligarchy would see Assange as a dangerous criminal (which they do), and the average working men and women would view him as justice personified (which they don’t). We would celebrate him even as the mass media told us to hope for his downfall—like a Batman or a Robin Hood or an Ozzy Osbourne (the early years, not the cleaning-dog-turds-off-his-carpet years).

But we are not evolved and this is not Gotham City and average Americans don’t root for the truth. Many Americans cheer for Assange’s imprisonment. They believe the corporate plutocratic talking points and yearn for the days when we no longer have to hear about our country’s crimes against humanity or our bankers’ crimes against the economy. Subconsciously they must believe that a life in which we’re tirelessly exploited by rich villains and know all about it thanks to the exhaustive efforts of an eccentric Australian is worse than one in which we’re tirelessly exploited by rich villains yet know nothing about it.

 

“Ignorance is bliss” is the meditative mantra of the United States of America.

Julian Assange has been arrested and is now locked away in British custody. The U.S. government wants to extradite him, regardless of the official version, for the crime of revealing our government’s crimes. Nearly every government on our third rock from the sun despises the man for bringing transparency to the process of ruling the unwashed masses. (The level of wash has, however, increased thanks to aggressive marketing campaigns from a variety of shampoo brands.)

It is politically inconvenient at this time for the screaming corporate news to remind our entire citizenry what exactly WikiLeaks has done for us. So you won’t see the following list of WikiLeaks’ accomplishments anywhere on your corporate airwaves—in the same way the mainstream media did not begin every report about Chelsea Manning’s trial with a rundown of the war crimes she helped reveal.

And Chelsea Manning’s most famous leak is arguably also WikiLeaks’ most famous leak, so it’ll top this list:

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Source : https://russia-insider.com/en/politics/it-isnt-just-us-government-assange-has-lot-enemies/ri27146

 

 

 

 

 

Celui-là en français…

Les abus contre Assange montrent qu’il n’a jamais été question d’appliquer la loi

 

Jonathan COOK – L.G.S. – 3 juin 2019

 

 

Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés, raisonnables par ailleurs, dire de Julian Assange : « Mais il a fui les accusations de viol en se cachant à l’ambassade de l’Equateur à Londres. »

Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faut au moins avoir vécu sur une île déserte ces dix dernières années ou, ce qui revient à peu près au même, compter sur les grands médias pour obtenir des informations sur Assange, y compris des médias supposément progressistes tels que The Guardian et la BBC.

Ce week-end, un éditorial du Guardian – la voix officielle du journal et probablement la rubrique la plus suivie par ses cadres dirigeants – a fait une déclaration tout aussi fausse :

Il y a ensuite l’accusation de viol à laquelle M. Assange était confronté en Suède et qui l’a conduit à se réfugier à l’ambassade de l’Équateur en premier lieu.

Le fait que le Guardian, soi-disant le principal défenseur des valeurs progressistes des médias britanniques, puisse faire cette déclaration erronée après près d’une décennie de couverture sur Assange est tout simplement stupéfiant. Et qu’il puisse faire une telle déclaration quelques jours après que les Etats-Unis aient finalement admis qu’ils voulaient enfermer Assange pendant 175 ans pour de fausses accusations d’ »espionnage » – il fallait être volontairement aveugle pour ne pas comprendre que les Etats-Unis avaient l’intention de le faire depuis le début – est encore plus choquant.

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Source : https://www.legrandsoir.info/les-abus-contre-assange-montrent-qu-il-n-a-jamais-ete-question-d-appliquer-la-loi.html

 

 

 

 

Une exposition chez les vivants :

 

 

 

 

 

 

Ah, le « D-Day ! »

 

Vous avez bien vu : Pas de Poutine mais Merkel ! Sans chapeau il est vrai. C’est à ça qu’on reconnaît les vaincus : pas de chapeau.

 

 

 

 

La main à des gens qu’on lit tout le temps mais qu’on ne relaie que de temps en temps… et ils n’y sont pas tous !

 

 

 

 

Do

 

Deuxième guerre mondiale

URSS = 25 000 000 de morts – USA = 350 000 morts

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3803

 

Bonjour à toutes et à tous,

À l’école, on apprenait quand j’étais gosse que l’URSS avait eu 25 millions de morts pendant la deuxième guerre mondiale. Plus tard, après Tchernobyl en 1986, sous Gorbatchev, un nouveau chiffre venu de Russie en donnait 30 millions, et même 33 millions.

À côté de ça, avec leur 350 000 morts, les Américains n’ont pas à la ramener, et on sait très bien que c’est aux soviétiques qu’on doit dire merci de s’être sacrifiés en si grand nombre pour nous libérer du nazisme.

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Rothschild et le complot Macron

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3799

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Quand Macron est sorti des urnes aux présidentielles 2017, on s’est dit que c’était un accident, et qu’il allait être tout seul. Mais, non ! il a été accompagné par tout un tas de gens sortis d’on ne sait où. De gens qui savaient parler ; notamment la langue de bois, et très adroitement de surcroît. Ces gens, il y en a eu non seulement suffisamment pour nommer des ministres, mais aussi pour faire élire des députés,

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URL de ces articles : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/deuxieme-guerre-mondiale/

 

 

 

 

 

Corinne Autey-Roussel

Entelekheia

 

Le nouveau D-Day ? Donald Trump ouvre un deuxième front au Royaume-Uni

 

George Galloway – Entelekheia – 6 juin 2°19

 

 

Le D-Day revu et corrigé, et les avances de Donald Trump au Royaume-Uni pour un accord de libre-échange post-Brexit décodées par George Galloway : un deuxième front se profile pour les Britanniques. Devront-ils combattre encore une fois, pour paraphraser Churchill, « sur les plages, sur les terrains de débarquement, dans les rues, dans les collines, dans les champs »… ?

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Source : http://www.entelekheia.fr/2019/06/06/le-nouveau-d-day-donald-trump-ouvre-un-deuxieme-front-au-royaume-uni/

 

 

 

Ma rencontre avec un Américain tranquille (et un Américain moins tranquille)

 

par Admin –  Entelekheia –29.5 2019 – m.à j. 30.5.2019

 

 

 

Ces derniers jours, George Galloway participait à l’Eurasian Media Forum, au Kazakhstan, dont il était l’un des intervenants principaux. Mais l’hôtel Ritz-Carlton d’Almaty, où il séjournait en compagnie des autres participants, abritait de bien étranges hôtes…

________________________ 

Par George Galloway

Paru sur RT sous le titre My encounter with a Quiet American (and a not so quiet American)

_________________________ 

Aux heures incertaines qui précèdent l’aube, la semaine dernière au Kazakhstan, ma femme et moi avons vécu le pire cauchemar des clients d’hôtels.

Endormis dans nos pyjamas, nous avons été tous deux réveillés par le bruit de quelqu’un qui essayait d’entrer dans notre chambre. Tout d’abord, la poignée qui tourne doucement, plus de plus en plus vite. Puis, le bruit d’une épaule qui, indubitablement, heurte à plusieurs reprises notre porte – une épaule dont nous n’avions aucun moyen de connaître la force.

Avec une louable promptitude, Mme Galloway s’est éjectée du lit comme une balle de revolver et a lancé tout ce qui comportait des roulettes contre la porte. Une fois sa barricade érigée, elle a couru au téléphone pour appeler la réception à l’aide, ce qui n’est pas la chose la plus facile à communiquer au milieu de la nuit à Almaty, comme vous pouvez l’imaginer.

Étant « l’homme de la maison », la seule chose que je pouvais offrir était de la force brute, avec mes deux mains exerçant une pression compensatoire sur la porte (qui commençait littéralement à se plier) et mon accent écossais à couper au couteau, exigeant de l’énergumène qu’il cesse ses menées (ou des mots écossais moins polis à cet effet). Bien sûr, j’ai regardé par le judas de la porte et j’ai pu en voir assez pour être sûr que ce n’était pas un cauchemar, que c’était bien un danger humain clair et net.

Lire la suite…

Source :  http://www.entelekheia.fr/2019/05/29/ma-rencontre-avec-un-americain-tranquille-et-un-americain-moins-tranquille/

 

 

 

 

 

 

Jo BUSTA LALLY

 

 

 

 

 

Justin « WaterHole » Trudeau verse des larmes de crocodile sur les viols, la stérilisation et/ou l’assassinat des gardiennes de la Terre

 

Et, pour le moins…

Article à relier avec mon dernier billet ►

 

 Meurtre de masse sans conséquences au Canada, comment détrôner le mensonge ? Kevin Annett, 1er juin 2019

 

 

Génocide avoué = à moitié pardonné ?…

Nan…

Traduction R71 – Complété et enrichi d’anciens billets ad hoc et de PDF connexes par Jo Busta Lally

 

Pour lire tout le reste, c’est ici 

https://jbl1960blog.wordpress.com/

 

 

 

 

 

Gilles MUNIER

La voix de la Libye

 

 

 

Colloque: Sanctions extraterritoriales américaines et indépendance des États

19 mai 2019

Assemblée Nationale

Jeudi 13 Juin Salle Victor Hugo 101 rue de l’Université

De 14h00 à 19h00

 

Colloque organisé par l’IVERIS (Institut de Veille et d’Etude des Relations Internationales et Stratégiques), association loi de 1901 créée en 2015 et l’Académie Géopolitique de Paris, créé en 2000, établissement privé d’enseignement supérieur, déclarée auprès du rectorat de Paris.

Le sujet de l’extraterritorialité des programmes de sanctions américaines et de l’application du droit américain n’inquiétait, jusqu’à une période très récente, qu’un petit nombre d’experts et de parlementaires. Les affaires Alstom et BNP Paribas, et la fin du JPCoA, notamment, ont permis aux grands médias de s’intéresser à ce dossier capital pour l’industrie et la diplomatie française. Aujourd’hui nous sommes face à une véritable guerre du droit. L’extraterritorialité des programmes de sanctions américaines et des moyens mis en œuvre dans l’application et les sanctions dites secondaires sont utilisées comme des armes qui nuisent à la fois aux économies et aux relations internationales.

Cette conférence mettra en lumière les effets de l’application des sanctions extraterritoriales américaines sur l’industrie, les économies, l’indépendance et l’identité nationale des pays concernés, les relations transatlantiques, l’Union européenne, mais également sur l’autorité des Nations-Unies et du Conseil de Sécurité.

Lire la suite…

Source : https://lavoixdelalibye.com/2019/05/19/colloque-sanctions-extraterritoriales-americaines-et-independance-des-etats/

 

 

 

 

 

Tom LUONGO

Gold, Goats’n Guns

 

La confiance est mise à l’épreuve en Europe, et dans le monde

via Le Saker Francophone – 26.5.2019

 

 

La confiance est l’aspect le plus important de l’activité humaine. Sans confiance, il ne peut y avoir d’interaction.

  • Pas de communication
  • Pas d’amitié
  • Pas d’amour
  • Pas de commerce

 

« Il semble que s’il y avait une quelconque vérité dans notre langue, le mot ‘confiance’ serait un mot de cinq lettres. » Joel – “Risky Business”

 

La clé de la compréhension de l’économie est la compréhension des gens. Toutes les interactions humaines reposent sur la confiance fondamentale qu’un contrat, une fois achevé, sera honoré.

L’économie mondiale ne repose que sur la confiance. Sans la confiance que les contrats signés aujourd’hui pourront être remplis demain et que les différends seront réglés avec un degré d’amitié raisonnable, il ne peut y avoir d’iPhone.

Pas d’Amazon.

Pas de pétrole.

Lorsque la politique devient toxique, lorsque les parties refusent de coopérer avec les fonctions de base du gouvernement, l’incertitude règne. Et l’incertitude dégouline jusqu’au peuple qui se lève chaque jour, va au travail et fournit un toit à lui-même et à sa famille.

Lire la suite…

Source : https://lesakerfrancophone.fr/la-confiance-est-mise-a-lepreuve-en-europe-et-dans-le-monde

 

 

 

Le Saker

chez le Saker francophone

 

Un Saker très pessimiste, sans doute avec raison.

 

Perspectives pour l’émergence d’une véritable opposition en Russie

 

thesaker.is via Unz Review – 29.5.2019

 

 

 

Comme prévu, la popularité de Poutine a plongé.

Ce fait n’est pas souvent discuté en Occident, mais la popularité de Vladimir Poutine est en déclin, et le reste, depuis qu’après sa réélection, il a conservé plus ou moins le même gouvernement – déjà impopulaire – alors que ce dernier tentait très maladroitement de fourguer, subrepticement, une réforme des retraites. Les derniers chiffres sont maintenant connus et ils ne sont pas bons : seulement 31,7% des Russes font confiance à Vladimir Poutine, son pire score en 13 ans ! Son score l’année dernière était de 47,4% – à propos, Shoigu n’a obtenu que 14,8%, Lavrov 13% et Medvedev 7,6%. Ce sont des scores désastreux à tous égards !

Je mets en garde à ce sujet depuis un moment maintenant – voir ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici – et nous pouvons maintenant essayer de comprendre ce qui s’est passé.

 

 

Ce sont les visages dont la plupart des Russes ont marre

 

Premièrement, il est évident que des millions de Russes – y compris votre serviteur – ont été profondément déçus que Poutine n’ait pas procédé à une réorganisation substantielle du gouvernement russe à la suite de sa réélection triomphale de l’année dernière. Poutine lui-même a déclaré deux choses à ce sujet : d’abord, qu’il est globalement satisfait de la performance du gouvernement et, ensuite, qu’il a besoin d’une équipe expérimentée pour mettre en œuvre son programme de réformes très ambitieux – plus à ce sujet dans un instant.

Deuxièmement, il est tout aussi évident que la réforme des retraites est profondément impopulaire et que la crédibilité personnelle de Poutine n’a jamais récupéré de ce fiasco politique.

Lire la suite…

Source : https://lesakerfrancophone.fr/perspectives-pour-lemergence-dune-veritable-opposition-en-russie

 

 

 

 

Sayed Hasan

Le cri des peuples

 

La liberté d’expression, Hassan Nasrallah et autres victimes de la censure sur Internet

Par Chris Wright  – 29.4.2019

Avec un commentaire de Norman Finkelstein

 

Source : https://dissidentvoice.org/2019/01/free-speech-hassan-nasrallah-and-other-victims-of-internet-censorship/

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

 

 

Le fait que nous vivions dans un monde où la diffusion de l’information est largement sous le contrôle de sociétés privées (et de gouvernements très largement influencés par ces grandes corporations) constitue en soi une mise en accusation suffisante de notre civilisation. Même si, de manière inconcevable, aucun autre crime n’était jamais commis nulle part et que les systèmes de pouvoir étaient généralement bienveillants envers les citoyens, un contrôle et une diffusion de l’information concentrés dans une poignée de mains privées justifieraient des tentatives de reconstruction de la société sur de nouvelles bases. Un tel contrôle est tout simplement trop contraire aux principes de la liberté d’expression et du libre accès à l’information pour être toléré par un peuple attaché à la démocratie, à la vérité et à une communication rationnelle et sans entrave. Mais c’est bien pire encore lorsque le contrôle de l’information par quelques consortiums & milliardaires est une condition préalable essentielle à ce que des crimes systématiques contre l’humanité soient commis sans cesse par ces mêmes entreprises et gouvernements. Si le public savait tout ce qui se passe, il est peu probable qu’il le tolère longtemps.

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Source : La liberté d’expression, Hassan Nasrallah et autres victimes de la censure sur Internet

 

 

 

 

Julian Assange : 7 ans de mensonges du système politico-médiatique et première extradition d’un journaliste

 

Jonathan Cook – 1.5.2019

 

Source : https://www.unz.com/article/after-7-years-of-deceptions-about-assange-the-us-readies-for-its-first-media-rendition/

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

 

 

Sept années durant, à compter du moment où Julian Assange s’est réfugié pour la première fois à l’ambassade d’Équateur à Londres, ils nous ont dit que nous avions tort, que nous étions des théoriciens du complot, des paranoïaques. On nous a dit et répété qu’il n’y avait pas de menace réelle d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, et que tout cela n’était que le fruit de notre imagination enflammée.

Pendant sept ans, nous avons dû écouter une foule de journalistes, de politiciens et d’ « experts » nous affirmer qu’Assange n’était qu’un fugitif face à la justice (« un justiciable comme les autres », dit aujourd’hui encore Le Monde), et qu’on pouvait se fier aux systèmes judiciaires britannique et suédois pour régler ce problème en toute conformité avec la loi. Durant toute cette période, on n’a entendu aucune voix « mainstream » s’élever en sa défense.

Dès le moment où il a demandé l’asile, Assange a été traité comme un paria, un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks – une plate-forme numérique qui, pour la première fois de l’histoire, a permis aux citoyens ordinaires de découvrir les recoins les plus sombres des coffres-forts les mieux gardés du plus profond des Etats profonds – a été effacé des registres.

Assange est passé du statut de l’une des rares figures dominantes de notre époque – un homme qui occupera une place centrale dans les livres d’histoire, si nous vivons assez longtemps pour écrire ces livres – à celui d’un simple parasite sexuel ayant violé les termes de sa libération conditionnelle.

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Source : https://sayed7asan.blogspot.com/2019/05/apres-7-ans-de-mensonges-contre-julian.html

 

Voir ici les derniers articles de ce blog, qui a déménagé à l’adresse :

Le cri des peuples

 

 

 

 

 

 

Karine BECHET GOLOVKO

Russie Politics

Billet d’humour : Crime de lèse-Macron ou le sermon Jaune qui ne plaît pas au préfet de l’Eure

Mardi 4 juin 2019

 

Chers amis, l’on ne plaisante pas avec le corps sacré du Monarque, même s’il est républicain et surtout s’il est impopulaire. Alors, quand un curé a le toupet de rappeler les traditions des prêtres ouvriers, de mettre l’Eglise du coté des faibles et non des puissants, et cela en poussant l’inconvenance jusqu’à se moquer du Souverain, non, c’en est trop, Monsieur le préfet, digne représentant non plus de l’Etat, mais du Monarque chahuté, en appelle à la justice. Celle des hommes, beaucoup plus conciliante que celle de Dieu. Pour qu’elle aille chercher ce curé irrévérencieux chez lui. Pendez-le haut et court, chers amis, qu’il serve d’exemple !

 

 

Dimanche 2 juin, un crime de lèse-Macron fut commis dans la joie et en musique. Double sacrilège, c’est le curé Jaune de Planquay en Normandie qui, lors du très sérieux office domincal, a poussé la chansonnette avec ses ouailles. Et avec ferveur. Une véritable prière, qui s’est élevée des cœurs et des âmes. Il fut une époque où ils étaient rouges, à l’époque où la gauche était de gauche, certains sont devenus Jaunes. Tout n’est pas perdu, l’esprit gaulois veille.

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Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2019/06/billet-dhumour-crime-de-lese-macron-ou.html#more

Voir le reste ici :

http://russiepolitics.blogspot.com/

 

 

 

 

Castaner ? Non, Bruxelles, veille d’élections-z-européennes !

 

 

 

 

 

ÊTRE A-T-IL RAISON D’ÊTRE ?

Anatole Atlas – spherisme.be – 2.6.2019

 

 

L’Être est ET n’est pas ; l’État existe OU n’existe pas.

« L’État, c’est l’État », proclame l’État pour justifier sa guerre contre l’Être : aujourd’hui, le massacre des populations du Yémen par les armes françaises et l’agression programmée de l’Iran par l’axe Jérusalem-Washington-Riyad, avec l’appui de l’Europe.

Depuis l’humanisme de la Renaissance, en passant par les Lumières, le processus de la modernité conduisait à un dépassement dialectique du capitalisme. S’il s’agissait bien sûr d’une vue de l’Esprit — lequel baptisa « communisme » cette hypothèse — n’était-ce pas la plus haute vue de l’Esprit de tous les temps, prétendant réaliser liberté égalité et fraternité ?

N’était-il pas des plus légitimes pour l’humanité de concevoir, outre l’au-delà métaphysique, un au-delà historique ?…

L’ironie de l’histoire voulut que se revendiquât du « matérialisme » cette vue de l’Esprit, quand le prétendu « idéalisme » philosophique sous-tendait un capitalisme qui ne fut jamais rien d’autre que vue de la matière ayant la plus-value pour ultime idéal, où toute Parole est soumise à la Valeur…

Ce processus révolutionnaire fut stoppé par trois contre-révolutions, ayant disposé de moyens matériels incommensurables pour s’imposer :  fascisme/nazisme ; social-démocratie ; néo-libéralisme ; les trois idéologies ne se combinant qu’en feignant de s’opposer…

L’éradication de toute conscience historique est au coeur de ces trois régressions qui éliminent la conflictualité démocratique, donc les contradictions dialectiques à l’oeuvre dans l’histoire, pour ne laisser plus subsister que pré- et post-modernismes, symbolisés par l’axe Jérusalem-Washington-Riyad.

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URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/5061-2/

 

 

 

 

Et pour finir, la courte-échelle à un canard belge pas du tout mainstream…

 

EL BATIA MOÛRT SOÛ

(Le bateau mort saoul)

(N.B. La Haine et la Trouille sont deux rivières du Hainaut.)

 

 

On vous balance un vrai sommaire et les morceaux de pages qui ont bien voulu se laisser scanner :

Voir ici…

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/el-batia-mourt-sou/

 

 

 

 

Mis en ligne le 8 juin 2019

 

 

Entre la plume et l’enclume met les bouchées quadruples

 

 

 

 

 

 

 

ENTRE LA PLUME ET L’ENCLUME MET LES BOUCHÉES QUADRUPLES

 

en cette fin de mois de mai. On ne peut faire moins que vous les offrir. À consommer (et méditer) lentement….

 

 

 

 

Est-ce que les espions règnent sur le monde?

 

Israël Adam Shamir – 22.5.2019

 

 

 

 

L’excellent valet de Mr Wooster, le célèbre Jeeves [des romans de  P. G. Wodehouse], avait un as caché dans sa manche: si les choses tournaient mal, il se servait des dossiers du Club Junior Ganymede, et là, il pouvait trouver de la matière compromettante contre toute personne ayant pu jadis employer un valet ou un majordome, parce que ces gentlemen au service des autres gentlemen étaient obligés d’inscrire dans le livre du club tous les exploits imprudents de leurs maîtres. Grâce à ces renseignements de l’intérieur, Jeeves avait pu sauver son piètre maître, Mr Bertie Wooster, de l’opprobre. Jeeves était quelqu’un de modeste, et loyal comme un vassal à son maître étourdi; il en allait de même pour d’autres membres du club. Ils n’essayaient pas de faire du livre en question un outil de manipulation  sur l’Angleterre à partir de Buckingham Palace. Ceci étant, nous vivons à l’âge des grandes ambitions, peu portées aux loyautés excessives. Les valets, majordomes et autres gardes du corps ont mis en commun leurs forces et ont décidé de faire leur loi dans le monde entier.

Les écrivains férus de conspirations ont envisagé le gouvernement mondial de l’ombre comme un bureau de méchants « sages » entourés de  financiers et de mandarins du cinéma. Ce serait déjà assez sinistre; mais dans la réalité qui est infiniment pire, notre monde est dirigé par les Junior Ganymèdes qui ont été rendus fous. Ce n’est pas un gouvernement, mais un réseau, comme la vieille franc-maçonnerie de jadis, et c’est principalement constitué par un groupe d’espions félons et de plumes à louer, deux genres de domestiques qui ont collecté des tas de données et de leviers d’influence, et qui, au lieu de servir leurs maîtres loyalement, ont décidé de mener le monde dans la direction de leur choix.

L’amiral allemand Wilhelm Canaris, dernier chef de l’Abwehr, le service de renseignement militaire d’Hitler, était de cette espèce d’agents secrets dotés d’ambitions politiques. Il avait soutenu Hitler en tant que puissant ennemi du communisme; à un certain moment il arriva à la conclusion que les US seraient mieux placés pour faire le travail, et il changea de bord, pour servir les Anglo-américains. Il fut démasqué et exécuté pour haute trahison. Son collègue le général Reinhard Gehlen avait également trahi son Führer et était passé du côté des Américains. Après la guerre, il poursuivit sa guerre contre la Russie soviétique, cette fois-ci pour la CIA et non plus pour l’Abwehr.

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Source : http://plumenclume.org/blog/456-est-ce-que-les-espions-regnent-sur-le-monde

 

 

 

 

Espions bibliques revenant d’avoir exploré la terre promise

(mosaïque vieille de 1600 ans découverte dans une synagogue du nord de la Palestine, illustrant un passage de l’Ancien Testament, où deux espions de Moïse rapportent de Canaan une branche de vigne portant des grappes de raisin pour prouver que le pays vaut la peine d’être envahi)

 

 

 

 

Un nouveau livre d’Israël Shamir :

Au Nom du Christ

27.5.2019

 

 

Parution imminente aux éditions SIGEST.

L’auteur :

Originaire de Novossibirsk en Sibérie, Israël Shamir part à la découverte du sionisme en 1969. Désormais Israélien, il voyage, résidant longuement au Japon, à Londres, en Suède, et maintenant à Moscou. En parcourant la Palestine en tant que guide touristique et journaliste, il découvre   l’absurdité criminelle d’un Etat juif, et il a été le pionnier du projet d’un seul Etat pour tous, avec des droits égaux pour juifs et non juifs. Il choisit d’écrire en anglais, et il est lu attentivement dans le monde entier, en particulier aux États-Unis. Confessant le Christ en pleine Intifada, il choisit Adam comme nom de baptême. Shamir a publié en français Le Pin et l’Olivier, ou Les charmes discrets de la Palestine, et les recueils d’articles: L’Autre Visage d’Israël, Pardes, Notre Dame des Douleurs, La Bataille du Discours, La Bataille de Russie (éd. Kontrekulture). C’est aussi un traducteur de Joyce, d’Homère, du prix Nobel S. Y. Agnon, et du géographe judéo-espagnol du XV° siècle Abraham Zacuto.

L’ouvrage :

« Quelle densité, un vrai panorama complet : un bijou de théologie comparée pour les nuls, avec des exemples tirés des empoignades médiatiques au jour le jour, et une progression implacable, dans une perspective distanciée, vertigineuse, et indispensable à une meilleure compréhension de ce qui se passe, et de ce qui vient. Aujourd’hui, le Shamir le plus profond, celui qui cumule une longue pratique de la culture juive et une inébranlable foi chrétienne, fait le point, au bout de vingt ans de combat sur internet ». (Nabil L., enseignant)

 

Pour bénéficier du prix de souscription (frais de port gratuits jusqu’au 12 juin) :
https://edsigest.blogspot.com/2019/05/au-nom-du-christ.html

 

Lire quelques pages du livre ici :

https://fr.calameo.com/read/000260618840099c15272?page=1

 

 

 

 

Conférence d’Israël Shamir à Grenoble le 15 juin

25.5.2019

 

La section E&R Grenoble recevra Israël Shamir et Maria Poumier le samedi 15 juin 2019 à 15h à Grenoble pour une conférence intitulée :

 

« La bataille pour le Christ »

 

suivie d’une prise de parole sur le thème :

 

« Argentine, prochaine terre promise pour Israël ».

 

Entrée : 7 euros

Réservations : préciser nom + prénom + adresse électronique + n° téléphone + participation au dîner pour chaque participant via confgre@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

Le crime de Notre-Dame

(mise à jour du 24.5.2019)

 

 

La Synagogue aveuglée par le serpent qui s’enroule autour de sa tête : bas-relief sur la façade de Notre-Dame de Paris

 

 

Nouveaux documents :

Les alarmes s’étaient bien déclenchées, mais…

http://www.blogdelazare.com/2019/04/https/changera.blogspot.com/2019/04/incendie-notre-dame-les-architectes.html-more.html?fbclid=IwAR0PcQE7INNEYVo25ZrZY1gQw8ny-IuO0UoLBMY2_S8zBtD1ahzRFFP0uQg

 

Certaines responsabilités se précisent :

« Faits et documents », Lettre d’informations confidentielles fondée par Emmanuel Ratier, publie dans son numéro 465 (8 euros) un « Dossier L’incendie de Notre-Dame de Paris » une liste impressionnante de faits établis avec précision (confirmant la suspicion de crime techniquement organisé à un niveau très élevé),  mais aussi une liste de responsables qui méritent une enquête poussée pour avoir éventuellement pris part, de façon active ou passive, au crime, et au montage des stratégies financières, juridiques et médiatiques pour faire de ce qui restera de Notre-Dame un « monument historique » profane et particulièrement rentable.

Voir http://www.faitsetdocuments.com

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Source : http://plumenclume.org/blog/451-le-crime-de-notre-dame-mise-a-jour

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour, j’ai le plaisir d’ouvrir les portes de mon atelier-galerie, les 14, 15, 16, 28, 29 et 30 juin 2019, au 16 rue claude decaen paris 12ème. Un VERNISSAGE aura lieu le vendredi 14 juin de 18h à minuit. ET un FINISSAGE avec Nadia Skandrani (peintures sur meubles) le vendredi 28 juin à partir de 18h. Sinon les horaires pour les autres journées sont de 14h à 19h30. Pour y accéder métro daumesnil ou michel bizot, tramway porte de charenton ou porte dorée. La bienvenue. MANU IBRAHIM

 

 

 

 

 

 

On ne vous parle pas des élections parce que tout le monde l’a fait et que…

 

 

 

 

 

L’Europe et la Russie (suite)

Anatole Atlas – Ascension 2019

 

S’il existait un espace public ouvert à la libre conflictualité démocratique, un débat politique essentiel y concernerait Kapitotal et la tour Panoptic. De quelle meilleure manière désigner ce pouvoir totalitaire inédit, combinant tyrannie financière et masque libertaire ?…

La société pyramidale d’ancien régime a une structure claire, même si le sommet se nimbe d’un brouillard propre aux mystères du droit divin dont se réclame l’autorité suprême. La pyramide contemporaine laïque est, en comparaison, d’une opacité sans précédent. Jamais un système d’exploitation, de domination, d’aliénation ne fut plus brutal et à l’abri de toute véritable opposition que celui qui s’impose par le simulacre d’une souveraineté populaire. Le peuple regimbe-t-il ? Populisme !… La métamorphose du bouclier social en glaive, et la représentation du glaive en bouclier : ce scénario supposait la disparition du soviétisme.

 

 

 

 

En mai 1919, voici tout juste un siècle, V.I. Lénine écrivait dans Bolchaïa Initsiativa (La grande initiative) des phrases d’une étonnante actualité cent ans plus tard : « Les classes sont des groupes d’hommes dont l’un peut s’approprier le travail de l’autre, à cause de la place qu’il occupe dans une structure déterminée de l’économie sociale »… Depuis la fin de l’Union soviétique, nous avons vu s’effondrer dans les pays occidentaux tous les contre-pouvoirs (syndicats, partis, presse d’opinion) qui opposaient une résistance aux dictatures, sur la valeur d’usage et le travail vivant, de la valeur d’échange et du travail mort. Jamais ne s’est mieux vérifiée la définition par Marx de celui-ci, « qui ne s’anime qu’en suçant tel un vampire du travail vivant, et qui est d’autant plus vivant qu’il en suce davantage. » (Le Capital, Livre I)… La bouillie de bavardages qui tenait lieu de campagne électorale avant les élections européennes, avait pour fonction d’occulter ces enjeux. Dans une surenchère de cynisme, l’armée d’agents publicitaires d’un Moloch buvant leur sang dans le crâne de ses victimes, n’eut de cesse d’exciter l’effroi des populations pour les enfourner dans une gueule où chaque mâchoire promet à ses proies de les protéger contre l’autre.

Mon ami Lénine poursuit, toujours en mai 1919, il y a juste cent ans : « L’immense majorité des populations laborieuses de n’importe quel pays capitaliste, y compris la Russie, a éprouvé mille fois à ses dépens et aux dépens de ses proches, le joug du capital, le pillage auquel il se livre, les brimades de toutes sortes »…

Ce que le philosophe Norman Ajari nomme « incarcération dans une alternative infernale entre émancipation moderne et obscurantisme pré-moderne » est constitutif d’un jeu de dupes, dès lors que l’énoncé lui-même exclut toute alternative par disqualification préalable de l’un des deux termes. Qu’un si vulgaire canevas s’impose aux esprits sur le continent se prévalant du flambeau des Lumières éclairant le globe, dit tout du passage à tabac mental auquel fut soumis le citoyen avant de se faire dépouiller de sa voix dans l’isoloir. Même s’il vota contre ce qu’on lui avait recommandé, l’essentiel n’était-il pas que cette voix fût avalée par la gueule du Moloch ? Aussi je préfère parler, pour définir cette mâchoire double, d’un traquenard ne laissant le choix qu’entre idéologies complémentaires pré- et postmodernistes, la dialectique du devenir historique propre à l’ère moderne s’en trouvant exclue, tout comme la dynamique des contradictions qui la constituent…

Sur 34 listes en France, une seule était lestée de pareille dynamique. D’où l’acharnement fatal contre Mélenchon, coupable d’alternative. Toute perspective dialectique étant éliminée triomphe le césarisme, sous l’une ou l’autre forme. Et c’est bien le moins que soient baptisés CAESAR les centaines de canons – six obus à la minute, lancés à plus de quarante kilomètres – fournis par la France à l’Arabie saoudite pour exterminer les populations du Yémen.

Encore Lénine en mai 1919 : « La guerre impérialiste, c’est-à-dire le massacre de dix millions d’hommes pour savoir à quel capital, français ou allemand, doit revenir la première place dans le pillage du monde entier a prodigieusement aggravé, multiplié, aiguisé ces épreuves, incité les gens à en prendre conscience »…

La représentation officielle d’un combat entre ‘ droite européenne ’ et ‘sociaux-démocrates’, arbitré par l’extrême-droite et l’extrême-centre, est donc une mise en scène en surplomb de laquelle veille la Banque centrale européenne, laquelle prend ses ordres chez Goldman Sachs. Car le vrai G4 a pour capitales Jérusalem, Washington, Riyad et Paris.

Toujours Lénine il y a cent ans : « Karl Marx, dans Le Capital, raille l’emphase et la grandiloquence de la grande charte démocratique bourgeoise des libertés et droits de l’homme, toute cette phraséologie sur la liberté, l’égalité, la fraternité en général. A ces déclarations pompeuses, Marx oppose la façon simple, modeste, pratique et quotidienne, dont le prolétariat pose la question : comment faire pour survivre dignement ? »…

La loi du capitalisme énoncée par Marx (immense accumulation de richesses à un pôle, immense accumulation de misères à l’autre pôle) conduit-elle à une scission de l’espèce humaine entre élus et damnés, winners et losers, insiders et outsiders ? Ceux-ci sont sommés par ceux-là d’acquiescer à leur mise au rebut pour cause d’inutilité du seul point de vue licite, celui de la Valeur. Toute Parole officielle y étant soumise, ils sont priés de comprendre que le train lumineux du progrès n’attend pas les retardataires, voués à des ténèbres ontologiques…

Le schéma biblique rejoint les catégories logiques de la contingence et de la nécessité pour faire accepter pareille condamnation. L’hypothèse d’un dépassement du capitalisme ayant été verrouillée par les cadenas médiatiques appropriés, prospère l’industrie de la déploration factice des conséquences de ce dont il est prohibé d’interroger les causes… Un coup de génie de la tour Panoptic au service de Kapitotal fut, à cet égard, la promotion des questions sociétales pour abolir la question sociale. À ce jeu brilla l’ex-agent d’influence de la CIA en Géorgie et en Ukraine Glucksman, parachuté leader de « la gauche » dans le seul objectif d’amputer de moitié le score de la France insoumise…

Le rachat par l’argent public de la dette privée bancaire (cause de la crise financière en 2008) avait entraîné une crise de la dette publique : celle-ci fut supportée par salariés et chômeurs, au nom de l’équilibre budgétaire. Ces faits occultés, comment n’aurait-on pas vu triompher la démagogie d’extrême-droite, l’une des mâchoires du Moloch ?…

Le marxisme avait été révoqué pour son ‘ déterminisme ’, privatif de libre choix dans l’élection des gouvernants comme des marchandises. Aucun rapport avec la négation de toute alternative par le capitalisme, affirment ses prophètes éclairés. Car il s’agit ici des lois d’une histoire librement consentie par ceux qui, de leur plein gré, conformément à leurs intérêts bien compris, choisissent la gueule du Moloch. N’ont-ils pas à protéger ce trésor de civilisation qu’est la ‘démocratie libérale’ ?

Nous n’en avons pas fini avec Lénine en mai 1919 : « Voyez comme la bourgeoisie sait admirablement orchestrer la publicité pour ce qui lui est profitable ! Comme les institutions ‘ modèles’ pour les capitalistes, sont vantées dans les millions d’exemplaires de leurs journaux ; comme ils savent en faire un objet de propagande universelle ! »

Du point de vue de la santé psychique dont témoigne la gouvernance du capitalisme, l’URSS relevait d’une pathologie criminelle. Un délire collectif s’est emparé pendant trois quarts de siècle du peuple russe, dont la folie seule a vaincu les armées de l’Occident à Stalingrad. Puis la tumeur cervicale fut extirpée, grâce à de puissantes thérapies et des injections massives d’idéologie du marché. Mais l’ancien malade en conserve des séquelles, et ses rechutes menaçantes nécessitent la plus stricte surveillance de l’OTAN, garant des ‘démocraties libérale’…

Tous les moyens chimiques et électroniques furent mis en oeuvre à l’échelle planétaire pour extraire des cerveaux jusqu’au souvenir du vieil humanisme, et du processus historique par lequel un Tiers-État s’était jadis émancipé du double joug de l’Église et de la féodalité. Ce processus n’avait-il pas accouché de la divagation qu’il s’agissait d’éradiquer ?…

Le Nouvel Ordre Édénique de Kapitotal imposa sa révolution culturelle en langage binaire dans les secteurs de l’art et de la littérature, sous contrôle de la tour Panoptic. Il s’agissait de faire oublier que la ‘ démocratie libérale ’, si on lui donne un contenu plus substantiel que des clichés propagandistes, n’a trouvé sa réalisation nulle part sur la planète. Que jamais ne s’est vu un gouvernement du peuple, par et pour le peuple. Que si les pays impérialistes, contraints par le combat de la classe ouvrière, ont esquissé la voie d’une telle utopie, ce fut au prix d’esclavages, carnages et pillages coloniaux sans nombre. Et que, s’il subsistait une intention de perpétuer cette illusion, l’avaient fait exploser désastres et chaos partout semés au Moyen-Orient pour implanter la fiction de ces ‘démocraties libérales’.

Conclusion (provisoire) de Lénine il y a tout juste un siècle : « Mais si l’on considère le fond de la question, a-t-on jamais vu dans l’histoire qu’un nouveau rapport de production ait réussi du premier coup, sans une longue suite d’insuccès, d’erreurs, de récidives ? Les intellectuels bourgeois développent une argumentation pourrie d’hypocrisie : lors de la révolution prolétarienne, ils nous taxaient d’utopisme ; et voici qu’ils exigent que nous abolissions avec une rapidité fantastique les survivances du passé ! Lorsque le nouveau vient de naître, l’ancien reste toujours un certain temps plus fort que lui. Il en est ainsi dans la nature comme dans la vie sociale. »

Anatole Atlas, mai 2019                

 spherisme.be

 

 

 

 

Post Scriptum :

 

Le Grand Soir publie un document intitulé :

 

« Wikijustice Julian Assange – Déclaration ».

 

 

 

 

La particularité de cette déclaration est de ne donner aucun lien à ceux qui voudraient s’y joindre, en dehors d’une adresse Fessebook…

En somme, on est invités à demander au bourreau de nous aider à nous plaindre du bourreau au bourreau. À notre avis, on est mal partis et le pauvre Julian aussi.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 30 mai 2019

 

 

Cent fois sur le métier…

 

 

 

 

 

 

Cent fois sur le métier…

 

 

 

 

Les autres peuvent se fatiguer. Pas elle. Mais il est tout de même sinistre qu’une femme doive mettre sur la voie publique un viol dont elle a été victime pour tenter d’arracher un homme à une poignée de malfrats vulgaires. Quand c’est Daech qui s’empare de quelqu’un pour le torturer et le tuer, on parle de terrorisme.

 

La fabrication d’un « violeur »

 

Pamela Anderson – L.G.S. – 21.4.2019

 

 

 

 

Aujourd’hui, je veux m’exprimer en tant que femme. Une femme qui a survécu à un viol et à des abus sexuels. Une femme qui sait combien les hommes peuvent être cruels et combien les blessures sont profondes dans l’âme d’une femme. Aujourd’hui encore, je me souviens de la douleur atroce. Aujourd’hui encore, je ressens l’agonie. Aujourd’hui encore, ces visages hantent mon sommeil – un destin partagé par d’innombrables femmes à travers le monde. Non, je ne défendrai jamais un violeur, il n’y aura jamais d’excuse pour ne pas punir ce crime et ses auteurs. Nous nous devons à nous-mêmes, à nos sœurs et à nos filles, de prendre la parole et de lutter contre la complaisance.

Mais dans notre détermination à faire ce qui est juste, n’oublions jamais le risque d’erreur, et le pouvoir des fausses accusations. Car les mêmes facteurs qui rendent les allégations de viol si difficiles à prouver devant un tribunal, les rendent encore plus difficiles à réfuter devant l’opinion publique. Par conséquent, les fausses allégations d’inconduite sexuelle ont toujours été l’outil de choix pour toute campagne de lynchage, de chantage ou de calomnie. Une fois qu’une personne a été estampillée « violeur », qu’elle ait été condamnée, inculpée ou simplement accusée, sa réputation n’a pas seulement été condamnée à mort, mais a déjà été exécutée en public.

Et c’est la raison pour laquelle je prends la parole aujourd’hui. Pour défendre un ami. Un ami que j’aime beaucoup, mais dont la santé s’étiole, dont les espoirs s’évanouissent et dont le temps s’épuise. Un ami qui a osé dire la vérité au pouvoir, qui a fait la lumière sur leurs actes criminels et qui en paie maintenant le prix. Un ami dont la voix a été étranglée, dont les mains ont été menottées et dont le nom a été calomnié. Il s’appelle Julian Assange.

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Source : https://www.legrandsoir.info/la-fabrication-d-un-violeur.html

 

 

 

L’étape manquante

Craig Murray – L.G.S. – 23.5.2019

 

 

 

 

En Suède, les procureurs ont demandé aux tribunaux suédois de délivrer un mandat d’arrêt contre Julian. Il y a une histoire extraordinaire derrière cette simple déclaration.

Le mandat d’arrêt européen doit être délivré d’un pays à un autre par une autorité judiciaire. La demande d’extradition initiale de M. Assange n’a pas été présentée par un tribunal, mais simplement par le procureur. C’était d’autant plus étrange que le procureur général de Stockholm avait initialement classé l’affaire après avoir décidé qu’il n’y avait pas d’affaire à répondre, puis qu’un autre procureur, très politiquement motivé, avait rouvert l’affaire et délivré un mandat d’arrêt européen, sans demander confirmation à un juge.

L’appel initial d’Assange devant la Cour suprême du Royaume-Uni était en grande partie fondé sur le fait que le mandat ne provenait pas d’un juge mais d’un procureur, qui n’était pas une autorité judiciaire. Je n’ai aucun doute que si une autre personne au Royaume-Uni avait été accusé, les tribunaux britanniques n’auraient pas accepté le mandat d’un procureur. La partialité incroyable et flagrante des tribunaux contre Assange est évidente depuis le premier jour. Ma thèse est confirmée par le fait que, immédiatement après qu’Assange a perdu son procès contre le mandat devant la Cour suprême, le gouvernement britannique a modifié la loi pour préciser que les futurs mandats doivent être délivrés par un juge et non par un procureur. Ce n’est là qu’un des éléments incroyables de l’affaire Assange que les grands médias cachent au public.

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Source : https://www.legrandsoir.info/l-etape-manquante.html

 

 

 

 

« This is madness ! » a dit quelqu’un. Bien d’accord. Et maintenant, on fait quoi ?  In english, vous savez pourquoi.

 

Up to 175 yrs in prison : US slaps Julian Assange with 17 more charges under Espionage Act

Assange would likely spend the rest of his life in prison

 

The Duran – 24.5.2019

 

 

 

 

A federal grand jury has announced 17 additional charges under the Espionage Act against WikiLeaks publisher Julian Assange, who is currently in a UK jail awaiting an extradition hearing.

The new indictment, made public on Thursday, relates to US documents WikiLeaks published in 2010, and alleges Assange revealed the names of individuals who were working with the US government, thus endangering their lives.

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Source : https://theduran.com/up-to-175-yrs-in-prison-us-slaps-julian-assange-with-17-more-charges-under-espionage-act/

 

 

 

 

Only the people can save Assange and Manning

TheDuran May 25, 2019

 

Submitted by Eresh Omar Jamal, via The Daily Star

 

 

 

 

Julian Assange and whistleblower Brad-Chelsea Manning, together revealed to the world, the reality of the Iraq and Afghan wars.

Stefania Maurizi is an investigative journalist working for the Italian daily La Repubblica. She has worked on all WikiLeaks releases of secret documents and partnered with Glenn Greenwald to expose the Snowden Files about Italy. She has authored two books—Dossier WikiLeaks: Segreti Italiani and Una Bomba, Dieci Storie. In an exclusive (electronic) interview with Eresh Omar Jamal of The Daily Star, Maurizi talks about the arrests of WikiLeaks founder Julian Assange and whistleblower Chelsea Manning, who together revealed to the world, the reality of the Iraq and Afghan wars.

On April 11, the UK police arrested Julian Assange from the Ecuadorian embassy. How significant was his arrest and the manner in which it happened for global press freedom and the right of people to seek political asylum?

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Source : https://theduran.com/only-the-people-can-save-assange-and-manning/

 

 

 

 

Effaçons le Front Popu, la Résistance, le CNR : buvons de l’eau de Vichy.

 

Jacques-Marie Bourget – L.G.S. – 23.5.2019

 

 

 

 

Dans « Les Grandes Gueules », une émission de RMC qui est un vomissoir, un inculte haineux a affirmé que, pendant la seconde guerre mondiale, les membres du Parti Communiste Français ne s’étaient pas comportés en héros mais plutôt en collabos. Voilà où nous en sommes. De dérive en dérive, d’une négation l’autre et dans l’indifférence, l’histoire est gommée et les héros victimes d’une deuxième mort. Attendez-vous à savoir, par le truchement d’une thèse très savante que, finalement, Jean Moulin était à Lyon le vrai patron de la Gestapo.

Le 20 mai dernier, puisqu’il n’y a pas de période de fermeture pour la pêche aux voix, Ian Brossat, candidat du PCF aux Européennes, a jugé bon d’aller se soumettre aux postillons d’une machine à décérébrer nommée « Les Grandes Gueules ». Et c’est en pleine gueule que Ian s’est pris un coup de boomerang. Et c’est bien fait pour lui. Pour éviter la chtouille, mieux vaut éviter les bordels.

Ceci écrit, Daniel Riolo, le marteau qui a écrasé Brossat de sa certitude, celle que les communistes ne furent jamais des Résistants, est une bourrique exemplaire de la sous-culture de notre « nouveau monde ». Celui où tout est possible. Même celle de trouver des Zemmour ou des Riolo dans la posture de l’historien. Riolo, rubricard de sport sur RMC, devrait connaitre cette maxime démarquée de Einstein « Le journalisme sportif est au journalisme ce que la musique militaire est à la musique ». Du flonflon de moelle épinière. Voici l’échange entre le très savant Riolo et l’agrégé de lettres Ian Brossat :

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Source : https://www.legrandsoir.info/effacons-le-front-popu-la-resistance-le-cnr-buvons-de-l-eau-de-vichy.html

 

 

 

 

Il y a une suite aujourd’hui chez Vu du droit

 

La France résistante, une fake news ?

Mathieu MorelVu du droit – 25.5.2019

 

 

 

 

On imagine comment j’ai pu ressentir l’ignominie ignare proférée à l’adresse de Ian Brossat par un certain Riolo, dont l’analphabétisme historique est équivalent à sa nullité professionnelle de chroniqueur sportif. La réponse de Brossat reprenant le pieux mensonge du « Parti des 75 000 fusillés », et la cacophonie qui s’en est suivie ont encore contribué à mon exaspération. Plutôt que de me fatiguer à rabâcher je renvoie au statut Facebook de Guy Konopnicki qui dit ce qu’il faut dire. En oubliant peut-être de rappeler que le PCF fut interdit dès le 26 septembre 1939 par un gouvernement composé de ministres qui voteront plus tard les pleins pouvoirs à Pétain. Et que c’est un ministre de la justice socialiste qui le 19 avril 1940 fera adopter un nouveau décret-loi prévoyant la peine de mort pour la propagande communiste. Tout ça pour dire qu’au moment de la déroute de mai juin 1940 le PCF n’existait plus, ses parlementaires étaient emprisonnés et ses anciens militants pourchassés.

Je suppose que la lecture de cette petite introduction permet de voir à quel point je suis rancunier. C’est la raison pour laquelle, plutôt que de vitupérer mes cibles habituelles, j’ai demandé à Mathieu Morel de donner l’avis critique pondéré que mérite le traitement de l’Histoire par l’extrême centrisme qui abîme la France aujourd’hui.

C’est plus intéressant.

Régis de Castelnau

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Source : https://www.vududroit.com/2019/05/la-france-resistante-une-fake-news/

 

 

 

 

La Syrie, ses alliés… et la gestion du conflit (New Orient News)

 

Ghaleb Kandil – L.G.S – 22.5.2019

 

 

 

 

À ceux qui ont péremptoirement prétendu que Bachar al-Assad a gagné la guerre, mais n’a pas gagné la paix ou encore, qu’il n’a pas gagné la guerre, la Russie ou l’Iran l’ayant forcé à accepter certains compromis, cet article de Monsieur Ghaleb Kandil tend à nous démontrer que s’il est vrai que « les États n’ont pas d’amis ; ils n’ont que des intérêts », le mérite du Président syrien et de son équipe est d’avoir défendu leur pays en créant un modèle relationnel donnant la priorité aux intérêts communs et à la compréhension des particularités de chacun. [NdT].

La machinerie de l’agression coloniale a inlassablement travaillé à promouvoir des vagues de scepticisme destinées à semer le doute quant aux rôles tenus par la Russie et l’Iran en soutien de l’État syrien dans son combat contre les gangs du terrorisme et du takfirisme, outils de la guerre par procuration dirigée par les États-Unis, en partenariat avec les pays de l’OTAN, les pays du « Golfe » et une coalition politique internationale initialement formée par plus de 80 gouvernements.

En effet, c’est dès la première Conférence de Genève [Juin 2012] que les planificateurs américains ont cherché à démanteler la coalition adverse, opposée à la guerre, regroupant la Chine, la Russie, l’Iran et quelques gouvernements résistant à l’hégémonie américaine. C’est aussi dès les premières années de l’agression américano-sioniste qu’ils ont cherché à diaboliser l’implication de la Russie et de l’Iran dans la défense de la Syrie et le soutien économique, financier et militaire accordé à sa résilience. Et c’est depuis longtemps qu’ils tentent d’exploiter toutes sortes d’hypothèses portant sur leur « compétition pour influence » en Syrie.

Mais voici ces planificateurs face à la réalité choquante réfutant toutes leurs savantes hypothèses, vu la complémentarité militaire et politique entre la Russie et l’Iran, malgré des divergences évidentes portant sur nombre de problèmes en rapport avec des intérêts et des positionnements particuliers, notamment, la place de la Syrie dans le conflit arabo-sioniste.

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Source : https://www.legrandsoir.info/la-syrie-ses-allies-et-la-gestion-du-conflit-new-orient-news.html

 

 

 

 

HISTOIRE

 

Histoire juive, religion juive : le poids de trois millénaires, par Israël Shahak (1)

 

Sayed Hasan – 24.5.2019

 

 

 

Je traduis et publie progressivement un ouvrage majeur du Professeur Israël Shahak consacré au judaïsme et plus particulièrement aux lois talmudiques. Il apporte un éclairage saisissant sur l’histoire du judaïsme et des communautés juives ou encore le traitement des non-Juifs par les Juifs, dont seuls les lecteurs de l’hébreu sont familiers. Publié en anglais en 1994, il reste une lecture incontournable pour comprendre les fondements idéologiques de la politique israélienne et l’action des lobbys pro-israéliens dans le monde, en particulier aux Etats-Unis et en France : comme le montre l’auteur, « ni le sionisme, y compris sa partie apparemment laïque, ni la politique israélienne depuis la création de l’État d’Israël, ni en particulier la politique des partisans juifs d’Israël dans la diaspora, ne peuvent être compris sans prendre en compte l’influence plus profonde de ces lois talmudiques, et la vision du monde qu’elles créent et expriment… Si les politiques israéliennes restent incompréhensibles pour les observateurs étrangers, c’est précisément parce qu’ils ne daignent pas s’intéresser au judaïsme tel qu’il est pratiqué et à ‘l’idéologie juive’,  dont ils ne connaissent souvent rien d’autre que de grossières apologies. » 

Avec l’adoption de la loi fondamentale faisant d’Israël l’Etat-nation du peuple juif en 2018, l’arrivée de l’ultra-droite nationaliste et religieuse au pouvoir en Israël début 2019, la censure et la répression de plus en plus sévère de toute action de dénonciation et de boycott d’Israël au nom de la prétendue lutte contre l’antisémitisme et la judéophobie, et le projet d’Accord du Siècle qui doit définitivement liquider la politique israélienne, tant de développements qui confirment les craintes et prédictions d’Israël Shahak, ce livre est même plus indispensable que jamais.

Israël Shahak espérait que son ouvrage serait un précurseur à des écrits authentiques sur l’histoire et les réalités du judaïsme contemporain à destination du public occidental, dépourvus de mensonges par omission et de falsifications. Malheureusement, mais de manière prévisible, ce livre a été soumis à une véritable omerta médiatique. Aujourd’hui encore, on continue à rattacher spontanément l’Etat d’Israël à l’Ancien Testament alors que c’est le Talmud qui en compose le cœur, ce Talmud que des saltimbanques comme Léa Salamé ou Eric Zemmour prétendraient allégrement ignorer, tant ils en connaissent le caractère indéfendable, immoral et criminel. Ils préfèrent disserter sur les pseudo-dangers inhérents à l’Islam, un mot que les médias dominants utilisent abusivement pour diaboliser les musulmans dans leur totalité et ne pas désigner clairement le wahhabisme des Saoud, allié majeur des Etats-Unis, d’Israël et des anciennes puissances coloniales européennes, qui sont les parrains des mouvements terroristes usurpant le nom de l’Islam. Le soutien de ces différents acteurs aux groupes takfiris en Syrie et leur complicité dans le génocide actuel au Yémen montrent bien leur proximité idéologique.

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Source : https://lecridespeuples.fr/2019/05/24/histoire-juive-religion-juive-le-poids-de-trois-millenaires-par-israel-shahak-1/

 

 

 

 

AVENIR

 

Anatole Atlas aux Russes :

 

SCHIZONOÏA

(Texte traduit et publié hier sur un important site en Russie)       

 

 

                               

L’extrême-droite en Europe

 

 

C’est un très mauvais calcul stratégique à long terme, pour la Russie, de miser sur les partis politiques européens d’extrême-droite…

J’ai proposé le terme de SCHIZONOÏA (cfr ma conférence à Erevan en avril 2017, www.sphérisme.be) pour caractériser la maladie mentale affectant le monde prétendu démocratique. Il serait plus pertinent pour la Russie de s’appuyer sur cette analyse des contradictions intrinsèques au système de Kapitotal, et à ses masques idéologiques assurés par la tour Panoptic, pour prendre au mot ce système quand il se prétend l’héritier de l’humanisme et de l’esprit critique des Lumières…

C’est sur ces contradictions qu’il s’agit de travailler. L’idéologie française ne pourrait pas s’opposer à l’usage que vous feriez d’un Diderot, dont la vie fut sauvée par Catherine II de Russie. Elle ne pourrait rien contre le rappel du discours de Victor Hugo au Congrès de la Paix en 1849, quand il définit le véritable objectif de toute politique humaniste par ces mots : « contre la misère à l’intérieur, contre la guerre à l’extérieur »…

Jouer Napoléon III contre la Commune est une erreur historique…

Louis Aragon rappelle, dans Les Cloches de Bâle (1935) la présence d’Ilitch Oulianov à l’enterrement de Jaurès en 1914. Jean Jaurès, qui écrivait dans le quotidien L’Humanité : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage ». Il est plus avantageux pour la Russie de placer sa culture dans la filiation de Diderot, de Victor Hugo de Jaurès et d’Aragon * que dans celle des analphabètes néo-fascistes  !

A.A. 

_________________ 

* (Sans oublier Elsa Triolet)  

www.spherisme.be

 

РОССИЯ И ЕВРОПА

 

 

Logos des partis représentés au « forum conservateur ». [Euromaidan Press]

 

 

Это очень плохой долгосрочный стратегический расчет для России: делать ставку на европейские политические партии крайне правых…

Как-то я предложил термин «шизонойя» (SCHIZONOIA, www.sphérisme.be), чтобы охарактеризовать психическое заболевание, затрагивающее так называемый демократический мир. Для России было бы более уместно полагаться на анализ противоречий, присущих «Капитоталу»[1] и его идеологическим маскам, обеспеченным «Паноптической башней»[2], чтобы перехватить активность у этой системы, особенно, когда она претендует на роль наследника гуманизма и критического духа Просвещения…

Необходимо доказывать их несовместимость с подлинной человечностью. Тем более что.

Россия связана с подлинным европейским гуманизмом сотнями нитей. Вот лишь три примера. Французской идеологии нечего было бы противопоставить позиции Дидро (жизнь которого была спасена Екатериной II из России). Она не может ничего противопоставить призыву Виктора Гюго на парижском Конгрессе мира в 1849 году: «Ныне вы заявляете, и я — один из тех, кто заявляет это вместе с вами, все мы, находящиеся здесь, заявляем, обращаясь к Франции, Англии, Пруссии, Австрии, Испании, Италии, России :

Настанет день, когда и у вас — да, и у вас — оружие выпадет из рук!» Там же он определил истинную цель любой гуманистической политики такими словами: « Против нищеты внутри, против войны снаружи »…[3]

Луи Арагон, писатель, коммунист, участник Сопротивления, вспоминает в «Базельских колоколах» (1935) о присутствии Владимира Ульянова на похоронах Жореса в 1914 году, выступавшего против мировой войны и убитого на митинге. Как бы сегодняшняя Россия ни полемизировала относительно роли Ленина, именно ему принадлежит разработка тезиса о связи между войной и капиталом.

И наконец. Россию как историческую правопреемницу СССР последовательно вытесняют из Победы во Второй мировой войне, пытаясь уравнять нацизм с коммунизмом. Пропагандисты Капитоталя навязывают эту логику европейцам по всем азимутам системно, что приводит к тому, что русских в этом году не позвали ни на годовщину открытия Второго фронта (которое официально названо «Высадкой союзников в Нормандии», чтобы люди забыли о том, что на Первом фронте с нацизмом бился Советский Союз), ни в Польшу на мероприятия по случаю 80-й годовщины начала Второй мировой войны, которая будет отмечаться 1 сентября. И стоит ли удивляться тому, что директор музея Второй Мировой войны в Гданьске выгнал музыкантов, исполнявших во время « Ночи музеев » советскую военную песню « Темная ночь ».

Именно сейчас для России перспективнее вспомнить о своём вкладе в гуманизм, о родстве с Дидро, Виктором Гюго де Жоресом, Арагоном и о том, что они – главные герои великой Победы, чем пытаться породниться с неонацистскими невеждами, которые их непременно предадут!

Анатоль Атлас (Жан-Луи Липпер, писатель, Бельгия)

_______________________  

[1] Термин, введённый Жаном-Луи Липпером, использующим псевдоним – Анатоль Атлас.

[2] Выражение Липпера, используемое им для капитанов глобализации.

[3] В 1849 г. в Париже открылся международный конгресс друзей мира — первый в истории Европы конгресс противников войн. Гюго был единодушно избран председателем конгресса.

 

 

 

 

Mis en ligne le 25 mai 2019

 

 

 

La guerre de Troie aura-t-elle (finalement) lieu… ou pas ?

 

 

 

 

 

 

La guerre de Troie aura-t-elle (finalement) lieu… ou pas ?

 

 

 

 

Entrée de l’US Navy, cette nuit, dans le Golfe Persique

(avec décollages de bombardiers à la clé)

 

Strategika 5121.5.2019

 

 

 

 

Alors ? Début de guerre sans déclaration à la mode US ? Psy-ops gesticulatoire du genre tu-les-as-vus-mes-gros-biceps ? Ou l’un et l’autre jusqu’à ce que l’accident fortuit décide pour les pyromanes ?

Les analystes ne prennent généralement pas au sérieux la volonté d’affrontement direct des USA, Bolton mis à part. Mais on sait aussi comment, en juillet 1914, Lénine n’arrivait pas à croire à la guerre… Suspense.

Ah le pouvoir de décision des impondérables !

 

Source : https://strategika51.org/archives/63023

 

 

 

 

 

La Chasse aux sorcières

(et La Patrie en danger – suite)

   

France : La Chasse aux Sorcières

 

Georges Stanechy – À contre-courant – 20.5.2019

 

 

 

 

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, recevoir et répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

En violation flagrante de la Convention de Vienne de 1963, actualisation d’une pratique séculaire, signée par tous les Etats membres de l’ONU…

Atterrés, de rage contenue, nous avons assisté à l’arrestation de Julian Assange, par la police britannique, dans les locaux de l’Ambassade d’Equateur à Londres. (1)

Presque au même moment, à Washington, la police envahissait les locaux de l’Ambassade du Venezuela qui, assistée de sympathisants, refusait l’éviction de ses diplomates fidèles au gouvernement légitime de ce pays. (2)

Des centaines d’hommes armés, en tenue de combat avec gilets pare-balles, dans une démonstration de force d’une implacable brutalité ; face à de pacifiques manifestants. Le gouvernement américain voulant y installer les « collabos » du polichinelle de la CIA, autoproclamé chef de l’Etat : Juan Guaidó.

Ces prises d’assaut d’ambassades par les « polices » de nos pays, sont plus que des symboles. L’affirmation, cynique, mégalomaniaque, de la Loi du Plus Fort.

Dans l’impunité.

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Source : http://stanechy.over-blog.com/2019/05/france-la-chasse-aux-sorcieres.html

 

 

 

 

Élections européennes, le26 mai :
Pourquoi et comment infliger une lourde défaite
à l’intégration européenne et à Emmanuel Macron
Comité Valmy

 

Comité Valmy21.5.2019

 

 

 

Le 26 mai, les électeurs sont appelés à choisir les représentants de notre pays au sein de l’Assemblée européenne. Cette institution – ce « machin », comme aurait dit le général de Gaulle – doit confirmer le choix du président de la Commission européenne, dite de Bruxelles, dont les membres relèvent des différents gouvernements. Il s’agit d’une véritable instance de décision politique et économique au niveau des 27 pays membres de l’Union, la Grande-Bretagne s’en étant détachée pour recouvrer sa souveraineté.

La Commission Européenne se substitue ainsi aux différents gouvernements pour imposer aux peuples une politique conforme aux intérêts exclusifs du monde financier européen et atlantiste ainsi qu’à l’oligarchie qui en est l’émanation. Cette Commission légifère donc au détriment des peuples, avec un seul souci : « harmoniser » la législation des Etats membres avec le seul objectif de permettre l’optimisation de la libre circulation des biens, des hommes et des marchandises à travers le continent.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11226

 

 

 

 

 

 

On ne voudrait pas avoir l’air défaitistes, mais…

 

 

 

 

 

Il y a cependant quelques raisons d’espérer :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En dernière extrémité, aux grands maux les grands remèdes :

 

Élections européennes : voter contre Macron ou bien le battre ?

 

Régis de Castelnau – Vu du droit 20.5.2019

30 Comments

 

 

 

 

Les élections européennes sont massivement considérées par les Français comme sans intérêt. Il est vrai que leur portée institutionnelle et opératoire est indiscernable. Le fonctionnement de la formidable usine à gaz qu’est devenue l’UE reste tout à fait opaque, et ne persiste que le sentiment confus d’avoir affaire à une bureaucratie lointaine, où le parlement élu au suffrage universel n’est là que pour faire joli. Et comme d’habitude on va aller voter, ou pas, pour des raisons de politique intérieure. Et cette fois-ci, les enjeux du scrutin du 26 mai prochain sont sur ce point particulièrement intéressants.

Retour vers 2014

Revenons sur celui du 25 mai 2014 pour rappeler que le Front National y fut premier avec près de 25 % des suffrages exprimés, laissant l’UMP quatre points derrière et le PS à 14 %. Si cette « victoire » du FN, contrairement aux avertissements des Cassandres, n’a pas abouti à l’instauration d’un régime fasciste dans notre pays, elle a eu d’importantes conséquences politiques. Se sont imposées alors plusieurs évidences. Tout d’abord que la catastrophe Hollande rendait impossible sa réélection. Ensuite que Marine Le Pen serait au deuxième tour de la présidentielle 2017, mais ne pourrait l’emporter au deuxième. Que le candidat de droite qualifié avec elle, serait assuré d’être Président. Il fallait donc se préparer, et pendant que l’UMP qui avait pourtant un boulevard devant elle trouvait astucieux d’organiser une primaire imbécile, les grands intérêts représentés par l’alliance de la haute fonction publique d’État et de l’oligarchie économique mettaient en branle le processus qui allait aboutir à l’installation d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Nous ne reviendrons pas en détail sur ce qui s’est passé nous en rapportant à nos précédentes écritures qui avaient pointé les éléments difficilement réfutables caractérisant l’existence d’une forme particulière de coup d’État. Cette illégitimité initiale a évidemment nourri aussi la crise politique et institutionnelle très grave que connaît la France depuis maintenant six mois. Qui voit un président solitaire à la personnalité trouble, mener une politique contraire aux intérêts du pays, brader son patrimoine, instrumentaliser justice et police pour protéger ses amis et mettre en œuvre une répression sans précédent depuis la guerre d’Algérie. Sans oublier probablement le plus inquiétant, l’instauration systématique de dispositifs répressifs portant atteinte aux libertés publiques fondamentales.

C’est bien dans ce contexte national qu’interviennent les prochaines élections européennes. Qui auront pour seul enjeu politique la réalisation d’un sondage grandeur nature et la cristallisation d’un rapport de force politique en France. Emmanuel Macron, se jetant personnellement dans l’arène a consacré le caractère binaire du choix, où le verdict au soir du 26 mai sera simple pour lui : gagnant ou perdant.

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Source : https://www.vududroit.com/2019/05/elections-europeennes-voter-contre-macron-ou-le-battre/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On aurait aimé vous mettre sous les lunettes le texte du réquisitoire du Procureur Lordon, prononcé au cours du procès de qui-vous-savez, qui s’est tenu cette semaine à la Bourse du Travail sous les auspices de Là-Bas si j’y suis. Vous pouvez encore le voir et l’entendre en vous abonnant. C’est là :

 

https://la-bas.org/

 

 

 

 

 

 

 

Nos fidèles lecteurs savent que nous  n’avons pas la télé, que nous ne savons donc rien des émissions qu’on y diffuse et rien non plus de ceux qui les font, bref que nous sommes assez éloignés de ce qui agite Landerneau. Nous avons vu Didier Porte s’amuser beaucoup de la beaufrefrie de M. Pascal Praud (inconnu à notre bataillon) et Mme Elisabeth Lévy descendre en flammes une dame Nouvian, « esquintée par P.P. d’après D.P. » mais « experte en faux et usage de faux » d’après Mme Lévy. Ne sachant qu’en penser et n’en pensant pas grand-chose, nous sommes ensuite tombés sur ceci, qui nous a semblé digne d’intérêt, indépendamment de la circonstance particulière.

 

Tempête dans un biberon :

 

Ouiiiiiiinnn !! 

 

Nicolas – Les minuscules – 11 mai 2019

 

 

« Je me souviens fort bien que quand j’étais enfant, j’étais un monstre. »

Eugène Delacroix

 

 

Claire Nouvian. Retenez ce nom. Il est promis à un grand avenir. Non pas au quart d’heure de gloire que promettait cet imbécile d’Andy Warhol ; mais à une éternité de célébrité.

Cette femme, en effet, incarne la Modernité. Elle est le Progressisme fait homme. Enfin, femme.

Elle est le sectarisme, elle est l’intolérance ; elle est la Raison de droit divin, qui ne peut avoir tort.

Elle est le stupéfiant aplomb de l’inculte. Son absence totale de complexes.

Elle est l’illusion de toute puissance, qui assène ses certitudes du haut de son ignorance.

Elle est le refus de toute contradiction. La haine de tout contradicteur.

Elle est le dogme qui remplace la réflexion ; le catéchisme qui remplace le raisonnement ; l’insulte qui remplace l’argument.

Elle est l’impuissance argumentative faite femme.

« Vous êtes rétrograde ». « Vous êtes dingue ». « Climatosceptique ! » « Non mais c’est pas possible. » « Vous trouvez ça normal ? » « Au XXIème siècle. » « J’hallucine. »

Lire la suite…

Source : http://les-minuscules.blogspot.com/2019/05/ouiiiiiiin.html

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/ouiiiiiiinnn/

 

 

 

 

 

Il ne fallait pas y aller !

 

Que notre ami Salah nous pardonne d’insister, mais… si nous n’avons pas la télé, nous n’allons pas non plus sur facebook, twitter, instagram et autres chausses-trapes de cet acabit.. Par instinct de conservation.

Car c’est pour nous depuis toujours une évidence qu’il est vital de boycotter non seulement Israël mais TOUS les malfaisants de la même engeance, ensemble, séparément et sans distinction.

Quel sens y a-t-il, pour un petit poisson, à foncer tête baissée dans le premier filet dérivant venu, où, avec des bancs entiers de ses frères, il sera prestement ramassé et jeté sur le pont d’un navire congélateur pour aller i-né-vi-ta-ble-ment servir de friture aux gourmands clients de ses tortionnaires ?

Quelle idée de s’y précipiter volontairement au lieu de les fuir à toutes nageoires ! Ne nous fatigons pas de ressasser que l’’abc de la résistance des peuples est d’avoir toujours une guerre d’avance et non de retard sur ceux que l’on combat, et que Timeo Danaos  et tout ça. À quoi cela sert-il, après, quand il est trop tard, de pleurer que le beau cheval était plein de soldats ?

 

 

 

 

Bien entendu, c’est son rôle…

 

Facebook supprime le compte Sayed Hasan et toutes ses pages

 

Sayed Hasan – http://sayed7asan.blogspot.com/ – 20.5.2019

 

 

 

Au mois de janvier, Facebook a procédé à la suppression de ma page Resistance News Unfiltered (plus de 6000 abonnés), qui diffusait mes contenus anti-sionistes et anti-impérialistes traduits en anglais (discours de Hassan Nasrallah, Bachar al-Assad, Vladimir Poutine, Ali Khamenei, articles de Norman Finkelstein ou Jonathan Cook, etc.).  Ce jour, le 18 mai 2019, Facebook a supprimé ma page Le Cri des peuples (plus de 9000 abonnés, encore visible en cache) qui les diffusait en français et ma page en anglais que je venais de recréer. Mon compte personnel lui-même a été supprimé, sans qu’il n’en reste aucune trace (même mes amis ne peuvent plus me retrouver dans leur liste de contacts). Et tout cela sans la moindre notification ou explication, ni même aucun avertissement préalable.

La boucle est bouclée : après avoir été déclaré persona non grata sur Youtube (suppression de ma chaîne de près de 10 000 abonnés et plus de 6 millions de vues en décembre 2017), Hassan Nasrallah est donc définitivement banni de Facebook.

Cette censure ne fait que confirmer l’importance de ce travail, que je poursuivrai bien évidemment. Afin de ne dépendre d’aucune plate-forme, je viens de créer un site, lecridespeuples.fr, en cours d’édition, qui deviendra mon site principal. En attendant, mes publications resteront accessibles en français sur mon blog sayed7asan.blogspot.fr. Pour recevoir directement mes nouvelles publications par e-mail, inscrivez-vous ici.

 

 

Mes vidéos seront toujours publiées sur Vimeo ainsi que sur VKontakte. Je peux être suivi sur mon compte Twitter. Et vous pouvez toujours soutenir mon travail sur Paypal.

Je renonce à recréer des comptes Facebook ou Youtube, mais j’invite à y republier mes publications au maximum. Je diffuserai mes prochaines publications sur la page VKontakte que je viens de créer.

Avec l’approche de l’annonce de l’Accord du siècle censé liquider définitivement la cause palestinienne, de nouvelles suppressions sont à craindre. Si je disparais des radars, je me rabattrai sur VKontakte et Rutube. Je reste joignable par mail (7asan.saleh@gmail.com ou sayed7asan@unseen.is).

Tout ayant été dit à ce sujet dans deux articles précédents (Kafka 2.0 : comment s’exerce la censure politique sur Youtube, La liberté d’expression, Hassan Nasrallah et autres victimes de la censure sur Internet), je conclurai seulement avec le commentaire de Norman Finkelstein qui avait publié cette déclaration de soutien lors de la suppression de ma page en anglais :

« Il est scandaleux que les discours de Hassan Nasrallah soient interdits sur Youtube [et Facebook]. Quoi que l’on pense de sa politique, il ne fait aucun doute que Nasrallah compte parmi les observateurs politiques les plus sagaces et les plus sérieux au monde aujourd’hui. Les dirigeants israéliens scrutent attentivement le moindre mot de Nasrallah. Pourquoi le public se voit-il refuser ce droit ? On ne peut s’empêcher de se demander si les discours de Nasrallah ne sont pas censurés simplement car il ne correspond pas au stéréotype du dirigeant arabe dégénéré, ignorant et fanfaron. Il semble que les médias et réseaux sociaux occidentaux ne soient pas encore prêts pour un dirigeant arabe digne tant dans sa personne que dans son esprit. »

L’Intifada en ligne à laquelle a appelé Hassan Nasrallah continue. Comme il ne cesse de le répéter depuis le 25 mai 2000, le temps des victoires est venu, et le temps des défaites est bel et bien révolu !

Sayed Hasan

Source : https://lecridespeuples.fr/2019/05/18/facebook-supprime-le-compte-sayed-hasan-et-toutes-ses-pages/

 

 

À lire sur le même site :

Hassan Nasrallah : si l’armée israélienne attaque le Liban, elle sera annihilée devant les caméras du monde entier

 

Hassan Nasrallah : le Hezbollah libèrera les fermes de Chebaa et tous les territoires occupés par Israël

 

L’ONU censure la publication d’une liste noire des entreprises implantées dans les territoires occupés

 

Discours de Vladimir Poutine lors du 74e anniversaire de la Victoire de 1945

 

Discours du Prophète sur le mois béni de Ramadan (Récité et commenté par Hassan Nasrallah)

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 22 mai 2019

 

 

 

L’oeuvre au rouge

 

 

 

 

 

 

Mettre Jérôme Bosch dans notre galerie des « hommes-qui-comptent » ? Oui. Mille fois oui. Mais Jeff Koons et son lapin ? Ne mélangeons pas tout. Une petite vente aux enchères très ordinaire chez Christie’s New York a fait virer le sang au noir dans les veines d’Anatole Atlas.

 

L’Œuvre au Rouge

 

Jérôme Bosch – spherisme.be – 18.5.2019

 

 

 

 

Il n’est d’art que bâtard…

Toute vision globale a racines et fruits, sources et rivages disséminés sur de multiples continents dans l’espace et le temps…

Fils du Moyen-âge et des Temps modernes, autant que de l’aube des âges et de l’avenir lointain, j’ai préfiguré les bombes du XXe siècle il y a cinq cents ans, sur le panneau latéral droit du Jardin des Délices

On m’y voit qui regarde et m’adresse aux mortels de vos temps convulsifs. Humaniste et chrétien comme athée fidèle au Tout-Monde, j’ai relié la foi et la raison par l’imagination ; l’illumination et la conviction par l’inspiration ; révélation prophétique et réflexion philosophique par l’intuition poétique, en invoquant la Sphère…

Mon Grand-Œuvre est donc moins le Solve et Coagula qui transmute la matière et l’esprit pour quérir une pierre philosophale, que voyage dans l’Œil imaginal. C’est en ce refuge que j’accueille aujourd’hui les pèlerins d’une carriole de saltimbanques tirée par un âne, dont les errances ont pour guide Gilgamesh, le héros de la première épopée…

S’il m’est nécessaire de briser le silence en saluant leur équipée, c’est que vient de se produire un événement d’une portée symbolique dont il n’est pas certain que les vivants prennent la mesure : une ordure métallique aurait été adjugée aux enchères en Amérique 100 millions de votre principale unité monétaire, qui équivaut au salaire journalier pour la moitié de l’humanité. Soit, 300.000 ans du travail d’un paysan d’Afrique : temps qui le sépare de notre plus vieil ancêtre commun…

Que la pègre propriétaire du marché mondial se consume en  orgies destructrices à l’intérieur d’enclos sécurisés ne concerne que son destin de néant. Mais que des nullités gonflées par le négoce du faux luxe, dont les plus-values sont indexées sur pillage et saccage du monde, imposent le critère des banques à la promotion d’immondices au rang de suprêmes fétiches artistiques, relève de l’attentat terroriste ! Cette babiole vaut moins que le porte-clefs du coffre suisse d’où elle fut sortie pour y retourner, le temps d’une opération spéculative ayant fait couler le sang sur tous les continents.

                                                                Jérôme BOSCH

pcc. Anatole ATLAS

www.spherisme.be

 

 

 

 

 

 

Un lapin de Jeff Koons vendu 91,1 millions de dollars

 

 

 

 

Une sculpture du plasticien américain Jeff Koons a été vendue mercredi 91,1 millions de dollars, soit 81,27 millions d’euros lors d’enchères organisées par la maison Christie’s à New York, un record pour un artiste vivant. Le « Rabbit », qui représente un moulage en acier d’un lapin gonflable, a battu d’un souffle le tableau « Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) » du peintre britannique David Hockney, qui avait atteint 90,3 millions de dollars (soit 80,56 milliards d’euros) mi-novembre, déjà chez Christie’s à New York.

Source : http://www.leparisien.fr/#xtor=AL-1481423430

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 19 mai 2019

 

 

Mais si, il reste des hommes (suite)

 

 

 

 

 

 

 

Mais si, il reste des hommes

(suite)

 

 

Rassurez-vous, il en reste bien plus qu’on ne vous en montre. C’est juste la mini-galerie des Grosses Orchades qu’on partage. Vous verrez que, dans ceux-ci, il y a deux morts. Mais ils ont laissé derrière eux de si persistants petits spermatorzoïdes de beauté qu’on les compte parmi les vivants.

 

 

Le Saker

 

Ceux qui ne le connaissent pas à présent le font exprès. Voici sa dernière réflexion en date :

 

Une semaine dans la vie de l’empire

 

The Saker.is – via The Unz Review – 9.5.2019

Traduction : Le Saker francophone

 

« Je réalise également que la survie de l’espèce humaine dépendra de Poutine et de Xi et de leur capacité à désarmer ou neutraliser progressivement la menace américaine sans déclencher une guerre nucléaire. » 

 

 

Préambule : Il est parfois utile de ne pas seulement examiner une question spécifique en détail, mais plutôt de faire une enquête sur les processus en cours. L’image qui en résulte n’est ni meilleure ni pire, elle est simplement différente. C’est ce que je veux faire aujourd’hui : observer de près notre planète qui souffre.

 

Poutine lutine l’Empire

 

C’est très simple : si les Ukrainiens donnent des passeports à des citoyens russes et que nous leur remettons des passeports russes, en Russie, tôt ou tard, nous obtiendrons le résultat escompté : tout le monde aura la même citoyenneté. C’est quelque chose que nous devons saluer. Vladimir Poutine

 

Il semble que le Kremlin modifie très lentement son approche de la question ukrainienne et s’appuie désormais davantage sur des actions unilatérales. Les deux premières mesures prises par les Russes ne sont peut-être pas « trop peu, trop tard », mais certainement « le strict minimum et un peu tard ». Néanmoins, je ne peux que saluer la nouvelle détermination du Kremlin. Plus précisément, le Kremlin a interdit l’exportation de produits énergétiques vers l’Ukraine – des dérogations spéciales peuvent encore être accordées au cas par cas – et les Russes ont décidé de distribuer des passeports russes à la population de Novorossie. Une bonne chose.

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Source : https://lesakerfrancophone.fr/une-semaine-dans-la-vie-de-lempire

 

 

 

 

 

sont sept…. et on ne sait même pas s’il y a une ou des femmes dedans, mais, comme Le Saker, ils parlent des dangers de guerre qui terrorisent, et, comme Vladimir Ilitch Oulianov, ils sont d’avis que, seule, une guerre civile des peuples à leurs va-t-en-guerre peut nous sauver tous.

 

 

 

Le danger de guerre se précise chaque jour

Robert Bibeau – 13.5.2019

 

 

Nous présentons trois articles de trois sources crédibles qui exposent par des faits le danger de guerre meurtrière qui menace. Le prolétariat seul peut y mettre fin en affirmant simplement – « Nous ne nous battrons pas. Votre guerre se fera sans nous et contre nous ».  Robert Bibeau. Éditeur. Le webmagazine Les7duquebec.com

 

 

Alors que la presse européenne continue d’être absorbée par la promotion des élections européennes (bidon – NdT), les tensions impérialistes mondiales continuent de s’exacerber, ce qui indique de nouvelles sources immédiates de conflits des Caraïbes au Pacifique en passant par le golfe Persique.

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Source : http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/le-danger-de-guerre-se-precise-chaque-jour/

 

 

 

 

Assange

 

Dès qu’il est question d’hommes, il est question d’Assange ET de Manning, quoi qu’on en dise et quoique le pauvre grand Brad-Cheslea en dise lui-même (en écriture inclusive « lui-elle-même » ou « elle-lui-même »).

 

Julian Assange n’aura jamais un procès équitable aux États-Unis

 

John KIRIAKOU – L.G.S. 19 décembre 2018 !

 

 

 

 

Le 16 novembre [2018], un assistant du procureur général adjoint du district fédéral Est de Virginie a accidentellement révélé que Julian Assange, cofondateur de Wikileaks, a été accusé de crimes fédéraux non spécifiés ; ces accusations ont été scellées.

La divulgation a eu lieu dans une affaire, sans rapport, de terrorisme et de pornographie juvénile. En réponse à une demande des médias, le procureur adjoint des États-Unis a demandé à un juge de maintenir les accusations d’Assange sous scellés, en disant :

« En raison de la sophistication de l’accusé et de la publicité entourant l’affaire, aucune autre procédure n’est susceptible de garder confidentiel le fait qu’Assange a été accusé…. Les accusations doivent rester scellées jusqu’à l’arrestation d’Assange ».

Il y a plusieurs aspects alarmants à cet « accident ». Tout d’abord, c’est une nouvelle qu’Assange a été accusé de quelque chose. La spéculation est que l’accusation comporterait plusieurs chefs d’accusation d’espionnage. Le gouvernement soutiendra qu’Assange n’est pas un journaliste et qu’il n’a pas droit aux protections dont bénéficient les journalistes. Il soutiendra en outre qu’Assange a fait exactement ce que la loi de 1917 sur l’espionnage décrit comme de l’espionnage : « Fournir des informations de défense nationale à toute personne non autorisée à les recevoir. » (J’ai soutenu au fil des ans que la Loi sur l’espionnage est si vague qu’elle est inconstitutionnelle, bien qu’elle n’ait pas été contestée par le système fédéral devant la Cour Suprême).

Le problème ici est qu’il est très inhabituel – sans précédent, même – qu’un ressortissant étranger (Assange est australien) soit accusé d’espionnage alors qu’il n’a pas volé l’information. On lui a simplement fourni l’information, qu’il a ensuite rendue publique. Assange dit qu’il n’était qu’un journaliste faisant son travail et qu’aucune administration n’a jamais accusé un journaliste d’espionnage pour avoir fait son travail.

Deuxièmement, cette révélation par inadvertance a confirmé qu’Assange a été inculpé dans le district Est de la Virginie – ce qu’on appelle le « tribunal de l’espionnage ». C’est exactement ce que beaucoup d’entre nous craignaient. Rappelez-vous qu’aucun défenseur de la sécurité nationale n’a jamais été déclaré non coupable dans le district Est de la Virginie. Le district Est est également connu sous le nom de « tribunal fusée » en raison de la rapidité avec laquelle les affaires sont entendues et tranchées. Vous n’êtes pas prêt à vous défendre ? Vous avez besoin de plus de temps ? Votre dossier est incomplet ? Pas de chance. Rendez-vous au tribunal.

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Source : https://www.legrandsoir.info/julian-assange-n-aura-jamais-un-proces-equitable-aux-etats-unis.html

 

 

 

 

Manning

 

 

« Je ne coopérerai pas avec ce grand jury, je ne trahirai pas mes principes » [Vidéo]

 

Brad-Chelsea Manning – L.G.S. – 11.5.2019

 

 

 

 

Premier message de Chelsea Manning après sa sortie de prison. Elle annonce qu’elle ne témoignera pas si elle est de nouveau convoquée devant un grand jury dans l’affaire Julian Assange. Elle est appelée à témoigner jeudi prochain, elle risque donc de retourner en prison, accusée d’outrage au tribunal.

 

Déclaration

 

 

Traduction de Luis Alberto Reygada pour Le Grand Soir :

« Il y a deux mois, le gouvernement fédéral m’a convoqué devant un grand jury fédéral dans le district est de Virginie. En règle générale, je m’oppose aux grands jurys. Les procureurs dirigent les grands jurys à huis clos et en secret, sans la présence d’un juge. Par conséquent, j’ai refusé de coopérer ou de répondre à toute question. En raison de mon refus de répondre aux questions, le juge [Claude] Hilton de la Cour de district a ordonné de me maintenir en détention pour outrage au tribunal jusqu’à la fin de la séance du grand jury. Hier, le grand jury s’est terminé et j’ai quitté le centre de détention d’Alexandrie. J’ai reçu de très nombreuses preuves de solidarité et de soutien amour tout au long de cette épreuve. J’ai reçu des milliers de lettres, dont des douzaines ou des centaines par jour. Cela signifie beaucoup pour moi et me permet d’aller de l’avant. Les prisons sont une tache sombre au sein de notre société, avec plus de personnes confinées aux États-Unis que partout ailleurs dans le monde. (…)

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Source : https://www.legrandsoir.info/je-ne-coopererai-pas-avec-ce-grand-jury-je-ne-trahirai-pas-mes-principes-declaration-de-chelsea-manning.html

 

 

 

 

Polounine

 

Danseur-étoile et hétéro ? Gare à ses miches !

 

Les Grosses Orchades – 19 mai 2019

 

 

Et si, en plus, il se fait tatouer Poutine sur le torse, son compte est bon…

 

 

Si vous n’êtes pas au courant, on vous briefe :

Sergueï Vladimirovitch Polounine est un danseur-étoile né à Kherson, en Ukraine, le 20 novembre 1989, qui mesure 1,80 m, ce qui est rare pour un danseur, et qui possède trois passeports : un russe, un ukrainien et un serbe.

Il a commencé à faire des entrechats quand il avait 3 ans et s’en est allé « apprendre » à Londres quand il en avait 13. C’est un enfant-prodige de la danse. Il a été à 23 ans (2012), le plus jeune danseur-étoile du Royal Ballet de Grande Bretagne. De la lignée des Lifar, des Noureev, des Barychnikov…

Et puis quoi ?

Et puis, un jour, il en a eu marre. Il a décidé de tout arrêter, de tourner un clip-vidéo d’adieu et de partir « étudier l’art dramatique » à Hollywood. Cela a donné « Take me to Church », de Hozier, qui a été regardé plus de seize millions de fois sur Internet. Steven Cantor lui a, pour sa part, consacré un film documentaire : « Dancer » (non distribué en France).

Mais pourquoi avait-il voulu tout plaquer ?

 

« En tant qu’artiste il faut créer. Parfois dans les grands corps de ballet vous faites toujours la même chose. C’est important d’explorer. Les artistes sont aussi importants que le sujet, que les costumes, que les décors et que les chorégraphes. C’est la raison pour laquelle je suis là pour dire : “Les danseurs ne vous laissez pas faire. Résistez !” »

 

Cependant, le charme de Hollywood n’a pas joué et Sergueï Vladimirovitch est revenu à ses premières amours. Mais pas à Londres. Il faut dire qu’en vrai fils de son siècle, il s’exprime sur Twitter et sur Instagram, pour y dire des choses qui ne sont pas bien accueillies partout. Par exemple, que dans Roméo et Juliette, il n’y a pas besoin de deux Juliettes – une seule suffit – et que la beauté de l’histoire, c’est justement qu’il y ait un Roméo. Alors, pourquoi diable deux Juliettes ? Et il ne se contente pas d’expliquer ses points de vues dans des interviews, il les développe sur les réseaux sociaux. On dira que des hommes d’État le font aussi, et même à tire larigot, mais ceux-là ont du pouvoir. Quand on n’en a pas, la société a tôt fait de vous signifier qu’elle n’aime pas qu’on la remonte à contre-courant.

 

 

 

 

C’est pourquoi le 15 janvier de cette année, Sergueï Polounine, a vu son invitation à venir danser Le lac des Cygnes à l’Opéra de Paris lui être retirée par Mme Aurélie Dupont, officiellement pour « des propos homophobes et grossophobes » publiés sur Instagram. (Heureusement pour Donald Trump que son sort ne dépend pas de Mme Aurélie Dupont.)

Bref, les Parisiens ne verront pas Sergueï Polounine comme l’ont vu, par exemple, ici, les Londoniens (on ne dira pas ce qu’on pense des costumiers du Royal Ballet, ce n’est pas le sujet de notre post.).

 

 

Le Prince Siegfried, dans le Lac des Cygnes

avec Natalia Somova

 

 

 

Le Guardian, qu’on ne présente plus, est même allé jusqu’à parler, à son propos,  de « suicide social ». Il faut dire que, non content de semer le désarroi dans la basse-cour de Bastille, l’énergumène s’est fait tatouer le portrait de Vladimir Poutine au-dessus de ses autres (nombreux) tatouages. Et ne déclare-t-il pas, en plus, à qui veut l’entendre que : « La Russie et l’Ukraine seront toujours ensemble quelles que soient les difficultés » ? Si ce n’est pas du suicide social au pays de dame May et des Skripal, qu’est-ce que c’est ?

 

 

 

Eh bien, en France aussi… Car à Paris, « si la qualité artistique du danseur est reconnue, ses propos (seulement ceux sur les homos et les gros ?) sont, eux, jugés incompatibles avec “les valeurs” d’Aurélie Dupont. Et donc du Ballet qu’elle dirige » commente sceneweb.fr  

Soit dit en passant, on croyait que Malraux avait mis fin à la dictature de la Confrérie des sœurs de Notre-Dame qui régnait en son temps sur le répertoire comique, en obligeant le Théâtre Français à monter aussi des tragédies (même si le pauvre Jean Marais s’est vu traiter comme du pus par ses pairs pour avoir osé y faire ses débuts dans Britannicus). Mais c’était le théâtre, pas le ballet. Et voilà qu’un paysan du Danube de la Mer Noire vient mettre ses (beaux) pieds dans le plat en fustigeant, en plus des pédés, « les gros », alors que les deux tiers de nos suzerains américains sont obèses ! On comprend que le sang de Mme Aurélie Dupont n’ait fait qu’un tour.

Que voulez-vous, Sergueï Polounine n’a pas étudié les finesses du Parfait Courtisan ni suffisamment potassé les Bonnes manières de la baronne de Rothschild, et Mme Dupont n’a, de son côté, jamais lu Baudelaire, qui, quand même, il y a quelque 170 ans, a traité les mendiants exactement comme Sergueï traite aujourd’hui les gros. On peut être ex-danseuse de l’Opéra et ne pas connaître ses classiques. Dira-t-on jamais assez les ravages que peut causer l’illettrisme ?

Quoi qu’il en soit, qu’on se rassure, les Allemands sont moins faciles à effaroucher, les Italiens aussi, et Sergueï s’est vu inviter à Milan avant d’entamer une tournée qui l’a conduit de Saint-Pétersbourg à Moscou.

 

Dans les coulisses de la tournée russe

 

 

Après quoi : Sébastopol.

 

Pour les amateurs de danse moderne expérimentale, une petite fantaisie de 2016 :

 

« Run, Mary, run ! »

avec Natalia Osipova

 

 

 

 

 

Qu’on ne croie pas qu’il n’y en a ici que pour les Russes et les Ukrainiens… En Italie aussi, il y a des hommes dignes de ce nom. En l’occurrence, il y avait, car les deux grands artistes que voici ne sont plus parmi nous qu’en chansons. Donc surtout pour les italophones, les nostalgiques et les mélomanes.

 

Fabrizio de André

Gênes 1940 – Milan 1999

 

 

 

Fabrizio de André fut un vrai poète et un très grand interprète, également compositeur. Anarchiste dans l’âme, il a chanté les vulnérables, les rebelles, ceux que la société méprise mais qui pensent tout seuls, les exclus, les pas de chance, les prisonniers… IL a chanté contre les guerres et contre le massacre des Indiens d’Amérique (Fiume Sand Creek). Il a chanté en italien mais aussi en gênois, en napolitain et dans les dialectes d’autres régions d’Italie, en même temps qu’il traduisait des auteurs étrangers d’origines très diverses, avec un attachement particulier pour Brassens, qu’il considérait comme son maître. Sa palette de sons, de mots et d’histoires est remarquablement étendue et l’aurait été plus encore s’il n’était mort, inopinément, à 59 ans, c’est-à-dire bien trop tôt. 

Les Italiens se reconnaissent tellement en lui qu’on peut dire qu’il fut un chanteur national. Ses textes, d’ailleurs, sont aujourd’hui dans les manuels scolaires.

Choisir deux ou trois titres dans quarante ans de production et treize albums était une entreprise beaucoup trop ardue pour nos faibles lumières. Nous avons joué aux sors virgilianes :

 

Bocca di rosa.

 

 

On l’appelait Bouche de Rose

Elle mettait l’amour, elle mettait l’amour

On l’appelait Bouche de Rose

Elle mettait l’amour au-dessus de tout.

A peine sortie de la gare

Dans le petit village de Sant’Ilario

Tout le monde vit au premier regard

Qu’il ne s’agissait pas d’un missionnaire.

Il y en a qui font l’amour par ennui

D’autres par profession

Pour Bouche de Rose, ni l’un ni l’autre

Elle le faisait par passion.

Mais la passion souvent conduit

À satisfaire ses  envies

Sans chercher à savoir si le convoité

A le coeur libre ou s’il est marié.

Et ce fut ainsi que d’un jour à l’autre

Bouche de Rose s’attira

La colère des petites chiennes

Auxquelles elle avait pris leur os.

Mais les commères d’un petit village

Ne brillent pas par leurs initiatives

Les représailles  à ce stade

Se limitaient aux invectives.

On sait que les gens donnent de bons conseils

En se prenant pour Jésus au temple,

On sait que les gens donnent de bons conseils

Quand ils ne peuvent plus donner le mauvais exemple.

Ainsi une vieille jamais mariée

Sans enfant, et sans plus d’envies,

Prit la peine et en fut ravie

De prodiguer ses bons conseils

Elle s’adressa aux cocues

Les apostropha d’un discours pointu :

« Le vol d’amour sera puni-

Dit-elle – par l’ordre établi »

Elles s’en allèrent chez le commissaire

Et lui dirent sans paraphraser :

« Cette dégoûtante a trop de clients,

Une vraie coopérative alimentaire ».

Et s’en vinrent quatre gendarmes,

Avec leurs plumets, avec leurs plumets

Avec leurs plumets et leurs armes.

Souvent les flics et les carabiniers

Esquivent leurs devoirs

Mais pas quand ils sont en grand uniforme

Ils la mirent dans le premier train

Tous  étaient à la gare

Du commissaire au sacristain

Tous étaient à la gare

Larme à l’œil, chapeau à la main.

Pour saluer celle qui pour rien,

Sans prétention, sans prétention,

Pour saluer celle qui, pour rien

Avait apporté l’amour au pays.

Il y avait même une pancarte jaune

Écrite en caractères noirs

Qui disait « Adieu Bouche de Rose

Avec toi s’en va le printemps ».

Mais une nouvelle un peu originale

N’a pas besoin d’être dans le journal

Comme la flèche que tire l’arc

Elle vole de bouche en bouche.

À chaque nouvelle gare

Il y avait plus de monde qu’au départ

Ceux qui voulaient un baiser, ceux qui lui jetaient des fleurs

Ceux qui s’inscrivaient pour deux heures.

Jusqu’au curé qui, entre un miséréré

Et une extrême-onction, ne dédaigne pas

Le bien éphémère de la beauté

Il la voulut dans sa procession.

Ainsi, avec la Vierge en tête

Et Bouche de Rose pas loin derrière,

On vit se promener dans le pays

L’amour sacré et l’amour profane !

 

 

Il testamento di Tito

 

 

 « Tu n’adoreras pas d’autre Dieu que  moi »,

m’a souvent fait penser :

à ces gens différents venus de l’Est qui

disaient qu’au fond ça leur était égal.

Ils avaient un dieu différent de toi

et ils ne m’ont pas fait de mal.

Ils avaient un dieu différent de toi

et ils ne m’ont pas fait de mal.

 

« Tu ne prononceras pas en vain le nom de Dieu »,

Avec un couteau planté dans les côtes

j’ai crié ma douleur et son nom :

mais peut-être était-il trop fatigué ou trop occupé,

et il n’a pas entendu ma souffrance.

Mais peut-être était-il trop fatigué ou trop éloigné,

Et moi je l’ai nommé en vain.

 

 « Tu honoreras tes père et mère »

et aussi leur bâton.

Baise la main qui t’a cassé le nez

parce que tu demandais un bout de pain.

Quand le coeur de mon père a cessé de battre

je n’ai pas eu de chagrin.

Quand le coeur de mon père a cessé de battre

je n’ai pas eu de chagrin.

 

« Les fêtes tu célébreras ».

Facile pour nous autres voleurs

d’entrer dans le temple résonnant des psaumes

des esclaves et de leurs patrons

sans finir ligotés aux autels

égorgés comme des animaux.

Sans finir ligotés aux autels

égorgés comme des animaux.

 

Le cinquième commandement dit : « Tu ne voleras point »

et peut-être que je l’ai respecté

en vidant silencieusement les poches gonflées

de ceux qui avaient déjà volé :

mais moi, sans lois, j’ai volé en mon nom,

ces autres-là l’ont fait au nom de Dieu.

Mais moi, sans lois, j’ai volé en mon nom,

ces autres-là l’ont fait au nom de Dieu.

 

 « Tu ne commettras pas d’actes impurs »

autrement dit tu n’éparpilleras pas ta semence.

Féconde une femme à chaque fois que tu l’aimes

ainsi tu seras un homme de foi :

mais les désirs passent et les enfants restent

et la faim en tue déjà tellement.

Moi, j’ai peut-être confondu le plaisir avec l’amour

mais je n’ai pas généré de souffrance.

 

Le septième commandement dit : « Tu ne tueras point »

si tu veux être digne du ciel.

Regardez aujourd’hui, cette loi divine,

par trois fois crucifiée sur le bois :

regardez la fin de ce Nazaréen,

qui ne fait pas mourir un voleur de moins.

Regardez la fin de ce Nazaréen,

qui ne fait pas mourir un voleur de moins.

 

« Tu ne feras pas de faux témoignages »

mais aide-les à tuer un homme.

Ils connaissent par coeur le droit divin,

et ils oublient toujours le pardon :

j’ai parjuré Dieu et mon honneur ;

et, non, je n’en ressens pas de douleur.

J’ai parjuré Dieu et mon honneur

Et, non, je n’en ressens pas de douleur.

 

« Tu ne convoiteras pas le bien d’autrui,

Tu n’en désireras pas l’épouse ».

Dites-le à ceux, demandez-le aux quelques-uns

qui ont une femme et qui possèdent quelque chose :

dans le lit des autres déjà chauffés par l’amour

je n’ai pas ressenti de douleur.

Mon désir d’hier n’est pas fini :

ce soir je vous envie la vie.

 

Mais maintenant que vient le soir et que

l’obscurité m’enlève la souffrance des yeux ;

que le soleil plonge derrière les dunes

pour aller violenter d’autres nuits :

moi, en voyant cet homme qui se meurt,

mère, je ressens de la douleur.

Dans la pitié sans rancoeur,

mère, j’ai appris l’amour.

 

 

 

Non, ce ne sont pas des Irlandais : les Italiens aussi jouent du tin whistle !

 

Volta la carta

 

 

Il y a une femme qui sème du blé

Retourne la carte, on voit le paysan,

Le paysan qui pioche la terre.

Retourne la carte, arrive la guerre.

Pour la guerre, des soldats, il n’y en a plus ;

Ils se sont tous enfuis sur leurs pieds nus.

 

Angiolina marche, marche

Sur ses petits souliers bleus.

Le carabinier l’a séduite,

Retourne la carte, il n’y est plus.

Le carabinier l’a séduite.

Retourne la carte, il n’y est plus.

 

Il y a un enfant qui grimpe sur une grille,

Qui vole des cerises et des plumes d’oiseaux,

lance des pierres, et n’a pas mal.

Retourne la carte : c’est le valet de cœur.

Le valet de cœur, qui est un feu de paille.

Retourne la carte, le coq te réveille.

 

Angiolina, à six heures du matin

Se tresse les cheveux avec des feuilles d’ortie.

Elle a un collier de noyaux de pêches

Qu’elle fait tourner trois fois dans ses doigts.

Elle a un collier de noyaux de pêches

Qu’elle tourne trois fois autour de ses doigts.

 

Ma mère a un moulin et un fils infidèle.

Elle lui sucre le nez de tarte aux pommes.

Ma mère et le moulin sont nés en riant.

Retourne la carte, un pilote blond

Un pilote blond, chemise de soie,

Chapeau en renard, sourire d’athlète.

 

Angiolina, assise dans la cuisine,

Qui pleure en mangeant une salade de mûres.

Garçon étranger a un disque d’orchestre

Qui tourne, qui tourne, et parle d’amour

Garçon étranger a un disque d’orchestre

Qui tourne, qui tourne, et parle d’amour.

 

Madamadorée a perdu six filles

Entre les bars du port et ses merveilles.

Madamadorée sent le pipi de chat.

Retourne la carte et paie le rachat.

Paie le rachat avec des poches sous les yeux

Pleines de photos de rêves brisés.

 

Angiolina découpe des journaux,

S’habille en mariée, chante victoire.

Elle appelle les souvenirs par leur nom.

Retourne la carte et ça finit bien.

Elle appelle les souvenirs par leur nom.

Retourne la carte et ça finit bien.

 

 

Mais il a aussi chanté des auteurs français : Brassens, on l’a dit : Mourir pour des idées par exemple, et Villon, ce qu’aucun chanteur national n’a fait à moins qu’on se trompe.

 

Ballata degli impiccati

François Villon

« Frères humains qui après nous vivez… »

 

 

 

 

 

Lucio Dalla

Bologne 1943 – Montreux 2012

 

 

 

Lucio Dalla est né à Bologne, d’un père directeur de club de ball-trap et d’une mère couturière à domicile. Musicien (il jouait du piano et de la clarinette), il est aussi devenu, outre compositeur, interprète de ses chansons, souvent de véritables poèmes, comme chez Fabrizio de André, mais à la fois drôles et inquiétants. On ne sait pas de quoi ils sont faits : le langage est de tous les jours, et pourtant, c’est autre chose.

Lucio Dalla a chanté en solo, il a composé des musiques pour le cinéma, créé des émissions de télévision, ses tournées ont fait salles combles partout et, un  beau jour, l’université de Bologne lui a conféré le titre de docteur honoris causa pour sa contribution « aux arts, à la musique et au spectacle ». Lui aussi est aujourd’hui dans les manuels scolaires.

 

Telefonami tra ventanni

 

 

Téléphone-moi dans vingt ans,

Moi, aujourd’hui, je ne sais pas quoi te dire,

Mon amour je ne sais pas quoi te répondre

Et je n’ai pas envie de te comprendre.

Plutôt, pense à moi, pense à moi dans vingt ans.

Moi, avec la barbe plus blanche

Et une valise à la main

Avec une bicyclette de course

Et des lunettes de soleil

Arrêté dans n’importe quel endroit du monde

Qui sait où

Parmi des milliards et des milliards de gens

La bouche ouverte et médusé

De voir une mongolfière

Qui s’élève tout doucement

Et efface de la mémoire

Tout le passé

Même les lignes de la main

Tandis que d’en haut

Comme un son qui se prolonge

La pensée qui, à peine née,

S’approche de moi, descend.

Ah, je serais un salaud

Un qui regarde trop la télévision ;

Ben, quelquefois je l’ai été.

Il est important d’avoir bien en main la situation

Ne t’en fais pas.

Du temps pour changer, on en a.

Re-pense à moi dans vingt ans, re-pense à moi

Habillé en torero

Une tartelette à la main

L’oreille dressée vers le ciel

Vers ce son lointain, lointain.

Mais voici qu’il s’approche

Un petit saut et nous sommes en deux mille,

Aux portes de l’univers.

Il est important de ne pas y arriver en faisant la queue

Mais tous de façons différentes,

Chacun avec ses moyens,

Peut-être aussi en morceaux,

Sur une vieille bicyclette de course,

Avec des lunettes de soleil,

Le cœur dans le sac.

Apprends le numéro par cœur,

Puis écris-le sur ta peau.

Si tu téléphones dans vingt ans

Jette les numéros aux étoiles.

Aux portes de l’univers,

Un téléphone sonne tous les soirs

Sous le ciel criblé d’étoiles

D’un printemps inquiétant

 

 

 

Disperato, erotico, stomp …

 

Ce « stomp » des années 70 a fait beaucoup de bruit en son temps. Surtout venant d’un auteur connu pour ses textes d’opposition très dure à la guerre et ses populaires chansons d’amour. On peut même dire que l’errance du Bolognais qui avait cru que la révolution sexuelle allait le concerner quand même un peu lui aussi, pour découvrir que non, après tout, et qu’il allait rester sur le bord de la route avec tant d’autres, a fait scandale . Mais, à la vitesse de l’éclair, son piétinement érotico-désespéré est devenu le fétiche d’une génération. Tous les lycéens en ont su les mots par cœur et se les récitaient dans les autobus au grand agacement des gens convenables.

Aucune traduction ne peut rendre justice au charme, à la dérision et à la profondeur de ce désespoir. Ah, ce « Thaïlandaise » à la fois si drôle et si déchirant ! Shakespeare a peut-être fait plus, mais pas mieux.

 

 

 

Ils t’ont vue boire à une fontaine

Qui n’était pas moi.

Alors qu’avec moi tu ne te déshabillais

Pas même la nuit,

Et c’étaient des bagarres, Dieu, quelles bagarres,

Ils t’ont vue soulever ta jupe,

Jusqu’aux poils, noirs.

Puis tu m’as dit : « Pauvre type

Ton sexe, porte-le aux cabinets ».

Tu t’es tirée avec ton amie.

La grande, celle à la grande chatte,

Pour faire toutes les deux quelque chose d’important,

D’unique et de grand.

Moi, je reste à la maison, je sors peu.

Je pense, seul, en caleçon.

Je pense à des déceptions, à de grandes entreprises,

À une Thaïlandaise.

Mais l’entreprise exceptionnelle, crois-moi,

C’est d’être normal.

Et, donc, normalement,

Je suis sorti au bout d’une semaine.

Il ne faisait pas si froid que ça, et, normalement,

J’ai rencontré une putain.

À part les cheveux, la robe,

La fourrure et les bottes,

Elle avait aussi des problèmes sérieux

Et ne raisonnait pas mal.

Je ne sais pas si tu vois,

Une putain optimiste et de gauche.

Nous n’avons rien fait.

Je suis resté seul.

Seul comme un crétin.

En tournaillant encore un peu, j’ai rencontré

Un qui s’était perdu.

Je lui ai dit que dans le centre de Bologne

Même un bébé ne se perd pas.

Il m’a regardé d’un air un  peu égaré,

Et il m’a dit « Je suis de Berlin ».

Berlin, j’y suis allé avec Bonetti,

C’était un peu triste et très grand,

Alors, je me suis cassé,

Je rentre à la maison et je me remets en caleçon.

Avant de grimper les escaliers, je me suis arrêté

Pour regarder une étoile.

Je suis un peu préoccupé,

Le silence enflait dans ma tête,

J’ai grimpé les escaliers trois par trois,

Je me suis étendu dans le divan,

Et ma main est partie toute seule, doucement.

 

Traductions (indigentes !) : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Et les machos ?

 

Il y en a, et certains d’entre eux sont en train de passer de sales quarts d’heures. Mais nous, on n’en connaît pas. Ajoutez-les si vous voulez.

 

 

 

 

Mis en ligne le 19 mai 2019